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Les Femmes Républicaines pendant la guerre civile et sous le régime de Franco

Hommage aux femmes oubliées de l'Histoire de la Guerre Civile Espagnole et de la politique de répression du Général Franco

 

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Plaque Commémorative des Trece Rosas
Plaque commémorative des Trece Rosas, sur le mur du cimetière de la Almudena, Madrid

Comme le rappelle l'artiste et réalisateur Javi Larrauri, pendant la guerre civile espagnole opposant les républicains aux nationalistes, les femmes républicaines furent les grandes perdantes. Non seulement elles perdirent les droits acquis pendant la Seconde République, mais les vainqueurs se chargèrent aussi de les punir cruellement et inutilement. Certaines de ces femmes étaient des militantes de gauche luttant pour la démocratie et les libertés d’autres étaient simplement de gauche ou de famille de militants de gauche et enfin d’autres ont été arrêtés pour rien. Dans son film documentaire Mujeres republicanas, Javi Larrauri rend hommage à celles qui furent fusillées contre les murs des cimetières, celles qui gisent enterrées dans les fosses communes des caniveaux d’Espagne, celles qui moururent d’avitaminose dans les prisons franquistes, celles qui durent s’exiler, aux miliciennes qui marchèrent au front pour défendre la République, à celles qui collaborèrent en travaillant à l’arrière du front, aux guérilleras antifrancistes de l’après guerre ou qui servirent comme contact avec la guérilla, aux mères ou aux épouses de prisonniers républicains et surtout à celles dont l’histoire à oublié le nom, ces milliers de femmes anonymes dont on ne parlera jamais mais qui souffrirent tant sous la répression franciste. Parmi celles-ci, les 17 roses andalouses et les 13 roses restent les plus emblématiques des victimes du fascisme et de la violence machiste.

Les 17 roses de Guillena

Eulogia Alanís García

Ana María Fernández Ventura

Antonia Ferrer Moreno

Granada Garzón de la Hera

Granada Higaldo Garzón

Natividad León Hidalgo

Rosario León Hidaldo

Manuela Liánez González

Trinidad López Cabeza

Ramona Menchón Merino

Manuela Méndez Jiménez

Ramona Navarro Ibáñez

Dolores Palacios García

Josefa Peinado López

Tomasa Peinado López

Ramona Puntas Lorenzo

Septembre 1937, en pleine guerre civile, 17 femmes d’un village andalou sont fusillées au motif d’avoir un parent républicain. La plupart d'entre elles étaient les épouses de militants républicains ou de sympathisants qui ont fui le village par crainte de représailles politique après le coup d'état de Franco. En 2012, leur fosse commune est mise au jour à Gerena, participant ainsi au travail de mémoire dans une Espagne qui refuse toujours de solder son passé. Dans cet amas de poussières et d'os qui fut un jour vivant, les archéologues ont retrouvé une douille rouillée, une pièce enveloppée dans un mouchoir noirci par l’humidité, et un Opinel rongé. Après quinze jours d’exhumation dans cette fosse située entre deux rangées de tombes murales du cimetière de San José de Gerena (Séville), la dernière victime est revenue à la lumière. Les 17 roses de Guillena ont été enfin libérées. Ces fleurs, ce sont ces dix-sept femmes, âgées entre 20 et 70 ans lors de leur arrestation à l’été 1937, au motif d’avoir un parent républicain ou anarchiste fidèle à la République.

Malgré les violences et les tortures de leurs tortionnaires, elles ont refusé de revéler le lieu où se trouvaient leurs maris ou leurs proches soit par conviction soit tout simplement parce qu’elles l'ignoraient . Leur calvaire dura deux mois pendant lesquels elles sont maltraitées et humiliées. Après les avoir rasées, elles sont exhibées dans les rues de leur village de Guillena et contraintes à aller à la messe.
Début novembre 1937, les phalangistes et les gardes civils les embarquent dans un camion en direction du cimetière de Gerena où elles seront finalement mises à mort par leurs bourreaux.
Fusillées, ces femmes sont ensuite jetées dans un trou d’un mètre sur deux avec pour seul linceul la terre qu’on leur a fait mordre. Les archéologues les ont retrouvées enchevêtrées et entassées. Comme le raconte l'archéologue Juan Luis Castro, elles présentent de multiples marques évidentes de violence et certaines ont reçu plusieurs impacts de balles dans les membres inférieurs, la gorge, la nuque.

76 ans après leurs meurtres, les "17 Roses de Guillena" reposent enfin dans un endroit digne.
Après avoir été jetées dans une fosse commune après avoir été abattu, les corps de ces femmes républicaines ont été enterrés dans un cimetière de leur ville natale, Guildford, à Séville.

Les 13 roses

Carmen Barrero Aguado

Martina Barroso García

Blanca Brisac Vázquez

Pilar Bueno Ibáñez

Julia Conesa

Adelina García Casillas

Elena Gil Olaya

Virtudes González García

Ana López Gallego

Joaquina López Laffite

Dionisia Manzanero Salas

Victoria Muñoz García

Luisa Rodríguez de la Fuente

Le 26 mars 1939, avec l’entrée à Madrid des troupes de Franco, se termina la guerre civile espagnole. Beaucoup républicains fuient alors la répression franciste et trouvent exil et refuge surtout à l'international (La France, L'Algérie, Le Royaume-Uni, Le Mexique, L'URSS). Mais d’autres ne le purent pas ou ne le voulurent pas et restèrent donc en Espagne. Franco intensifie sa terreur pour détruire la République Espagnole et purger le pays des dirigeants politiques et syndicaux et les notables qui ne soutiendraient pas le mouvement nationaliste. L'action présentée préventive par la propagnade relève en réalité plus de l'extermination politique. Dès le début du conflit, les francistes mettent en place une politique de répression violente pour réduire leurs adversaires républicains et soumettre les dissidents. Entre juillet 1936 et le début de l'année 1937, des tueries sont commises par les autorités nationalistes. A partir du 26 mars, la répression s'intensifie et devient planifiée et méthodiquement organisée dans tout le pays pour traquer les « Rouges ». La chasse est lancée et les communistes, les socialistes, les anarchistes, les républicains laics et les sociaux conservateurs se retrouvent dans le colimateur de Franco. Dès lors, les mouvements clandestins de résistance républicaine se mettent en place. A Madrid, la JSU, Jeunesse Socialiste Unifiée, résultat de la fusion le 1er avril 1936 des jeunesses socialistes et des jeunesses communistes, se réorganise clandestinement sous la direction de José Pena. Ce dernier est dénoncé, arrêté et torturé par les autorités francistes. Il finit par donner les noms de son groupe dans lequel figurait le nom des 13 roses, treize jeunes filles âgées entre 18 et 29 ans. 9 de ces dernières étaient âgées de moins de 23 ans et étaient donc considérées comme mineures par loi de l'époque. Elles furent arrêtées torturées et détenue dans une prison prévue pour 450 personnes dans laquelle étaient entassés plus de 4000. Après une attaque menée le 29 Juillet par trois militants des JSE contre Isaac Gabaldon, commandant de la Garde civile. Suite à cet attentat, 56 prisonniers politiques incarcérés dans les prisons francistes sont jugés de façon expéditive et injustement condamnés à mort. Parmi ces condamnés se trouvaient les 13 roses. Le matin du 5 aout 1939, les exécutions ont lieu à côté du mur du cimetière Almudena à Madrid, à 500 mètres de la prison de Las Ventas.

En fait, quatorze jeune femmes furent fusillés au total. En effet, Antonia Torres, qui faisait partie du groupe, fut exécuté un an après, le 19 Février 1940.

Ces 14 jeunes femmes furent arrêtées et accusées à tort de complicité en représaille à l'attentat du 29 juillet contre Isaac Gabaldon. Ainsi, Carmen Barrero Aguado agée de 16 ans, militait aux Jeunesses Socialistes, mais n'avait jamais touché à une arme. Son amie Julia Conesa s'était, quant à elle, affiliée aux Jeunesses socialistes pour pouvoir faire du sport dans les installations du siège. Le cas de Blanca Brisac est encore plus surprenant : jeune femme catholique, de droite, son seul crime étant d'avoir aider financièrement un musicien, militant communiste, ami de son mari...

