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 Accueil du site > Tribune Libre > Les étiquettes de Sarkozy

Les étiquettes de Sarkozy

La tentation est grande parmi les opposants à Nicolas Sarkozy de lui apposer une étiquette, de le stigmatiser afin de simplifier les termes du débat présidentiel.

Ainsi, les gauchistes le traitent de facho, le PS de néoconservateur américain, d’autres encore d’ultra-libéral mais aucun de ces noms d’oiseaux ne correspond à une quelconque réalité sarkozienne. En effet, ils supposeraient que le candidat UMP intrônisé récemment obéisse à une idéologie, se reconnaisse dans un mode de pensée, une philosophie. Tel n’est assurément pas le cas.

Nicolas Sarkozy n’a de croyance qu’en lui-même et n’a de vision que de ses fesses sur le fauteuil élyséen. Il n’est ni plus ni moins qu’un homme d’affaires qui a choisi de faire carrière au sein de partis politiques. Il n’a jamais tenté d’imposer une quelconque vision idéologique aux partis auxquels il a appartenu, ni même aux actions ministérielles qu’il a menées.

Nicolas Sarkozy, comme tout manager, navigue à vue et s’adapte aux contraintes et tendances du moment.

Sarkozy n’est pas un idéologue.

La tarte à la crème récente concernant Nicolas Sarkozy a été de le qualifier de néoconservateur américain. C’est d’ailleurs sur ce postulat de base que s’est appuyée toute la démonstration du « livre » du Parti socialiste relatif au candidat UMP. Les auteurs de cet ouvrage ne s’en cachent d’ailleurs pas écrivant ainsi :

« Ce que cet ouvrage cherche à démontrer est que non seulement, ne lui en déplaise, Nicolas Sarkozy est bien libéral, atlantiste et communautariste, mais qu’il est devenu une sorte de filiale française de la Bush Cie, un néoconservateur américain à passeport français. »

L’argumentation est habile et les indices troublants ne manquent d’ailleurs pas dans le parcours de l’homme ou au sein de son entourage pour faire croire à la réalité de cet hypothèse de Sarko l’Américain. Si lui-même se sent parfois américain, c’est, semble-t-il, beaucoup plus dans une vision fantasmée de l’American way of life que dans la réalité politique, sociologique et idéologique de l’Amérique d’aujourd’hui.

Je prétends par exemple que cette visite à Bush en 2006, il l’aurait aussi bien rendue à Clinton ou à Martin Sheen. Ce qui comptait pour lui avant tout c’était de toucher du doigt une Amérique mythique, celle de la Maison Blanche, d’un Kennedy ou autre, même si elle est aujourd’hui incarnée péniblement par Bush. Sarkozy aime une Amérique mythique nourrie de livres d’Hemingway et de films hollywoodiens, sa méconnaissance de l’anglais lui interdit d’ailleurs une compréhension profonde de la société américaine et de ses ressorts.

Il ne souscrit pas non plus à des visions stratégiques partagées par l’Amérique de Bush et l’Angleterre de Blair, comme l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, par exemple. Sarkozy en est au contraire probablement l’un des plus farouches opposants annoncés d’Europe.

L’autre tarte à la crème qui est régulièrement lancée au visage de Nicolas Sarkozy est son « ultra-libéralisme ». Celui qui a côtoyé Madelin et Balladur incarnerait aujourd’hui le mieux l’ultralibéralisme en France. Ainsi, pour le PS il « a le mérite de redessiner une ligne de clivage claire entre la droite et la gauche sur le plan économique et social ».

Mais une fois encore, ceux-ci font fausse route. Sarkozy n’a pas le libéralisme chevillé au corps d’un Madelin qui conçoit le libéralisme comme devant s’appliquer de manière quasi absolue (liberté de circulation des personnes, par exemple). Pour Sarkozy, l’ami des puissants (Bouygues, Lagardère, etc.), le libéralisme ne se conçoit qu’au service des intérêts de certains, et de lui en particulier.

Que le libéralisme entrave son image dans l’opinion, et il peut aussitôt se transformer en interventionniste, pour préserver Alstom, par exemple. Que la liberté de la presse nuise à cette même image, et il demandera la tête d’Alain Genestar.

Le libéralisme chez Sarkozy est avant tout un axe de différenciation qu’il a longtemps utilisé au sein de la famille gaulliste. Le recours au libéralisme permet de donner aux discours des tonalités enthousiastes et porteuses d’espoir, qui aboutiront à l’actuel slogan du Tout devient possible.

Sarkozy est un manager carriériste.

C’est un manager, un homme d’entreprise et donc certainement pas un homme d’Etat. Sarkozy à, la manière d’un manager dans le privé, ne conçoit la réalité qu’à travers un prisme binaire, celui des problèmes et des solutions.

Il y a un problème, je trouve la solution et ça marche. A la différence d’un entrepreneur, d’un homme d’Etat qui a une vision, Sarkozy est là pour piloter en s’appuyant sur des tableaux de bord. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que son passage au ministère de l’Intérieur ait révélé encore plus ce goût des tableaux de résultats et les primes aux employés méritants.

Seulement voilà, il y a une différence entre vendre des yaourts et diriger la nation, entre motiver une force de vente et rendre une police efficace et épanouie.

Cette volonté d’efficacité à court terme peut conduire à des catastrophes, comme le souligne cette fois avec justesse le rapport du PS quand il évoque l’émergence de l’UOIF en tant que représentant officiel de l’islam en France :

« En fait, l’UOIF ne doit pas son intronisation en qualité de représentant officiel de l’islam en France à sa prétendue représentativité mais à l’empressement de Nicolas Sarkozy d’aboutir à un accord entre les musulmans. Car, pour l’homme pressé de l’UMP, la fin justifie les moyens ! L’islam libéral est sacrifié sur l’autel des ambitions de Nicolas Sarkozy. Pour Kamel Katbane, le recteur de la Mosquée de Lyon, nous avons été sacrifiés pour permettre à M. Sarkozy d’aller vite. »

Sous le prétexte qu’il aborde des domaines laissés en jachère par d’autres, il se permet de les traîter de manière sommaire et peu réfléchie en visant une efficacité immédiate.

Le carriérisme de Sarkozy se révèle ici et lui enlève alors la dimension d’homme d’Etat que certains veulent lui prêter, alors qu’il n’est qu’un homme d’appareil, un politicien professionnel. Non content de sacrifier ses idées aux gains politiques qui se dessinent, il est également prêt à transiger avec des valeurs essentielles et avec l’intérêt même de la nation.

Pour se démarquer définitivement aux yeux de l’opinion de son ex-mentor et président en exercice, il n’hésite pas à le critiquer et par là-même la France lors d’une visite à l’étranger, et ceci dans les termes les plus malheureux : « De nos désaccords, faisons l’occasion d’un dialogue constructif, sans arrogance et sans mise en scène. »

Un autre aspect très négatif de cette vision de la France comme d’une entreprise est la confusion que cela génère chez lui entre privé et public. Ce qui est normal ou acceptable de la part d’un PDG ne l’est pas d’un homme d’Etat, ainsi celui qui condamne les « patrons voyous » mène grand train aux frais de l’Etat. Nul besoin de s’étendre sur les nombreux déplacements du candidat financés par la nation et autres gardes rapprochées pléthoriques, il suffit de lire la presse.

Plus grave encore, quand d’une volonté de prétendue efficacité bornée et populiste on aboutit à une remise en cause de l’autorité judiciaire, dangereuse : « Au-delà de la nécessaire liberté des magistrats, l’automaticité de la sanction peut légitimement être considérée comme étant elle aussi nécessaire pour prévenir la récidive. Ce qui importe, c’est le résultat, plus que les modalités. »


Le livre du PS nous dit : « Car l’homme qui se dit pragmatique est d’abord un idéologue. » Cela est faux. Sarkozy est bien un pragmatique qui peut moduler n’importe laquelle de ses prétendues postures idéologiques s’il peut en tirer un quelconque gain politique à court terme. A la récente question que tout le monde se pose : « A-t-il vraiment changé ? », la réponse est probablement oui, car il change chaque jour et peut également redevenir ce qu’il était la veille pourvu que cela aboutisse à le faire élire.

