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Accueil du site > Tribune Libre > Le MoDem, Bayrou : une défaite à la Pyrrhus ?

Le MoDem, Bayrou : une défaite à la Pyrrhus ?

Les élections municipales étaient un piège pour le MoDem et une trappe pour son leader Bayrou. Celui-ci, coincé entre à gauche un groupe socialo-communiste et à sa droite un transfuge consanguin PS UMP, prenait un risque, tout à son honneur, et un pari assez fou, mais avec panache. Il a eu le risque et perdu le pari. A-t-il tout perdu et emmené dans sa chute le MoDem, d’autant que Sarnez n’a pas fait bonne figure à Paris ?

Le piège s’est refermé. Ce n’était pas un simple piège à loup à deux mâchoires : le PS et l’UMP, il était à tant de niveaux qu’il en embrouille toute réflexion. C’était un piège car le Mouvement Démocrate avait d’un côté une jeunesse brouillonne, même si cette jeunesse est pleine de vivacité, elle est aussi pleine d’inexpérience, d’attente vigoureuse, de volonté de tout bousculer. Il est extraordinairement difficile de préparer en si peu de temps des élections municipales qui nécessitent un enracinement local, des compétences tant en gestion qu’électorales, et des candidats en nombre suffisant. A cette difficulté dont il fallait impérieusement trouver des parades s’ajoutait un mélange d’eau et d’huile qui peine à prendre : les anciens UDF et les nouveaux arrivants.

Mais les uns et les autres ne sont pas des groupes uniformes. Il y a des rigides dans chaque camp, des intolérances, des aveuglements, des volontés d’absolu ou de compromis qui s’opposent. Il y a aussi des situations qui diffèrent. Il n’est pas anormal dans l’absolu, si on a été élu, si on est honnête et compétent, si on a bien travaillé de se présenter à nouveau. Il est facile pour l’impétrant de vouloir tout mettre sens dessus dessous et de jeter le bébé avec l’eau du bain. Il est évident que les campagnes et les pré-campagnes ont donné lieu à des frictions, des défections, des déceptions. Il est tout autant évident que les stratégies locales ont été différentes à chaque fois et que les raisons des choix ont fait entrer tant des positions de principe que des rapports d’hommes auxquels se sont mêlés des tactiques ou des stratégies politiques. En d’autres mots, cette élection entraînait congénitalement pour le MoDem un grand bazar.

Il y a ce fait incontournable : un désordre brownien, mais sous ce désordre il y a un point intangible et rassembleur la volonté d’exister dans une ligne de conduite claire : sa propre ligne politique en n’étant plus jamais le supplétif ni du PS ni de l’UMP. Cela est la colonne vertébrale, les muscles étant une philosophie humaniste dans une économie libérale que l’on veut plus juste et plus honnête et dans laquelle la valeur n’est pas l’argent, mais l’homme. En fait, le MoDem c’est exactement comme du sang qui circule dans les veines : il y a du sérum, des globules blancs, des globules rouges et si on regarde de près cela bouge dans tous les sens, mais le sang lui circule et va bien du cœur gauche par les artères puis les veines au cœur droit. A ces difficultés intrinsèques et temporaires car le temps et l’énergie vont y mettre de l’ordre - il restera toujours des problèmes, aucun corps en vie n’existe sans de petits soucis - s’ajoutent une extraordinaire mauvaise foi tant des politologues que des journalistes et bien évidemment de l’UMPS. Quelques preuves : Vautrin contre Dutreil : n’est-ce pas une bataille fratricide entre deux UMP ? Ne parlons ni de Neuilly ni de Paris ni de Saint-Nazaire ni de Boulogne ni de Saint-Germain, ni de Nice, etc. Le nombre de villes où l’UMP s’est déchirée est hallucinant. Qu’en dit la presse ? Rien ou si peu.

Du côté socialiste, cela a été le cas de nombreuses fois, il y a eu aussi la guerre avec les Verts, des PS contre des PC, des Verts contre des PC. Il y a eu au second tour des alliances PS-PC-Verts, des alliances PS-MoDem (Lille, Marseille). De même il y a eu des alliances UMP-MoDem (Toulouse). On peut donc dire en toute objectivité, ces élections municipales ont été l’occasion d’un énorme bazar dans tous les partis tant à l’UMP au premier et au second tour, qu’au PS, que chez les communistes et les Verts. Mais que retient de tout cela la population orientée par les déclarations du PS, de l’UMP et de la presse : que seul le MoDem n’était pas clair. C’est tout. Seul le MoDem était incohérent. Pour corser le tout la comptabilisation était rigoureusement impossible tant au premier qu’au second tour. Ce qui n’a pas empêché en toute mauvaise foi le ministère de l’Intérieur de comptabiliser d’une part les conglomérats de tendance (droite et gauche) et le seul MoDem comme parti.

Par ce biais immonde, on a voulu démontrer la destruction du MoDem par son inefficacité électorale. Bien entendu cela est faux sur le plan mathématique pure pour le seul MoDem comptabilisable, mais étant donné que cette élection n’est qu’une élection de liste - profondément différente d’une liste d’élection nationale ou régionale ou même départementale à la proportionnelle comme les européennes par exemple - ceux qui la composent ne peuvent se comptabiliser. C’est une palinodie de le faire. C’est comme MAM qui annonçant les résultats le soir du premier tour ne pouvant parler des municipales dit quand même pour le seul MoDem que c’est un parti sans ligne "idéologique" (c’est insensé, faux, méprisant et scandaleux de la part de ce ministre) et continue son petit jeu en indiquant le MoDem (toujours seul parti à être individualisé) à un peu plus de 3 % pour les cantonales. Elle ne cite nullement le score de là où se présentent les candidats, qui serait le seul valable, mais ramène les voix des candidats à tous les cantons encore en lice. Une belle nouvelle désinformation. L’Etat à son plus haut niveau veut tuer le MoDem. Il est certain que ce contexte de pensée unique, avec les médias complices, est un handicap sérieux, mais non définitif car les électeurs des cantons concernés, eux, voient autre chose.

Que reste-t-il de tout cela ? Beaucoup d’énergie dépensée, beaucoup d’espoir mis dans une éventuelle victoire, pas mal de déception. Et une défaite qui n’est ni absolue car de nombreuses villes ont échu au MoDem, un nombre certains de conseillers également ni rédhibitoire. En ce qui concerne Pau, Bayrou a pris un risque et tout à son honneur a refusé un accord national. Il paraît perdant - ce qu’il est pour la mairie - il ne l’est pas à moyen terme car restera non son échec - même si on se chargera bien de le lui rappeler - mais son courage et de ne pas s’être compromis nationalement. Ce qui sera prouvé et puis su dans l’avenir c’est le stratagème de Minimo contre Bayrou. Comme le révèle Le Monde d’abord il a choisi un candidat pour Pau (Yves Urieta) selon une cellule mise en place spécialement pour descendre le leader du MoDem ( Décidé à réduire celui qu’il [Bayrou] considérait alors comme son plus dangereux adversaire, il [Sarkozy] a dès l’automne 2007 mis sur pied un dispositif destiné à empêcher l’ancien candidat à la présidentielle d’accéder à la mairie de Pau. C’est dans son bureau de l’Elysée et en présence d’Alain Marleix, le "M. élections" de l’UMP, que s’est prise la décision de mettre les moyens du parti présidentiel au service du maire sortant (ex-PS, fabiusien), Yves Urieta, que le décès d’André Labarrère, en mai 2006, avait propulsé à la tête de l’hôtel de ville ). Ensuite il utilise à ses fins personnelles tout l’appareil de l’Etat pour venir soutenir le candidat consanguin, la petite main qui tient le couteau damasquiné.

Et enfin selon la bonne vieille technique du RPR il fait voter les militants UMP pour la candidate socialiste afin de le faire battre (Entre les deux tours, Le Monde a eu confirmation que le secrétaire départemental de l’UMP, Jean Goujy, et ses fidèles faisaient le nécessaire pour que quelques paquets de voix "uriétistes" se portent sur la candidate d’union de la gauche.). Ceci prouve que Bayrou pouvait gagner dans un combat singulier, mais non quand l’arbitre modifie en cours de route les règles du jeu : un vote sincère. Cela prouve la petitesse de notre président qui s’occupe des bases besognes au lieu de se préoccuper de la France et de ses administrés, n’accepte pas la démocratie et qui en bafoue chaque jour les règles : critique du Conseil constitutionnel avec tentative de détourner ses avis, mélange des genres entre l’exécutif et le législatif, mariage illégal car non public et bourrage d’urne par militants interposés, bourrage pour une socialiste par des affidés qui haïssent le socialisme... Cette bataille perdue par la tricherie démocratique est une médaille qui coûte chère, mais n’est-ce pas là la raison des médailles ? Cette médaille renforcera la vision que les militants, ceux qui vont bâtir le nouveau mouvement, ont de leur leader : celui qui ne cède pas devant les machines qui écrasent, celui qui au risque de perdre reste droit dans ses bottes, celui qui suit sa ligne de conduite. Certains le diront têtu, d’autres persévérant et digne. Il creuse son sillon. Le pire est passé. Il y avait un autre écueil dans cette élection, un écueil sociologique.

Les Français même si progressivement ils adhèrent de plus en plus intellectuellement à l’idée du Mouvement Démocrate d’un gouvernement ou d’une manière de gouverner différente, ne le traduise pas encore en vote. Il faudra plus de temps pour que ce cap soit franchi par une foule plus nombreuse. Si cela arrive. Car rien n’est certain, même si le pire n’est pas le plus sûr. En tout cas, le grand bazar qu’ont été ces élections est une preuve par l’absurde que les lignes bougent contre toutes les déclarations des leaders politiques et des experts. C’est le terrain lui-même par les multiples et innombrables combinaisons qui en est une preuve éclatante et que devraient retenir nos journalistes plutôt que de ne se focaliser que sur le flou supposé du MoDem. Cette défaite, qui est loin d’être une Bérézina pour le MoDem, est à l’image de la victoire de Pyrrhus, une défaite à la Pyrrhus : une défaite qui entraînerait une victoire à l’opposé d’une victoire si chère qu’elle en serait une défaite. Il me paraît que de cette élection le MoDem va sortir, dans un temps plus ou moins court, renforcé. S’il ne se désintègre pas, ce qui est somme toute possible, il va se trouver à l’avenir dans une situation beaucoup plus favorable :

1- Les futures élections sont à la proportionnelle. Plus besoin d’alliances. Plus d’image troublée notamment par les exagérations de l’UMPS renforcées par la presse qui ne contrebalance jamais par les désordres béants qui se passent tant au PS qu’à l’UMP ;

2- Les idées du MoDem vont pouvoir s’exprimer dégagées des obligatoires combinaisons ;

3- Un sondage à l’issue de ces municipales qui regardé d’un premier coup d’œil paraît négatif indique que seulement 31 % des Français ont considéré que la stratégie du MoDem correspondait à sa philosophie et était sincère (53 % des électeurs du MoDem) et 60 % que c’était une stratégie opportuniste. Si on analyse diversement ce sondage, on peut y voir deux choses. La première est que l’ambiance générale tant du côté de l’UMP que des journalistes et de dire que cette stratégie est floue et opportuniste. Ce qui fait que c’est une idée dominante. Le second point c’est que 31 % de l’ensemble des Français c’est bien plus que n’a fait Bayrou aux élections présidentielles et donc que c’est dans ce sens plutôt une excellente nouvelle même si c’est à modérer par le fait que seuls 53 % des électeurs de ce parti sont dans ce cas. Cela veut dire qu’il y a des électeurs UMP (18 %) qui considèrent le MoDem comme sincère. Idem du côté socialiste. On le voit ceci est un socle pour continuer ce chemin dans cet environnement subjectif extraordinairement hostile ;

4- Non seulement le PS ne fait pas sa mue, mais ses militants et ses sympathisants se tournent vers des alliances de la gauche, l’appareil n’est pas prêt à faire une révolution, mais en plus si jamais on dit que c’est le bazar au MoDem il suffit de regarder le nombre de postulants au PS pour se rendre compte qu’il vaut mieux un seul leader avec un seul programme. Qu’y a-t-il de commun entre Strauss-Khan qui garde un œil du haut de son fauteuil monétaire, Royal qui se sent pousser des ailes et qui prône une alliance avec le MoDem, Hollande qui refait surface, Fabius qui parle de plus en plus, Lang qui se croit éternellement un destin, Moscovici qui cache son ambition dans sa barbe naissante et Vals que l’on dit brillant etc. Beaucoup de monde non ? ;

5- A la suite de la défaite de la droite on se rend compte que l’union de façade se lézarde à l’UMP. Là aussi c’est un désordre grandissant, désordre que la presse relève bien moins que celui du MoDem. D’un côté, Fillon dit que ce n’est pas un avertissement et qu’il faut foncer, d’un autre Raffarin dit qu’il faut aller vers le centre, Balkani veut la peau de Devedjian, le député Tron, villepéniste, se lâche contre les sarkozyste en disant que leurs déclarations sont ahurissantes et aveuglées, Sarkozy lui-même ne sait plus où il habite : il devait y avoir un remaniement ministériel de faible envergure, mais en poursuivant l’ouverture. On constate que c’est plus d’UMP encore.

Et il faudra bien qu’un jour ce gouvernement rende des comptes concernant les deux points suivants :

a- confusion qui s’accentue entre le législatif et l’exécutif. Pourquoi ces ministres sont-ils candidats aux municipales ? Nous devions un jour imposer l’interdiction à tout ministre ou secrétaire d’Etat de se présenter à quelque élection que ce soit. Que veut dire un Estrosi qui quitte son poste de ministre ? Cela ne lui plaît pas ? Pourquoi a-t-il été ministre ? Qu’en est-il de la continuité de son travail ? Et, à l’inverse, pourquoi un ministre se présenterait-il ?

b- pendant quinze jours, les ministres qui étaient candidats aux législatives n’ont pas travaillé pour leur ministère. Non seulement ils n’ont pas fait leur boulot, mais en plus ils ont été payés par la République pour faire leur campagne. Pendant ces municipales cela a été pire ! Où était le gouvernement ? Et les 22 ministres en campagne ? Que sont devenues les réformes urgentes pendant trois semaines. Puis, entre les deux tours, les gagnants sont allés aider ceux qui repiquaient au jus. Et le premier d’entre eux qui a mouillé sa chemise. De quel droit a-t-il utilisé sa rémunération de Premier ministre ?

Sarkozy et Fillon nous avaient annoncé un gouvernement qui travaillerait à fond et résultat des courses ils sont en campagne. C’est assez inimaginable que pas un journaliste ne leur ait systématiquement fait la remarque ni même du reste l’opposition. A ce propos, l’argument du local était à mourir de rire car si on suivait l’argument de Fillon, que c’est un résultat local cela a pour directe conséquence de dire que tous les maires de droite qui ont perdu sont donc des mauvais maires qui ont mal géré, donc que l’UMP comporte un nombre élevé de nullités élues puis battues. Il reste en conclusion que ce second test encore plus difficile en matière d’organisation que le premier (les législatives) est sans aucune comparaison bien meilleur. Il y a un espoir raisonné d’un avenir plus souriant pour le MoDem et pour François Bayrou, même si cette traversée du désert va commencer à peser assez lourdement. Si la chute ne tue pas elle endurcit.


Les réactions les plus appréciées

  • denis84 (---.---.---.144) 18 mars 2008 10:47

    Analyse complete et pertinente

    Quand les français auront compris qu’il y a un fossé immense entre les idées des verts et des communistes , entre les socialistes de gauche et les sociaux démocrates d’ou une "union de la gauche" non viable,et que c’est pareil à droite,car quoi de commun entre Goulard et Hortefeux , alors que les idées de la gauche et de la droite modérée sont extrèmement proches , quand les français auront compris que le rassemblement d’une majorité ne se fait pas "obligatoirement" à droite ou à gauche,mais peut se faire "au centre" ,alors sera venue l’heure du MoDem

    Rien n’est gagné,mais vu les bagarres internes à l’UMPS , vu l’absence de projet crédible du PS,vu l’état dans lequel les "réformes" vont mettre la France,parce que trop brutales et désordonnées,je pense (aussi) que l’on peut rester optimiste sur l’avenir du MoDem.

    Seul problème ,et parce que son discours sur "l’état de la nation" est honnète et réaliste,il ne fait pas "rèver" . Et les Français aiment réver ..........

     

  • Vieux Sachem (---.---.---.154) 18 mars 2008 10:20

    à Lerma

    C’est votre sectarisme qui est dangereux, Lerma, pas l’amateurisme du MoDem !

     

  • Voltaire (---.---.---.14) 18 mars 2008 10:25
    Voltaire

    Votre commentaire travestit un peu la réalité. Dans le cas de Pau, ce n’est pas un candidat UMP mais un ex-PS soutenu par l’UMP pour faire battre Bayrou qui s’est maintenu. Comme le révèle le Monde, le fait que les responsables UMP aient demandé à des électeurs de Mr Uriéta de voter pour la tête de liste PS-PC démontre que l’on n’était pas ici dans la défense de valeurs mais bien dans une manoeuvre personnelle. Après, que l’UMP préfère avoir un maire PS plutôt que centriste ne manque pas de sel, mais on a vu plus cocasse ailleurs. Comme l’auteur de l’article l’indique, de nombreux duels fratricides, de gauche ou de droite, ont permis de faire passer des listes de mouvements opposés.

    La position du MoDem est tout de même plus logique, puisque sa position centrale lui permet d’envisager des accords avec la droite ou la gauche modérée. En revanche, aucun accord avec les partis extrêmes n’a, à ma connaissance, été approuvé par le MoDem. Que vous approuviez les alliances UMP-PS en condamnant les accords MoDem-gauche ne manque donc pas de sel.

    Enfin, il semblerait (j’utilise ici le conditionnel) que le maintient de listes MoDem en triangulaire soient le plus souvent le résultat de refus d’accords de la part du partenaire souhaité. Mais, je vous le concède, il n’est pas exclu que cela ait aussi pu se faire pour faire barrage à un candidat, de droite ou de gauche.

  • LaEr (---.---.---.105) 18 mars 2008 10:26
    LaEr

    "Sans parler ensuite des retournements de vestes des amis ex-Modem qui passent à l’enemi après"

    Donc vous êtes d’accord avec nous pour dire que l’UMP n’est qu’un rassemblement de fourbes opportunistes qui manient la traitrise aussi bien que la langue de bois...  smiley

     


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53 réactions à cet article

  • lerma (---.---.---.24) 18 mars 2008 09:40
    tvargentine.com

    Les français ont compris que F BAYROU ne représentait que des intérêts particuliers à vouloir se vendre ici à Alain Juppé ,ici à un socialiste.

    Ou sont les idées ? il n’y en a pas,seul compte les sièges et l’argent public !

    Sans parler ensuite des retournements de vestes des amis ex-Modem qui passent à l’enemi après

    Oui,les français ont eu l’esprit d’écarter ce mouvement populiste encore aussi dangereux que le FN car il aurait gangréné la politique locale par la corruption et l’affairisme,sans parler du conservatisme que ce mouvement "vieille france" pouvait représenter

    C’est une bonne chose pour la France et la politique

    • Vieux Sachem (---.---.---.154) 18 mars 2008 10:20

      à Lerma

      C’est votre sectarisme qui est dangereux, Lerma, pas l’amateurisme du MoDem !

       

    • LaEr (---.---.---.105) 18 mars 2008 10:26
      LaEr

      "Sans parler ensuite des retournements de vestes des amis ex-Modem qui passent à l’enemi après"

      Donc vous êtes d’accord avec nous pour dire que l’UMP n’est qu’un rassemblement de fourbes opportunistes qui manient la traitrise aussi bien que la langue de bois...  smiley

       

  • JoëlP (---.---.---.226) 18 mars 2008 09:43
    JoëlP

    Si une vctoire à la Pyrrhus est une victoire qui ressemble à une défaite (trop de morts), un défaite à la Pyrrhus est-elle une défaite telle que tous les soldats sont mort. Le Modem s’interroge encore.

