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Le syndrome de Nazca, ou la terre et le mimosa

La terre se meurt, la terre est morte. Les partisans du réchauffement climatique, quand ils s’échauffent eux-mêmes, vont parfois jusqu’à projeter l’avenir de notre planète dans quelques milliers d’années et lui donner comme image... Mars, la planète décharnée. L’homme responsable de ce réchauffement, a en effet historiquement déjà démontré qu’il pouvait laisser derrière lui des déserts véritables. L’histoire incroyable de l’Ile de Pâques, dont l’autodestruction ne fait plus beaucoup de doutes désormais, à quelques nuances près, nous a montré en effet à quel point la stupidité ou l’avidité humaine pouvait aboutir à ce scénario catastrophe. Aujourd’hui, une passionnante étude archéologique nous démontre que ça s’est déjà produit ailleurs, bien avant l’île de Pâques pour arriver au même désolant résultat, l’excuse religieuse en moins. Un désert complet, ressemblant énormément au paysage martien dont les vues de l’ESA nous enchantent tous les jours depuis les clichés de la mission Mars Express. La scène se passe à Nazca, au Pérou haut lieu de théories les plus farfelues et les plus ridicules également, pour d’autres phénomènes il est vrai. 

A l’île de Pâques, rappelons-le, c’est la lutte fratricide entre deux clans opposés dont les préceptes religieux imposaient de tailler la plus grande statue possible qui fût à l’origine de la disparition totale de la forêt couvrant l’île, pense-t-on. L’île de Pâques ("Rapa Nui") était effectivement divisée en deux clans riveaux, appelés « petites oreilles » (ou "Hanau momoko", venus de Polynésie) et « grandes oreilles » ("Hanau eepe", venus du Pérou), les premiers exterminant au final les seconds vers 1680 environ. Auparavant, pour tailler les gigantesques statues et les amener sur place, face à la mer, loin de leur carrière, il fallait des échafaudages, des rondins et des troncs, et à force de se faire mutuellement concurrence, les deux clans rivaux avaient fini par déboiser complètement l’île, découverte complètement vide et dénudée par le flibustier Edward Davis, en 1697, puis à nouveau par Jakob Roggeveen, 35 ans plus tard. En 1862, un grand raid esclavagiste, resté longtemps ignoré, effectué par les occidentaux, n’avait pas amélioré non plus la situation de lîle : après les forêts, c’étaient les habitants qui avaient été kidnappés ! Pour le reste "L’évangélisation forcée, l’esclavage et les maladies importées par l’homme blanc finiront de dépeupler l’île de Pâques de ses habitants" nous dit ici "Cristal Noir".
 
C’est l’expédition du Kon-Tiki de Thor Heyerdal dans les années 50 qui redonnera indirectement une actualité singulière à ce bout de rocher dénudé de 166 km2 (23 Kms de long sur 12 de large seulement). Heyerdal tentait de prouver que les péruviens adorateurs du dieu Kon-Tiki, au bord du lac Titicaca sont les ascendants des polynésiens adorant un dieu appelé Tiki. Les grandes oreilles auraient donc très bien pu être des descendants d’incas. Il réussit son pari, montrant qu’il y avait bien un lien entre les civilisations. Mais les rivalités religieuses entre les deux clans n’expliquent pas tout, et ne semblent pas les seules responsables de la désertification de l’île. Il semble en effet que la déforestation soit aussi l’effet pervers du courant El Niño, qui, selon sa force et son intensité, modifie, on le sait, l’équilibre climatique des côtes où il sévit. C’est en particulier la thèse de Jean Hervé Daude, à laquelle on peut souscrire également. L’une n’empêche pas l’autre (et l’histoire du toromiro retrouvé par Daude d’après Heyerdhal, qui l’aurait vu au bord du volcan Rano Kau, est tout aussi passionnante) ! Le toromiro... un mimosa, dont nous allons évoquer d’autres aspects historiques !
 
