Il y a le réchauffement climatique, le sommet de Copenhague, la taxe carbone, les agenda 21 appliqués par quelques communes, la mode du bio, la voiture électrique, la tyrannie de la décroissance, bref, il serait temps de nous intéresser de près à cette mouvance bio écolo. Pourquoi ? Parce que ces gens risquent de nous pourrir l’existence et que la sagesse d’un ancien consiste à léger aux jeunes un monde où les gens ne sont pas des décérébrés affolés par quelques dixièmes de degrés centigrades ou bien 20 centimètre de plus sur les océans. Les médias propagent une sorte de pensée unique mais quelques dissidences se font entendre. Nous sommes cependant loin d’une fronde anti-écolo. L’affaire est assez délicate à traiter mais dans un autre champ, celui de l’industrie médicale, les livres critiques ne manquent pas. Je me demande s’il est temps d’écrire bon livre expliquant en quoi les écolos ne voient pas juste et pourrissent la vie politique. Ce modeste billet est en quelque sorte une amorce. Les commentaires seront évidemment bienvenus et appréciés. Quant au titre du livre, les idées ne manquent pas. « Green kampk ou le stupide combat des écologistes » ; « les écolos nous polluent l’existence » ; « l’écologisme, ce communisme vert rampant » ; ou alors tout simplement « les écolos m’emmerdent ! »
Pourquoi combattre l’écologisme ? La réponse découle de l’interprétation de l’écologisme. Une idéologie comme tant d’autres. Retour sur le passé. Il y eut le capitalisme, le nazisme, le communisme, l’islamisme, le sionisme. Des systèmes. L’écologisme n’est pas à proprement parler un système, du moins pas encore. Le péronisme non plus, ni du reste tous les nationalismes qui sont plus des régimes que des systèmes. L’écologisme serait alors un régime ? Peut-être. Un régime sans carbone, sans OGM, sans déchets exceptés ce qui se recycle. Le nationalisme a pour principe de vénérer la nation. L’écologisme vénère la planète. Mais le capitalisme vénère l’argent et le profit. Le communisme vénère l’idée d’un monde régi par une bureaucratie au service de l’humain. Le nazisme vénère la race aryenne et se donne les moyens de parvenir à ses fins ancrées dans un schéma racial et techniciste. Le sionisme a épousé les trais du nationalisme et l’islamisme ceux du communisme, du moins en Iran. Tous ces systèmes sont inféodés au technicisme. Et l’écologisme ne sort pas de ce schéma. En ce sens, l’écologie n’est pas un régime mais bien une sorte du communisme vert qui sait s’allier parfaitement avec le capitalisme. Pour preuve, l’idée d’une croissance verte. Les nazis pensaient à une croissance aryenne et les communistes à une croissance prolétarienne. Au bout du compte, la technique et la production sont au centre de la politique en tant que moyen. Les fins découlent de la technique et de ce fait, si l’on réfléchi d’un point de vue architectonique, il n’y a pas de différence majeure et ontologique entre le nazisme, le communisme, le capitalisme et l’écologisme. Les fins poursuivies par ces systèmes ont pour point commun d’utiliser les ressources humaines comme moyens au service d’une fin qui se sert pas le bien commun. Mais alors, quelles sont ces fins. Pour le capitalisme, qui en fait doit être nommé national-capitalisme, la fin c’est la croissance et la domination du profit, sous entendu, au service d’une élite. Pour le nazisme, la fin est connue, elle est raciale et close sur la croissance au service d’une caste qui se sert d’une race. Le communisme sert non pas l’homme mais une idée et pragmatiquement, il sert une élite qui s’est proclamée maître d’ouvrage de cette idée. L’écologisme fait de même, il sert une idée. L’écologisme, sous couvert de servir l’humain, ne sert qu’une lubie, qu’une obsession calculée en mesures et techniques productives. L’écologisme n’est qu’une transformation verte du national-capitalisme et en ce sens, il doit être combattu au nom des principes supérieurs déterminant la civilisation et l’élévation du genre humain.