    • Imhotep (---.---.---.113) 19 mars 2008 02:39
      Imhotep

       Non une défaite à la Pyrrhus est une défaite avec beaucoup de morts mais pas tous. Ces morts en fait ne sont que ceux qui vont quitter le mouvement, ceux qui ont perdu ne sont pas morts. Cette semi-défaite va en revanche renforcer pour ceux qui restent leur motivation et va faire surgir de nouvelles têtes. C’est dans le sens où une victoire à la Pyrrus entraînait que la bataille suivante serait une défaite, qu’en symétrie, cette défaite pourrait entraîner une victoire, d’où le sens du titre.

    • JoëlP (---.---.---.226) 19 mars 2008 09:30
      JoëlP

      Ok, bien compris :

      Si une vctoire à la Pyrrhus est une victoire qui ressemble à une défaite, une défaite à la Pyrrhus est un défaite qui est une victoire (différée).

      Très centriste tout ça : Pour une année où il y a des pommes, y a pas de pommes mais pour une année où il y a pas de pommes, y a des pommes.

    • Imhotep (---.---.---.113) 19 mars 2008 10:02
      Imhotep

       non une victoire à la Pyrrhus est une victoire qui a coûté beaucoup de vies et dont la suivante, elle serait une défaite si elle ressemblait à la première. Dans ce sens ce n’est pas une victoire différée, mais une condition qui pourrait apporter ensuite une victoire. En résumé une première victoire entraîne une défaite, une première défaite entraîne une victoire.

       

      Les pommes c’est pour Chirac, pour le MoDemce sont les oranges ...

    • Nemo (---.---.---.8) 19 mars 2008 12:29

      La seule défaite que Pyrrhus ait eu à subir fut définitive.

      Pour une fois, Inmomachin, je suis d’accord avec le titre de votre article...

       smiley smiley smiley

  • Voltaire (---.---.---.14) 18 mars 2008 10:05
    Voltaire

    Analyse globalement juste, mais qui ne doit pas non plus cacher un déficit dans la communication du MoDem.

    Certes, vous rappelez avec justesse les innombrables contradictions de l’UMP et du PS dans leurs alliances, tandis que les média se sont bien entendu focalisés sur le MoDem. Il est particulièrement ironique de voir l’UMP critiquer le MoDem pour ses alliances à géométrie variable, quand ce parti soutien des élus de gauche ou invite des socialistes au gouvernement... De la même façon, le PS qui critique le MoDem est le premier à l’inviter à le rejoindre quand il a besoin de ses voix. On nage donc dans une hypocrisie habituelle où les médias se complaisent.

    Néanmoins, le MoDem et son leader auraient dû anticiper ces critiques, et expliciter sa politique d’accords.

    Le MoDem n’est pas opposé à la droite modérée, mais à la politique, et surtout à la vision sociétale du président de la république. Il aurait donc fallu indiquer que tout accord avec la droite dans une élection locale devait nécessairement être déconnecté de tout soutien à la politique mise en place par le pouvoir actuel.

    De la même façon, le MoDem n’est pas opposé à la gauche modérée, et à son aile sociale-démocrate, mais à la vision socialiste des années 70, qui place l’Etat dans un rôle d’acteur prépondérant de la vie économique. Il eût donc sans doute fallu indiquer que toute accord local avec la gauche ne signifiait pas accord avec cette vision de la société, et réserver les alliances avec des membres du PS rejettant cette vision et acceptant une ouverture au centre.

    Si ces bases avaient été posées plus clairement, cela aurait sans doute désamorcé en partie les critiques qui ont suivies. Enfin, il aurait aussi été judicieux de poser quelques éléments programmatiques d’accords, même si les situations sont très variables d’une commune à l’autre, ou d’un département à l’autre, ce qui aurait encore plus clarifié la politique d’alliance.

    Pour conclure, si, sur le fond, le MoDem a effectivement été le seul à faire ce qu’il avait annoncé en matière d’alliances, et a être injustement critiqué sur ce sujet, il a cruellement manqué de compétences en matière de communication. On pourra attribuer cette erreur à la jeunesse du mouvement, mais il lui faudra être autrement plus professionnel s’il veut passer avec plus de succès les prochaines élections européennes et régionales.

