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Accueil du site > Tribune Libre > Le vrai c’est le faux dans le discours politique néolibéral

Le vrai c’est le faux dans le discours politique néolibéral

« La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. » Dans son roman 1984, Georges Orwell invente la novlangue afin d’éliminer tout autre mode de pensée et idée hérétique. Aujourd'hui les discours autour de l'état de l'économie française manient avec maestria la novlangue et pratiquent la désinformation, la tromperie et la duperie. « Le vrai c'est le faux, Les riches, ce sont les pauvres. Le privé, c’est le public. » pourrait-on écrire en parodiant Orwell.

http://www.la-photo-en-faits.com/2013/05/capteur-taille-definition.html

 

"Accélérer les réformes" "augmenter la compétitivité des entreprises", "diminuer le fardeau des charges sociales"," libéraliser le marché du travail", "diminuer la pression fiscale","réduire la dépense publique" ; il ne passe pas un jour sans qu'un représentant du patronat, un expert économique ou un membre zélé du gouvernement ne nous bassine sur l'état d'une économie "administrée" incapable d'affronter la "compétition" internationale. Le portrait social de la France tiré par l'INSEE et Le « tableau de bord de l'attractivité de la France » de l' Agence Française pour les Investissements Internationaux ( l'AFII ) nous éclairent sur une réalité bien différente de celle décrite dans ces discours qui ne visent qu'à défaire les systèmes publiques de l'éducation de la santé et de l'aide sociale, à réduire le poids de la sphère publique dans l'économie et au final à libérer les nantis ( les 1 % ) de leur contribution élémentaire au bien commun.

"POUR RETROUVER LA CROISSANCE, IL FAUT REDUIRE LA DEPENSE PUBLIQUE". ( Manuel Walls)

Mais alors comment expliquer que "Les français restent parmi les plus productifs au monde" ? ( titre du Figaro du 18 novembre  sur le dernier rapport de l'AFII). Ainsi, d'après cet article, la France disposerait d'une main d'oeuvre très productive : "La France est quatrième en termes de productivité horaire du travail ( 6° au rang mondial). Par ailleurs, le pays se place également à la quatrième place en termes de personnel de recherche et développement effectif pour 1000 actifs. L'éducation des cadres supérieurs est en effet développée sur le territoire. « Dans l'enseignement supérieur, la dépense annuelle par étudiant est supérieure à la moyenne des pays de l'UE mais bien inférieure à celle des États-Unis ou de la suède », explique l'AFII. Un autre atout de la population française : le taux de fécondité est au deuxième rang derrière celui de l'Irlande". La France serait a la pointe de la recherche : "La France est au premier rang devant les États-Unis pour le financement et les incitations fiscales à la recherche et au développement en pourcentage de son produit intérieur brut. « La fiscalité française des dépenses de recherche et développement est la plus avantageuse au monde, grâce au Crédit d'impôt recherche (CIR) », constate l'AFII. Par ailleurs, elle « arrive au 6e rang mondial pour les dépenses de recherche et développement avec 55 milliards de dollars, derrière les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l'Allemagne et la Corée », note l'AFII. Plus de la moitié de ces activités de recherche et développement sont réalisées dans l'industrie automobile, l'industrie pharmaceutique, la fabrication d'équipements radio, télé et communication, et la construction aéronautique, précise l'étude." Le pays disposerait d'un réseau électrique et des infrastructures performantes : " Concernant les infrastructures la France n'est pas en reste : le pays est numéro un pour le prix de l'électricité, suivie de la Suède. « Avec moins d'une interruption par consommateur par an, la France dispose d'un réseau électrique performant et fiable », commente l'AFII.L'internet haut débit fixe est également bien développé en France avec le deuxième taux de pénétration du classement, derrière les Pays-Bas."

Le classement est excellent aussi pour la qualité des équipements de transports terrestres, maritimes et aèriens. L'aéroport Roissy Charles de Gaulle s’affiche comme le deuxième sur les quatorze pays, derrière l’aéroport London Heathrow pour les passagers – et le premier pour le fret. En outre, la qualité de vie reste, traditionnellement, un atout tricolore majeur, fondé sur des services publics gratuits et de qualité, notamment en matière d’éducation et de santé, souligne le rapport.

L’étude de l’Afii souligne également le positionnement géographique de la France en Europe qui en fait un véritable tremplin vers le marché européen et africain. L'étude concède aussi que malgré ses défauts, la France reste encore un pays à forte puissance commerciale, au 4e rang mondial des pays exportateurs de services et au 6e rang mondial pour les exportations de biens.