En revanche, le candidat UMP n’est certainement pas un grand homme d’Etat, l’homme providentiel que l’on essaie de nous vendre et avec lequel tout serait possible. Il ne sait pas ce qu’il peut faire pour la France, mais il sait très bien ce que la France peut faire pour lui.



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Les réactions les plus appréciées

  • Par leon (---.---.---.178) 26 janvier 2007 15:28

    Bravo pour cet article, qui me fait comprendre ce qui m’indispose et me fait peur chez cet homme.

    Comment confier de si hautes responsabilités à quelqu’un qui, au fond ne croit en rien, et qui n’est qu’un arriviste politique capable d’endosser à peu près n’importe quelle posture si elle le sert. De ce point de vue il semble bien pire que Chirac qui a au moins quelques passions peu communes (les arts premiers, les cultures orientales...). A quoi donc s’intéresse Sarkosy à part sa carrière politique ? Rien probablement, sinon on le saurait déjà. Au moins ne semble-t-il pas avide sur le plan matériel. Mais même de cela, est-on sûr ?

  • Par Cosmic Dancer (---.---.---.176) 26 janvier 2007 18:00

    @ L’auteur : excellent article. Je pense, tout comme vous, que l’ultra-gauche se trompe lourdement en le qualifiant de fascite, et que le PS se trompe aussi en le désignant comme « atlantiste ». Sur le communautarisme, de fait, ils l’épinglent justement.

    L’homme n’est ni républicain (il trahit les Institutions en les utilisant à son avantage) ni démocrate (on se souviendra de son sacre), ni idéologue car il est bel et bien un professionnel du girouettisme discursif.

    Sarkozy est... sarkozyste. Et d’une ambition sans égale.

  • Par Dégouté (---.---.---.14) 27 janvier 2007 00:47

    Sarkozy est un mec super intelligent qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Il a fait virer genestar pour avoir fait la « Une » sur paris match sur le depart de cecilia, il a intimidé l’editeur du bouquin sur sa vie privée qui l’a retiré, il controle les images qui sont diffusées au médias en les produisant lui meme. il s’est assuré on ne sait pas comment les bonnes graces des medias français, le « Monde » en tete.

    c’est qd meme un mec qui a trahi tous ses proches (pasqua en lui piquant la mairie de neuilly, chirac en s’alliant à balladur, sa femme en la trompant, ...)

    Son programme politique est une monstruosité d’hypocrisie en avançant sur une façade sociale mais en proposant des mesures economiques de droite , voire des non-sens (supprimer les charges sur les heures sup : c’est encore plus couteux que les 35 heures !)

    Bref c’est le regne du lobbying, la fin des debats d’idees, la fin des contre-pouvoirs : c’est la fin de la democratie

  • Par dégueuloir (---.---.---.193) 26 janvier 2007 23:07

    Nicolas Sarkozy

    Ministre de l’Intérieur

    Ami de tout le monde dans les médias et les affaires

    « L’express » du 19 janvier 2006, article d’Eric Mandonnet

    « Ces personnalités-là ont un point commun : Nicolas Sarkozy les consulte - un peu, souvent, en permanence. Il y a la garde rapprochée, ses collaborateurs à l’Intérieur qui travaillent aussi pour lui à l’UMP ; l’état-major politique, des élus qui se sont retrouvés le 13 décembre pour un premier dîner de campagne ; et aussi des amis, des patrons, des penseurs, économistes ou intellectuels, des visiteurs, hommes d’opinion ou de religion. Autant de relais pour une future bataille nationale. » Les amis : ..., Martin Bouygues (nb. : témoin de son mariage et parrain d’un de ses fils selon « le point » du 27/1/2005), ... Les patrons : Michel-Edouard Leclerc, François Pinault, Arnaud Lagardère, Antoine Bernheim, Claude Bébéar, Michel Pébereau, Patrick Kron (Alstom), Carlos Ghosn, Charles Milhaud, Gérard Mestrallet Les penseurs : Nicolas Baverez, Pierre Mariani, Alain Minc, Alain Finkielkraut, Pierre Avril Les visiteurs : Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos, ... La garde rapprochée : ... L’Etat-major politique : ..., Gérard Longuet, ...

    « Le figaro » du 27 novembre 2004, article de Sylvie-Pierre Brossolette

    « Nicolas Sarkozy n’avance pas seul. Depuis bientôt trente ans, le nouveau président de l’UMP s’est inventé un réseau d’amitiés fortes et éprouvées dans toutes les sphères de la vie publique. Elles sont les racines de son ambition. (...) Il a un lien très fort avec son propre ancien « dir cab », Pierre Mariani, désormais dirigeant à BNP-Paribas. (...) Mais le réseau le plus impressionnant de Sarkozy se trouve chez les chefs d’entreprise. Une pléiade de PDG sont à tu et à toi avec lui. A commencer par le plus proche, parrain d’un de ses fils, Martin Bouygues. Suivent de près Paul Desmarais senior, Antoine Bernheim, (...). Et encore, sans pouvoir citer tous ceux que Sarkozy voit ou appelle régulièrement : (...), Thierry Breton (nb à l’époque président de France Telecom), ... »

    « L’humanité » du 24 décembre 2004, article de Stéphane Sahuc

    « Vacances entre amis. Nicolas Sarkozy passe ses vacances de fin d’année au Canada. Plus exactement chez un ami québécois, Paul Desmarais. Ce magnat canadien des affaires internationales est un confident estimé du nouveau patron de l’UMP. Il se trouve que ce Paul Desmarais est également un administrateur du groupe Suez. Un groupe propriétaire d’Electrabel, l’électricien belge qui contrôle 7 % des capacités de production électrique installées en France et qui attend avec impatience l’ouverture du capital d’EDF et de GDF. Cela explique peut-être en partie la « pugnacité » de Nicolas Sarkozy lors de son passage à Bercy pour imposer le changement de statut à l’électricien français. »

    M. Sarkozy est surtout l’ami des médias qui disent du bien de lui :

    « Le monde » du 17 novembre 2006

    « L’ex-directeur de la rédaction de Paris-Match, Alain Genestar, affirme (...) que Nicolas Sarkozy est à l’origine de son licenciement, suite à la publication par ce magazine, le 25 août 2005, d’une photo de Cécilia Sarkozy au côté du publicitaire Richard Attias. »

    Autres liens

    à partir du cabinet Balladur : Pierre Louette, Nicolas Bazire

    autres : Jean-René Fourtou, Bernard Arnault (nb. autre témoin de son mariage)

Réactions à cet article

  • Par maxim (---.---.---.59) 26 janvier 2007 14:30
    maxim

    les etiquettes de Sarko....est ce une allusion à ses grandes oreilles....

    ou aux grandes oreilles qui travaillent pour lui ????

    • Par Piki (---.---.---.177) 26 janvier 2007 16:25

      Les étiquettes sont de plus en plus équipées de la technologie RFID ... alors si ségolène achettent une bouteille de gaz elle risque effectivement des problèmes ... bien sur je n’ai pas besoin de développer pour les autres ...

      reste a voir si sarko est lui équipé d’un dispositifs anti rfid ... mais dans ce cas comment savoir si c’est lui qui vend des kits antirfid pour les kleptomanes !??? smiley

    • Par dégueuloir (---.---.---.193) 26 janvier 2007 23:07

      Nicolas Sarkozy

      Ministre de l’Intérieur

      Ami de tout le monde dans les médias et les affaires

      « L’express » du 19 janvier 2006, article d’Eric Mandonnet

      « Ces personnalités-là ont un point commun : Nicolas Sarkozy les consulte - un peu, souvent, en permanence. Il y a la garde rapprochée, ses collaborateurs à l’Intérieur qui travaillent aussi pour lui à l’UMP ; l’état-major politique, des élus qui se sont retrouvés le 13 décembre pour un premier dîner de campagne ; et aussi des amis, des patrons, des penseurs, économistes ou intellectuels, des visiteurs, hommes d’opinion ou de religion. Autant de relais pour une future bataille nationale. » Les amis : ..., Martin Bouygues (nb. : témoin de son mariage et parrain d’un de ses fils selon « le point » du 27/1/2005), ... Les patrons : Michel-Edouard Leclerc, François Pinault, Arnaud Lagardère, Antoine Bernheim, Claude Bébéar, Michel Pébereau, Patrick Kron (Alstom), Carlos Ghosn, Charles Milhaud, Gérard Mestrallet Les penseurs : Nicolas Baverez, Pierre Mariani, Alain Minc, Alain Finkielkraut, Pierre Avril Les visiteurs : Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos, ... La garde rapprochée : ... L’Etat-major politique : ..., Gérard Longuet, ...

