(Essai de vulgarisation et d’anticipation sur l’avenir)
Au début, il y avait deux cellules (2 à la puissance 1). Ces deux cellules fusionnèrent en une cellule (2 à la puissance 0). Puis cette nouvelle cellule se divisa en deux cellules filles (2 à la puissance 1) se divisèrent pour donner quatre cellules (2 à la puissance 2) et ainsi de suite jusqu’à donner naissance à un organisme vivant (2 à la puissance n).

C’est sur cette observation que certaines personnes considèrent que la science de l’informatique basée sur le langage numérique serait le prolongement naturel des mécanismes de l’évolution.
Le 1 et le 0. Ce sont les informations de base du numérique.
Ces deux états permettent, une fois qu’ils sont adaptés sur des formats de grand nombre, de copier et stocker une information analogique captée dans la réalité.
Il faut donc, pour arriver au numérique d’abord transiter par des interfaces analogiques.
L’analogique est, dans le monde de l’électronique une représentation continue mais limitée des phénomènes physiques naturels. La limitation de la qualité étant définie par les moyens techniques de captation, d’enregistrement et de reproduction.
A l’époque de l’âge d’or de l’analogique, les principales défauts étaient le stockage et le traitement de l’information. Cette réalité est toujours valable.
Le numérique possède cette qualité qui a fait son succès, c’est-à-dire, la facilité de stockage et donc de transport qui dépend uniquement du support et surtout la possibilité de traitement à l’infini de l’information.
L’information analogique issu du monde réel est transformée en un langage compréhensible et manipulable par la machine.
Cependant pour obtenir de l’information numérique à partir de la réalité, il existe plusieurs restrictions majeurs.
Cette limitation signifie que si vous ne savez pas ce que vous mesurez, vous risquez une perte d’information non-négligeable voir une fausse information (ex : repliement, saturation, etc ) avec un risque de perte de sens de l’information réel.
Cette fenêtre de mesure définie à l’avance nécessite d’être bien connu et reconnu !
Le numérique est une succession d’échantillonnage (fréquence qui peut être de très haute qualité) du signal réel qui lui est dorénavant cadré.
Le convertisseur numérique découpe la réalité en tranche discontinue et indépendante.
Chaque petit morceau du signal réel capté est normé dans de petite case correspondant à la fenêtre de mesure définie à l’avance par les concepteurs. Il y a, au moment de la numérisation du signal, une sorte de totalitarisme dans le rangement de l’information.
Le convertisseur numérique range arbitrairement les niveaux des signaux réels dans des gabarits normalisés. Un signal au milieu de la fenêtre sera l’image la plus réaliste de la réalité. Un signal en début ou fin de la fenêtre de mesure sera arbitrairement casé dans la fenêtre précédente, présente ou suivante. Ce processus fausse donc la véracité de l’information.
Au final, ce que la machine stocke dans sa mémoire est une suite de point de mesure normée du signal original et non une image continue juste du signal réel.
Cette perte d’information aussi minime peut paraît négligeable. Mais dans la réalité nos capteurs biologiques sont prévus pour détecter ces phénomènes physiques infiniment petits et les retranscrire de manière inconsciente dans notre organisme.
Il y a donc perte d’une partie de l’information originale. Une information d’autant plus modifiée que la reconstitution de l’information finale (le processus inverse numérique vers analogique) consiste a recréer arbitrairement les liaisons entre les suites de points.
Chaque point étant une approximation de la réalité et chaque inter-point étant une liaison artificielle pour assurer la continuité du temps indispensable pour tout signal compréhensible pour nos capteurs biologiques.
Un schéma vaut mieux qu’un long discours. Ci-dessous le découpage du signal réel en petit morceau. On peut noter la perte d’information notable dans certain cas ! (signal à fort amplitude)

Enfin la possibilité de transformer le signal analogique dans un repère mathématique parfait ou langage numérique, offre une possibilité sans limite de manipulation et traitement de l’information.
Tout traitement de l’information consomme du temps. Ce temps se rajoute au processus de conversion analogique vers numérique et numérique vers analogique.
Dans tous les cas, le signal numérique induira un temps de retard par rapport au signal réel. C’est le décalage temporel qui trahit le traitement de donnée.
Ce décalage temporel existe aussi pour l’analogique (délais de transition) cependant il se traduit essentiellement par un décalage de phase respectant la continuité du temps et ne dépassant pas une certaine limite.
Le temps réel exprimé par la restitution quasi-immédiate d’une information traitée consiste à répondre plus rapidement que ce que l’organisme vivant est capable de percevoir consciemment.
Et c’est bien là qu’un autre problème se niche. La véracité de l’information traitée ne peut être vérifiée humainement parlant. La quantité d’information ainsi que la complexité des enchainements machines font qu’il n’est pas possible de vérifier la véracité d’un fonctionnement d’un algorithme numérique autrement que par l’application de point de contrôle.
Si l’on voulait vérifier le traitement de donnée, il serait nécessaire de prendre un temps infini pour tester manuellement chaque micro-codes et données lors du fonctionnement du processeur (cerveau du langage numérique). La plus part des informaticiens se contentant (et c’est déjà énorme) de maîtriser les entrées/sorties, les effets de bord et les défauts de fonctionnement (version beta test) par rapport à la fonction définie dans le cahier des charges. D’autres ont créer des programmes détecteurs de bug récurrent ou déjà identifié.
Le traitement de l’information numérique ne permet pas une vérification temps réel strict o sens o du fonctionnement véritable du traitement.
Cela est vrai aussi en analogique. Cependant le traitement de l’analogique est soumis aux lois de la physique (la nature). Il est donc pas si évident de tricher en analogique car cela finit toujours par se détecter par des effets de bord redoutable.
Le numérique permet cette prouesse. Celle des grands nombres et de la capacité de modification associée. Et offre la possibilité de s’affranchir des lois de la nature et même de créer ses propres lois et repères (géométrique, temporel).
Les conséquences de cet avantage est visible tous les jours. Il s’agit de la création de monde virtuel ou toutes les lois sont possibles mêmes les plus en opposition avec les lois de la physique fondamentales (simulation).
Une autre conséquence est d’offrir un moyen puissant de falsification des données en s’affranchissant de la barrière de contrôle humaine.
Le numérique est une formidable invention qui a révolutionnée notre société humaine en offrant des nouveaux services jusque là inimaginable. L’aboutissement du numérique est internet. Le réseau des réseaux permettant un échange d’information en s’affranchissant des lois de la physique que nos corps subissent tous les jours. La virtualisation et le transfert de l’information réel est la finalité positive du numérique.
Cependant le numérique n’apporte pas que des points positifs ! Les aspects négatifs étant fondamentalement associés aux points faibles et limites de cette technologie ainsi qu’au principe de Gabor "
"tout ce qui est possible sera nécessairement réalisé"
Je vais essayer de vous en parler pratiquement.
Dés la conversion de l’information originale, il y a falsification. Mais cette falsification est reconnue cadrée et acceptée. Une des conséquences est le filtrage du signal original. Le son devient plus propre que le son réel !
Naturellement le processus de numérisation agit comme un filtre anti signal compliqué. Le résultat est audible pour les mélomanes et musiciens qui lui reprochent le côté métallique et une pureté artificielle et froide qui fausse la réalité « crasseuse » de certain sons originaux.
Cela est vrai aussi pour la video ou la photo. Les défauts du numérique peuvent se visualiser sur une image comme le phénomènes de crénelage (les lignes droites n’existent pas dans la nature) mais aussi par l’apparition de couleur et de point à certains endroits ’litigieux’ de l’image final qui ne correspondent pas à la réalité. Notamment les photos subissant un algorithme de compression subissent de nombreuses aberrations.
Une certaine notion d’eugénisme (Ré)apparaît !(Une constante dans l’histoire de la science et de la technologie)
La compression de donnée inventée pour le numérique permet de diminuer la taille de l’information originale déjà filtrée par le processus de numérisation. Pour être efficace, la compression de donnée s’appuie sur des algorithmes récursifs et destructifs. Dans le cas du MP3, le signal conservé correspond au son dominant. Il y a donc perte importante d’information inaudible pour l’auditeur et avantageuse en terme de taille. Le signal restitué ne correspond plus au signal original mais à une image virtualisée (et donc limité) de la réalité. Il en résulte une image imparfaite qui se dégradera à chaque traitement et nouveau processus de compression ou de correction d’erreur.
C’est une forme de vieillissement de l’information dans le monde virtuel.
Certains musiciens ou opérateurs ressentent le décalage de la numérisation et du traitement. Ce petit laps de temps nécessaire au traitement de l’information qui modifie le comportement humain du musicien ou opérateur de machine outil temps réel qui s’attend à une réponse immédiate nécessaire à l’harmonie recherchée avec son instrument de musique ou de travail (faire corps avec son intrument, son avion, sa pelleteuse, etc ).
Une autre réalité obscure du numérique concerne le traitement de l’information.