A contrario, l'Allemagne tant vantée par les experts économiques est dans une situation critique en ce qui concerne ses infrastructures : "Pour la deuxième fois en un an, le pont de l’autoroute A1 à Leverkusen sera fermé pour trois mois aux camions de plus de 3,5 tonnes. Certaines soudures doivent être réparées d’urgence, a estimé lundi le ministère des Transports du Land de Rhénanie-du- Nord-Westphalie. L’année dernière, des travaux comparables avaient entraîné des embouteillages historiques dans cette région industrielle, berceau du chimiste Bayer, et engendré des coûts pour la collectivité de 80 millions d’euros. Le pont de Leverkusen n’est pas un exemple isolé en Allemagne. Dans le Nord, le canal reliant la mer du Nord à la Baltique a dû être fermé aux navires marchands du fait d’écluses vétustes. Résultat  : les bateaux doivent faire un détour de 460 kilomètres en passant au nord du Danemark. Selon le dernier rapport annuel sur les investissements d’infrastructures, 20 % des autoroutes, 41 % des routes nationales et 46 % des ponts allemands sont dans un état critique." ( article du 17/06/14 Les échos sur le cri d'alarme de l'Industrie allemande ) . Il en est de même du matériel militaire. Le commissaire parlementaire aux forces armées vient de lancer un cri d'alerte : "Les missions extérieures de la Bundeswehr ne sont plus compatibles avec l'état actuel du matériel".( lien )

Monsieur le Premier ministre, quel est donc ce "boulet" que représenterait " la dépense publique" ? De quels vices intimes les dépenses de l'Etat serait-elle affublées ? Les résultats soulignés par le rapport de l'AFII sont un démenti cinglant de cette imposture sur la nocivité de la dépense publique sur l'économie. C'est bien un investissement public au long cours conséquent, dans tous les domaines de l'économie, dans des infrastructures de transports, dans des services publics , qui a doté le pays de tous ses atouts vantés par le rapport.

Si la politique publique a bien permis de créer un terrain propice à la création de richesse, elle n'a en revanche pas pu, ces dernières années, faute de moyens, réduire l'exclusion et la précarité qu'a engendré l'économie libérale mondialisée et la crise financière de 2007. Car ceux, qui grâce à cet ecosystème favorable, s'accaparent une part importante de la richesse créée font tout pour diminuer leur contribution. Le dernier portrait social que dresse l'INSEE sur la France montre les dégats de la crise sur les plus fragiles et contredit encore une fois les propos de notre Premier ministre.

" NOUS VIVONS AU-DESSUS DE NOS MOYENS" ( Manuel Valls )

 C'est en effet ce qu' a osé affirmer le Premier ministre au journal de 20 h le 16 avril dernier, quelques jours seulement après sa nomination et alors que la pauvreté et la précarité n'a pas cessé de croître, ( Plus nombreux , les SDF vivent dans des conditions plus difficiles qu'en 2001 ) que les inégalités se sont accrues au profit d'une minorité qui a vu ses revenus et son patrimoine littéralement explosé.

Ce nouveau rapport de l'INSEE permet de comprendre « où nous en sommes après plusieurs années de crise », explique Fabrice Lenglart, directeur des statistiques démographiques et sociales . Entre 2008 à 2013, on observe une dégradation du marché du travail, une augmentation de la précarité et une stagnation du revenu salarial. Alors que la France compte 2,8 millions de chômeurs en 2013 au sens du Bureau international du travail, l’Insee révèle que plus de 1,1 million d’entre eux recherchent un emploi depuis plus d’un an. Un chiffre en hausse de 56 % en cinq ans (+ 400 000 chômeurs). La conséquence immédiate est une forte hausse du nombre d’allocataires au revenu de solidarité active – RSA (+ 430 000 entre 2008 et 2012,soit +26 % en cinq ans) et ainsi une dégradation de leurs conditions de vie. Cette situation pèse sur les salaires dont la progression est freinée depuis 2007, au point que les inégalités salariales augmente. De 2008 à 2013, Les revenus des plus modestes ont diminué de 6%. Lire l'article de l'Humanité : une France étranglée par les inégalités.

Pendant cette période les entreprises se sont restructurées, elles ont par tous les moyens diminué la charge salariale par des licenciements, l'emploi d'intérimaires et le blocage des salaires. Alors que l'économie est à l'arrêt faute de demande, beaucoup d'entreprises cotées ne savent plus que faire de leur Excédent Brut d'Exploitation ( E.B.E.). Ne pouvant investir,faute de demande, elles augmentent les dividendes,( 2014 : année record pour la distribution de dividendes ),tout en optimisant au maximum leur contribution fiscale aux dépens des finances des Etats, elles développent des programmes de rachats d'actions qui ne servent que les intérêts des actionnaires aux dépens des salariés, renforçant encore les inégalités entre les détenteurs de capitaux et ceux qui ne possèdent que leur force et leur intelligence pour vivre.

Alors que le rôle de l'Etat pendant cette période de crise sociale provoquée par la sphère financière de l'économie aurait dû être de renforcer l'aide sociale et les régimes de transferts sociaux pour limiter l'impact de cette crise sur les plus faibles, on tourne le dos à cette politique en stigmatisant les victimes et en se prononçant pour la réduction de la "pression fiscale", affaiblissant encore le rôle de la puissance publique dans la conduite de l'économie et renforçant ainsi une économie au service exclusif d'une minorité de plus en plus réduite.

