• dimanche 27 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Tribune Libre > Les écolos nous emmerdent !
56%
D'accord avec l'article ?
 
44%
(83 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Les écolos nous emmerdent !

Il y a le réchauffement climatique, le sommet de Copenhague, la taxe carbone, les agenda 21 appliqués par quelques communes, la mode du bio, la voiture électrique, la tyrannie de la décroissance, bref, il serait temps de nous intéresser de près à cette mouvance bio écolo. Pourquoi ? Parce que ces gens risquent de nous pourrir l’existence et que la sagesse d’un ancien consiste à léger aux jeunes un monde où les gens ne sont pas des décérébrés affolés par quelques dixièmes de degrés centigrades ou bien 20 centimètre de plus sur les océans. Les médias propagent une sorte de pensée unique mais quelques dissidences se font entendre. Nous sommes cependant loin d’une fronde anti-écolo. L’affaire est assez délicate à traiter mais dans un autre champ, celui de l’industrie médicale, les livres critiques ne manquent pas. Je me demande s’il est temps d’écrire bon livre expliquant en quoi les écolos ne voient pas juste et pourrissent la vie politique. Ce modeste billet est en quelque sorte une amorce. Les commentaires seront évidemment bienvenus et appréciés. Quant au titre du livre, les idées ne manquent pas. « Green kampk ou le stupide combat des écologistes » ; « les écolos nous polluent l’existence » ; « l’écologisme, ce communisme vert rampant » ; ou alors tout simplement « les écolos m’emmerdent ! »

Pourquoi combattre l’écologisme ? La réponse découle de l’interprétation de l’écologisme. Une idéologie comme tant d’autres. Retour sur le passé. Il y eut le capitalisme, le nazisme, le communisme, l’islamisme, le sionisme. Des systèmes. L’écologisme n’est pas à proprement parler un système, du moins pas encore. Le péronisme non plus, ni du reste tous les nationalismes qui sont plus des régimes que des systèmes. L’écologisme serait alors un régime ? Peut-être. Un régime sans carbone, sans OGM, sans déchets exceptés ce qui se recycle. Le nationalisme a pour principe de vénérer la nation. L’écologisme vénère la planète. Mais le capitalisme vénère l’argent et le profit. Le communisme vénère l’idée d’un monde régi par une bureaucratie au service de l’humain. Le nazisme vénère la race aryenne et se donne les moyens de parvenir à ses fins ancrées dans un schéma racial et techniciste. Le sionisme a épousé les trais du nationalisme et l’islamisme ceux du communisme, du moins en Iran. Tous ces systèmes sont inféodés au technicisme. Et l’écologisme ne sort pas de ce schéma. En ce sens, l’écologie n’est pas un régime mais bien une sorte du communisme vert qui sait s’allier parfaitement avec le capitalisme. Pour preuve, l’idée d’une croissance verte. Les nazis pensaient à une croissance aryenne et les communistes à une croissance prolétarienne. Au bout du compte, la technique et la production sont au centre de la politique en tant que moyen. Les fins découlent de la technique et de ce fait, si l’on réfléchi d’un point de vue architectonique, il n’y a pas de différence majeure et ontologique entre le nazisme, le communisme, le capitalisme et l’écologisme. Les fins poursuivies par ces systèmes ont pour point commun d’utiliser les ressources humaines comme moyens au service d’une fin qui se sert pas le bien commun. Mais alors, quelles sont ces fins. Pour le capitalisme, qui en fait doit être nommé national-capitalisme, la fin c’est la croissance et la domination du profit, sous entendu, au service d’une élite. Pour le nazisme, la fin est connue, elle est raciale et close sur la croissance au service d’une caste qui se sert d’une race. Le communisme sert non pas l’homme mais une idée et pragmatiquement, il sert une élite qui s’est proclamée maître d’ouvrage de cette idée. L’écologisme fait de même, il sert une idée. L’écologisme, sous couvert de servir l’humain, ne sert qu’une lubie, qu’une obsession calculée en mesures et techniques productives. L’écologisme n’est qu’une transformation verte du national-capitalisme et en ce sens, il doit être combattu au nom des principes supérieurs déterminant la civilisation et l’élévation du genre humain.

On l’aura compris, le déficit majeur de l’écologisme, qui du reste représente aussi sa capacité de nuisance, réside dans l’occultation de l’essence de l’humain et de sa destination vers le royaume de l’esprit avec ses valeurs transcendantes, éthique, création, vérité, liberté, partage. L’écologisme, c’est le niveau de l’intendance et du soin matériel élevé à la puissance de l’universel. C’est une erreur fatale car seules les valeurs de l’esprit peuvent s’élever vers l’universel et valoir comme ingrédient d’un projet de civilisation. Le reste et le souci de la planète en découlera.

On le voit, tous ces systèmes, quel que soit le régime qui définit leur style, pratiquent l’asservissement des hommes pris comme moyen au service d’une finalité qui n’a rien d’universel mais réside dans l’accomplissement d’un projet particulier. Le système actuel subordonne le politique à la croissance, l’innovation, le profit, la compétition économique planétaire. L’homme est au service de la technique et des profits. Le virage vert de la croissance ne fera que renforcer l’esclavage technique, l’engrenage économique et la poursuite des profits, avec en embuscade les industriels verts et leurs conseillers prêts à s’en mettre plein les poches. Pendant ce temps, les pauvres dépérissent et la culture s’étiole faute de moyens. Mais on dépense des millions d’euros pour faire d’inutiles recherches sur l’enfouissement du gaz carbonique. Et pour des calculs sur l’empreinte carbone. 

