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 Accueil du site > Tribune Libre > Le mensonge, c’est la vérité

Le mensonge, c’est la vérité

Dans 1984, le monde totalitaire imaginé par Orwell se défini par trois slogan :

- « La guerre, c’est la paix »

- « La liberté, c’est l’esclavage »

- « L’ignorance, c’est la force »

Nous pourrions croire, naïf que nous sommes, que dans le monde réel celui de la transparence rien de tel ne pourrais avoir lieu. La transparence est sans doute réelle dans 99% des cas mais dans 1% des cas, ceux qui régissent notre avenir, cela n’est pas le cas.
 
Pic de production pétrolière ou pas pic de production pétrolière ?
 
Pour l’Agence Internationale de l’Energie cela ne fait aucun doute, la croissance infinie dans un monde fini est possible. Preuve, l’approvisionnement croissant en énergie fossile (donc en quantité finie), dont le pétrole, est garantie pour au moins jusqu’en 2030.
 
 
Pourtant, alors que le Département Américain de l’Energie (DoE) donne exactement le même son de cloche officiellement, Matthieu Azaneau dans son blog Oil Man révèle l’existence d’une présentation où ce même DoE prévoit une baisse de la production pétrolière à partir de 2011 soit plus explicitement maintenant… D’ici 2015 il y aurait un déficit entre l’offre et la demande de 10 millions de barils par jour et d’ici 2030, 43 millions de barils par jour.
 
 
Evidement entre ces courbes on observe deux visions de l’avenir. La première, l’officielle, nous le donne joyeux avec une jolie croissance infinie. La seconde dit tout simplement que le monde industriel, fondé sur les énergies fossiles, se disloque et la crise de 2008 en marque le point de départ. A partir de là on peut faire une multitude d’extrapolations dont la pire serait un déclin de la population mondiale…
 
Réchauffement climatique ou pas ?
 
Pour le GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), si nous ne baissons pas nos émission de gaz à effet de serre, comprenez notre consommation d’énergie fossile, nous allons droit au mur. En effet, la température moyenne de la surface du globe pourrait augmenter de 2 à 6°C. Sachant qu’on nous dit que au delà de 2°C d’augmentation des températures le climat devient incontrôlable… Cela fait peur !
 
 
Mais au fait, les calculs scientifiques de l’évolution des températures se basent sur une vision de l’avenir. Et cette vision de l’avenir repose sur des scénarios d’émissions de gaz à effet de serre… donc de l’évolution du niveau d’extraction des énergies fossiles. Pour eux c’est toujours le discours de la croissance infinie qui domine.
 
Or Jean Laherrère, ingénieur pétrolier ancien polytechnicien ayant travaillé 37 ans pour Total, a voulu comparer les scénario du GIEC avec les limites physiques du système. Et là on tombe des nues… En effet, on observe déjà que les scénario du GIEC sont largement plus optimistes que ceux des rapports biannuel Word Energy Outlook (WEO, réalisés par l’Agence Internationale de l’Energie) qui sont réputés pour avoir une vision positive de l’avenir, toujours celle de la croissance infinie.
 
Jean Laherrère, parmi tant d’autres dont EDF R&D, estime quant à lui que le pic d’extraction d’énergie fossile tout type confondu (Pétrole, Charbon et Gaz) est prévu entre 2030 et 2040 et qu’ensuite il déclinera irrémédiablement. Et bizarrement on observe qu’aucun scénario du GIEC ne prend en compte ce cas de figure et qu’on se retrouve alors en deçà du niveau des scénarios les plus optimistes du GIEC.
 
 
 
Les réductions des émissions de gaz à effet de serre : objectif ou impératif ?
 