Ce détournement de la richesse créée vers les seuls intérêts financiers d'un petit nombre épuise le pays et obère dangereusement l'avenir. Les inégalités extrêmes dégradent les gouvernances démocratiques, renforcent le pouvoir des oligarchies, limitent l'accès à l'éducation et à la santé, l'égalité homme-femme, et la mobilité sociale. Peu à peu l'organisation économique et sociale devient duale : Low-cost pour la grande masse et luxe et services premium pour les 1 %. Quartiers résidentiels fermés et sécurisés pour les uns, logements précaires dans des quartiers périphériques pour les autres. Ce type de société, à l'apartheid social assumé, induit frustration et montée de la violence avec le développement d'une économie souterraine.

En prêchant le faux à la place du vrai ce gouvernement social libéral a trahi définitivement ceux qui l'ont porté au pouvoir et donne ainsi raison au milliardaire américain Warren Buffett qui a déclaré il y a quelques années, qu'il existait "bel et bien une guerre des classes mais c'est ma classe, la classe des riches qui fait la guerre et c'est nous qui gagnons".

Nos bonimenteurs et imposteurs en tout genre ne pourront repousser éternellement le soulèvement inévitable de la grande masse des perdants devant cette agression permanente qu'à décidé de perpétuer envers la majorité de la population la classe des éternels gagnants.

LA SCIENCE DU PARTAGE


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36 réactions à cet article    


  • JL JL 21 novembre 2014 09:16

    Bonjour Karol,

    il faut dire et redire ces choses là. Et vous le faites bien.

    Il y a quelques années, j’avais entendu dans un reportage sur l’Amérique, cette phrase que je cite de mémoire : ’’N’ayant plus de territoires à conquérir, nous avons colonisé nos propres enfants.’’

    Parodiant cette phrase, parlant pour l’occident je dirai : n’ayant plus de pays à contraindre, nous avons contraint nos propre ressortissants.

    Jacques Attali disait que la mondialisation néolibérale c’est la somalisation du monde ? En attendant, je crois que c’est la cuba-isation de l’Europe.

    Voilà peut-être pourquoi l’UMP et le PS ne savent faire qu’une seule et même politique. Il y a évidemment une main invisible derrière ça, la même sans doute qui a commis le meurtre de Christophe de Margerie et la valse hésitation concernant la non-livraison des Mistral. Et cette main invisible est encore plus craignos que celle du marché.

    La vente par la France de navire de guerre Mistral à la Russie pourrait coûter cher à notre économie. Dans certains pays des voix s’élèvent pour appeler au boycott des produits français


    • Karol Karol 21 novembre 2014 11:06

      Bonjour J.L.
       En effet aujourd’hui le capitalisme global ne se satisfait plus d’exploiter les richesses de la terre et les hommes, il s’approprie aussi par anticipation les richesses futures de nos enfants.


    • Hervé Hum Hervé Hum 23 novembre 2014 22:32

      @JL, vous mettez bien le doigt là où ça fait mal !

      Emmanuel todd disait très justement, soit Hollande sera je sais plus quoi de grand ou bien il sera qu’un profiteur du système.

      Mais il faut bien comprendre une chose, c’est qu’il faut la flamme pour se lancer dans une telle entreprise, car un tel homme doit être prêt à affronter la partie inféodée de son propre camp ! Ils se tiennent en obéissance les uns les autres, entre autres raisons.

      Il ne faut donc pas s’étonner si le personnel politique à compris qu’il fallait suivre la règle du jeu, encaisser l’argent et servir le système parce qu’il s’appuie sur une trop grande force pour de simples opportunistes et encore moins pour des complices.

      Quand on admet cela, on peut alors comprendre qu’il n’y a guère que la révolution citoyenne par l’élection d’un révolutionnaire qui le peut !

      Mais quel trait-d’union révolutionnaire ?

       

       


    • anomail 21 novembre 2014 10:10

      Merci pour cet article.

      La novlangue nous gangrène, on en parle jamais assez.

      On pense avec les mots, et il y a des think tanks dont le travail est de confisquer la langue afin d’empêcher le peuple de penser.

      Voici des vidéos de gens qui luttent contre cette trendance et font un excellent travail :

      SCOP LE PAVE : Ateliers de désintoxication de la langue de bois
      http://www.youtube.com/results?search_query=desintoxication+de+la+langue+de+bois

      Le Stagirite (très drôle en plus d’être instructif)
      http://www.youtube.com/user/LeStagirite

      Franck Lepage : Décryptage de la langue de bois
      http://www.youtube.com/watch?v=oNJo-E4MEk8

      Pour aller plus loin : Renaissance de l’éducation (politique) populaire
      Franck Lepage donne une conférence aux conférenciers :
      http://www.youtube.com/watch?v=aBn97eI0u30


      • Karol Karol 21 novembre 2014 10:57

        Bonjour,
        Merci pour tous ces liens. Je vais m’y plonger cette fin de semaine.