      « Le figaro » du 27 novembre 2004, article de Sylvie-Pierre Brossolette

      « Nicolas Sarkozy n’avance pas seul. Depuis bientôt trente ans, le nouveau président de l’UMP s’est inventé un réseau d’amitiés fortes et éprouvées dans toutes les sphères de la vie publique. Elles sont les racines de son ambition. (...) Il a un lien très fort avec son propre ancien « dir cab », Pierre Mariani, désormais dirigeant à BNP-Paribas. (...) Mais le réseau le plus impressionnant de Sarkozy se trouve chez les chefs d’entreprise. Une pléiade de PDG sont à tu et à toi avec lui. A commencer par le plus proche, parrain d’un de ses fils, Martin Bouygues. Suivent de près Paul Desmarais senior, Antoine Bernheim, (...). Et encore, sans pouvoir citer tous ceux que Sarkozy voit ou appelle régulièrement : (...), Thierry Breton (nb à l’époque président de France Telecom), ... »

      « L’humanité » du 24 décembre 2004, article de Stéphane Sahuc

      « Vacances entre amis. Nicolas Sarkozy passe ses vacances de fin d’année au Canada. Plus exactement chez un ami québécois, Paul Desmarais. Ce magnat canadien des affaires internationales est un confident estimé du nouveau patron de l’UMP. Il se trouve que ce Paul Desmarais est également un administrateur du groupe Suez. Un groupe propriétaire d’Electrabel, l’électricien belge qui contrôle 7 % des capacités de production électrique installées en France et qui attend avec impatience l’ouverture du capital d’EDF et de GDF. Cela explique peut-être en partie la « pugnacité » de Nicolas Sarkozy lors de son passage à Bercy pour imposer le changement de statut à l’électricien français. »

      M. Sarkozy est surtout l’ami des médias qui disent du bien de lui :

      « Le monde » du 17 novembre 2006

      « L’ex-directeur de la rédaction de Paris-Match, Alain Genestar, affirme (...) que Nicolas Sarkozy est à l’origine de son licenciement, suite à la publication par ce magazine, le 25 août 2005, d’une photo de Cécilia Sarkozy au côté du publicitaire Richard Attias. »

      Autres liens

      à partir du cabinet Balladur : Pierre Louette, Nicolas Bazire

      autres : Jean-René Fourtou, Bernard Arnault (nb. autre témoin de son mariage)

    • Par Krrrrrrrrrrrrrrr (---.---.---.110) 27 janvier 2007 21:09

      Premier vomi de dégueuloir

    • Par Gwendal (---.---.---.200) 28 janvier 2007 00:25

      Très bon complément à un très bon article.

      Trois phrases relevées :

       « C’est un manager, un homme d’entreprise et donc certainement pas un homme d’Etat. Sarkozy à, la manière d’un manager dans le privé, ne conçoit la réalité qu’à travers un prisme binaire, celui des problèmes et des solutions. »

      Comme Bush donc : « qui n’est pas avec nous est contre nous », la pensée binaire ; les bons, les méchants.

       « Le carriérisme de Sarkozy se révèle ici et lui enlève alors la dimension d’homme d’Etat que certains veulent lui prêter, alors qu’il n’est qu’un homme d’appareil, un politicien professionnel. Non content de sacrifier ses idées aux gains politiques qui se dessinent, il est également prêt à transiger avec des valeurs essentielles et avec l’intérêt même de la nation. »

      L’homme des trahisons, qui flatte ceux qu’il ne mord pas, qui mord ceux qu’il ne flatte pas.

       « Un autre aspect très négatif de cette vision de la France comme d’une entreprise est la confusion que cela génère chez lui entre privé et public. »

      Cette vision est largement partagée : c’est l’état libéral, sous traitant du grand capital. La gouvernance.

  • Par Jojo2 (---.---.---.64) 26 janvier 2007 14:33

    Documentation supplémentaire et indispensable.

  • Par Petit (---.---.---.48) 26 janvier 2007 14:36

    J’aime cet article. L’auteur cherche à nous démontrer que çarquo n’est pas un idéologue, terme que les idéologue de droite deteste utiliser sur eux même car bien sûr ils ne font pas de polilique. Bref c’est pas un néo conservateur libéral US mais un super manager opportuniste de la politique qui ne suis que son égo.

    La boucle est bouclée, çarquo est donc un opportuniste qui pour monter en grade utilise une idéologie de droite. Superbe démonstration où finalement, on s’aperçoit qu’être de droite c’est plus facile quand on veut être président, car l’opportunisme ça correspond aux valeurs idéologique de ton parti.

    • Par Cris Wilkinson (---.---.---.68) 26 janvier 2007 15:15
      Cris Wilkinson

      Je dirais plutot que l’UMP permet de la pragmatisme, alors que le PS oblige à la démagogie pour ne pas facher une partie de l’électorat gauchiste qui pourrait partir chez la LCR ou le FN, dans le cas où il trouverait que la gauche se caviardise trop.

  • Par erdal (---.---.---.88) 26 janvier 2007 15:12

    Complètement d’accord...

    je dirais que c’est un machiavel.

    cordialement

    erdal

    • Par Gwendal (---.---.---.200) 28 janvier 2007 00:51

      « Sarkozy est un athlète du rapport de force » disait Patrick Jarreau (dans sa chronique dans Le Monde du 27/1/7) en le comparant à Fouché : passionné, obstiné.

      Pourquoi à l’UMP n’y a-t-il pas eu le même débat démocratique qu’au PS ? pourquoi n’y avait-il qu’un candidat à l’investiture ?

      Parce qu’il n’y a pas deux crocodiles dans le même marigot.

      L’UMP préfigure ce que serait la France si ce type était élu.

      Si le danger de le voir élu est grand, c’est bien parce qu’il est aussi démago qu’opportuniste.

    • Par erdal (---.---.---.88) 29 janvier 2007 22:58

      Qui est machiavel :

      Il marque ainsi l’importance de la vox populi, de la force et de l’hypocrisie nécessaire au maniement des foules. Voilà qui explique pourquoi on a surtout retenu du Prince les conseils cyniques relatifs à la dissimulation, à l’exercice du secret et de la manipulation résumés dans la sentence bien connu : qui veut la fin veut les moyens.

      salutation

      Erdal

  • Par David972 (---.---.---.207) 26 janvier 2007 15:17

    Très bel article. Surtout qu’il ne se base sur rien de concret. Je peux aussi faire pareil pour Royal et le bilan ne serait pas glorieux.

    D’abord, d’après ce que j’ai entendu dire (mais peut-être est-ce un mensonge), Sarkozy a pu discuter pratiquement sans aide avec Bush... La femme de Sarkozy parle parfaitement anglais, elle peut l’aider. De plus, on peut penser que Sarkozy travaille son anglais depuis quelques temps... De plus, il y a plusieurs Présidents dans le monde qui ne savent pas parler anglais... Alors ce problème d’anglais n’en est pas un.

    Pour ce qui est de son idéologie. Les Américains n’ont aucune idélogie. ils sont des pragmatiques nés. Ils ne regardent une situation qu’en cherchant les solutions, qu’en cherchant comment en profiter... Aujourd’hui, les Etats-Unis ont une croissnce robuste et moins de 5% de chômage avec un nombre de pauvres stable à défaut de baisser. Où en est la France ? À un peu moins de 9% de chômage... Alors je prégère ce pragmatisme à l’idéologie.

    De plus, il faut arrêter cette hypocrisie. Shroeder s’est servi de son poste pour s’enrichir et pour travailler pour Poutine, Bush s’enrichit aussi (avec Carlyle, avec les baisses d’impôt, avec le pétrole...), Chirac s’est enrichi aussi (avec les comptes opaques de l’Elysée), Blair s’est enrichi aussi (il ira même probablement travailler pour Carlyle...). Bref, l’idéologie, c’est bien dans le discours politique. Mais quand on voit ses effets sur la France, on a de quoi avoir peur de l’idéologie.

    Il faut arrêter de voir le mal partout. Sarkozy qui sauve Alstom, je m’en fous de savoir si il a fait cela pour servir ses intérêts... Au moins, Sarkozy lui a réussi là où tout le monde avait échoué avant lui, Sarkozy qui a travaillé pour faire fusionner Aventis à Sanofi face à la Suisse et l’Europe...

    Si le sarkozysme, c’est du pragmatisme économique, il n’y a aucune raison pour que j’en ai peur. Le pragmatisme économique, c’est ce que fait Schwarzy en Californie et on voit qu’il est populaire, le pragmatisme économique, c’est ce qu’a fait Blair et il était populaire mais l’Irak pèse beaucoup c’est vrai... Le pragmatisme économique est appliqué dans tous les pays qui ont des performances économiques élevées. Donc Sarkozy a raison sur ce sujet.

    Que Sarkozy aime le pouvoir, il le veut... N’est-ce pas le cas des Chirac, Mitterand et compagnie...

    Bref, cet article est intéressant c’est vrai mais assez faux. Pour le reste, tout ceci n’a aucune importance dans une élection !

  • Par leon (---.---.---.178) 26 janvier 2007 15:28

    Bravo pour cet article, qui me fait comprendre ce qui m’indispose et me fait peur chez cet homme.

    Comment confier de si hautes responsabilités à quelqu’un qui, au fond ne croit en rien, et qui n’est qu’un arriviste politique capable d’endosser à peu près n’importe quelle posture si elle le sert. De ce point de vue il semble bien pire que Chirac qui a au moins quelques passions peu communes (les arts premiers, les cultures orientales...). A quoi donc s’intéresse Sarkosy à part sa carrière politique ? Rien probablement, sinon on le saurait déjà. Au moins ne semble-t-il pas avide sur le plan matériel. Mais même de cela, est-on sûr ?

    • Par Jojo2 (---.---.---.64) 26 janvier 2007 15:33

      Il aime beaucoup le vélo.

      "Sur le plateau, Nicolas SARKOZY, communique au public sa passion pour le vélo, qu’il pratique de façon assidue. Hors Antenne, avant de monter sur le plateau, il a longuement conversé avec Jacques GAY qui a décrit et analysé pour lui le vélo idéal 2005. Très féru de vélo il s’est montré admiratif de la performance accomplie par ce vélo. Il a paru très intéressé par les garanties de sécurité qu’il offre en descente, même à 98kmh/ au compteur vélo, vitesse atteinte la veille. "

      La vitesse à laquelle les libertés vont dégringoler s’il est élu...

    • Par zen (---.---.---.206) 26 janvier 2007 18:10
      ZEN

      @Jojo2

      « Il aime beaucoup le vélo », moi aussi . Moi, c’est pour le plaisir.Lui, avec ou sans Drucker, il roule pour lui et sa famille élargie(voir plus bas, le lien de Forest Ent...)

    • Par dégueuloir (---.---.---.193) 26 janvier 2007 23:08

      Nicolas Sarkozy

      Ministre de l’Intérieur

      Ami de tout le monde dans les médias et les affaires

      « L’express » du 19 janvier 2006, article d’Eric Mandonnet

      « Ces personnalités-là ont un point commun : Nicolas Sarkozy les consulte - un peu, souvent, en permanence. Il y a la garde rapprochée, ses collaborateurs à l’Intérieur qui travaillent aussi pour lui à l’UMP ; l’état-major politique, des élus qui se sont retrouvés le 13 décembre pour un premier dîner de campagne ; et aussi des amis, des patrons, des penseurs, économistes ou intellectuels, des visiteurs, hommes d’opinion ou de religion. Autant de relais pour une future bataille nationale. » Les amis : ..., Martin Bouygues (nb. : témoin de son mariage et parrain d’un de ses fils selon « le point » du 27/1/2005), ... Les patrons : Michel-Edouard Leclerc, François Pinault, Arnaud Lagardère, Antoine Bernheim, Claude Bébéar, Michel Pébereau, Patrick Kron (Alstom), Carlos Ghosn, Charles Milhaud, Gérard Mestrallet Les penseurs : Nicolas Baverez, Pierre Mariani, Alain Minc, Alain Finkielkraut, Pierre Avril Les visiteurs : Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos, ... La garde rapprochée : ... L’Etat-major politique : ..., Gérard Longuet, ...

      « Le figaro » du 27 novembre 2004, article de Sylvie-Pierre Brossolette

      « Nicolas Sarkozy n’avance pas seul. Depuis bientôt trente ans, le nouveau président de l’UMP s’est inventé un réseau d’amitiés fortes et éprouvées dans toutes les sphères de la vie publique. Elles sont les racines de son ambition. (...) Il a un lien très fort avec son propre ancien « dir cab », Pierre Mariani, désormais dirigeant à BNP-Paribas. (...) Mais le réseau le plus impressionnant de Sarkozy se trouve chez les chefs d’entreprise. Une pléiade de PDG sont à tu et à toi avec lui. A commencer par le plus proche, parrain d’un de ses fils, Martin Bouygues. Suivent de près Paul Desmarais senior, Antoine Bernheim, (...). Et encore, sans pouvoir citer tous ceux que Sarkozy voit ou appelle régulièrement : (...), Thierry Breton (nb à l’époque président de France Telecom), ... »

      « L’humanité » du 24 décembre 2004, article de Stéphane Sahuc

      « Vacances entre amis. Nicolas Sarkozy passe ses vacances de fin d’année au Canada. Plus exactement chez un ami québécois, Paul Desmarais. Ce magnat canadien des affaires internationales est un confident estimé du nouveau patron de l’UMP. Il se trouve que ce Paul Desmarais est également un administrateur du groupe Suez. Un groupe propriétaire d’Electrabel, l’électricien belge qui contrôle 7 % des capacités de production électrique installées en France et qui attend avec impatience l’ouverture du capital d’EDF et de GDF. Cela explique peut-être en partie la « pugnacité » de Nicolas Sarkozy lors de son passage à Bercy pour imposer le changement de statut à l’électricien français. »

      M. Sarkozy est surtout l’ami des médias qui disent du bien de lui :

      « Le monde » du 17 novembre 2006

      « L’ex-directeur de la rédaction de Paris-Match, Alain Genestar, affirme (...) que Nicolas Sarkozy est à l’origine de son licenciement, suite à la publication par ce magazine, le 25 août 2005, d’une photo de Cécilia Sarkozy au côté du publicitaire Richard Attias. »

      Autres liens

      à partir du cabinet Balladur : Pierre Louette, Nicolas Bazire

      autres : Jean-René Fourtou, Bernard Arnault (nb. autre témoin de son mariage)  smiley

    • Par Krrrrrrrrrrrrrrr (---.---.---.110) 27 janvier 2007 21:10

      Deuxième vomi de dégueuloir

  • Par Cosmic Dancer (---.---.---.176) 26 janvier 2007 18:00

    @ L’auteur : excellent article. Je pense, tout comme vous, que l’ultra-gauche se trompe lourdement en le qualifiant de fascite, et que le PS se trompe aussi en le désignant comme « atlantiste ». Sur le communautarisme, de fait, ils l’épinglent justement.

    L’homme n’est ni républicain (il trahit les Institutions en les utilisant à son avantage) ni démocrate (on se souviendra de son sacre), ni idéologue car il est bel et bien un professionnel du girouettisme discursif.

    Sarkozy est... sarkozyste. Et d’une ambition sans égale.

    • Par Cosmic Dancer (---.---.---.176) 26 janvier 2007 18:02

      @ L’auteur encore : votre article est extrêmement utile et salvateur. L’aveuglement et les jeux lexicaux de ses camps les plus opposés, dont la logique conduit à l’immanquable « Tout sauf Sarko » ne servent que l’extrême-droite. La preuve par les coms judéophobes.

    • Par Cosmic Dancer (---.---.---.176) 26 janvier 2007 18:04

      Je dois préciser ma phrase : « en le désignant EXCLUSIVEMENT comme atlantiste ». D’autant que ce discours anti-américain ne m’agrée pas (celui du PS en l’occurrence, sur ce vocable précis).

