Alors il est légitime de s’inquiéter lorsqu’un Président de
Le langage de Nicolas Sarkozy relatif au travail est d’autant plus alarmant qu’il est de la même veine que celui qu’il a adopté sur les thèmes de la famille et de la patrie et qui donne le sentiment d’une résurgence de la dialectique des temps où le triptyque Travail, Famille, Patrie, avait substitué celui de
Mais c’était alors le temps où Hitler avait construit une Allemagne forte, et même hyperpuissante, contre laquelle la puissance de
Force aujourd’hui est de constater que des rejets du nazisme ont pu croître et fleurir en allant se loger là où l’on pouvait difficilement les soupçonner : sous les auspices et l’aile protectrice de De Gaulle !
Cependant, au gré de la campagne électorale, ils ont fini par être trahis par leurs attitudes et leur langage. Etant aux abois, ils n’ont plus pu contrôler les mots, ou peut-être ont-ils libéré leur vraie nature. Et voilà que des quatre coins du monde politique un tollé s’est élevé, mêlé de frayeur et de réprobation. De Jean-Luc Mélanchon à Dominique de Villepin en passant par Axel Kahn, tous ont été bouleversés par les rassemblements, les images, les symboles et les discours haineux de Sarkozy contre les communistes, les syndicats, les chômeurs et les immigés. Même Jean-Marie Le Pen, que les médias ont longtemps désigné et stigmatisé comme nazi, n’a pu s’empêcher d’y aller de la sienne en comparant les meetings du président sortant à ceux de Nuremberg…
Dans toute cette agitation et la clameur qu’elle soulève, l’auteur de ces lignes a été frappé par une phrase récurrente qui a été à l’origine de cet article. Nicolas Sarkozy va disant et clamant au long de ses discours et de ses interviews, que « le travail c’est l’émancipation ». Phrase reprise et répétée à l’envi par Jean-François Copé, et d’autres caciques de l’UMP. Phrase qui serait des plus anodines si elle n’avait été puisée dans l’apapogie et la logique nazies et si ce n'était elle que les nazis ont placée aux principes de l’absurde en la hissant en lettres de fer forgé au-dessus de l’entrée du camp d’Auschwitz, où elle est fixée face à l’éternel et d’où elle frappe d’effroi le visiteur : Arbeit macht frei.
Mokhtar Sakhri

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05/05 10:54 - foufouilleje prefere un croissant rassis chez un boulanger celui du point chaud est vite dur comme du (...)
05/05 10:52 - foufouilleHLPSDNH : Heures Les Plus Sombres De Notre Histoire. (je viens de chercher le sens....) Les (...)
05/05 10:26 - HermesOui, chacun le définit comme il veut, c’est pour celà que ça s’appele al liberté (...)
05/05 10:21 - HermesQui a écrit la règle qu’il fallait travailler à la sueur de son front ? Sûrement les (...)
04/05 23:41 - lloreen
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