      • pierre258 pierre258 21 novembre 2014 11:29

        cela me rappelle les slogans mensongers de l’« Union » Européenne : 


        L’EUROPE C’EST L’OUVERTURE AU MONDE
        L’EUROPE C’EST LA DEMOCRATIE
        L’EUROPE C’EST LA PAIX

        Quand l’UPR (www.upr.fr) fait l’analyse suivante :

        1 · L’Europe c’est l’enfermement

        Pourquoi vouloir fusionner à tout prix les pays blancs de l’ouest du continent eurasiatique ? Vue du reste du monde, l’UE apparaît comme un « apartheid planétaire » qui ne dit pas son nom et coupe la France des autres pays, notamment francophones.

        Sortir de l’UE, ce n’est pas isoler la France, c’est l’ouvrir sur le monde !

        2 · L’Europe c’est la dictature

        La Commission européenne, totalement indépendante des peuples, concentre les pouvoirs législatif et exécutif. Cette dictature sournoise sert avant tout les intérêts d’une oligarchie industrielle et financière.

        Sortir de l’UE, c’est retrouver sa liberté d’action !

        3 · L’Europe c’est la guerre

        L’UE, via sa face militaire l’OTAN (article 42 du TUE*), est un outil servant les intérêts stratégiques des États-Unis. Elle nous pousse à entrer en conflit avec la Russie et certains des pays les plus francophiles du monde musulman (Syrie, Irak, Iran...), et autres (Libye, Afghanistan...). C’est à la fois très dangereux pour la paix du monde et profondément contraire aux intérêts de la France.

        Sortir de l’UE, c’est écarter les risques de guerre et remettre la France dans l’Histoire ! 




        • Abou Antoun Abou Antoun 24 novembre 2014 09:31

          Elle nous pousse à entrer en conflit avec la Russie et certains des pays les plus francophiles du monde musulman (Syrie, Irak, Iran...), et autres (Libye, Afghanistan...).
          Mais aussi en Europe (Yougoslavie, Kosovo, Géorgie, Ukraine). L’Europe c’est les U.S. et les U.S. c’est la guerre.


        • Gnostic GNOSTIC 21 novembre 2014 12:41

          On est gâtés aujourd’hui sur AVOX avec au moins trois articles de qualité

           

          Nos bonimenteurs et imposteurs en tout genre ne pourront repousser éternellement le soulèvement inévitable de la grande masse des perdants devant cette agression permanente qu’à décidé de perpétuer envers la majorité de la population la classe des éternels gagnants.

           

          Là par contre vous rêvez

          Comment changer les choses quand ILS possèdent tous les merdias ?

           

          Ecoutez autour de vous, ça vole toujours pas haut et c’est voulu ainsi

           smiley


          • mac 21 novembre 2014 13:32

            On pourrait rajouter la démocratie c’est l’oligarchie c’est à dire la dictature des plus riches.

            Ils nous la vantent cette démocratie qui justifierait toutes nos interventions internationales comme s’il suffisait de voter pour des gens choisis à l’avance tous les 5 ans pour être en démocratie.
            D’ailleurs les chiens de garde à la solde de leurs patrons de presse ne dénoncent-ils pas les résultats des votations en Suisse, prouvant s’il était encore besoin de la faire, que dans démocratie ils ont ôté le mot « dêmos » depuis longtemps...



            • Spartacus Spartacus 21 novembre 2014 14:11
              Quelle est bonne la « science du partage » par ceux qui ne veulent même pas partager un échantillon....

              Que c’est beau ces liens sur la science du partage.....
              Que c’est beau ces cours de « science du partage » sans jamais avoir fait une seule expérience individuelle !.

              Spartacus : Dis moi Karol si tu avais 2 millions tu partagerais avec les autres ?
              Karol : Mais oui, moi je suis de gauche. Si j’avais plus que les autres je redistribuais cet argent. J’ai la « science du partage en moi ».
              Spartacus : Dis moi Karol si tu avais 2 voitures tu en donnerais une à un SDF qui ne peut pas se déplacer ?
              Karol : Mais oui, moi je suis de gauche. Je suis pour la redistribution. Je donne des leçons de « science du partage. Je ne suis pas accapareur.
              Spartacus : Dis moi Karol si tu avais une retraite spéciale et avantageuse tu partagerais avec les autres ?
              Karol : Ha non ! ça c’est un droit zzzzaquiiiiiiiii.
              Spartacus : Mais pourtant si tu avais de l’argent ou des biens matériels tu partagerais mais pas tes avantages corporatistes ?
              Karol : Oui mais l’argent je ne l’ai pas, la 2 eme voiture je ne l’ai pas mais les avantages corporatistes je les ais. Je suis de gauche, je partage et ne salive uniquement que l’argent des autres ou virtuel, mais jamais jamais le mien. Ne touchez pas à mes privilèges !

              Et des »Karol" ils sont des millions....et nous coûtent des milliards, la moitié de la dette sert à payer des privilèges corporatistes qui n’ont rien à voir avec de l’investissent collectif, une charge effrayante sure le secteur marchand qu’ils contribuent à tuer et ils se plaignent tout le temps.

              Le pire c’est qu’ils se croient dans le même camps que les pauvres mais se sont les pires, car eux les privilèges sont statutaires, intouchables et quand ils ont goutté aux privilèges ils ne peuvent plus s’en passer.


