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Les Dieux de pailles

Dure est la réflexion dans une société qui ne la développe plus qu’au bénéfice des marchands d’opinions et des polémistes que la plupart des citoyens reprennent, faute de trouver le temps de lire.

Le débat dit sur l’identité glissa sur l’islam via la burqa et tous les racistes islamophobes, xénophobes père fils filles, et toute la famille comme au jeu des 7, et ont posé la critique de la religiosité et de dieu. Mais rare ont été ceux, qui ont critiqué les dieux que nous avons construits, en reniant les autres.

Nous parlons d’eux par éducation comme si ces dieux monothéistes nous étaient extérieurs, rejetant loin de nous qu’ils puissent n’être que la construction de nos comportements, d’un cerveau qui s’instruit de la complexité qu’il observe, et face à laquelle la nécessité d’une autorité incontestable et d’une espérance l’a toujours poussé à les situer au-dessus de lui.

Il est donc naturel qu’ayant « externalisé » Dieu dans la nature, puis dans les cieux pour les monothéistes, il nous soit difficile de reconnaître ceux que nous bâtissons à notre image, dans nos pays, dans le monde pour espérer et apporter une réponse à la complexité.

Qu’est-ce donc un dieu si ce n’est de croire que par ses commandements nous pourrons vivre heureux après la mort en ayant fait preuve de quelques mérites et de consolations.

Voilà 1500 ans que nous nous transmettons une culture religieuse et elle ne peut pas, ne pas nous avoir imprégné de sa structure, de telle manière qu’elle-même étant une réponse à nos comportements, elle nous en a transmis par la famille puis « l’école » ses solutions organisationnelles.

Pourtant fort de leurs réflexions des hommes se sont affranchis de ce maître à la bonté terrifiante, et ont entraîné l’humanité dans les droits de l’homme.

Ce fut long, avec au départ l’humanisme critique de la méthode scolastique, qui remet l’homme au centre du monde, durant cette période la séparation entre raison et foi ne fera que s’approfondir. La philosophie chrétienne se confrontera à la science sans que la raison rejette la foi, et il faut voir se développer les prémisses de notre athéisme actuel, dans les formes qui sont les nôtres, avec auguste comte, car la notion d’athée existait chez les grecs qui refusaient le monothéisme.

Mais quand nous lisons tous leurs ouvrages ce n’est pas tant la remise en cause de la foi en son existence qui les oppose, même si Spinoza essaie de ramener dieu sur terre, que s’élever contre la soumission de l’esprit, auxquels ses commandements et analyses philosophique et théologique chrétienne ont condamné les hommes.

Il nous est encore difficile aujourd’hui de comprendre que de croire en dieu ou que de ne pas y croire est fondateur de commandements (lois), de normes (culture), d’églises (rassemblement d’hommes), de rituels (caractéristiques), de rites (usages), d’identité ( l’imprégnation), et parce que nous leurs donnons d’autres noms pour accomplir la soumission qu’ils portent, nous ne sommes même plus capable de reconnaître là, où ils nous privent d’une liberté que nous avaient apporté tant d’hommes.

Tous n’étaient pas des philosophes, il y a eu tous ceux que l’on pouvait englober sous le terme de savants ou de découvreurs, y compris des précurseurs des sciences modernes dont leurs travaux permirent de réorganiser la pensée, tel héliocentrisme.

C’est donc de la réflexion de ces hommes que nous avons dans les souffrances construit la république et la démocratie totale avec le vote des femmes en 1944.

Mais un événement particulier marquera ce parcours, celui de la séparation de l’église et de l’état.

Pourtant durant cette longue période s’est développé le capitalisme avec la liberté du commerce, et l’on ne peut donc pas dire qu’il le fut sur des Valeurs Laïques, car il commence à la fin du mercantilisme.

La contestation essentielle des commerçants fut l’émancipation de leur soumission à l’Etat monarchique, ce qui implique, nous le comprenons qu’ils s’installent au pouvoir quand la monarchie tombera.

Ainsi notre manière de commercer, de définir des valeurs, des rapports au choses, des relations humaines, repose sur une morale culturelle ancestrale de l’orient chrétien remodelé par les sciences, que nous nous transmettons par la famille et l’école et qui se retrouve dans les relations commerciales et politique au travers de modèles économiques et politiques que nous construisons et qui bon an mal an reconstituent des « Dieux » dont le principe repose sur la pratique de commandements qui retirent toutes possibilités de choix aux populations en les organisant et les normalisant dans une structure hégémonique de toutes autres.

Après de nombreuses turbulences, la démocratie permet aux populations de faire des choix politiques individuels, et de ne plus dépendre d’un maître.

Pour cela il faut avoir à l’esprit que la population n’élit pas des gouvernants, mais leurs représentants à qui elles confient un mandat dont ils doivent rendre compte et qu’elle peut contester à tout moment. Nos gouvernants ne sont que des mandataires.

Pourtant par choix politique il faut aussi entendre choix économiques, car s’il y a eu séparation, c’est de l’église et de l’état, et non d’avec les « marchands » (commerce), ceux qu’ils ont toujours défendus au travers du libéralisme en réclamant leur émancipation de l’Etat, non dans l’intérêt de la population comme ce l’est écrit dans leurs ouvrages, mais aux seuls droits de la propriété économique, car en ces périodes le peuple n’était que soumis à la servitude, 1794 puis 1848, fin de l’esclavage, 1805 début du salariat.

