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Le peuple est toujours aussi bête

Cette hideuse campagne électorale est enfin terminée. Je déteste ces périodes électoralistes et ennuyeuses, qui masquent les dramatiques réalités au profit de discours insensés et démagogiques… je me suis bien gardé de m’exprimer ces derniers mois sur les propositions des uns ou des autres, ce n’est pas mon genre d’entrer dans cette mêlée sans issue.

François Hollande est élu. Certes on ne regrettera pas le grimaçant Sarkozy, ni sa profonde vulgarité. Une fête à Neuilly c’est vulgaire disait Céline depuis la colline de Bellevue…

Certes, je ne regretterai pas les mensonges de Sarkozy, ses gesticulations.

Et puis aussi l’anti-sarkozisme, tout aussi vulgaire est mort, et ça c’est une vraie bonne nouvelle, en particulier pour Agoravox.

Certes on peut se réjouir d’avoir un nouveau président plus posé, sans doute capable de recul, mais surjouant ses postures présidentielles.

L’avenir nous dira si François Hollande est un faux mou ou un vrai flan.

La France elle, risque de faire un vrai flan.

Concédons au petit peuple de gauche la possibilité d’assouvir son instinct grégaire en se groupant place de la Bastille.

Une fête à la Bastille, c’est vulgaire aussi… aurait pu dire Céline, avec sa faune rigolarde, grouillante et inculte perchée sur une Colonne de Juillet dont elle ignore tout, brandissant des drapeaux algériens ou marocains.

Ou encore avec ses sinistres saltimbanques venus faire la promotion de leur soupe, histoire d’entrer dans la mythologie.

Oui ! la gauche doit écrire sa mythologie, et tout ce que la France compte d’intellectuels, de scribouillards historiques, de saltimbanques décervelés va faire de ce 6 mai 2012 un mythe. Comme en 1981.

Cette soirée n'est qu'une illusion, ami lecteur, comme celle de 1981. Ils déchanteront plus vite qu'en 1981. Lorsque les réalités dissimulées depuis des mois apparaîtront au grand jour, il sera temps de jouer les jolis cœurs en promettant « justice sociale », « retraites à 60 ans »…

Peuple de gauche, peuple de gogos.

Perspective de désolation lorsque l’on voit ressortir de leur sarcophage les momies mitterrandiennes, Fabius, Guigou, Désir, à l’affût d’un maroquin dans le futur gouvernement du triste Jean-Marc Ayrault.

Perspective de désolation lorsque l’on voit les dents longues des « jeunes loups » du PS, la cervelle et le cœur vides, mais les canines plus longues encore que celles de Mitterrand.

Perspective de désolation encore à l’idée de voir au gouvernement une Duflot, un Placé, ou encore la marxisto-féministe Clémentine Autain.

L’élection du Président de la République n’est pas l’élection d’un programme. Le programme, c’est le Parlement qui en décide. Et si Hollande se voyait affublé d’une majorité de droite ?

Qu’importe, la droite serait élue comme pour toute élection sur des promesses intenables, souvent de gauche elles aussi d’ailleurs.

Les plus jeunes ne se souviennent pas des années noires du socialisme dans les années 80. Les années de l’antiracisme notamment qui ont vu les immigrés quels qu’ils soient, transformés en nouveau prolétariat, victimes des blancs, idéologie immonde, cause des graves désordres que nous connaissons à travers la France.

Les années de l’affairisme aussi.

Champagne ! Hollande rase gratis ! 61 000 fonctionnaires de plus, université gratuite pour le monde entier, hausse des allocations, prix de l’essence contrôlé pendant seulement 3 mois…

« Vous nous avez rendus égaux, mais c'est égaux en infortune » dit la petite chanson.

Hauts les coeurs ! Ne soyons pas tristes.

Nous savons que seule une perspective droitiste, libertaire et aristocratique sortira notre pays du bourbier capitalo-marxiste dans lequel il est engoncé.

Droitiste par refus des idéaux égalitaires et démocratiques issus de la Révolution Française, libertaire pour le refus de tout dogme, de toute idéologie et surtout pour une renaissance de l’Individu, de l’Homme libre.

Aristocratique enfin, car c’est à l’élite naturelle de conduire les affaires du pays.

Pour finir, voici une intervention de M.-G. Micberth, qui rappelle ce que doit être une vraie droite libertaire et aristocratique.




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Les réactions les plus appréciées

  • Par Fergus (---.---.---.94) 9 mai 2012 10:32
    Fergus

    Bonjour, Axel.

    Je vous plains sincèrement si votre vision de la société française est réellement celle que vous avez décrite dans cet article bourré de clichés et de poncifs.