              • beo111 beo111 21 novembre 2014 16:11

                La novlangue n’est pas uniquement le fait des néo-libéraux. On la voit dès que certains ont le pouvoir et d’autres pas. Une différence de point de vue en quelque sorte. La guerre dans des contrées lointaines où l’homme de la rue n’a aucun intérêt à se faire égorger, c’est la paix sociale pour ceux du parti intérieur qui ne voudraient pas que le peuple s’occupe de ses affaires sur son territoire. La liberté pour quelques nantis d’être débarrassés des corvées de repassage, ménage, entretiens divers et variés, c’est l’esclavage pour ceux qui le font à leur place. L’ignorance du peuple, c’est la force du tyran.

                Et de nos jours, que la finalité de l’entreprise soit de créer de la richesse ou de remplir les poches des actionnaires, quand ça va mal on fait un plan social, appellation compréhensible si l’on pense que le rôle de l’entreprise n’est pas de faire du social, plutôt douteuse pour le salarié qui vient de perdre son emploi. Le plan lui parait plutôt anti-social.


                • Richard Schneider Richard Schneider 21 novembre 2014 16:31

                  Bonjour Karol,

                  Bon article de mise(s) au point.
                  Il manque une paragraphe sur les fraudes fiscales et les corruptions - plus de 80 milliards d’Euros par an uniquement en France (cf. C dans l’air du 20/11/14 et les chiffres avancés par Antoine Peillon, du journal La Croix).
                  Bonne fin d’après-midi,
                  RS

                  • Xenozoid Xenozoid 21 novembre 2014 17:20

                    siatcom« par exemple »est un exemple de nov lang. il ne dit jamais ce qu’il pense


                    • soi même 21 novembre 2014 17:24

                      Au font c’est qui le néolibéral, c’est un glissement de plan de la pensé, le libéralisme devait uniquement s’applique à des choix personnels de s’organise libérer des contraintes de l’État, cela concerne sa vie privé et en aucun l’économie, cela concerne nos choix culturels, éducatifs, de la santés et la possibilité de d’organisé comme l’on entant sans être sous la tutelle du regard de l’État !

                      Le Libéralisme est licite dans sa vie social, il devrait s’ appeler libertaire et en aucun peut être une philosophie politique et surtout pas une philosophie économique !

                      Pourquoi le libéralisme en économie est illicite, son principal argument est de ce placer sur la liberté d’entreprendre et de se décharger à bon compte de tous les inconvénients financier sur la collectivité.

                      Le Libéralisme économique, comme la philosophie du libre échange, de la libre concurrence est en réalité un égoïsme pousser à sa forme la plus exacerber où l’enjeu consiste à existe par soi même et pour soi même au détriment des autres !

                      Il l’on regarde de plus près cette philosophie qui dans un sens est le pôle opposer aux communismes, on arrive en réalité à un contas étranges, dans le néolibéralisme c’est la dissolution de l’État qui est revendiqué,et l’on favorise l’initiative privé dans le communisme c’est l’Étatisation poussé à outrance qui exclue toute initiative privé, dans le néolibéralisme c’est la concentration privé du capital dans le continuisme, c’est la concentration étatique d’un hyper capitalisme, en réalité deux doctrines qui en apparences qui sont diamétralement opposés qui arrive à la même conception de concentration des richesses dans une élite qui maintien d’une main de fer leurs prérogatives !

                      En réalité c’est l’introduction du socialisme qui devrait s’imposer en économie, et la seul réponse aux néolibéralisme, est d’introduire par tous les moyens la solidarité et la fraternité économique, cela pourra ce faire, si l’on est claire dans nos volontés et que préalable à tous cela est aussi de reformer à plat c’est État absolue unitaire qui correspond plus à la réalité de notre époque qui d’ailleurs au vue des scandales qui génères et en train de mourir  !

                      Liberté pour le Social

                      Égalité pour la vie Étatique

                      Fraternité pour l’Économie,

                      c’est n’est à ce prix que l’on pourra combattre réellement le néolibéralisme, et non pas en fustigeant les parties politiques qui sont en pleine décadence et décrépitude politiquer !

                       


                      • Spartacus Spartacus 22 novembre 2014 11:04

                        Sauf que le « néolibéralisme » n’existe pas.


                        Absolument personne et aucun parti ne se réclame de cette idéologie.

                        Le « néolibéralisme » n’est qu’une construction sémantique de gauche pour se créer un ennemi virtuel.
                        Le socialisme c’est l’intervention sur la liberté d’autrui. En invoquant le néolibéralisme qui n’existe pas, les gauchistes ont inventé l’ennemi idéal qui leur donne un droit d’interventionnisme sur les libertés individuelles.

                        Le socialisme c’est de la victoire de la connivence par la force coercitive de l’état contre la main invisible du marché libre.
                        Le marché libre lui n’a pas de connivence. Lui est le bien commun, car il est la somme des intérêts individuels. 
                        Le marché libre se dirige naturellement vers le plus performant le plus demandé et le plus efficient et le plus social car invisiblement il regroupe les désirs de la masse dans la paix sans le parti pris.

