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Les conflits idéologiques, la tolérance et la justice sociale

A l'aide d'un graphique qui montre le processus de la résolution ou non d'un conflit idéologique, on verra dans cet article comment tendre à résoudre ce type de conflit. Mais aussi ce qui peut contrarier la résolution d'un conflit idéologique et pourquoi y mêler la notion de justice sociale.

Ce graphique part du principe que plus il y aura de sentiments négatifs communiqués aux individus, plus il y aura de tensions en devenir et donc plus il y aura de risques de conflits au sein du corps social. Les sentiments négatifs provoquant aussi un frein à l'échange cordiale nécessaire pour faciliter la résolution de tout type de conflits. On peut aussi approfondir sur la fabrique et la circulation de sentiments positifs et négatifs au sein d'une société en se référant à cet article.

Donc un conflit idéologique peut être vu comme un conflit basé sur une divergence d'opinion mais peut s'étendre au racisme comme sur toute problématique portant sur une différence entre deux personnes et qui ne mêle aucun intérêt matériel, amoureux, etc.

 

On voit sur ce graphique que les moyens de résoudre ce type de conflit sont :

  • Accord de vues (en fait inexistence d'un conflit)

  • Tolérance (respect mutuel et/ou non-agression même si l'on est pas d'accord sur un point de vue ou que l'on ne s'apprécie pas)

  • Conversion (une des deux personne, ou groupe, a adopté le point de vue ou l'identité de l'autre)

 

Donc en dehors de ces solutions toutes les autres sont créatrices de sentiments négatifs.

Pour la « conversion » on part du principe qu'elle est libre, donc non forcée. Dans le cas d'une conversion forcée on pourrait parler de « renoncement ». Dans le cas d'une manipulation on peut aussi parler de « renoncement » bien que ce renoncement ne soit pas forcément conscient.

 

Le cas de la manipulation est plus complexe et subtile qu'une simple conversion forcée. Elle peut, même, si elle est inconsciente, amener à la création de sentiments négatifs si l'individu se retrouve trop en désaccord avec lui-même. Le fonctionnement de notre cerveau est ainsi fait que l'on pourra aussi se trouver toutes les raisons pour nous convaincre que nous suivons de façon volontaire quelque chose et que cela n'est pas issu d'une manipulation. Cela peut aussi être en rapport avec le suivi d'une norme ou d'actes lié à la pression sociale d'un groupe ou d'une société par exemple.

 

Quelques définitions des termes :

  • Agression comportementale : un mauvais regard, un signe d'insulte, etc.

  • Renoncement sans agression verbale ou comportemental : une personne se sent agressé rien qu'à entendre ou voir quelque chose de différent de ses idées/valeur et « tourne les talons »

  • Renoncement suite à une agression verbale ou comportementale : une personne préfère « tourner les talons » suite à cette agression mais n'en pense pas moins

  • Renoncement suite à un échange de vue : une personne ne tombe pas d'accord, n'applique pas un principe de tolérance et « tourne les talons »

 

Les flèches entre « échange de vue » et « agression verbale comportementale » signifient que l'on peut passer d'un état à l'autre. Il est évident qu'un échange de nom d'oiseaux, d'insultes plus subtiles ou encore de la mauvaise foi ne faciliteront pas l' « échange de vue ». Tout comme cela ne facilitera pas la chance de faire preuve de tolérance ou de convaincre.

Enfin l'on peut passer d'une « agression verbal comportementale » à une « agression physique ».

 

Dans l'absolue les conflits de type idéologiques sont les plus simples à résoudre, il suffit en dernier ressort d'appliquer un principe de tolérance.

 

Bien sûr être tolérant ne veut pas dire tout accepter. Comme le montre une citation du philosophe Karl Popper dans cet article qui dit qu'accepter l'intolérance de l'autre revient à tuer l'intolérance.

 

Donc trois questions pourraient se poser (où le terme agression qui suit ne renvoie pas forcément à une agression physique mais peut être quelque chose de plus subtile) :

  • L'autre m'agresse-t-il, me force-t-il, me manipule-t-il ?

  • L'autre fait-il preuve d'intolérance ou de médisance par son discours ou son attitude ?

  • Suis en droit d'agresser l'autre sous prétexte que je ne l'aime pas alors qu'il ne m'a rien fait ?

 

Dans un sens tout cela est logique si l'on prend comme définition de la tolérance « respect mutuel et/ou non-agression même si l'on est pas d'accord sur un point de vue ou que l'on ne s'apprécie pas ». On voit bien qu'une agression, forcer quelqu'un ou médire ne peut pas rentrer dans le cadre d'un respect mutuel ou d'une non agression. Mais il semblait important de le souligner étant donné les idées reçus que l'on peut avoir sur la tolérance à force de rabâchage systématique en mode bisounours et surtout à géométrie variable.

 

Mais des problématiques internes et externes viennent toutefois contrarier l'application d'un principe de tolérance :

  • Une utilisation de la mauvaise partie de notre égo (besoin de dominer à tout prix, besoin d'avoir raison à tout prix, …)

  • Nos instincts qui nous poussent à rejeter par principe ce qui est différent de nous (Lien)

  • Le besoin de dénigrer l'autre pour mieux se valoriser

  • Les phénomènes liés aux groupes sociaux, le besoin d'appartenance, la problématique identitaire (Lien)

  • Les normes et la pression sociale qui peuvent faire preuve d'intolérance sur un sujet ou un autre (Ex1, Ex2)

  • Le besoin de légitimation de la domination des classes sociales supérieurs (Lien)

  • Les structures politiques, sociales, médiatiques ( Ex1, Ex2)

  • Les conflits d'intérêts en général qui peuvent se cacher derrière une idéologie favorisant le rejet de l'autre (intérêts industriel, politique, diviser pour mieux régner, etc) (Ex1, Ex2, Ex3)

 

 

De ces problématiques, les phénomènes liés à l'égo et au rejet sont celles qui peuvent nous pousser le plus à faire preuve d'intolérance mais aussi de se faire manipuler par ceux qui chercheraient à l'exploiter pour leur propre intérêt. La peur d'être rejeté d'un groupe ou la volonté de le défendre en étant une autre. Encore faut-il ne pas se sentir agressé par un autre groupe à cause de fausses idées que l'on peut se faire sur l'autre et qui ne correspondent pas à la réalité, là encore un phénomène cognitif bien connue.

 

Les va-t-en-guerre sont les spécialistes de ce type de manipulations basées sur le rejet et l'effet de groupe. Dans un sens plus général, tous ceux qui montent les gens les uns contre les autres pour leurs intérêts à l'aide de médisances et autres mensonges stéréotypés ou qui se basent sur une idéologie qui ne sert que leurs intérêts. Par exemple à l'époque de la première guerre mondiale les Français étaient décris par les Allemands comme des barbares tueurs d'enfants pour faire accepter la guerre au peuple allemand. On a encore des exemples du même acabit de nos jours. Avoir conscience de ce phénomène de rejet peut nous aider à conserver un esprit critique et une certaine liberté de pensée.

 

Un exercice qui facilite le non rejet de l'autre et l'empathie est de rédiger un texte qui va dans un sens qui est différent du nôtre. En d'autres termes, de défendre un point de vue qui irait à l'encontre du nôtre en cherchant les arguments qui pourraient aller dans le sens de ce point de vue.

L'autre avantage de cet exercice est de pouvoir lors d'un débat contradictoire prévoir les arguments de l'autre.

 

Car ce qui peut aussi aider à appliquer un principe de tolérance serait une meilleure connaissance des points de vue ou du comportement de l'autre, d'apprendre à connaître l'autre. Dans un sens d'arriver à sortir de nos idées reçues et autres préjugés qui au fond ne sont que des croyances. En quelque sorte faire la chasse aux idées reçues et autres médisances, mais aussi le faire en face de la personne qui les colporte (surtout dans les médias).

Donc éviter de se laisser manipuler en sachant conserver un esprit critique lorsque l'on entend un avis négatif sur quelqu'un ou quelque chose (surtout si cet avis négatif tend à nous plaire).

 

Dans un sens plus général pourquoi ne pas respecter le point de vue ou le comportement de l'autre par principe tant qu'il respecte le nôtre ?

 

En d'autres termes il est logique et inévitable d'avoir des tensions au sein d'un corps social qui ne pratique pas un principe de tolérance en raison de la diversité des points de vue et des identités qui s'y trouvent. Comment cela peut-il marcher sans ?

 

Mais l'on tombe maintenant sur un paradoxe entre d'un côté le besoin de paix sociale et de sécurité chère à la bourgeoisie et aux classes dominantes, et de l'autre le besoin de préservation d'une dominance sociale et autres conflits d'intérêts qui peuvent l'en empêcher. On voit bien au travers de cet article que sur le long terme favoriser un climat d'intolérance pour préserver des conflits d'intérêt et ce type de dominance ne favorise pas la paix sociale mais ne peut qu'entraîner des tensions. Il faudra donc choisir.

On ne parle pas ici d'une dissolution des classes sociale, mais d'un principe de partage et d'équité qui permettrait de faciliter la résolution des conflits d'intérêts comme on le verra dans un prochain article. Mais aussi de rentrer dans une logique de coopération pour dépasser une logique d'opposition comme vu dans cet article. Force est de constater que la logique de préservation à la fois de la paix sociale et des conflits d'intérêts ne peut passer que par une force de coercition à cause des tensions qui vont découler de cette logique.

Car cette force de coercition tendra à grossir avec le temps à cause de la privation des libertés et du mécontentement qu'elle entraînera et qui demanderont encore davantage de force de coercition pour la gérer, ce qui entraînera encore plus de mécontentement et ainsi de suite. Il y aura d'autant plus de mécontentement que cette coercition sera vécue comme injuste car elle se base sur une discrimination (sociale, ethnique, religieuse, idéologique, ...) et ne vise qu'à maintenir une domination et préserver les intérêts des uns au détriment des autres. La finalité d'une telle logique étant d'aboutir à une sorte de dictature qui base sa logique sur la loi du plus fort et la coercition. Sans compter que vivre dans la peur de chuter ne doit pas faciliter la paix intérieure.