    Le titre lui-même est une insulte aux Français, et le reste ne vaut guère mieux, symbolisé par cette « faune rigolarde, grouillante et inculte » qui en dit long sur la condescendance dont nous pouvons être capables, derrière notre écran et souris en main. Sans doute d’ailleurs eussiez-vous tenu des propos tous aussi négatifs sur un peuple de droite victorieux, mais cela ne constitue pas à mes yeux une justification.

  • Par sisyphe (---.---.---.90) 9 mai 2012 10:56
    sisyphe

    Nous savons que seule une perspective droitiste, libertaire et aristocratique sortira notre pays du bourbier capitalo-marxiste dans lequel il est engoncé.

    Droitiste par refus des idéaux égalitaires et démocratiques issus de la Révolution Française,

    libertaire pour le refus de tout dogme, de toute idéologie et surtout pour une renaissance de l’Individu, de l’Homme libre.

    Aristocratique enfin, car c’est à l’élite naturelle de conduire les affaires du pays.

     smiley smiley 

    Dans la rubrique « parodie », ce texte serait destiné à faire un triomphe !

    Vous faites une tournée ? Vous avez des dates ? 

    Sus scène, vous êtes emperruqué, poudré, avec des chaussures à talon ? 

    C’était en direct du Musée Grévin, par Axel de Saint Maure !

     smiley

  • Par Pie 3,14 (---.---.---.113) 9 mai 2012 10:58

    La campagne électorale commentée par un royaliste ( anti-républicain donc), partisan de la monarchie absolue ( refus du suffrage universel), c’est aussi intéressant que l’avis d’un sourd sur Mozart.

    Alors pourquoi prendre la peine de commenter un brouet si pathétique avec l’impayable Micberth en penseur ?

    Parce qu’il faut bien que le « peuple bête » s’exprime et vous souhaite cinq bonnes « années noires de socialisme ».





  • Par HerveM (---.---.---.134) 9 mai 2012 11:31
    HerveM

    C’est marrant que vous parliez de Louis-Ferdinand Céline dans votre article parce que le bonhomme avait une vision sociale bien plus réjouissante que la votre. Voici ces propositions, issues d’un pamphlet aujourd’hui introuvable écris en 1941 :

    « Je décrète salaire national 100 francs par jour maximum et les revenus tout pareillement pour les bourgeois qui restent encore, bribes de rentes, ainsi je n’affame personne en attendant l’ordre nouveau. Personne peut gagner plus de 100 balles, dictateur compris, salaire national, la livre nationale. Tout le surplus passe à l’État. Cure radicale des jaloux. 100 francs pour le célibataire, 150 pour les ménages, 200 francs avec trois enfants, 25 francs en sus à partir du troisième môme. Le grand salaire maxima : 300 francs par jour pour le Père Gigogne. Ça sera une extrême exception, la moyenne 70-100 balles.
    Forcément y en a qui fument, qui trouvent que c’est pas juste du tout, les ceusses qui gagnent pas leurs cent francs… Pardon ! pardon ! Tout est prévu ! 50 francs salaire minimum, 75 marié, 100 francs les pères de famille avec trois enfants au moins. J’ai pensé à eux.
    Plus de chômage bien entendu. Comment vous supprimez ça ?
    Je nationalise les Banques, les mines, les chemins de fer, les assurances, l’Industrie, les grands magasins… C’est tout ? Je kolkozifie l’agriculture à partir de tant d’hectares, les lignes de navigation, je ramasse le blé, les froments, l’élevage des génisses, et les cocottes avec leurs oeufs, je trouve du boulot pour tout le monde. Et ceux qui veulent pas travailler ? je les fous en prison, si ils sont malades je les soigne.
    Comme ça y aura plus d’histoires, faut que tout le monde y passe, les poètes je m’en occupe aussi, je leur ferai faire des films amusants, des jolis dessins animés, que ça relèvera le niveau des âmes, il en a besoin. Une fois qu’on est sorti de la tripe, de l’obsession de la boyasse, tous les petits espoirs sont permis.