Sauf que ce n’est pas dans la liberté de l’esprit que nous sommes élevés (s’il peu y en avoir une), mais dans une culture où dieu est le père castrateur dont il faut s’émanciper et que nous reconstruisons sans cesse.

Sa trace nous la retrouvons dans toutes nos constructions

La chrétienté a rejeté la domination d’un peuple hébraïque élu de dieu. (Conscience de l’universalisme)

Un temps libre avec ses églises (réunions de croyants pas les édifices catholiques), comme les hébreux qui de « libre » s’étaient donné un roi Saül pour les gouverner, elle s’est donnée un Pape pour le même usage, tandis que la démocratie s’est donnée un Président. Seul le nom du Maître change et la fréquence de son renouvellement.

Nous portons donc une construction cérébrale qui nous pousse à reproduire les schémas dans lesquels nous avons été élevé, sous tendu par une matrice maternelle innée, où le dominant à pour fonction de donner naissance à la meilleure progéniture pour survivre.

Dans nos débats modernes, nous rejetons la religion à la sphère privée, et nous reconstruisons sans cesse des organisations structurelles semblables en les nommant différemment, les dogmes, dont la fonction est la même, soumettre les individus à des commandements organisationnels.

La communauté hébraïque était libre de ses choix dans le respect de sa croyance, elle se désigne un roi, les chrétiens sont libres dans le même cadre, ils se choisissent un pape, le peuple est libre par la démocratie dans le respect de ses lois, il se choisit un président.

Nous avons rejeté le roi, mais élu un président, élire son maître n’est pas en soi une liberté, si en bout l’on ne fait qu’en changer.

Nous avons rejeté quelques commandements divins (droit de la force), pour établir la force du droit positif qui s’amasse à n’en plus finir et se transforme en droit de la force de celui qui gouverne.

Nous avons rejeté la dictature des plus nombreux, le communisme, pour conserver celles de quelques-uns, le fait du prince.

Enfin devant la complexité croissante qui embrouille nos esprits en nous contraignant à la réflexion, nous avons rejeté le débat idéologiques source de conflits, de choix, propres aux responsabilités de chaque citoyen, et nous avons choisi de laisser notre existence n’être dirigée qu’au travers du commerce, et nous avons soumis nos choix politiques à ses commandements, le modèle d’économie capitaliste, en (sacralisant) ou dogmatisant la loi du marché, et nous l’avons mis hors de notre portée de toutes réformes démocratiques en « externalisant ».

C’est en la constitutionnalisant que nous en avons fait notre « dieu », auquel nous soumettons les valeurs, piliers de la république, à ses commandements, donc chacun a pu mesurer ce qui est devenu une évidence, le développement de la charité en est la plus probante démonstration.

Mais d’aucun de relier le redéploiement des communautarismes à l’affaiblissement des valeurs républicaines soumisses au dieu du commerce,

Nous avons fait de la loi du marché notre dieu du commerce, nous lui avions vendu notre liberté de citoyen en 1973 en donnant aux seules banques le droit d’émettre de la monnaie, ce pouvoir qui était celui de chacun de nous.

Nous avons transféré notre puissance démocratique à quelques individus (les magistères de la finances), comme les membres libres des églises chrétiennes l’ont donné à quelques représentants de leur magistère pour construire leur prison catholique qui n’a cessé de créer des commandements religieux jusqu’à devenir le droit de la force, dont je rappelé l’action de ceux qui nous en avaient sorti en s’élevant contre la soumission de l’esprit et en remettent l’homme au centre du monde.

Par la séparation de l’église et de l’état, nous ne nous sommes émancipés que théoriquement de cette soumission, car la matrice culturelle a continué de marquer nos structures cérébrales qui déterminent en partie nos choix que l’exercice de la démocratie exprime.

Il n’y a donc rien d’étonnant de voir la difficulté de choisir, de réfléchir, de se positionner, « s’externaliser » dans Loi du Marché, aussi « indéfinissablement » que Dieu, suspendu aux commandements de ses magistères (élites), comme d’autres le sont aux commandements des leurs.

Ainsi au lieu de s’engager dans l’exercice de la citoyenneté, il suffit de prier (voter) vers une espérance consolatrice (la loi du marché), que leurs apôtres du tout commerce (les marchands) nous développent avec forces de paraboles simplifiées, dans le cadre d’une pensée unique pour être accessible aux ignorants, tient comme les évangiles, comme c’est curieux.

Alors s’il nous est impossible de ne pas édifier des dieux, autant déifier le Savoir dans des églises universitaires pour s’instruire de notre ignorance, et ne pas passer à côté de ce 21ème siècle qui semble être celui de tous les dangers et de toutes les espérances.

Cette abondance que nous savons produire nous rapproche de l’idée que pouvait avoir l’homme de l’Eden, pour peu que nous arrivions à comprendre, qu’un métal jaune (or) et une pierre translucide (le diamant) n’ont de valeurs autre que leurs propriétés physiques.

Si nous arrosons l’arbre de la connaissance avec celles de notre cupidité que nous leurs attribuons, il y a de grandes chances que nous en revenions à l’usage du matériau le plus répandu le silex, faute de pouvoir se projeter vers les étoiles. D’une autre manière si nous ne développons le savoir que pour satisfaire notre cupidité nous en reviendrons à l’âge de pierre.