 

D'ailleurs l'histoire nous a montré que tous les régimes qui se sont basés sur cette logique sont finalement tombés, même en appliquant la censure ou toute sorte de procédés manipulatoires. Même si les clans principaux ont pu sauver leurs têtes, ce fut au prix de certaines restructurations et de la fin d'un théâtre qui étaient de toute manière inévitable. Cela semble logique dans le sens ou la loi du plus fort et la coercition tendent à se faire de plus en plus d'ennemis sur la durée jusqu'à ce que les rapports de force s'inversent et provoquent la chute du régime qui se sert d'une telle logique. Juste une question de temps.

Dans un sens diviser pour mieux régner ne serait qu'une stratégie valable sur le court et moyen terme. Pas pour nos enfants, notre descendance en général ou encore pour éviter des ennuis inévitables.

 

Et dans le but de casser une idée reçue, il est toujours utile de rappeler que « la loi du plus fort » qui domine dans le règne animal n'était pas pour Darwin à appliquer à l'humanité. Au contraire, à partir de l'humanité il voyait une supériorité de la culture sur la nature, une supériorité d'un sens des valeurs morales sur cette « loi du plus fort » dans le but de préserver notre espèce (Lien). Freud n'en disait pas moins dans son livre « Malaise dans la civilisation » puisqu'il pense que le degré de civilisation d'une société ne se mesure pas à sa technicité mais aux rapports humains qui y règnent. Ni même la psychologie sociale qui prône la coopération plutôt que l'opposition entre groupes sociaux pour réduire les tensions au sein du corps sociale et faciliter la résolution des conflits d'intérêts.

 

Les classes dominantes devront donc choisir un jour entre leur besoin de paix sociale d'un côté, et la préservation de leurs conflits d'intérêt au détriment de la justice, du partage et de l'équité de l'autre. Comme on dit on ne peut pas avoir le beurre et l'argent du beurre.


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49 réactions à cet article    


  • Zip_N Zip_N 24 février 12:25

    « On voit sur ce graphique que les moyens de résoudre ce type de conflit sont  »

    Le graphique qu’on peut voir vient d’une étude (revues ?) ou cela vient de votre invention dont vous êtes le seul auteur ?


    • César Castique César Castique 24 février 13:01

      « La complaisance pour l’adversaire est le signe distinctif de la débilité, c’est-à-dire de la tolérance, laquelle n’est en dernier ressort qu’une coquetterie d’agonisant. » - Emil M. Cioran


      • Joseph Joseph 24 février 19:45

        @César Castique
        « La complaisance pour l’adversaire est le signe distinctif de la débilité, c’est-à-dire de la tolérance, laquelle n’est en dernier ressort qu’une coquetterie d’agonisant. »
        Bien sûr, ça rejoint d’ailleurs le point de vue de l’article sur l’excès de tolérance et le point de vue de Karl Popper sur le sujet.
         
        L’autre point que soulève l’article est d’avoir tendance à voir l’ensemble d’un groupe social comme étant l’ennemie lorsqu’un ennemie est issus de ce groupe social. Ce n’est pas forcément vrai, tout le monde à l’intérieur d’un groupe sociale n’est pas forcément pareil bien que cela peut être humain de le penser (voit les biais cognitifs discutés en commentaire plus bas).


      • César Castique César Castique 25 février 10:55

        @joseph


        « L’autre point que soulève l’article est d’avoir tendance à voir l’ensemble d’un groupe social comme étant l’ennemie lorsqu’un ennemie est issus de ce groupe social. Ce n’est pas forcément vrai, tout le monde à l’intérieur d’un groupe sociale n’est pas forcément pareil bien que cela peut être humain de le penser (voit les biais cognitifs discutés en commentaire plus bas). »

        Vous soulevez des points très intéressants, mais le temps me manque, et je ne crois pas qu’AgoraVox, où les clous se chassent à une cadence plus rapide encore que dans les autres médias, soit le lieu d’échange idéal pour une discussion approfondie.

        Pour ma part, je ne crois pas qu’un groupe social soit vu comme un ennemi tout court, du simple fait qu’un ennemi avéré provienne de ce groupe, mais plutôt comme composé d’ennemis potentiels. Surtout s’il s’agit des musulmans. Parce que, qu’on le veuille ou non, ils posent problème.

        Il ne suffit pas d’ânonner que ce sont des Français comme les autres. C’est lorsqu’ils boivent le coup, qu’ils aiment bien l’andouillette, qu’ils se foutent de savoir s’il y a, ou non, de la gélatine de porc dans leur Flamby, qu’ils font leur tiercé dominical et qu’ils n’ont rien contre le fait que leur femme aille au café avec des copines, que ce sont des Français comme les autres.

        Mais quelle proportion représentent-ils ? Il y a des sondages et des enquêtes sociologiques qu’on se garde bien de lancer…


      • Joseph Joseph 26 février 08:48

        @César Castique
        « Surtout s’il s’agit des musulmans »
        Cette réaction peut être en rapport avec un autre biais cognitif qui fait que nous allons retenir de l’actualité tout ce qui peut nous conforter dans cette idée et rejeter ce qui pourrait l’inverser, donc nous donner cette impression (biais de confirmation). Et c’est pareil de l’autre côté. D’autres facteurs rentrent en ligne de compte et qui peuvent nous tromper sur les motivations de l’autre (voir la théorie des conflits réels qui en parle, étant donnée que celà semble maintenant dépasser le simple conflit idéologique pour s’être mélé à un conflit d’intérêt).
         
        « ils posent problème »
        Je dirais plutôt que ce sont les problématiques liés à l’intégration et l’immigration qui posent problème et qui par effet de bord nous fait croire que c’est l’autre qui pose problème. D’autant plus que nous avons été suffisamment naïf pour laisser faire sans mettre en place le nécessaire pour l’accueil et l’intégration avec les groupes sociaux existants. On a rien préparé de sérieux pour que ça se passe bien, d’un côté comme de l’autre. Actuellement beaucoup veulent ralentir l’immigration et le sujet est mis de côté, ça augmente encore les frustrations et donc un ressentis négatifs envers les populations d’origine étrangère.
         
        Mais comme vous le dites difficile d’approfondir, d’autant plus que le problème est complexe et que nous ne voyons pas les choses de la même manière sur la façon d’accueillir. Je suis pour une intégration alors que vous semblez être pour une assimilation (que je prend comme une uniformité).


      • César Castique César Castique 27 février 09:35

        @Joseph

        « Je dirais plutôt que ce sont les problématiques liés à l’intégration et l’immigration qui posent problème et qui par effet de bord nous fait croire que c’est l’autre qui pose problème. »

        Pour moi, le problème, c’est l’Islam. On peut nous expliquer qu’il y en a au moins soixante, je retiens que tous reposent sur le Coran et la Charia.et que l’intrusion du Coran et de la Charia dans la société, sont aussi incompatibles avec la démocratie qu’avec la République. Et cette intrusion est de plus en plus marquée, au fur et à mesure que nous reculons sur nos principes, en ce qu’ils ont d’incompatibles avec l’Islam.

        Dès le début, il aurait fallu ne rien lâcher sur rien, sur l’abattage rituel, sur les prières de rue, sur les cimetières confessionnels, sur les heures d’ouvertures séparées des piscines, sur les expressions architecturales non conformes à nos traditions stylistiques – les Suisses l’ont intuitivement compris en interdisant la construction de minarets – sur les modes vestimentaires, sur la restauration collective, j’en oublie.

        Maintenant, c’est trop tard. Il n’y a plus que deux aboutissements logiques à terme, à moyen terne, je pense : la soumission ou la séparation. C’était il y a vingt ans, la première fois que j’ai évoqué la possibilité la cession de territoires à forte autonomie, à des communautés qui ne partagent en rien, ou presque, le mode de vie, les valeurs traditionnelles et les codes sociaux des autochtones.

        «  Je suis pour une intégration alors que vous semblez être pour une assimilation (que je prend comme une uniformité)… »

        Je semble peut-être, mais l’intégration, je ne sais pas ce que c’est, dans l’impossibilité où je suis de distinguer entre Intégration apparente et intégration culturelle. On peut être, publiquement, un citoyen exemplaire dans son rapport avec le travail et les diverses administrations de la République, mais arranger, en toute discrétion le mariage de sa fille avec un homme « resté au bled »…

        Quant à l’assimilation, elle n’entre en ligne de compte que pour ceux qui sont prédisposés à s’assimiler, en fonction de leur parcours personnel. En cela, notamment qu’ils sont parvenus à se libérer, et pas qu’à moitié, du carcan obscurantistes qui étouffent leurs coreligionnaires. Pour moi être assimilé, c’est adopter le mode de vie de la population d’accueil, jusqu’à ne plus se distinguer d’elle que par des détails secondaires. Ce n’est accessible qu’à une minorité de « renégats » aux yeux des leurs, ce qui ne facilite pas le « saut » définitif.


      • Joseph Joseph 27 février 11:49

        @César Castique
        « mais l’intégration, je ne sais pas ce que c’est »

        L’intégration demande de la tolérance là où l’assimilation demande de l’uniformité.

        Je suis contre l’uniformité dans le sens où nous sommes tous différent et que l’uniformité reviendrait à nous empêcher d’être nous même (musulman ou non). Je suis contre nous empêcher d’être nous-même dans le sens ou celà tend à engendrer des tensions pour nous et par extension pour les autres. Je suis contre nous empêcher d’être nous-même dans le sens où j’estime qu’un des buts de l’existence est justement de l’être. On attaque là un débat philosophique qu’il sera difficile de résoudre par des commentaires.
         
