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Accueil du site > Tribune Libre > Les élèves n’ont pas la moyenne ? Le prof est viré !

Les élèves n’ont pas la moyenne ? Le prof est viré !

 Je suis professeur certifié en Mathématiques depuis 5 ans et j’ai été suspendu par le Vice-recteur six semaines seulement après mon arrivée en Nouvelle Calédonie. Pourtant je n’ai agressé personne ni manqué de respect à qui que ce soit. Ma seule faute est de ne pas plaire au président des parents d’élèves qui a déclaré en pleine réunion, devant le Principal et mes collègues, que "ma tête ne lui revenait pas". Deux jours plus tard, j’ai eu droit à une inspection-sanction en règle où l’inspectrice a été jusqu’à me reprocher, dans son rapport, les notes trop faibles de mes élèves "à mi-trimestre" qui démontrent, selon elle, mon incapacité à enseigner, à défaut de vraies preuves. D’ailleurs, afin d’augmenter la moyenne de la classe, la seule solution, d’après elle, est que le professeur se remette en cause plutôt que de juger les élèves. "La séance est mal organisée : La première partie de la séance consacrée aux commentaires (pour la plupart désagréables pour les élèves) sur le contrôle dure environ 15 minutes [...] elle stigmatise les difficultés éprouvées par la classe. Sur cette base, et face aux notes obtenues par la totalité des élèves, on ne peut que s’étonner de ce que M. Boulet ne fasse pas plutôt sa propre critique en reconnaissant que cette évaluation est inadaptée au niveau de la classe, ou que son enseignement n’a pas permis à la majorité d’entre eux d’accéder aux apprentissages visés." Comme chacun peut l’imaginer, j’étais effectivement mal à l’aise en présentant ces résultats catastrophiques, surtout à l’inspection, mais de là à leur présenter mes excuses !

 Le Principal qui aurait dû, normalement, prendre ma défense, s’est contenté de passer sous silence les outrages que j’ai subis et de me demander, dans une lettre, de "solliciter mon déplacement" alors que j’avais à peine emménagé. De façon particulièrement subjective, il n’hésite pas à écrire que "les élèves ne se sentent plus en confiance avec vous" ou encore que "certains rentrent en pleurs à la maison". Alors que les enfants, sans être agressifs, ne manquent pas une occasion pour se distraire en bavardant d’une table à l’autre ou en faisant de la batterie pendant un contrôle. Il en profite aussi pour me rendre responsable du manque de "motivation de l’élève" et même, de signaler que "certains disent avoir perdus le goût d’apprendre les mathématiques". A croire que je possède un véritable pouvoir de persuasion destructrice, efficace en quelques semaines, et que tout cela n’a rien à voir avec le fait que les enfants n’ont aucun effort à fournir pour passer d’une classe à l’autre, depuis des années.

 Au bout de quatre mois (sans aucun conseil de discipline) et après m’avoir menacé de ne plus me payer si je ne partais pas de moi-même, le Vice-recteur a convoqué, en urgence, une Commission Administrative Paritaire pour me muter d’office, 10 jours avant mon retour à mon poste. Ce qui aurait été désastreux pour son image. Lors de cette séance, les élus du SNES ont "indiqué qu’il est délicat de se baser sur des propos sans preuve" pour justifier la nécessité du service. Le Vice-recteur a reconnu "que la décision de suspension par mesure conservatoire de M. Boulet a été prise pour prévenir toute éventualité de trouble à l’ordre public suite au refus des élèves d’assister aux cours de mathématiques (un comble et archi-faux) dispensés par M. Boulet et aux menaces des parents de bloquer le collège si AUCUNE SOLUTION N’EST APPORTÉE PAR LE VICE-RECTORAT AU CAS DE M. BOULET. Il ajoute que l’administration a souhaité rester maître de la situation et agir avant toute pression de la part des parents d’élèves, qui semblaient déterminés à aller très loin dans cette affaire". Il fallait donc absolument trouver n’importe quel prétexte pour me dégager. Ce qui a été fait. Tous les représentants enseignants ont voté contre ma mutation mais cela n’a rien changé puisqu’ils n’étaient que 13 face à 19 agents administratifs. J’ai donc été muté dans l’intérêt du service officiellement en raison de "la dégradation des relations avec mon supérieur hiérarchique et certains parents" comme on peut le lire sur le site lepost.fr (http://www.lepost.fr/article/2010/08/27/2197193_que-faire-pour-remonter-les-moyennes-des-eleves-reponse-virer-le-prof.html). Mais qui ne pourrait pas être accusé ainsi, surtout après six semaines ?