    Faut pas du grand communisme, ils comprendraient rien, il faut du communisme Labiche, du communisme petit bourgeois, avec le pavillon permis, héréditaire et bien de famille, insaisissable dans tous les cas, et le jardin de cinq cents mètres, et l’assurance contre tout. Tout le monde petit propriétaire. Le bien Loucheur obligatoire. Toujours les 100 francs maxima, les maridas à 125, les grosses mémères à 150. Ça fera des discussions affreuses, du bignolage perte d’ouïes, un paradis pour ménagères, on arrêtera plus de jaboter à propos des profiteurs qu’ont des 4 et 5 enfants, mais ça aura plus de conséquences, ça pourra pas soulever les masses des différences de 25 francs.
    Votons mesquin, voyons médiocre, nous serons sûrs de pas nous tromper. Voyons le malade tel qu’il se trouve, point comme les apôtres l’imaginent, avide de grandes transformations. Il est avide de petit confort.
    Quand il ira mieux ça se verra, on pourra lui faire des projets, des grandes symphonies d’aventures, nous n’en sommes pas nom de Dieu ! Si on le surpasse il va en crever, il va s’écrouler dans son froc, il va débiner en lambeaux, il va se barrer en jujube, il tient déjà plus lerche en l’air… Il est vérolé d’envie comme le bourgeois d’avarice. C’est le même microbe, même tréponème.
    C’est ça qui leur donne des abcès, qui les torture, les grimace.
    Les opérer tous les deux, ensemble, d’un même bistouri, c’est Providence et charité, c’est la résurrection sociale.
    Ils sont trop laids à regarder, tels quels, convulsant dans leur merde, il faut agir, c’est un devoir, c’est l’honnêteté du chirurgien, une toute simple, fort nette incision, presque pas sanglante, une collection fleur à peau, archi-mûre… un petit drain… quelques pansements… et puis c’est tout… huit à dix jours…

    Moi j’aime pas les amateurs, les velléitaires. Faut pas entreprendre un boulot ou bien alors il faut le finir, faut pas en laisser en route, que tout le monde se foute de votre gueule…
    Si on fait la révolution c’est pas pour la faire à moitié, il faut que tout le monde soye content, avec précaution, douceur, mais avec la conscience des choses, qu’on a rien escamoté, qu’on a bien fait tout son possible.
    Quel est l’autre grand rêve du Français ? 99 Français sur 100 ? C’est d’être et de mourir fonctionnaire, avec une retraite assurée, quelque chose de modeste mais de certain, la dignité dans la vie.
    Et pourquoi pas leur faire plaisir ? Moi j’y vois pas d’inconvénient. C’est un idéal communiste, l’indépendance assurée par la dépendance de tout le monde. C’est la fin du “chacun pour soi”, du “tous contre un”, de “l’un contre tous”. Vous dites : Ils fouteront plus grand’chose. Oh ! C’est à voir… On en reparlera… Je trouve ça parfaitement légitime que le bonhomme il veuille être tranquille pour la fin de ses jours. C’est normal… et la sécurité de l’emploi… c’est le rêve de chacun. Je vois pas ce que ça donne d’être inquiet, j’ai été bien inquiet moi-même, j’en ai t’y mangé de la vache ! Je crois que je suis un champion de la chose, j’ai tout de même ça en horreur. Je vois pas à quoi ça peut servir pour le relèvement de la Sociale, la marche agréable du Progrès, de se casser le cul effroyable, d’en chier comme trente-six voleurs, sans fin ni trêve, les consumations par l’angoisse que c’est du crématoire de vie. »


    « Entendu, ne chichitons pas, acceptons vaillamment l’usine, mais pour dire que c’est rigolo, que c’est des hautes heures qu’on y passe, que c’est le bonheur d’être ouvrier, alors pardon ! l’abject abus ! l’imposture ! l’outrant culot ! l’assassinat désinvolte ! Ça vaut d’appeler les chiots un trône, c’est le même genre d’esprit, de l’abus sale.
    Bien sûr on peut pas supprimer, l’usine dès lors étant admise, combien d’heures faut-il y passer dans votre baratin tourbillant pour que le boulot soye accompli ? toutes les goupilles dans leurs trous, que vous emmerdiez plus personne ? et que le tâcheron pourtant crève pas, que ça tourne pas à sa torture, au broye-homme, au vide-moelle ?...
    Ah ! C’est la question si ardue… toute délicate au possible. S’il m’est permis de risquer un mot d’expérience, sur le tas, et puis comme médecin, des années, un peu partout sous les latitudes, il me semble à tout bien peser que 35 heures c’est maximum par bonhomme et par semaine au tarabustage des usines, sans tourner complètement bourrique.
    Y pas que le vacarme des machines, partout où sévit la contrainte c’est du kif au même, entreprises, bureaux, magasins, la jacasserie des clientes c’est aussi casse-crâne écoeurant qu’une essoreuse-broyeuse à bennes, partout où on obnubile l’homme pour en faire un aide-matériel, un pompeur à bénéfices, tout de suite c’est l’Enfer qui commence, 35 heures c’est déjà joli. La preuve c’est qu’on voit pas beaucoup des jeunes effrénés volontaires s’offrir à la conduite des tours, des fraiseuses racleuses chez Citron ou chez Robot C°, pas plus que de commis éperdus mourant d’adonner leur jeunesse à l’étalage chez Potin. Ça n’existe pas. L’instinct les détourne. »

    Quand on lit ça, on comprend mieux pourquoi l’Education National préfère que l’on s’instruise avec « Les fourberies de Scapin » et autre « Mme Bovary »....

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