Plusieurs engagements ont pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre. Parmi eux on retiendra l’objectif de l’Union Européenne des « trois fois vingt » d’ici à 2020 (20 % de réduction des émissions de gaz à effet de serre, 20 % d’économie d’énergie et 20 % d’énergie renouvelable dans la consommation totale d’énergie) et l’objectif, validé par le Grenelle de l’Environnement en 2007, intitulé « facteur 4 » qui consiste à diviser par un facteur 4 les émissions nationales de gaz à effet de serre du niveau de 1990 d’ici 2050.
 
En réalité, au regard des discussions précédentes, on a pu conclure que dans tous les cas l’énergie fossile disponible, à cause des impératifs physiques, va tendre à diminuer drastiquement à partir de maintenant pour le pétrole et d’ici 2030-2040 pour l’ensemble. Par conséquent, deux discours aux finalités identiques s’opposent. Le premier officiel est « il faut diminuer les émissions de gaz à effet de serre parce que sinon le climat sera détruit ». Le second officieux est « l’apport en énergie de notre civilisation va décliner et il faut limiter le choc ». Dans les deux cas il faut diminuer notre consommation d’énergie mais la méthode de communication est radicalement différente.
 
Dans le discours officiel on a le choix entre, je résume, « être égoïste et consommer toujours plus ou être vertueux et diminuer sa consommation d’énergie ». Dans le discours officieux on est beaucoup moins positif : « la situation est désespéré, on est au pied du mur et il faut tout faire pour amortir la chute ». Le premier discours fait croire que l’on peut vivre dans un monde sans énergie fossile, dans le second on sait que lorsque l’on est en situation de dépendance extrême… Moins de doses provoqueraient irrémédiablement l’overdose !
 
----
 
« La vérité ? Mais je viens de vous la dire la vérité. Et ça fait mal. Elle tache, elle éclabousse la vérité. » Deux jours à tuer, Jean Becker.

Documents joints à cet article

Le mensonge, c'est la vérité


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Les réactions les plus appréciées

Réactions à cet article

  • Par Alpo47 (---.---.---.56) 20 juillet 2010 10:48
    Alpo47

    Juste pour rebondir sur une citation d’Orwell (la guerre... c’est la paix) : Pour qualifier la présence de nos troupes en Afghanistan, les politiques utilisent les termes : « Force de maintien de la paix ». De fait, nos concitoyens ignorent toujours majoritairement que LA FRANCE EST EN GUERRE en Afghanistan et que nous avons, là bas, des troupes d’occupation qui font la guerre à la population locale.

    Trop facile de tromper et manipuler ...

  • Par Lisa SION 2 (---.---.---.51) 20 juillet 2010 11:59
    Lisa SION 2

    Tiens j’ai une bonne question pour vous qui vous en posez : la grotte Cosquer, dont l’entrée est située 37 m sous le niveau actuel de la mer Méditerranée, Quelles étaient les conditions climatiques de l’époque susceptibles d’expliquer cet état de fait... ? Sachant que deux dates clé s’imposent, 27000 et 17000 ans ?

    http://www.culture.gouv.fr/culture/...

    http://www.scribd.com/doc/28022858/...

  • Par docdory (---.---.---.13) 20 juillet 2010 12:00
    docdory

    @ Clemysouris

    La disparition des énergies fossiles et la crise économique mondiale actuelle ne sont que le début d’un ensemble de phénomènes qui avaient été parfaitement prévus par le fameux rapport Meadows du Club de Rome, en 1972 . 
    Ces phénomènes sont en train de se réaliser, et tout le monde se bouche les yeux !
  • Par LE CHAT (---.---.---.189) 20 juillet 2010 15:06
    LE CHAT

    Joseph Goebbels a dit : "Un mensonge répété mille fois reste mensonge, un mensonge répété un million de fois devient vérité".

    on voit où le Bilderberg s’inspire !

  • Par jesuisunhommelibre (---.---.---.27) 20 juillet 2010 16:46
    jesuisunhommelibre

    Vous avez raison de dénoncer ces « vérités » assénées.

    Celles-ci viennent de la vision d’une économie planifiée de ces experts, dont la prétention, symptôme de bêtise, leur donne l’illusion de maîtriser l’ensemble des paramètres en jeu.

