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Accueil du site > Tribune Libre > Les folies de la Guerre Froide révélées (9) : les militaires US conduisent (...)

Les folies de la Guerre Froide révélées (9) : les militaires US conduisent à un monstre

10 décembre 1963 : Robert Mc Namara, les lunettes bien propres, le costume tiré à quatre épingles et sa plus raie dans les cheveux annonce d'un air contrit la fin d'un vieux rêve spatial. Il vient d'enterrer le X-20 ; appellé auparavant Dyna-Soar (*), le projet de planeur spatial descendant direct des idées d'Eugen Sänger, défendue aux USA par Walter Dornberger, qui promenait encore à la NASA ses manteaux de cuir noir comme il le faisait à Peenemünde. L'engin, qui aurait pu devenir la première navette spatiale, était alors en cours de construction du premier prototype. Le choc est rude, c'est un projet très prometteur qui s'arrêtait brusquement et privait les militaires d'un véhicule leur permettant de revenir dans la conquête spatiale, maintenant qu'on leur avait dit que le X-15 ne servirait pas à envoyer des cosmonautes dans l'espace. Des militaires abattus par le couperet budgétaire provoqué par une guerre sans nom qui dévorait les budgets de la Défense.. Adroit politique, afin de ne pas subir les foudres de ses propres généraux, le même jour Mc Namara leur avait promis une compensation de poids : un laboratoire spatial piloté ou MOL (pour Manned Orbiting Laboratory), un projet imaginé trois ans auparavant. Malgré la déception de la pilule à avaler, les militaires s'étaient satisfaits de l'offre gouvernementale : pour eux, le MOL n'était rien d'autre qu'un satellite espion habitable : plutôt que d'envoyer des capsules toutes les semaines, ou presque, sur terre, remplies de photos prises au jugé, ou presque, là haut, comme ils le faisaient déjà, désormais il y aurait des cosmonautes-militaires qui choisiraient eux mêmes ce qu'il fallait photographier... paradoxalement venus pour un enterrement, les militaires avaient été invités à un baptême...

L'engin, une fois encore, ménageait la chêvre et le chou : comme véhicule spatial, l'armée se voyait dotée de la capsule biplace existante Gemini, le seul engin portant des sièges éjectables (de quoi convaincre des pilotes !), et comme laboratoire d'un long cylindre modulaire, dans lequel différentes "charges" pourraient être installées. Diverses configuration étaient présentées d'emblée, telle celle d'une station triple, formée de trois modules fixés côte à côte, ravitaillable par des capsules. Gemini qui ramèneraient sur Terre, avec leurs cosmonautes, le fruit des travaux des militaires (comme le montre ci-contre la couverture de Mécanique Populaire). Parmi ces travaux, bien entendu, l'observation de l'URSS par des appareils photos était la grande priorité, une URSS qui venait alors de montrer sur la place rouge de nouveaux missiles intercontinentaux qui avaient effrayé l'opinion publique américaine, bien aidée par les services de communication de l'US Air Force. Finies les capsules éjectées de satellites espions : les militaires s'engagent à devenir les futurs facteurs de l'espace ! Une véritable station spatiale !

Tout le monde en rêve alors : depuis les projets de Von Braun de roue céleste en mécano spatial (immortalisée par 2001 Odyssée de l'espace ou les aventures de Dan Cooper par Max Weinberg), les engins gonflables et les assemblages de morceaux de fusée,  tout le monde souhaite en construire une. Il faudra attendre Skylab et la série russe des Saliout-Mir pour en avoir, mais en 1963, effectivement, il n'en existe aucune autour de la Terre. Voilà les militaires ravis : avec leur MOL, ils reviendraient dans la course spatiale, captée par la seule NASA, c'est sûr. Leur projet ressemble un peu à une capsule Gemini traînant derrière elle une gigantesque boîte de coca, mais bon... lancés de Vandenberg en Californie, sur une orbite polaire à 150 miles (241 kilomètes), leur "boîte de coca" géante représentait un formidable endroit d'observation de leur ennemi juré... Pour l'instant, on ne sait trop bien quelle forme donner à ces stations "qui seront là dans 10 ans pour accueillir des missions de 1 à 5 ans dans l'espace pour 6 à 12 personnes" affirme un projet de Chrysler, en date du 13 janvier 1966...

