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Accueil du site > Tribune Libre > Le secret bien gardé de l’Euro : la FED jugeait le projet (...)

Le secret bien gardé de l’Euro : la FED jugeait le projet suicidaire

L'Euro : bouc émissaire qui retarde les réformes structurelles pour la classe dirigeante française, erreur historique pour quelques extra-terrestres (Emmanuel Todd). C'est à cet euro-schisme qu'ont assisté les téléspectateurs de l'émission ‘Mots croisés’ intitulée ‘À quoi sert l'Europe’, le 9 décembre 2013. C'est l'occasion de faire une mise au point sur ce que l'on nous cache depuis le traité de Maastricht : la Réserve Fédérale Américaine (FED) jugeait que, à défaut d'Etat fédéral comparable à celui des États-Unis, le projet d'union monétaire européenne serait voué à l'échec. 

 

Jean-Claude Trichet s'inquiète du malaise européen !

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J-C Trichet décoré du prix Charlemagne

Pour la suite de cet article, ayons à l'esprit des propos de Jean-Claude Trichet sur le marasme économique frappant la zone euro, tels que rapportés dans Le Point en octobre 2013 :

Alors directeur du Trésor, [dans les années 90], M. Trichet a négocié au nom de Paris chaque virgule de tous les articles concernant les aspects monétaires [du traité de Maastricht], pour ensuite diriger, de 2003 à 2011, l'institution née du texte : la Banque centrale européenne (BCE). 
Ce traité, ratifié d'extrême justesse par référendum en France et régulièrement accusé d'avoir enfermé l'économie européenne dans un carcan budgétaire, il n'en renie pas une ligne. Surtout, il refuse de faire de l'euro le « bouc émissaire » du marasme économique. 
« Il est très dommage que les Européens aient tendance à être constamment négatifs sur eux-mêmes. Nombreux sont ceux qui ont la tentation de se servir de l'Europe et de l'euro comme d'un bouc émissaire. (...) L'histoire nous enseigne combien de telles tendances sont dangereuses », affirme-t-il lors d'un entretien avec l'AFP dans un salon imposant de la Banque de France, dont il fut gouverneur.

Ce que nous proposons dans ce qui suit, c'est le regard de ses pairs d'outre atlantique sur l'opportunité de cette union monétaire, justement lorsqu'il était directeur du Trésor.

 

Les pairs de Trichet, défavorables à l'union monétaire européenne

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Le siège de la FED, à Washington

Un prix Nobel d'économie reconnaît qu'il a eu tort d'apporter son soutien à l'union monétaire européenne : cette nouvelle est reprise récemment dans la presse anglo-saxonne et, en France, un article paru dans Atlantico le 13 décembre 2013.

 

Mettons cette information en perspective : ce professeur de la London School of Economics représentait-il le consensus des experts de l'époque, c'est-à-dire les années 90, ou était-il à contre-courant de ses pairs ?

 

La réponse à cette question nous est fournie par une étude rétrospective, publiée en décembre 2009, et commanditée par la Commission européenne. Voici son titre (traduit de l'anglais) :

Experts américains, de 1989 à 2002, presque tous d'accord sur l'euro : une mauvaise idée, vouée à l'échec. 

Pourquoi américains ? L'enquête explique ce choix de plusieurs façons. En voici les principales. La première, c'est que les États-Unis ont une longue expérience d'une union monétaire et ont une économie du même ordre de grandeur que le continent européen. La deuxième c'est que les Etats-Unis ont le leadership dans la plupart des sciences, et, particulièrement en économie, sont la référence.

 

L'économiste américain Jeffrey Sachs, un des plus influents dans le domaine du développement, écrivait à l'époque :

Aux États-Unis, toute baisse de 1$ dans le revenu par tête dans une région en récession est compensée à hauteur de 0.40$ par un transfert d'argent fédéral vers cette région. Ce transfert se décompose en un reçu fiscal de 6 cents et un allègement de l'impôt fédéral de 34 cents.

C'est la traduction du principe de la sécurité sociale (une assurance) appliqué aux régions. Autrement dit, grâce à l'état fédéral, il y a mutualisation du risque macroéconomique entre les régions.

 

Plutôt que venir à bout du raisonnement tout de suite, faisons le par étape en faisant le va et vient entre le théorie et la pratique.

 

Aux État-Unis, les courbes de chômage des régions convergent

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Taux de chômage dans 4 états américains

On peut, avec le recul de la crise financière apprécier la portée de ce mécanisme de mutualisation du risque macroéconomique entre les régions. 

Reportons nous au graphique ci-joint qui fait figurer les taux de chômage dans quatre des états des États-Unis : la Californie (au coeur des subprimes), le Michigan (industriel), New York (centre financier), et le Texas (état pétrolier). À partir de 2008 toutes les courbes sont à la hausse, avec des différences d'amplitudes (plus forte pour la Californie et le Michigan), atteignent un pic vers 2011, et, jusqu'en 2013 tendent à converger à la baisse.

D'autres facteurs contribuent à cette harmonisation des courbes de chômage entre états des États-Unis, notamment la mobilité du travail. Mais cette dernière étant bien inférieure d'un pays à l'autre dans la zone euro, ne serait-ce qu'à cause de la barrière de la langue, le mécanisme de mutualisation du risque macroéconomique n'en est que plus nécessaire.

 

Dans la zone euro, la divergence des courbe chômages valide ...

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L’Euro, bouc émissaire ?!

L'enseignement, pour l'euro, qu'ont retiré les experts américains dans les années 90, de l'expérience américaine est implicite dans ce qui précède, sachant que l'union monétaire européenne ne prévoyait d'état fédéral. Explicitons cet enseignement :

‘En l'absence d'État fédéral suffisamment puissant pour mutualiser le risque macroéconomique entre les pays membres de la zone euro, les économies de ces derniers seraient condamnées à diverger en cas de crise économique, locale ou généralisée’

Et c'est ce qui s'est produit avec le crise financière (le choc, en 2008), et, dans la foulée la crise de l'euro (le contre-choc, fin 2009).

Intéressons nous au graphique joint à cet article sur le taux de chômage de quatre pays de la zone euro : Allemagne (81M d'habitants), Espagne (47M d'habitants), et France (66M d'habitants). Le Royaume Uni (63M d'habitants), qui ne fait pas partie de la zone euro, a été rajouté pour compléter la comparaison. 

Au contraire des États-Unis, la zone euro est marquée par de fortes divergences qui ne s'atténuent pas avec le temps. L'Espagne monte à 25% et semble s'y maintenir. L'Allemagne voit son taux de chômage augmenter de 5% à 8% entre 2008 et 2009, et il amorce ensuite une baisse le ramenant à son niveau initial en 2013. La France voit son chômage se dégrader, plus lentement que l'Espagne, mais sûrement, de 8% à 11% entre 2008 et 2013. La situation du Royaume Uni est intermédiaire entre celle de l'Allemagne et de la France, avec un niveau de chômage oscillant autour de 8%.

 

Irresponsabilité de l'élite française ?

Compte tenu de la mise au point qui précède, c'est-à-dire la confirmation, par la crise de l'euro, du pessimisme des experts à l'approche de la monnaie unique, comment affirmer que l'Euro est un bouc émissaire facile pour ne pas faire les réformes structurelles qui s'imposent ?

‘Autrement dit, pourquoi tolère-t-on, en Europe, une contrainte économique que les États-Unis, dont on craint et brocarde, en France, le capitalisme sauvage qu'il nous exporte, trouverait suicidaire de s'imposer ?!’