 L’administration ne me laissant que 4 jours pour déménager ma famille à plus de 200Km à la nage, j’ai préféré abandonner ma fonction. Je cherche actuellement à retrouver un poste d’ingénieur car j’ai la chance d’être diplômé de l’École Centrale de Nantes et j’ai déjà travaillé trois ans à Toulouse dans l’aérospatial.

 Conclusion : tout le monde doit savoir qu’un professeur peut être aisément suspendu, si un parent n’est pas satisfait, puis muté pour préserver la bonne ambiance générale. C’est peut-être le plus beau métier du monde mais on nous le fait bien payer.

 Stéphane Nguyen Boulet

 


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43 réactions à cet article    


  • Kalki Kalki 21 septembre 2010 12:48


    Les conférences TED autour de l’éducation :Mozilla / P2PUniversity : université libre et ouverte, par et pour les web dévellopeurs.

    Arthur C CLarke a dit à Sugatra mittra : « si un enseignant peut être remplacé par des ordinateurs, alors il faut le remplacer. »

    Vous avez peur pour votre travail ? Vous croyez qu’une machine ne peut faire votre travail et mieux que vous ? Détrompez-vous. Vous avez alors peur D’être un vilain chômeur : n’ayez pas peur la machine peut faire tout travail, il y en aura donc pour tout le monde.

    Tout absolument tout peut être fait avec des machines.

    La question est économique.


    • ber0464 21 septembre 2010 15:21

      ouai super !!!
      Aprés les caisses automatiques dans les super marché , voici venir l’heure du « professeur machine » ....
      Et en plus les machines vont payer les cotisations sociales et les retraites !!!!!
      Elle est pas belle la vie ??
      Pauvre monde !!!!!


    • Kalki Kalki 21 septembre 2010 18:14

      La question est économique.

      SI on produit autant sinon plus avec les machines : ne peut on pas partager ?


    • Kalki Kalki 21 septembre 2010 18:15

      Il faut des consommateurs pour consommer.


    • frugeky 21 septembre 2010 12:52

      Pathétique !
      Vous devriez nommer les proviseur, recteur et inspecteur qu’on finira bien par retrouver dans une histoire semblable et comme sur internet rien ne se perd...
      J’apprècie tout particulièrement la remarque de l’inspectrice vous invitant à faire votre autocritique. Je ne savais pas que l’administration de l’éducation nationale avait adopté les méthodes de l’angka...


      • Geneste 21 septembre 2010 13:19

        Merci de ce témoignage qui dévoile une réalité assez méconnue. Il ne faudrait toutefois pas que le lecteur pense que le cadre de la Nouvelle Calédonie soit spécifique. La France métropolitaine est touchée par ce type de phénomène au premier plan et, clairement, si l’on appliquait des règles simples et ancestrales (4 points par faute d’orthographe, sanction réelle lorsque les démonstrations ne sont pas correctes, etc.) il n’y aurait plus que 10% de bacheliers, amis on aurait alors un vrai BAC... !


        • Internaute Internaute 22 septembre 2010 12:17

          ...et l’administration n’a pas envie de traîner un Boulet.


        • Rounga Roungalashinga 21 septembre 2010 14:20

          La séance est mal organisée : La première partie de la séance consacrée aux commentaires (pour la plupart désagréables pour les élèves) sur le contrôle dure environ 15 minutes [...] elle stigmatise les difficultés éprouvées par la classe.

          Stigmatiser...le mot est dit. C’est un mot à bannir définitivement, un joker de la novlangue politiquement correcte pour dénoncer quiconque n’accepte pas béatement les saloperies qu’il voit sous ses yeux.