Le projet reposait sur une cabine spatiale particulière, héritière directe du projet précédent, à première vue. Mais la capsule Gemini est tout l'inverse de Mercury, sorte d'obus spatial incontrôlable. Les cosmonautes, fort remontés contre l'intransigeance de la NASA face à leurs demandes de modifications de la cabine (une séquence célèbre de l'étoffe des héros le montre très bien) avaient reçu auprès des militaires un bien meilleur accueil qu'auprès des anciens nazis chapeautant le projet Mercury. Leur véhicule (ici sa première représentation en janvier 1962), doté de deux grands hublots en goutte d'eau, dans lequel un cosmonaute, Virgil Grissom (**) s'était beaucoup investi était tout autre en effet. Muni de deux sièges éjectables (et les cosmonautes de parachutes, donc !) il était un peu plus rassurant : jusqu'à 60 000 pieds (18 000 m) il y avait une sécurité d'assurée. pour ses occupants. La capsule se pose à plat dans l'eau (car on avait pensé à une aile Rogallo au départ pour la ramener sur Terre !) et non verticalement. L'engin était doté d'un radar de vol, pour s'approcher des autres vaisseaux spatiaux. Deux Gemini effectueront un magnifique ballet en décembre 1965, des essais de rendez-vous aérien auront lieu avec un étage d'Agena muni d'un collier spécial (dock) pour effectuer la première rencontre spatiale (avec Gemini 8, le 16 mars 1968, qui se finira hélas en tour de manège démentiel !). Lors d'une tentative avortée, on pourra admirer un autre dock, l'ATDA, encore muni de sa coiffe restée coincée, béant comme une tête d'alligator de l'espace.  Le vaisseau Gemini est donc avant tout pilotable, grâce à un nombre important de tuyères disposés tout autour de sa cabine ou de da juppe arrière. Pour en prime bien gérer le tout, c'est le premier véhicule spatial à posséder un ordinateur de bord (à mémoires de ferrite gigantesque pour l'époque  : 4 Mégas !) pesant 58,98 livres (27,20 kilos, les concepteurs ayant octroyé "60 livres maximum au concepteur !) donnant des indications en tant réel sur le tableau de bord. Bref, Gemini, vaisseau spatial performant, était une réussite totale, dont les militaires (et les cosmonautes consultés et pour une fois écoutés) pouvaient être légitiment fiers. En plus, elle inaugurait les toutes premières "fuel cell", autrement dit les batteries à hydrogène, signées General Electric, installées dans la jupe arrière, qui seront obligatoires pour aller sur la Lune (les batteries classiques étant bien trop lourdes et les panneaux solaires trop encombrants).

Le projet du MOL, très beau sur le papier, une fois lancé, se heurte vite pourtant à des contingences imprévues : c'est bien beau d'avoir un module habitable et un véhicule comme Gemini comme avion-taxi, mais comment fait-on pour passer de l'un à l'autre ? Gemini est encombré, à bord ses cosmonautes se plaignent de l'absence de place lors des vols de longue durée (15 jours sur un siège éjectable, pensez donc de vacances - Gemini 7 avec Frank F. Borman, II et James A. Lovell effectueront un record de 14 jours d'endurance ; ils feront 206 tours de terre * !) et se retrouve avec dans le dos une énorme case à équipements (dédoublée) contenant de quoi changer d'orbite ou de se maintenir en vol plus longtemps. Comment faire, donc, pour passer d'un volume à l'autre ?   On envisagera 4 façons, représentées ici à gauche par ce petit schéma où ce qui est en bleu sont les volumes habitables. En commençant par le bas, la D est la pire de toutes : celle de la sortie dans l'espace, avec décompression du véhicule Gemini et du voisin du cosmonaute, car les deux sièges sont côte à côte dans la même cabine.La C est le gonflage d'un tunnel souple contournant la séparation entre cabine et module. L'expérience malheureuse de Leonov qui faillira mourir étouffé dans son extension de cabine gonflable mettra vite la solution au rencart ; pas assez fiable. Les russes, onfrontés au même cas, choisiront... la sortie dans l'espace !

La B est une sorte de repliage de la capsule sur le côté du module : efficace, mais complexe, car il faut prévoir une ouverture interne large dans ce module pour que la porte de Gemini, au moins une, puisse s'ouvrir dans le compartiment à l'arrière. Ou prévoir une trappe, qui ne peut pas se ternir sur le fond de la capsule, mais sur le dessus, entre les deux portes d'éjection : or il n'y a aucune place pour ça !  Reste la A, à savoir de prévoir d'emblée un tunnel reliant le module à la cabine spatiale Gemini en traversant la case à équipements. Problème, au bout en partant du module ; il y a le bouclier de rentrée. Qu'il faut donc découper et reboucher par une trappe, qui s'ouvre dans le dos d'un des cosmonautes, ou plutôt entre les deux sièges. A savoir qu'il faudra de belles contorsions aux cosmonautes pour entrer là-dedans ! Sur les modèles de préparation, on construira bien ce tunnel au travers des deux anneaux d'équipements. Mais ce sera la solution retenue : elle sera même testée lors du vol de Gemini 2... le 3 novembre 1966 : au retour, on retrouvera la trappe... vitrifiée, collée irrémédiablent au bouclier ; le produit réfractaire entourant la fameuse trappe ayant fondu. Une fausse bonne idée avait été choisie : confiant,  les techniciens pensaient pouvoir résoudre le problème. Le plus simple étant en fait de changer intégralement de bouclier à chaque vol, si on voulait relancer l'une des Gemini devenue Gemini B ayant déjà volé. Malgré le contretemps, en 1967 Gemini-MOl est le plus gros programme spatial de l'armée US. Ici, le cosmonaute Robert Crippen devant la partie de bouclier qui a été découpée et où se trouvait la trappe d'accès au MOL. A ce moement-là, les russes ont déjà choisi : ils sortiront, eux, dans l'espace, pour passer d'un véhicule à l'autre. Le premier à tenter le coup étant Léonov, le 18 mars 1965 (en pleins préparatifs de Gemini, aux USA !).