Cet épisode du régime Franciste est réputé pour être l'un des plus sombres de l'après-guerre civile espagnole. Les femmes, victimes du francisme, se comptent encore par milliers.

Les portraits et les initiales de Franco disparaissent peu à peu du paysage urbain espagnol. La guerre civile demeure pourtant un sujet tabou et il est dangereux de s'aventurer sur ce terrain miné au risque de réveiller de vieilles haines entre nationalistes et républicains et de déterrer de vieux cadavres tristement assasinés et refoulés.
Après la guerre civile Cambodge (1967-1975), l'Espagne est le pays qui compte le plus de disparus pendant la guerre civile (1936-1939) : 90 000, et 275 000 fusillés selon, l'archéologue, Juan Luis Castro.

Aujourd'hui, de nombreux personnes luttent pour resusciter leurs histoires et commémorer les morts de cette époque sanglante.

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Les 17 roses de Guillena
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Les 13 rosas

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33 réactions à cet article    


  • alinea alinea 6 août 2014 17:42

    Une pierre de plus pour alourdir notre coeur ; mais bravo et merci, pour cette reconnaissance qui nous paraît bien tardive. La guerre d’Espagne est à la fois un comble dans l’horreur ( lire Hommage à la Catalogne d’Orwell, par exemple) et un formidable élan de solidarité et de courage dont, me semble-t-il, on ne trouve guère d’équivalents.


    • libre&consciente libre&consciente 6 août 2014 17:48

      Alors que les espagnols, suivant l’exemple français, venaient d’élire les socialistes pour ainsi obtenir une réduction du temps de travail, des congés payés et une augmentation des salaires ; les nationalistes au service de la bourgeoisie on fait sombrer le pays dans la barbarie et les massacres.

      N’oublions donc pas que les républicains sombreront à leur tour dans la violence ; c’est ainsi que les nationalistes auront gagné 2 fois tout d’abord en permettant à la bourgeois triomphante d’empêcher le progrès social, ensuite en salissant le souvenir des femmes et des hommes qui ne voulaient que ce progrès social et qui pourtant sombreront à leur tour dans la barbarie.

      En espérant qu’Emmanuel Valls n’oubliera pas la lutte de ces ancêtres pour la cause des classes ouvrières et contre le faschisme.

      No passaran !


      • alinea alinea 6 août 2014 18:25

        Vous pensez qu’il s’en soucie ? Le capitalisme ultra libéral fait du passé table rase vous savez ! et le sort du prolétaire est le cadet de ses soucis !
        Ces hommes et ses femmes se sont battus ; ils ont perdu, et j’ai bien peur que cet échec nous suive encore pendant quelques décennies !!


      • libre&consciente libre&consciente 6 août 2014 19:12

        Le progrès social est une évolution pour l’Humanité dans son ensemble. Le nationalisme est une erreur de l’Histoire humaine dans le sens où il ne procure des avantages qu’à une minorité soucieuse de garder sa domination sur une minorité. L’Histoire scientifique et technologique nous montre bien que le nationalisme et les privilèges qu’il accorde à une minorité tendent à disparaîte. Nous sommes des humains avant tout et le progrès bien loin de diviser l’humanité tend à nous rapprocher les uns des autres vers une caste égalitaire abolie de tout privilège sélectif. Les progrès scientifique notamment dans le domaine médical et Internet sont une preuve supplémentaire que le bien être et l’épanouissement de chacun dépend du bien être et de l’épanouissement de tous.


      • scalino scalino 6 août 2014 19:20

        ha bon alors comment se fait il que les inégalité reviennent au niveau du XIXeme siècle alors smiley


      • alinea alinea 6 août 2014 19:23

        J’ai une drôle d’impression !! c’est bizarre, comme si je m’étais trompée de salle et que là où je suis on ne parle pas de ce à quoi j’ai répondu !! c’est pas grave, je vais faire un tour !!!


