Ce matin-là, une bruine aussi dense que le fameux smog londonien arrosait l’aube froide et blafarde des rues de Villeurbanne : un vrai jour blanc, en somme. La nuit en arrivait à son terme, diluée dans la lumière diaphane du jour naissant, et je regagnais mon quotidien, encore étourdi des discussions sans fin de la soirée, les dernières vapeurs d’alcool se mêlant à l’odeur du tabac froid. Geste machinal, habitude guidée par la monotonie de l’existence, j’ouvris ma boîte aux lettres, n’étant pas rentré chez moi depuis deux jours.
En prenant l’ascenseur, complètement exténué par les efforts marathoniens du noctambule acharné que je suis encore parfois, je passai en revue enveloppe après enveloppe jusqu’à tomber sur un courrier en provenance de Metz : mon amie Laurette, une belle âme avec qui je partage quelques passions littéraires et musicales (mais aussi un culte à Joe Dassin et aux nounours chocolat-guimauve) me faisait parvenir l’album de Polar, Jour blanc.
Luttant contre la pressante invitation de Morphée à rejoindre mon lit, je plaçai le disque dans ma platine tout en découvrant le livret l’accompagnant. Allongé sur le canapé, la dernière clope du paquet au bec, je dévorai la page 2 qui relate l’histoire du premier titre de l’album, Le Cri, et qui explique l’étonnant rapport quasi-fusionnel liant Polar à Miossec, le Brestois ayant écrit la plupart des paroles de Jour blanc. Je suis de ceux qui sont particulièrement sensibles au contexte, aux conditions et au moment où l’on découvre une nouvelle oeuvre musicale. L’atmosphère de ce matin extraordinaire ressemblait à l’idée que je me fais de ce Jour blanc que nous propose Polar. Titre après titre, la rencontre musicale s’est chargée d’émotions ...
Mes proches, dont certains lecteurs assidus de ce blog (je me plais à croire qu’il y en a, simple question d’ego), savent l’intérêt que je porte à tout ce que fait Christophe Miossec, ils ne seront donc pas étonnés que le disque de Polar m’ait plu immédiatement. Je tiens préciser qu’au-delà des textes, les compositions et les arrangements construisent une ambiance particulière et j’y vois là toute la valeur ajoutée de Polar. Dès la première écoute, d’une traite, de l’album, j’ai adhéré presque fusionnellement à chacune des chansons, partagé entre l’impression d’avoir vécu certaines situations et la certitude d’avoir ressenti certains sentiments ... Depuis ce matin particulier, le disque ne quitte pas ma platine et je me demande encore si cet envoûtement musical fait partie du mystère du Polar ...
L’album Jour Blanc est composé de dix titres :
1- Le cri
2- Le brasier
3- Le chalet
4- Au verso de ce monde
5- 8h30
6- Epines
7- accroche-toi
8- Ciel, lac, orage, etc...
9- L’impasse
10 - Tremblement
A découvrir sur www.polar-music.com et sur www.myspace.com/ilovepolar
Il sera en showcase le 18/10/2006 à la Fnac Bellecour à Lyon.

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Au troisième paragraphe, j’ai failli moi aussi répondre à "la pressante invitation de (...)
17/10 12:59 - ohlala