        En Malaisie où différentes communauté arrivent à vivre ensemble sans tomber dans l’uniformité. Chacun fait ce qu’il veut tant qu’il ne force pas ou emmerde l’autre. C’est l’autonomie dont vous parlez mais sans le cloisement, c’est comme ça que je vois l’intégration.


      • Joseph Joseph 27 février 12:05

        @César Castique
        « Il n’y a plus que deux aboutissements logiques à terme, à moyen terne, je pense : la soumission ou la séparation »
         
        Vos solutions me semblent irréalistes et/ou ne prennent pas en compte la nature humaine.
         
        Séparation : impossible à moins de renvoyer plus de 6 millions de Français (où les renvoyer)
         
        Soumission : certains vous diront oui mais essaieront de se venger dès que vous aurez le dos tourné ou lorsque vous serez en situation de faiblesse pour l’humiliation subi. Vous voulez vivre avec les yeux dans le dos ? D’autres se rebelleront avec tous les problèmes que ça comporte. Et d’autres encore pourront se faire acheter (ce qui n’exclue pas non plus une envie de revanche). Vous aimez les problèmes sur le long terme ou bien ?


      • César Castique César Castique 27 février 20:39

        @Joseph

        « L’intégration demande de la tolérance là où l’assimilation demande de l’uniformité. »

        Comme je préfère le concret aux vagues généralités, je demande si un type qui remplit tous les devoirs et obligations du citoyen, mais qui « arrange » le mariage de sa fille, peut être considéré comme intégré à la société française.

         
        « En Malaisie où différentes communauté arrivent à vivre ensemble sans tomber dans l’uniformité. »

        En Malaisie, on a à faire à des Malais, une forte minorité chinoise et une minorité indienne moins conséquente. En France, on a à faire à des Français, à des Maghrébins et à des Subsahariens. Je ne pense pas que le parallèle soit pertinent, parce que les trajectoires historiques respectives des Français et des Malais, qui ont façonné le caractère national des uns et des autre, ne sont comparables en rien. 

        « C’est l’autonomie dont vous parlez mais sans le cloisement, c’est comme ça que je vois l’intégration. »

        L’autonomie dont je parle, c’est celle de territoires sur lesquels des communautés allogènes, alterreligieuses et alterculturelles pourraient vivre selon leurs règles propres, qui sont souvent incompatibles avec celles de la République


      • César Castique César Castique 27 février 20:41

        @César Castique

        « Vos solutions me semblent irréalistes et/ou ne prennent pas en compte la nature humaine. »

        Vous m’avez mal très très très compris.

        Il n’est pas question de renvoyer qui que soit, puisque, déjà, aucun pays, ne voudrait accueillir ces descendants de leurs ressortissants. La séparation devrait résulter de la création d’un « Islamistan », de quelques milliers de km2, sur le territoire national.
         

        Quant à la soumission, je parle de la nôtre, pas de la leur dont ils commencent à peine de s’extraire, à coups de revendications qu’ils n’auraient pas osé risquer dans un passé encore relativement proche…


      • César Castique César Castique 27 février 20:44

        @César Castique

        Désolé smiley


        Vous m’avez très très très mal compris. J’ai rajouté les trois adverbes après coup... 

      • Joseph Joseph 28 février 11:53

        @César Castique
        « , mais qui « arrange » le mariage de sa fille »
        Vous prenez un exemple qui ne représente pas une généralité. D’autant plus que cela existe aussi dans la société française et d’autres communauté qui peuvent aussi interdire (de manière subtile ou non) le mariage avec telle ou telle personne en plus de l’arranger explicitement. Cette problématique ne concerne en rien les musulmans. Dans tous les cas tant qu’il ne force pas votre fille quel est le problème (je n’aime pas les mariages forcés non plus je précise, comme tout ce qui peut porter atteinte aux libertés) ?
         
        « d’un « Islamistan » »
        J’avais bien compris. Une sorte de réserve en quelque sorte ? J’imagine qu’il y a quand même d’autres solutions, la tolérance en fait parti. Là aussi la création d’une « réserve » ne fait que reporter les problèmes, elle ne les solutionne pas.

        D’ailleurs tout le monde n’est pas gêné par la mixité et heureusement. Sans mixité et complémentarité l’humanité aurait évolué plus que doucement. De nombreux avantages dont vous profitez actuellement proviennent d’une mixité des idées et des techniques liés aux rencontres entre peuples différents qui ont échangé au lieu de se faire la guerre. En avez vous conscience ?
         
        Donc la rencontre de ce qui est différent de nous peut entraîner soit rejet, soit évolution. J’ai choisi mon camp, je suis pour l’évolution. En plus ça me permet de ne pas ressentir de sentiments négatifs lié à un mécanisme de rejet non maîtrisé. Que des avantages de mon point de vue. L’autre solution je n’y vois que des inconvénients. Je pense donc que nos différences de vues portent sur ce point et pas autre chose.


      • Joseph Joseph 28 février 12:20

        @César Castique
         
        Dans un sens si « réserve » il doit y avoir j’y mettrai tout ceux qui sont contre la paix et n’arrivent pas à maîtriser leurs instincts de rejet. Et ce indépendamment de leur origine ethnique ou idéologique.
         
        Après tout c’est leur choix et une société devrait permettre de laisser à chacun d’exprimer ses choix. Mais leur choix met en danger les autres, et là on est en face de comportement asociaux, donc contraire à une vie en société. D’où le besoin rationnel de les isoler. Donc avec un peu de chance et en les isolant ils s’extermineront naturellement entre eux (une sorte d’auto destruction) et arrêteront de faire chier le monde. Où voulez vous être ?


      • César Castique César Castique 28 février 18:56

        @Joseph

         « Vous prenez un exemple qui ne représente pas une généralité. D’autant plus que cela existe aussi dans la société française et d’autres communauté qui peuvent aussi interdire (de manière subtile ou non) le mariage avec telle ou telle personne en plus de l’arranger explicitement. Cette problématique ne concerne en rien les musulmans. »

        La question n’était pas de savoir si cette pratique était rare ou généralisée, ou si d’autres y recourent, mais si le musulman qui condamne sa fille à un mariage forcé, arrangé douze ou quinze ans plus tôt, peut être considéré ou non, comme intégré à la société française.

        « Dans tous les cas tant qu’il ne force pas votre fille quel est le problème… »

        ¨

        Et il est vrai aussi que tant qu’il n’excise pas ma fille, qu’il n’’égorge pas MON mouton dans sa baignoire…

         
        « J’avais bien compris. Une sorte de réserve en quelque sorte ? J’imagine qu’il y a quand même d’autres solutions, la tolérance en fait parti. »

        Je ne sais pas si le terme, à l’instar de laïcité, existe dans la langue du Prophète.

        « Là aussi la création d’une « réserve » ne fait que reporter les problèmes, elle ne les solutionne pas. »

        Le problème, c’est qu’il n’y a pas d’exemple, dans l’histoire, de deux civilisations antagonistes, vivant sur un pied d’égalité, au sein d’un même Etat. Il y a toujours une dominante et une dominée qui accepte la domination avant de disparaître, ou de se révolter.

        « D’ailleurs tout le monde n’est pas gêné par la mixité et heureusement. »

        Ce n’est pas la mixité qui gêne, c’est l’incompatibilité de l’Islam avec la République et la démocratie.

        « Sans mixité et complémentarité l’humanité aurait évolué plus que doucement. De nombreux avantages dont vous profitez actuellement proviennent d’une mixité des idées et des techniques liés aux rencontres entre peuples différents qui ont échangé au lieu de se faire la guerre. En avez vous conscience ? »

        Mais j’ai aussi conscience de l’apport des guerres au développement des idées et des techniques, et je n’exclus pas qu’il soit plus important que celui des mixités. Il suffit déjà de comparer l’aviation telle qu’elle était en 1913 et en 1919. Quant à la conquête spatiale, son arrière-plan militaire l’emporte très largement sur la part civile de son « inspiration »

         « Donc la rencontre de ce qui est différent de nous peut entraîner soit rejet, soit évolution. »

        …soit développement séparé. Pendant sept siècles, chrétiens, musulmans et juifs cohabitent en Andalousie, et ils ne donnent naissance ni à un seul peuple, ni à un syncrétisme religieux, Or, c’est énorme sept siècles. C’est la durée qui nous sépare du règne de Philippe V le Long.

        « J’ai choisi mon camp, je suis pour l’évolution. En plus ça me permet de ne pas ressentir de sentiments négatifs lié à un mécanisme de rejet non maîtrisé. Que des avantages de mon point de vue. L’autre solution je n’y vois que des inconvénients. Je pense donc que nos différences de vues portent sur ce point et pas autre chose. »

        Non, non, nos différences de vue portent sur un autre point. Je ne néglige pas les positions personnelles, mais je considère prioritairement le problème du point de vue de la cohabitation de communautés, des millions de personnes d’un côté, des millions de personnes de l’autre côté, qui ont chacune leur *NOUS* par rapport aux *EUX* de l’autre communauté.

        « Dans un sens si « réserve » il doit y avoir j’y mettrai tout ceux qui sont contre la paix et n’arrivent pas à maîtriser leurs instincts de rejet. Et ce indépendamment de leur origine ethnique ou idéologique. »

        « …tout ceux qui… », ça va faire du monde, si on ne prend en compte, déjà, que les 3 Français sur 4, estimant qu’il y a trop d’immigrés en France (Rapport 2014 de la Commission nationale consultative des droits de l’homme, p.541).

        Ce qui me permet de vous suggérer de revoir votre conclusion, qui en parle comme d’une petite minorité, qui fait « chier le monde » et dont l’extermination permettrait d’édifier enfin un monde meilleur. 