  • Par zen (---.---.---.206) 26 janvier 2007 18:05
    ZEN

    La « pensée Sarko », c’est d’abord ça :

    http://forestent.free.fr/sarko.html

    • Par dégueuloir (---.---.---.193) 26 janvier 2007 23:06

      Nicolas Sarkozy

      Ministre de l’Intérieur

      Ami de tout le monde dans les médias et les affaires

      « L’express » du 19 janvier 2006, article d’Eric Mandonnet

      « Ces personnalités-là ont un point commun : Nicolas Sarkozy les consulte - un peu, souvent, en permanence. Il y a la garde rapprochée, ses collaborateurs à l’Intérieur qui travaillent aussi pour lui à l’UMP ; l’état-major politique, des élus qui se sont retrouvés le 13 décembre pour un premier dîner de campagne ; et aussi des amis, des patrons, des penseurs, économistes ou intellectuels, des visiteurs, hommes d’opinion ou de religion. Autant de relais pour une future bataille nationale. » Les amis : ..., Martin Bouygues (nb. : témoin de son mariage et parrain d’un de ses fils selon « le point » du 27/1/2005), ... Les patrons : Michel-Edouard Leclerc, François Pinault, Arnaud Lagardère, Antoine Bernheim, Claude Bébéar, Michel Pébereau, Patrick Kron (Alstom), Carlos Ghosn, Charles Milhaud, Gérard Mestrallet Les penseurs : Nicolas Baverez, Pierre Mariani, Alain Minc, Alain Finkielkraut, Pierre Avril Les visiteurs : Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos, ... La garde rapprochée : ... L’Etat-major politique : ..., Gérard Longuet, ...

      « Le figaro » du 27 novembre 2004, article de Sylvie-Pierre Brossolette

      « Nicolas Sarkozy n’avance pas seul. Depuis bientôt trente ans, le nouveau président de l’UMP s’est inventé un réseau d’amitiés fortes et éprouvées dans toutes les sphères de la vie publique. Elles sont les racines de son ambition. (...) Il a un lien très fort avec son propre ancien « dir cab », Pierre Mariani, désormais dirigeant à BNP-Paribas. (...) Mais le réseau le plus impressionnant de Sarkozy se trouve chez les chefs d’entreprise. Une pléiade de PDG sont à tu et à toi avec lui. A commencer par le plus proche, parrain d’un de ses fils, Martin Bouygues. Suivent de près Paul Desmarais senior, Antoine Bernheim, (...). Et encore, sans pouvoir citer tous ceux que Sarkozy voit ou appelle régulièrement : (...), Thierry Breton (nb à l’époque président de France Telecom), ... »

      « L’humanité » du 24 décembre 2004, article de Stéphane Sahuc

      « Vacances entre amis. Nicolas Sarkozy passe ses vacances de fin d’année au Canada. Plus exactement chez un ami québécois, Paul Desmarais. Ce magnat canadien des affaires internationales est un confident estimé du nouveau patron de l’UMP. Il se trouve que ce Paul Desmarais est également un administrateur du groupe Suez. Un groupe propriétaire d’Electrabel, l’électricien belge qui contrôle 7 % des capacités de production électrique installées en France et qui attend avec impatience l’ouverture du capital d’EDF et de GDF. Cela explique peut-être en partie la « pugnacité » de Nicolas Sarkozy lors de son passage à Bercy pour imposer le changement de statut à l’électricien français. »

      M. Sarkozy est surtout l’ami des médias qui disent du bien de lui :

      « Le monde » du 17 novembre 2006

      « L’ex-directeur de la rédaction de Paris-Match, Alain Genestar, affirme (...) que Nicolas Sarkozy est à l’origine de son licenciement, suite à la publication par ce magazine, le 25 août 2005, d’une photo de Cécilia Sarkozy au côté du publicitaire Richard Attias. »

      Autres liens

      à partir du cabinet Balladur : Pierre Louette, Nicolas Bazire

      autres : Jean-René Fourtou, Bernard Arnault (nb. autre témoin de son mariage) smiley

  • Par andree2 (---.---.---.38) 26 janvier 2007 18:07

    Tout est dit dans cet article. Sarko n’est pas un homme d’état, c’est une girouette

  • Par gean (---.---.---.49) 26 janvier 2007 19:14

    c’est scadaleux, j’ai peur pour ma France lorsque Sarko sera au pouvoir. Cest vraiment un voyou de premier ordre

  • Par zen (---.---.---.197) 26 janvier 2007 19:20
    ZEN

    Nicolas se rapproche dangereusement de Arlette..

    .Lors d’une visite d’entreprise à St Quentin, il a déclaré :« J’aime les ouvriers, c’est beau une usine, non ? » (sic)-Le Monde du 26/1-

  • Par Jules Lebenet (---.---.---.60) 26 janvier 2007 19:32

    OUI vous avez entièrement raison. Le PS à tord de la traiter de NEO-CONSERVATEUR AMERICAIN. Ce serait effectivement lui reconnaitre une certaine réflexion idéologique. En effet, il ne l’a pas vraiment.

    En fait SARKOSY, n’est qu’un arriviste utile aux NEO-CONSERVATEUR anglo-saxon dirigé par les USA. C’est, vu des USA notre BUSH à nous, prêt pour faire les 5ans que BUSH ne peut plus avoir. C’est vu de l’UE barosienne, notre BLAIR à nous, prêt pour les 5 ans que BLAIR ne peut plus avoir.

    C’est de toutes les façons 5 ans de catastrophes pour la FRANCE qui pourrait ne plus s’en relever pour longtemps.

    Quant à la politique du MOYEN ORIENT tout est à craindre, surtout dans le contexte qui se dessine.

  • Par cestpaspermis (---.---.---.118) 26 janvier 2007 20:29

    je n’avais pas besoin de consulter le site proposé par Forest pour savoir que Sarko roule pour ses potes et les lobbys qui le soutiennent. Ce qui est inquiétant c’est son avidité pour le pouvoir. Bien sûr ce n’est pas le seul, mais à lui le pompon....

    Ce qui m’inquiète, c’est le type de pouvoir qu’il convoite : le pouvoir absolu, sans limite ni séparation : on voit ce que les derniers premiers ministres ont pu faire passer avec le 49/3, en court-circuitant les députés et le parlement, et en s’asseyant sur la justice et la haute administration : préfets et commissaires.Faut croire que « la majorité » de nos élus n’est pas à la hauteur de leur mandat. Nous n’avons affaire pour la plupart qu’à des carrièristes et des politiciens.....

    Mais il représente des intérêts immenses.... Et destructeurs pour notre population.

    C’est aussi en accaparant tout l’appareil d’état, pour faire sa promotion et ses menaces directes et par tiers associés...

    Je ne parle pas de son ton adouci, zen, qui cadre mal avec son tempérament et ses ambitions...

  • Par Antzo Bayle (---.---.---.213) 26 janvier 2007 22:46

    Alors le pragmatisme économique c’est quoi ? Se laisser bercer par les tendances et avancer toujours plus vers un tout libéral ?

  • Par Maréchal TITO (---.---.---.91) 26 janvier 2007 22:49

    Et ben ! à lire les commentaires, les esprits ne sont pas encore débarrassés de la merde socialo-communiste marxiste-trotskiste-maoïste et je ne sais quoi encore ;

    VIVE L’ENARCHIE QUOI !

    • Par Maréchal TITO (---.---.---.91) 26 janvier 2007 22:58

      ah ! j’avais oublié les meilleurs : LENINE et STALINE

      et leurs descendant(e)s, j’ai nommé : marie-georges, olivier, josé etc.

      zut alors !

      Quel pays de merde, que cette France qui n’est pas la notre et qu’on nous impose !!!!

    • Par dégueuloir (---.---.---.193) 26 janvier 2007 23:09

      Nicolas Sarkozy

      Ministre de l’Intérieur

      Ami de tout le monde dans les médias et les affaires

      « L’express » du 19 janvier 2006, article d’Eric Mandonnet

      « Ces personnalités-là ont un point commun : Nicolas Sarkozy les consulte - un peu, souvent, en permanence. Il y a la garde rapprochée, ses collaborateurs à l’Intérieur qui travaillent aussi pour lui à l’UMP ; l’état-major politique, des élus qui se sont retrouvés le 13 décembre pour un premier dîner de campagne ; et aussi des amis, des patrons, des penseurs, économistes ou intellectuels, des visiteurs, hommes d’opinion ou de religion. Autant de relais pour une future bataille nationale. » Les amis : ..., Martin Bouygues (nb. : témoin de son mariage et parrain d’un de ses fils selon « le point » du 27/1/2005), ... Les patrons : Michel-Edouard Leclerc, François Pinault, Arnaud Lagardère, Antoine Bernheim, Claude Bébéar, Michel Pébereau, Patrick Kron (Alstom), Carlos Ghosn, Charles Milhaud, Gérard Mestrallet Les penseurs : Nicolas Baverez, Pierre Mariani, Alain Minc, Alain Finkielkraut, Pierre Avril Les visiteurs : Pierre Giacometti, directeur général d’Ipsos, ... La garde rapprochée : ... L’Etat-major politique : ..., Gérard Longuet, ...

      « Le figaro » du 27 novembre 2004, article de Sylvie-Pierre Brossolette

      « Nicolas Sarkozy n’avance pas seul. Depuis bientôt trente ans, le nouveau président de l’UMP s’est inventé un réseau d’amitiés fortes et éprouvées dans toutes les sphères de la vie publique. Elles sont les racines de son ambition. (...) Il a un lien très fort avec son propre ancien « dir cab », Pierre Mariani, désormais dirigeant à BNP-Paribas. (...) Mais le réseau le plus impressionnant de Sarkozy se trouve chez les chefs d’entreprise. Une pléiade de PDG sont à tu et à toi avec lui. A commencer par le plus proche, parrain d’un de ses fils, Martin Bouygues. Suivent de près Paul Desmarais senior, Antoine Bernheim, (...). Et encore, sans pouvoir citer tous ceux que Sarkozy voit ou appelle régulièrement : (...), Thierry Breton (nb à l’époque président de France Telecom), ... »

      « L’humanité » du 24 décembre 2004, article de Stéphane Sahuc

      « Vacances entre amis. Nicolas Sarkozy passe ses vacances de fin d’année au Canada. Plus exactement chez un ami québécois, Paul Desmarais. Ce magnat canadien des affaires internationales est un confident estimé du nouveau patron de l’UMP. Il se trouve que ce Paul Desmarais est également un administrateur du groupe Suez. Un groupe propriétaire d’Electrabel, l’électricien belge qui contrôle 7 % des capacités de production électrique installées en France et qui attend avec impatience l’ouverture du capital d’EDF et de GDF. Cela explique peut-être en partie la « pugnacité » de Nicolas Sarkozy lors de son passage à Bercy pour imposer le changement de statut à l’électricien français. »

      M. Sarkozy est surtout l’ami des médias qui disent du bien de lui :

      « Le monde » du 17 novembre 2006

      « L’ex-directeur de la rédaction de Paris-Match, Alain Genestar, affirme (...) que Nicolas Sarkozy est à l’origine de son licenciement, suite à la publication par ce magazine, le 25 août 2005, d’une photo de Cécilia Sarkozy au côté du publicitaire Richard Attias. »

      Autres liens

      à partir du cabinet Balladur : Pierre Louette, Nicolas Bazire

      autres : Jean-René Fourtou, Bernard Arnault (nb. autre témoin de son mariage)

    • Par Briseur d’idoles (---.---.---.155) 26 janvier 2007 23:41

      Ah bon, t’en est resté là !

    • Par Krrrrrrrrrrrrrrr (---.---.---.110) 27 janvier 2007 21:08

      Troisième vomi de dégueuloir !

    • Par SATANTANGO (---.---.---.188) 31 janvier 2007 11:08

      Ce pseudo Maréchal Tito est Hitlérien Aucun doute.

      Sarko lui est un opportuniste/arriviste/fasciste/réac/raciste/bushiste/sharoniste/populiste/ectriste...

  • Par Dégouté (---.---.---.14) 27 janvier 2007 00:47

    Sarkozy est un mec super intelligent qui ne recule devant rien pour arriver à ses fins. Il a fait virer genestar pour avoir fait la « Une » sur paris match sur le depart de cecilia, il a intimidé l’editeur du bouquin sur sa vie privée qui l’a retiré, il controle les images qui sont diffusées au médias en les produisant lui meme. il s’est assuré on ne sait pas comment les bonnes graces des medias français, le « Monde » en tete.

    c’est qd meme un mec qui a trahi tous ses proches (pasqua en lui piquant la mairie de neuilly, chirac en s’alliant à balladur, sa femme en la trompant, ...)

    Son programme politique est une monstruosité d’hypocrisie en avançant sur une façade sociale mais en proposant des mesures economiques de droite , voire des non-sens (supprimer les charges sur les heures sup : c’est encore plus couteux que les 35 heures !)

    Bref c’est le regne du lobbying, la fin des debats d’idees, la fin des contre-pouvoirs : c’est la fin de la democratie

  • Par simond (---.---.---.20) 27 janvier 2007 05:50

    Pure idéologie : la laïcité avec Sarkozy, tout est possible !

    Je m’étonne de la discrétion qui entoure les conceptions inquiétantes de Sarkozy, candidat à la présidence de la République, sur les rapports entre l’Etat et les religions en France Relisons, pour notre « édification », quelques bonnes pages de son livre paru en 2002 « La République, les religions, l’espérance » !

    Un exemple parmi d’autres : les problèmes des banlieues ?

    Le constat de Nicolas Sarkozy : « Partout en France, et dans les banlieues plus encore qui concentrent toutes les désespérances, il est bien préférable que des jeunes puissent espérer spirituellement plutôt que d’avoir dans la tête, comme seule « religion », celle de la violence, de la drogue ou de l’argent ». « Maintenant que les lieux de culte officiels et publics sont si absents de nos banlieues, on mesure combien cet apport spirituel a pu être un facteur d’apaisement et quel vide il crée quand il disparaît »

    Alors que faire, selon Nicolas Sarkozy ? « On aurait tort de cantonner le rôle de l’église aux seuls aspects spirituels ». « Je suis convaincu que l’esprit religieux et la pratique religieuse peuvent contribuer à apaiser et à réguler une société de liberté » « À mon sens, il est aussi important d’ouvrir des lieux de culte dans les grandes zones urbaines que d’inaugurer des salles de sport, elles-mêmes très utiles ! Ce qui doit nous préoccuper, c’est ce que vont être les idéaux de la jeunesse qui vient. Tous ces jeunes qui ne croient plus à grand-chose, voilà un défi pour toutes les religions ! Elles pourraient s’occuper de créer des lieux de paix, de rencontres, de dialogue multiconfessionnels ». Rappelez-vous son appel aux imams pour résoudre avec le succès que l’on sait le problèmes des banlieues l’année dernière...

    Etrange, cette connexion entre le projet de Nicolas Sarkozy et l’ambition de l’Union des organisations islamiques de France (UOIF) de promouvoir la religion comme un moyen de lutter contre la délinquance ! Farid Abdelkrim, l’une des figures de cette mouvance intégriste en France, n’a-t-il pas affirmé : « L’islam, c’est un Kärcher qui permet de nettoyer les comportements les plus tordus qui soient. ». Voilà qui fait étrangement écho aux projets et même aux propos tenus par Nicolas Sarkozy !

    Il s’agit bien de promouvoir en France un nouveau modèle de régulation des problèmes sociaux en réhabilitant les valeurs religieuses et qui implique d’en finir avec la tradition française de séparation des églises et de l’Etat : « On ne peut pas éduquer les jeunes en s’appuyant exclusivement sur des valeurs temporelles, matérielles, voire même républicaines (...).La dimension morale est plus solide, plus enracinée, lorsqu’elle procède d’une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu’elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain.(...) La morale républicaine ne peut répondre à toutes les questions ni satisfaire toutes les aspirations. »

    Oui, vous avez bien lu : « La dimension morale est plus solide, plus enracinée, lorsqu’elle procède d’une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu’elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain ».

    Peut-on encore voter pour Sarkozy ?