La complexité de cette science ne permet pas au « quidam » de contrôler le bon fonctionnement et la véracité du processus. Le risque d’altération volontaires ou involontaires des données n’est pas négligeable et très difficilement contrôlable.
La machine agit comme un intermédiaire supplémentaire et autonome ou contrôlable à distance ou à l’avance. Cet intermédiaire nécessite une technicité complexe pour être manipulée ou programmée supprimant de ce fait une accessibilité à tout à chacun de pouvoir vérifier la véracité du processus actionné.
Il y a donc une séparation des classes par le moyen de l’interfacage numérique (la machine). Et par conséquence offre de nouveau moyen de falsification invérifiable aux conséquences désastreuses pour toutes notions de libertés ou droits fondamentaux à cause de la notion de contrôle qu’il sous entend ! Le risque se trouvant dans l’interconnexion des sources et la similitude des processus utilisés pour une action.
Ce qui est dans le cas des machines à voter par exemple, un problème important pouvant remettre en cause l’aspect démocratique du vote du citoyen. Le vote papier permettant à n’importe qui de tester, vérifier et participer aux processus électorales. Ce qui offre le meilleur moyen à toutes personnes de vérifier la véracité du processus électoral reconnu ou pas et de constater les éventuelles suspicions de fraudes. Ce n’est pas du tout le cas avec une machine à voter numérique dont le contrôle est réservé aux spécialistes.
Le traitement de l’information offre aussi la possibilité de création de fonction à tiroir. C’est à dire, a l’insu de l’utilisateur, certaine information entrée par l’utilsateur consciemment (clavier) ou inconsciement (videosurveillance, audiosurveillance, biométrie,etc ) peuvent actionner d’autres actions non prévues et non-officielles programmées dans la machine sans que l’utilisateur en soit au courant.
C’est déjà le cas sur internet avec le stockage et l’analyse de nos choix (google).
Sans oublier la possibilité de stockage des informations personnelles ou professionnelles aux conséquences multiples.
La transmission de donnée ou bien la classification sous la forme de base donnée peuvent dans de nombreux cas, apparaître comme une atteinte aux libertés individuels voir fondamentales. Le numérique offre cette facilité de constituer des banques d’information sur à peu près tout et notamment d’établir un profil psychologique intime et individuel des utilisateurs.
Le risque de dérapage est non seulement évident mais aussi inévitable dans une société basé sur le principe de Gabor !
Le numérique dépend des machines. Les machines commentent des erreurs. Les processus automatisés ou gérés par logiciels sont soumis aux lois de la physique fondamentales qui se traduit par l’apparition de bug. Ces fameux bugs qui contredisent l’hyper-fiabilité des ordinateurs. Les cartes électroniques vieillissent (contact, etc..) et les logiciels ne sont pas toujours parfait (bug humain). Il existe aussi des puces défectueuses à la conception ou pendant la fabrication des wafers sans oublier les cas dynamiques de fonctionnement en situation poussant aux limites les machines (température, vibration, rem, ions lourds, etc...) qui finissent aussi par craquer et générer des blocages. Tout cela fait que même dans le monde du numérique, l’erreur est possible et que les lois de la physique (la nature) agissent sur le bon fonctionnement des processus.
La téléphonie mobile : Les sms et/ou les messages vocaux perdus ou reçus avec un délais important. La réception d’un appel sur votre téléphone portable qui ne vous est pas destiné (Erreur d’aiguillage). L’impossibilité de contacter votre correspondant (erreur de réseau).
Les puces électroniques : Le célèbre bug de calcul de la première version des processeurs pentium d’intel. Certain plantage surprise de votre ordinateur personnel (puce gérant la carte mère, mémoire défectueuse, etc...).
Comptes bancaires : Transaction automatique involontaire, débit ou crédit surprise, interdit bancaire surprise, dans ce domaine les mauvaises surprises sont nombreuses et toujours à la charge de l’utilisateur (temporellement ou financièrement) ! La finance et les banques sont totalement dépendantes du numérique.
Spatial : Bug provoquant l’explosion de la fusée Ariane 5, bug provoquant l’écrasement de la sonde d’exploration spatiale martienne.
Voiture : Bug sur les calculateurs d’injecteur, de freinage, de commande diverse (vitre électrique), etc
Pompes à essence : (Cette exemple humoristique remet en cause l’extrême précision dont se targe le numérique). La difficulté d’obtenir un chiffre rond.
Les bugs sont difficilement détectables et peu courant mais lorsqu’ils adviennent les conséquences sont souvent énormes et sont souvent récurrentes. Surtout s’il s’agit d’une erreur de conception. (bug de l’an 2010 des cartes bancaires en Allemagne)
Et c’est toujours l’utilisateur qui en paiera les conséquences.