L'engin est tellement bon qu'on songera un temps à lui pour se rendre... sur la Lune en mission circumlunaire (pas pour y atterrir, donc). Des projets secrets déclassifiés ont démontré en effet que McDonnell Douglas en particulier avait songé à le faire. Le fameux tunnel est toujours là sur les croquis : c'est donc bien la Gemini B qui a servi comme modèle. Comme l'anneau technique qui la relie à la fusée est plus large, on peut supposer que la fusée utilisée aurait été un étageS-IVB stage de Saturn IB. L'engin appellé "Gemini L" aurait pesé 8867 livres (4 tonnes). A l'arrière de la capsule, sur une des propositions, deux panneaux s'ouvrant en "aile de mouette" auraient servi à diriger vers la Lune des capteurs divers... dont une caméra. Sur une autre, c'est un cargo de ravitaillement que devient la Gemini B... pour Skylab, peut-être bien :

Des astronautes, il y en aura 17 de recrutés (dont pour la première fois un noir), pour le projet MOL, dont 13 venant de l' Air Force, 3 de la Navy, et une de la Marine. Deux se tueront dans des crashs dans leur avion d'entraînement, dont Robert Henry Lawrence Jr, le 8 décembre 1967,(le seul noir du contingent) à bord d'un F-104 biplace. 7 partiront à la NASA rejoindre le programme du Space Shuttle : Robert Crippen (qui deviendra directeur du Kennedy Space Center), Richard Truly (qui sera administrateur de la NASA), Karol Bobko, Charles Fullerton, Henry Hartsfield, Robert Overmeyer, et Donald Peterson. James Abrahamson deviendra directeur du Strategic Defense Initiative. Robert Herres finisant Vice Chairman du très prisé Joint Chiefs of Staff, le conseil du président dans le domaine de l'armement ou de la conduite de la guerre.

A noter que pour leur formation, ils feront connaissance avec le "Vomit Comet" : au départ un C-131 Samaritan utilisé par le projet Mercury, à ce moment-là deux Boeing KC-135 (NASA 930 et NASA 931 - N931NA configuré pour ses fameux vols elliptiques au dessus du golfe de Mexico. Le procédé, destiné à fabriquer quelques secondes d'apesanteur, deviendra un grand classique des entraînements de cosmonautes.

La vie en apesanteur pendant 15 jours n'étant pas la même que celle d'un seul bond dans l'espace, les cosmonautes civils de Gemini ont déjà abandonné les tenues couleur aluminium de Mercury pour d'autres moins voyants. "Comme le programme spatial américain avec le progressé dans le Projet Gemini, un nouveau, costumeplus avancé était nécessaire, pour plusieurs raisons.  La première est que les missions allaient être long jusqu'à 2 semaines dans la durée et les costumes-devait mettre plus à l'aise. En outre, étant donné que certains astronautes de Gemini allaient s'aventurer à l'extérieur pour effectuer des sorties extravéhiculaires, ils auraient besoin d'un costume qui offrait une protection accrue contre les radiations et les impacts de micrométéorites avec des couches supplémentaires genre armure, si vous voulez. Le costume de base de la NASA pour Gemini était le David Clark G4C, porté ici par John Young (pilote principal) et Mike Collins (pilote). Au lieu des joints de type tissu utilisés dans la combinaison de Mercury, la combinaison spatiale Gemini était une combinaison entre une pression interne et une couche extérieure de retenue de liaison, qui faisait que la combinaison était plus souple lorsque l'ensemble était sous pression. Pour l'étanchéité aux gaz, la pression été faite de nylon enduit de néoprène et recouverte d'un filet tissé à partir de fils de Dacron et de Téflon.  La couche interne légèrement plus petite que la couche pressurisée, réduisait la rigidité du costume quand il était sous pression et servait comme une sorte de gros œuvre, un peu comme un pneu contenait la charge de pression de la chambre à air dans l'ère avant les pneus "tubeless". Le design abouti à l'amélioration de la mobilité des bras et de l'épaule. Notez que maillot de Mike Collins est légèrement différent, en incorporant quelques couches supplémentaires de matériau pour lui donner une protection supplémentaire lors de ses sorties dans l'espace ; le costume de John est plus mince, parce que le commandant, va rester à l'intérieur du vaisseau spatial. Ces combinaisons ont été portées sur la plupart des missions Gemini,  le costume d'Eugène Cernan portant supplémentaire de protection sur les jambes et le bas du torse pour résister aux gaz d'échappement du kit de l'Astronaut Mobility Unit (AMU), qu'il était prévu de tester, même si ce n'est jamais arrivé en fait. Pour les 2 semaines de mission Gemini 7, Frank Borman et Jim Lovell portaient les costumes légers, plus confortables (des G5C)." Des costumes différents ? Les cosmonautes du MOL aussi alors : effectivement. Bien après la suppression du programme, on les retrouvera, par hasard, en 2005, bien cachés et déjà préparés, sur des étagères : il étaient.... de couleur bleue pâle, la couleur de l'Air Force et étaient appelés des "MH-7". A côté de lui, on retrouvera un projet d'Integrated Maneuvering Life Support System, pour se déplacer dans l'espace et être founrni en oxygène, créé par United Aircraft's Hamilton Standard Division. MOL était très avancé, comme projet.

La première étude du MOL remontait à 1960, désignée alors SR-178 et intitulée "Global Surveillance System" (voir ci-dessus extrait)Le projet avait eu tout de suite un fervent supporter : Lyndon B.Johnson, sénateur du Texas, ex-vice-président devenu président comme on le sait qui annonce en août 1965 qu'un budget de 1,5 milliard de dollars est (enfin) alloué au projet. C'est son vrai démarrage, jusqu'ici ce n'étaient que des études sans industrialisation. C'est la Douglas Aircraft Company qui est nommée maître d'œuvre. Deux ans plus tard, le budget a gonflé pour atteindre 2,1 milliards de dollars. Le fait que tout le projet Gemini ait été pensé et réalisé au Manned Spacecraft Center, de Houston, Texas ne doit pas être un hasard dans l'intérêt... électoral que portait LBJ au projet. Les liens unissant LBJ et la CIA non plus : à l'affût, elle lorgnait elle aussi sur un projet similaire !

Le mot Laboratoire choisi pour désigner le MOL permet à l'armée de ne pas désigner ce qu'elle souhaite y mettre. Si des armes semblent avoir été suggérées, le gros cylindre traîné derrière Gemini B pouvait se voir attribuer différentes missions. Un document déclassifié l'indique par l'exemple, en montrant 4versions possibles. Une des versions apportait l'extension des missions à 90 jours au lieu de 14 jusqu'ici à bord de Gemini. Avec un second compartiment à aménager. Une autre version prévoyait de faire du MOL un module pour les tests de la NASA, avec des expériences biologiques et une surveillance de la terre pour la météo ou l'agriculture, avec un module central muni de grandspanneaux solaires. Une autre était encore un camion à tests, cette fois orienté entièrement sur les ressources terrestres. En aucun cas on ne met en avant une mission de type militaire, à savoir avec un engin armé ou une mission d'espionnage.

Sauf le dernier, peut-être ; qui était très impressionnant en présentant un télescope immense, chargé selon le document secret d'une "mission d'astronomie". Cette dernière, fortement minimisée par la propagande représentait en fait un vieux souhait des militaires :  de pouvoir disposer des meilleurs clichés d'espionnage de l'URSS le télescope n'aurait pas eu d'ouverture vers l'espace, mais en direction de la terre. MOL aurait pu devenir un... super satellite Corona. Au final, les militaires, qui on le sait n'ont peur de rien, proposeront même une station alimentée par... l'énergie nucléaire.

Mais au delà des projets annoncés, MOL vivait déjà ses dernières heures. Si Johnson avait défendu le projet à bout de bras, le président suivant ne fera pas de même. De nombreuses rumeurs avaient déjà couru, affirmant que le projet serait "bientôt" arrêté : chez les cosmonautes recrutés c'était même devenu un private-joke entre eux, comme on peut l'entendre dans le documentaire "Astrospies" (voir ci-dessous les références) . La NASA et les militaires avaient été priés entre temps par l'administration US de se rapprocher dans le but d'édifier ensemble une station spatiale, car leurs deux projets pouvaient effectuer des tâches similaires. Mais il y avait un hic : ce que la NASA voulait faire à bord de sa station, comme des expériences physiologiques et autres, ces dernières pouvaient être faites à bord de MOL, mais à l'inverse, très peu de ce que voulait faire l'Air Force pouvait être fait à bord du laboratoire de la NASA. Le problème pour la NASA résidait surtout dans les orbites polaires du MOL, qui ne l'intéressaient pas du tout. 

Quelques jours avant sa soudaine disparition, les plus hautes sphères de l'armée de l'air étaient encore sûres que le programme serait poursuivi, avec des lancements habités, attendus pour 1972. "Le 10 Juin 1969, sans préavis, sous-secrétaire à la Défense David Packard annonçait l'annulation du programme MOL, qui touchait 12 000 emplois chez les divers sous-traitants. La Maison Blanche avait décidé une réduction importante des budgets de la Défense et avec le programme Apollo sur la bonne voie pour un atterrissage sur la lune un peu plus tard dans l'année, un programme spatial habité secondaire militaire pouvait être sacrifié". Selon certains, l'inimitié profonde entre Nixon et le sénateur démocrate Stuart Symington, un entrepreneur fortuné qui avait été secrétaire de l'Air Force en 1947 sous Truman, et avait organisé le pont aérien de Berlin, et qui était surtout un bruyant défenseur de la puissance aérienne des Etats-Unis, avait énormément joué : juste avant, Symington, cet intriguant, partisan à outrance de la Guerre Froide, avait fait toute une campagne pour dénigrer les dépenses de Défense et le programme "Safeguard," avec les missiles Spartan et Sprint de protection de sites, son "Perimeter Acquisition Radar" en "phased array" et le "Missile Site Radar". Partisan à outrance des gros bombardiers et des missiles ICBM ; il ne comprenait pas que les USA puissent dépenser pour protéger leurs sites sensibles sans fabriquer en même temps des instruments d'attaques de l'URSS ! Or l'entrepreneur principal du MOL, McDonnel-Douglas avait son siège situé à St louis, dans l'État d'origine de Symington : Nixon aurait ainsi voulu torpiller les emplois de son rival, pensait-on.  Mais en réalité, la majeure partie du travail McDonnel-Douglas MOL se faisait en Californie En tout cas, le sénateur, qui avait passé un bon temps de sa vie a critiquer le secrétaire à la défense James Forrestal, s'est évidemment plaint bruyamment partout de l'annulation du MOL dont il était un chaud partisan, au point d'exacerber Nixon sur ce seul contentieux. Symington était une grande gueule anticommuniste qui s'était plusieurs fois pourtant pris en grippe le senateur Joseph McCarthy, qu'il détestait. Hantant les couloirs de la Maison Blanche (il est ici aux côtés de Kennedy et Bob Hope), arpentant les bases militaires en compagnie des généraux, il était aussi passablement givré : il avait un jour évoqué la vie d'humanoïdes sous terre comme étant une possibilité sérieuse ! Il était plutôt fantasque : partisan de la guerre à outrance contre le communisme, et soutien actif de la CIA, il est devenu progressivement partisan de paix au Viet-Nam (d'après le Bulletin of the Atomic Scientists de 1969) !

Symington, qui se croyait toujours secrétaire d'Etat sous Truman, avait derrière lui un lourd passif de manipulateur de chefs d'état ou de décideurs au Pentagone : c'est de sa faute, en effet, si la lignée prometteuse des ailes volantes de Jack Nortrop avait été envoyée à la feraille comme on le raconte ici : (...) "deux mois plus tard, en effet, tous les contrats  d'aile volante ont été annulés,cbrusquement, sans explication par ordre de Stuart Symington, le secrétaire de l'Armée de l'Air. Peu de temps après, Symington a également rejeté une demande de la Smithsonian pour l'Armée de l'Air de faire don de l'une de ces grandes ailes à sa collection de dessins d'avions novateurs de Northrop." Bref, il désirait qu'il ne reste rien de cette série d'appareils extrarordinaire. Les raisons de sa furie destructrice étaient en prime sinistres, celles d'un profiteur de guerre :  "dans une interview aux actualités de 1979, Jack Northrop a brisé le long silence et a déclaré publiquement que tous les contrats d'aile volante avait été annuls parce que la Northrop Aircraft Corporation avait refusé de fusionner avec son concurrent Convair, selon la forte insistance de Stuart Symington, parce que, selon Jack Northrop, la fusion avec Convair demandes était « une injustice flagrante envers Northrop..." Un peu plus tard, Symington est devenu président de Convair après avoir quitté son poste de secrétaire de l'Armée de l'Air. Les allégations d'influences politiques dans l'annulation de l'aile volante ont été étudiéqs par le House Armed Services Committee, où Symington a publiquement nié avoir exercé une quelconque pression sur Northrop pour fusionner. Son fils, John Jr. Northrop, a raconté plus tard lors d'une interview dévastatrice que son père avait eu tout au long de sa vie le soupçon que son projet d'aile volante avait été saboté par l'influence politique d'arrière plan qu'avaient menée Convair et l'USAF".

Depuis le début effectif du projet MOL, à la fin de 1965, 1,3 milliard de dollars avaient été dépensés pour le programme quand il a été brusquement interrompu en 1969. Certains évoquent plutôt la somme de 2,1 milliards. La fin brusque du projet avait été perçue comme un revirement purement politique, une sorte de lubie d'un président caractériel, sinon de l'alcoolique qu'il était déjà. D'autres encore faisant partie du programme affirmeront qu'il ne manquait plus que 100 millions de dollars pour terminer le projet... qui avait prédenté un système que d'autres s'étaient empressés depuis de reprendre et de modifier : visiblement, le télescope prévu à bord de MOL avait déjà été commandé quelque part par les militaires qui avaien pris en la cironstance les devants. La CIA eut vite fait de ne pas laisser tomber l'idée. Elle proposa de transformer un des MOL, projet piloté, rappelons-le, en projet... de satellite automatique totalement.... inhabité. En remplaçant Gemini B par une coiffe de satellite contenant 4 capsules à récupérer, ce qui n'était pas sans rappeler ce qu'on avait déjà vu. Le projet Dorian était né. Il devait être.... absolument monstrueux.

Le miroir au fond du corps du satellite faisait 2,34 mètres. La NRO avait en effet demandé à Perkin-Elmer de lui fabriquer un tel miroir, via un polissage contrôlé par ordinateur, un des premiers du genre. Or au même moment, la NASA avait dans ses cartons Hubble (aux fonds approvisionnés dès 1970, avec un lancement prévu en 1983, il sera finalement lancé le 24 avril 1990) qui, au départ, devait avoir un miroir de 3 m de diamètre. Interrogée sur le pourquoi de ce "downsizing", la firme polisseuse répondra candidement : " le passage à un miroir de 2,4 mètres permettrait de réduire les coûts de fabrication par en utilisant les technologies de fabrication développées pour des satellites-espions militaires". Dès 1970, la CIA était décidée à scruter l'URSS avec un Hubble tourné vers la Terre et des engins dont les miroirs valaient plus de 350 millions de dollars pièce ! L'administration de Nixon avait arrêté un projet au prétexte de son coût trop élevé, et la CIA, qui n'avait de comptes à rendre à personne, s'en était emparée ! En dépensant bien plus ! Car les sommes dépensées vont devenir gigantesques !!! Une réflexion de "Pinball Shawn" ; dans www.space.com, à propos du dernier de la lignée des satellites Corona résume parfaitement le problème : "Attendez-là, nous avons mis d'énormes satellites de 60 pieds de long et 30 000 livres en orbite en 1972, juste pour prendre quelques photos, mais nous avons eu besoin de l'aide du monde entier pour construire l'ISS ? C 'était juste pour montrer combien d'argent pour les déchets militaires par rapport au financement du programme spatial. Pour tout l'argent gaspillé, nous aurions pu avoir aujourd'hui une ville sur la Lune et 10 stations spatiales". Exactement, hélas, dirons-nous.

Pour certains, dont notre spécialiste Dwayne Day, les commandes de miroirs avaient bel et bien été passées, et certains ont atterri des années après ailleurs, dans d'autres projets civils. On croit avoir déterminé par exemple que l'observatoire astronomique installé à Mount Hopkins en Arizona appellé le Multiple Mirror Telescope (MMT), et fabriqué sur la base de 6 miroirs pourrait avoir bénéficié de ses fameux rebus de l'armée. Il a été construit dans les années 70 et démantelé dans les années 90, remplacé depuis par une formule à un seul miroir. Un des enquêteurs sur le sujet a retrouvé par exemple Aden Meinel, qui était à la tête en 1970 du Department Head of the Optical Science Center à l 'université de l'Arizona, et un collègue de Gerard Kuiper, directeur de l'University’s Lunar and Planetary Laboratory jusqu'à sa mort en 1973. Selon lui, Meinel avait dit pouvoir se procurer des "miroirs spatiaux" faits de borosilicate, fabriqués par Corning Glass de New York ; la firme qui avait fourni celui du Mont Palomar en 1947. Or chacun des miroirs obtenus ne faisait que... 1,250 livres (565 kilos) soit à peine 13% du poids d'un miroir terrestre habituel et était complètement plat, sans courbure, qu'il a fallu retailler, donc : plus légers, car destinés à l'espace ! Des miroirs de renvoi et non de concentration de lumière ; exactement ceux prévus pour le MOL avec le projet Dorian et ceux des satellites KH-6 Lanyard, KH-7 et KH-8 Gambit !

(*) les deux épisodes d'un documentaire de l'Air force sur le Dyna Soar :

1) http://www.youtube.com/watch?v=IpO5q86Bqys&feature=related

2) Aerospace Killer Bees : USAF X-20 DynaSoar Reusable Spaceplane, Part 2 of 2

Un autre daté octobre 1961-juin 1962 expose les progrès de la construction du Dyna Soar :

1) http://www.youtube.com/watch?v=drfcrl_vc8M&feature=relmfu

2) http://www.youtube.com/watch?v=muNYhj9DFrM

On y évoque la nature du revêtement : du zirconium pour le nez, et des "alliages" de nickel pour le fuselage.

A noter que parmil l'équipe de cosmonautes sélectionnés pour le projet Dyna Soar figurait un certain... Neil Armstrong. Il s"y exercera à bord d'un avion rare, le Douglas F5D-1 Skylancer, élégant prototype qui n'atteindra jamais la production. Dans cette étonnante vidéo, on verra 3 cosmonautes (Gus" Grissom, Walter Schiara et... Neil Armstrong essayer la cabine (fort étroite) du Dyna Soar. L'approche d'Armstrong pour calculer un décollage avorté de Dyna Soar devant planer pour se trouver une piste pour se poser avait été fort prosaïque avec un avions ressemblant le plus possible aux qualités de vol envisagées pour le X-20 : "Avec l'avion sélectionné, Armstrong est allé sur le site de lancement prévu à Cap Canaveral dédié au DynaSoar, pour mesurer les longueurs et les distances des pistes à partir d'un rampe de lancement et a dessiné un croquis de la disposition. Il a apporté cette esquisse à son retour à l'Edwards Air Force Base et a reproduit le tracé de la piste sur le bord du lac asséché Rogers. Ensuite, Armstrong a fait volé son Skylancer aussi près que possible de la trajectoire du DynaSoar lors d'une interruption de lancement. Il a commencé à faire voler le Skylancer à environ 200 pieds au-dessus du sol du désert à à-peu près 575 miles par heure. Quand il a atteint la rampe de lancement dessinée, il a lancé vers le haut le nez de l'avion et a commencé une montée raide verticale. Il a tiré 5 G, montant à une altitude de 7.000 et 8.000 pieds - là où la mise à feu du moteur DynaSoar l'emmenerait au cours d'une interruption de lancement. Tel un arc électrique, il s'est tourné vers le haut, à la verticale, a trouvé le terrain, et a guidé l'appareil pour un atterrissage en douceur sur sa piste esquissée.C'était certes une méthode efficace - l'École USAF Test Pilot a même adopté la manœuvre dans son programme de formation - mais plus pratique qu'utilisable. Des années plus tard, Armstrong a avoué que même si sa solution de lancement avort aurait dû fonctionner, il était heureux, de n'avoir jamais eu à essayer en vrai Dyna-Soar."

(**) cela restera le record avant les missions dans Skylab.

A noter que Virgil Grissom, qui avait été accusé d'avoir laissé couler sa capsule Mercury en ouvrant trop tôt le panneau de sortie (qui s'était en fait déclenché tout seul) n'était pas dénué d'humour : il nommera sa capsule Gemini III "Molly Brown", car selon la contine, "Molly Brown ne sombre pas". Le nom provenait d'une comédie musicale qu avait repris le celui d'une héroïne de Titanic. L'administration de la NASA lui interdira, un premier temps, de le faire, puis acceptera : plutôt taquin, Grissom avait proposé "Titanic" à la place ! Elle se vengera en interdisant à ses successeurs de donner un surnom à leurs vaisseaux. Le procédé répparaîtra, sous la pression des cosmonautes, lors du projet Apollo. Grissom, grillé vivant dans Apollo 1, était l'un des cosmonautes les plus attachants et les plus décidés à faire valoir ses droits face à la paperasserie abusive qui l'environnait, lui et ses camarades. Une scène touchante de l'Etoffe des héros montre sa femme qui ne veut pas paraître devant la caméra car elle était... bègue, et les journalistes l'auraient moqué.

"Astrospies" est un excellent documentaire sur le sujet (ça démarre par la découverte de deux costumes bleus : ceux du MOL : le début de l'enquête, fort bien menée. Avec Mac MacLeay, un des cosmonautes pressentis pour la mission et d'autres : Albert Crews, Bob Truly, Bo Bobko, Donald Peterson, Robert Herres , James Abrahamson, Hank Hartsfield, ou Bud Evans.

1) http://www.youtube.com/watch?v=pMDZ6eF-45w

Dans l'épisode 2, on peut voir les tests du tunnel d'intercommunication.

Et une très étonnante maquette située au fond de l'eau aux îles Buck dans les Caraïbes. Et un aveu : cet entraînement comportait aussi une mission d'attaque possible des autres stations soviétiques : on songeait bien à armer le MOL (nous y reviendrons) !

2) http://www.youtube.com/watch?v=4yXWRCyhQ2Y

3) http://www.youtube.com/watch?v=0PC3ExAQEZU&feature=relmfu

Selon le documentaire, la résolution du télescope à bord du MOL aurait été de 7 cm, ce qui semble fort présomptueux. L'analyse par ordinateurs est vue également dans le sujet. On insiste aussi sur le prix faramineux du programme. La concurrence avec la station concurrente russe Almaz, que nous verrons bientôt, est également évoquée.

4) http://www.youtube.com/watch?v=GiM2D0N3pIk

L'annonce de la fin du programme a provoqué un choc considérable chez les cosmonautes recrutés. L'avenir des 14 restants devenait inquiétant. L'homme sur la Lune avait tué le programme précise le reportage, qui visite ensuite l'intérieur de l'Almaz sa gigantesque caméra, et son télescope hyper-grossissant, et sa surprise à bord... La mission des cosmonautes russes durait 15 jours, comme celle qui avait été prévue pour le MOL !


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48 réactions à cet article    


  • morice morice 6 septembre 2012 12:28

    la news du jour est que Sarkozy est donc un gros balourd....


    lisez, vous saurez pourquoi :

    Imhotep, on a besoin de toi ici, reviens nous en parler !


    « la justice peut enfin passer » il avait écrit !

    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 6 septembre 2012 20:02

      Rien à voir avec le sujet (sacrée compil, au passage) mais bonne nouvelle, bien que pas très surpenante, que nous offre là 20mn...


    • morice morice 6 septembre 2012 20:51

       bonne nouvelle

      la bonne serait qu’Imhotep revienne aussi !

    • Emmanuel Aguéra Emmanuel Aguéra 7 septembre 2012 08:07

      En effet...


    • Aldous Aldous 6 septembre 2012 12:46

      Une vraie encyclopédie cet article !

      Petite rectification tout de même : le concept de station spatiale sous forme de roue (type Odyssée de l’espace) n’a pas été inventée par Von Braun mais par le russe Constantin Tsiolkovsky dans la période 1890-1920.

      Tsiolkovsky a aussi mis au point l’équation qui porte son nom et qui détermine la loi fondamentale de rapport des masses, qui implique le découpage des fusées en fusées à étages.

      Ouvrages majeurs :

      L’Exploration de l’espace cosmique par des engins à réaction, 1903
      Au-delà de la Terre, 1920

      La comparaison entre Tsiolkovsky et Von Braun est très interessante :

      Tsiolkovsky est un mathématicien, qui modélise les lois de l’astronautique à une époque ou la technologie spatiale n’existe pas.

      Von Braun est un ingénieur de guerre, cherchant à mettre au point une bombe volante balistique et qui par évolution progressive aboutit à créer la technologie spaciale et concrétise les engins d’astronautique que Tsiolkovsky a prophétisé.

       


      • morice morice 6 septembre 2012 13:03

        Petite rectification tout de même : le concept de station spatiale sous forme de roue (type Odyssée de l’espace) n’a pas été inventée par Von Braun mais par le russe Constantin Tsiolkovsky dans la période 1890-1920.


        ça je ne l’ai pas vérifié en effet, merci.

        • Deneb Deneb 6 septembre 2012 17:47

          Non, c’est un ingénieur slovène.


        • Hippotaine 6 septembre 2012 21:00

          Un consultant irakien en aéronautique, un employé d’Areva département combustible nucléaire, un officier britannique se donnent rendez-vous dans un endroit discret de Haute-Savoie ?


          • morice morice 7 septembre 2012 01:06

            c’est un mec qui était secrétaire dans une boîte de photographie aérienne depuis 2007 qui vient de se faire flinguer.


            La boîte : AMS 1087 Limited



            directeur : James Barnett

          • Laurent C. 6 septembre 2012 21:59

            Bonsoir morice,

            Finalement, qui a gagné cette course à l’espace ?

            Les US, qui ont marché sur la lune et envoyé Voyager hors du système solaire.
            ou
            Les russes avec 1770 tirs de leur fusée, toujours capable de satelliser un homme, tout là haut.


            • morice morice 6 septembre 2012 23:35

              le deux ,car sur le long terme les russes s’en sortent mieux aujourd’hui : le rêve martien est désormais au placard chez tout le monde.


              avec l’argent dépensé on aurait eu de 10 à 20 stations spatiales type ISS

            • Pyrathome Pyrathome 6 septembre 2012 23:24

              Un vrai régal de doc...thanks !

              Symington .....était aussi passablement givré : il avait un jour évoqué la vie d’humanoïdes sous terre comme étant une possibilité sérieuse !