    D Simon

  • Par (---.---.---.198) 27 janvier 2007 09:36

    « Sarkozy n’est pas un idéologue. »

    Evidement ! L’homme de droite combat l’idéologie, par définition, puisqu’il est contre les Utopie et pour la rationalité, donc pour la gestion.

    « Pour Sarkozy, l’ami des puissants (Bouygues, Lagardère, etc.), le libéralisme ne se conçoit qu’au service des intérêts de certains, et de lui en particulier. »

    Comme si « les puissants » n’étaient pas aussi les amis de Ségoléne ! Vous êtes trés naifs (a qui Jospin a t il vendu les entreprises dénationalisé, à votre avis ?).

    Et puis les puissants en France, ce ne sont pas quelques PDG d’entreprises, mais les syndicats, les fonctionnaires, les journalistes, les lobby de gauche et d’extréme gauche.

    « Que la liberté de la presse nuise à cette même image, et il demandera la tête d’Alain Genestar. »

    Pure spéculation.

    « Il y a un problème, je trouve la solution et ça marche. A la différence d’un entrepreneur, d’un homme d’Etat qui a une vision, Sarkozy est là pour piloter en s’appuyant sur des tableaux de bord. »

    Contrairement à votre vision irrationnel d’un héro de type Hitlérien qui par sa seul puissance wagnérienne change le cours de l’histoire, oui, un homme d’Etat est avant tout un gestionnaire, et s’appuyant effectivement sur la comptabilité et les tableau de bord : un sou est un sou.

    « Cette volonté d’efficacité à court terme peut conduire à des catastrophes, comme le souligne cette fois avec justesse le rapport du PS quand il évoque l’émergence de l’UOIF en tant que représentant officiel de l’islam en France : »

    L’UOIF est un projet socialiste ! Ils l’ont négocié pendant des années sans aboutir, et sont maintenant jaloux de la réussite relative de Sarko dans ce domaine. C’est bien compréhensible.

    « L’islam libéral est sacrifié sur l’autel des ambitions de Nicolas Sarkozy. »

    Il n’y a pas d’Islam libéral, comme l’on prouvé les elections.

    « alors qu’il n’est qu’un homme d’appareil, un politicien professionnel. »

    Pas du tout comme Royale, Hollande, Bayroux, ect.. N’est-ce pas ? Evidement que ces un profesisonel ! Pourquoi les gens deviennenet tarré des qu’il s’agit de politique ? Vous feriez les même reproche à votre médecin ? Merde, un médecin professionel et qui fait carriére ! Non, plutôt vous allez choisir un amateur qui n’a aucune expérience ? N’importe quoi ! Votre idée de la politique est un idée de nature religieuse, pas rationel.

    « Non content de sacrifier ses idées aux gains politiques qui se dessinent, il est également prêt à transiger avec des valeurs essentielles et avec l’intérêt même de la nation. »

    De quoi parlez vous ? Qu’a t il sacrifier ?

    « et ceci dans les termes les plus malheureux : « De nos désaccords, faisons l’occasion d’un dialogue constructif, sans arrogance et sans mise en scène. » »

    Je ne vois pas en quoi ces termes sont malheureux. Mais bon, vous, vous devez être un admirateur du spectacle, des positionnement de l’image et des petites phrases, pas du fond..

    « Un autre aspect très négatif de cette vision de la France comme d’une entreprise est la confusion que cela génère chez lui entre privé et public. Ce qui est normal ou acceptable de la part d’un PDG ne l’est pas d’un homme d’Etat »

    N’impore quoi. Abus de bien social, ca vous dit quelques chose ?

    « celui qui condamne les « patrons voyous » mène grand train aux frais de l’Etat. »

    Tsssss.. Critique ridicule qui ridiculise le critique.

    « Plus grave encore, quand d’une volonté de prétendue efficacité bornée et populiste on aboutit à une remise en cause de l’autorité judiciaire »

    Pas du tout, mais il est anormal que des fonctionnaires soient irresponsables de leurs actes.

    Bref, un article complétement vide, écris par quelqu’un qui à une vision fantasmagorique de la politique, tendance Robesspierre, Lénine ou Hitler.. Effectivement, la Droite étant la Raison, Sarkozy ne peut pas lui convenir. Vous cherchez un gourou exalté, mais c’est d’un gestionnnaire terre à terre dont la France à besoin, et les grandes aventures idéologique finissent toujours mals.

  • Par Yves (---.---.---.126) 27 janvier 2007 17:54

    Bonjour ,

    Et si , s’agissant de sa rupture ... , on parlait du talent de P.D.G. d’Iznogoud ... en sa qualité ministre de l’Intérieur ... , en rappelant ce « qu’il a déjà fait pour la FRANCE » ... dans sa gestion de la fabrication du passeport électronique ... ,
     qui lui a valu d’être sanctionné , tout à la fois , par jugement du tribunal administratif de Paris du 23 novembre 2005 ... puis par arrêt du Conseil d’Etat du 3 mars 2006 ...
     Iznogoud s’étant autorisé , pour confier la fabrication du fameux passeport électronique au groupe privé Oberthur ... , à violer , tout à la fois :
     une loi française de 1993 stipulant que l’Imprimerie Nationale détient le monopole de la fabrication des pièces d’identité ... , loi signée par SARKOZY ministre du Budget... ,
     un plan de redressement de l’Imprimerie Nationale reposant sur la personnalisation des documents de sécurité ... , soutenu par l’Etat et signé par SARKOZY ministre des finances ... ,
     enfin , un réglement du Conseil des ministres européens du 13 décembre 2004 ... enjoignant les états membres de ne désigner , pour raison de sécurité , qu’un seul organisme pour la fabrication du passeport électronique ... ( SARKOZY voulait confier la fabrication des livrets vierges à l’Imprimerie Nationale et ... la personnalisation avec puce électronique à Oberthur ... )

    Non seulement Iznogoud a ainsi été sanctionné par la Justice administrative ... , qui a interdit que la fabrication du passeport électronique soit confiée au groupe privé Oberthur ... ,
     mais qui plus est et surtout , compte tenu de la pagaille consécutive ( l’Imprimerie Nationale devant reprendre la fabrication , conformément à la loi ... ) ,
     l’Etat Français a été incapable de délivrer ces fameux passeports exigés par les ETATS UNIS depuis octobre 2005 ... , provoquant l’annulation d’un très grand nombre de voyages et ... une perte sèche pourles voyagistes et compagnies aériennes ... de quelques 450 millions d’euros .............
     ( sources : Canard Enchaîné n° 4449 du 1er février 2006 et Canard Enchaîné n° 4454 du 8 mars 2006 )

    C’est bien la preuve qu’Iznogoud «  change chaque jour » ...... , même le calife BALLAMOUCHI 1er s’en irrite ... « ... le vizir devrait proposer un véritable projet de société et non un cocktail de réformes contradictoires ... »
     http://fr.news.yahoo.com/13012007/5...

  • Par mclerc (---.---.---.167) 27 janvier 2007 18:11

    C’est tout de même extraordinaire d’en arriver à une telle haine contre cet homme. Si cela continue, nous en arriveront à la guerre civile entre pro et anti Sarkozy. Et je ne plaisente pas.

  • Par (---.---.---.200) 28 janvier 2007 16:02

    «  » Le livre du PS nous dit : « Car l’homme qui se dit pragmatique est d’abord un idéologue. » Cela est faux. Sarkozy est bien un pragmatique qui peut moduler n’importe laquelle de ses prétendues postures idéologiques s’il peut en tirer un quelconque gain politique à court terme.«  »

    C’est nous faire prendre des vessies pour des lanternes, ses impostures pour des postures.

    • Par Gwendal (---.---.---.200) 28 janvier 2007 16:08

      «  »... le candidat UMP n’est certainement pas un grand homme d’Etat, l’homme providentiel que l’on essaie de nous vendre et avec lequel tout serait possible. Il ne sait pas ce qu’il peut faire pour la France, mais il sait très bien ce que la France peut faire pour lui. «  »

      Mais attention, on peut abuser des gogos pendant longtemps, tout un peuple un instant. On ne peut pas abuser tout un peuple indéfiniment.