Ceux qui contestaient l’Etat en ont pris possession, ceux qui contestaient le pouvoir royal ont installé le leur, ceux qui contestaient les dieux ont construit leurs dogmes, la seule chose qu’ils n’ont jamais niée c’est leur droit naturel de dominer.

Faute de modifier cela nous retournerons vers le silex, car l’on ne peut empêcher l’humain de se bâtir des dieux.

Pourtant, ce n’est pas cela qui en est le signe le plus probant. Ce signe est le nombre de « Dieux d’en haut » que nous avons inventé, Symbole d’un commandement nécessaire. Ce besoin de croire, de se rassurer, d’expliquer des événements, génère des régularités schématiques que nous pouvons observer dans nos comportements, et lorsque ces schémas incertains deviennent contestables, pour qu’ils ne puissent plus l’être, nous les élevons à une dimension inaccessible ; une dimension qui réfute toute preuve contraire pour qu’ils restent immuables. Nous les inscrivons pour cela au plus profond de notre méconnaissance.


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31 réactions à cet article    


  • MCM 16 février 2010 12:36

    Et notre propagandiste insipide, qui a la chance de produire parfois plusieurs articles par jour quand d’autres plus talentueux que lui attendent à la porte, nous assène encore et encore sous toutes les déclinaisons possibles sa propagande pro-halal.

    Quiconque critique la religion chérie de ce fasciste doucereux est immédiatement taxé de racisme et mis au banc de l’humanité et quiconque autre que ses protégés halals qui prétendrait avoir une identité n’est qu’un dangereux identitaire xénophobe.

    Voilà le centre aussi immuable que péremptoire de son discours qui faute d’arguments pour étayer sa thèse se perd immanquablement dans les méandres oiseux de considérations pataphysiques et filandreuses.

    Usant de même recette jusqu’à la trame, vide sur vide, banalités creuses et sans rapport avec le thème central de la propagande halal, voici le nième épisode de la série soporifique d’un auteur-chouchou de ce site orienté qui pour comble de cynisme se plaint de l’élitisme de notre société.  


    • samir 16 février 2010 13:50

      Ah mcm , constant dans la specialité qui suinte la haine et glace le sang...

      agressif comme beaucoup de religiophobes/islamophobes

      une espece de taliban laique/athée en fait qui ne vaut pas mieux que son pendant afghan...


    • MCM 16 février 2010 14:12

      Vous avez raison Samir, je suis plein de haine.

      Je hais toute hypocrisie et tout prêt à prier des têtes de gondoles au supermarché de la spiritualité.

      Je hais les faussaires qui se réunissent pour partager la foi qu’il n’ont pas.

      Je hais les faux altruistes qui n’ont d’autre but que d’imposer à autrui ce dont il ne veut pas.

      Je hais tous les exhibitionnistes qui font de grandes prières en dehors parce que leur coeur est vide en dedans.

      Je hais tous les hypocrites qui prétendent représenter un dieu d’amour et de paix mais m’abreuvent sans cesse de leur haine et de leur guerre.

      Je vous hais vous et votre dieu de merde et votre prophète de merde qui êtes à l’antipode absolu de ce que je considère comme aimable.


    • ddacoudre ddacoudre 16 février 2010 14:21

      Bonjour MCM

       

      Tout est teinté d’une orientation, comme celle que l’on peu comprendre en te lisant, mais ceci n’est point négatif, ce qui le serait c’est avoir aucune coloration, il en découlerait une valeur nulle, une non existence.

      D’un point de vue biologique, les êtres humains que nous sommes éprouvent de la sympathie pour les groupes auxquels ils appartiennent, s’ils peuvent comprendre les autres, ils ne sont pas prêts à sympathiser pareillement avec ces derniers.


      C’est même l’inverse que nous pratiquons, nous nous comportons comme des « psychopathes » envers le reste du monde. Cet état naturelle certains l’ont appelé la xénophobie empathique naturelle. Je ne suis donc pas choqué par ton commentaire et je le trouve bien naturel aussi car il correspond à cette difficulté qu’on tous les groupes par la capacité des individus à se dissocié de marqué cette dissociation aux couleurs de leur environnement culturels « géohistorique ». il en résulte qu’intéressé par lui-même, conduit par le désir de contrôle, la peur, de l’étranger conduit souvent à exhiber des comportements antisociaux. Si tous nous présentons à un certain degré de la xénophobie, ces dieux de pailles que nous construisons parlent tous de la nécessité, d’aimer l’autre, de lui apporter la richesse et prospérité. Mais force est de constaté que nous n’y arrivons pas. Il faut donc admettre que nous nous trompons et que rechercher l’erreur, nous conduira peut-être vers d’autre capacité que nous possédons et qui existent au niveau de l’individu et de l’espèce l’altruisme.

       

      Alors peut-être nos dieux mégalomane et vaniteux céderont de la place pour faire de la déclaration des droits de l’homme une réalité, puisque nous avons été capable d’en définir le concept.

       

      Cordialement.



    • MCM 16 février 2010 14:47

      Encore une fois votre discours utopique est complètement déconnecté de toute réalité.

      Ainsi vous parlez de la déclaration « universelle » des droits de l’homme en omettant que ceux qui la refusent ont institué à l’ONU une déclaration « islamique » des droits de l’homme.