Répondre à cette question, c'est se pencher sur la responsabilité (pour ce qui concerne le passé), et l'utilité (pour l'avenir), de l'élite française...

 


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72 réactions à cet article    


  • unandeja 16 décembre 2013 11:18

    ...comment a-t-on pu croire une seule seconde qu’une zone économique et surtout monnetaire commune sans convergence fiscale, sociale et économique préalable pouvait marcher.....j’avoue ne pas comprendre comment quelque chose d’aussi gros a pu passer :/


    • Bonneteau 16 décembre 2013 11:37

      Votre question appelle un examen de conscience de la part de l’élite française qui n’est pas prêt de se produire... 


    • jef88 jef88 16 décembre 2013 12:19

      Votre question appelle un examen de conscience de la part de l’élite française qui n’est pas prêt de se produire...
      l’élite française !
      autoproclamée qui se délite !


    • unandeja 16 décembre 2013 12:34

      à quelle tristesse que je n’avais pas le droit de vote en 1992...d’un autre côté l’emballage était si beau à l’époque....d’nu autre côté comment déditre 30 ans de politique sans se suicider politiquement...l’autocritique n’aura probablement jamais lieu....mais quel sera le résultat lors de l’effondrement....


    • Piotrek Piotrek 16 décembre 2013 16:16

      Ca n’a rien de surprenant.

      On raisonnait en terme de commerce, et créer la monnaie commune c’était sécuriser les échanges contre les fluctuations des monnaies.
      C’était aussi le désir secret de se débarasser du dollar et du deuschmark en tant que monnaies de référence.

      La sphère financière n’était pas aussi importante face à l’économie réelle, et c’est bien la crise financière qui a révélé la faille de l’Euro, si on n’avait pas eu cette crise, personne ne se serait posé la question.

      L’Euro est toujours adulé par les multinationales et les financiers aujourd’hui, faut bien se rendre compte de celà.


    • Clito Clito 16 décembre 2013 18:53

      La réponse à vos question se trouvent sur cette vidéo qui explique comment les décisions sont prises et leurs buts :


    • colere48 colere48 17 décembre 2013 12:04

      n’oublions pas, les français sont des veaux ...

      mais les « autres » aussi !

       


    • franck milo franck milo 17 décembre 2013 22:17

      Plus c’est gros mieux ca passe...
      Y parrait.
      j’espere bien verifier ça le jour ou je pourrai leur enfoncer ma batte de baseball.



    • Ruut Ruut 18 décembre 2013 16:49

      Responsables, mais jamais coupables.
      C’est ce qui explique la situation actuelle.


    • baldis30 22 décembre 2013 10:43

      Les élites françaises ?
      mais voyons ce sont les meilleures..... toutefois elles sont les seules à le savoir  smiley


    • jef88 jef88 16 décembre 2013 11:54

      quand l’Europe était à 6 ou 10 elle ne plaisait pas aux USA : trop puissante .....
      à 27 ils la trouvent géniale : un panier de crabes avec la GB et la Pologne qui sèment la m***e !
      Quand il y avait pléthore de monnaies nationales le terrain des chasse des boursicoteurs était magnifique !
      avec une seule monnaie le risque de catastrophe est trop grand (pour les USA) donc on ne spécule plus autant.... donc manque à gagner !


      • unandeja 16 décembre 2013 12:36

        c’est vrai que l’europe en petit comité était séduisante.....avec des pays relativement proche.
        On peut faire converger le Benelux avec la France , l’Allemagne voire l’Italie...mais faire converger avec la Roumanie, la Pologne voire le Kosovo (future adhérent de l’UE) avec la France il faut m’explique comment on fait.


      • Pepe de Bienvenida (alternatif) 16 décembre 2013 12:49

        C’est ça la boulimie : on se goinfre et ensuite direction la cuvette.


      • baldis30 22 décembre 2013 10:53

        à six on a confié à l’Europe le charbon et l’acier ..... on a vu le résultat .... évidemment l’arrière-pensée c’était que ces s.... de français ils avaient nationalisé le charbon et donc de fait l’acier était sous la tutelle de gens pas du bon milieu ....

        pour aller plus loin dans l’appropriation du bien public on est passé à 12, à 15, à l’euro, à 27....

        On peut tirer sur la corde, mais le jour où elle cassera le coup de fouet en retour sera terrible


      • prolog 16 décembre 2013 11:55

        Je ne suis pas économiste donc je vais peut être dire des bêtises mais le problème n’est-il pas toujours le même : l’utilisation d’argent dette créé de toute pièce mais générateur d’intérêts ?

        Le reste, c’est des « on dit » et ca n’a que peu d’importance. Pourquoi débattre de l’irresponsabilité de certains ou des propos d’autres alors qu’il y a fort à parier que leur unique préoccupation depuis le début soit leur confort personnel...

        Et enfin, on peut débattre longtemps sur le terme « science » mais il faut être drôlement malhonnête pour réussir à y faire rentrer l’économie.


        • Bonneteau 16 décembre 2013 13:41

          « Et enfin, on peut débattre longtemps sur le terme « science » mais il faut être drôlement malhonnête pour réussir à y faire rentrer l’économie. »

          ‘Science économique’ est devenu un oxymore avec la crise des subprimes, et je crois comprendre le raisonnement qui motive votre commentaire : pourquoi accorder plus de crédit aux économistes américains, qui ont massivement rejeté l’idée de l’union monétaire européenne, alors qu’ils ont lamentablement échoué à prédire le risque des subprimes ?

          La première raison c’est qu’un tel raisonnement est faux : ce n’est pas parce qu’on s’est rendu compte que la FED, et plus généralement les économistes, se sont trompés dans le domaine A (subprimes), que cela discrédite leur mise en garde dans le domaine B (union monétaire européenne). Et ce d’autant que les domaines A et B sont qualitativement différents, et qu’il existe un précédent solide pour juger de B, l’union monétaire des États-Unis.

          Une deuxième raison c’est qu’il ne faut pas faire un amalgame Greenspan et la FED, et, à fortiori, entre Greenspan et les économistes américains (1). Des voix se sont élevées dés 2006, au sein de la communauté, très internationale, des banquiers centraux, contre le risque subprimes. Greenspan, dont la nomination par Reagan, comme c’est en général le cas pour le chef de la FED, avait un caractère éminemment politique (Greenspan était un admirateur de Ayn Rand, théoricienne d’un capitalisme poussé jusqu’à l’extrême), les a sciemment ignorées.

          Une troisième raison c’est que Trichet a tout aussi lamentablement ignoré le risque subprimes que Greenspan. S’il en avait été autrement, on le saurait par ses discours (tous accessibles sur internet) ou des décisions particulières pour protéger les banques européennes de ce risque. Signalons que les aides apportées par les états européens à leurs banques représentent 4% à 5% du PIB annuel de l’Union Européenne. En comparaison, l’affaire du Crédit Lyonnais (à laquelle Trichet a été à une époque, judiciairement mêlé) c’est assez insignifiant, contrairement, peut-être à la perception populaire...

          (1) Il faut noter que l’étude rétrospective sur laquelle s’appuie cet article prend en compte un peu moins de 200 économistes américains, universitaires et membres de la communauté des banquiers centraux (par nature internationale, ce qui signifie qu’un banquier central américain a de fortes chances de passer la BRI, l’IMF etc., dans sa carrière)


        • BOBW BOBW 16 décembre 2013 17:15

          Ou plutôt comme dans l’histoire drôle sur l’enfer « À genoux c’est l’heure de la prière » smiley


        • claude-michel claude-michel 16 décembre 2013 13:06

          ( le projet d’union monétaire européenne serait voué à l’échec. )....c’est pour cela que l’euro a été fait...détruire l’europe...et c’est pour très bientôt.. !


          • baldis30 22 décembre 2013 11:11


            pas tout à fait ! il a surtout été crée pour parachever l’appropriation des biens publics au profit de quelques oligopoles privés, en général bancaires.
            L’ennui c’est que l’économie n’est pas une science mais un discours .... et qu’avec le discours il y eut une intoxication psychique, psychédélique, et idyllique..... D’où une rétroaction de ce que l’on cru être un bel effet

            inconsciemment les peuples s’en rendirent compte ( voir référendum en France et en Irlande) , puis avec les problèmes financiers irlandais, portugais, grecs et chypriotes - en attendant les suivants - la prise de conscience est arrivée .

            Il ne peut y avoir de plan technique parce que l’économie n’est pas une science .... mais un discours. On se trouve dans un bateau en pleine tempête , le capitaine à bruxelles parle le portugais, ses marins baragouinent n’importe quel autre langage ...... Il me semble avoir lu cela il y a fort longtemps au sujet de Babylone, et plus tard un certain Montesquieu parla des « causes de la grandeur et de la décacdence de Rome ...... »

            Et pour les crises économiques ..... si on reparlait de la crise des tulipes en Hollande il y a quatre siècles....

            Comme il est écrit dans l’un des corollaires de la loi fondamentale de Murphy 
            « la leçon de l’histoire c’est qu’on ne retient pas les leçons de l’histoire » 


          • Arnaud69 Arnaud69 22 décembre 2013 12:23

            Folie, sabotage, haine de son peuple, destruction des nations et de l’Europe ?

            Hors les faits parlent d’eux mêmes :

            Pour « aider les jeunes » Européens nos « élites » décident de leur offrir des régularisations massives et d’offrir à la Turquie la libre circulation dans toute l’Europe.

            D’un côté les Européens ont besoin du statut « travailleur détaché » pour travailler en Europe, de l’autre les extra-Européens peuvent circuler et travailler dans toute l’Europe sans aucune limite. Si ce n’est pas de la discrimination anti-Européenne qu’est-ce ?

            Je ne parle même pas de protectionnisme mais de partager ce que nous n’avons pas avec ceux qui en ont plus que nous : De l’emploi et de la croissance.

            Il suffit de lire les chiffres officiels de l’emploi et la croissance de la Turquie par exemple :
            En 2010 la croissance de la Turquie était de 9,1% et nous de 1,7%, pour le taux de chômage à indicateurs égaux ils en ont plus que moitié moins de chômeurs que la France !

            Pourtant les portes de l’Europe sont plus grandes ouvertes pour les Turcs que pour n’importe quel Européen !

            Avec toutes ces conneries actées et démontrées, j’ai bien l’impression que l’élite est soit consciente et 100% complice, soit totalement inconsciente et 100% coupable.
            Le déni ne tiens pas la route face aux faits !

            On ne peut pas suivre une telle politique et après coup dire « je n’ai rien vu venir » j’en connais qui vont chialer contrairement au coup de vice qu’ils pensent nous jouer...

            Tous ceux qui continuent ce style de propagande Stalinienne le goudron et les plumes puis la guillotine !...

            Certains mensonges habituels étaient même primés aux bobards d’or. 00 H 40 mn10Sec


          • thierry3468 16 décembre 2013 13:07

            A quoi bon nous inquiéter car le pacte transatlantique et la monnaie unique qui l’accompagnera sera la solution à tous nos problèmes comme l’Euro qui devait nous apporter la prospérité et le plein emploi...


            • BA 16 décembre 2013 14:16

              Chiffres Eurostat d’octobre 2013 :

              Grèce : 27,3 % de chômage
              Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 54,8 % de chômage

              Espagne : 26,7 % de chômage
              Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 57,4 % de chômage

              Croatie : 17,6 %
              Chez les jeunes : 52,4 %

              Chypre : 17 %
              Chez les jeunes : 43,3 %

              Portugal : 15,7 %
              Chez les jeunes : 36,5 %

              Slovaquie : 13,9 %
              Chez les jeunes : 31,5 %

              Bulgarie : 13,2 %
              Chez les jeunes : 28,8 %

              Irlande : 12,6 %
              Chez les jeunes : 26 %

              Italie : 12,5 %
              Chez les jeunes : 41,2 %

              Près d’un tiers des Grecs sans couverture sociale.

              http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/09/pres-d-un-tiers-des-grecs-sans-couverture-sociale_3528051_3214.html


              • Captain Marlo Fifi Brind_acier 16 décembre 2013 18:11

                BA,
                Moyenne 2013 du chômage dans la zone euro : 12,1%
                Vous auriez pu compléter par les chiffres du chômage HORS ZONE euro..., chiffres INSEE et Eurostat :

                * Islande : 5,1%
                * Suisse : 3,4%
                * Norvège 3%
                * Russie : 6%
                * Ukraine 8,5%
                * Turquie :8%


              • baldis30 22 décembre 2013 11:17

                fifibrind’acier cite un chiffre qui fait bien réfélchir

                islande 5,1 % ........
                 ah .........
                bon ..... et quelles méthodes les islandais ont-ils utilisé pour en arriver là ?
                Sont-ils sérieux ces gens-là ? seuls producteurs européens de bananes au demeurant !

                On ferait bien de s’inspirer directement de leur expérience comme de celle des argentins ...



              • baldis30 22 décembre 2013 20:59

                Fifi Brin dacier :
                 
                merci : l’article est éloquent, et devrait être lu par notre ministre des finances 


              • thimote123 16 décembre 2013 15:35

                « Ce traité, ratifié d’extrême justesse par référendum en France et régulièrement accusé d’avoir enfermé l’économie »...

                Tous ces faiseurs d’anges commencent à se sentir mal car petit à petit, ils sont dévoilés.

                Vive le rétablissement de la notion de haute trahison pour nos gouvernants

                intelligence avec l’ennemi 


                • thimote123 16 décembre 2013 16:49

                   « la FED jugeait le projet suicidaire »

                  Ben voyons...... comment peut-on « juger » quand on est « initiateur ?

                  La pauvre »FED" ! Le pauvre système financier qui n’en récolte rien, de cette misère.... et qui avait prévenu !!!

                  Et puis quoi encore ? vraiment, heureusement que je suis de bonne humeur


                  • Bonneteau 17 décembre 2013 00:45
                    Je ne comprends pas le sens de votre intervention. Le but de cette article est de vulgariser une étude que je crois méconnue, dont le titre est explicite :

                    Experts américains, de 1989 à 2002, presque tous d’accord sur l’euro : une mauvaise idée, vouée à l’échec.

                    Je rappelle que cette étude rassemble les travaux de près de 200 économistes, universitaires et banquiers centraux, et a été commandité par la Commission européenne. En voici le lien : http://ec.europa.eu/economy_finance/publications/publication16345_en.pdf

                    Ce rappel étant fait, je vous invite à nous dire si vous persistez à contester la conclusion de cette étude, et, le cas échéant, pourquoi.

                  • Captain Marlo Fifi Brind_acier 16 décembre 2013 18:44

                    Les économistes donnent des conseils pour qu’une monnaie fonctionne. Ils savent qu’une monnaie doit correspondre à « une zone monétaire optimale » :

                    Un seul peuple, une même culture, une seule économie, une même langue.

                    La bonne question à se poser est de savoir s’il s’agissait de bien faire fonctionner l’ UE, ou de la neutraliser ?

                    L’Europe après sa reconstruction, était la zone économique la plus forte du monde.

                    Elle aurait fini par faire de l’ombre aux USA. Il a donc été décidé en haut lieu, dès l’après guerre, de la neutraliser. Monnet et Schuman étaient des employés des USA.

                    Comment ? Par des mensonges : « L’UE et l’euro, ce sera la paix et la prospérité ».

                    Et par des astuces : ficeler ensemble le plus possible d’ Etats différents, aux économies et aux intérêts différents, voire divergents. Plus on est nombreux, plus il est difficile de prendre une décision qui convienne à tout le monde...., c’est un système auto-bloquant.

                    Ensuite, enlever progressivement, Traité après Traité, les droits régaliens aux Etats pour les transférer à des gens non élus, et que les Etats ne puissent plus se défendre.

                    Car dès le début, il s’agissait de supprimer les Etats, les frontières et les Nations.
                    Un souci de moins, c’est du moins ce qu’ils pensaient... C’est Marie France Garaud qui l’explique.


                    • Bonneteau 17 décembre 2013 01:24

                      Si vous permettez, une question encore plus simple, et à poser à M. Trichet :


                      M. Trichet, vous avez rédigé au nom de la France, les aspects monétaires du traité Maastricht. Voici 3 ou 4 ans que crise de l’euro a provoqué un chômage massif dans les pays du sud, qui ne se résorbe pas, et la France semble leur emboîter le pas.

                      Or, une étude de la Commission européenne montre que vos pairs américains étaient quasi unanimes sur l’existence d’un vice dans la construction de l’union monétaire européenne qui la condamnait à l’échec. Ce vice, c’est l’absence d’état fédéral à l’image de celui des États-Unis.

                      Quelles étaient vos motivations, à l’époque, pour prendre le risque d’aller à contre-courant du consensus des experts ? 

                      Puisque le vice de l’euro n’a pas été remédié, quelles sont aujourd’hui vos raisons de continuer à préconiser son maintien ?

                      Dans une démocratie digne de ce nom, la Commission des finances, qui est dirigée par M. Gilles Carrez, lui aurait déjà posé ces questions. Et les médias auraient joué leur part.

                    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2013 07:34

                      Bonneteau,
                      Mais voilà, nous ne sommes plus en démocratie...
                      Dans cette belle Union européenne, ceux qui sont élus n’ont plus de pouvoirs.
                      Et eux qui décident ne sont pas élus.

                      Trichet, comme l’ont été Monnet et Schuman, n’est qu’un employé.
                      Les donneurs d’ordre sont à Washington.

                      Voici comment la Taxe Tobin a été enterrée en septembre 2011 : « You can’t ! »
                      « Quand le Trésor américain rappelle les Européens à l’ordre »

                      Officiellement, l’euro est « irréversible », et les européens doivent se serrent la ceinture pour le sauver :

                      Petit détail du discours de Mario Draghi qui montre que nos stratèges savent pertinemment que l’avenir de l’euro est compromis et que ses jours sont comptés.

                      Dans un discours en août 2012, Draghi a annoncé qu’il y avait un 3e risque pris en compte (déjà), dans les emprunts :

                      « c’est celui de la convertibilité, le risque d’une possible rupture de la zone euro, conduisant à la redénomination des obligations dans une autre monnaie, plus faible que l’euro ».

                      En clair, les banques et les marchés, ont déjà inclut le risque des pertes qu’ils subiront en cas de retour aux monnaies nationales dans les pays du sud.

                      A moins que tout ce petit monde fasse éclater l’euro pour le remplacer par une monnaie commune USA - Canada - UE, avec la mise en place des accords transatlantiques ?
                      C’est l’hypothèse de Pierre Hillard .


                    • Bonneteau 17 décembre 2013 09:36
                      Effectivement, le lobby financier dévoie la démocratie à son intérêt. Le carnage observé en Grèce sous l’effet du remède imposé par la Troika, dans le but de ménager autant que possible les créanciers (représenté par l’Institute of International Finance), donne la mesure du problème. Ajoutons qu’il y a eu un précédent, l’Argentine, au début des années 2000, qui s’en est très bien sortie en abandonnant la parité avec le dollar. Mais tout cela est tangent au sujet, qui est plutôt d’ordre épistémologique, quoique sur un cas très concret : celui de la déroute, anticipée par les expert d’outre atlantique, de l’euro : 

                      « Petit détail du discours de Mario Draghi qui montre que nos stratèges savent pertinemment que l’avenir de l’euro est compromis et que ses jours sont comptés. »

                      Je ne vois pas pourquoi on fait tant de cas de ce détail, alors qu’il suffit d’ouvrir le Financial Times ou le Wall Street Journal, pour se rendre compte que le risque de désintégration de l’euro est une préoccupation majeure des marchés. Du moins, c’était le cas jusqu’à l’été 2012.




                    • Captain Marlo Fifi Brind_acier 16 décembre 2013 19:06

                      De Gaulle était vent debout contre tous ces projets de perte de souveraineté.
                      Le Traité de l’ Elysée a été le Traité de la trahison allemande.

                      Sous la pression de Kennedy, les Allemands ont modifié le texte en cachette de De Gaulle, qui ajoutait tout ce que De Gaulle ne voulait pas : l’Angleterre, les USA, la Commission européenne etc.

                      « le mythe du couple franco-allemand »

                      Les Traités ont été signé les uns après les autres, jusqu’à celui de Maastritch qui introduisait l’euro.
                      Depuis, les économies européennes, au lieu de converger, n’ont cessé de diverger.

                      C’est ce que montrent les graphiques de Berruyer dans le 1er exposé.

                      « Y-a-t-il une vie avec l’euro ? »

                      Mais l’euro pose bien d’autres problèmes, car il est une monnaie commune et non une monnaie unique.

                      Il serait une monnaie unique s’il correspondait à « une zone monétaire optimale, » ce qui n’est pas le cas. Il n’y a pas de peuple européen, d’économie unique, de langue unique, les salariés ne se déplacent pas en masse d’un bout à l’autre de l’ UE etc. 

                      Les cranes d’œuf se sont contenté (ce qui en facilite la sortie), de décider qu’un beau matin, le franc deviendrait un franc- euro ; le mark, un mark-euro ; et la drachme grecque, une drachme-euro ; la lire, une lire-euro etc.

                      Tout ça sur la base de 1 pour 1.

                      Même quand on ne comprend pas grand chose à la monnaie, décider qu’un mark = une drachme, on se doute bien que ce n’est pas vrai du tout.

                      D’où toute une série de problèmes :
                      * La fin des changes, d’où une montagne de monnaies faibles qui se réfugie dans les banques allemandes et qui peuvent ruiner l’ Allemagne..

                      * L’impossibilité de dévaluer l’euro, ce qui plombe les exportations des pays du sud de l’ Europe, d’où les exigences de baisser les salaires pour faire baisser le prix des produits, que Bruxelles exige de la France. etc

                      * La BCE n’a comme objectif que de limiter l’inflation, ce qui arrange les rentiers etc etc

                      C’est tout expliqué dans cette vidéo «  La Tragédie de l’euro »


                      • Bonneteau 17 décembre 2013 09:19

                        « Il serait une monnaie unique s’il correspondait à « une zone monétaire optimale, » ce qui n’est pas le cas. Il n’y a pas de peuple européen, d’économie unique, de langue unique, les salariés ne se déplacent pas en masse d’un bout à l’autre de l’ UE etc. »


                        L’objet de cet article, c’est de révéler qu’il était incontestable que Trichet était à contre-courant de ses confrères d’outre atlantique, lorsqu’il a rédigé les aspects monétaires du traité de Maastricht. Je me suis contenté de mettre en exergue le défaut majeur, aux yeux de ce même experts, dont il n’a pas tenu compte : l’absence d’État fédéral capable de mutualiser le risque macroéconomique entre les régions, dont la manifestation aujourd’hui est la divergence des économies au sein de la zone euro.

                        La notion de zone monétaire optimale est sous-entendue lorsque je parle de barrière de la langue freinant la mobilité du travail. J’ai préféré m’en tenir à des termes parlants, plutôt que savants, et porter un coup de projecteur sur l’essentiel.

                      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2013 10:00

                        Bonneteau,

                        Il ne s’agissait donc pas d’une décision économique, mais POLITIQUE.


                      • Bonneteau 17 décembre 2013 01:54

                        Bonjour,


                        « dans les milieux économiques, il est de notoriété publique que la politique monétaire et la politique budgetaire doivent s’articuler. »

                        Le problème du mot « s’articuler » c’est qu’il est beaucoup plus vague que le mécanisme nécessaire au bon fonctionnement de l’union monétaire européenne, d’après les experts passés en revue par l’étude qui fait l’objet de cette article, c’est à dire un état fédéral d’importance égale à celui des États-unis. En dessous de ce changement d’échelle dans le budget de l’UE, c’est l’échec. NB : je ne fais que répéter la conclusion de l’étude.

                        « Donc, si vous imposez une politique monétaire à un ensemble de pays, il faut qu’ils aient les mêmes politiques budgétaires, sinon, ils se feront trés mal. »

                        Les même politiques budgétaires, cela ne remplit aucunement le rôle du mécanisme que je viens de rappeler. Dans la tête de Trichet, sous réserve que ces « mêmes politiques budgétaires » consistent à observer la sacro-sainte règle d’or budgétaire, qui s’appelait du temps de son mandat à la BCE pacte de stabilité et de croissance, ça devrait marcher, mais l’expérience prouve le contraire.

                        « SAUF SI, vous prévoyez d’unir les politiques budgetaires ... autrement dit, transfert final des pouvoirs à bruxelles. »

                        Non pas « sauf si ». C’est la seule condition permettant à l’union monétaire européenne de fonctionner, si on se fie au consensus des économistes visés par l’étude qui fait l’objet de cet article. Et il faudrait être plus précis que « transfert final des pouvoirs à bruxelles... ». Bruxelles a déjà le pouvoir d’imposer la mauvaise politique, c’est à dire la règle d’or budgétaire (qu’elle s’appelle PSC, six packs, etc. on en perd le fil). Il faudrait plutôt dire : transfert quasi total des budgets nationaux vers un budget commun à toute la zone euro (recette fiscale, dépense publique, emprunt souverain). 

                      • ddacoudre ddacoudre 16 décembre 2013 19:24

                        bonjour beneteau
                         
                        excellente question qu’il faut poser aux allemands. Je suis bien d’accord nos difficultés ne sont pas du à l’Euro, même si l’on peut juger qu’il est trop sur évalué.
                        J’ai le souvenir d’avoir écrit en ces époques que vouloir mimer les état unis c’est également importer les mots que l’on connais chez eux en s’étant de plus donné un handicap qui n’était plus viable avec l’élargissement de l’UE.
                        cordialement.


                        • Bonneteau 17 décembre 2013 01:57

                          Bonjour,


                          « Je suis bien d’accord nos difficultés ne sont pas du à l’Euro, »

                          Désolé, mais ce ne n’est pas ce qu’affirme l’article, c’est à dire la thèse qui est vulgarisée par cet article : la quasi totalité des experts qui se sont penchés sur la construction de l’euro ont prévu 
                          des difficultés économiques insurmontables. Et il semble bien que la crise de l’euro leur donne raison. 








                        • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2013 07:53

                          Bonneteau,
                          Vous avez raison sur le plan théorique :
                          Soit on va vers le fédéralisme, soit on en sort.

                          Les Français ne veulent plus entendre parler de l’ UE. Ils la rejette massivement.
                          S’ils ne sont que 33% à vouloir sortir de l’euro, c’est qu’on leur fait peur en leur annonçant un cataclysme économique...

                          Le fédéralisme n’apportera pas pour autant « une zone monétaire optimale »...

                          Il n’y a pas de peuple européen, pas de langue commune malgré les efforts pour remplacer le français par le globish, pas de mobilité ou très peu, et surtout , aucune adhésion des peuples à ce projet.

                          Vous ne pourrez l’imposer que par la force, c’est ce que préconise JP Morgan :

                          «  JP Morgan réclame des régimes autoritaires en Europe »

                          Et là vous allez vers une guerre civile, peu propice aux affaires....


                        • Bonneteau 17 décembre 2013 08:50
                          Je me limite à relever que Trichet a apporté sa caution au projet de l’euro alors que ses pairs y voyaient un système bancal. Et que la crise de l’euro semble donner raison aux seconds.

                          C’est comme si le concepteur d’un avion de ligne s’était entendu dire par la quasi-totalité des experts qu’il était instable, mais s’était porté garant de son aptitude à naviguer. Et effectivement, on l’a mis en circulation, et il s’est écrasé !

                          Comment une telle aberration est-elle possible dans notre société ? On attend que la lumière soit faite sur cette faillite.

                        • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2013 11:43

                          Bonneteau,

                          « Pourquoi l’Europe est comme elle est ? » parce que c’est ainsi que les USA conçoivent la colonisation.


                        • Klisthène 2017 Kxyz 16 décembre 2013 19:38

                          le projet était non seulement suicidaire on en voit au quotidien les effets mortifères.
                          qu on quitte cette monnaie unique en conservant l euro comme monnaie commune...
                          http://blog.mondediplo.net/2013-05-25-Pour-une-monnaie-commune-sans-l-Allemagne-ou-avec


                          • BA 16 décembre 2013 22:31

                            Le parti politique Europe Ecologie Les Verts (EELV) est pour la dissolution de la France et des nations d’Europe.

                            Lundi 9 décembre 2013, la secrétaire nationale d’Europe Ecologie Les Verts, Emmanuelle Cosse, déclare :

                            « Je pense que l’Europe sera d’autant plus intéressante pour tout le monde qu’on arrivera à une dissolution de l’Etat nation. »

                            « Je pense qu’il faut arrêter avec ce sentiment national. »

                            Yves Calvi lui répond : « Vous nous décrivez une France qui serait une région européenne, plus qu’un pays. »

                            Emmanuel Todd lui fait remarquer : « C’est ce que veulent les Allemands ! »

                            http://www.youtube.com/watch?v=4_NdzyBw_RQ


                            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 17 décembre 2013 11:50

                              BA,
                              Dès sa conception, l’ UE était destinée à supprimer les Etats, les frontières et les Nations.
                              C’est Marie-France Garaud qui l’explique.

                              Dans las années 50/70, les Gaullistes et les Communistes disaient ouvertement ce qu’ils savaient de la construction européenne et de ses origines américaines.

                              «  L’analyse du PCF de l’ Europe, entre 1947 et les années 80 »

                              Puis les Communistes se sont pacsés avec le PS et Mitterrand, les Gaullistes ont perdu la mémoire, et ils nous ont tous vendus pour un plat de lentilles...


                              • baldis30 22 décembre 2013 11:25

                                certains gaullistes, certains communistes ..... mais pas tous .

                                D’ailleurs ceux qui trahirent peuvent-ils toujours se dire de ces familles ou abusent-ils du vocabulaire pour cacher leurs desseins


                              • pjf971 17 décembre 2013 18:59

                                Mais ça sert à quoi tous ces bavardages sur l’Euro, puisque tout le monde sait que nous ne sortirons pas de l’Euro ?
                                L’Euro existe, il a des inconvénients et des avantages. Autant essayer de profiter au mieux des avantages, et de circonscrire au mieux ses inconvénients.


                                • bourrico6 18 décembre 2013 08:22

                                  Depuis quand quoi que ce soit est éternel ?

                                  Navré mais l’Europe et l’Euro ne sont pas les buts ultimes de l’humanité, un jour, ils disparaitront.


                                • pjf971 17 décembre 2013 19:04

                                  En tout cas, la solution à la crise, ce n’est pas de sortir de l’Euro, c’est de toute évidence d’aller vers une véritable Europe fédérale.
                                  On n’en prend pas le chemin.


                                  • bourrico6 18 décembre 2013 08:22

                                    Mais bien sur....


                                  • BA 18 décembre 2013 05:50

                                    pjf971 écrit :

                                    « Mais ça sert à quoi tous ces bavardages sur l’Euro, puisque tout le monde sait que nous ne sortirons pas de l’Euro ? »

                                    J’éclate de rire !

                                    C’est comme les bisounours en Autriche-Hongrie qui disaient :

                                    « Mais ça sert à quoi tous ces bavardages sur le florin d’Autriche-Hongrie, puisque tout le monde sait que nous ne sortirons pas du florin d’Autriche-Hongrie ? »

                                    C’est comme les bisounours en Tchécoslovaquie qui disaient :

                                    "Mais ça sert à quoi tous ces bavardages sur la couronne tchécoslovaque, puisque tout le monde sait que nous ne sortirons pas de la couronne tchécoslovaque ?« 

                                    C’est comme les bisounours en Yougoslavie qui disaient :

                                     »Mais ça sert à quoi tous ces bavardages sur le dinar yougoslave, puisque tout le monde sait que nous ne sortirons pas du dinar yougoslave ?« 

                                    C’est comme les bisounours en URSS qui disaient :

                                     »Mais ça sert à quoi tous ces bavardages sur le rouble de l’URSS, puisque tout le monde sait que nous ne sortirons pas du rouble de l’URSS ?"

                                    Etc, etc.

                                    Et le torrent de l’Histoire a emporté tous ces bisounours.

                                    Et le torrent de l’Histoire a fait disparaître toutes ces monnaies.




                                      • Captain Marlo Fifi Brind_acier 22 décembre 2013 18:12

                                        San Antonio,
                                        La bonne blague !
                                        On ne peut pas sortir de l’euro, il n’y a aucun article dans les Traités qui le permette.
                                        Ni sortir de l’ OTAN non plus. 

                                        Il faut d’abord sortir de l’ UE par l’article 50. Avec comme conséquences, la sortie de l’euro et de l’ OTAN.

                                        Demander un truc qui n’est pas possible, vous êtes sûr que c’est une solution ?

                                        Et si DLR ne veut pas sortir de l’ UE, mais seulement changer de monnaie, alors on reste dans l’ UE et les Traités pourris, comme l’article 63 sur la fin du contrôle des capitaux, l’article 123 qui impose d’emprunter aux banques privées et les accords transatlantiques etc.

                                        Il n’y a que la monnaie qui vous dérange dans cette usine à gaz ?


                                      • millesime 18 décembre 2013 14:15

                                        Nous sommes devant une révision du système monétaire international (bien que çà ne plaise guère aux USA...ils ont oeuvré pour qu’on en arrive là ! il est temps à mon sens.. !) mais cela ne se fera pas sans l’euro dont la monnaie représente 30% des échanges commerciaux et des réserves mondiales.

                                        Des accords swap ont été passés par de nombreux pays pour leurs échanges en divise hors dollar.
                                        Des pays arabes ont crée leur monnaie commune, de même que des pays d’Afrique .
                                        On parle aussi beaucoup du bitcoin...tout cela est révélateur des évolutions en cours.. !
                                        http://millesime.over-blog.com


                                        • Xavxav 18 décembre 2013 16:11

                                          Il est vrai que l’Euro est bien difficile à manoeuvrer car l’inflation et le dynamisme économique diverge d’un pays à l’autre de l’Europe. 


                                          Mais il y a quelques points qui ne sont pas logiques dans votre démonstration. Le Dollar est certes une monnaie de référence, mais la banque fédérale américaine a pour objectif de relancer l’économie. Pour l’Euro, son objectif et de garantir la stabilité des prix. Ce qui n’est pas pareil. Cette limitation est regrettable, mais c’est un fait. Vous utilisez le taux de chômage comme indicateur. Il devrait être pertinent pour juger l’efficacité de la FED (en réalité, les chiffres du chômage sont honteusement truqués aux USA, effaçant des millions de chômeurs de la population active). En Europe, le moyen pour mesurer l’efficacité de l’Euro, cela devrait être de comparer la stabilité des prix selon les différents pays de l’union.

                                          D’autre part, les USA n’ont qu’un seul objectif, c’est torpiller l’Union Européenne pour éviter que l’Europe lui fasse de l’ombre. Il suffit de voir comment les agences de notation américaines ont volontairement dramatisé la situation en Espagne, au Portugal et en Irlande, dans l’objectif de détourner l’attention des marchés de la situation des finances américaines, au moins aussi préoccupantes. Pensez-vous que les USA puissent un jour rembourser leurs dettes ? En monnaie de singe, oui !

                                          Sources : 




                                          • Bonneteau 18 décembre 2013 17:44
                                            Vous affirmez que la BCE a pour objectif le contrôle des prix tandis que la FED a pour objectif l’emploi. Et il faudrait déduire de cette proposition réductrice, pour ne pas dire pire, que ma « démonstration » est fausse. Désolé, mais je crois que la rapidité de votre raisonnement est manifeste et n’appelle pas, de ma part, de contre-argument. Je vous invite à citer les phrases de mon article qui vous posent problème et nous expliquer pourquoi. Pour vous aider, voici les trois étages composant mon article :

                                            Le premier point de mon article c’est de relever que la monnaie unique européenne s’est faite contre l’avis des experts américains. Contester cela, c’est remettre en cause la conclusion de l’étude rétrospective que j’ai citée, réalisée pour le compte de la Commission européenne, et qui porte sur 170 travaux, 130 universitaires, et 40 issus de la FED, sur la période 89—2002, dont le thème était : le projet d’union monétaire est-il viable ?

                                            La deuxième point de mon article, c’est de porter un coup de projecteur sur un aspect crucial ayant suscité le scepticisme de ces économistes : l’absence, contrairement aux États-Unis, d’état fédéral capable de compenser la privation de marge de manœuvre macroéconomique, pour chaque état membre, résultant de l’abandon de sa monnaie nationale. 

                                            La troisième point de mon article, c’est de mettre en relation les deux premières avec la réalité observée. À partir de la crise de 2008, les courbes de chômage de différents états, aux États-Unis, décrivent des trajectoires semblables. Sur la même période, les courbes de chômage de différents états, dans la zone euro, décrivent des trajectoires dissemblables. Et il se trouve que cela s’accorde avec l’analyse pessimistes des économistes américains. 