    Dans une économie libre, si la production d’un produit vient à baisser, son prix augmente jusqu’à ce qu’il devienne très rentable de rechercher puis de proposer d’autres voies. Ainsi il en est de l’énergie pétrolière, peut-être pas assez chère, ou pas encore assez chère.

    L’effondrement annoncé ne peut apparaître que dans un système planifié, qui impose des tarifs déconnectés de la réalité : Un prix libre est une information primordiale. Sans prix négociés en permanence, il est impossible de mesurer les attentes et les besoins d’un produits ou service. Trop de critères entre en jeux et s’influent les uns les autres. Dans l’économie libre, les montées et les descentes sont moins abruptes, mêmes si des crises peuvent apparaître, elles ne sont jamais aussi brutales que lorsqu’un système planifié s’effondre (par exemple l’URSS, la crise financière actuelle due à la sur-protection des banques par l’état américain et la future crise immobilière dans une Chine en manque de démocratie).

    Par exemple, concernant l’augmentation de la température, comme le fait remarquer l’auteur, si la consommation baisse, la pollution baisse avec elle. Mais si la température augmente, la consommation diminue (moins de chauffage, moins de dépenses dans l’industrie utilisant des fours ...). Si les prix augmentent la consommation diminue ou se réoriente vers d’autres solutions. Et il ne s’agit que de quelques exemples parmi un très grand nombre d’autres facteurs.

    Si tout les choix étaient parfaitement rationnels, il serait, avec néanmoins beaucoup de prudence, possible d’anticiper une tendance sur un marché. Mais, le choix entre un Mac et un PC, une Renault et une BMW, une pêche ou des épinards est-il vraiment rationnel ? A l’évidence non, et toute tentative de maîtrise raisonnée relève d’une prétention monumentale et d’une bêtise abyssale.

    • Par aklim (---.---.---.90) 20 juillet 2010 19:59

      Bonjour.

      Votre raisonnemnt est logique,même si je ne partage pas votre facilité à aborder ces problémes .

      Qu’en est-il pour l’eau et l’alimentation.Puisque l’eau n’est pas remplaçable ainsi que les terres agricoles.

      Merci.

    • Par non667 (---.---.---.25) 20 juillet 2010 20:48

       à je suis...
      « raisonnée relève d’une prétention monumentale et d’une bêtise abyssale. »
      prendre les expert pour ci-dessus est d’une naïveté abyssale
      les experts comme les politiques ne se trompent pas ,ils nous trompent en nous balançant des prédictions erronées
      sachant les vraies ils ont du temps pour organiser des spéculations d’initiés
      pour la politique on n’est manipulé par de faux sondages
      hors il est facile d’en avoir de bons à 0,2 % près ,il suffit d’augmenter la taille de l’échantillon ( c’est l’insee- état qui paye ) et de le choisir , parmi les 40000 bureaux de votes, dans ceux qui ont eu les mêmes résultats les années précédentes que les votes réels ( à 0,2 % près) .
      inversement si on veut donner des sondages faux officiels on prend l’échantillon dans les zones adéquates 

  • Par NICOPOL (---.---.---.41) 20 juillet 2010 16:52
    NICOPOL

    Bonjour,

    Comme toujours sur AV les articles les plus contradictoires se succèdent, n’ayant de commun que la prétention de dévoiler des vérités cachées aux malheureux citoyens par quelques tenants d’un mystérieux « Ordre mondial ».

    Un jour, un article vaguement complotiste nous dit que le climat se réchauffe et que les climato-septiques sont des suppôts de l’industrie pétrolière ; le lendemain, un autre article de la même veine complotiste nous explique que le réchauffement climatique est une gigantesque arnaque et que les réchauffistes sont des suppôts de l’économie verte.

