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Le président un narcissique vertueux fabuliste

J’espère que les Villepinistes auront regardé l’émission ARTE sur notre président, un illusionniste n’ayant pas de compétences pour  diriger un pays, mais qui sait conquérir le pouvoir, voilà ses concurrents prévenus et les français aussi. C’est le résumé de dix journalistes de la presse internationale en poste à Paris. Le film est visible à ce lien http://videos.arte.tv/fr/do_search/...

Dans un article je m’interrogeais de savoir ce que faisait encore de Villepin dans le giron de Sarkozy, même si certains de ses amis qui le soutenaient ont rejoint la cour du roi que nous a présenté cette émission. Ma question est encore plus d’actualité après ce film tant il y a urgence à refonder la droite dont certains pronostiqueurs l’allient, dans le futur, au FN auquel elle a  puisé des thèmes pour exister et gagner l’élection de 2007.

Mais je crains que ce soit plus tôt, car les législatives risquent d’être une banqueroute pour les députés « umpistes », ainsi une alliance politicienne semblerait être une bouée de secours, car je ne vois pas Bayrou  apporter ses voix.

Certains s’interrogeaient d’un possible renoncement à la candidature, il en serait bien inspiré, mais je ne crois pas, il a renoué avec ses défauts et envoyer des hameçonnages, la grève et le génocide arménien, il sera donc assurément candidat

Alain Duhamel avait déjà bien analysé le personnage en le comparant à un premier consul.

Le Consulat est de retour. Il y a chez Nicolas Sarkozy bien des aspects d'un Premier consul contemporain. Certes, il n'est pas Bonaparte mais c'est un bonapartiste grand teint. Lui comme le Corse à ses débuts ont tendance à tout vouloir réinventer eux-mêmes. Ils avancent sur tous les terrains à la fois. Leur ambition est immense. Issus l'un et l'autre d'une petite noblesse fraîchement établie en France après des épreuves, ils tiennent à démontrer leur supériorité. Dominateurs et sujets à de brusques anxiétés, ils ne doutent pas de leurs qualités mais ils craignent souvent que le destin ne se dérobe. Ils ont de grands espoirs et de sombres pressentiments. Ils ne résistent pas à l'ostentation. Ils aiment aussi beaucoup les femmes, avec emportement, non sans de cruelles déconvenues, non sans d'enviables succès. Là encore, la discrétion n'est pas leur fort. Ils ont de l'orgueil à revendre, une impressionnante promptitude d'esprit. Ils aiment décider, ils n'ont pas peur d'imposer. Ils attachent semblablement le plus grand prix à la mise en scène publique de leur action. Le nouveau président de la République se vit comme un cousin de Bonaparte à une époque aussi tourmentée, à sa manière, que le Consulat. Apparaîtra-t-il comme un nouveau Premier consul plus civil, plus démocrate, moins génial bien sûr, moins chimérique, moins submergé par le mythe de sa propre gloire mais aussi avide de marquer et de rompre ? C'est son rêve. Ce serait un miracle. Faut-il prier pour cela ?

Prier certainement, mais pour qu’il parte. Le portrait tracé par la presse internationale est, écrasant et incriminant, j’avais déjà écris que nous avions le plus mauvais président de la république, en plus il est imbus de sa personne inconscient qu’il puisse se tromper, ce qui est impardonnable dans un monde qui ne progresse que sur le mode échec.

Ainsi, hormis d’être reconnu pour ses talent de conquérant du pouvoir et une bonne prestation dans la crise de Tchétchénie en politique extérieure, à la présidence de l’Europe  et dans la crise Grecque, rien d’autre n’a trouvé grâce aux yeux des correspondant étranger, je n'ai même pas aimé du tout le rejet physique qu’il inspirait à Angela Merkel, mais je ne boude pas cette petite touche émotionnelle comme lui-même sait si bien en jouer.

Finalement je ne me suis pas délecté de ce constat « misérabiliste », j’ai eu une certaine gêne, et j’ai pensé à un article où j’écrivais, comment ceux qui l’entourent peuvent accepter tout cela, d’où ma déception  à l’époque de voir Juppé rejoindre ses rangs, comment des parlementaires ont pu laisser passer tout cela. Ecouter sur ARTE, qu’ils sont vus par ces correspondants comme hommes de paille ne relève pas la démocratie.  L’on peut penser qu’un se trompe mais quand ils sont quasi unanime, difficile de douter de leur analyse.

 En fait ce malaise tient au fait qu’il a augmenté encore plus le désamour du peuple avec ce qui est l’essence de la démocratie, la classe politique.

Il ne peut y avoir de démocratie sans cet exercice, ce n’est donc pas avec 27% de satisfait du président et 44% des députés que la charnière de l’institution de la cinquième république se porte bien, c’est en ce sens que les français disent pour 60% d’entre eux qu’elle va mal.

 Ce film est du pain bénit pour ses adversaires, mais un handicap pour celui qui sera élu derrière Sarkozy, car Sarkozy a tellement dévalorisé la fonction présidentiel que son successeur le trainera comme un boulet un certain temps.

 Nous devions avoir un napoléon, nous n’avons eu qu’un narcissique vertueux fabuliste.

 

par ddacoudre jeudi 22 décembre 2011 - 46 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par colza (xxx.xxx.xxx.23) 22 décembre 2011 11:55

    Je n’ai pu regarder que la première demi-heure de ce documentaire, non que j’avais ensuite autre chose à faire, mais parce que j’ai pas pu le supporter plus longtemps. 

    La simple vue de Sarko m’indispose profondément, mais là, c’était autre chose, quelque chose entre la honte et la pitié. C’était si évident que ce monsieur n’était pas fait pour la fonction à laquelle 53% d’électeurs l’ont désigné, il était si ridicule, emprunté, pas à sa place que j’ai du abandonner.
    Je ne comprend toujours pas qui a pu le placer là et au service de quels intérêts. 
  • Par Fergus (xxx.xxx.xxx.171) 22 décembre 2011 16:40
    Fergus

    Bonjour, Colza.

    La vue de Sarkozy dans un journal télévisé m’indispose également. Pour autant, j’ai regardé d’un bout à l’autre ce passionnant documentaire. Et le moins que l’on puisse dire est qu’il sort essoré de ces 70’. Pas un correspondant étranger, qu’il soit américain, britannique, allemand, espagnol, italien, belge ou russe pour faire l’éloge de celui qui est, à leurs yeux, un égotique sans cap, naviguant à vue, et qui a été incapable de faire progresser son pays, incapable de mener les réformes. Tout juste lui reconnaissent-ils quelques rares succès à l’international, mais c’est tout. Et c’est bien peu. Et que dire de la manière dont a été jugé par eux le discours de Grenoble et la chasse aux roms médiatisée qui s’en est suivie ?"Pitoyable", "ignoble", "dégueulasse", ont été les mots employés par ces correspondants pour qualifier cette action. Un documentaire à montrer à tous ceux qui croient encore que Sarkozy a l’étoffe d’un chef d’état !

  • Par Daniel Roux (xxx.xxx.xxx.245) 22 décembre 2011 11:55
    Daniel Roux

    L’auteur est vraiment très déçu par Sarkozy. Son incompétence et ses failles de caractère étaient pourtant connues, dénoncées, prouvées.

    Je l’ai souvent écrit, dès 2007, le vrai problème posé par l’élection de Sarkozy est le mode de sélection des candidats aux plus hautes fonctions.

    Comment un type pareil a t-il pu être élu Maire puis nommé ministre ?

    Il faut bien admettre que n’importe quel abruti, pour peu qu’il sache donner du foin aux bestiaux et leur flatter la croupe, est capable d’être désigné candidat par un parti, surtout un parti dont l’emblème pourrait être une mangeoire.

    Je demandais que les partis soit légalement obligé à avoir un fonctionnement démocratique et qu’ils soient obligés de s’en donner les moyens d’autant qu’ils sont largement subventionnés par l’argent public.

    Je réclamais que soit inscrit dans la loi que, suivant les postes à pouvoir, les candidats ait un pré-requis obligatoire. Par exemple pour prétendre à être Président de la République, être diplômé de Sciences Po et être président de Région sur au moins 2 mandats ou avoir été premier ministre plus de 2 ans.

    Ces critères ne sont pas une garantie de qualité ou de probité (Giscard et Chirac les remplissait), mais ont l’avantage de reposer à la fois sur un niveau d’étude, sur une expérience et être vérifiables.

  • Par Richard Schneider (xxx.xxx.xxx.63) 22 décembre 2011 18:55
    Richard Schneider

    Bonsoir Fergus,

    Comme vous j’ai regardé de bout en bout l’émission - j’ai mis la vidéo de côté : je vais la diffuser à tout vent ...
    Je crois que Colza et Leroux ont raison : cet homme n’était pas fait pour être président de la république française. Marianne nous avait bien prévenus : d’un tempérament impulsif et colérique, NS n’a jamais habité la fonction. Pourquoi ? Peut-être, outre son caractère, il manque cruellement de cette "culture française", comme avait pu l’avoir de Gaulle ou Mitterrand.
    Je pense qu’il aurait été plus à même d’être président des USA - il n’aurait pas été pire que Bush !
    Bonne soirée,
    RS
    PS. Je suis entrain d’écouter "C’est dans l’air". Comme d’habitude, toujours les mêmes intervenants, ceux qui propagent la bonne parole du libéralisme - quand ce n’est pas celle de Sarkozy. Quel bourrage de crâne !!!

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