Le fléau des écologistes repose aussi sur un discours irrationnel dont la légitimité tient à son caractère scientifique et chiffré. Les esprits sont pour ainsi dire enfumés. Les individus sont culpabilisés alors que la planète est « victimisée » avec d’improbables réfugiés climatiques sortis non pas de terre mais des calculs informatiques. Le propos est infantilisant. Comme le fut celui des prélats de l’Eglise menaçant les auteurs de péché de finir en enfer. La planète a connu des étapes sismiques, des âges climatiques extrêmes. Et l’on s’affole pour un degré de plus.

On ne peut pas évaluer la part humaine dans le climat. La lutte contre le réchauffement répond à un faux universel. L’écologisme est presque devenu une menace pour la démocratie. Il joue sur les peurs et dans les milieux scientifiques, les dissidents et les spécialistes livrant un avis contraire sont menacés d’anathèmes et de sanctions, comme aux temps de l’Eglise ou des totalitarismes. Ces comportements sont inadmissibles. Il faut sauver la démocratie. En appeler à la raison. Voltaire appartient à la « bonne identité française ». Il faut songer aux générations futures et ne pas leur léguer une folie collective. La peur ne crée pas les conditions de la civilisation et du bien vivre ensemble.

L’opinion est-elle prête à s’intéresser aux études alternatives expliquant les impasses contemporaines, les peurs et autres folies collectives, le jeu duplice de quelques autorités en place, l’âge crépusculaire en mouvement ? J’l’écrit ce livre, ou je passe à un truc plus savant, les miroirs, ou un machin plus percutant, le national-capitalisme ?

par Bernard Dugué (son site) lundi 9 novembre 2009 - 115 réactions
56%
D'accord avec l'article ?
 
44%
(83 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par JL (xxx.xxx.xxx.182) 9 novembre 2009 13:01
    JL1

    Désolé, je trouve que cet article est un coup de gueule de l’auteur contre ce et ceux qui le dérangent.

    "Et l’écologisme ne sort pas de ce schéma. En ce sens, l’écologie n’est pas un régime mais bien une sorte du communisme vert qui sait s’allier parfaitement avec le capitalisme." Et allez donc, mélangeons les contraires dit BD, il en sortira toujours quelque chose. Ce n’es pas ma conception de l’analyse.

    "Pour le capitalisme, qui en fait doit être nommé national-capitalisme, la fin c’est la croissance et la domination du profit, sous entendu, au service d’une élite". Là encore, c’est du m’importe quoi : domination du profit ? kèkcekça ? National-capitalisme ? Allons donc, pas à notre ère de la globalisation ! « la globalisation c’est la somalisation du monde » (Attali)

    L’écologie bien comprise est antinomique du capitalisme. On ne peut perler d’écologie que par rapport au capitalisme. Je dirais même que l’écologie c’est l’anticapitalisme.

    Le capitalisme c’est la production de la rareté afin de vendre sa production. Tout ce qui est gratuit est accaparé par les plus forts qui (le tranforment et) le font payer aux plus faibles. Le capitalisme c’est la marchandisatiopn du monde. L’écologie c’est l’inverse.

    Etc, etc., j’arrête, ça m’agace, Dugué m’agace !  smiley

  • Par Kelson (xxx.xxx.xxx.199) 9 novembre 2009 13:07

    La vrai question est pour moi : Est-ce que Bernard Dugué sait faire autre chose qu’écrire des articles outranciers ?

  • Par Ben_Ber (xxx.xxx.xxx.6) 9 novembre 2009 14:21

    Parler de "tyrannie de la décroissance" (outre le fait que c’est très un rien exagéré) dans l’introduction et tartiner ensuite pendant tout l’article sur la "croissance verte" est-ce que ce n’est pas un brin contradictoire ? L’auteur comprend-il ce dont il parle, ou est-il juste légèrement (oh, très légèrement) stupide ?
    Quand à la dictature de l’écologisme il suffit de se ballader sur un parking de supermarché un samedi ou près d’un péage d’autoroute un jour de retour de vacances pour se rendre compte que ce n’est pas flagrant...
    Et puis les choses de l’esprit quand il ne reste que de l’eau pollué à boire, des produits agricoles frelatés à bouffer et de l’air vicié à respirer, c’est tout de suite plus difficile de s’y adonner...
    Bref, bravo le "scientifique et philosophe".

  • Par JL (xxx.xxx.xxx.182) 9 novembre 2009 17:20
    JL1

    Ah ! Moi c’est la recherche compulsive de la croissance des chiffres d’affaires et des taux de rendements financiers qui me fait peur !

    C’est l’appétit insatiable des prédateurs prêts à sacrifier toutes les ressources naturelles, y compris notre santé, pour un profit immédiat en dollars, euros, yens, .... qui m’effraie !

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don
Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox