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Le suicide ou le vote ?

J’ai suivi de loin cette campagne électorale, dans l’ensemble elle est essentiellement riche en copiés collés.

Il est désespérant d’observer que les années s’écoulent, en laissant la marque de leurs rides sur nos peaux, et si des hommes usés par elles disparaissent de la vie politique, d’autres moins marqués résistent, malgré qu’ils soient poussés par de plus jeunes qui ne détiennent leur jeunesse que de leurs âges, car le plus souvent leurs idées ne sont que de pâles copiés collés de leurs prédécesseurs quand elles n’en sont pas pires. Ils sont tristement condamnés à n’avoir aucune idée nouvelle, cela malgré les liftings de leurs communicants. Elles restent vieilles, éculées voire gâteuses.

En homme « intelligent » ayant suivi ces élections je devrais me suicider, mais je sais que le temps sociétal nécessaire à une métamorphose est d’une lenteur écrasante, ressassé par des dirigeants politiques, des experts d’autorités et des journalistes réalisateurs de storytelling qui rebattent et rebattent encore un nécessaire repas socio-économique devenu une mélasse nauséabonde. Le plus dramatique demeure tous ces jeunes représentant notre avenir que nous nourrissons des mêmes soupes que leurs ainés devenues normalement vieux dans leurs peaux, mais anormalement vieux dans leurs têtes parce qu’ils n’ont pas su métamorphoser la chrysalide humaniste encoconnée dans la bible, le coran, d’Adam Smith, Karl Marx, et j’en laisse. Nous payons cela du prix du sang, pour avoir cru par obscurantisme et dogmatisme que la vérité était chez l’un ou l’autre.

L’époque des Lumières s’est éteinte devant les lobbies du nucléaire, symbole s’il en est de la victoire de la science sur la philosophie. Pourtant la science aussi grande soit elle ne peut exclure le sujet qui la conçoit et la porte, l’HOMME.

Ainsi la « science », fut elle comptable, financière, elle ne pourra jamais exclure l’essence humaine car elle n’en est qu’une émanation, et la vie humaine ne peut se jouer sur un marché financier.

Tous ceux, jeunes ou vieux avec ou sans marques du temps visibles, ne sont pas vieux parce qu’ils portent les âges du temps, mais parce que dans leur cœur ils ne portent plus aucunes nouvelles espérances, n’ont aucune utopie, aucun nouvel idéal. En fait ils portent seulement la mort future.

Il est désespérant d’écouter tous ceux qui hier comme aujourd’hui convoitent un place primordiale, qui une fois obtenue ne change rien au déroulement de l’écoulement d’un monde qui poursuit inexorablement son évolution dans les traces de celles qu’ils ont eux mêmes définies par des mots qui les fondent, les enserrent et par les « dominants systémiques » qu’ils ont érigé en déterminants absolutistes, obscurantistes qui ne s’appuient, comme toujours que sur les dogmes élevés en vérités.

Il est juste de dire qu’il n’est pas permis à tout un chacun de comprendre cela s’ils ne se sont pas assis sur les bancs de l’enseignement ou ne l’ont pas acquis par les cicatrices des luttes, mais ceux qui savent et qui prétendent diriger la destinée des moins nantis ou instruits n’ont pas le droit de les tromper et leur faire croire que leur existence est inexorablement attachée à une dette.

Pour que cela fut vraie il aurait fallu qu’aucun ne naisse avec des euros dans les poches, et si je n’ai pas conservé le souvenir du traumatisme de ma naissance j’ai encore moins celui du tintement des pièces de monnaies qui s’entrechoquent.

 

L’époque des lumières ne s'est pas faite dans les manufactures ou dans les mines de charbons, et des femmes, déjà, comme madame du Chatelet y concouraient.

Mais ces lieux prémisses de l’industrialisation furent des viviers qui leur permirent de s’indigner et d’imaginer leurs utopies que nous vivons à présent. Rien que cela mérite que j’aille encore voter.

Mon cœur irait bien vers Cheminade, mais la raison emporte d’aller vers Mélenchon pour donner des troupes à Hollande, car lorsque le combat se fera jour pour conquérir la BCE, il y a de grande chance que nombre des siennes l‘abandonne, comme celles de Mitterrand l’ont abandonné à partir de 1984.

Rien que cela mérite que je m’assoie sur le dogme de la dette.




par ddacoudre mardi 17 avril 2012 - 25 réactions
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