      • Julien30 Julien30 7 août 2014 09:11

        « Nous sommes des humains avant tout et le progrès bien loin de diviser l’humanité tend à nous rapprocher les uns des autres vers une caste égalitaire abolie de tout privilège sélectif. »


        Bienvenu au pays des bisounours ! 

      • lsga lsga 7 août 2014 14:38

        C’est très simple : Les inégalités progressent car la lutte des classes reculent.


        Les gens, au lieu de manifester, de faire des grèves, et d’organiser la lutte à une échelle internationale ; les gens sombrent dans la morosité ou pire soutiennent les nationalistes (voir les scores de la droite en Europe depuis 30 ans).

        Quand les gens arrêtent de se battre, et se mettent à soutenir les nationalistes, les progrès sociaux reculent. 

        Cela s’est toujours passé comme cela. 

      • mmbbb 10 août 2014 11:29

        « faire table rase du passe » me semble etre une maxime des marxistes Franco n’etait pas raciste son armee s’aida des bataillons marcocains afin de mettre les republicains a genoux 


      • libre&consciente libre&consciente 6 août 2014 19:39

        Plus on est riche et plus on dispose de privillèges moins on est altruiste. Pourtant l’altruisme est une des bases de l’intelligence. Si aujourd’hui, les inégalités reviennent c’est parce que nous sommes gouverner par des crétins qui au lieu de travailler pour le progrès social pour tous, préfèrent travailler sur les privillèges de certaines castes. Aujourd’hui, la recherche et le développement sont bridés par les intérêts financiers de quelques uns et particulièrement en France. Qu’en est-il des cellules souches et des thérapies géniques qui comme le montrent les scientifiques pourraient soigner des maladies qui sont considérées comme incurables aujourd’hui en France ? La lutte continue et l’histoire s’écrit en ce moment même. A chacun de choisir son camp pour le progrès social ou pour l’hécatombe de guerres nationalistes qui ne sont bénéfiques qu’à une petite partie de la société et maintiennent le jeu des inégalités. Aujourd’hui grâce aux luttes sociales, les inégalités disparaissent :accès aux soins, accès aux vacances et à la culture, accès à l’éducation et aux moyens technologiques. Si nous devions confier l’évolution de l’Humanité aux nationalistes nous en serions encore aux servages. Heureusement qu’il y a des femmes et des hommes qui ont le courage de s’opposer aux nationalistes pour faire avancer les droits de l’humanité dans son ensemble.


        • Julien30 Julien30 7 août 2014 09:07

          « Aujourd’hui grâce aux luttes sociales, les inégalités disparaissent :accès aux soins, accès aux vacances et à la culture, accès à l’éducation et aux moyens technologiques »


          C’est exactement l’inverse de ce que vous décrivez qui est en train de se passer, les inégalités augmentent un peu plus chaque jour à tous les niveaux, revenus, accès aux soins, etc.
           

          « Si nous devions confier l’évolution de l’Humanité aux nationalistes nous en serions encore aux servages. Heureusement qu’il y a des femmes et des hommes qui ont le courage de s’opposer aux nationalistes pour faire avancer les droits de l’humanité dans son ensemble. »

          Aujourd’hui ce sont les banquiers et lobbys mondialistes et anti-nationaux qui dirigent nos sociétés, est-ce que les droits de l’humanité avancent ?

        • lsga lsga 7 août 2014 14:47
          La seule manière de faire progresser les droits sociaux : c’est la lutte des classes, c’est à dire les grèves, les manifestations, et l’organisation internationale des travailleurs. 


        • scalino scalino 6 août 2014 19:52

          « Aujourd’hui grâce aux luttes sociales, les inégalités disparaissent :accès aux soins, accès aux vacances et à la culture, accès à l’éducation et aux moyens technologiques »c’est bizarre mais c’est pas en ce moment que les gouvernements remettent tout ça en cause alors que ça fait un moment que les nationalistes n’ont pas été au pouvoir 

          bah je dois me faire des idées alors smiley

          • lsga lsga 7 août 2014 14:41

            Peu importe le pouvoir en place. Certes, les nationalistes ont toujours été les pires en termes de casse sociale (Hitler, avec ses 66 heures de travail par semaine, laissait peu de temps aux allemands pour aimer leur patrie et leur famille).