      Puis après cet première entourloupe, vous appelez xénophobes ceux qui refusent de remplacer le mot « universel » par le mot « islamique ».

      Alors soyons clairs et net : je vous considère comme un ennemi de cette déclaration universelle puisque vous tancez ceux qui la soutiennent et ne tancez pas ceux qui la détruisent.

      Tout le reste c’est à dire la vaseline que vous employez m’indiffère au plus haut point.


    • ddacoudre ddacoudre 16 février 2010 14:58

      re MCM

      si tout ceux qui sollicitent ta capacité de réflexion t’indiffère, je t’invite à lire les systèmes entropiques qui meurent quand il n’y a plus de désordre, d’idées différentes, serais-tu un mort en sursis, je ne le crois car quoi que tu en dises c’est l’inverse que tu fais et c’est bien ainsi, je ne veux nullement ta mort, peut-être quelques islamistes cela j’en conviens.

      cordialement.


    • samir 16 février 2010 16:43

      "

      Je hais les faussaires qui se réunissent pour partager la foi qu’il n’ont pas.

      Je hais les faux altruistes qui n’ont d’autre but que d’imposer à autrui ce dont il ne veut pas.

      Je hais tous les exhibitionnistes qui font de grandes prières en dehors parce que leur coeur est vide en dedans.

      Je hais tous les hypocrites qui prétendent représenter un dieu d’amour et de paix mais m’abreuvent sans cesse de leur haine et de leur guerre."

      et est ce que tu hais les hypocrites de la religion materialiste ? les oligarches de la haute finance ? les politiques qui te bourrent le mou ? goldman sachs ? monsanto ? etc...

      parce qu’en matiere de systeme hypocrite ACTUEL tu te trompes de cible mon grand

      "Je vous hais vous et votre dieu de merde et votre prophète de merde qui êtes à l’antipode absolu de ce que je considère comme aimable. « 

      tu me hais ? merci c’est trop d’honneurs moi je prefere t’ignorer le mépris etant a mon sens plus puissant que la haine...et puis hair quelqu’un aussi gratuitement cela a t il un sens ?

      en attendant je trouve dans le prophete que tu execres tant plus d’humanité que dans les pesudos philosophes des lumieres qui pour rappel ont dit :

      citations de Voltaire :

       »Il n’est permis qu’à un aveugle de douter que les blancs, les nègres, les Albinos, les Hottentots, les Lappons, les Chinois, les Américains soient des races entièrement différentes.« 

      sur les noirs

       »Leurs yeux ronds, leur nez épaté, leurs lèvres toujours grosses, leurs oreilles différemment figurées, la laine de leur tête, la mesure même de leur intelligence, mettent entre eux et les autres espèces d’hommes des différences prodigieuses. Et ce qui démontre qu’ils ne doivent point cette différence à leur climat, c’est que des nègres et des négresses transportés dans les pays les plus froids y produisent toujours des animaux de leur espèce« 

       »La plupart des Nègres, tous les Cafres, sont plongés dans la même stupidité, et y croupiront longtemps.« 

       »" Les blancs et les nègres, et les rouges, et les Lappons, et les Samoïèdes, et les Albinos, ne viennent certainement pas du même sol. La différence entre toutes ces espèces est aussi marquée qu’entre un lévrier et un barbet.«  »

      je t’epargne les passages immondes sur les tsiganes, les juifs etc...

      bref le mec a été erigé en figure des Lumieres !!!!!!!!!!!!!!!!

      et t’en as une tripotée comme ca : Montesquieu, Rousseau, Blake, Schopenhauer etc etc etc....

      tu vois moi je Hais ces « penseurs » des Lumieres et leur doctrine hypocrite qui a servi
      un systeme economique et segregationniste

      que dit l’islam sur le sujet ?

      Dans la sourate 49, verset 13, nous lisons : "Ô hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle ; et Nous avons fait de vous des nations et des tribus, pour que vous vous entre-connaissiez. Le plus noble d’entre vous, auprès d’Allah, est le plus pieux".

      donc deja dans le Coran du 7eme siecle Dieu s’adresse a nous tous les hommes sans distinction !!!

      En pratique, le Prophète de l’Islam, comptait parmi ses plus proches compagnons Salmane le Perse, Souhaib le Romain et Bilal l’Éthiopien. Deux de ces trois compagnons, Salmane et Bilal, étaient d’anciens esclaves qui avaient été libérés après avoir embrassé l’Islam. Malgré cela, et bien que Bilal ait eu le teint noir, il a été choisi par le Prophète Mohammad comme le premier musulman à appeler les gens à la prière, une position convoitée par plusieurs. D’anciens compagnons comme Abou Bakr et Omar avaient l’habitude d’appeler Bilal "notre maître" et le Prophète lui-même avait l’habitude de dire : « Salmane est un membre de ma famille ».

      Ce n’était toutefois pas une tâche facile que d’abolir le racisme en Islam. Mais chaque fois qu’il levait la tête, le Prophète donnait aux musulmans une importante leçon. Ainsi, lorsque son compagnon arabe Abou Dhar a appelé Bilal « fils de la femme noire », le Prophète s’est fâché et lui a dit : "Tu es un homme qui a de l’ignorance en lui". Abou Dhar a tellement ressenti de remords qu’il a mis sa joue sur le sol et a demandé à Bilal d’écraser son autre joue avec son pied s’il le voulait.