On l’aura compris, le déficit majeur de l’écologisme, qui du reste représente aussi sa capacité de nuisance, réside dans l’occultation de l’essence de l’humain et de sa destination vers le royaume de l’esprit avec ses valeurs transcendantes, éthique, création, vérité, liberté, partage. L’écologisme, c’est le niveau de l’intendance et du soin matériel élevé à la puissance de l’universel. C’est une erreur fatale car seules les valeurs de l’esprit peuvent s’élever vers l’universel et valoir comme ingrédient d’un projet de civilisation. Le reste et le souci de la planète en découlera.
On le voit, tous ces systèmes, quel que soit le régime qui définit leur style, pratiquent l’asservissement des hommes pris comme moyen au service d’une finalité qui n’a rien d’universel mais réside dans l’accomplissement d’un projet particulier. Le système actuel subordonne le politique à la croissance, l’innovation, le profit, la compétition économique planétaire. L’homme est au service de la technique et des profits. Le virage vert de la croissance ne fera que renforcer l’esclavage technique, l’engrenage économique et la poursuite des profits, avec en embuscade les industriels verts et leurs conseillers prêts à s’en mettre plein les poches. Pendant ce temps, les pauvres dépérissent et la culture s’étiole faute de moyens. Mais on dépense des millions d’euros pour faire d’inutiles recherches sur l’enfouissement du gaz carbonique. Et pour des calculs sur l’empreinte carbone.
Le fléau des écologistes repose aussi sur un discours irrationnel dont la légitimité tient à son caractère scientifique et chiffré. Les esprits sont pour ainsi dire enfumés. Les individus sont culpabilisés alors que la planète est « victimisée » avec d’improbables réfugiés climatiques sortis non pas de terre mais des calculs informatiques. Le propos est infantilisant. Comme le fut celui des prélats de l’Eglise menaçant les auteurs de péché de finir en enfer. La planète a connu des étapes sismiques, des âges climatiques extrêmes. Et l’on s’affole pour un degré de plus.
On ne peut pas évaluer la part humaine dans le climat. La lutte contre le réchauffement répond à un faux universel. L’écologisme est presque devenu une menace pour la démocratie. Il joue sur les peurs et dans les milieux scientifiques, les dissidents et les spécialistes livrant un avis contraire sont menacés d’anathèmes et de sanctions, comme aux temps de l’Eglise ou des totalitarismes. Ces comportements sont inadmissibles. Il faut sauver la démocratie. En appeler à la raison. Voltaire appartient à la « bonne identité française ». Il faut songer aux générations futures et ne pas leur léguer une folie collective. La peur ne crée pas les conditions de la civilisation et du bien vivre ensemble.
L’opinion est-elle prête à s’intéresser aux études alternatives expliquant les impasses contemporaines, les peurs et autres folies collectives, le jeu duplice de quelques autorités en place, l’âge crépusculaire en mouvement ? J’l’écrit ce livre, ou je passe à un truc plus savant, les miroirs, ou un machin plus percutant, le national-capitalisme ?

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C’est fou comme les tenants de la théorie du "réchauffement climatique" (...)
12/12 10:54 - Canavese@ Cécil, Un écolo qui utilise un ordi c’est quelqu’un qui doit, de gré ou de force (...)
05/12 00:02 - JLMais oui JL, les libéraux sont des méchants, idiots et Castoriadis était un saint, qui ménait (...)
04/12 23:48 - cecil B VincentCe billet contre les écolos... QUELLE LOGORRHEE !!!!! jf. www.lamauragne.blog.lemonde.fr
11/11 11:09 - JacquesLaMauragneCher JL, je tenais juste à vous faire remarquer que le commentaire que vous m’attribuez (...)
10/11 17:31 - Jacquesp
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