    Un jour, un article complotiste nous dit que le pic pétrolier est un mythe savamment orchestré par les pays producteurs pour faire monter les prix ; le lendemain, un autre article complotiste nous explique qu’il y a bien un pic pétrolier et que ceux qui tentent de l’occulter sont des prophètes de la vision « officielle » optimiste d’une croissance infinie...

    Comment s’y retrouver ? Comment raisonner de façon cohérente ? Que conclure de votre article qui nous dit en gros ceci :

    (1) y’en a qui disent que les ressources fossiles vont diminuer, d’autres qui disent que non ;

    (2) le GIEC dit que si on continue comme ça c’est la catastrophe, mais après tout si on ne continue pas comme ça ça ira moins mal ;

    (3) l’un comme l’autre il va falloir diminuer les consommations fossiles.

    Si vous introduisez dans ce « raisonnement » un doute raisonnable sur le fait que (i) il y a bien réchauffement climatique et que même si (si !) c’est bien le cas (ii) ce sont bien nos émissions de CO2 qui en sont majoritairement responsables...

    ... vous obtenez un beau sac de nœuds dans lequel les considérations politiques, militantes et spéculatrices prennent clairement l’ascendant sur la rigueur scientifique... Les opportunistes (politiques, investisseurs, ONG et associations...) ont décidément de beaux jours devant eux !

    Au passage, j’ai noté cette phrase :

    "A partir de là on peut faire une multitude d’extrapolations dont la pire serait un déclin de la population mondiale…« 

    En quoi un »déclin« (le choix du mot est un peu connoté, je dirais »diminution« ) de la population mondiale serait-il une catastrophe si cela implique que la population restante vie mieux ?

    Autre remarque : on n’est jamais un »ancien" polytechnicien !

    Cordialement,

    • Par maow (---.---.---.145) 20 juillet 2010 17:50
      maow

      @NICOPOL : ne vous plaignez pas de la diversité des avis, pour ma part c’est exactement ce que je recherche.
      Le vrai danger c’est la pensée unique, le conformisme.
      La diversité des avis, de l’information, les mensonges et les vérités, c’est ce qui forge le discernement.
      Les gens dangereux sont ceux qui écoutent les infos de la pensée unique, avec dans l’esprit l’illusion du savoir, de la connaissance. Il est préférable d’être un philosophe, entretenant le doute sur tout, et cherchant la vérité au-delà de celle qui lui est apportée sur un plateau d’argent, quitte à ne jamais la trouver mais en en étant conscient, au moins. smiley

      Quand au réchauffement climatique, mon avis (après avoir vu les démonstrations des deux clans) c’est 1) qu’il n’est pas dû au CO² (puisque le CO² dans l’atmosphère est une conséquence de la température, et non le contraire, constatation à priori faite grâce aux carottes glaciaires sur une échelle de 600000 ans si ma mémoire est bonne), 2) que c’est loin d’être le premier à avoir lieu, même sur les 20 derniers siècles, 3) qu’il y a bien plus grave, comme la destruction des forêts et des océans, la disparition des abeilles, l’emploi des OGM, des pesticides et tout ce qui finit par « cide » et bien d’autres encore...

  • Par paul mohad dhib (---.---.---.139) 20 juillet 2010 18:24

    on n’est jamais un ancien polytechnicien ! et si, quand on est mort...CQFD

  • Par _Ulysse_ (---.---.---.215) 20 juillet 2010 18:33
    _Ulysse_

    Va falloir m’expliquer le lien entre la crise économique et le prix du pétrole ?

    La crise financière n’a elle pas commencé avec le retournement du marché immobilier aux US ?
    Ce qui n’est qu’un déclencheur du crack du crédit.

    Les crises financières se succèdent depuis 30 ans et si vous regardez le prix du baril ou des matières premières à côté vous verrez qu’il n’y a pas de corrélation. Enfin il y en a une c’est que le crack a tendance à faire baisser les prix. Mais c’est la crise qui influe sur le prix et non l’inverse.