                                            Des experts du monde entier (songez à Hans Werner Sinn en Allemagne, Paul Krugman, aux États-Unis etc.) s’accordent à reconnaître, au moins avec le recul, que l’euro n’est pas une ZMO, et qu’un état fédéral est la fondation qui lui fait crucialement défaut. Ce n’est pas cela qui devrait faire débat, mais ce qu’on fait ensuite. Mais l’élite française ainsi structurée que l’urgence passe après le devoir de prosterner devant ses rois nus et gober leurs âneries (« Nombreux sont ceux qui ont la tentation de se servir de l’Europe et de l’euro comme d’un bouc émissaire. »)

                                          • Arnaud69 Arnaud69 18 décembre 2013 17:52

                                            Question / Réponse qui contrôle réellement la FED, la Banque Mondiale, la BCE la réponse en vidéo : Rothschild, Rockefeller, Morgan, Brabour ...comme d’habitude !

                                            Au point qu’ils sont même en capacité de tricher avec leurs propres régles internes à la BCE, sans que personne ne puisse rien y redire..


                                          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 décembre 2013 06:51

                                            Bonneteau,

                                            Ce sont les statuts de la BCE qui lui impose de s’occuper en priorité de l’inflation qui doit être la plus basse possible. Une faible inflation n’arrange que les rentiers.

                                            C’est Chouard qui explique qu’en fixant ces statuts à la BCE, nous sommes condamnés aux chômage de masse dans la zone euro

                                            Les économistes ont constaté que sur une longue période, la baisse du chômage correspondait avec davantage d’inflation, et inversement. Il n’explique pas pourquoi, c’est un constat empirique, mais qui se révèle exact. Peu d’inflation = beaucoup de chômage.

                                            « Chouard : Les 10 raisons de sortir de l’ UE »


                                          • Bonneteau 19 décembre 2013 10:21

                                            @Fifi Brind_acier (19 décembre 06:51) 

                                            Je ne vois pas où vous voulez en venir. Au risque de radoter, je vous renvoie à mon message du 18 décembre 17:44 :

                                            « Je vous invite à citer les phrases de mon article qui vous posent problème et nous expliquer pourquoi. Pour vous aider, voici les trois étages composant mon article :»

                                            Je constaste que vous aussi faites des affirmations réductrices :

                                            « Ce sont les statuts de la BCE qui lui impose de s’occuper en priorité de l’inflation qui doit être la plus basse possible. Une faible inflation n’arrange que les rentiers. »

                                            D’une part, la BCE s’est si bien moqué de son statut qu’elle a fini par se faire traîner devant le tribunal de Karlsruhe. D’autre part, son statut ne lui dit pas de faire l’inflation la plus basse possible, mais d’assurer la stabilité des prix avec pour cible 2%. 

                                            Pour ce qui a trait à cet article, le rapprochement à faire avec la politique monétaire est le suivant. Dans une union monétaire où les cycles économiques convergent entre les états, comme c’est le cas aux États-Unis, la politique monétaire peut être adaptée à tous. Dans une union monétaire où les cycles économiques divergent entre les états, comme c’est le cas dans la zone euro, la politique monétaire ne peut pas être adaptée à tous. On ne peut pas faire plaisir à Paul sans faire de tort à Jacques, et réciproquement.

                                            Dans un système bancal, on peut jouer des manettes dans tous les sens, ce sera toujours l’impasse. Les économistes américains avaient prévenus. Trichet (et ceux qu’ils représente) ont passé outre. Et les disparités économiques, particulièrement dans le domaine de l’emploi, qui caractérisent aujourd’hui la zone euro, sont la conséquence de cette faute des décideurs européens. 


                                          • Captain Marlo Fifi Brind_acier 22 décembre 2013 18:17

                                            Nous sommes entièrement d’accord.
                                            La différence avec les USA, c’est qu’il n’y a pas de peuple européen, mais 28 économies différentes, et qu’appliquer les mêmes recettes à tous, comme vous dites, ne fonctionne pas.

                                            C’est ce qu’explique Michel Santi dans cet article sur les taux d’intérêts :

                                            « Mario Draghi : Hercule ou joueur de poker ? »


                                          • millesime 22 décembre 2013 20:32

                                            Un des problèmes de l’euro dont on ne parle pas c’est qu’à la création de l’euro les allemands (avec la complicité des élites politiques et économiques latines) ont réussi à faire introduire le nominalisme anglo-saxon dans les pays de droit latin. La responsabilité financière des Etats a été abolie afin de libérer les élites dirigeantes européennes de l’impôt et de l’obligation de contribuer au financement du bien commun et de la justice. ( falsification par le dollar et la livre sterling ..les deux devises qui sont le pivot du système monétaire international depuis 150 ans).
                                            http://millesime.over-blog.com


                                          • Saul 18 décembre 2013 17:25

                                            Quand on a créé l’euro certains éléments des institutions l’euro-zone auraient dû attirer l’attention si la principale préoccupation de nos dirigeants politiques n’était pas de se faire élire et réélire sans trop se soucier des conséquences de leurs actes :

                                            - Certains pays dont la France, l’Espagne et l’Italie se trouvaient fréquemment en situation de crise qui les contraignait à dévaluer la monnaie pour trouver une échappatoire à la crise. Qu’est ce qui allait remplacer la dévaluation de la monnaie en l’absence d’un budget fédéral énorme comme aux États-Unis permettant des transferts ?

                                            - L’absence de transferts significatifs, l’absence de variation du taux de change, l’obligation pour les États membres de la zone euro de se financer sur les marchés financiers, toute monétisation de la dette publique par la banque centrale européenne étant interdite, constituait un système à risque énorme qui devait logiquement aller dans le mur. Point n’était besoin d’être un génie de l’économie pour le prévoir. En fait on instaurait un système de concurrence totale entre États membres où les faibles dans la concurrence risquaient de devoir s’appauvrir de plus en plus, car ils n’avaient plus d’échappatoire, et les forts dans la concurrence devaient logiquement s’enrichir de plus en plus, prenant leurs parts de marchés aux faibles qui devaient se désindustrialiser, etc. C’est exactement ce qui s’est passé. La crise de l’euro avait été prévue par le célèbre économiste américain Milton Friedman en 1998. Perso j’avais prévu aussi qu’il y aurait ce problème, tout en espérant me tromper.

                                            Citation de Milton Friedman en 1998 :

                                            http://www.contrepoints.org/2012/07/31/92198-milton-friedman-avait-prevu-la-crise-de-leuro

                                            « Les taux de change des différentes monnaies fournissaient un mécanisme pour s’adapter aux chocs et aux événements économiques qui affectaient des pays différents, différemment. En établissant la zone de monnaie commune, l’euro, les pays séparés rejettent essentiellement ce mécanisme d’ajustement. Qu’est-ce qui s’y substituera ?

                                            Peut-être auront-ils de la chance. Il est possible que les événements, qui apparaîtront dans les 10 ou 20 années prochaines, seront communs à tous les pays ; il n’y aura pas de choc, pas d’événement économique qui affectera les différentes parties de la zone euro asymétriquement. Dans ce cas, ils s’entendront très bien et peut-être les pays séparés desserreront-ils progressivement leurs réglementations, se débarrasseront-ils de certaines de leurs restrictions et s’ouvriront-ils de sorte qu’ils seront plus adaptables, plus flexibles.