            Ce qui compte, c’est la lutte sociale. Sans lutte sociale, les droits sociaux régressent. Cela c’est toujours passé comme cela ces 200 dernières années. 

            Donc, si vous votez pour des partis social traitres comme les partis nationalistes, et que vous ne participez pas aux grèves et aux manifestations, ne vous étonnez pas que les droits sociaux reculent. 


          • scalino scalino 7 août 2014 14:55

            Ho isga de retour de vacances smiley

            vous allez bien ?

            je ne débattais pas sur les luttes sociales ou les droits sociaux mais surtout au fait que le progrès technologiques va de pair avec progrès social faites attention en lisant ^^


          • Xenozoid Xenozoid 7 août 2014 15:03

            a mon avis il a trépigné devant le computer , comme un gosse qui voit « spawn » sur son écran,time to spawn in 1day.......in 23.59.00......bip bip


          • eric 7 août 2014 08:57

            Heureusement, un fils de républicain, effaré par ce qu’il finit par découvrir sur la violence gratuite et désordonnée des gauches espagnoles pendant la guerre civile, tente de faire le point sur ces questions.

            Remarquable travail qui eclaire aussi le sens de ce genre d’articles.

            http://www.la-guerre-d-espagne.net/cote_mechants.htm
            http://www.la-guerre-d-espagne.net/assassinats_par_bons.htm

            76 ans après, il y a encore des fols dinguos pour penser qu’il était au fond assez juste de massacrer 8300 prêtres et religieuses, mais incompréhensible que les amis des victimes se retournent contre 6000 instits...

            Qu’il y a de « bons » massacrés et de mauvaises victimes.
            Il ne fait jamais oublier que ce sont des raisonnements de ce genre qui conduisent a tous ces massacres que nous avons connu au 20 eme siècle, en Espagne, en Allemagne, en URSS, en Chine, au Cambodge.

            En Espagne, la levée en masse du peuple contre le bolchevisme a permis d’éviter le pire. Les autres peuples cités n’ont pas eu cette chance.

            Compte tenu de l’ampleur des règlements de comptes entre les différentes gauches espagnoles pendant la guerre civile, et ce que l’on sait désormais du sort des moins violents ou des moins efficaces lors de l’équivalent en Russie, il est possible de suggérer que si il est resté tant de républicains espagnols pour témoigner après coup, c’est sans doute aussi parce que Franco a gagne...
            Essayez de trouver des petits enfants de mencheviks, anarchistes ou trotskistes en Russie aujourd’hui.


            • Julien30 Julien30 7 août 2014 09:21
              Oui tous les grands moments de la légende de gauche sont en fait des carnages abjects, on dirait même que c’est ça le critère déterminant pour être reconnu comme un épisode glorieux, il faut avoir massacré en nombre des gens s’opposant à la marche du « progrès ». 
              De la Révolution française à l’Espagne en passant par la Commune ou la Russie, mais ça n’empêche pas ces gens (comme l’auteur, qui contrairement à d’autres a comme circonstance atténuante sa jeunesse) d’être dans leur propre esprit des parangons de morale et d’humanisme alors qu’ils sont les pires fanatiques qui soient...

            • jullien 7 août 2014 11:11

              @Julien30

              Oui tous les grands moments de la légende de gauche sont en fait des carnages abjects, on dirait même que c’est ça le critère déterminant pour être reconnu comme un épisode glorieux, il faut avoir massacré en nombre des gens s’opposant à la marche du « progrès ». 

              Pas dans la France de 1936 où le Front populaire n’a tué personne.


            • jullien 7 août 2014 11:14

              @Eric

              Au cas où cela vous aurait échappé, les guerres civiles sont des situations violentes : elles portent naturellement à l’extrémisme. A ce petit jeu-là, c’est souvent celui qui a été le plus brutal qui l’emporte.


            • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 12:17

              @eric
              tu as comme beaucoup le tort de parler sans savoir, et de résumer cette période à une guerre entre bolcheviques et détenteurs de la Vérité (c’est-à-dire ceux qui pensent comme toi). Et en plus tu nous sors des parallèles avec d’autres pays qui sont tes croquemitaines, mais qui n’ont aucun rapport avec la choucroute. L’issue de cette guerre a été en fin de compte la résultante de forces provenant de l’extérieur, entre autres des gens qui en savaient plus que ceux qui étaient directement concernés, et qui comme toi savaient où était le bien des espagnols. Que les français méditent cette leçon quand ailleurs on ne désire que faire leur bien.


            • lsga lsga 7 août 2014 14:42

              Les Espagnoles avaient voter, et élu un président socialiste.

              Ce sont les nationalistes qui ont fait tomber le pays dans le cycle de la barbarie. Une fois ce cycle lancé, les hommes deviennent fou. C’est précisément ce que recherche la bourgeoisie nationaliste à chaque fois : que ce soit en Espagne, en Tunisie, ou en Palestine.


              La Bourgeoisie Nationaliste déclenche la barbarie, fait sombrer l’humanité dans la barbarie, et c’est ainsi qu’elle fait reculer les progrès sociaux. 



            • eric 7 août 2014 19:27

              Tout a fait, dans les grands moments de gauche, il y a les expériences durables avec massacres odieux, mais pas seulement. Il y a aussi les carnavals.( grande fête d’indifférenciations peu ou prou violentes) et sans lendemain (1936, 1968), les échecs rapides,auxquels le réel et les populations mettent fin assez vite ( Allende, Miterrand 1), et puis les longues periodes de stagnations maniéristes ( Brejenev, Miterrand suite et fin,Hollande...) Il est donc injuste de prétendre que les expériences de gauche ne débouchent que sur des massacres.« C’est souvent vrai, mais dépend du contexte et du degré d’excitation des dites gauches. Comme ce sont toujours des mouvements bourgeois, cela dépend du degré d’insatisfaction de la petite moyenne bourgeoisie lettrée a statut, souvent fonctionnarisée.
              Ainsi,Hitler fut élu massivement grâce a un électorat d’origine social démocrate, considérant que ses solutions étaient plus socialistes que ce que faisait leur parti traditionnel.

              Ce qui est sur, c’est qu’en dehors des courts moments festifs, il n’y a pas une expérience de gauche »durable« qui soit revendiquée par toutes les gauches comme le modèle de ce qu’il faudrait reproduire.En revanche, tous les vrais acquis sociaux durables pour le plus grand nombre ont toujours eu lieu sous des gouvernement libéraux. Je pense que c’est un des trucs qui les énerve le plus, pourquoi réussissent-ils a faire ce que nous ne faisons que dire sans succès.
               
              Les guerres civiles sont toujours les pires. Il est logique qu’il y ait eu des atrocités de tous les cotes. Le fait historique que la »république"ait massacre plus de monde, qu’elle l’ait fait de manière idéologique, dans la logique génocidaire qui était la sienne a l’époque, notamment sous les influence anarchistes et bolcheviques ( c’était le temps de la dekoulakisation), explique les violences des réactions du camp d’en face.

              Le monument Franco, tout a fait vrai, décret de 1940, commencement de la construction en 42 décision d’enterrer tous le monde en 1958 ( le coup des baptises, dans l’Espagne de l’époque, cela ne risquait pas d’exclure grand monde...surtout avec la facilite de vérifier, notamment pour les anonymes.., inauguration en 1959.

              Il aura donc fallu moins de 20 ans a l’Espagne nationaliste pour chercher la réconciliation.

              Pret de 80 ans après, les descendants des bolcheviques en sont encore a déterre rpour les encenser les cadavres d’un seul camp et a vouloir sortir les ossements des autres des cimetierres, comme cela se pratiquait sous la république, ou les anars s’amusaient a déterrer les corps des religieuses pour s’assurer qu’elles pourrissaient bien comme tous le monde.
              C’est une constante comportementale.En France,aussi les mêmes s’acharnent a prouver : que les vendéens n’ont pas été génocide, que de toute façon ce n’était pas eux, et qu’au fond, c’était bien fait. cet acharnement sur les cadavres, ce n’est pas toutes les gauches, heureusement. c’est la composante facho. Ce qui est gênant,c’est que le reste des gauches,celles qui sont démocrates,cautionnent le plus souvent ceux la.