          • pingveno 21 septembre 2010 15:41

            Désolé de jouer les rabat-joie mais j’ai aussi connu l’exemple inverse : un professeur d’université qui n’a jamais noté un élève au dessus de 5, envoyant du même coup toute une classe en rattrapage, et qui aux dernières nouvelles est toujours en place dix ans après que je l’aie rencontré.
            Je rappelle quand même que le système de notation de 0 à 20 est conçu pour qu’une bonne évaluation permette de détecter ceux qui ont des difficultés ou si inversement le cours est trop facile (ça arrive). Idéalement un contrôle donne un résultat correct quand les notes s’éparpillent à peu près suivant une courbe de Gauss.
            Alors sans doute y a-t-il un excès dans le fait d’accuser sans preuves, sans doute faudrait-il que vos pairs lisent vos évaluations attentivement avant de rendre des conclusions, mais s’il y a une telle différence entre la notation que vous faites et celle des autres, il y a bien une raison (parmi celles proposées je pencherais plus volontiers pour l’évaluation inadaptée mais je ne me prononcerai pas sans preuves)


            • Nguyen Nguyen 21 septembre 2010 16:17

              "Je rappelle quand même que le système de notation de 0 à 20 est conçu pour qu’une bonne évaluation permette de détecter ceux qui ont des difficultés ou si inversement le cours est trop facile (ça arrive)."

               Ah, d’accord. C’est donc cela une NOTE : repérer le niveau des élèves. Fallait y penser. J’croyais que ça servait uniquement à martyriser les enfants, moi !
              Je ferai bien une petite carrière de maton maintenant. Dommage que Guantánamo va fermer...


            • sleeping-zombie 21 septembre 2010 17:59

              Désolé de jouer les rabats-joie mais un contrôle donne un résultat correct quand les notes s’éparpillent à peu près suivant une courbe de Gauss, n’est pas vrai du tout. Le but d’un contrôle étant de séparer clairement les élèves ayant compris le cours de ceux qui ne l’ont compris, la courbe idéale d’un contrôle est celle d’un chameau, avec une bosse 6-8 de ceux qu’ont pas compris et une bosse 12-15 de ceux qui ont compris.


            • Krokodilo Krokodilo 21 septembre 2010 18:21

              Si vous pinaillez comme ça, la courbe idéale est toujours une courbe de Gauss, mais décalée vers un résultat au-dessus de la moyenne pour tous les élèves ! Signe manifeste qu’ils ont tous compris le cours, mais à des degrés divers si le devoir était suffisamment discriminant. Dans le cas contraire, ce serait plutôt un histogramme avec zéro élève n’ayant pas compris et 100% ayant compris le cours !


            • non667 21 septembre 2010 15:54

               à nguyen
              dans quel établissement étiez vous les 4 années précédentes pour ne pas vous êtres aperçut du fonctionnement de l’e.n . ?
              depuis 1968 le pouvoir a été donné aux élèves et aux parents d’élèves ceci dans toutes la france . ( le pourquoi n’est pas le sujet mais est édifiant !!!)
               90 % des enseignants du secondaire quitteraient l’enseignement s’ils le pouvaient ! 
               partez !
               merci de votre témoignage
              je conseille a tout ceux qui seraient tenté par l’enseignement d’aller voir auparavant le site : SOS ÉDUCATION 


              • Krokodilo Krokodilo 21 septembre 2010 16:07

                D’accord avec le message de Pingveno,
                Les notes à l’école sont d’une grande subjectivité, peut-être moins en maths qu’ailleurs mais ça reste vrai car s’il existe bien un programme dans chaque matière, le niveau et la difficulté des contrôles est très variable et peut être manipulé, justement comme une variable ! Au point que les notes ne sont pas comparables d’un établissement à l’autre, et même les copies du bac nécessiteraient plusieurs corrections pour réellement aboutir à une notation homogène... Je renvoie à mon article sur le sujet classique mais toujours d’actualité « Pour ou contre les notes à l’école ».
                Par ailleurs, votre titre semble indiquer que le conflit trouve son oirgine dans le fait qu’on vous refuse le droit de noter strictement, alors qu’en le lisant on a plutôt le sentiment qu’il s’agit d’un conflit relationnel, au moins en partie. A mon sens, comme lecteur, on ne peut pas réellement juger de la situation.


                • Traroth Traroth 21 septembre 2010 16:30

                  Chaque note donne le niveau de l’élève. La moyenne des notes donne le niveau du professeur.
                  A moins de supposer que les élèves d’une classe donnée soient en moyenne plus mauvais que les autres, si la moyenne est faible, c’est que l’enseignant n’arrive pas à transmettre la connaissance comme il le devrait, ou alors que sa méthode de contrôle ou de notation laisse à désirer. D’une manière ou d’une autre, une remise en cause s’impose, effectivement.