        Comme les aristocrates en 1793, les koulaks en 1928, et les Juifs en 1940…


      • Joseph Joseph 29 février 01:11

        @César Castique
         
        « La question n’était pas de savoir si cette pratique était rare ou généralisée »
        Pas que, la question était surtout de savoir qu’il n’y a pas que les musulmans qui font des mariages forcés. Des « français de souche » le font aussi.
        Donc est-ce que vous vous rendez compte que votre rejet des musulmans vous fait voir un défaut chez eux que vous postuler comme un argument valable pour défendre votre point de vue. Mais que vous ne voyait pas ce même défaut chez les « français de souche ». En gros vous voyez la paille dans l’oeil du voison mais pas la poutre dans le votre. Donc on doit mettre qui dans vos réserves ? Les musulmans ou tout ceux qui font des mariages forcés, indépendamment de leur origine ethnique ou religieuse ?
         
        Donc qu’est ce que vous n’aimez pas, le mariage forcé que l’on peut retrouver partout. Ou bien les musulmans quoi qu’ils fassent ? Là est l’autre question de fond.
         
        En d’autres termes, comment voulez vous qu’il puisse avoir cohabitation si vous rejetez par principe l’autre du fait qu’il n’a pas la même religion que vous, indépendamment de ce qu’il peut faire ou non (vous voyez bien que l’excuse du mariage forcé est fausse) ?


      • Joseph Joseph 29 février 01:12

        @César Castique
        « Comme les aristocrates en 1793, les koulaks en 1928, et les Juifs en 1940… »
        C’était plus une boutade pour montrer une certaine absurdité de ne pas chercher à maîtriser son instinct de rejet de l’autre. Absurdité car elle risque d’entraîner une auto destruction de tous les partis.
         
        « Mais j’ai aussi conscience de l’apport des guerres au développement des idées et des techniques »
        Ce que vous ditez est vrai. Le problème c’est que cette apport de technique se fait sur un mode de destruction/reconstruction qui empêche d’avancer sereinement. Ca entraîne du ralentissement. De deux, les guerres provoquent des envies de revanches ce qui ne facilite pas la sortie de ce processus de destruction/reconstruction et entraîne même un esprit de paranoïa (l’autre va-t-il vouloir se venger ?). En gros on reste avec des désavantages que n’entraîne pas la mixité.
         
        La compétition permettrait de stimuler les techniques sans faire la guerre (compétition au sens « se tirer la bourre » et non pas vouloir gagner à tout prix et être le numéro 1). De même qu’une économie pourrait se baser sur un autre processus qu’un processus de « braquage » de l’autre qui n’est pas viable à long terme sans apporter son lot de problèmes. Je reste encore convaincu que la mixité associé à un esprit de tolérance qui respecte les choix de chacun est une meilleur solution.


      • Joseph Joseph 29 février 01:27

        @César Castique
         
        L’autre question est lié à la perte d’identité. C’est vrai que lors d’une mixité il y aura peu à peu perte de l’identité de tous les partis (les musulmans français sont vu à l’étranger comme français avant d’être musulman, il faut le savoir).
         
        Mais c’est aussi l’ordre naturel des choses. Les identités de l’humanité ont évolué en 200 000 ans. Celui qui prône le conservatisme devrait être cohérent et retourné à une identité d’il y a 200 000 ans (soit l’identité originelle, celle que l’on aurait conservé si rien n’avait été perdu). En d’autre terme le conservateur est condamné à perdre sur le temps. Et les conservateurs qui défendent un point de vue, était les progressistes d’hier qui défendaient le même point de vue. Juste une question de temps, alors pourquoi freiner l’inéluctable ?


      • César Castique César Castique 29 février 14:59

        @Joseph

        « Pas que, la question était surtout de savoir… »

        Il faut vous calmer et ne pas faire une fixation monomaniaque sur le mariage forcé… J’ai choisi cet exemple parce qu’il est élémentaire et simple à exprimer : deux mots. C’est tout

        Mais j’aurais tout aussi bien pu évoquer les musulmans qui ne vont jamais manger chez les mécréants par peur des contaminations croisées ; ou ceux qui revendiquent l’aménagement de cantines séparées là où il existe des menus de substitution, pour éviter les mêmes contaminations croisées.

        Et pour cela, je ne répondrai pas plus avant sur la question du mariage forcé, auquel je ne concède pas le dixième de l’importance que vous lui accordez.

        « En d’autres termes, comment voulez vous qu’il puisse avoir cohabitation si vous rejetez par principe l’autre du fait qu’il n’a pas la même religion que vous… »

        Il n’y a de problème qu’avec l’Islam, en tant que ce n’est pas simplement une religion, mais un système religieux, politique, juridique et social qui induit une civilisation incompatible avec la nôtre, comme avec la république et la démocratie.

        Et le problème, je vous le répète, se pose au niveau de la cohabitation de millions de personnes avec d’autres millions de personnes, pas au niveau des relations entre individus.

        A titre personnel, je n’ai aucun problème avec le « musulman » qui boit son coup, qui aime l’andouillette, qui se fout de savoir s’il y a de la gélatine de porc dans son Flamby, qui laisse sa femme aller au bistrot avec des copines, qui fait son tiercé le dimanche et qui joue régulièrement à l’Euromillions.

        « C’était plus une boutade pour montrer une certaine absurdité de ne pas chercher à maîtriser son instinct de rejet de l’autre. »

        On peut se demander combien, dans l’histoire, d’aberrations, de tragédies et de massacres ont commencé par une boutade

        « Ce que vous ditez est vrai. Le problème c’est que cette apport de technique se fait sur un mode de destruction/reconstruction qui empêche d’avancer sereinement. »

        Si la nature humaine était formatée pour faire avancer les peuples dans la sérénité, il y a longtemps qu’on s’en serait aperçu. C’est le genre de bisounourseries auxquelles il m’est impossible de croire. N’oubliez jamais qu’Auschwitz est advenu après les Holbein père et fils, Dürer et Grünewald, après Bach, Mozart et Beethoven, après Leibniz, Kant et Hegel, après Lessing, Goethe et Schiller.

        « L’autre question est lié à la perte d’identité. C’est vrai que lors d’une mixité il y aura peu à peu perte de l’identité de tous les partis (les musulmans français sont vu à l’étranger comme français avant d’être musulman, il faut le savoir). »

        Ce qui importe, ce n’est pas le regard que les autres portent sur vous, mais le regard que vous portez sur vous-même. Et le problème n’est pas vraiment la perte de l’identité, mais sa contestation par ceux qui vivent et agissent dans l’optique de « détruire l’unité interne des nations européennes  », notamment par l’importation massive d’allogènes alterculturels.

        « Mais c’est aussi l’ordre naturel des choses. Les identités de l’humanité ont évolué en 200 000 ans… »

        Il n’y a pas d’identité de l’humanité, il y a une nature humaine, qui, sur certains points, se vérifie partout, mais avec des modes d’expression infiniment divers en fonction des structures de la société et de son fonctionnement.

        En revanche, il y a une identité de chaque peuple qui est garante de leur pérennité. Les Juifs n’auraient jamais pu survivre à la diaspora, de surcroît sans foyer national, s’il n’avait pas nourri un sentiment d’appartenance identitaire d’une force exceptionnelle.

        « Et les conservateurs qui défendent un point de vue, était les progressistes d’hier qui défendaient le même point de vue. Juste une question de temps, alors pourquoi freiner l’inéluctable ? »

        L’inéluctable, je ne connais pas. Comme je le disais à un autre interlocuteur, tout ce que je connais de l’avenir, c’est ce qu’en a écrit Oswald Spengler (1880-1936) :

        « Du peu que nous pouvons connaître des événements de l’avenir, une chose est certaine : les forces du mouvement du futur ne seront rien d’autre que celles du passé : la volonté du plus fort, les instincts vitaux, la race, la volonté de posséder, et le pouvoir. »

        Ceux dont les forces du mouvement déclinent, sont submergés, dominés et finalement phagocytés, et que ce soit « inéluctable », le cas échéant, n’interdit pas de se battre pour sauver l’honneur de notre infime portion de planète.

        Qui, toute infime qu’elle soit, occupe les quatre premières places du classement mondial des patrimoines culturels, artistiques nationaux - établi après consultation de 16’000 personnes de quatre continents
        - , avec, dans l’ordre, l’Italie, l’Espagne, la Grèce et la France. Ajoutons, pour être complet, que, dans l’ordre toujours, l’Italie et la France occupent la tête du classement de l’influence culturelle

        Mais cela n’empêchera certes pas que si nous sommes déjà engagés dans la voie du déclin de l’Empire romain, et bien nous connaîtrons le déclin de l’Empire romain, tel que le décrivait, non sans arrière-pensée j’imagine, le sociologue italien Francesco Alberoni :

        « Avec la chute de l’Empire romain, sont arrivés les peuples barbares, hordes de prédateurs, capables seulement de saccager les cités, ne sachant ni cultiver ni construire. Leur domination s’est prolongée pendant plusieurs siècles sous le signe de guerres continues, de la misère et de violences. » Il Giornale (Milan), 5 avril 2015.

        C’est à quoi il incombe à nos générations de tenter d’échapper, parce que si nous ne savons pas ce que nous serons, nous avons le droit de lutter pour ne pas devenir ce que nous ne souhaitons pas être


      • Joseph Joseph 29 février 15:40

        @César Castique
        « J’ai choisi cet exemple parce qu’il est élémentaire et simple à exprimer : deux mots. C’est tout »
        Je souligne le fait que vous vous en servez comme argument contre les musulmans mais que vous occultez le fait que les « français de souche » le pratique aussi. Un poids deux mesure qui sont symptomatiques de la vision qu’un groupe sociale a sur l’autre. En d’autres termes on préfère rejeter la faute sur l’autre et préserver notre groupe. Est-ce que vous en avez conscience ? :
        http://www.electron-libre.org/2016/01/15/est-ce-que-le-racisme-cest-mal-comment-fonctionnent-les-groupes-sociaux/
         
        Et la France a bien d’autres problèmes à régler que de se focaliser sur un faux problème qui ne sert qu’à être récupérer par les politiques (pas seulement le FN) pour nous éloigner des vrais problèmes. Vous en êtes conscient qu’on se sert de vos instincts pour vous récupérez et diviser la nation ?
         
        Ensuite vous trouverez toujours des défauts chez l’autre, comme chez nous d’ailleurs. Et puis qu’est ce que ça peut vous faire comment vit l’autre tant qu’il ne vous l’impose pas ?

        Pour ce qui est de l’islam voyez ici ce que cela peut être (rien à voir avec ce que vous dites) :
        http://oumma.com/12731/luniversalisme-de-lislam-unite-multiplicite
         
        « N’oubliez jamais qu’Auschwitz est advenu »
        Auschwitz est advenu parce qu’un populiste a sû se servir des bas instincts des hommes pour arriver à prendre le pouvoir en rejetant la faute sur les juifs, comme aujourd’hui certains rejettent la faute sur les musulmans. Donc à vous de voir si vous voulez vous faire manipuler. A vous de voir si empêcher de se faire manipuler relève d’une bisounourseries.
         
        Après pour le reste on a vraiment des points de vue contradictoires. Non pas que je manque d’arguments pour vous répondre. Mais ça serait trop long. Ce qui est sûr c’est que tant qu’il y aura des va-t-en-guerre pour justifier une économie basée sur les guerres on en sortira pas (et je ne parle pas de se défendre, là c’est légitime). Le problème est lié à nos instincts, mais aussi à des conflits d’intérêts qui empêche une éducation et des normes sociales qui apaiseraient ces instincts au lieu de les exacerber comme c’est le cas actuellement. Là encore, libre à vous de vous faire manipuler.
         
        Le pire c’est que je comprend pourquoi vous pensez de la sorte. Vous non, ou alors vous protégez consciemment des conflits d’intérêts.


      • Joseph Joseph 29 février 15:45

        @César Castique
         
        A la limite le seul point où je pourrais vous rejoindre et sur la problématique de l’immigration. Non pas par conviction, mais parce qu’il semble que de ne pas en parlez et ne pas vouloir s’en occuper fait monter les frustrations et donc les tensions. ce qui ne facilite pas l’intégration.


      • Joseph Joseph 29 février 15:50

        @César Castique
        L’autre point étant que la réalité veut que maintenant en France il y a plus de 6 millions de musulmans et il n’y a pas de retour en arrière possible. Donc on fait quoi ? On se met sur la gueule ou on arrête les conneries ?


      • César Castique César Castique 29 février 15:56

        @Joseph


        On en restera donc là, et je ne saurai pas encore - il y a des années que je m’enquiers de tous côtés à ce sujet - quelles sont les conditions à partir desquelles un immigré allogène et alterculturel, est à considérer comme « intégré ».


        Depuis le temps, je me suis déjà fait une raison, mais je continue à tenter ma chance. Comme pour la résistance à la submersion : Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer.


        Bon vent à vous, dans votre traversée en direction d’un monde meilleur.


      • Joseph Joseph 29 février 16:02

        @César Castique
        « il y a des années que je m’enquiers de tous côtés à ce sujet - quelles sont les conditions à partir desquelles un immigré allogène et alterculturel, est à considérer comme « intégré ». »
         
        Vaste question en effet. Certains disent qu’il faut trois générations. Pour ma part lorsqu’il y a acceptation mutuelle et que cela ne crée plus de problèmes.
         
        J’imagine que vous voyez encore ça différemment.


      • César Castique César Castique 1er mars 10:44

        @Joseph

        « J’imagine que vous voyez encore ça différemment. »


        Assurément, parce que pour ce qui est de l’acceptation mutuelle, vous ne pouvez engager que la vôtre, et il impossible de savoir à quels concessions, reculs, dénis de réalité et reniements, vous êtes prêt à aller pour obtenir l’acceptation de votre interlocuteur. C’est là que réside le danger.

      • Joseph Joseph 1er mars 13:36

        @César Castique
         
        Oui, vous me confirmez. On a toujours tendance à évaluer plus de danger chez ceux qui sont différents ou n’appartiennent pas à notre bande. La vérité c’est que l’on se fait souvent trahir par ceux que l’on connait.
         
        « Mon Dieu, gardez-moi de mes amis. Quant à mes ennemis, je m’en charge ! »
        Voltaire
         
        Ceci dit je pense faire un article à partir de vos commentaires, j’espère que vous ne m’en voudrez pas.


      • Joseph Joseph 1er mars 13:56

        @César Castique
         « et il impossible de savoir à quels concessions, reculs, dénis de réalité et reniements, vous êtes prêt à aller pour obtenir l’acceptation de votre interlocuteur »
         
        Il n’y a pas de concession ou autres à faire. Un principe de tolérance implique d’être tolérant tant que l’autre ne nous force à faire ce que l’on veut pas ou ne nous agresse pas objectivement. En d’autre termes si mon voisin a envie d’égorger un mouton dans sa baignoire ça le regarde, c’est pas ma baignoire. Tant qu’il laisse l’immeuble (donc le lieu commun) en bon état de propreté et qu’il ne me demande pas de faire la même chose je ne vois pas le souci (exemple extrême).


      • César Castique César Castique 1er mars 17:14

        @Joseph

        « On a toujours tendance à évaluer plus de danger chez ceux qui sont différents ou n’appartiennent pas à notre bande. »

        Vous ramenez toujours tout aux individus, moi, je considère prioritairement les communautés, les peuples. Il y a donc ma communauté et les autres communautés, et cela représente quelque chose. Les « ceux qui » en tant qu’individus ne représentent qu’eux-mêmes, et à ce titre, ils sont insignifiants au sens premier.

        « La vérité c’est que l’on se fait souvent trahir par ceux que l’on connait. »

        Moi, je pense qu’on se fait trahir par ceux qu’on surestime, indépendamment de toute autre considération.
         

        « Ceci dit je pense faire un article à partir de vos commentaires, j’espère que vous ne m’en voudrez pas. »

        Bof…

        « En d’autre termes si mon voisin a envie d’égorger un mouton dans sa baignoire ça le regarde, c’est pas ma baignoire. »

        C’est votre côté libertarien. Pour ma part, je considère que le libertarianisme est le revers de la médaille Stupidité, dont le collectivisme est l’avers.

         « Un principe de tolérance implique d’être tolérant... »

         J’ai une opinion calamiteuse de la tolérance, parce que le « vrai » tolérant finit toujours par tolérer l’intolérable pour rester fidèle à ses principes. Et je pense aussi, avec Cioran, et la tolérance est une « coquetterie d’agonisant ».


      • Joseph Joseph 1er mars 17:41

        @César Castique
        " Il y a donc ma communauté et les autres communautés, et cela représente quelque chose. « 
        Je peux comprendre. Mais est-ce que vous réalisez que dans un lieu de vie commun ce qui arrive à une communauté va impacter les autres ? Donc non ils ne peuvent pas être pris comme insignifiants. Ou alors vous ne réalisez pas. Vous pensez réellement ce que vous dites ? Ou alors expliquez moi pourquoi ils sont insignifiants, parce que j’ai tout un tas de raison de penser qu’ils sont loin de l’être (et je ne parle pas d’éthique, mais en terme de répercussion possibles).

         »C’est votre côté libertarien. Pour ma part, je considère que le libertarianisme est le revers de la médaille Stupidité, dont le collectivisme est l’avers.« 
        Je ne sais pas si je suis libertarien, mais là vous parlez pour rien dire. Vous ne répondez pas sur l’exemple proposé et en plus vous commencez à vous faire insultant. ça je ne tolère pas justement.
         
         »J’ai une opinion calamiteuse de la tolérance, parce que le « vrai » tolérant finit toujours par tolérer l’intolérable pour rester fidèle à ses principes. "
        Pas au sens où je l’entend alors. Relisez mon article et vous verrez qu’il est hors de question de tolérer l’intolérable. Contrairement à ce que vous pensez peut-être il ne s’agit pas d’être gentil, mais d’être réfléchi dans le but d’éviter les problèmes inutiles. La vie apporte assez de problèmes sans s’en inventer ou les chercher.


      • César Castique César Castique 1er mars 20:15

        @Joseph

        « Mais est-ce que vous réalisez que dans un lieu de vie commun ce qui arrive à une communauté va impacter les autres ? 

        Le white flight en est, en effet, un bel exemple. Il aboutit à ce qu’on appelle le Grand Remplacement Et les multiples témoignages de « de souche » qui, majoritairement, disent ne plus se sentir « chez eux, comme avant », pour le déplorer, en témoignent.

        « Donc non ils ne peuvent pas être pris comme insignifiants. »

        Ce sont les individus en tant qu’individus qui sont insignifiants.

        « Ou alors expliquez moi pourquoi ils sont insignifiants… »

        Parce qu’ils ne sont représentatifs que d’eux-mêmes et qu’ils ne permettent de tirer aucune conclusion quant aux réalités du groupe, communauté ou peuple, auxquels ils appartiennent.

        Quand des manifestations de solidarité avec les victimes organisées après les crimes de Mohammed Merah, ou le massacre du 13 novembre, réunissent moins de cent personnes, ce n’est pas aux quelques musulmans (individus) présents qu’on juge l’attitude de leur communauté, mais aux millions d’indifférents qui n’ont pas jugé opportun de se déplacer.