      À plusieurs reprises, le Prophète a insisté sur l’unité de la race humaine en Islam. Il a dit : "Écoutez et obéissez même si votre gouverneur était un esclave éthiopien dont la tête ressemble à un raisin". À une autre occasion, lorsque Al-Aws et Al-Khazraj, les deux principales tribus musulmanes de Médine étaient sur le point de se battre comme ils le faisaient avant l’Islam, le Prophète leur a fait des reproches en disant : "Cultivez-vous encore l’appel à l’ignorance même si je suis parmi vous ?" En entendant cela, elles ont rétabli leur solide unité et fraternité.

      et la fameuse phrase du prophete :

      « Aucun arabe n’est superieur a un non-arabe ! aucun non-arabe n’est superieur a un arabe !

      un homme ne peut etre superieur a un autre qu’en piété aux yeux de Dieu »

      donc tu vois libre a toi de hair ma religion mais n’oublie jamais que l’epoque des Lumieres n’est rien d’autre que de l’esbrouffe et qu’un etre humain du 7eme siecle avait deja declaré l’egalité terrestres des hommes....


    • samir 16 février 2010 16:51

      tiens Mcm pour ta gouverne

      http://www.dailymotion.com/video/xa85bd_malcolm-x-lislam-peut-eradiquer-le_news

      meme si je sais que tu es un sioniste inveteré


    • MCM 16 février 2010 17:44

       smiley smiley smiley

      Et c’est reparti ! Encore quelques sourates et dégueulons sur tout ce qui n’est pas musulman.


    • sisyphe sisyphe 17 février 2010 09:57

      Par samir (xxx.xxx.xxx.150) 16 février 13:50

      Ah mcm , constant dans la specialité qui suinte la haine et glace le sang...

      agressif comme beaucoup de religiophobes/islamophobes

      une espece de taliban laique/athée en fait qui ne vaut pas mieux que son pendant afghan...

      Excellente définition de l’engeance mcm ; un taliban (mais pas laïque ; attention  : SIONISTE !!), avec toute la haine compulsionnelle, l’endémique bêtise, l’obsessionnel ostracisme, le viscéral racisme, et l’inassouvissable désir d’éradication de toute différence que ça comporte.

      Le taliban mcm ; adopté !

       smiley


    • finael finael 16 février 2010 14:19

      Etre laïc, c’est déja croire :croire qu’il n’y a pas de dieu(x).

      Que tout cela est complexe.

      « Si dieu m’avait demandé mon avis au moment de la création du monde, je lui aurais conseillé quelque chose de plus simple ! »


      • ddacoudre ddacoudre 16 février 2010 14:50

        bonjour finael

        et cela n’a pas fini de l’être, les neurosciencent qui explorent comment, et par quels « mécanismes » se créaient nos émotions, et nous posent de véritable problèmes éthiques, car elles nous permettent de comprendre que nous ne sommes pas aliénés à la seule représentation que nous donnons de mous même un être égoïs cupide violent, grâce à elles l’on a pu comprendre que notre non conscient évolu aussi en fonction des paramètres culturels. il est donc possible de réorganiser notre pensé en sachant cela,.

        l’impact risque d’en être aussi prodigieux que le jour ou l’on a découvert que la terre était ronde.

        mais encore faut-il ne pas en faire un autre dieu car notre structure cérébrale vas nous pousser à cela puisqu’elle est en parti conditionner pour cela dés notre naissance.

        cordialement.


      • Hermes Hermes 16 février 2010 16:03

        Crore, est-ce inéluctable comme l’article le laisserait penser (si j’ai bien compris), ou au contraire simplement une tendance confortable ?

        Croire, c’est un peu comme si, faisant le constat que quelque chose nous est caché ou inaccessible, il faut qu’il y ait quelque par une responsabilité pour cela (je ne limite pas à la religion, tous les pouvoirs utilisent ce ménacisme à leur profit).

        En dessous de la croyance il y a donc l’idée d’un périmètre dans lequel notre responsabilité peut s’exercer, et au delà duquel nous avons besoin de trouver une responsabilité.

        AInsi le monde est correctement distribué. S’il n’y avait pas cette responsabilité pour l’inconnu, alors par contagion (car c’est la même structuration mentale qui agit), nous serions en face du doute quand à notre propre responsabilité, et il faudrait accepter d’apprendre à se connaître mieux, donc sortir du confort mental, et voir ...

        La croyance est en quelque sorte la première pièce de toutes les rançons que nous payons pour notre confort mental.


        • Cipango 16 février 2010 16:35

          En effet, si l’on se repose sur quelques phylosophes, tout est croyance. Clairement, notre cerveau a besoin de s’organiser, de classer. Il ne peut le faire sans créer des schémas et surtout sans se rassurer sur la réalité de ces schémas ce qui revient à dire sur les axiomes du schéma. A partir du moment où l’on ne croit en rien, il n’est nulle base sur laquelle appuyer notre organisation cognitive. Rappelez vous du paradoxe de l’école des sceptiques.
          Du coup, je ne pense pas qu’il faille parler de confort mental, mais plutôt de nécessité.


        • ddacoudre ddacoudre 16 février 2010 16:55

          bonjour hermes

          d’accord avec ce que tu dis car j’en connais la suite, ce sera très certainement si toutes ces idoles ne nous tuent pas les bases d’un avenir meilleur, mais pour l’instant il s’ouvrent à très peu, et nous ne les choisissons pas pour nous gouverner, tu me diras il en fut toujours ainsi et nous avons avancé malgré tout, mais au pris d’un tapis rouge.

          je rappelle souvent que nous sommes ignorant non comme une insulte pour laquelle elle est souvent prise, mais parce que c’est notre matrice culturelle vierge, sans cette ignorance nous n’aurions pas pu nous adapter dans des lieux différents de notre biotope naturel, alors où placer cette notion de croire qui nous permet d’imaginer que plus loin nous allons trouver l’eau que notre corps réclame. nous ne sommes pas pour autant responsables de cela, simple acteur conscient qui à un mal fou à accepter de se tromper, comme si cela engageait sa responsabilité parce qu’il ne peu vivre de doute et doit donc en charger un autre.

          c’est bien pour cela que la seule terre a conquérir est l’incertitude, et là il n’est plus utile de trouver un bouc émissaire.

          cordialement.


        • samir 16 février 2010 17:11

          de base le cerevau est une unité de traitement de l’information coupé du monde réel (a l’abri de la lumiere et de l’oxygene)

          les organes sensoriels tranforment des stimulis en impulsion electrique qui courent le long de notre corps pour atteindre le cerveau qui les traite...

          donc a la base nous ne faisons que CROIRE en nos sens

          mais des lors qui nous dit que notre oeil voit TOUS ce qui est visible (tautologie je le concede) plutot tous ce qui est intelligible ?

          nous sommes limités par essence nous ne faisons que CROIRE nos sens


        • Hermes Hermes 16 février 2010 17:17

          Oui, il ya sans doute une nécessité d’économie qui permet de se reposer ensuite (au sens propre et figuré) sur ses croyances.

          Si je parle de confort, c’est que le repos en question peut devenir une sorte de sommeil (facile à voir chez les autres mais moins chez soi-même, vous prenez le RER ?).

          Ce sommeil confortable de l’esprit s’accompagne de la bulle du rêve éveillé où nos peurs et notre émotivité possessive règnent en maître à notre insu. Du coup la rançon du confort mental se paie au bien delà de la croyance, car ce sommeil ne permet pas d’adapter son comportement sans heurts, et laisse libre champ à des interprétations biaisées de notre vécu.
          il va sans dire pour les interprétations de ce que nous n’avons pas vécu, domaine où nous excellons dans l’exercice de nos croyances.

          Tout le monde a peur de sortir de sa bulle, scellée par ses croyances, et la nécessité peut devenir un alibi pour ne pas sortir de ce sommeil....

          Je ne pense pas que ce soit votre cas. Je trouve simplement l’argument de la nécessité potentiellement dangereux. Il est utilisé couramment aujourd’hui pour sceller nombre de positions et de décisions discutables, car il s’accroche plutôt bien aux émotions qui tapissent notre bulle.


        • Hermes Hermes 16 février 2010 17:21

          @DDacoudre, merci pour ton commentaire qui éclaire mieux ta pensée.


        • samir 16 février 2010 17:31

          Hermes : pas d’accord avec vous

          il y a des constantes chez les etres humains : la nescessité de croire en fait partie

          ce n’est pas en fait la nescessité de croire qui est une constante mais plutot LE SENTIMENT DE CONTROLER SON DESTIN

          l’homme a besoin de se rassurer il a besoin d’avoir l’illusion de controler son avenir

          Ainsi les chamanes des premieres cultures sont les ancetres des medecins allopathes (bien souvent des charlatans qui ne savent pas quelle maladie vous avez) de notre epoque, il s’agit d’un comportement observé par exeprimentation chez les rats notamment

          le controle du destin et la croyance sont intimement liés


        • ddacoudre ddacoudre 16 février 2010 18:07

          bonjour samir

          je te suis. un élément important est de comprendre que quand nous venons au monde notre construction cérébrale n’est pas achevé elle se clôturera vers les 20 an, donc en fonction du lieu géohistoirique où nous naissons notre cerveau s’imprégnera de celle-ci par la matrice culturelle, et si nous lui avons inculqué la structure qui fabrique les dieux il la reproduira, même s’il le débaptisée, elle ne portera pas le même nom mais satisfera à l’espérance d’une réponse, à se rassurer comme tu le dis, mais sous ce mot il y a certainement d’autres mélange émotionnel.

          en parlant ou en écrivant nous sommes obligés d’être linéaire cela représente un handicap à la comprhéention d’une émotion qui est plurielle, ce sont certaines de nos limites, et il nous faut faire avec et heureusement que la technologie permet d’observer ce que nous ne voyons pas.

          pourtant avec tout cela quand le tonnerre gronde nous sursautons juste le temps que le cerveau nous rappelle ce que nous avons appris que son bruit nous signifie que nous ne courrons plus aucun risque.

          cordialement.


        • Bardamu 16 février 2010 16:32

          Bien bel article !

          L’homme a toujours été, et sera éternellement en recherche de maîtres !

          Il chasse une religion, ici le christianisme chez nous -un tantinet bousculé-, et viennent des religiosités de substitution :

          -la psychanalyse et son « autrisme », c’est-à-dire un autre dont il faut toujours avoir soin -suivant le diktat d’un impératif communicationnel ;

          -la consommation et ses rituels : ses soldes à vénérer ; ses fêtes passées du religieux au commercial mais toujours aussi ritualisées : Noël a bien son « père » !

          -la sécurité, ou cette religiosité repoussant les limites même de la mort ;

          -la santé, une autre encore qui, à l’instar du sport, nous convainc d’un corps sain devenu dès lors rédempteur !


          Et tant et tant encore !

          Nous aurons toujours besoin de Dieu !... car l’homme aura toujours « l’envie de maîtres ».

          Dieu change de visages, il est un protée !... c’est tout !

          Et Bardamu, lui, n’a guère besoin de maîtres !...

          « Ni Dieu ni maître », pour ce gaillard-là !... et jusqu’au bout !...

          Les bigots le font le rire -pour leur religion-, les médecins -pour notre santé- le font se gondoler, les sportifs endurcis l’amusent -cette seule foi en leur acharnement !-, les psychanalystes le font se rouler par terre -ces aigrefins !

          Il voit du ridicule en tout maître et en toute croyance !... car il croit plus que ça, plus haut que CELAencore !... en un Dieu, lui-même sans Dieu ni maître !


          • Grandcorpsmalade 16 février 2010 17:13

            L’homme n’a pas « besoin de maître(s) ». Il est simplement à la recherche d’une connaissance qu’il n’a pas, ou du moins consciemment. C’est pourquoi il s’en remet à quelqu’un qui « connaît mieux » ou qui « en sait plus » : soit un autre être humain, soit une divinité.

            Ce besoin de connaître vient de sa capacité à s’auto-observer et de saisir un sens ou une logique à son observation. Cela le mène à s’interroger sur le sens de son existence et de ses actes. Difficile évidemment pour lui d’avoir une réponse !

            Sauf à changer le fonctionnement cérébral de l’être humain, il me semble impossible d’éviter ce comportement.


            • Bardamu 16 février 2010 17:30

              Oh que si notre bonhomme a bien besoin de maîtres !... et plus encore, d’ordres et de fouet !

              Vous êtes un doux rêveur !
              Arrêtez de théoriser et de prêter si nobles intentions à un tel bourrin !...

              La connaissance ?... il s’en moque par dessus tout de cela, il la craint pis que tout !

              Il veut des jeux du cirque, de l’ivresse, de l’abstraction... puis des exemples et des idoles !

              Seul dans la nature, il érige déjà un totem ! se prosterne à sa base !... y rampe tel un ver !

              Il aime « se faire mettre », c’est ainsi !... il est maso, l’animal jusqu’au tréfonds de l’âme, le bonheur le fait fuir.

              Il aime le groupe, se fondre en lui et n’être rien !

              Seul, ne dépendant plus de personne, il s’ennuie, et part de nouveau en quête.

              A l’image de ces retraités, sur leur vélo le dimanche, sagement l’un derrière l’autre, se reniflant le derrière !... toujours cette chaleur qu’il recherche !... et s’il l’approche, le voilà qui se défile !
              Un bouffon, rien que cela, un pleutre !... il est tout là, notre bonhomme !


            • ddacoudre ddacoudre 16 février 2010 17:37

              bonjour grandcorpsmalade

              naturellement que ce que nous faisons est le résultat de notre observation, puisque c’est l’environement qui nous façonne en mettant en oeuvre notre adaptabilité, mais si elle n’est pas dans un environnement propice à cela elle reste en l’état. je pense que nous avons d’autres possibilités, c’est certainement une erreur de penser que notre intrication doit se faire toujours sous cette forme là, le seul fait que je l’évoque suggère cette possibilité, mais peu-être changerons nous seulement le nom de dieu,

              pourtant notre structure cérébrale nous indique que cette possibilité existe, sauf qu’il faudrait que nous nous retransmettions pas inexorablement ce concept lui se « fixe » dans le non conscient et favorise donc son émergence. c’est le résultat des neuroscience nous savons qu’il peut en être autrement, mais cela implique un autre aprentissage.

              cordialement.


            • Menouar ben Yahya 16 février 2010 17:17

              « Samir » même si ce monsieur « Merde C’est Merde », abrégé MCM, n’est pas une lumiére. Ces dhiarrées épistolaires aux relent méphitique le prouvent. Il ne peut visiblement pas rivaliser avec vous, il y a un vide au niveau de l’instruction qui le rend mêchant et le fait recourir comme tous les imbéciles, à l’insulte. Dite vous que ce genre de personne vous sert, la haine qui suinte de ses propos met en exergue votre réponse sereine. Même si je ne vous suis pas sur les propos sur la religion, je trouve salutaire que vous désacralisiez les lumiéres surtout Voltaire que l’on cite trop souvent à tort et à travers. On peu rajouter que ces donneurs de leçons qui citent les droits de l’Homme, les lumiéres...oublient que la France vichyssoise, cette Franse « droidelhommiste » a été contrairement aux musulmans « Barbare » complice du plus grand génocide.


              • samir 16 février 2010 17:33

                Merci Menouar je ne suis pourtant pas proselyte du tout en fait je n’aime pas trop cela car cela amene des tensions

                mais j’en ai marre qu’on melange torchons et serviettes et qu’on repande l’ignorance


              • ddacoudre ddacoudre 16 février 2010 17:24

                bonjour bardamu

                merci pour ton commentaire.
                 c’est bien que tu es conquit cette terre qu’est l’incertitude, nous naissons avec c’est notre condition ignorante, celle qui nous permettra d’aller de partout et peut-être dans les étoiles, mais quel travail pour la combler et en plus même pas sûr ou même certain de me tromper.

                le problème n’est pas tant de créer un dieu, c’est ce que nous lui faisons dire, si son usage est constructif en déterminant notre structure cérébrale il oublie toujours de dire qu’il n’a ni dieu ni maitre, comme s’il avait peur que cela existe un jour, alors il faut le découvrir, mais il n’est pas certain que la définition sémantique que nous en donnons corresponde à l’herméneutique de son inspiration. mais si nous pouvons le penser c’est que c’est en puissance d’être

                cordialement.


                • JL JL 17 février 2010 09:32

                  « Aristote dit : L’homme est un animal qui désire le savoir, c’est faux. L’homme n’est pas un animal qui désire le savoir. L’homme est un animal qui désire la croyance, qui désire la certitude d’une croyance, d’où l’emprise des religions, d’où l’emprise des idéologies politiques. … il y a une phrase merveilleuse de Thucydide : Il faut choisir se reposer ou être libre. Je crois que c’est Périclès qui dit ça aux Athéniens : Si vous voulez être libres, il faut travailler. Vous ne pouvez pas vous reposer. Vous ne pouvez pas vous asseoir devant la télé. Vous n’êtes pas libres quand vous êtes devant la télé. Vous croyez être libres en zappant comme un imbécile, vous n’êtes pas libres, c’est une fausse liberté. Ce n’est pas seulement l’âne de Buridan qui choisit entre deux tas de foin. La liberté, c’est l’activité. Et la liberté, c’est une activité qui en même temps s’autolimite, c’est-à-dire sait qu’elle peut tout faire mais qu’elle ne doit pas tout faire. C’est ça le grand problème, pour moi, de la démocratie et de l’individualisme. » (Cornélius Castoriadis, 1996, Mermet)


                  • ddacoudre ddacoudre 17 février 2010 09:51

                    bonjou JL

                    merci de ta visite, tu soulèves l’herméneutique des mots, la liberté n’est que le refus de la soumission à l’autre, et dans le même temps nous n’avons d’existence que dans le regard de l’autre, ceci n’est point problématique car çà construit la sociabilité sans cesse remodelé.

                    je te mets un lien d’un article sur la liberté

                    http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=27865

                    cordialement à+


                  • Lucien Denfer Lucien Denfer 17 février 2010 10:07

                    Une belle réflexion qui s’élève au dessus de la mêlée et nous guide dans une analyse rationnelle de notre besoin de croire et diviniser ce que l’on ne peut expliquer.

                    N’est-ce pas paradoxal pour l’humain de rejeter une source de tyrannie, dès lors qu’il est en mesure de la cerner, pour aussitôt se jeter dans les bras d’une autre incertitude ?

                    Si l’on pouvait mesurer sur une échelle des temps, à la manière des scientifiques, les avancées et les progrès réalisés par l’humanité depuis 20000 ans, nous serions stupéfaits du décalage entre les bonds technologiques prodigieux qui nous permettent d’envoyer des sondes spatiales étudier la composition des planètes de la galaxie, la ceinture de Kuiper, et l’age du silex qui caractérise notre évolution spirituelle.

                    Sans vouloir dénigrer votre explication basée sur les atavismes culturels, ne pourrait-on envisager le contraste éblouissant d’un esprit humain aux prises avec la conscience de sa propre fin et incapable de se résoudre à ne serait-ce qu’un début d’acceptation de l’idée de la mort en tant que finalité de tout choses vivante ?

                    Est-ce dans le même esprit que naissent et évoluent ces fabuleux concepts scientifiques et ce refus obtu et apeuré de l’idée même de la mort ? Ce serait trop simpliste comme explication. Ce serait négliger les mécanismes de l’esprit au sein duquel la pensée et la mémoire occupent une place prépondérante pour la science mais ne nous sont d’aucun secours, bien au contraire ils sont des boulets, pour toutes les considérations spirituelles comme l’amour, la peur, la mort, le désir, l’envie, le chagrin, etc..

                    Nous avons cassé des molélcules, fait entrer en collision des particules à très haute vitesse, découvert la prodigieuse énergie des neutrons rapides, la transmutation de la matière en de nouveaux isotopes inexistants à l’état naturel, mais nous sommes encore comme des enfants apeurés devant la perspective d’une séparation, la perte d’un proche et nous réagissons encore comme des animaux en défense de territoire que nous croyons notres mais que nous n’occupons que le temps d’une vie.

                    Il est donc évident que nous ne nous connaissons pas ou si peu, psychologiquement parlant, même si nous tutoyons les sciences et sommes capables de prouesses insoupçonnées dans notre maîtrise de la matière.

                    Pourtant, toute notre éducation adresse des problématiques concrètes et pragmatiques, celles ou nous excellons et fait l’impasse totale sur le fonctionnement même de l’esprit, sur la connaissance de soi.

                    Dès lors, comment s’étonner de ce gouffre béant, ce décalage entre nous et ce qui est plus intime même que le souffle de notre respiration, notre propre esprit que nous résumons à tort à la mémoire et la pensée qui ne sont que deux mécanismes parmi d’autres.


                    • Markoff 17 février 2010 10:47

                      Moi je n’ai plus de doute ! j’ai compris que Dieu, c’est Johnny. Il n’y a qu’à voir les milliers d’apôtres en extase dans les Zenith et les grands stades....

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