                  • Rounga Roungalashinga 22 septembre 2010 07:57

                    Il faut arrêter avec ce discours. Le professeur ne porte pas à lui tout seul la responsabilité du succès ou de l’échec des élèves. En disant cela, vous déresponsabilisez les élèves, qui ont besoin de travailler pour acquérir des connaissances. Même avec un mauvais prof, les élèves peuvent faire des efforts. N’oublions pas que les lycéens disposent d’un livre dans chaque matière qu’ils peuvent consulter si les explications du prof n’ont pas été suffisamment claires.


                  • Traroth Traroth 22 septembre 2010 10:50

                    « Le professeur ne porte pas à lui tout seul la responsabilité du succès ou de l’échec des élèves » : Je n’ai jamais dit ça. Mais quand on lit l’article, on a l’impression qu’il ne porte aucune responsabilité. Encore une fois, sauf à vouloir prétendre que les élèves sont tous nuls, si la moyenne de la classe est de 3/20, le prof DEVRAIT se remettre en cause !


                  • Rounga Roungalashinga 22 septembre 2010 11:09

                    Peut-être les élèves sont tous nuls, allez savoir...
                    Ou peut-être que le prof est très exigeant, ce qui est une chance pour les élèves.


                  • Traroth Traroth 22 septembre 2010 11:29

                    Voila, et année après année, c’est toujours les mêmes profs dont les élèves sont tous nuls, bien entendu ! Le hasard, sans doute...

                    Un prof n’est pas là non plus pour être « exigeant », si par là vous entendez faire échouer les élèves. Je ne vois vraiment pas en quoi ça pourrait être « une chance » pour ceux-ci !

                    Et si le prof est nul, ce n’est pas aux élèves de pallier à cette nullité. Ils n’en ont d’ailleurs pas les capacités, par définition, et ce n’est certainement pas un manuel scolaire qui va changer ça. Si on pouvait remplacer les profs par des livres, ça fait longtemps que ça serait fait, je pense...


                  • Rounga Roungalashinga 22 septembre 2010 11:53

                    Voila, et année après année, c’est toujours les mêmes profs dont les élèves sont tous nuls, bien entendu ! Le hasard, sans doute...


                    Qui vous dit que l’auteur a mis des mauvaises notes à ses classes précédentes ?

                    Un prof n’est pas là non plus pour être « exigeant », si par là vous entendez faire échouer les élèves. Je ne vois vraiment pas en quoi ça pourrait être « une chance » pour ceux-ci !

                    Les élèves réussissent mieux si les professeurs exigent un niveau élevé. Toutes les études montrent que les méthodes d’enseignement ayant pour principe de s’adapter au niveau moyen des élèves sont contre-productives.


                    Et si le prof est nul, ce n’est pas aux élèves de pallier à cette nullité.

                    Ben si...Moi j’ai toujours fait avec. Le fait que le prof soit incompétent n’est pas un alibi pour ne pas travailler.


                  • Traroth Traroth 22 septembre 2010 12:03

                    « Qui vous dit que l’auteur a mis des mauvaises notes à ses classes précédentes ? » : Je ne parlais pas de ce prof, ici. Cela dit, il évite soigneusement de parler de ses affectations précédentes, alors qu’il dit lui-même avoir été prof pendant 5 ans...

                    « Les élèves réussissent mieux si les professeurs exigent un niveau élevé » : Prouvez-le.

                    « Ben si...Moi j’ai toujours fait avec. Le fait que le prof soit incompétent n’est pas un alibi pour ne pas travailler » : Qui vous parle d’« alibi » ? On est dans une enquête de police, là ? Le fait que le prof soit nul me parait, personnellement, une raison tout à fait logique pour laquelle des élèves peuvent échouer, même en travaillant. Si vous n’êtes pas capable de voir là une relation de cause à effet, je ne peux rien pour vous, désolé !


                  • Rounga Roungalashinga 22 septembre 2010 13:14

                    Le fait que le prof soit nul me parait, personnellement, une raison tout à fait logique pour laquelle des élèves peuvent échouer, même en travaillant. Si vous n’êtes pas capable de voir là une relation de cause à effet, je ne peux rien pour vous, désolé !

                    Une correlation logique n’est pas une fatalité.