        « Je ne sais pas si je suis libertarien, mais là vous parlez pour rien dire. Vous ne répondez pas sur l’exemple proposé… »

        Il n’y a rien à en dire, sinon que l’exemple proposé trahit quelqu’un qui n’en a rien à cirer de ce qui ne l’atteint pas personnellement, un libertarien quoi… Le palier directement supérieur revient à penser que si le voisin caillasse sa femme adultère, du moment que c’est SA femme, que ce ne sont pas vos cailloux, et qu’il ne salope pas le hall de l’immeuble…


        « Pas au sens où je l’entend alors. Relisez mon article et vous verrez qu’il est hors de question de tolérer l’intolérable. »

        L’intolérable, c’est une question de ligne rouge et une ligne rouge, ça se déplace. On commence par introduire le PACS et on finit inéluctablement par rétribuer des femmes pour produire des gosses pour les homosexuels, puis pour les hétérosexuelles qui ont la terreur des vergetures. 

        Je comprendrais que là non plus, vous n’en ayez rien à battre, mais personnellement une société qui se mettrait à fabriquer des hommes pour couvrir des besoins plus ou moins légitimes, me semblerait sur une mauvaise pente…

        On ne peut exclure qu’un jour on se fasse cloner pour disposer de « pièces de rechange » au cas où une transplantation serait nécessaire

        « Contrairement à ce que vous pensez peut-être il ne s’agit pas d’être gentil, mais d’être réfléchi dans le but d’éviter les problèmes inutiles. »

        Qu’est-ce qu’un « problème inutile », si ce n’est un problème que vous, vous jugez inutile. ?


      • Joseph Joseph 2 mars 06:53

        @César Castique
        Ok, ce que vous appelez white flight est une réalité. Je vous disez au début que l’immigration avait été très mal géré et cela en est une conséquence. En gros l’état a « parqué » les immigrés dans des cités. Les français qui ont été dans ces quartiers ont certainement dû ressentir cet effet, je peux le comprendre. Pas grand chose à faire pour l’instant, mais c’est l’état qui a mal gérer la situation.
         
        Pour ce que je voulais vous dire des relations entre communauté c’est encore différent. Je veux dire que dans un lieu de vie toutes les communatés sont interconnecté, une action sur l’une va en affecté une autre. En ce sens il serait irresponsable que les groupes dont on ne fait pas parti soient considérés comme insignifiants.
         
        Si on a 3 groupes A, B, C. Si le groupe B use de violence envers un individu du groupe A, le groupe A pourra reporter cette violence sur le groupe B ou même le groupe C (principe du bouc émissaire dans ce cas). Il se peut aussi qu’il repporte cette violence sur un individu à l’intérieur de son groupe, ce qui ne fera que retarder le problème (cet individu pourra à son tour reporter cette violence sur un groupe extérieur). C’est un peu le principe des dominos en entreprise, le chef produit de la violence sur son subalterne qui lui même pourra la reproduire sur son subalterne, etc. Sauf que là c’est entre groupes sociaux.
         
        Dans un sens la violence va s’échanger entre les différents groupes sociaux d’une société. En d’autre terme, si le groupe A discrimine le groupe B il se peut qu’un individu du groupe A soit touché par une agression (la discrimination peut engendrer de la violence physique). Donc au final il se peut qu’en discriminant un autre groupe, un individu peut mettre en danger ses proches ou même ses enfant par un effet retour. Il faut en avoir conscience. Donc on ne peut pas dire que c’est insignifiant. On est tous relié si l’on partage le même lieu de vie.
         
        Mais aussi entre nations. L’occident attaque le moyen orient. Résultat, on a des attaques terroristes sur notre territoire, sans compter les mesures de sécurité qui se mettent en place (consciemment ou non). Là encore, on est tous relié.
         
        Dans un sens plus général, les tensions communautaires impactent l’ensemble des communautés et les mettent potentiellement en danger. Donc s’il doit y avoir de la violence il faudrait au moins qu’elle soit accompagné d’une notion de justice et/ou de défense. Il faut évidemment faire le tri entre justice/défense réelle et paranoïa.
         
        La dernière fois il y avait un article qui montrait la religion musulmane comme violente en se servant d’une intox. Si quelqu’un lit ça il va être conforté dans une vision négative d’une communauté et potentiellement légitimer un acte de violence envers elle (cette communauté est barbare donc c’est légitime de la discriminer et de nous en protéger, ils nous mettent en danger). Dans ce cas il n’y a pas de notion de justice et la personne qui relait l’intox met potentiellement sa propre communauté en danger pour rien. La violence peut être psychologique ou physique (plus rare). Mais la violence psychologique est le prémice de la violence physique.
         
        De plus si un individu a une vision négative de l’autre cela risque de favoriser des problèmes lors d’une rencontre avec l’autre. Les expérience ont montré que si l’on juge a priori quelqu’un comme agressif on aura tendance à être agressif avec lui lors d’une rencontre. Je vous laisse imaginer la suite, ou pourquoi l’on voit quelque fois des faits dans les journaux qui relate des incident lorsque deux personne d’une communauté différente n’ont pas réussi à résoudre un conflit bénin qui les opposé. Si chacun avait eu une vision positive de l’autre le conflit bénin qui les opposé aurait certainement pu être résolu plus facilement. Je ne dit pas non plus que tout conflit bénin va dégénéré à cause d’une vision négative de l’autre, mais que ça va le favoriser. Sur un ville de centaine de millier d’habitants on se retrouve dans un contexte probabiliste différent de celui d’un village de centaine d’habitant.
         
        Donc pour moi l’important réside dans les notions d’échange de violence entre individus et groupe sociaux. Pas dans les coutumes tant qu’elles ne favorisent pas de violence, il suffit d’appliquer un principe de tolérance face à ces différences. Voir cet article sur l’échange de violence :
         
        « si le voisin caillasse sa femme adultère »
        Donc là vous comparer ce qui n’est pas comparable. Violenter sa femme ne peut être comparer avec tuer un mouton dans sa baignore.
         
        « Qu’est-ce qu’un « problème inutile » »
        Donc ce qui engendre de la violence au sein de la communauté pour rien, à cause de l’intolérance et/ou d’une fausse opinion sur l’autre.
         
        Pour les problèmes d’éthique plus complexes il faut en effet réfléchir sur le long terme pour déterminer si cela pourrait engendrer de la violence et savoir poser des limite dans une possibilité d’escalade. Je ne crois pas que restreindre des libertés qui ne nuisent à personne par peur d’une escalade soit la solution. C’est juste une attitude influencée par la peur et non par la raison. On est d’accord aussi qu’il y a des méthodes de mise en place progressive pour faire avaler une pilule que l’on aurait pas avalé sinon, ça ressemble à la technique manipulatoire du « pied dans la porte ». Donc à juger au cas par cas sans tomber dans la paranoïa et/ou la peur d’une escalade.
         
        Donc si un végétarien se sent agressé parce qu’il voit l’autre manger de la viande, je ne considère pas ça comme de la violence envers le végétarien. C’est au végétarien à faire preuve de tolérance et de ne pas chercher à imposer son mode de vie à l’autre (ce qui serait une forme de violence, une contrainte injustifiée et abusive). En revanche je considèrerais qu’il y a de la violence si l’on force un végétarien à manger de la viande.
         
        Donc je ne suis pas pour un principe de liberté et de tolérance (dans les limites vu plus haut) parce que ça fait bien, mais parce que j’ai tout un tas de raison de penser que c’est une solution pour éviter une mauvaise ambiance et des rapports conflictuels au sein d’un corps sociale. Ca demande juste de faire un effort pour restreindre nos instincts qui nous pousse à rejeter l’autre et/ou celui qui ne fait pas parti de notre bande. En contrepartie ça nous évite de nous faire manipuler par ceux qui profitent de cet instinct en véhiculant de fausses idées reçus sur l’autre, ça favorise aussi notre esprit critique.


      • César Castique César Castique 2 mars 09:45

        @Joseph

        « n ce sens il serait irresponsable que les groupes dont on ne fait pas parti soient considérés comme insignifiants. »


        Je vous ai expliqué, en long, en large et en travers, que ce sont les individus qui sont insignifiants - au sens premier avais-je précisé, c’est-à-dire pas qu’ils ne valent rien, mais qu’ils sont dénués de signification -, alors, j’arrête la lecture et les frais. Désolé.

      • Joseph Joseph 2 mars 09:59

        @César Castique
        « ce sont les individus qui sont insignifiants »

        Là c’est moi alors qui ne voit pas où vous voulez en venir par rapport à l’ensemble en affirmant que les individus sont insignifiants.


      • César Castique César Castique 2 mars 11:18

        @Joseph


        « Là c’est moi alors qui ne voit pas où vous voulez en venir par rapport à l’ensemble en affirmant que les individus sont insignifiants. »¨


        Les quelques dizaines de musulmans qui manifestaient sous l’égide du collectif « Stop Daesh », le 13 décembte au Trocadéro, étaient insignifiants - non-signifiants, si vous préférez -, par rapport aux millions d’absents qui, eux, étaient signifiants de l’indifférence de l’ensemble de la communauté.

        Vous y êtes ?

      • Joseph Joseph 2 mars 12:21

        @César Castique
        « Vous y êtes ? »
         
        Je risquais pas de comprendre. Vous me sortez un exemple dû à un fait précis. Je pourrais tout autant vous sortir tout un tas d’exemple contraire. On est pas sur la même longueur d’onde, , ça ne représente pas une vue d’ensemble, mais un souci des détails qui fait occulter cette vue d’ensemble. Quel rapport avec le fait de savoir si un principe de tolérance permet ou non de réduire les tensions communautaires ? De savoir si faire preuve de discrimination met en danger ou non l’ensemble des communautés d’un corps sociale ?
         
        Vous ne répondez pas non plus à la question, maintenant que 6 millions de musulmans sont là (on va dire 10% de la population française, le rapport de force serait plutôt en faveur des français de souche, pas besoin de paniquer) qu’est ce qu’on fait ? On s’arrange ou on se met sur la gueule ?
         