      Si Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy remportaient le premier tour, le pays aurait à choisir entre deux candidats dont l’une aura prouvé que sa fidélité aux valeurs démocratiques est une force qui résiste aux tempêtes, et l’autre qu’il n’est qu’un habile meneur susceptible d’entraîner le pays dans un aventurisme incontrôlable. On dit ne pas connaître le programme de Ségolène Royal. Qui connaît les projets secrets de Nicolas Sarkozy, ce personnage énigmatique pour qui la fin justifie les moyens ?

      On ne le dira jamais assez : alors que la gauche est démocratique, la droite ne se révèle bien que quand elle a trouvé un chef charismatique. Oui Sarkozy est un chef, mais c’est un chef exalté et dominateur, un athlète du rapport de force qui aime le conflit. En cela il ne changera pas. Sommes nous certains que les institutions nous protègeraient contre une dérive fasciste ?

  • Par lyago2003 (---.---.---.215) 29 janvier 2007 16:04

    Bonjour, Par Jacqueline COIGNARD QUOTIDIEN : samedi 27 janvier 2007 Dominique Barella, ex-président de l’Union syndicale des magistrats (USM), actuellement en détachement, fait partie de l’équipe de conseillers de Ségolène Royal. Dans OPA sur la justice (1), il décrit un pouvoir exécutif ­ ministre de l’Intérieur en tête ­ cherchant à asservir le « troisième pouvoir » en jouant sur toute une palette de moyens : attaques directes, pressions, gestion des carrières, distribution de médailles...

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    Quelle charge ! Vous aviez besoin de vous défouler ? Pendant mes six années à l’USM, j’ai eu l’occasion de réaliser à quel point la Ve République, par son caractère bonapartiste, fait tout dépendre du chef de l’Etat. Il préside le Conseil supérieur de la magistrature (CSM), nomme tous les magistrats par décret, etc. L’onction du suffrage universel tient tellement du sacre que personne ne s’étonne plus de telles particularités. C’est un système qui organise la toute-puissance de l’exécutif au détriment du Parlement et de la justice notamment. Il n’y a pas de neutralité et d’indépendance possibles pour la justice. Certes, ce n’est pas nouveau. Mais, depuis quatre ans, l’instrumentalisation de la justice atteint des sommets. Comment se manifeste cette instrumentalisation ? Le jeu des nominations a été très instructif. Prenons le cas d’Yves Bot, proche de Nicolas Sarkozy, nommé à la tête du parquet de Paris en 2002. Il s’est empressé de changer la quasi-totalité des chefs de service et d’assécher le pôle financier en traitant les affaires sous forme d’enquêtes préliminaires dont il gardait la maîtrise. Depuis quatre ans, nous avons aussi des gardes des Sceaux qui revendiquent leur pouvoir d’intervention dans des dossiers individuels, qui se flattent de ne pas suivre les avis du CSM en matière de nomination des magistrats. Enfin, cette législature finissante se distingue par l’omniprésence d’un ministre de l’Intérieur lancé depuis des mois dans la course à l’Elysée. C’est un homme qui a pris la direction de la justice en initiant des réformes de procédure pénale qui ont échoué sur Outreau, qui n’hésite pas à multiplier les pressions publiques sur les juges, qui s’est servi de la justice dans l’affaire Clearstream pour lutter contre le Premier ministre.

    Sarkozy est le principal raider de cette « OPA sur la justice » ? Et pour quel résultat ! C’est quand même lui qui a fini par déclencher un état d’urgence, une première depuis la guerre d’Algérie... Il a tout joué sur les effets d’annonce à court terme. Mais tous les gens arrêtés ne sont pas forcément coupables. Et il y a grand danger à mesurer, comme il le fait, l’efficacité de la police au nombre de gardes à vue réalisées. Comme ça ne marche pas, il cherche des boucs émissaires : les juges sont laxistes, il faut des peines automatiques, etc. Sur le plan doctrinal, il a une conception automatiste de la sanction. Or les mineurs dont il parle ont soixante ans de vie ou même plus devant eux. Il faudrait peut-être penser à les réinsérer.

    Le corps judiciaire ne s’accommode-t-il pas de ces pratiques ? C’est un système qui joue sur les faiblesses humaines et le besoin de reconnaissance. On ne devient pas un parangon d’indépendance et de courage juste en enfilant une robe de magistrat. Pas plus qu’en se voyant octroyer une carte de presse, d’ailleurs. Les magistrats ne sont pas aidés par ce système de distribution de médailles et de gestion des carrières. L’interdiction de recevoir des médailles qui frappe les députés et sénateurs au motif de la séparation des pouvoirs devrait être étendue aux magistrats. L’USM l’avait proposé. Sans grand succès.

    Pourquoi avez-vous choisi de vous engager politiquement ? J’ai envie de me battre pour corriger les dérives que je constate et que je décris dans ce livre. Arrive un moment où il faut prendre son courage à deux mains et aller jusqu’au bout de sa logique. Quand on voit l’affaire des HLM de la ville de Paris où un juge a subi toutes les manoeuvres de déstabilisation possibles, ou Clearstream où la justice a été instrumentalisée avec un listing bidon, on ne peut pas rester bras ballants. Dans n’importe quel pays européen ou aux Etats-Unis, le gouvernement aurait sauté. Au moins, en matière d’interventionnisme et de verrouillage des postes clés, la gauche a moins péché dans sa période récente. Ségolène Royal écoute les citoyens « sachant » dans leur domaine. Je fais des propositions. Ça se tente.

    Quelles propositions faites-vous à Royal ? Je suggère d’associer le plus possible les citoyens aux décisions de justice, comme dans les tribunaux pour enfants où la composition du tribunal est mixte. Il s’agit de rétablir un lien de confiance qui n’existe plus. Autre axe prioritaire : la défense des libertés publiques. Il faut absolument faire baisser les détentions provisoires, par le biais de l’assignation à résidence avec contrôle policier, par exemple. Enfin, je prône un réaménagement de la carte judiciaire. Dans les tribunaux d’instance, il faudrait regrouper la justice « ambulatoire », celle qui touche tout le monde et qui doit être proche géographiquement : divorces, tutelles, tribunaux pour enfants, accidents de la route. A l’inverse, les opérations judiciaires lourdes comme les affaires criminelles devraient être centralisées à un échelon départemental, voire régional.

    Décidément tout est pourri dans ce milieu et les justiciables « lambda » doivent attendre parfois plusieurs années avant qu’on daigne leur rendre un semblant de justice.Merci qui ?

    • Par Gwendal (---.---.---.200) 31 janvier 2007 10:15

      @J. Coignard qui écrit : « ...la cinquième république fait tout dépendre du chef de l’état... ».

      Un Bush n’a pas les mêmes pouvoirs !

      ATTENTION Cette élection présidentielle n’est pas une élection comme les autres.

      le PS est un parti démocratique, il l’a montré, et la droite aime à se ranger derrière un chef qui la rassure. Récemment on a assisté, d’un coté à un débat public et un vote des militants, de l’autre à un jeu de quilles qui a permis au candidat le plus retors, un athlète du rapport de force, un ambitieux à qui ce costume de président décrit dans le commentaire fait tant envie de s’imposer.

      Après l’échec du TCE d’une part, le refus de la France de suivre l’aventurier Bush de l’autre, les « partis de l’étranger » (De Gaulle ?) ne sont pas restés inactifs, et dans cette élection trois paramètres sont importants :

      l’Atlantisme, le libéralisme, le peuple français. Les premiers se moquent comme d’une guigne de nous. Les américains ont leur constitution, l’indépendance de la France est menacée à la fois par les ouistes du TCE libéral ET surtout les ambitions du chef de l’UMP.

      Ps. Pour les tenants du TCE qui seraient choqués : je justifie mon opposition à ce TCE parce que « il amalgame les droits civiques et les droits économiques » (Ce n’est pas Mme Delmas-Marty qui contredira cette affirmation,elle s’en sert pour vanter le TCE). Par cela il enterre la citoyenneté au profit de l’homo économicus, l’égalité au profit de la liberté, donc du pouvoir économique.

  • Par rice7 (---.---.---.130) 30 janvier 2007 10:02

    Bravo pour cet article. Même si le ton en est polémique, l’analyse est très juste.

  • Par SATANTANGO (---.---.---.188) 31 janvier 2007 10:59

    Ce pseudo Maréchal TITO est Hitlérien !

    Aucun doute

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