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Accueil du site > Tribune Libre > Le sacrifice ultime, du kamikaze au djihadiste

Le sacrifice ultime, du kamikaze au djihadiste

La glorification du sacrifice ultime n'est pas un phénomène nouveau : de la légion étrangère franquiste qui plastronnait avec ses "viva la muerte, en passant par les kamikazes japonais qui n'eurent pas le choix et se sont sacrifiés tristement, poursuivant par le poseur de bombes qui vivant est un terroriste et mort un martyr pour finir pas le djihadiste qui se rend dans un pays qu'il ne connaît pas, combattre des gens qui ne le menacent pas, pour des idées qu'il connaît à peine mais claironne avec force.

Ces personnages, avant d'être des armes de destruction sont avant tout des armes de propagande pour peu qu'ils acceptent de mourir en clamant leurs convictions.

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Kamikaze avant leur départ

Ces derniers temps, les sociétés occidentales et les communautés musulmanes ont été confrontées à un phénomène jusque-là relativement peu développé, celui de jeunes gens, souvent des presque adolescents, quelques fois récemment convertis, souhaitant partir faire le « djihad » dans un pays qu’ils ne connaissent pas, pour des gens qu’ils ne connaissent pas et pour des valeurs qu’ils venaient parfois de découvrir.

Comment parvenir à ce que de jeunes gens, qui ont la vie devant eux, revendiquent d’aller combattre pour un pays qui leur est inconnu, voire de « désirer la mort » pour s’inscrire au panthéon des martyrs ?

Quelles peuvent être leurs motivations ? Est-ce une particularité de l’Islam que de déclencher ces vocations de pureté guerrière ?

Pourquoi ces adolescents mal dans leur peau, se découvrent-ils soudain une vocation de martyr ?

Mon propos est ici de montrer que ces « apprentis guerriers » avant d’être des armes de destruction sont avant tout des armes de propagande.

Pensant mourir pour un idéal, ils ne meurent parfois que pour une manipulation.

Les motivations qui semblent les animer ; amalgame de courage, d’abnégation, de désir de pureté et de sacrifice, idéal religieux, de désir de mort, on peut les retrouver dans de nombreux régimes totalitaires à travers l’histoire.

Dans un premier temps, quelques statistiques sur le sacrifice ultime à travers l’attentat suicide. Un des spécialistes de la question l’américain Robert A. Pape dénombre en 2003, 186 attentats suicides différents dans le monde qui ont touché le Liban, Israël, le Sri Lanka, l'Inde, le Pakistan, l'Afghanistan, le Yémen, la Turquie, l'Algérie, la Russie et les États-Unis.
Il en compte 31 dans les années 1980, 104 dans les années 1990, et 53 sur les seules années 2000 et 2001, indiquant ainsi une progression constante de ce mode d’attentat. De 2000 à 2004, il y aurait eu 472 attentats-suicides, dans 22 pays, ayant tué plus de 7 000 personnes. Les recordmans de l’attentat étaient au début des années 2000, les Tigres Tamouls du Sri-Lanka avec 75 attentats suicides sur 186 de 1980 à 2001. (1)

Je vous propose d’aborder ce culte à travers 4 exemples de notre histoire récente :

1- La légion espagnole franquiste en 1936 qui s’était approprié le cri de ralliement « viva la muerte ».

2- Les kamikazes en 1944 et 1945, glorifiés comme des héros qui devaient accepter de mourir pour éviter le déshonneur au Japon et à l’Empereur.

3. Les porteurs de bombe qu’ils soient Tamouls, Palestiniens, Tchétchènes, Turcs , qui se font exploser dans les lieux fréquentés ou sur des cibles précises.

4- Les djihadistes, dernier avatar, dans cette promotion de la mort, celui des djihadistes. Ces combattants internationalistes présentés comme des “shahids”, des martyrs.

 

1. La légion Espagnole franquiste :

« Viva la muerte » était un cri de ralliement franquiste pendant la guerre d'Espagne, créé par le général José Millán-Astray,  un militaire espagnol créateur de la Légion espagnole, aux caractéristiques similaires de celles de la Légion étrangère française.

« Viva la muerte » était donc le cri de la Légion Espagnole et voulait témoigner d’un courage total et d’un mépris pour la mort.
C’est dans cette légion que s'incorporèrent de jeunes militaires, dont Franco qui l’adopta.

Ce même José Millán-Astray aurait aussi lancé « À mort l'intellectualité traîtresse ! » en octobre 1936 contre le philosophe basque Miguel de Unamuno, recteur de l’université de Salamanque. Celui-ci a prononcé ce jour-là un discours prophétique (2)  :

« Je viens d'entendre un cri nécrophile et insensé : Vive la Mort ! Et moi, qui ai passé ma vie à façonner des paradoxes qui ont soulevé l'irritation de ceux qui ne les comprenaient pas, je dois vous dire en ma qualité d'expert, que ce paradoxe barbare est pour moi répugnant.

Le général Millan Astray est un infirme. (3) Disons-le sans arrière-pensée discourtoise. Il est invalide de guerre. Cervantes l'était aussi. Malheureusement, il y a aujourd'hui en Espagne, beaucoup trop d'infirmes. Et il y en aura bientôt encore plus, si Dieu ne nous vient pas en aide.

Je souffre à la pensée que le général Millan Astray pourrait établir les bases d'une psychologie de masse. Un infirme qui n'a pas la grandeur spirituelle d'un Cervantes recherche habituellement son soulagement dans les mutilations qu'il peut faire subir autour de lui.  

Cette université est le temple de l'intelligence. Et je suis son grand prêtre. C'est vous qui profanez cette enceinte sacrée. Vous vaincrez parce que vous possédez plus de force brutale qu'il n'en faut. Mais vous ne convaincrez pas. Car, pour convaincre, il faudrait que vous ayez des arguments. Or, pour cela, il vous faudrait avoir ce qui vous manque : la Raison et le Droit avec vous. Je considère comme inutile de vous exhorter à penser à l'Espagne. »

Suite à ce discours Miguel de Unamuno fut limogé et mourut dans l’année.

« Viva la muerte » était donc un slogan censé témoigner du courage et du mépris de la mort des combattants franquistes.

C’est un premier argument du sacrifice ultime qui sert plus à valoriser le candidat qu’à le faire réellement craindre : sachant qu’il méprise la mort, le combattant-sacrifié pense qu'il est redouté et craint par ses ennemis. Mais le légionnaire franquiste n’était pas obligatoirement promis à la mort.

 

2. Les Kamikazes  : 

Le mot signifie « Vent divin  ». Durant l’été 1944, dans un contexte de désespoir, la guerre semblant irrémédiablement perdue et afin de freiner la poussée américaine, le quartier général Japonais, décide de constituer une unité spéciale d'attaque composée de pilotes devant projeter leurs appareils sur des bâtiments ennemis.
La symbolique du mot renvoyait aux typhons légendaires qui, au 13ème siècle auraient mis en déroute la flotte de Kubilai Khan et stoppé les tentatives d’invasions mongoles.

Les Kamikazes avaient donc une fonction autant militaire que sociale : ils étaient destinés par leur exemple et par les références historiques utilisées, à pousser l’ensemble du Japon à se battre jusqu’à la mort. Il y eut en fait deux programmes d’attaque suicide. Le programme des « dieux du tonnerre » constitués d’avion torpilles portés par des bombardiers et largués moins de 40 km avant leur objectif. Et le programme Kamikaze, plus connu, constitués de chasseurs obsolètes Zéros qui se précipitaient sur les navires.

Au cérémonial de départ d'une attaque, les kamikazes vouaient allégeance à Hirohito, récitaient un poème d'adieu en référence au devoir de sacrifice puis buvaient un verre de saké en se tournant vers leur région de naissance

Si certains kamikazes étaient volontaires pour se sacrifier pour l’empereur, d'autres étaient contraints par l'état-major militaire et la pression sociale.