        Votre seule réponse est « eux pas bien ». Vous cherchez à prouver que vous avez affaire à des « eux pas biens » en vous focalisant sur des idées reçue mainte fois démontés. Donc on fait quoi avec votre point de vue ? On se met sur la gueule ? Ou on laisse de côté ceux qui ne sont pas responsables et on se tourne vers le gouvernement (donc ceux qui ont le pouvoir de faire changer les choses) pour mettre en place des solutions intelligente au lieu de laisser la situation pourrir comme c’est en train de se faire pour des raisons politiques ?
         
        La gauche se sert du FN pour diviser la droite, ça les arrange de les laisser véhiculer des idées fausses et simplistes. On tape sur les muslims parce qu’on fait la guerre au moyen orient, ça les arrange pour avoir l’aval de la population et lui prendre ses impôt pour financer les guerres et enrichir une minorité d’industries.
        Vous y êtes ?


      • César Castique César Castique 2 mars 17:01

        « Vous me sortez un exemple dû à un fait précis. Je pourrais tout autant vous sortir tout un tas d’exemple contraire. »

        L’exemple précis, c’est la tuerie du 13 novembre, et la non-participation des musulmans au deuil national, je ne me contenterai pas d’ « un tas d’exemple contraire », je me contenterai de deux exemples précis seulement.

        Par ailleurs, si vous considérez cette absence, ainsi que celle qui a caractérisé la manifestation nationale du 11 janvier, comme des détails, je vois mal ce qui peut être important et significatif à vos yeux.

        « (on va dire 10% de la population française, le rapport de force serait plutôt en faveur des français de souche, pas besoin de paniquer) » 

        Personne ne panique, mais avec la prétention des musulmans à l’égalité communautaire, il est temps de tirer la sonnette d’alarme. J’ajouterai que 10 %, ce serait peu, si les musulmans étaient répartis régulièrement sur le territoire national. C’est loin de cas, l’implantation se fait par le biais de poches « musulmanisées » qui, pour un certain nombre d’entre elles, deviendront islamisées.

        « On s’arrange ou on se met sur la gueule ? »

         On s’arrange avec qui ? Et sur quoi ? La transformation d’églises en mosquées ? L’aménagement de salles de prière dans les entreprises ? Cette religion n’a aucune structure faîtière qui soit capable d’engager qui ce soit à quoi que ce soit et d’imposer quoi que ce soit à qui que ce soit.

        Et puis, vous ne vous êtes visiblement pas rendu compte qu’en parlant de s’arranger, vous reconnaissez implicitement que nous sommes en présence d’un corps totalement étranger à notre société et à notre civilisation

         Est-ce qu’un jour, il a fallu « s’arranger » avec nos cousins polonais, italiens, espagnols, portugais  ? Ben non, puisque c’étaient nos cousins !

        Pendant des dizaines d’années, il n’a même jamais fallu « s’arranger » avec des musulmans qui, étant beaucoup moins nombreux, faisaient profil bas, comme il convient quand n’est pas chez soi, en terre mécréante.

        « Votre seule réponse est « eux pas bien ». »

        Ben non encore une fois, ma seule réponse est autre et elle est en deux parties, « eux pas nous  » et « nous pas eux ». Vous avez peut-être vu ce document que « France 2 » a diffusé le 3 février 2016, et intitulé « Les Français, c’est les autres », si c’est le cas, et que vous n’avez toujours pas compris, on n’en sortira jamais…

        Quant à Décomposition française : Comment en est-on arrivé là ?de Malika Sorel-Sutter (Fayard 2015), j’imagine que vous n’en avez même jamais entendu parler.

        « …des idées reçue mainte fois démontés. »

        Ca, c’est mon argument préféré, je ne vais donc pas le malmener smiley

         « …mettre en place des solutions intelligente… »

        Et ça, c’est ma suggestion préférée, je ne vais donc pas l’étriller non plus smiley

        « La gauche se sert du FN pour diviser la droite,.. »

        Peut-être, mais c’est tout de même grâce au FN – donc à la gauche nolens volens smiley)
        - que le petit Catalan de Matignon n’ose pas annoncer l’accueil de plus de 30’000 clandestins en deux ans, et quand la Folle de Berlin en refilera 500’000 à Flamby* dans le courant de cette année, c’est encore avec le Front national qu’il faudra faire les comptes.

        « Vous y êtes ? »

        Tout à fait, mais je dois quand même préciser que les problèmes de cohabitation avec les musulmans ne remontent pas aux bombardements français en Syrie, parce que Pompidou en parlait déjà la télévision, en 1973, dix-huit ans avant «  les bruits et les odeurs  » de Chirac :

         « Le problème, c’est que les Nord-Africains, et particulièrement, les Algériens sont concentrés dans quelques agglomérations, Marseille et sa banlieue, la banlieue lyonnaise, la banlieue et Paris**. Il y a là des concentrations énormes. Dans telle localité de la banlieue lyonnaise, les étrangers de toute espèce sont en majorité. Il va de soi qu’à partir de ce moment là, lorsque deux communautés se trouvent vivre mélangées, avec des habitudes, des convictions, des modes de vie absolument différents, il se crée des conflits. Il est déjà très difficile de vivre en paix avec ses voisins. A plus forte raison lorsque ces voisins ont des habitudes absolument différentes des vôtres  »*.

        * (20 % de 2.5 millions, estimation basse, rien que pour les deux premiers mois de l’année, les 20 % dévolus à la France, représentent déjà 26’000 personnes) 

        ** Déjà les poches musulmanisées, donc.


      • Joseph Joseph 2 mars 19:12

        @César Castique
        D’après votre réponse je considère que vous en avez ras le bol des musulmans. Dans un sens et vu le contexte je peux comprendre même si je ne cautionne pas (je cherche à comprendre). Je connais les deux communautés, certains aussi en ont ras le bol et votre vision ne correspond pas à la réalité. Si tous les musulmans étaient comme vous le décriviez je serais d’accord avec vous, mais ce n’est pas le cas. Donc il faut bien une solution.
         
        « je vois mal ce qui peut être important et significatif à vos yeux. »
        Que l’on est arrivé à un situation excecrable parce que l’on a pas prévu de faciliter le processus l’intégration. Les exemples que vous citez peuvent ou non en faire partie. Je vous laisse lire un article d’un général ex commandant des forces spéciales lors des attentats de charlie pour mettre vos exemples en perspective :
        http://www.asafrance.fr/item/libre-opinion-la-lettre-du-general-henri-poncet-ancien-commandant-des-operations-speciales-au-capitaine-djamel.html
         
        Donc c’est la première fois dans l’histoire de notre pays qu’un flux migratoire d’une population ayant des différences significatives avec notre culture intervient (je parle en rapport du pourcentage de la population). Ce qui est significatif et important à mes yeux est donc de résoudre le problème, taper sur la tête des uns ou des autres ne le résoudra pas, bien au contraire. D’un autre côté ça ne m’étonne pas que l’on en soit arrivé là vu le contexte.
         
        « C’est loin de cas, l’implantation se fait par le biais de poches « musulmanisées » qui, pour un certain nombre d’entre elles, deviendront islamisées. »
        D’accord, mais là aussi taper sur la tête des musulmans pour de fausses raisons risque de favoriser un repli identitaire comme ça commence à être parfois le cas. On ne peut pas aller contre, c’est une réaction humaine. Ne pas confondre la cause avec les effets. Donc ce point concerne les politiques gouvernementales pas les musulmans.
         
        « nous sommes en présence d’un corps totalement étranger à notre société et à notre civilisation »
        Oui, c’est un peu le principe d’une immigration. Et si on ouvre les frontière les « corps étrangers » rentrent.
         
        Pour info mon père est d’origine italienne et petit il se faisait traîter de sale rital. C’est humain de rejeter l’étranger, mais un italien a la même couleur de peau que nous. Donc on le voit moins, donc moins de rejet au quotidien, pour lui et les « de souche ». Sans parler d’une histoire de religions. J’ai aussi rencontrer une portugaise qui est maintenant cadre. Elle ne se sent pas toujours française, et pourtant elle est portugaise et vu de l’extérieur bien inséré. Je ne sais pas si vous réaliser pleinement la problématique d’une immigration. On est dans une société qui ne favorise pas la tolérance (à part en mode bisounours, ce qui a tendance a provoquer l’effet contraire).
         
        « Pompidou en parlait déjà la télévision, en 1973 »
        Certainement, c’était le début où on a commencé à être confronté à une différence de culture. Les problèmes n’ont fait que s’accentuer depuis et l’on n’a rien fait pour faire en sorte que celà se passe bien, notamment pour des raisons de calcul électoraux. On a laissé monter la pression. Maintenant qu’on le veuille ou non ils sont français. Faut être réaliste et faire avec.
         
        La vérité c’est qu’on a tous tendance à être raciste. Toutes les communautés ont cette tendance à des degrés divers. Certains le contrôle, d’autres non et d’autres ne le sont pas. Donc ça aussi ça ne facilite pas la situation, mais c’est bien d’en avoir conscience. D’autant plus que les médias sont faux cul sur ce sujet. Dans les médias on appel pas un chat un chat, ça peut énerver.
         
        Les voir comme des ennemis ne fera que détériorer la situation. Pareil de leur côté d’ailleur, avec ce genre d’attitude le racisme anti blanc ne peut que monter. Si tous les musulmans étaient comme vous le décriviez je serais d’accord avec vous, mais ce n’est pas le cas. Vous décrivez une minorité qui tendra à augmenter si on arrête pas de les stigmatiser pour rien.
         
        Du côté politique ils ne font rien pour arranger les problèmes que vous soulevez. Donc la faute à qui ? C’est humain de rejeter l’autre, donc il faut mettre en place le bon contexte, et ça c’est le rôle des politiques. Là encore s’il n’y a pas de solution la situation va de plus en plus se détériorer et donc mal finir. Si ça fini mal c’est toutes les communauté qui vont prendre et le problème ne sera pas réglé pour autant. Au contraire il risque de s’accentuer s’il y a eu des affrontements communautaire à cause des envies de revanche qui vont en découler. Donc un coup pour rien. Est-ce que vous le comprenez ?
         