                  • Traroth Traroth 22 septembre 2010 14:01

                    Désolé, je ne raisonne pas avec les gens qui n’ont pas toute leur tête...


                  • Rounga Roungalashinga 22 septembre 2010 15:23

                    Désolé, je ne raisonne pas avec les gens qui n’ont pas toute leur tête...

                     ?


                  • OMAR 21 septembre 2010 17:05

                    Omar T.

                    Bonjour Nguyen

                    Et si vous proposez un cours de Maths aux parents d’élèves, juste pour voir s’ils peuvent réellement compter sur vous ?


                    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 21 septembre 2010 19:31

                      Si un ou deux élèves, dans une classe ne suivent pas, c’est normal.

                      Si la majorité de la classe ne suit pas, c’est clairement à cause de l’enseignant.

                      Je ne comprends pas le problème. Les meilleurs juges sont bien les parents. S’ils ne sont pas satisfait il semble normal que l’établissement leur donne satisfaction.

                      L’éducation national n’est pas là pour le confort des enseignants, mais bien pour apporter un service aux élèves.


                      • kemilein 21 septembre 2010 21:48

                        bah, viendez dans mon collège !!
                        (ou j’ai fait ma scolarité)

                        même les meilleures classes ne suivaient pas.
                        or donc selon vos dires il faudrait licencier ou muter pas loin de 80% des enseignants qui, juste parce qu’on étaient une grosse bande de dégénérés incultes, ne pouvaient rien faire de leur cours

                        mouerf... je sais pas chuis pas convaincu là, mais alors pas du tout.


                      • Rounga Roungalashinga 22 septembre 2010 07:58

                        Si la majorité de la classe ne suit pas, c’est clairement à cause de l’enseignant.

                        Ou que le niveau est trop bas. Ca ne vous vient même pas à l’idée ? C’est fou cette indifférence au nivellement par le bas...


                      • Traroth Traroth 22 septembre 2010 13:57

                        Non, ça ne veut pas dire que le « niveau est trop bas ». Ça veut dire que le niveau des élèves, en moyenne, ne correspond pas au niveau demandé par le programme. Et quand c’est le cas pour tous les élèves d’une classe, ou du moins pour une majorité, on est quand même en droit de s’interroger sur la compétence de l’enseignant !


                      • Rounga Roungalashinga 22 septembre 2010 16:50

                        Ça veut dire que le niveau des élèves, en moyenne, ne correspond pas au niveau demandé par le programme.

                        En d’autres termes : que le niveau (de la classe) est trop bas.


                      • Annie 21 septembre 2010 22:04

                        Je comprends moins les réactions que l’article. Il me semble qu’un faible niveau ne peut pas être imputable à un enseignant qui est en place depuis six mois pour autant qu’une note est censée refléter un niveau. Une note est toujours subjective, mais la subjectivité en maths est vraiment limitée. Je prendrai ici fait et cause pour l’enseignant, à défaut d’en savoir davantage, ne serait-ce que parce que la relation de pouvoir est inégale, et qu’il me semble difficile de rattraper en six mois un retard accumulé sur plusieurs années.


                        • Nguyen Nguyen 21 septembre 2010 22:46

                          Merci Annie pour soulever cette incohérence, d’autant plus qu’il s’agit ici bien de six SEMAINES !!!!!!! et non pas de six mois qui serait peut être plus concevable. Je n’avais pas atteint le milieu du 1er trimestre. On ne peut même pas parler de moyennes ou comparer avec les « résultats » de mes collègues puisqu’il n’y a pas eu un seul conseil de classe. Difficile dans ces conditions d’accuser l’enseignant de quoi que ce soit mais pas impossible. La preuve.


                        • Traroth Traroth 22 septembre 2010 11:57

                          Ils n’ont même pas attendu que ça soit complètement la cata, alors ? Les salauds !


                        • jacques lemiere 21 septembre 2010 22:52

                          mais comment se faire une opinion.....vous êtes comme hortefeux dénonçant le juge qui a relaché l’homme suspecté de braquage...comment savoir si le prof est incompétent ou si c’est un renvoi injustifié ?


                          • Traroth Traroth 22 septembre 2010 11:32

                            C’est vrai que faire grève pour un faux prétexte comme les retraites, ils sont gonflés, quand même ! Si on commence à faire grève pour la moindre broutille...