              Ce sont ces proximités douteuses qui permettent d’affirmer que les gauches dans leur ensemble, on du mal avec la démocratie et les valeurs républicaines.


            • Julien30 Julien30 8 août 2014 21:30
              Oui, même moi qui suis de droite me suis laissé longtemps intoxiquer par la propagande de gauche et croyait jusqu’à il y a encore peu à la légende du croquemitaine Franco, mais je ne tombe plus dans leur éternelle combine, cacher ses propres saloperies en faisant de son adversaire un monstre cornu et sanguinaire.
              J’aurai juste une réserve sur votre commentaire au niveau de mai 68 qui a malheureusement de grosses conséquences au niveau sociétal en introduisant le poison de Marcuse dans les sociétés occidentales rendant le spectre des idées de gauche encore bien plus nuisibles.

            • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 11:23

              Tout ce qu’auraient souhaité les espagnols pendant la guerre civile, c’est qu’on les laisse régler leurs problèmes tout seuls, sans bolchos ni fachos importés.


              • lsga lsga 7 août 2014 14:44

                Ils avaient élu un président socialiste. 


                Ils voulaient suivre le modèle FRANÇAIS : Un juif au pouvoir, une réduction du temps de travail, l’instauration de congés payés, la diminution du temps de travail. 

                Ils auront eu la Bourgeoisie Nationale de Souche, qui, avec l’armée, a déclenché une barbarie atroce. 

              • Julien30 Julien30 7 août 2014 15:17

                Mais oui, c’est la bourgeoisie nationale qui a obligé les pauvres gentils républicains à exécuter des milliers de religieux, c’est l’évidence même.


              • PrNIC PrNIC 7 août 2014 12:01

                Midi : 15% ne sont pas d’accord avec l’article ....Pourquoi ? j’ aimerais savoir ce qui les contrarie

                PrNIC fils de républicain espagnol et de la retirada !


                • jymb 7 août 2014 13:38

                  Je ne puis, perso, plusser un article militant qui relit l’histoire comme un jeu vidéo avec les bons et les méchants. La réalité historique ( mais évidemment pas politiquement correcte) est que les républicains se sont livrés à de sordides massacres ( relisez Hemingway) et que l’on a volontairement oublié les actes grandioses comme de précipiter vivants dans des puits prêtres et religieuses, plus quelques ennemis du peuple désignés à la vindicte. mais bon, des religieuses ne sont pas des femmes sans doute. 

                  Franco a eu bien des défauts, vous serez d’accord sur ce point je suppose, mais au moins, le monument de la Valle de Los Caidos était destiné à tous les combattants de la guerre civile, quel que soit leur bord. 


                • Pepe de Bienvenida (alternatif) 7 août 2014 14:21

                  à tous les combattants de la guerre civile, quel que soit leur bord.

                  Decreto de 1 de Abril de 1940, disponiendo se alcen Basílica, Monasterio y Cuartel de Juventudes, en la finca situada en las vertientes de la Sierra de Guadarrama (El Escorial), conocida por Cuelgamuros, para perpetuar la memoria de los caídos de nuestra gloriosa Cruzada.
                  os de
                  C’est par ce décret qu’a été décidée l’érection du monument. « nuestra gloriosa Cruzada » (notre glorieuse Croisade), ça concernait aussi les républicains ?
                  L’information aujourd’hui n’est souvent qu’à quelques clics (et ici c’est un document officiel) ; Prétendre sciemment le contraire de la vérité, c’est de la propagande de cloporte.


                • lsga lsga 7 août 2014 14:45

                  Les Fascistes sont partout aujourd’hui.

                  Ce sont de véritables négationnistes. 


                  Ceux qui ont voté contre cet article pensent que ces femmes méritaient d’être tuées. Voilà la vérité. 

                • eric 8 août 2014 04:05

                  Ces femmes méritaient d’être tuées ? Je n’en sais rien au cas précis. Mais qui est responsable ? On sait qu’a partir de 1937, les républicains se fusillent entre eux, presque autant qu’ils fusillent les gens en fonction de leur appartenance religieuse, sociale ou politique présupposée.

                   Maintenant, l’expérience historique c’est que Franco est un des rares leaders démocrates ( voir l’histoire de sa vie sur Wiki, légaliste, respectueux de la république etc...(un peu comme Pinochet au Chili, choisit et nomme par Allende pour son exemplarité) qui a finit par craquer confronte a la mise en danger de la démocratie par les bolcheviques.

                  Il a gagne pour trois raisons principales : le soutien d’une large majorité du peuple espagnol,mais cela, on le trouvait aussi dans de nombreux autres pays qui ont succombe a la terreur bolchevique. La Russie par exemple, le Viet Nam. Dans ces deux cas, on avait des partis communistes para militaires fascisant, extrêmement minoritaires de l’ordre d’une dizaine de milliers de militants. Ils ont assure leur mainmise sur ces pays par la terreur systématique. On tue les anti, on tue le tièdes, on tue les indifférents, et on tue les mous au sein des sympathisants. Et on tue même de bons militants de temps en temps pour être sur que les autres ne se relâchent pas. (voir les histoires d’officiers bolcheviques des brigades internationales exécutant des volontaires pas assez dociles a leur gouts)

                  Franco a gagne, en appliquant des méthodes similaires( en moins systématique et moins au petit bonheur la chance bien sur, ce n’était pas, lui un sauvage, voir a nouveau les liens sur les victimes respectives des deux camps). C’est le premier enseignement. Face a ces fous furieux, sans joie ni haine, il y a un moment ou seules leurs propres recettes sont efficaces. Il faut tirer dans le tas.

                  Seconde critère, il a tenu parole et il était honnête. Il a promis aux héros de l’Alcazar de venir a leur secours, et il l’a fait, au lieu de prendre Madrid a peu prêt sans défense. Pendant toute la guerre,son camp a su qu’il pouvait compter sur lui. Au sud Vietnam, des dirigeants corrompu et menteur ont finit par succomber, malgré un soutien populaire anti communiste qui n’est pas démentit jusqu’au bout.

                  Il faut aussi reconnaitre qu’il a été aide par les circonstances. L’internationale communiste, en décidant de retirer les brigades, pour pouvoir tranquillement négocier le pacte germano-soviétique, avec les fascistes, a certainement accéléré sa victoire.

                  N’importe quel archeo communiste, saura vous expliquer pourquoi c’était une manœuvre extrêmement habile pour sauver la patrie du socialisme.

                  Ainsi, ces femmes ne sont pas tant des victimes du franquisme,que "les œufs de l’omelette qu’il faut savoir casser pour construire l’avenir radieux". A leur manière, elles furent, elles aussi, victimes du socialisme. D’avoir crut a ces gens pour lesquels les êtres humains ne comptent pas.

                  Dans les films de propagande socialiste, on explique doctement que si les brigades furent retirées, pratiquement en pleine bataille, c’était comme « preuve de bonne volonté ».....a vomir d’hypocrisie...Quelque mois plus tard, Staline, suivit par le gros des communistes mondiaux, célèbrent avec Hitler, une amitié et une collaboration qui dureront jusqu’à la veille de l’attaque allemande.


                • Pepe de Bienvenida (alternatif) 8 août 2014 09:44

                  Occupe-toi de ton pays et nous du nôtre.
                  Nous ne voulions pas plus de Franco que des cocos mais des sous-merdes comme toi sont venues nous dire ce qui était bon pour nous. Ton Franco vous a appelés aussi, toi et tes nazillons, et ça a donné Guernica. Ce qui choque dans Guernica ce n’est pas l’horreur (à la guerre comme à la guerre) mais le fait que des étrangers soient venus se mêler d’affaires internes et dézinguent tout sur leur passage.
                  Alors dégage avec ta pseudo science historique et mets-toi la dans le cul.

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