                                            D’un autre côté, la possibilité plus vraisemblable est qu’il y aura des chocs asymétriques frappant les différents pays. Cela signifiera que le seul mécanisme d’ajustement dont ils pourront se satisfaire sera budgétaire et fiscal, avec du chômage : pression sur les salaires, pression sur les prix. Il n’y aura pas d’échappatoire. »

                                             

                                             

                                             


                                            • Captain Marlo Fifi Brind_acier 19 décembre 2013 06:59

                                              Lyacon,

                                              Les droits régaliens ont été enlevés aux Etats européens pour qu’ils ne puissent plus se défendre.
                                              Les Traités sont l’équivalent d’un coup d’Etat, mais sans char dans les rues...
                                              L’euro n’est pas une décision économique, mais politique.

                                              Droits régaliens :
                                              * Battre monnaie
                                              * Écrire ses propres lois
                                              * Avoir des frontières.
                                              * Rendre la Justice
                                              * Décider de la guerre et de la paix
                                              * Contrôler le mouvement des capitaux, des marchandises et des hommes.

                                              C’est le début de la fin des Nations européennes, dissolution protégée par tous les européistes qui proposent des moutures « d’ Autre Europe » à la St Glinglin.


                                              • BA 22 décembre 2013 11:09

                                                En Europe, nous sommes en train de vivre une régression sociale historique.

                                                 

                                                Toutes les belles promesses des partisans de la construction européenne ont été détruites par le monde réel.

                                                 

                                                Chiffres Eurostat d’octobre 2013 :

                                                 

                                                Grèce : 27,3 % de chômage

                                                Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 54,8 % de chômage

                                                 

                                                Espagne : 26,7 % de chômage

                                                Chez les jeunes de 15 à 24 ans : 57,4 % de chômage

                                                 

                                                Croatie : 17,6 %

                                                Chez les jeunes : 52,4 %

                                                 

                                                Chypre : 17 %

                                                Chez les jeunes : 43,3 %

                                                 

                                                Portugal : 15,7 %

                                                Chez les jeunes : 36,5 %

                                                 

                                                Slovaquie : 13,9 %

                                                Chez les jeunes : 31,5 %

                                                 

                                                Bulgarie : 13,2 %

                                                Chez les jeunes : 28,8 %

                                                 

                                                Irlande : 12,6 %

                                                Chez les jeunes : 26 %

                                                 

                                                Italie : 12,5 %

                                                Chez les jeunes : 41,2 %

                                                 

                                                Voici quelques exemples de cette régression sociale historique :

                                                 

                                                France : avec un million de bénéficiaires, les Restos du cœur battent un triste record d’affluence.

                                                 

                                                C’est un bien triste record. Et tout un symbole. Un mois à peine après l’ouverture de la 29e campagne hivernale, et pour la première fois dans l’histoire de l’association, le cap du million d’inscrits a été franchi.

                                                 

                                                http://www.rfi.fr/france/20131220-france-un-million-restos-coeur-battent-triste-record-affluence

                                                 

                                                Grèce :

                                                 

                                                Près d’un tiers des Grecs sans couverture sociale.

                                                 

                                                http://www.lemonde.fr/europe/article/2013/12/09/pres-d-un-tiers-des-grecs-sans-couverture-sociale_3528051_3214.html

                                                 

                                                Economie de guerre au Portugal.  

                                                Le Portugal est un pays exsangue. Le chômage officiel, qui approchait les 20%, a diminué ces deux derniers trimestres « à la faveur » d’une baisse de la population active. Celle-ci est le fruit d’une émigration de masse dont les flux atteignent, voire dépassent, ceux des années 60 qui avaient vu un grand exode des Portugais, fuyant la misère, la dictature et la guerre coloniale. La moitié des chômeurs ne bénéficie pas d’allocation chômage, et on compte par milliers les exclus du revenu minimum d’insertion, des allocations familiales ou du complément social vieillesse.

                                                 

                                                http://www.liberation.fr/monde/2013/12/10/economie-de-guerre-au-portugal_965506

                                                 

                                                La reprise en Espagne ? Un grand nombre d’Espagnols ne la voit pas.

                                                 

                                                "C’est bientôt Noël. Mes enfants vont me demander des cadeaux. Je fais comment ?", se désole Esmeralda Inglés venue, sans l’avouer à son mari et à ses enfants, prendre son petit déjeuner dans le centre d’accueil Caliu de Barcelone et chercher de quoi les nourrir.

                                                 

                                                http://www.boursorama.com/actualites/la-reprise-en-espagne—un-grand-nombre-d-espagnols-ne-la-voit-pas-1f1de6234193e59438220f18c0385d12

                                                 

                                                Italie : le patronat inquiet pour la cohésion sociale.  

                                                Le patronat italien a mis à son tour en garde jeudi contre les risques de troubles sociaux qui menacent le pays, et ce malgré les signes d’une sortie de la crise économique.

                                                 

                                                La Cofindustria, qui regroupe près de 150.000 entreprises italiennes, a revu en baisse jeudi ses prévisions économiques et table désormais sur une contraction de 1,8% du produit intérieur brut (PIB) cette année, contre un repli initialement prévu de 1,6%.

                                                 

                                                « Le principal risque réside dans l’éclatement de la cohésion sociale en raison de l’augmentation des manifestations organisées par des groupes qui prônent la désobéissance et le renversement des institutions », a déclaré la branche responsable des prévisions économiques au sein de la Cofindustria.

                                                 

                                                http://bourse.lesechos.fr/infos-conseils-boursiers/actus-des-marches/infos-marches/italie-le-patronat-italien-inquiet-pour-la-cohesion-sociale-938440.php


                                                • Arnaud69 Arnaud69 22 décembre 2013 12:19

                                                  @ BA

                                                  L’Europe est devenu un gigantesque camp de réfugiés, même Attali dit que nous sommes en phase de « Somalisation de la France », c’est une volonté politique délibérée.
                                                  C’est comme ça qu’on détruit un continent et c’est le but !.


                                                • tf1Groupie 22 décembre 2013 15:30

                                                  @Arnaud et quelques
                                                  Réflexion d’une grande finesse  smiley


                                                • Captain Marlo Fifi Brind_acier 22 décembre 2013 18:23

                                                  Je ne voudrais pas vous gâcher le réveillon, mais dans cet article, il y a un graphique qui met en parallèle l’évolution boursière des années avant le crack de 29, et ce qui se passe dans ce domaine actuellement.

                                                  Les mêmes causes produisant les mêmes effets...

                                                  « Les signes précurseurs de l’effondrement économique mondial réapparaissent ».


                                                  • Bonneteau 24 décembre 2013 14:51
                                                    Traduction partielle de l’étude faisant l’objet de cette article :


                                                    J’en profite pour apporter une correction. 

                                                    Il aurait été plus juste de dire que c’était les économistes américains, plutôt que la FED (qui n’en est qu’un sous-ensemble), qui jugeait le projet de l’euro suicidaire. 

                                                    • Bonneteau 28 décembre 2013 12:33
                                                      Cet article a une suite dont voici l’introduction :

                                                      L’année du lancement de l’euro, en 1999, 
                                                      Jean-Claude Trichet, qui compte parmi ses pères fondateurs, a été explicitement confronté, devant un comité parlementaire canadien, au vice de construction de l’euro. Nous verrons quelle a été sa réplique. 



                                                      • Bonneteau 5 janvier 2014 13:39

                                                        AVERTISSEMENT


                                                        Je cite abondamment mes sources. Je demande la même chose (un lien html suffit) à ceux qui seraient tentés de reproduire ou seulement s’inspirer de mes billets. 

                                                        Ce sont le fruit d’un travail non négligeable : recherche, analyse, structuration du texte, traductions, référencement. Sans compter l’expérience universitaire et professionnelle me permettant de le réaliser.

                                                        Faire du plagiat, c’est s’attirer des ennuis.

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