    Les matière premières premières ont été « boostée » par la chine et l’inde et la bulle de crédit sans précédent (hormis 1929) ces dernières années.
    Seulement la chine va bientôt connaître à son tour une crise économique (crack du crédit idem) ce qui va pousser les matières premières vers le bas pour longtemps.

    Pour ce qui est du pétrole avoir travaillé chez total pendant 37 ans n’est pas le gage de connaître la vérité. Il a travaillé dans la prospection sur le terrain ? D’où viennent tous ces chiffres dont on nous inonde ? Qui les collectent sur le terrain et comment ?

    C’est bien de se baser sur des données « papiers » mais encore faut il que ces données reflètent la réalité ce qui n’est certainement pas le cas. Mes infos qui viennent elles du terrain et non des agences de l’énergie ou d’un blog sont d’une tout autre nature.

    • Par clemysouris (---.---.---.22) 20 juillet 2010 19:54

      pour la question,"Va falloir m’expliquer le lien entre la crise économique et le prix du pétrole ?",voici quelques éléments de réponse.

      On peut résumé tout d’abord que croissance économique = croissance de la consommation d’énergie.

      Or, depuis 2005 que la production mondiale de pétrole est entrée dans une phase de plateau alors que la croissance économique mondiale était toujours forte. En 2007-2008 avec l’explosion du prix du pétrole quelques capacités supérieures de production cependant les prix était trop hauts et l’économie ne pouvait pas le supporter.

      Le début de la crise économique peut être expliqué assez simplement :

      l’explosion du prix des carburants a rendu la situation insupportable pour les ménages américains vivant bien souvent à plus de 20 km de leur lieu de travail. Le rêve américain, de vivre dans les maisons individuelles de banlieues à mi chemin de la ville et de la campagne, était une illusion dépendant totalement sur un pétrole bon marché.L’augmentation du prix du pétrole à provoqué l’effondrement du chateau de carte.


    • Par _Ulysse_ (---.---.---.215) 22 juillet 2010 18:26
      _Ulysse_

       « On peut résumé tout d’abord que croissance économique = croissance de la consommation d’énergie. »
       
       C’est bien d’affirmer des choses comme ça mais encore faut-il les montrer !
       Cette affirmation résume ce que vous avez compris à l’économie mais avez-vous tout compris ?
       
       Il y a une certaine corrélation mais non proportionnelle, elle dépend de l’intensité énergétique des pays.
       Ensuite, une corrélation n’implique pas nécessairement de causalité et n’en donne pas le sens.
       Si A et B sont corrélés on a soit :
       A => B
       B => A
       C => A et B
       Rien
       
       Dans le cas de l’économie et de l’énergie les relations sont plutôt complexes mais c’est plutôt le contraire
       de ce que vous croyez qui se passe. Le dev économique demande de l’énergie, on en produit plus et avec une mauvaise
       efficacité car l’économie est peu performante, ensuite l’intensité énergétique s’améliore progressivement et la consommation
       d’énergie devient plutôt proportionnelle à la population.
       
       La production de pétrole ne dépend pas que de l’abondance de la ressource loin de là très loin même.
       Beaucoup d’autres paramètres entrent en jeux. La géopolitique mondiale, le contrôle des routes du pétrole et des zones de prospection.
       La politique des compagnies pétrolière, leur niveau d’investissement, la politique de prospection.
       
       La bulle qu’il y a eu sur le pétrole était dûe pour beaucoup à la spéculation (printemps-été2008).
       Spéculation qui a fait suite au retournement du marché immobilier américain en été 2007.
       Si le marché américain s’est retourné c’est parce qu’il montait de 15% par an
       et non parce que le pétrole était trop cher (ce qui n’était pas le cas en 2007).
       
       « L’augmentation du prix du pétrole à provoqué l’effondrement du château de carte. »
       
       Non, le marché a chuté 1 an AVANT ! Le système financier américain était déjà en faillite à l’automne 2007 !
       