Des arbres de ce genre, il y en avait aussi ailleurs.... au Pérou. A Nazca, à 400 km de Lima, à un endroit connu grâce aux travaux de Maria Reiche (1903-1998). Un désert, aujourd’hui, aux étranges et gigantesques hiéroglyphes qui ont fasciné des générations entières. Nous ne nous engagerons pas dans les chemins sinueux de ce qu’elles représentaient, ni à quoi elles avaient bien pu servir où comment elles avaient été faites. Non, la découverte du jour ce ne sont pas des petits hommes gris venus dessiner au laser sur de la rocaille (une des thèses les plus farfelues qui ont couru à cet endroit !). Non, la découverte archéologique du jour , signée David Beresford-Jones, c’est un arbre, tout simplement. Enfin plus exactement.... une légumineuse  : l’acacia aromatique, ou huarango, connu également sous le nom de caroubier américain, le Prosopis pallida. Un mimosa, lui aussi, appelé aussi parfois Aromita, Aromo Negro, Espinillo et Tusca, que l’on trouve aussi en Bolivie, par exemple. Se présentant sous forme d’arbustes de deux mètres ou d’arbres au tronc ligneux atteignant jusqu’à dix mètres de haut (ici, un très ancien spécimen). Un arbre que connaissaient bien les habitants de Nazca, selon notre archéologue, jusqu’aux alentours de 600 ans après J-C, époque où, pour subvenir aux besoins de sols pour planter du maïs, du manioc ou de la patate douce, ils se mirent à les arracher massivement, comme le firent les européens au Moyen-Age lorsqu’ils furent confrontés à leur première grande crise démographique et à l’expansion de leur agriculture. "La déforestation menée en Europe durant le Moyen Âge afin d’étendre les terres agricoles, fit passer la France de Jules César, boisée à plus de 90% à moins de 15% à la fin du xixe siècle." Fichtre, heureusement qu’on a découvert le charbon ! Or l’acacia avait une particularité : en tant que légumineuse, ses racines hébergent aussi du rhizobium, qui on le sait aussi, enrichit le sol en azote. Sa présence assure des sols riches.
 
Les acacias de Nazca, natifs de la région, qui poussaient au bord des cours d’eau, faisaient partie prenant d’un très fragile équilibre, donc. En les supprimant, l’azote ne se fixait plus dans les sols. L’homme, en les abattant pour obtenir plus de terres cultivables, a donc commis une terrible erreur... Erreur dont les effets ont été démultipliés par El Niño faisant alors des siennes, selon un cycle démarré il y bien longtemps et qui perdure encore aujourd’hui. Résultat, la déforestation intensive et le réchauffement des eaux, qui ont eu pour conséquence des pluies torrentielles, qui ont tout emporté sur leur passage, et ont fabriqué en quelques siècles seulement un désert, là où notre archéologue a retrouvé les vestiges des canaux creusés pour alimenter les terres agricoles. Les terres arables ont été lessivées et emportées par des inondations gigantesques, comme les terres agricoles américaines l’avaient été par le vent en moins de deux siècles d’exploitation intensive (souvenez-vous des célèbres dust-bowls, symboles du ravinement !*). Des inondations démentielles...qui ont laissé partout des fragments d’animaux marins et de crustacés divers, et aujourd’hui, au même endroit, des paysages quasi martiens. Une fois le courant assagi, le désert avait pris la place des terres cultivées et des acacias aux bords des ruisseaux ou des canaux fabriqués par l’homme et dont on a retrouvé les traces. Aujourd’hui, il y pleut vingt minutes maximum par an... et il n’y souffle aucun brise... ce qui explique que les tracés, simples "griffes" sur le sol, perdurent.
 