L’un d’eux, aurait déclaré : « L'avenir du Japon est bien morne s'il est obligé de tuer l'un de ses meilleurs pilotes. Je ne fais pas cette mission pour l'Empereur ou l'Empire… Je la fais car j'en ai reçu l'ordre ! »

On n’est donc pas surpris à la lecture des lettres laissées par ces adolescents, de découvrir que ce n’étaient pas des fanatiques heureux de donner leur vie. Beaucoup sont partis sans enthousiasme, poussés par un sens extrême du devoir et par le sentiment qu’ils étaient une solution de dernière chance.

Mais le kamikaze est un contre-exemple du sacrifice ultime dans la mesure où il a véritablement été pensé comme une arme de destruction capable de changer le cours de la guerre. Dans tous les autres cas, le sacrifice est une arme plus psychologique que militaire.

Les Kamikazes ont également illustré deux autres arguments du sacrifice ultime : son faible coût et son exemplarité sociale. Son faible coût eu égard aux dommages qu’ils pouvaient provoquer, il renvoyait à une période de guerre où la vie n’avait plus beaucoup de valeurs.
Son exemplarité, la mort du kamikaze était aussi intéressante par les dommages qu’elle pouvaient causer, que pour servir d’exemple à l’ensemble de la population et la pousser à accepter de plus grands sacrifices.

Le kamikaze n’a cependant été possible que du fait de deux caractéristiques propres au Japon et à la période : l’importance de la pression sociale et le sentiment de défaite imminente.

 

3. Les porteurs de bombe :

Le sacrifice ultime a été développé on vient de le voir, de différentes façons et pas seulement par l’Islam. Ces dernières années cependant, les médias occidentaux ont particulièrement mis en exergue les figures islamiques récentes.

Deux figures ont particulièrement marqué : celle du porteur de bombe se faisant exploser et celle, moins radicale, du djihadiste partant en guerre dans un pays qui n’est pas le sien se battre contre des gens qui ne le menacent pas.

Si le porteur de bombe semble plus poussé par des motifs nationalistes que religieux, les motivations du djihadiste semblent plus complexes, très variables selon l’âge des candidats, quelquefois renvoyant à des motivations religieuses, d’autre fois à des motifs de désœuvrement et de quête de sens.

L’islam a cependant été le seul de ces exemples à rajouter des promesses étonnantes sur « l’après-vie ». Le cas des « 70 vierges » serait cocasse s'il n'intervenait pas dans un contexte aussi dramatique.

3.1. La promesse des 70 vierges :

On peut penser que l’argument développé est propre aux sociétés musulmanes où la coupure entre hommes et femmes, la prohibition des rapports sexuels hors mariage et le coût des unions, a entraîné auprès des hommes jeunes, un niveau de frustration rarement atteint.

Cette situation a généré plusieurs « adaptations » qui vont des mariages temporaires utilisés dans l’esclavage sexuel déguisé du « jihad du sexe » aux pratiques sexuelles et aux interventions médicales destinées à protéger ou reconstituer la virginité des jeunes femmes.

On peut remarquer le paradoxe et le coté presque cocasse de cette promesse de « l’après-vie » et cette curieuse conception du monde spirituel ou l’appétit sexuel perdure et contribue à la valorisation du candidat susceptible de satisfaire 70 vierges.
Promesse enfin ou la réussite et l’abondance est marquée non par la sagesse et l’élévation de l’âme mais par le nombre de femmes possédées. (4)

Les divers commentateurs ne s’accordent pas d’ailleurs sur le nombre de ces vierges : Pour Al-Tirmidhi, éminent commentateur du Coran du 9ème siècle ils en remportaient 72, alors que Mulla Ali Qari, un imam du 11ème siècle, n'en attribuait que 70 auxquelles il fallait ajouter deux épouses humaines. L'imam Al-Bayhaqi était plus généreux, puisqu'il accordait 500 épouses, 4.000 vierges et 8.000 femmes mariées à chaque homme. La signification du mot « hour  » habituellement utilisée pour désigner ces « vierges » est également ouverte à l'interprétation, car il peut signifier « raisin blanc  » si on choisit de le lire en syriaque plutôt qu'en arabe.
Mais qui voudrait mourir pour 70 ou même 500 raisins blancs…

3.2. Plus le porteur de bombe est jeune et fragile, plus il est exemplaire

Le porteur de bombe est loin d’être une exclusivité musulmane. Cette technique de l’attentat suicide semble avoir été utilisée de façon systématique pour la 1ère fois à l’époque moderne par les Tigres Tamouls, séparatistes Marxistes-Léninistes du Sri-Lanka. Au Moyen Orient, les plus anciens attentats remontent aux années 1980 et à la guerre du Liban contre les USA, la France, puis Israël.

Le porteur de bombe est un homme isolé. En désespérance. Pensant par son geste améliorer le sort de ceux qui lui survivront. Plusieurs reculeront n’ayant pas atteint un niveau de désespérance suffisant.

Le désespoir de son geste renvoi à l’inhumanité de la situation qui a pu le pousser à l’accomplir.

Ainsi, plus le porteur de bombe est jeune, plus il est fragile (une femme) et plus son sacrifice est choquant et incompréhensible. Plus il vient souligner l’inhumanité de ceux (les pouvoirs en place, et selon les pays, les Israéliens, les Sri Lankais, les Irakiens, les Ukrainiens…) qui l’ont conduit à cette désespérance et à ce sacrifice.
Sa mort ne sert qu’à démontrer l’inhumanité de celui qui a provoqué un tel niveau de désespérance. Les victimes qu’il peut faire ne sont rien face à l’exemplarité de ce sacrifice ultime.

Ainsi en octobre 2000, dans le magazine Egyptien « Al Ahram al-Arabi », le Mufti de Jérusalem, Cheikh 'Ikrima Sabri, a exprimé son admiration pour le « martyr » des enfants, rajoutant  : « Plus jeune est le martyr, plus je l'estime et le respecte ».

A ce titre, le « porteur de bombes » est plus une arme de propagande qu’une arme de destruction. L’impact de son sacrifice sera auprès de l’opinion, d’autant plus fort qu’il semble jeune et innocent.

Sa mort n’est qu’un préalable nécessaire aux manifestations, aux démonstrations et aux célébrations qui vont être organisées autour d’elle.

L’impact de ces cérémonies est autant interne qu’externe. A l’interne, il permet de renforcer le soutien, la détermination de la communauté, d’en resserrer les liens par un spectacle cathartique où tout un peuple se rassemble autour d’une victime expiatoire.
De ce point de vue, le sacrifice du porteur de bombe pourrait s’apparenter à celui des sacrifices humains offerts à l’appétit de Dieux sanguinaires (Aztèques) à celui d’enfants ou de vierges (Incas) ou ceux de la mythologie ou de jeunes vierges sont offertes à l’appétit de dragons et autres monstres.

A l’extérieur, il offre le spectacle d’une insupportable douleur et témoigne de la barbarie de l’occupant qui l’a provoqué. Spectacle déterminant et d’autant plus amplifié qu’il permet de susciter un courant de sympathie.
Vivant, le porteur de bombe est un assassin. Mort, c’est une victime et un martyr. Sa conviction face à la mort est la meilleure des propagandes.

 

4. Le djihadiste

Si le porteur de bombe est un homme seul, le djihadiste espère au contraire être le membre d’un collectif. Il est motivé par l’exemple d’amis, de camarades ou de proches ou tout simplement par l'image idéalisée d'un collectif.