L’état 0 et 1 a été transposé dans le domaine des télécommunications sous un nouveau mode de modulation. Le QPSK est un de ses modes dit numérique car uniquement capable de transmettre des états 0 ou 1.
Donc parfaitement adapté à la transmission numérique car capable de transmettre plus de deux états possibles (2 puissance 2 pour le QPSK).

Physiquement cette modulation se traduit par des changement brusque de phase à intervalle synchronisé. D’un point de vue biologique, c’est la façon la plus violente de perturber un environnement. Mathématiquement cela correspond à la distribution de Dirac.
Toute l’énergie est concentrée dans le changement d’état. L’absence de nuance se traduisant par une capacité de pénétration et transmission importante de l’énergie.
Prenons un exemple : Mr X rencontre Mr Y.
Le signal analogique correspond à la poignée de main échangée.
Le signal numérique correspond à une bonne frappe amicale de Mr X dans le dos de Mr Y.
Il existe de nombreuse thèse sur le sujet et pour éviter de m’enfoncer dans cette controverse à la conclusion déjà connu (la modération), je vous invite à vous informer sur ce sujet hautement polémique.
Ils sont nombreux !
Outre les conséquences psychologiques liées aux perturbation biologiques générées par le signal numérique, il est plus intéressant de noter les influences sur notre société moderne.
La perte de confiance et la suspicion.
Prenons l’exemple du téléphone portable. c’est une Interface numérique entre une personne voulant communiquer avec une autre personne. Le téléphone portable a imposé la notion de disponibilité immédiate à l’ensemble de notre société. Véritable servitude à la machine.
Il est courant de noter un certain agacement lorsqu’il est difficile de joindre quelqu’un sur son téléphone portable. Une certaine suspicion nait même lors que le correspondant devient régulièrement injoignable.
Il n’est pas rare que le téléphone portable soit impliqué dans des conflits de personne partageant des relations trop étouffantes, naissantes ou fragiles.
La perte de sms ou de message vocal enregistrée provoque de nombreux problèmes DE CONFIANCE qui n’ont pour origine que l’interface qui se situe entre l’homme et l’homme.
Et c’est bien là, le problème. Un nouvel acteur s’’est insinué dans les relations humaines avec un pouvoir d’influence sans cesse croissant.
Faire confiance à la machine est une constante dans notre société moderne. Cette confiance est donné sans retour et surtout sans raison. Simplement sur le fait sans preuve que la machine est considérée fiable et sans erreur..
La réalité est tout autre ! La machine commet des erreurs ! Le numérique n’est pas adapté à la complexité de la réalité et nécessite une approximation permanente et une normalisation du vivant (forme d’eugénisme).
La présence d’une interface sans possibilité de contrôle consiste à faire confiance et se donner corps et âme à une machine sans contre-partie non pas à l’inconnu mais aux personnes maîtrisant les machines. Le risque de dérive est évident.
Enfin dans tous les cas le signal numérique trahit la réalité du signal original non seulement par les limitations techniques liées aux interfaces de numérisation mais aussi par le fait que le signal analogique restitué par le numérique n’est qu’une approximation voir une simulation de la réalité.
Le traitement de l’information effectué dans le monde numérique est basé uniquement sur des formules mathématiques. Cette simulation du réel a besoin de point de repère régulier pour être retranscrit dans le monde réel. Une erreur de capteur ou de mesure peut fausser le comportement d’une machine dont le traitement mathématique exclue toute forme d’intuition non « mathématisable ».
Si le monde du numérique semble imiter le monde réel dans la division cellulaire, celui-ci ne tient pas compte du caractère imparfait des phénomènes naturels. Parmi les cellules divisées, les ADNs ne sont pas strictement identiques à la cellule originale par accident ou malformation hasardeuse dépendant de nombreux facteurs dont l’environnement.
La négation des approximations de la réalité permet au numérique de revendiquer une formidable efficacité à l’origine de son expansion.
Gageons que les ambitions de maître du monde que développent intrinsèquement le numérique (normalisation et eugénisme) soit limiter naturellement par ses propres faiblesses !!
Mais pourrons nous supporter longtemps cette montée en puissance réduisant nos libertés fondamentales en une notion virtuelle inadaptée à la machine et surtout garderons nous encore longtemps nos yeux fermés sur un aspect du numérique qui lui n’est pas du tout virtuel :
Le numérique consomme beaucoup d’électricité !
Une compétition entre l’homme et la machine existe déjà ! Celle de l’énergie !

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