  • C.C. (---.---.---.15) 18 mars 2008 10:06
    C.C.

    Ceci prouve que Bayrou pouvait gagner dans un combat singulier, mais non quand l’arbitre modifie en cours de route les règles du jeu : un vote sincère.

    Vous voulez dire par là que lorsqu’un candidat Modem se maintient au second tour pour provoquer une triangulaire, c’est la démocratie qui s’exprime alors que lorsque c’est un candidat UMP ou PS c’est déloyal ? Amusant comme théorie. Quant à la critique des alliances PS/UMP, elle est risible venant de la part d’un soutien de Bayrou qui a noué des alliances qui auraient pu aller de la LCR (si celle-ci n’avait pas refusé) à l’UMP ! Des salades dignes de ce que la 4ème république avait de pire. Heureusement les pallois n’ont pas été dupes.

    • Voltaire (---.---.---.14) 18 mars 2008 10:25
      Voltaire

      Votre commentaire travestit un peu la réalité. Dans le cas de Pau, ce n’est pas un candidat UMP mais un ex-PS soutenu par l’UMP pour faire battre Bayrou qui s’est maintenu. Comme le révèle le Monde, le fait que les responsables UMP aient demandé à des électeurs de Mr Uriéta de voter pour la tête de liste PS-PC démontre que l’on n’était pas ici dans la défense de valeurs mais bien dans une manoeuvre personnelle. Après, que l’UMP préfère avoir un maire PS plutôt que centriste ne manque pas de sel, mais on a vu plus cocasse ailleurs. Comme l’auteur de l’article l’indique, de nombreux duels fratricides, de gauche ou de droite, ont permis de faire passer des listes de mouvements opposés.

      La position du MoDem est tout de même plus logique, puisque sa position centrale lui permet d’envisager des accords avec la droite ou la gauche modérée. En revanche, aucun accord avec les partis extrêmes n’a, à ma connaissance, été approuvé par le MoDem. Que vous approuviez les alliances UMP-PS en condamnant les accords MoDem-gauche ne manque donc pas de sel.

      Enfin, il semblerait (j’utilise ici le conditionnel) que le maintient de listes MoDem en triangulaire soient le plus souvent le résultat de refus d’accords de la part du partenaire souhaité. Mais, je vous le concède, il n’est pas exclu que cela ait aussi pu se faire pour faire barrage à un candidat, de droite ou de gauche.

    • LE CHAT (---.---.---.148) 18 mars 2008 11:20
      LE CHAT

      @VOLTAIRE

       

       C’est trop drôle , Bayrou victime d’un front républicain comme on faisait chaque fois au FN ? MDR !

       

    • esperantulo (---.---.---.161) 18 mars 2008 12:18
      Hermes

      Le modem pouvait dans certains cas faire aliance avec l’extrme gauche ou le PC si ses derniers avait auparavant fusionner avec le PS, c’est une alliance indirecte mais elle existe. Pour PAU ce que personne n’a remarquer c’est que les electeurs de droites ont été utilisés comme de la chair à canon pour demolir BAYROU. Par contre il est vrai que le message de BAYROU ou de ses lieutenants n’a pas été très clair, mais bon on a quand même des reussites le multiparachute cavada est tombé au combat

    • C.C. (---.---.---.15) 18 mars 2008 14:27
      C.C.

      "Que vous approuviez les alliances UMP-PS en condamnant les accords MoDem-gauche ne manque donc pas de sel."

      Je ne vois absolument pas ou vous voyez que j’approuve ou réprouve de telles alliances. Je constate juste qu’elles existent et que, compte-tenu de la bonne vieille cuisine "IVème république" que nous a servi Bayrou vous êtes bien mal placé pour faire des critiques. D’autre part, si le Modem avait passé des alliances au niveau national sur un projet politique clair, soit avec la gauche soit avec la droite, nous n’aurions probablement pas assisté au désolant spectacle qui nous a été infligé dans certaines municipalités. Naturellement, cela aurait supposé que Bayrou laisse un peu de côté son obsession de 2012.