                        Le socialisme c’est l’intervention sur le bien commun par la création d’ennemis fictifs avec l’excuse que des zozos savent mieux que le marché ce qu’est le bien commun.

                        Le socialisme se résume a n’être que le cumul des intérêts de groupes de pression qui utilisent l’état pour obtenir des avantages et profits sur le marché libre, qu’ils ne sont pas capable d’obtenir par la confrontation dans la paix sur le marché libre.

                        Le fonctionnaire par exemple, qui est pétrifié d’être payé en fonction de son efficience est socialiste.
                        Le salarié des entreprises d’état est socialiste. 
                        Les professionnels réglementés sont socialistes....

                        Le socialisme n’est qu’une idéologie qui crée une demande incessante et inflationniste d’interventions sur le marché libre pour obtenir des avantages inéquitables.

                        Regardez tous les jours à la radio à la TV, le socialisme demande toujours plus d’intervention de l’état.....

                      • Pere Plexe Pere Plexe 22 novembre 2014 11:16

                        Le socialisme se résume a n’être que le cumul des intérêts de groupes de pression qui utilisent l’état pour obtenir des avantages et profits 

                        Ainsi donc les gros lobbies de l’agro alimentaire,de l’agriculture,,de l’armement,des travaux publiques,des professions libérales,du Medef, des notaires,des Ordres des toubibs, pharmaciens seraient des socialistes.. ?

                        Pourtant ils sont tous très majoritairement à droite ! 

                        Curieux non ? 


                      • Spartacus Spartacus 22 novembre 2014 13:29

                        Oui.

                        C’est du socialisme. 

                        Ce qui est curieux c’est la confusion entre droite et libéraux. 

                        Nous avons une droite très socialiste. Vous ne vous rappelez pas que Sarkozy n’avait pris dans son entourage que des ministres socialistes ?

                        Vous trouvez dans les professions médicales de forte quantités de socialistes. 
                        Quand à la droite elle n’est en aucun cas libérale mais social-démocrate. Aucun libéral n’est Keynésien. 

                        Mais une chose est certaine le marché libre est supérieur car personne ne peux décider mieux que les individus, à leur place. Et encore moins des socialistes.

                      • JL JL 22 novembre 2014 14:20

                        La Gauche et la Droite sont toutes deux respectueuses des valeurs égalité et liberté, mais la Gauche est portée sur la réduction des inégalités systémiques et la droite c’est le contraire.

                        Le néolibéralisme qui ignore délibérément la valeur égalité est de ce fait, à la droite de la droite, c’est-à-dire à l’extrême droite.

                        CQFD.


                      • Spartacus Spartacus 22 novembre 2014 17:13
                        En fait il faut distinguer 2 type d’inégalités.

                        La réduction des inégalités de gauche et droite c’est plaindre le millionnaire qui a 1000 fois moins que le milliardaire.
                        L’inégalité libérale c’est qu’aucun ne souhaite avoir plus de droits que les autres et doit être traité identiquement. 

                      • soi même 22 novembre 2014 18:16

                        Comme le véritable socialisme, ça n’existe pas. Cela pour clore une discussion oiseuse.

                        Le libéralisme appliqué, ça embauche des fonctionnaires, augmente les dépenses publiques, à tout va, ça remplace le productif, par du non productif.

                        Le reste, c’est du blabla.


                      • Spartacus Spartacus 22 novembre 2014 22:00
                        @soi même
                        Mais non il existe quelques îlots libéraux. 

                        Curieusement se sont les pays les plus 
                        En Suisse ou le libéralisme est appliqué.
                        http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89conomie_de_la_Suisse
                        les statutaires avec des droits différenciés n’existent pas.
                        Les dépenses publiques sont en diminution.
                        Le secteur secondaire représente (production) 50% des emplois....
                        Comme quoi vos clichés sont à mettre dans la même poubelle que le socialisme.

                      • Xenozoid Xenozoid 21 novembre 2014 17:25

                        faudra être politisé avant d’être politique


                        • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 novembre 2014 19:06

                          On ne peut rien comprendre à la situation présente, si l’on ne comprend pas dans quels buts politiques ont été créés l’ UE et l’euro. Car il s’agit bien de politique, et pas d’économie.


                          « L’idée selon laquelle l’euro aurait échoué est dangereusement naïve.
                          L’euro fait exactement ce que son géniteur et les 1% des plus riches avaient prévu et planifié »

                          « Robert Mundell son créateur, théoricien de »l’économie de l’ offre« , était résolu à trouver une arme qui pourrait balayer la législation gouvernementale et le droit du travail, car disait-il, il est très difficile de licencier en Europe. »

                          « L’euro fera vraiment son travail quand la crise aura frappé. Le retrait du contrôle du gouvernement sur la monnaie, empêchera alors les politiques budgétaires keynésiennes et monétaires par les vilains petits élus pour sortir la nation de la crise.

                           »L’euro enverra les Etats providence aux égouts, dans une révolution conservatrice« 


                          Voilà pourquoi on a ficelé ensemble les Etats européens et créé la zone euro :
                          pour faire du Reagan - Tchatcher. Il s’agit bien de politique et pas d’économie.

                          Il s’agit de défaire toute la solidarité nationale, le droit du travail et le modèle social français construit sur les bases du CNR. Le MEDEF est ravi, on s’en doute. Il attend ça depuis 1945 !
                          -------------------------------------
                          Pour envoyer »les Etats providence aux égouts« , Bruxelles a mis au point la feuille de route de Matignon, avec toutes les réformes dites »structurelles« .

                          C’est l’article 121 du TFUE qui permet à la Commission européenne de dicter ses volontés économiques aux Etats.
                          L’UPR publie ce document depuis sa parution à la mi-2014. Elle est bien la seule !

                          Voici ce matin, qu’enfin, un journal Le Figaro, fait état de ce document européen !
                          Mais avec un enfumage de taille : il appelle cela »des recommandations" de la Commission européenne. Il évite de citer l’article 121 du TFUE (les européistes se reconnaissent dans le fait qu’ils ne citent jamais aucun article des Traités).

                          Il ne s’agit pas de conseils, ni de recommandations, mais d’ordres, puisque le pouvoir de décision en matière économique, n’est plus à Paris, mais à la Commission européenne.
                          Voilà pourquoi il ne reste plus aux Gouvernements que les questions sociétales.

                          • Taharqa 21 novembre 2014 20:02

                            Hollande, le président-collabo ainsi que Renzi en Italie ont la main moins lourde que leurs homologues européens dans le tronçonnage de l’état-providence. C’est qu’ils savent qu’une crise révolutionnaire en France et en Italie mettraient le feu à l’Europe entière.

                            Mais ce n’est qu’une question de temps. Si Hollande ne finit pas le sale boulot, Le Pen ou Juppé s’en occuperont.


                            • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 21 novembre 2014 20:54

                              Taharqa,
                              Je crois que vous vous faites des illusions sur l’ Italie : « Réforme historique du droit du travail » en 2012. Et comme cela ne suffisait pas, rebelote : « Réforme du travail en 2014 »

                              Les directives européennes contre les Etats providence, le droit du travail, les retraites, etc, c’est pareil dans toute la zone euro, hélas !


                              Et je ne vous parle même pas de la Grèce, dont voici la situation.
                              Le Gouvernement grec propose 1100 postes d’enseignants bénévoles !
                              C’est encore mieux que le Bangladesh...

                              Elle est pas belle la vie dans notre belle Europe de la prospérité ?!


                            • christophe nicolas christophe nicolas 21 novembre 2014 20:40

                              Bonne mise au point. Les managers modernes pensent qu’ils sont payés pour mettre la pression au lieu de dire la vérité. Ce sont des incompétents qui nous parlent comme si nous étions des imbéciles, ce sont des « virus toxiques ».


                              • Gauche Normale Gauche Normale 21 novembre 2014 21:22

                                Les privilégiés du patronat adorent présenter, par le biais des politiciens et médias à leur service, leurs vieilles méthodes d’exploitation comme étant des « réformes », des « propositions », de la « modernité » parce que selon eux, nous manquerions de compétitivité. Il y a même des moments où le gouvernement appelle à l’unité nationale pour devenir plus compétitifs. Sauf que cette unité nationale ne s’applique jamais au patronat, c’est donc bien un privilégié.


                                Il a en outre absolument tous les droits : le Code du travail, il se torche avec. La moitié de celui-ci a été ajouté à sa demande pour semer d’embûches les recours aux Prudhomes par les travailleurs. Pourquoi se gêner...

                                Il a eu le droit à de nombreuses baisses d’impôt : l’IR, l’ISF, l’IS, les droits de successions... La TVA est une flat-tax, donc payée par les plus pauvres. Fabius a même permit aux riches de stocker des œuvres d’art pour ne pas payer l’ISF (du coup, le public ne pourra jamais les regarder mais quand on aime les riches, on ne compte pas ...).

                                Quand il veut licencier, il invoque la baisse des bénéfices et nous sommes priés d’y croire sans réserve car il n’y aucun moyen de vérifier si c’est vrai : merci le secret des affaires !

                                Doté de tous les culots il vient nous dire qu’il a le droit de planquer « son » argent dans les paradis fiscaux si il veut. « Son » argent, vraiment ? Et les travailleurs qui le font vivre, il en fait quoi ? Facile de se prétendre libre de circuler... avec l’argent des autres.

                                Et ce n’est pas fini : Macron va leur accorder plus de travail le dimanche, la fin du temps de travail légal, etc. mais rien ne dit que ça va servir à créer des emplois.

                                Débarrassons-nous de ces irresponsables qui dirigent l’économie droit dans le mur.

                                • tf1Groupie 21 novembre 2014 21:39

                                  Je ne vois pas trop le rapport entre notre dépense publique actuelle (pas celle d’il y a 50 ans) et la qualité de notre réseau électrique, de nos aéroports ou bien notre taux de pénétration ADSL.

                                  Quand on veut dénoncer les bonimenteurs il vaut mieux éviter de faire comme eux.