Car le grand projet de David Beresford-Jones, de l’université de Cambridge, et des ses assistants, a été de fouiller le sol des plaines de Nazca, et d’y chercher des fragments minuscules prouvant l’existence, il y a bien longtemps, d’une faune et d’une flore s’accrochant à l’existence des mimosas poussant sur place, le long des cours d’eau et des canaux existants : des pollens, des insectes, mais aussi des crustacés, des escargots (des Bostryx) ou des petits bivalves, sans oublier les vestiges de graines découvertes, ou les morceaux de troncs ligneux de Prosopis, à côté de morceaux de poteries décorées par la main de l’homme. Tous ces éléments sont visibles dans sa remarquable thèse, que notre homme a eu l’intelligence de disposer en ligne. En index, les photos de ces éléments, dont certaines jointes à cet article, révèlent une plaine de Nazca étonnamment riche et vivante, ce que Maria Reiche n’avait pas pu déceler, faute de matériel adéquat. L’histoire se répète, donc, assez semblable à celle qui avait ravagé l’ïle de Pâques, à part que cette fois-ci nul élément religieux ne serait à l’origine de l’apparition du désert de Nazca. Ce sont bien les hommes, aidés il est vrai par les éléments, et les différentes furies du courant El Niño qui ont fait de Nazca un désert invivable, à partir d’un véritable grenier au départ, et en quelques centaines d’année seulement ! A regarder les coloris des sables du plateau andin et à le comparer à celui de la planète Mars, on a largement de quoi s’effrayer en pensant à notre planète terre et surtout à quelques centaines de kilomètres de là aux premiers arbres de la forêt amazonienne, qui est en train elle aussi de partir en lambeaux, sous les coups de boutoir de l’agriculture, des vendeurs de troncs ou des chercheurs d’or et leur terrible pollution au mercure. Mercure, tient, au fait, encore une autre planète décharnée...
 
Mais quand donc va-t-on véritablement prendre conscience de l’importance du bleu de la Terre ? Quand va-t-on se décider à ne pas la transformer en planète Mars ? Quand va-t-on arrêter de fabriquer de futurs Nazcas ?
 
* pour les dust-bowls, rien de tel que les chansons de l’époque, ces "dust-bowls ballads" de Woody Guthrie ! A découvrir à l’écoute ici.
 
pour le caroubier méditérranéen appelé aussi Carouge, Pain de saint Jean-Baptiste, figuier d’Égypte, fève de Pythagore, lire ceci.
 
 
à lire aussi ceci : 
 
"Tous les Kabyles connaissent la caroube (axerub) et la pâte que l’on extrait de ses gousses, sorte de Nutella nord-africain 100% artisanal. Cependant, le caroubier est de nos jours généralement délaissé et considéré comme un "arbre de pauvres", dont le fruit sert essentiellement à nourrir le bétail. Mais tandis que la Kabylie s’en détourne, la caroube fait son entrée en force dans les habitudes alimentaires mondiales. 

Depuis un certain temps déjà, la caroube est un produit utilisé de manière massive par l’industrie agro-alimentaire. Sous le nom d’ "agent épaissisant E410" le monde entier mange de la caroube ! On en retrouve un peu partout : dans les glaces, les sauces, les plats préparés, les charcuteries... Les plus gros producteurs de caroube se trouvent dans le bassin méditerranéen : Sicile (Italie), Maroc, Chypre, Andalousie (Espagne), Portugal. L’Algérie (et donc la Kabylie) est absente de ce palmarès.

Pourtant, la caroube a le vent en poupe : en plus de ses usages dans l’industrie alimentaire grand-public, elle est également de plus en plus utilisée par l’industrie des aliments pharmaceutiques en tant qu’aliment de substitution au chocolat pour le traitement des hypoallergies. En raison de ses qualités nutritionelles, la caroube devient en effet à la mode chez les végétariens et autres adeptes de nourritures bio : ce fruit ne contient qu’un tiers des calories du chocolat, est quasiment sans gras, riche en pectine, ne provoque pas d’allergies, ne contient pas d’acide oxalique et est riche en protéines"...
 
PS : Et pour les tracés me direz-vous ? oh là, on peut tenter plein d’hypothèses et surtout ne pas retenir celles d’Erik Von Daniken... ni celles de G.A. von Breunig. Les petits hommes verts (ou gris) amoureux transis n’auraient sans doute pas fait des milliards d’années lumières pour venir cueillir un bouquet de mimosa pour leur belle... et lui déclarer leur flamme céleste. En langage des fleurs, c’est en effet ce que signifie le mimosa...
 
 

Documents joints à cet article

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par morice lundi 30 novembre 2009 - 141 réactions
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  • Par Freebird (xxx.xxx.xxx.130) 1er décembre 2009 10:04

    Bien vu, j’ai aussi immédiatement pensé à "Effondrement" en lisant cet article. Mais je doute que morice soit du genre à lire des bouquins de 700 pages écrits par de brillants universitaires, américains qui plus est.