       C’est bien beau de critiquer le « modèle » américain qui se résume à la voiture individuelle.
       Le prix de pétrole n’a posé pb qu’en 2008 APRES la chute du système.

  • Par aklim (---.---.---.90) 20 juillet 2010 19:44

    Bonour.

    Votre discours est très alarmant,ce qui désqualifie,malhereusement, votre article.En effet,on dirait que vous êtes partisan de la théorie du complot mondiale ou de la pensée du déclain auquelle j’ai un réspect profand.

    Le grand probléme des générations futures ce n’est pas les réserves en énerergie fossile,puisque il y’a tant d’alternatives comme la nucléaire,les énergies renouvelables ou d’autres richesses que la science peut découvrire.

    Pour nos enfants,il faut se préoccuper des problémes de l’eau et de l’alimentation,si bien que tous sont d’accord sur le danger qui menace ces deux trésors.

    Merci .

  • Par M.Junior (---.---.---.169) 20 juillet 2010 23:27
    M.Junior

    La psychologie des foules datent de la fin du 19e siècle de Gustave Le bon dont les mouvements nazis en feront un outil de communication déterminant. Plus tard, le Medef embauchera des extrémistes de droite maitrisant ses techniques pour mieux communiquer.

    Les progrès scientifiques permettront l’avènement du neuro-marketing dont la fable est actuellement sur vos écrans INCEPTION et dont la réalité est utilisée aussi bien par certains hommes politiques que par de grandes marques industrielles.

    Bien à vous : Le 7 septembre je compte sur vous.

  • Par Hermes (---.---.---.150) 21 juillet 2010 17:07
    Hermes

    La vérité, c’’est une affirmation sur laquelle l’on a convenu d’arrêter de réfléchir. Essentiellement pareceque l’on veut s’en servir pour motiver une action (la sienne ou celle des autres). Quelquefois aussi pour se rassurer ou se justifier.

    Une vérité trop partagée est un carcan pour l’intelligence. Elle peut aussi devenir un simple slogan de propagande.

    Si je m’arrête de réfléchir, alors je peux énoncer mes vérités. Et je me mens d’abord à moi-même avant de mentir aux autres, rarement consciemment. J’avais juste besoin d eme motiver, de me rassurer ou de me justifier.
    Certains sont des professionnels en la matière et n’ont en réalité aucune intention de réfléchir. Les plus cyniques le font intentionnellement et sans vergogne.
    Ils s’appuient pour cela sur leurs propres vérités (hé non ils ne sont pas épargnés par leur cynisme et au fond se mentent aussi à eux -même !). Parmi lesquelles on trouve souvent : « la fin justifie les moyens » et « les dégats collatéraux sont inévitables ».

    Pour une personne en éveil, il n’y a jamais de vérité définitive. Le passage à l’action est une expérience.

    Sur le sujet de l’article, ce qui est très sensible à chacun apparemment, c’est que sous couvert de « vérité », quelle qu’elle soit, il est probable que l’on finisse par imposer une façon d’agir ou un mode de vie à tous. Et ce mode de vie n’aura pas été choisi.
    Il ne répondra certainement pas à la complexité réelle de la situation globale et poursuivra des desseins pas forcément très lisibles. Par ailleurs peu de gens ont envie de faire de nouvelles expériences dans leurs vies, surtout si elles leur sont imposées !

    Jusqu’à ce que la situation devienne intolérable ?

  • Par yvesduc (---.---.---.4) 21 juillet 2010 21:26
    Le problème, c’est qu’on s’apprête à recourir à des énergies de plus en plus émettrices de CO2, charbon et pétroles non conventionnels, et donc qu’après quelques décennies à ce rythme, le mal sera déjà fait en termes de concentration de CO2 dans l’atmosphère, s’il n’est pas déjà fait.

    Mais vous avez raison : c’est amusant de voir les institutionnels s’emberlificoter dans leurs contradictions...

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