                                  • riff_r@ff.93 riff_r@ff.93 21 novembre 2014 22:14

                                    Peu à peu l’organisation économique et sociale devient duale : Low-cost pour la grande masse et luxe et services premium pour les 1 %.

                                    C’est cette logique qui a généré la crise des subprimes : la grande masse est totalement fauchée mais pour continuer d’engraisser les 1% il faut bien qu’elle consomme. Alors on lui mitonne des prêts hypothécaires sur mesure, les subprimes, à taux variables, très juteux pour les prêteurs mais forcément risqués, d’où la diffusion du risque à l’échelle mondiale par le biais de la titrisation.

                                    Au lieu de remettre à plat tout le système, nos dirigeants nous on fait nous serrer encore davantage la ceinture. Et vous savez quoi ? Non seulement tout a continué mais aujourd’hui aux USA c’est le grand retour des subprimes !!! Dans le secteur automobile US l’encourt de dette avoisine actuellement les 1000 milliards de dollars dont environ 25% de subprimes. Le tout donnant lieu a titrisation comme a la grande époque. Si on y rajoute les 1 000 milliards de dollars de prêts étudiant, on se rend compte qu’on n’est pas sorti de la merde. Alors préparez-vous à passer de nouveau à la caisse !!!
                                    A moins qu’on ne décide enfin de s’unir et de dire stop.
                                    D’accord avec Pierre 258 et Fifi : on ne fera rien tant qu’on sera prisonniers de l’UE qui roule totalement pour l’oligarchie cannibale. Reprise en main des leviers du pouvoir par le peuple : la monnaie ( = sortie de l’euro ) et les relations diplomatiques ( = sortie de l’OTAN ).
                                    Tout un programme.



                                    • courageux_anonyme 21 novembre 2014 22:43

                                      « l’immigration nous enrichis »
                                      « les immigrés paierons vos retraites »
                                      « il n’y a pas d’insécurité, il n’y a qu’un sentiment d’insécurité »
                                      « j’inverserai les courbes du chômage »


                                      • eau-du-robinet eau-du-robinet 22 novembre 2014 20:44

                                        Excellent article Karol. smiley
                                        .
                                        « La guerre, c’est la paix. La liberté, c’est l’esclavage. L’ignorance, c’est la force. »
                                        .
                                        « En prêchant le faux à la place du vrai... »

                                        .
                                        L’inversion du sens des mots, ou le détournement sémantique, sert à manipuler, à endormir, à lobotomiser, ... les gens. C’est une parmi d’autres stratégies de manipulation des masses.
                                        .
                                        Un exemple de détournement sémantique est l’utilisation du mot démocratie par les grands médias !
                                        Ce mot est journellement utilisé à la place du mot ploutocratie. Même en France nous vivons en ploutocratie et pas en démocratie !
                                        .
                                        La manipulation sémantique nous conduit vers le totalitarisme ... vers le néo-libéralisme et vers la mondialisation !
                                        .
                                        http://lahuppe.files.wordpress.com/2013/02/cerveau-tele.png
                                        .
                                        Une langue qui est instrumentalisée par les puissances de l’argent sert entre autres à établir une forme d’esclavage, un appauvrissement des populations, notamment européennes puis à un enrichissement de l’oligarchie !


                                        • Jean-Michel Lemonnier Jean-Michel Lemonnier 23 novembre 2014 14:14

                                          Vous faites un bon état des lieux mais vous occultez parmi, je cite « Nos bonimenteurs et imposteurs en tout genre », tous les idéologues de la « nouvelle gauche » de la fausse contestation freudo-lacano-marxiste et leur contribution fondamentale à l’imposition de cette novlangue et donc du néolibéralisme qui n’est finalement que libéralisme.

                                          De l’anti-oedipe ou des « flux libidinaux » des Deleuze-Gattari ou encore Foucault pour qui le surmoi n’est qu’une construction de la société bourgeoise capitaliste répressive jusqu’aux logorrhées « butleriennes » pour qui l’inintelligibilité du discours est présentée comme subversion pour échapper à la « normativité langagière », sans oublier le baratin des experts en sciences de l’éducation, on a ici les meilleurs confusionnistes qui ont contribué à annihiler toute possibilité de révolte authentique, à fabriquer l’abruti-e narcissique hypermoderne qui « peut » échapper au conflit oedipien ô combien nécessaire, grâce au « système-père » (ou la mère h-féministe) qui « libère » (voir Cohn-Bendit, figure archétypale) qui initie à la consommation ludique et libidinale (néo-capitalisme), met fin au traditionnel conflit oedipien aux « limites » (fondamentales autant sur le plan moral que politique-économique) et intègre l’enfant au système libéral-capitaliste, sans échappatoire possible sauf effondrement systémique. A part si l’éducation est fondée sur d’autres bases, ça existe encore...


                                          • Karol Karol 23 novembre 2014 15:37

                                            Bonjour,
                                            Je suis tout à fait d’accord avec votre analyse. Merci pour votre contribution.


                                          • Hervé Hum Hervé Hum 23 novembre 2014 23:07

                                            Voilà un article bien argumenté et étayé.

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