    Je conseille d’ailleurs ce bouquin à ceux qui sont intéressés par le sujet et qui veulent aller au-delà des "analyses" de morice : c’est très bien documenté, extrêmement bien écrit (et traduit) et l’auteur a beaucoup de recul par rapport à ce qu’il écrit. D’une manière générale, je conseille d’ailleurs tous les bouquins de Diamond : un auteur aussi stimulant, c’est rare.

  • Par Le péripate (xxx.xxx.xxx.61) 1er décembre 2009 09:46
    Le péripate

    Hummm.....

    Effondrement de Jared Diamond, page 136. La tradition orale, préservée par les insulaires, tout comme les études archéologiques, indiquent que la surface de l’île était divisée en une douzaines de territoires (onze ou douze, on ne le sait pas exactement).... Pâques ressemblait ainsi à un gâteau que l’on aurait divisé en une douzaine de parts. Chaque territoire avait son propre chef et ses propres plates-formes cérémonielles sur lesquelles étaient érigées des statuts....

    Et aussi, page 165. Telles furent les conséquences immédiates de la déforestation et d’autres actions de l’homme sur l’environnement. Les conséquences ultérieures prirent la forme d’une famine et d’une chute démographique dramatique qui firent sombrer la population dans le cannibalisme. Les récits faits par les insulaires survivants de cette famine sont graphiquement confirmés par la prolifération de petites statues appelées moaï kavakana, qui montrent des individus affamés aux joues creuses et aux côtes saillantes.....

    Maintenant la version de l’École Révisionniste de Tourcoing . L’île de Pâques ("Rapa Nui") était effectivement divisée en deux clans riveaux, appelés « petites oreilles » (ou "Hanau momoko", venus de Polynésie) et « grandes oreilles » ("Hanau eepe", venus du Pérou), les premiers exterminant au final les seconds vers 1680 environ....

    Chacun se fera son idée... smiley

  • Par djanel du viking-chaise (xxx.xxx.xxx.212) 1er décembre 2009 08:58
    djanel Le viking-

    Salut Morice, je suis entrain de lire ton article et je me suis arrêté à cette phrase : «  L’histoire incroyable de l’Ile de Pâques, dont l’autodestruction ne fait plus beaucoup de doutes désormais, à quelques nuances près, nous a montré en effet à quel point la stupidité ou l’avidité humaine pouvait aboutir à ce scénario catastrophe.. ». Je n’ai pas poursuivi ma lecture parce que j’ai voulu réagir immédiatement. C’est un mythe que tu nous racontes là dans cette phrase. Tu crois que les habitants de l’île de Pâques n’étaient assez intelligents pour se rendre compte de ce qu’ils faisaient. C’est si simple de prendre une graine et de la semer pour obtenir une nouvelle plante qu’ils auraient été trop stupides pour savoir le faire alors qu’ils connaissaient l’agriculture. En réalité cette théorie sur laquelle tu t’appuies pour affirmer doctoralement ce que tu dis, repose un mensonge. Nous nous croyons supérieurs quand nous jugeons ces gens assez stupides pour détruire leurs propres richesses en abattant les arbres jusqu’aux derniers sans penser aux graines qu’ils auraient pu planter pour remplacer les arbres qu’ils avaient abattu.

    Il existe une étude plus respectueuse de l’homme et de sa raison qui repose sur une thèse disant qu’un rat étranger à l’écosystème serait arrivé en même temps que les hommes avec leurs navires, peut être un passager clandestin, qui au cour des siècles à venir aurait proliféré parce qu’il n’avait pas de prédateurs sur l’île et que ces rats étaient devenus si nombreux qu’ils auraient bouffé toutes les graines et plantes jusqu’à leur disparition. Hé oui, Morice toi aussi tu avales la propagande et tu la recraches avec tes préjugés d’occidental.

    Cette histoire de l’île de Pâques où la faune aurait disparu par l’introduction d’un rongeur végétarien est arrivé souvent arrivé. Par exemple en Australie avec le lapin et sans oublier la souris. Pas seulement avec les rats.