        Comprenez aussi que je ne dis pas de baisser son froc, mais de faire preuve de justice. Donc de remettre en place ceux qui le méritent et quand on est sûr qu’ils le méritent (musulmans ou non). Mais pas de stigmatiser toute une communauté pour rien en répendant dans les médias des mensonges et une vision simpliste de la situation. Ca arrange pas la situation.
         
        Tout ce que je sais c’est qu’une attitude discriminatoire ne fera qu’augmenter les problèmes et que les politiques ne semblent rien vouloir faire pour l’instant pour changer la situation. Donc retour à la case départ, quelle solution ? A part faire pression sur les politiques et appliquer un principe de tolérance je ne voit pas. Toutes les autres solutions sont voués à l’échec et ne résoudront pas le problème voir vont l’accentuer. Donc ?


      • César Castique César Castique 3 mars 20:27

        (suite et fin)

        « Oui, c’est un peu le principe d’une immigration. Et si on ouvre les frontière les « corps étrangers » rentrent. (…)Pour info mon père est d’origine italienne et petit il se faisait traîter de sale rital. »

        Ca n’empêche pas c’était tout de même un cousin, comme un Polonais, un Portugais, un Espagnol : mêmes aliments, mêmes boissons, même religion, même culture (António Soares dos Reis et Rodin, Chopin et Berlioz, Collodi et Daudet, Goya et Fragonard), mêmes rapports hommes-femmes décomplexés. Les cons – il n’y a pas d’autres termes – ce sont les universalistes républicains, qui ont cru que ça évoluerait, naturellement au fil du temps, avec les Arabes, avec les Subsahariens, avec les Proche- et Moyens-Orientaux, comme avec les Italiens, les Espagnols, les Polonais et les Portugais, puisque l’universalisme républicain était là pour niveler tout cela. C’est leur idiotie qu’on paie aujourd’hui.
         
        « Les problèmes n’ont fait que s’accentuer depuis et l’on n’a rien fait pour faire en sorte que celà se passe bien, notamment pour des raisons de calcul électoraux. »

        Je ne le crois pas. On a tous les jours des exemples de gouvernements qui n’agissent pas, en partant du principe que les choses finiront par se tasser et s’arranger toutes seules. Ce qui est souvent le cas, il faut le reconnaître. Ici, on se heurte au refus délibéré de comprendre que tous les peuples ne sont pas faits pour vivre ensemble.

        Vous n’avez rien répondu sur le document de France 2, « Les Français, c’est les autres », où pour de jeunes maghrébins et subsahariens, eux-mêmes Français, les Français, ce sont les Blancs. Et je les comprends d’autant mieux qu’à un moment de ma vie, j’aurais pu acquérir la nationalité italienne, à laquelle j’ai renoncé, sans même réfléchir, en me disant que je n’avais vraiment rien à voir avec le peuple du Caravage, de Boccace, de Cellini et de Vivaldi, et que je n’avais aucun titre é me faire passer pour un Italien.

        « Maintenant qu’on le veuille ou non ils sont français. »

        Ils sont d’abord citoyens français, ce qui est un statut administratif, pourl’appartenance tripale, c’est à chacun de se déterminer en fonction de ses sentiments profonds et de ses affinités inconscientes.

        Combien sont-ils encore, ceux qui, comme Debbouze quand il était jeune, passent le périph’ en disant « On va chez les Français ». Combien sont-ils qui, quand ils sont entre eux, parlent, comme Azouz Begag, des « indigènes » et des « fils de Vercingétorix », lorsqu’il évoque même pas les Français de souche, mais les Blancs, puisque les racines ne sont pas gravées sur le front.
         
        « La vérité c’est qu’on a tous tendance à être raciste. »

        Je ne vois pas ce qu’il y a de raciste dans le fait de défendre le territoire qu’on a reçu en héritage de ses ancêtres contre l’intrusion de ceux qui prétendent cueillir des fruits sur des arbres qui n’ont pas été plantés pour eux.
         
        « Les voir comme des ennemis ne fera que détériorer la situation. »

        Ce ne sont pas forcément des ennemis et Lyautey disait : « Ils ne sont pas inférieurs, ils sont différents  ». Et ils le restent. Très différents.

         
        « Du côté politique ils ne font rien pour arranger les problèmes que vous soulevez. Donc la faute à qui ? C’est humain de rejeter l’autre, donc il faut mettre en place le bon contexte, et ça c’est le rôle des politiques. »

        Je ne suis pas d’accord. Si les politiques doivent mettre en place un « bon contexte », c’est qu’il y a un problème, des incompatibilités, et j’estime que c’est une folie d’aller contre. Quand vous voulez introduire de la rationalité, là où dominent les sentiments, vous risquez d’aboutir à un résultat inverse.

        Faites un film sur les tzroupiers morts pour la France en 14-18 ou 39-45, les Français s’en foutent parce qu’ils ne font pas le lien entre ce sacrifice et les racailles qu’ils croisent dans le rue, tandis que les Maghrébins dénoncent l’ingratitude des Français d’aujourd’hui.

        « Là encore s’il n’y a pas de solution la situation va de plus en plus se détériorer et donc mal finir. »

        C’est ce qu’il va se passer si on ne sépare pas les communautés ou si les mécréants ne se soumettent pas aux Croyants. Si on ajoute deux chapitres au «  Suicide français », d’Eric Zemmour, on se dit que la seconde hypothèse n’est pas invraisemblable, même sans passer par Houellebecq et Boualem Sansal.

        P.S. – C’est ma dernière réponse argumentée, demain matin j’entame un gros mandat qui ne me laissera plus beaucoup de temps pour quelques semaines.


      • César Castique César Castique 3 mars 20:30

        PREMIERE PARTIE

        « D’après votre réponse je considère que vous en avez ras le bol des musulmans. »

        J’en ai ras-le-bol de ces foules en provenance du tiers monde et qui contribuent à mener à bien la mission que l’oligarchie mondialiste, qui ne s’en cache même pas, leur a assigné : « ... détruire l’unité interne des nations européennes (« to undermine national homogeneity of european nations ») afin de les ouvrir à l’immigration de masse , changer la structure de leur population..." Peter Sutherland dixit, ancien commissaire européen et actuel salarié de Goldman-Sachs, entre cent autres titres et fonctions, dont directeur général de l’OMC, de1993-95, devant une Commission de la Chambre des Lords en juillet 2012.

        « Dans un sens et vu le contexte je peux comprendre même si je ne cautionne pas (je cherche à comprendre). Je connais les deux communautés, certains aussi en ont ras le bol et votre vision ne correspond pas à la réalité. Si tous les musulmans étaient comme vous le décriviez je serais d’accord avec vous, mais ce n’est pas le cas. Donc il faut bien une solution. »

        Que vous le vouliez ou non, les musulmans sont différents des non-musulmans chrétiens, agnostiques ou athées : ils ne mangent pas la même chose, ne boivent pas la même chose, ils ont des rapport hommes-femmes incompatibles, ils n’ont pas les mêmes distractions – les jeux de hasard leur sont interdits -, ils ne partagent pas les mêmes valeurs, ils n’ont pas les mêmes codes sociaux, les chiens leur répugnent parce que leur bave est impure – c’est Allah qui l’a dit a Mahomet, et même que le chien est encore plus impur que le porc, c’est dire – et, in fine, rien ne dit qu’ils aspirent à cette tarte à la crème qu’est le fameux « vivre ensemble » prôné par le chimérique universalisme républicain.
         

        Qu’après cela, l’intégration soit un fiasco définitif et rédhibitoire n’a rien de surprenant. Trop de différences, trop de monde, trop d’utopisme « Qui se ressemble s’assemble » et les musulmans se sont trouvés assez nombreux pour être culturellement et sociétalement autarciques.


        « Donc c’est la première fois dans l’histoire de notre pays qu’un flux migratoire d’une population ayant des différences significatives avec notre culture intervient (je parle en rapport du pourcentage de la population). »

        Ce ne sont pas des différences significatives, les musulmans sont porteurs d’une autre civilisation, à la fois très contraignante, arcahïque, parfaitement stérile sur le plan intellectuel. Le 11 janvier 2016, Pierre Servent observait, sur BFMtv, que la production livresque du monde arabo-musulman, traductions d’ouvrages étrangers comprises, était au niveau de celle de l’Espagne. Il ajoutait qu’à Alger, il y a dix librairies pour une population de 2.5 millions d’habitants.

        « Ce qui est significatif et important à mes yeux est donc de résoudre le problème… »

        Le problème, c’est le nôtre, ce n’est pas le leur. Eux ils détiennent LA Vérité, ils sont les Fidèles, nous sommes les Mécréants, les suppôts de Satan. C’est donc à nous de nous convertir, ou de nous soumettre, pas à eux de transiger avec le Mal. Des relativistes comme nous peuvent le faire, mais eux ne sont pas relativistes. Chez nous, un « artiste » peut plonger un crucifix dans un bocal de pisse sans même risquer un coup de pied au cul…

        Cent musulmans libérés de l’obscurantisme nous mettent en garde contre ce totalitarisme religieux. Mais il y a des gens, tout à leurs chimères de fraternisation universelle, que cela n’arrange pas, alors ils refusent d’entendre.

        « On ne peut pas aller contre, c’est une réaction humaine. »

        Donc c’est à nous de faire des concessions. Mon grand-père avait coutume de dire « C’est le plus intelligent qui cède », un temps, et il ajoutait « C’est ce que dit le bœuf, en arrivant à l’abattoir. » (Je viens de la « ruralité », comme ils disent).

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