      "Enfin, il semblerait (j’utilise ici le conditionnel) que le maintient de listes MoDem en triangulaire soient le plus souvent le résultat de refus d’accords de la part du partenaire souhaité. Mais, je vous le concède, il n’est pas exclu que cela ait aussi pu se faire pour faire barrage à un candidat, de droite ou de gauche." 

      Treve de langue de bois. En cas de triangulaire, le troisième se maintient toujours pour faire chier les deux premiers. Le reste, c’est du bla bla

  • denis84 (---.---.---.144) 18 mars 2008 10:47

    Analyse complete et pertinente

    Quand les français auront compris qu’il y a un fossé immense entre les idées des verts et des communistes , entre les socialistes de gauche et les sociaux démocrates d’ou une "union de la gauche" non viable,et que c’est pareil à droite,car quoi de commun entre Goulard et Hortefeux , alors que les idées de la gauche et de la droite modérée sont extrèmement proches , quand les français auront compris que le rassemblement d’une majorité ne se fait pas "obligatoirement" à droite ou à gauche,mais peut se faire "au centre" ,alors sera venue l’heure du MoDem

    Rien n’est gagné,mais vu les bagarres internes à l’UMPS , vu l’absence de projet crédible du PS,vu l’état dans lequel les "réformes" vont mettre la France,parce que trop brutales et désordonnées,je pense (aussi) que l’on peut rester optimiste sur l’avenir du MoDem.

    Seul problème ,et parce que son discours sur "l’état de la nation" est honnète et réaliste,il ne fait pas "rèver" . Et les Français aiment réver ..........

     

  • ronchonaire (---.---.---.225) 18 mars 2008 10:49

    Imhotep,

    Vos articles virent de plus en plus à la propagande bolchevique : culte de la personnalité du chef, vision tronquée de la réalité, manipulation des chiffres, paranoïa. Bref, tout y est.

    Par ailleurs, votre analyse n’est finalement pas très éloignée de celle des dirigeants UMP, qui persistent à nier l’évidence de la raclée qu’ils se sont prise dimanche et je doute vraiment que vous serviez la cause du MoDem avec de tels procédés.

    Les faits sont pourtant simples : Bayrou a perdu à Pau et le MoDem s’est pris des taules dans pratiquement toutes les villes où il présentait des listes autonomes, notamment à Paris et Marseille. Point final. Le mode de scrutin n’était sans doute pas favorable à une telle démarche m’enfin quand on a deux doigts de finesse politique, on s’adapte au mode de scrutin au lieu de crier au complot.

    Est-ce si difficile que cela d’admettre une défaite et de faire une autocritique ?

    • Le péripate (---.---.---.66) 18 mars 2008 19:02
      Le péripate

      Ah non, ce que vous décrivez, Ronchonnaire, c’est le stalinisme. Le bolchevisme, c’est les soviets, et ça n’a pas duré, vite, très vite repris en main, comme la reaction thermidorienne a mis fin à la révolution...

    • Imhotep (---.---.---.113) 19 mars 2008 02:33
      Imhotep

       Peut-être avait vous un traducteur instantané de texte qui aurait transformé mes mots. Où avez-vous lu que j’ai parlé de victoire ? J’ai parlé de défaite. Lisez un peu et au calme. La victoire, et encore j’ai fait beaucoup de réserve au moins à trois reprises, ne serait qu’ultérieure. Donc votre argumentaire est complètement à côté de la plaque ou vous êtes de mauvaise foi. A vous de choisir.

  • LE CHAT (---.---.---.148) 18 mars 2008 11:11
    LE CHAT

    pas de Pau , malgré sa tournée des Pau Potes qui lui a rapporté Pau d’zobi , F.B et le modem n’ont plus que la Pau sur les os au fur et à mesure des défections . Traversée du désert avant peut être quelques élus aux régionales 2010 et européennes 2009 , à la proportionelle ça sera moins dur que d’être obligé d’aller mendier des strapontins .....

     

  • vivelecentre (---.---.---.2) 18 mars 2008 11:11

    vous avez beau trouver mille excuses aux échecs du modem,

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