                            Vous vous en foutez bien, vous, des retraites, Calmos, pas vrai ? smiley


                          • galien 22 septembre 2010 04:35

                            @L’auteur, j’ai entendu une jeune prof à la radio, qui je crois a écrit un bouquin sur l’école, parler de ce cas de figure, vous pourriez peut être la contacter ?

                            ps : en plus elle était vocalement mignonne.


                            • Clojea CLOJEA 22 septembre 2010 08:06

                              Ah ! L’éducation nationale ! Complètement infiltré par des idées psychs subversives à la noix. Et encore je suis poli. Il y a quelques années, sur 100 élèves de 6ème lisant un texte, 80 n’arrivaient pas à lire correctement, 10 lisaient mais ne comprenaient rien, et 10 comprenaient.
                              Super ! Bien, les méthodes globales et autres foutaises. Au lieu d’imaginer des moyens pour rendre les élèves idiots, à quand une éducation sérieuse ou les enfants et adolescents vont réellement apprendre quelque chose ?
                              Les profs devraient aussi y regarder à deux fois, pour que le système éducatif arrête de produire des analphabètes.
                              J’ai vu des exemples édifiants comme par exemple un jeune ayant le Bac Hôtelier, cuisine, et qui ne savait pas faire cuire des nouilles. Véridique. Il minutait la cuisson mais ne goûtait pas, donc pour lui, tant de minutes = cuit.
                              Il suffit juste de regarder les statistiques qui montrent sans problème que le niveau d’instruction dégringole année après année. Le système produit des analphabètes, et après on s’étonne que la société ait du mal à fonctionner. Mais c’est normal. C’est déjà même ahurissant que le système tienne encore debout. Tant mieux vous me direz, mais pour combien de temps encore ?
                              Fantastique. Tout le système de l’éducation nationale est à revoir et les profs devraient aussi se faire entendre. Quand aux syndicats de gauche qui rendent la vie impossible à tout le Ministère de l’Education Nationale, ils feraient mieux aussi de se pencher sur le problème, au lieu de pérorer ; juste pour montrer qu’ils sont là. Ca on le sait qu’ils sont là, mais pour des actions concrètes, plus personnes.
                              Résultat : Le développement croissant d’une indigence intellectuelle à pleurer.
                              Vite des réformes concrètes mais sans les psychs et syndicats.


                              • Traroth Traroth 22 septembre 2010 11:47

                                Après avoir lu l’article sur Le Post indiqué dans l’article, je me pose de plus en plus de questions. Qu’en est-il du recours devant le Tribunal Administratif dont il est question dans cet article ? Pourquoi n’en est-il fait nulle mention dans l’article sur Agoravox ?

                                Pourquoi l’article ne mentionne-t-il à aucun moment les élèves et leur ressenti, au moins du point de vue de l’auteur, sur le sujet ? Expliquez-nous que les élèves pensent que vous êtes un super prof, allez-y

                                Vous dites avoir enseigné 5 ans, mais là aussi, pas un mot sur vos prestations passées. Quel était le ressenti de vos collègues, de votre hiérarchie et de vos élèves dans vos affectations précédente ?

                                Bref, l’ensemble de l’article donne une impression de foutage de gueule, pour dire le moins...


                                • Paul Villach Paul Villach 23 septembre 2010 19:20

                                  @ L’auteur, M. NGuyen

                                  Rien de ce que vous écrivez, ne m’étonne !

                                  J’ai eu à défendre un professeur de Maths comme vous (Agrégé) au Lycée Gide d’Uzès (Gard) entre 2000 et 2003. C’est le même cas de figure : un problème de notes !

                                  Plainte injurieuse écrite par la mère d’ une élève... Et le professeur a été traduit devant un « tribunal » à l’inspection d’académie de Nîmes. L’inspecteur d’académie a avoué alors recevoir une cinquantaine de lettres de dénonciation par semaine !!! Il a sommé le professeur de relever ses notes et en échange la sanction serait réduite et la lettre de dénonciation mise au panier...

                                  Le professeur a refusé et a poursuivi la mère devant le Tribunal civil. Il a gagné : la mère a été condamnée.

                                  Je le raconte dans « Les infortunes du savoir sous la cravache du pouvoir : une tragicomédie jouée et mise en scène par l’Éducation nationale » (pp 138-142 et 263-265), Éditions Lacour, Nîmes. Paul Villach

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