C’est souvent un jeune désoeuvré, en manque de sens, à la recherche d’une valorisation : l’image du combattant, du martyr, ou un fantasme de porteur de cause. Les apprentis guerrier peuvent y aller par désoeuvrement, pour « apprendre le maniement des armes », à la recherche d’une aventure quelquefois idéalisée à la limite des vacances. (5)

Une des particularités des discours utilisés pour convaincre mais aussi justifier les porteurs de bombe et les djihadiste est d’avoir insisté, plus que cela n’a été fait jusqu’alors, sur sa démarche et ses motivations personnelles.
Le kamikaze n'avait pas de motivation personnelle, il en avait reçu l'ordre et s'il était volontaire c'est pour tenter de sauver son pays.

Mais depuis, les sociétés sont devenues beaucoup plus individualistes, plus hédonistes, plus centrées sur les notions de plaisir et d’aisance.
La pression sociale qui avait pu convaincre les kamikazes n’est plus suffisante. Les candidats, on le sait, sont des jeunes en quête de repères. La propagande islamiste s’est donc adaptée à ces cibles et a insisté sur les motivations personnelles, sur le sens la détermination et les convictions du djihadiste.

Ces motivations servent autant à asseoir un processus d’abandon de sa personnalité antérieure, apprendre à se défaire de ses goût jugés futiles, de ce à quoi il pouvait tenir, qu'à justifier et glorifier son geste aux yeux de ses proches.

La dimension médiatique du djihadiste est devenue essentielle. Son geste est un discours politique et un exemple pour ceux destinés à le suivre. Le djihadiste se doit d’être déterminé . Un djihadiste hésitant est une contre-propagande. Comme pour le porteur de bombe, l’intensité de l’affirmation de ses convictions est d’autant plus forte qu’il est proche de la mort.
S’il est mort, c’est encore mieux et ses paroles sont à la limite du prophétique.

 

5. Conclusion sur les mécanismes du candidat à la mort

Chacun de ces 4 exemples a exploité des particularités historiques et culturelles.

Les franquistes ont exploité le sens de la mise en scène, le machisme latin et la valorisation du courage.

L’état-major japonais a utilisé l’exceptionnel niveau de « sens du devoir » et de pression sociale de la société nippone. Les kamikazes ont accepté de se sacrifier sans joie et parfois sans conviction pensant qu’il s’agissait d’un sacrifice qui ne faisait qu’avancer l’heure de leur mort. Ils étaient persuadés que les Américains les tueraient tous.

Les propagandistes islamistes ont utilisé et développé la désespérance de jeunes (hommes ou femmes), profitant d’un « mal-être » ou d’un désoeuvrement sur fond d’instrumentalisation d’une volonté de revanche de la société musulmane vis-à-vis de l’occident.

On retrouve cependant dans tous ces exemples, des mécanismes identiques qui ne renvoient en rien à une spécificité religieuse, culturelle ou politique. Ces mécanismes sont ceux de la propagande, de la manipulation et de la psychologie de masse du fascisme (6).

  • Tout d’abord et principale remarque, le développement de ce type de « sacrifice » n’est pas une conséquence de l’élévation du niveau de désespérance, ou d’un simplement sentiment nationaliste. C’est une stratégie, froidement réfléchie et appliquée. L’impact réel de ces figures est moins de l’ordre de la destruction et plus de celui de la propagande.
    L’impact essentiel est psychologique et médiatique . Le kamikaze est le seul exemple d’une véritable arme où les Japonais ont pu espérer changer le cours du conflit.
    Ce mode opératoire s’est développé principalement en direction de pays démocratiques sensibles à l’opinion et sur lesquels il a donné des résultats quand les objectifs étaient limités (1). Nous l’avons dit, le « sacrifice » n’est pas une arme de destruction, c’est une arme de propagande, les pays totalitaires y sont peu sensibles.
    Le dénominateur principal de ces « sacrifices » est plus laïque que religieux, il est nationaliste lié à des objectifs de libération nationale. Dans celui du djihadiste il est lié à la réinstauration d’un régime politique islamiste, le Califat.
     
  • Au-delà des explications sur leur développement, quels sont les mécanismes psychologiques utilisés pour convaincre ou contraindre les exécutants ?
    On retrouve toujours le principe de la glorification sociale : ce n’est pas pour soi qu’on accepte de mourir mais pour se grandir aux yeux des autres. Paradoxalement, et c’est le principal aspect « glorieux » de cette mort, on accepte de mourir par sens social. C’est une mort pour les autres à l’image d’une autre figure célèbre. Par ailleurs, plus le candidat est jeune et faible et plus son sacrifice souligne l’inhumanité de celui qui est censé l’avoir provoqué.
  • On y retrouve le principe de l’abaissement de l’importance du monde réel au profit du surinvestissement et de l’idéalisation d'un objectif qui peut être la cause, la nation, un futur idéalisé, l’empereur, Dieu, la religion et enfin « l’après-vie ».
  • Mais cela ne suffirait pas. Pour faire accepter l’éventualité de sa propre mort, il faut non seulement glorifier cette mort, mais il faut aussi abaisser les barrières et les résistances de la personne. D’ailleurs, les exemples sont multiples de personnes ayant « reculé » au moment ultime. C’est pour cette raison et pour supprimer toute possibilité de choix que les candidats doivent être particulièrement encadrés et surveillés. Sur ces chemins de mort, le choix n’est plus possible.
  • C’est aussi pour cette raison que dans les « protocoles » de dépersonnalisation, ou d’acceptation, il importe de convaincre de l’absence de sens de la vie actuelle. De faire accepter l’idée qu’« Il n’est pas supportable de tolérer de continuer à vivre dans de telles conditions ».
  • Une autre caractéristique est la conviction enracinée de la noirceur de l’ennemi. Nous avons parlé des kamikazes persuadés d’être massacrés s’ils tombaient entre les mains des américains. Le site conservateur américain « WorldNetDaily » cite une émission télévisée Palestinienne appelée « Club des enfants » présentant des spectacles de marionnettes, des chansons et un personnage de Mickey, glorifiant la violence et le terrorisme, en enseignant aux enfants des chansons comme « Lorsque j'entrerai dans Jérusalem, je me transformerai en bombe vivante. ». Cette image du « mal incarné » est aujourd’hui au Moyen Orient, résumée par une certaine presse et sur les sites complotistes par le terme « sioniste » reprenant les arguments de domination du célèbre faux « Protocole des sages de Sion ».
  • C’est aussi la raison pour laquelle le facteur principal de sélection de ces « candidats » est le « mal-être » et la suggestibilité. Plusieurs auteurs ont souligné que ce n'est pas tant l'organisation qui transformait la personne en candidat au suicide, celle-ci ne faisait que repérer des sujets vulnérables, prêts à mourir pour défendre une cause, et renforcent ensuite cette prédisposition au suicide ou au martyr (7).

Dans les attentats suicides perpétrés dans les années 2000 par de jeunes palestiniens, certains ont pu être surpris du fait qu’il ne s’agissait pas d’enfants particulièrement défavorisés, mais au contraire d’enfants de la classe moyenne.

Des conditions de vie dures ne sont pas particulièrement propres à développer les sentiments de « mal-être ».
Le « mal-être » est un luxe qui ne fleurit pas dans les bidonvilles mais dans les appartements des cités, les pavillons ou même dans les demeures huppées.

______________

(1) « Dying to win. A strategic logic of suicide terrorism » ROBERT A. PAPE, New York, Random House, 2006. « Mourir pour vaincre : la logique stratégique du terrorisme suicidaire ». Les plus anciens exemples remontent au 11ème siècle au nord de la Perse et à la célèbre secte des Haschischins qui par l’assassinat suicide souhaitait déjà faire progresser la cause de l’Islam.
http://danierdrezner.com/research/guest/Pape1.pdf

(2) Cité in Hugh Thomas, "La Guerre d'Espagne", Robert Laffont

(3) Il avait été blessé lors d’une campagne et était borgne et manchot.

(4) « Al Hayat Al Jadida », Quotidien officiel palestinien, et le Dr. Ismail al-Radouan, sur PATV (Palestinian Autority TV), le 17 août 2001.

(5) Les récents procès et mise en examens d’adolescents désoeuvrés partis en Syrie témoignent de cette fantasmatiques ; « Justice : motivations et contradictions de trois "apprentis djihadistes » http://tempsreel.nouvelobs.com/justice/20140131.OBS4573/justice-motivations-et-contradictions-de-trois-apprentis-djihadistes.html.
 (6) Voir le « Le viol des foules par la propagande politique, Serge Tchakhotine, 1939, Gallimard.

(7) « Rational Fanatics » ; Ehud Spinzak, octobre 2000. 'Foreign Policy, n°120,
http://www.foreignpolicy.com/Ning/archive/archive/120/rationalfanatics.pdf
http://www.lepoint.fr/societe/un-des-deux-adolescents-candidats-au-djihad-mis-en-examen-31-01-2014-1786751_23.php

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l’Etat Islamique...
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Légion étrangère franquiste

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48 réactions à cet article    


  • bakerstreet bakerstreet 27 juin 2014 10:09

    Le discours logique a les limites de la paix et de la tranquillité de l’esprit. 

    Dans des circonstances extraordinaires, je pense qu’il n’est pas trop difficile de passer de la logique à l’esprit religieux, voir au sacrifice, sans être forcément manipulé. 
    La guerre, malheureusement, fait office de catharsis et d’accélérateur d’émotions, de sublimation de l’existence pour certains.
     La littérature de guerre nous ouvre à ces choses inconcevables, et qui révèlent bien la noirceur de l’esprit humain, avec l’humus, d’un coup de bêche, prenant le dessus sur la conscience.

    • coinfinger 27 juin 2014 10:21

      Ce sujet mérite reflexion en effet . Vous insistez sur l’aspect psychologique . La manipulation par des professionnels d’une jeunesse désoeuvrée mais scolarisée . C’est ancien , oui , pas ’trés’ ancien , je crois qu’il faut remonter àux premiéres croisades . L’une , préchée par un Saint ascéte , franchement décalé , qui a d’abord drainé des enfants dont on n’a su que faire et qui ne sont méme pas parvenus à traverser le quart de l’Europe .
      Coté sociologique par contre , il me semble que vous négligez , les Kamikazes par ex . C’est tout à fait différent . Il s’agit au départ d’un geste noble , individuel , interpellant la conscience d’un étre cultivé , ne visant pas des victimes innocentes . Dans l’Islam on a l’équivalent avec les ’Hashachins’ , il est question d’un combat/sacrifice individuel contre une personnalité corrompue .
      Le Croisé est aussi dans cet Esprit ... au départ .
      En utilisant le phénoméne , social , en nombre on a un effet autre que celui des objectifs personnels . L’ Eill ou Isis , ou Daash , révéle crument le sens de la manipulation , le controle du pétrole et du gaz , mais aussi , du coup il échappe aux manipulateurs initiaux , le manipulateur est là manipulé , c’est pourquoi je pense que ce sera la derniére ’Djihad’ . Le filon est épuisé .


      • Je Me Souviens Je Me Souviens 27 juin 2014 23:40

        C’est ancien , oui , pas ’trés’ ancien

        « Ave Caesar,morituri te salutant »


      • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 28 juin 2014 09:24

        @ Coinfinger.

        Bien vu. J’en ai parlé aussi dans « Les Croisés et les Assassins »


      • Bubble Bubble 27 juin 2014 10:21

        N’y aurait il pas chez les candidats au djihad le désir de « mourir dans la dignité » ?

        Un mélange de « c’est trop tard pour moi » et de « c’est trop tard pour le monde » qu’on a pu voir dans les réactions des commentateurs sur les articles d’hier, sur l’euthanasie, l’écologie et les films fin du monde.
        Quelque chose comme : la société n’est pas capable de nous donner l’impression d’une vie digne ; trouvons une mort digne et détruisons la société.


        • bakerstreet bakerstreet 27 juin 2014 10:30

          « Viva la muerte » était surtout une provocation des franquistes, et le signe d’une course en avant, vers la mort programmé des autres. 


          Ce qui n’est pas la même chose que les kamikazes, qu’on ne peut extraire de la pensée japonaise. Le concept de la mort sont très différents en asie et en europe. 

          Ce qui est certain, c’est que la conception du groupe en temps qu’organisme vivant, est là bas bien plus présent, et que la mort est conçue non pas comme une renonciation, mais comme un don à un idéal collectif. 

          La dimension de désespoir intense, qui traverse des sociétés, est l’élément qui va apporter de l’essence à ce moteur. 

          En conséquence, les soit disant vainqueurs doivent bien avoir en tête qu’il ne faut jamais écraser son adversaire, ni l’humilier, mais lui aménager des portes de sortie, et d’espoir, s’il ne veut pas provoquer ce genre de réactions impossibles à rationaliser, ni à endiguer, et qui n’est pas inscrit dans les plans de la rationalité.

          • Massada Massada 27 juin 2014 10:52

            Messages aux Israéliens de la part des Brigades Izz ad-Din al-Qassam  :
            « Nous aimons la mort plus que vous aimez la vie » 



            Et nous aimons rendre service ...

            • christophe nicolas christophe nicolas 27 juin 2014 11:01

              A vous engager comme cela contre les fanatiques, vous risquez gros à visage découvert, on reconnait là, le vrai sens du sacrifice. Vous êtes de bonne famille ?


              Et si on traitait les gens comme responsable de ce qu’ils font sauf manipulation savamment orchestrée comme dans le harcèlement mais il faudrait un enjeu important, l’amour, l’argent, la gloire, la domination du monde

              Imaginez une société totalement psycho-rigide qui brime le moindre comportement jugé déviant et qui a le contrôle de toutes les interfaces d’une personne. Qu’est-ce que vous faites ? Soit vous vous couchez comme un lâche, soit vous dites vos convictions et vous devenez un dangereux chrétien qui veut devenir martyre. On vous accuse de vouloir le martyre... C’est que disait DSK à celles qui ne voulaient pas faire des partouzes.... arrête de te sacrifier, profite !!!!

              Le kamikaze avait un pistolet social sur la tempe à cause des gros cons qui commandaient son pays et qui lui avaient enlevé son parachute
              Le palestinien à des gros cons en face qui ne veulent pas la paix
              L’Espagnol n’allait pas baisser son froc devant le beau frère communiste qui insulte la Vierge. Il y a des limites à ne pas dépasser...
              Le djihadiste en a marre d’Hollande... c’est pâteux, visqueux, flasque.... il a besoin d’air, il ferait mieux d’aller à Hawaï faire du surf mais les rois du pétrole ne financent pas le surf...

              • Nicolas_M bibou1324 27 juin 2014 11:27

                On peut remonter plus loin, en 1700 il y avait l’Hagakure ...


                • maQiavel machiavel1983 27 juin 2014 14:23

                  Article intéressant , un grand classique historique effectivement !


                  • alinea alinea 27 juin 2014 15:08

                    Je pense qu’il ne faut pas beaucoup d’arguments pour convaincre du peu de sens de la vie actuelle ; ces jeunes sont des graines de héros, mais ne trouvent pas ailleurs où le réaliser !
                    Nos jeunes à nous, loin du moindre sens que pourrait recouvrir leur destin, se tuent en masse à la sortie des boîtes de nuit, en moto ou en auto, fin bourrés, remontés, sûrs de leur invulnérabilité !
                    C’est ce monde qui a perdu toute racine, toute profondeur, tout intérêt sauf à être gogo de la consommation, seulement, ou servile, qui rend nos jeunes disponibles à toute Idée, aussi folle, aussi fausse, aussi futile nous paraît-elle !


                    • epicure 27 juin 2014 19:46

                      Moi j’ai connu un camarade de classe qui était fier de vouloir mourir dans un accident de voiture bourré.
                       J’ai appris quelques années plus tard que la « bonne fée » avait réalisée son souhait.... avec d’autres amis à lui...

                      Par rapport à l’article, si certains s’oublient dans la religion en se suicidant, lui il s’est oublié dans l’alcool et une culture paillarde brulée par les deux bouts.
                      Ce qui est marrant c’est qu’entre la culture de la biture paillarde et certaines cultures religieuses il y a des points communs : des rites tournant autour d’un groupe qui ont été définis il y a longtemps et que chaque membre du groupe ne fait que répéter, en religion on appelle ça la tradition.
                      Souvent une pression sociale pour inciter les récalcitrant à le pratique du rite.
                      Un culte à un objet sacré (dieu ou l’alcool paré de toutes les vertus dans le cadre du culte).
                      Des chants tournant autour de l’objet de culte ou d’autres éléments culturels du groupe ( chants religieux contre chants paillards ).
                      Dans la religion l’égo est condamné, avec l’alcool l’esprit critique est amenuisé

                      etc...

                      Sur le fond paillards et bigots, même combat ! chacun défendant son culte. smiley

                      Donc au final c’est pas étonnant de retrouver les mêmes phénomènes de « perte de soi » chez des gens désespéré, sans repères etc...

                      Parce que les deux cultes dissolvent l’individu dans le groupe lors des pratiques communes, et donnent des repères, des liens. Donc l’individu n’est plus seul fasse à lui même.


                    • alinea alinea 27 juin 2014 20:04

                      La jeunesse mâle aime à défier la mort !! ce ne sont peut-être pas les plus mauvais qui s’en vont !!


                    • Aita Pea Pea Aita Pea Pea 27 juin 2014 20:19

                      Qu’ils s’engagent dans les pompiers volontaires ...
                      Sinon lorsque que j’avais 30 ans j’ai expliqué et détaillé à mon père toutes les prises de risques que j’ai prises depuis mes 12 ans ...Il était vert smiley


                    • epicure 27 juin 2014 22:01

                      à gogol patriote

                      mêmes vêtements ? tiens jamais vu personne porter les mêmes habits que moi, ou entre collègues ,, camarades, on a chacun notre style, mais c’est sûr que pour un particulariste qui a une faible capacité d’analyse comme toi, il faut des différences flagrantes pour distinguer des différences. Si tout le monde s’habille dans les 256 nuances de gris, tu sais capable de crier à l’uniformité tant qu’il n’y airait pas que deux groupes : l’un habillé en blanc et l’autre habillé en noir. Pour toi c’’est ça la différence, celle que ton étroitesse peut bien séparer.
                      Non la vrai différence, la diversité c’est les 256 nuances même si les différences sont dans la nuance à la quelle tu es aveugle.
                      Avec ton esprit confus, tu confonds tout et son contraire comme d’habitude, rien n’a de sens dans tes propos quand on gratte.

                      La singularité c’est quelque chose qui t’es inconnu, il te faut des gens enfermés dans des catégories bien séparées, des apparences bien séparées.
                      C’est pour ça que tes collègues racistes détestent les métis, ils possèdent des caractéristiques des blancs, des noirs ( par exemple ), voire ’asiatique ( à la réunion ça se trouve des métis qui ont un peu toutes les origines ) impossible de les faire rentrer dans vos catégories dogmatiques particularistes.

                      Donc l’individualisme c’est la singularité pas l’uniformité. SI tu vois de l’uniformité c’est que tu es aveugle aux nuances. La sngulaité c’est être soi, c’’est à dire ni chercher à copier les autres, ni chercher vouloir se distinguer obligatoirement des autres. Donc il arrive que des individus partagent des points communs au niveau vestimentaires par exemple, mas on en a rien à faire parce qu’on est libre.

                      Vu qu’il n’y a a ps de vêtement ou autre imposé par une autorité supérieure dans l’individualisme, celui ci ne peut pas apporter l’uniformité, mais au contraire accepte toutes les nuances individuelles, contrairement à ton idéologie autoritaire et particulariste.

                      En fat c’est ce qui te gêne dans l’individualisme, la liberté vis à vis des dogmes particularistes, c’est que les individus ne rentrent pas dans tes carcans particularistes, qu’il peuvent faire en sorte qu’ils sortent du cadre étroit dans le quel tu vois les gens. Et du coup tu ne peux plus rien distinguer, et tu utilises l’argument fallacieux d’uniformité au lieu de reconnaitre ton aveuglement à la vrai diversité Ce n’est pas les société individualistes qui sont uniformes c’est toi qui les vois uniforme.

                      De toute façon comme je te l’ai dis tu es un hypocrite et un menteur, ce sont les sociétés anti-individualistes qui font les uniformes pour se conformer aux particularismes de la communauté. suffit de voir les communautés religieuses conservatrices/réactionnaires, où les gens portent des uniformes religieux, et les femems souvent des voiles imposés par les normes de la communauté. Les armées sont des structures autoritaires, anti individualistes, et imposent des uniformes.

                      Donc en fait tes propos sur la soit disant uniformité de l’individualisme ne repose sur rien, comme toutes les confusions que tu énumères souvent, mais sont la preuve des limites de ta pensée d’extrême droite.


                    • tanguy 27 juin 2014 16:53

                      Tout ceci sans compter les « kamikazés »...

                      Il y a quelques cas documentés (en Irak) de personnes envoyées en mission pour « surveiller » un marché et qui ont du, pour une raison imprévisible, quitter leur véhicule. C’est peu de temps après avoir quitté le véhicule qu’ils ont remarqué que la voiture a explosé...

                      En Syrie, des prisonniers ont été relachés dans des camionnettes bourrées d’explosifs afin d’offrir un « joli feu d’artifice » aux soldats des barrages où ils se rendaient après leur captivité...


                      • Werner Laferier Werner Laferier 27 juin 2014 18:32

                        D’où la necessité pour les américains que nous sommes de vaincre ces menaces pour la paix mondiale, sans le sacrifice de courageux américains, la dictature nippone et ses tarés menacerait notre monde avec les islamistes. La bombe atomique est totalement justifié sur Nagasaki et Hiroshima, et fut un franc-succés devant des fanatiques prêt à détruire le monde, nous ne devons ni reculer, ni faire de concessions, mais leurs envoyer le centuple de ce qu’ils pourrait nous faire.
                        C’est ce qu’il comprennent le mieux, le laxisme ne vaincra pas le terrorisme.
                        Nous devons éliminer toutes les cultures qui prônent le culte de la mort, la civilisation occidentale est supérieure à ses fanatiques, nous devons les éduquer et leur apporter la démocratie comme cela s’est fait au Japon, les japonais grâce aux occidentaux et au US ont une démocratie.
                        Ne pas oublier que nous sommes les garant du monde libre.
                        Nous avons la puissance militaire et la richesse culturelle démocratique et des valeurs morale en temps qu’occidental.
                         Les nations pacifiques doivent s’engager dans la lutte contre le terrorisme international. Les attaques d’il y’a 13 ans contre le World Trade Center et le Pentagone, ont retenti comme un appel à une prise de conscience pour des millions de personnes, qui n’avaient pas pris au sérieux les menaces répétées contre le mode de vie de l’Amérique – nations pacifiques dans la lutte contre le terrorisme international. Les attaques de l’an dernier, contre le World Trade Center et le Pentagone, ont retenti comme un « appel à une prise de conscience » pour des millions de personnes, qui n’avaient pas pris au sérieux les menaces répétées contre le mode de vie de l’Amérique et contre son existence en tant que nation et contre son existence en tant que nation. On menace chaques jours les israéliens et les américains, en menaçant ses deux nations, on menace tout le monde libre en general. Les terroristes fanatiques savent qu’il n’y a pas plus démocratique que les US et les israéliens, d’où leurs attaques répétées contre la démocratie.
                        De nombreux experts US croient à juste titre que, si le monde veut réussir dans la tâche monumentale de vaincre le terrorisme mondial , les nations et les européens ne peuvent pas se contenter de défendre uniquement leurs propres intérêts, elles doivent s’entraider en suivant les intérêts américains et occidentaux, en supprimant énergiquement les cellules terroristes d’Al Quaida et les camps chez les nations sans scrupule , qui financent et arment les terroristes avec des armes de destruction massive toujours plus meurtrières comme l’Iran, la Syrie, le Soudan, le Zimbabwe, le Venezuela, la Biélorussie, ect...
                        Ou on est avec nous ou contre nous, il n’y a pas d’autres issues viable pour vaincre le terrorisme, le fanatisme moribond, et le populisme.

                        Maitreya et le Dieu tout puissant des chrétiens, des musulmans et des juifs a pourvu les États-Unis d’un président fort, qui a la volonté et la détermination d’attaquer de front le terrorisme international. Il a montré à la fois la force morale et la volonté de se mettre à la tâche sans faiblir ni reculer ! Le président américain a une très lourde responsabilité sur ses épaules, et il a besoin de prières de tout les croyants modérés. La parole divine ne nous commande-t-elle pas : « J’exhorte donc, avant toutes choses, à faire des prières, des supplications, des requêtes, des actions de grâces, pour tous les hommes, pour les rois et pour tous ceux qui sont élevés en dignité […] Cela est bon et agréable devant Dieu notre Sauveur » (1 Timothée 2 :1-3).

                        Depuis 2001, le président Bush a bien mis en évidence la grave menace terroriste à laquelle doivent maintenant faire face les États-Unis et le monde civilisé, en général. Il a expliqué, à maintes reprises, ce que l’Amérique et le monde doivent faire pour s’opposer avec succès à cette sinistre menace terroriste pour la civilisation.
                         Le monde entier est notre champ de bataille. Ce que nous avons trouvé en Afghanistan confirme que notre guerre contre le terrorisme et le fanatisme ne fait que commencer.
                        Notre armée a mis les camps d’entraînement des terroristes en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Somalie, hors d’état de nuire, mais d’autres restent dans une douzaine de pays au moins. Un monde terroriste clandestin, composé de groupes tels le Hamas, le Hezbollah, le Djihad islamique opère dans des jungles et des déserts isolés et se tapit en plein cœur des grandes villes.
                        L’humanité ne sera pas effacée de la face de la terre, comme l’affirment ses barbares, parce que nous ferons tout pour la préserver, parce que nous sommes des démocrates chevronné et endurcie, eue ne sont que des barbares que nous éradiquerons hors de cette planète.


                        • epicure 27 juin 2014 19:55

                          Remercions Le Grand Bush (loué soit son nom) pour son omniscience qui lui a permis de voir des armes de destruction massives en Irak, qu’aucun expert n’a jamais pu voir.
                          Bénit soit Le Grand Bush (loué soit son nom) pour avoir amené la paix , la démocratie, au nom du bien , et de dieu, en Irak de façon totalement désintéressée.
                          Amen !


                        • alinea alinea 27 juin 2014 20:03

                          Question orthographe, votre logiciel vous a lâché Werner !!


                        • Werner Laferier Werner Laferier 27 juin 2014 20:46

                          Les ADM ont été transféré par Saddam en Syrie un peu avant le conflit, Ali Hassan el Majid était le superviseur de l’opération.
                          Je vous invite à voir le témoignage d’un général irakien George Sadda qui confirme mes dires.
                          N’oublions pas également que les armes chimiques sont des armes de destruction massive et Saddam en possédait.


                        • coinfinger 27 juin 2014 21:15

                          Vous négligez un petit détail , en 1945 , les Etats Unis représentaient autant que le reste du Monde en développement . Aujourd’hui çà s’est renversé . Ils ont encore le dessus sur un point ils représentent la moitié des dépenses militaires mondiales , mais ce n’est plus leur base
                          qui leur fournit cette possibilité , c’est nous .
                          çà va pas durer encore longtemps le truc . Depuis 1980 ( on va dire ) ils ont réussi a comme la dit Bush , inspiré des néocons , nous allons créer la réalité . ( dans les esprits ) . Oui . ok . Hoolywood c’est fort aussi . Mais je crois que c’est trés mince l’idée d’utiliser les illusions .
                          Faudrait se préparer , malgré eux , à la suite inévitable , avant que les illusionnés ne deferlent chez nous .


                        • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 28 juin 2014 09:00

                          Bravo Werner !
                          A quand quelques bombes atomiques sur ce satané Poutine ?
                          et d’autres sur ce jaune de  Xi Jinping !

                          Leurs pays regorgent de richesses qui n’attendent que vous, car ces dégénérés de Russes et de Chinois sont comme vos Nègres : ils ne méritent que l’esclavage ou la mort. Vous en avez fait la démonstration tout au long de votre (courte) Histoire.

                          Seulement méfiez-vous :

                          - s’il reste 4 survivants sur terre, l’un sera chinois, mais il ne restera aucun américain.

                          - S’il reste un 6 hectares non atomisés, l’un sera russe, aucun mètre carré américain n’en sortira indemne.

                          A part cela, tout sera OK : le pétrole sous terre sera encore exploitable.


                        • kalachnikov lermontov 29 juin 2014 23:26

                          Je crois surtout que c’est la santé mentale qui l’a définitivement lâché.


                        • Gérard Dahan Gérard Dahan 27 juin 2014 21:26

                          Bonjour, merci de vos réactions, quelques réponses à certaines d’entre vous :

                          @Coldfinger
                           : "les Kamikazes par ex . C’est tout à fait différent . Il s’agit au départ d’un geste noble , individuel , interpellant la conscience d’un étre cultivé , ne visant pas des victimes innocentes . Dans l’Islam on a l’équivalent avec les ’Hashachins’ , il est question d’un combat/sacrifice individuel contre une personnalité corrompue.«  :
                          Que la culture japonaise soit sophistiquée ne change rien au problème : l’ennemi Américain était présenté comme un monstre, et, les Kamikaze étaient loin des volontaires se sont sacrifiant pour leur empereur. Il l’on fait par sens du devoir et parce qu’ils n’avaient pas le choix.
                          Pour les Haschichins Perse du 11ème siècle, leur technique de guerre était basé sur d’assassinat des opposants politiques, vous dites que leurs ennemis étaient corrompus ? Sincèrement je n’en sais rien, je n’y étais pas...

                          @ Bubble :  »N’y aurait il pas chez les candidats au djihad le désir de « mourir dans la dignité » ?

                          Un mélange de « c’est trop tard pour moi » .
                          Quelque chose comme : la société n’est pas capable de nous donner l’impression d’une vie digne ; trouvons une mort digne et détruisons la société.
                          C’est parfait ! Vous avez parfaitement trouvé le discours qu’on tient aux candidats... Vous êtes engagés ;)

                          @ bakerstreet :  Vos avez raison, les Kamikazes sont à part, L’Etat Major pensaient vraiment pouvoir changer le cours de la guerre. Ce sont les seuls.

                          @ Massada  : « Messages aux Israéliens de la part des Brigades Izz ad-Din al-Qassam :
                          « Nous aimons la mort plus que vous aimez la vie » »

                          Bravo, vous êtes tout à fait dans la même lignée que les 4 exemples que je cite. Je ne sais pas quel âge vous avez, mais vous vous rendrez compte un jour que tout ce que vous gagnerez, ce n’est pas la « réussite de votre cause », qui vous semblera lointaine dans 20 ans, mais simplement la peine et la souffrance de vos proches et incidamment de raccourcir votre vie.

                          @ Alinéa : ne soyez pas si pessimiste. Oui, nous vivons une époque de transition et de changement des valeurs, mais ce changement ne veut pas dire que celles qui disparaissent ne sont pas remplacées par de nouvelles.Qu’elles vous plaisent ou pas sera plus le problème de vos enfants...
                          « 
                          La jeunesse mâle aime à défier la mort !! ce ne sont peut-être pas les plus mauvais qui s’en vont !! » : ce n’est pas faux. C’est une quête de sens, donc des gens qui se cherchent, mais faut-il tout excuser ?

                          @ Werner
                           : je vous laisse la responsabilité de vos propos.


                          • Massada Massada 27 juin 2014 22:00

                            @auteur

                            Je ne sais pas quel âge vous avez, 

                            J’ai l’age d’avoir fait la guerre et d’avoir un de mes fils qui patrouille actuellement en Judée-Samarie. Et apprenez que je n’ai pas de « cause », vous n’avez rien compris à la situation du M-O. Nous assurons notre survie parce que nous n’avons pas de solution de rechange. Ce n’est pas une « cause », c’est une nécessité.

                            Vous n’avez même pas idée contre quoi nous devons nous battre. Des monstres qui ne respectent aucune règles du droit de la guerre et même aucune règles tout court. 

                            Alors vos leçons de morale de pacifiste vous pouvez les sortir à d’autres.

                            Lorsque vous aurez vu des enfants égorgés (famille Fogel massacrés lors d’une attaque terroriste le 11 mars 2011 dans le petit village d’Itamar. Udi, sa femme Ruthie Fogel et trois de leurs enfants : Yoav (11) Elad (4) et Hadas (un nourrisson de quatre mois) tous égorgés dans leur sommeil et entendu le terroriste clamé : « Je suis fier de ce que j’ai fait, je suis fier d’avoir égorgé un bébé juif, ses frères et sœurs et ses parents » on en reparlera.

                            Mais je sais que c’est peine perdu, vous êtes obtus, le cerveau complètement formaté à la propagande palestinienne et il n’y a rien à espérer de vous.

                            Ah oui, sachez que j’ai la conscience tranquille, ne regrette rien et suis prêt à retourner sur le terrain si on me le demande.

                          • epicure 27 juin 2014 22:12

                            Israël non plus ne respecte aucune règle sauf celle du droit du plus fort. Nous on a e recul nécessaire non égocentrique pour voir la situation.

                            SI au lieu de coloniser le palestiniens, de détruire leurs terres agricoles, de les spolier de l’eau potable, de terroriser des civils avec l’armée, de les empêcher de vivre dans les territoires avec des murs, des contrôles policiers permanents, etc... vous les laissiez vivre librement, peut être qu’ils auraient moins envie de vous combattre , sauf une minorité d’excités extrêmistes.

                            Parce qu avec la politique menée par Israël dans les territoires palestiniens, vous leurs donner tous les arguments pour avoir envie de vous expulser par al force de chez eux, comme tout être humain normal.

                            Qui resterait impassible devant un gars qui arriverait à l’improviste sur votre terrain dont vous travailler les cultures et qui  : ramènerait avec un bulldozer qui saccagerait le travail de toute une vie, et qui aurait en plus le culot de dire :
                            je suis descendant des troyens et selon les archéologues ceci est territoire troyens, donc je viens le reprendre car mes ancêtres ont été chassés par les grecs, regardez c’est écrit dans l’Iliade.
                            Qui accepterait ceci, ?
                            personne, même pas toi.

                            Donc il n’y a pas de raison d’accepter la même chose pour les palestiniens de la part des israéliens.


                          • Gérard Dahan Gérard Dahan 27 juin 2014 22:13

                            Désolé, j’ai pris votre message : "« Messages aux Israéliens de la part des Brigades Izz ad-Din al-Qassam : « Nous aimons la mort plus que vous aimez la vie » » pour du 1er degré ;
                            je n’ai pas compris que vous le dénonciez...


                          • Massada Massada 28 juin 2014 08:02

                            Israël non plus ne respecte aucune règle sauf celle du droit du plus fort. Nous on a e recul nécessaire non égocentrique pour voir la situation.


                            Nous n’utilisons pas des ambulances pour le transport de troupe, nous ne cachons pas des armes dans les écoles ou les synagogues, nous n’avons pas notre QG militaire sous un hôpital pour enfants, nous ne poussons pas nos enfants à aller en première ligne, nous autorisons la croix rouge à visiter nos prisonniers, recevoir leur famille ou des colis, nos prisonniers peuvent suivre la coupe du monde en prison etc.....etc....

                            Ce n’est pas parce que nous sommes plus fort que nous avons nécessairement tord !

                            Vous n’avez pas le recul parce depuis de Gaulle et sa politique arabe de la France vous n’êtes plus neutre. Parce l’AFP emploi des palestiniens et donnent exclusivement leurs versions des faits.


                          • Massada Massada 28 juin 2014 08:04

                            quand je dis : Mais je sais que c’est peine perdu, vous êtes obtus, le cerveau complètement formaté à la propagande palestinienne et il n’y a rien à espérer de vous.


                            Je ne m’adresse pas à l’auteur mais aux européens dans leur grande majorité.

                          • Hannibal GENSERIC Hannibal GENSERIC 28 juin 2014 09:19

                            @ Messada

                            Yahvé vous a donné cette terre et vous a recommandé un nettoyage ethnique de tout non juif, donc vous ne pouvez pas refuser ; d’autant plus que vous êtes en face de ces sous-hommes appelés arabes. De plus, ils sont musulmans et chrétiens : ce qui aggrave leur cas.


                          • Massada Massada 28 juin 2014 09:53

                            Vous êtes idiot ou vous faite semblant ?


                            J’ai rien à foutre de yahvé, jéhovah, shiva et autres conneries.
                            Le fait d’être juif est indépendant de toute pratique religieuse et je suis athée.

                            Quand au nettoyage ethnique, vous êtes complètement à la masse, 20,7 % de la population d’Israël est arabe. En France vous avez moins de 5% de musulmans et vous faites des cacas nerveux.

                            Vos arguments sont bidons, racistes, débiles, seuls des tarés de votre espèces peuvent y croire. Vous êtes lamentable d’imbécillité.

                          • ETIENNE 28 juin 2014 16:58

                            Aucun problème, un état de droit qu’on vous dit.
                            https://www.youtube.com/watch?v=5QMDDP-oPE0


                          • ETIENNE 29 juin 2014 08:53

                            Si je comprends Massada, vous n’êtes pas juifs, pourquoi défendez vous l’état juif, sa judéité, alors que vous n êtes pas concerné.
                            Et pourquoi citer la Bible dans votre profil ?


                          • epicure 27 juin 2014 21:38

                            D’un autre côté, cela ne vient pas de nulle part tout ça .

                            Dans les cultures guerrières il y avait un dédain, un mépris de la mort.

                            Certains guerriers européens ( celtes, pictes, germains ? ) face aux armées romaines combattaient avec comme seul accessoire vestimentaire des peintures corporelles , pour effrayer leurs adversaires par leur mépris total de la mort.

                            Chez les celtes et les vikings il y avait un mépris de la mort.
                            a la question de pourquoi léonidas roi de sparte avait peu de soldat face à l’armée perse sa réponse fut « J’ai tous les hommes qu’il me faut, puisqu’ils vont tous mourir » ou à la veile du dernier combat « Mangez bien, car ce soir, nous dînons en Enfer ».

                            Ce sont des hommes qui ont été éduqués dans l’honneur du combat, le mépris de la fuite. On peut dire que pour eux mourrir ça fait partie de la vie du guerrier, souvent c’est accompagné d’une croyance en un paradis gagné après la mort au combat ( le Walhalla des vikings par exemple ).

                            La légion espagnole avec son oxymore total , c’est un peu dans cet esprit je pense, ainsi qu’une provocation .

                            Pour le japon, il y a une longue tradition de sacrifice du guerrier pour l’honneur, le sens du devoir vis à vis de la communauté, le fameux seppuku, harakiri , où le guerrier se sacrifiait au nom de l’honneur. Un grand sens de l’obéissance à la hiérarchie. Donc il n’est pas étonnant que face à une situation désespérée que les officiers japonais aient trouvée une idée se basant sur la culture des samouraï : le sacrifice du guerrier au nom de l’honneur, pour obéir à l’autorité hiérarchique.

                            Avec es attentats suicides musulmans et les 70 vierges, on retombe sur la même chose que les guerriers antiques à qui était promis un paradis idyllique après la mort au combat. Pratique pour inciter des hommes à mourir pour les intérêts des autres.

                            Quand au djihadisme on voit dans ta description les mêmes mécanismes d’emprise sectaire, de reformatage, dénoncés au sujets de certaines sectes religieuses, aussi avec des individus en perte de repère, en quête de sens.

                            En fait tous ces phénomènes n’ont pas lu dans n’importe quel contexte, il y a des points communs culturels de fond :
                            Ce sont des systèmes où l’individu est au service de la Communauté transcendante, lui seul il n’a aucune importance, ce qui compte c’est l’autorité ou les principes transcendants ( dieu, la Communauté etc... ) qui s’impose au membre du groupe, et dont les seuls intérêt comptent . L’individu n’est plus amener à penser par lui même mais obéit à l’autorité supérieure. il est dépouillé de son individualité. L’individu est un pion sacrifiable si cela sert la Communauté. Ces cultures s’accompagnent donc d’un enrobage autour de la mort sous forme de récompense, qui englobe l’honneur et la promesse d’un paradis en général. Ou dans le meilleurs des cas le fait de savoir que son sacrifice sert à protéger les siens, sa Communauté. Dans tous les cas le sacrifié doit associer son sacrifier à quelque chose de bien, moral, une récompense.
                            Donc en situation de guerre cette culture possède des avantages , du point de vu purement militaire, des combattants intrépides, qui ne questionnent pas, prêts à se sacrifier au combat.

                            Donc c’est pour ça que dans des situations désespérées quand l’adversaire est plus fort (américain en 44-45, ou israéliens en Palestine), que le passage à l’organisation d’attaque suicide est facile dans la tête des décideurs (qui eux bien sûr ne se suicident pas) ainsi que des agents.

                            Dans le cadre de notre culture moderne c’est impensable.

                            D’ailleurs les djihadistes convertis ne sont pas des kamikazes, mais des combattants normaux, on en voit même certains revenir. D’aileurs en irak, et en syrie, les rapports de force sont assez équilibrés pour pouvoir se passer de kamikazes au combat. Les attentats terroristes, sont donc dans ce cadre bien du terrorisme pur et dur , c’est à dire dans l’optique de faire régner la peur chez l’adversaire.


                            • epicure 28 juin 2014 22:43

                              gogol patriote pas la peine d’intervenir pour parler de concept qui n’ont aucun sens dans tes écrits.
                              Ce dont tu parles c’est l’égoïsme qui est interpénétration particulariste de l’individualisme, ce n’est pas tout l’individualisme.
                              Donc ta caricature de l’individualisme, surtout venant d’un particulariste , tu peux te la garder elle est hors sujet, puisque je ne parle pas de ça quand je parle d’individualisme dans mon message.

                              aller un petit moment de réflexion pour les neuneurones , attention il te faudra réfléchir, sortir de ta no réflexion irrationnelle :

                              http://carnets2psycho.net/theorie/classique135.html

                              Tu me réponds juste pour étaler ton ignorance des concepts dont tu parles. encore une fois et ta réponse hors sujet en est la preuve.


                            • xmen-classe4 xmen-classe4 27 juin 2014 23:54

                              leurs vies vallent moins que celles des radins.


                              • leypanou 28 juin 2014 00:10

                                @auteur :

                                C’est un peu bizarre de mettre sur le même pied d’égalité un kamikaze qui se lance dans un avion contre un porte-avion (militaire) ennemi et un auteur d’attentat-suicide qui se fait sauter sur la place d’un marché ou dans une gare ou dans un bus tuant des dizaines ou plus de civils.

                                Quant aux djihadistes qui vont aller dans un pays étranger se battre contre un gouvernement contre qui on leur a dit d’aller se battre pour des raisons religieuses -quitte à commettre des attentats suicides, c’est encore pire.

                                Même si tous sacrifient leur vie.


                                • soi même 28 juin 2014 10:11

                                  @ l’auteur, ces événements humains que vous relates qui son inscrits dans l’histoire de certains peuples, je pense en autre au suicide des Samouraï et la secte des Haschischins. Résurgence qui aujourd’hui pose plusieurs questions.
                                  Il me semble que c’est une réaction ultime de désespoir par une violence qui se veut spectaculaire qui a pour bût d’infléchir les événements juger comme indésirable.
                                  Cela a d’autant plus effets, qu’il semble que depuis que ce processus à été engager, il y a un courant intarissable de volontaire en tous cas de candidat endoctriner près et convaincus de servir une noble cause.
                                  Il est évident que c’est intolérable pour tous les parties que ce déploie ce phénomène.
                                  Car les premières victimes de ses actes, en dehors des victimes des attentats suicides , et bien le peuple d’où vient ces candidats au suicides.
                                  Cela pose, la question de notre responsabilité de nos actes dans la réponse que nos sociétés apportent pour endiguer se phénomène dévastateur.
                                  Car jusqu’à présent, quand il avait un attentat, les responsables de ses actes ces gardaient bien d’en êtres aussi victimes, et la justice pouvaient espère de faire son œuvre.
                                  Car dans ce cas de figure, celui qui est l’auteur de l’acte par son suicide conditionner ce soustrait à la justice et protège de ce fait les commanditaires de ses actes.
                                  Comment doit ton de lors considérer ces actes, comment une réponse désespérer d’une violence retentir en propagent une violence aveugle, où un acte de guerre qui consiste à imposer aux autres sa volonté d’imposer sa volonté d’avoir raison envers tous contre tous ?

                                  A mon sens, il parait essentiel de pouvoir ce poser cette question, car il est évident, une action punitive ne peut être vouez à l’échec, et que la seul réponse idéal serait de restaurer un dialogue !

                                   

                                   
                                   


                                  • philouie 28 juin 2014 10:37

                                    Pour ceux que le sujet intéresse, conseil de lecture :
                                    Ernst Junger  : « La guerre comme expérience intérieure ». mais aussi « Orages d’acier » (il ne faut néanmoins ne pas s’arrêter à ces deux textes pour comprendre Junger, même s’ils sont inaugurales)

                                    Extrait :
                                    « Et puis il y avait, pour les plus racés et eux seuls, l’ivresse de leur propre intrépidité,. Rien n’est mieux fait pour enflammer l’homme d’action que le pas de charge à travers les champs où voltige le manteau de la mort, l’adversaire en point de mire. C’est la vie en forme de cataracte. Plus de compromis, on joue son va-tout. La mise est au plus haut ; si le noir sort tout est perdu. et pourtant ce n’est plus un jeu. Un jeu peut être répété. Ici un coup malheureux et tout est irrévocablement fini. C’est là qu’on touche au prodige ».


                                    • Werner Laferier Werner Laferier 28 juin 2014 14:20

                                      Les voila les ADM de Saddam, en espérant que cela calmera les ardeurs de ceux qui viennent nous dire que le président Bush à déclaré la guerre sur un mensonge :

                                      http://online.wsj.com/articles/sunni-extremists-in-iraq-occupy-saddams-chemical-weapons-facility-1403190600

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