    Je n’ai pas le temps de faire de recherche. Je ne me souviens plus du nom de l’île mais sa faune et sa flore a été détruite par l’introduction du lapin et de bovin et de mouton qu’on avait laissés pour les naufragés qui y trouveraient refuge et nourriture. C’était une petite île déserte. C’est même incroyable parce qu’il reste encore des vestiges de la flore luxuriante qui avait existé avant l’introduction des vaches. Les plantes autochtones se sont réfugié sur les falaises là où ni les vaches ni les lapins ne peuvent aller. Le reste de l’île est désertique, les vaches bouffent tout au fur et à mesure que ça pousse. Elle se sont adaptées à leur régime, elles ont ajouté à leur menu les algues qu’elles vont chercher sous l’eau. Il faudrait que je retrouve le nom de cette île. Je crois qu’elle appartient à la Nouvelle Zélande. Morice ce genre d’accident qui consiste à amener sur de nouvelle terre où il n’y a pas de prédateurs des nouvelles espèces animales est très fréquent. C’est ce qui semble être arrivé à l’île de pâque. Ceci dit, El Nino est un courant épisodique, il ne coule pas tous les ans et seulement à une période de l’année qui correspond à Noël d’où son nom l’Enfant (Jésus). Courant bénéfique qui amène pluie et tempête et cyclone. Il n’y a que les pécheurs et les marins qui le craigne et les cons qui se sont installé en bordure de mer où aucun amérindien ne s’était installé. Je ne crois pas que ton El Nino coule jusqu’à l’ile de Pâques de toute façon tes explications sont vaseuses.


  • Par djanel du viking-chaise (xxx.xxx.xxx.212) 1er décembre 2009 09:14
    djanel Le viking-

    La gué-guerre est déclarée contre le trio des retraités de l’éducation nationale (public ou privé qu’importe) que sont Renève, Léon et le Furtif.

    Il est dommage que Monsieur de Renève ait changé son CV. Il est devenu un peu plus modeste. Il ne se vante plus d’être un cartésien plus cartésien que tout le monde mais néanmoins je garderais en mémoire ce qu’il a pensé de lui-même pour se rehausser et se placer au-dessus de nous. Ça peut toujours servir et ça servira forcément.

    Monsieur de Renève et n’oubliez pas la particule, est donc un lecteur assidu de Descartes. Ça me fait rigoler.

    Est ce que de Renève est un génie ? Question superflue ! La réponse précède la question tellement il est évident qu’il est idiot car s’il ne l’était point nous n’aurions pas eu besoin de lui dire.

    Je vais vous le démontrer : cliquez sur ce lien mais ça ne vaut pas le coup puisque je vous mets en exemple la première définition de son dictionnaire du diable que personne ne connait sauf lui.

    « ABORIGENES, n.m. Personnes de peu de valeur encombrant le sol des contrées nouvellement découvertes. Ils cessent rapidement d’encombrer ; ils fertilisent. »

    Il est évident que Monsieur de Renève se défendra en disant que ce n’est pas lui qui a pensé cette méchante chose mais l’auteur de ce dictionnaire. Les fainéants et les lâches agissent toujours comme ça et Monsieur de Renève (pas oublier particule) n’échappe pas à cette règle.

    Pour exprimer sa pensée profonde, il cite un auteur pour montrer qu’il est cultivé et ensuite dans le cas où ça tournerait au vinaigre, il peut nier avoir eu personnellement cette pensée puisque ce n’était qu’une citation. Il est donc évident que Monsieur Renève se contredit puisqu’il a voulu sur son site paraître humaniste en citant dans la page d’accueil Lacordaire : « Entre le fort et le faible, entre le riche et le pauvre, entre le maître et le serviteur, c’est la liberté qui opprime, c’est la loi qui affranchit » et après tant d’humanité, il nous cite une définition infâme de l’aborigène qui ne sont pour lui que des Personnes de peu de valeur encombrant le sol des contrées nouvellement découvertes. Ils cessent rapidement d’encombrer ; ils fertilisent. »

    Il est donc évident que De Renève a par sa liberté des pensées plutôt racistes qu’il exprime par citation mais mais comme la loi républicaine l’empêche d’exprimer clairement son mépris, en bon tartuffe de Renève cite Lacordaire pour se cacher derrière un paravent de bonté et de lucidité

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