              Je ne juge pas cette possibilité plus crédible que d’autres, mais s’il existait réellement des bases (on va dire « EBE » ) sous la mer, nous pourrions parfaitement être dans l’impossibilité technologique de les détecter....

              Mais il faut dire que le personnage est vraiment givré à d’autres égards, il est atteint de « mégalomanie », un thème récurent chez ces gens-là....


              • morice morice 6 septembre 2012 23:36

                 mais s’il existait réellement des bases (on va dire « EBE » ) sous la mer, nous pourrions parfaitement être dans l’impossibilité technologique de les détecter..


                impossible et ridicule : on va repartir vers la terre creuse, je le sens... 

                • Pyrathome Pyrathome 7 septembre 2012 00:00

                  on va repartir vers la terre creuse, je le sens...

                  Non, ça , c’est Jules Verne....ah ah ah !!
                   
                  Ya mon pote Gallilée devant des méchants curés qui lui ont dit la même chose, la terre ronde qui tourne autour du soleil, non ! « impossible et ridicule »....... il a faillit y passer, hein ? ils voulaient le faire griller, les cons....



                  • morice morice 7 septembre 2012 00:15

                    Galilée me paraît un tantinet plus intelligent que Von Daniken, non ??????


                    car faire plus idiot que le second est difficile....


                    on va devoir demander à un spécialiste....

                    • Pyrathome Pyrathome 7 septembre 2012 00:46
                      car faire plus idiot que le second est difficile....

                      Il pose devant l’ampoule à incandescence supposée Ègyptienne, la lumière morice, allumez la lumière !! smiley

                      Et là, chassez le rationnel, il revient toujours au galop....pourquoi ne pas évoquer une ruine antique engloutie ?


                    • Pyrathome Pyrathome 7 septembre 2012 00:26

                      In the NAVY.....♪ ....en Faf ça donne :.... dans la Marine....♪ 

                      Sujets passionnant, n’empêche !!..
                      http://www.messagetoeagle.com/worldsoldesttoycar.php#.UEkifc_GVSE

                      ..


                      • bert bert 7 septembre 2012 00:34

                        les bouteilles de rouge dans l’espace c’est vraiment un concept sympa


                        • morice morice 7 septembre 2012 00:37

                          pyra, votre site est un merdier sans nom qui mélange tout. ex :


                          c’est du Charroux... pure beurre !

                          • Pyrathome Pyrathome 7 septembre 2012 01:00

                            ya des choses intéressantes, des indices ténus.....
                            http://www.messagetoeagle.com/romartifactalumin.php#.UEkoac_GVSE
                            Du vrai, du faux, du crédible et du pas crédible....pas pire que la presse actuelle au moins....


                            • Panzerfaust 7 septembre 2012 10:18

                              Sacrée bouffée de nostalgie que cet article très bien documenté. J’ai personnellement suivi avec émerveillement en tant qu’adolescent Mercury, Gemini, Apollo.

                              L’après Apollo me laissa cependant un peu sur ma faim. Bien sur les sondes planétaires sont des succès époustouflants ainsi que les satellites de télécommunications d’ailleurs.

                              Mais pour le reste… La station spatiale n’est qu’un gadget hors de prix ou se font des expériences sans portée scientifique ou industrielle réelle et qui pourraient tout aussi bien être faites par des satellites automatiques. En fait cette station ne sert qu’au prestige technologique des pays concernés et à la survie de l’industrie spatiale. Sans parler de la navette qui devait baisser le prix de l’accès a l’espace et qui au contraire l’a fait exploser, sans mauvais jeux de mots.

                              Soixante and après le début de l’ère spatiale, la présence de l’homme dans l’espace reste anecdotique. Les succès de l’astronautique sont modestissimes comparés aux réalisations de l’aéronautique omniprésente et à la porté de presque tout le monde aujourd’hui.

                              Et la suite ne s’annonce pas mieux. Le retour vers la lune se limitera dans le meilleur des cas à l’envoi symbolique de quelques individus, comme pour Apollo. Quant à Mars je doute que mes petits enfants verront cela. Difficile de parler de conquête de l’espace, tout au plus pourrait on qualifier cela de rares exploits technologiques à l’extrême limite de nos capacités technologiques et économiques.

                              Pour réaliser une véritable conquête du système solaire, des avancées technologiques majeures seront nécessaires. La propulsion chimique montre clairement ses limites. Des solutions comme l’utilisation de l’énergie nucléaire ou l’effet vasimir doivent être développées. Mais ceci nécessitera un courage politique et industriel des agences spatiales qui pour l’instant préfèrent engouffrer des sommes phénoménales dans des solutions éprouvées mais sans grand potentiel de progrès.


                              • morice morice 7 septembre 2012 11:21

                                La station spatiale n’est qu’un gadget hors de prix ou se font des expériences sans portée scientifique ou industrielle réelle et qui pourraient tout aussi bien être faites par des satellites automatiques. En fait cette station ne sert qu’au prestige technologique des pays concernés et à la survie de l’industrie spatiale. 


                                ça reste discutable il me semble, non ? 

                                Soixante and après le début de l’ère spatiale, la présence de l’homme dans l’espace reste anecdotique. Les succès de l’astronautique sont modestissimes comparés aux réalisations de l’aéronautique omniprésente et à la porté de presque tout le monde aujourd’hui.

                                cela risque de changer avec le tourisme spatial qui débute très bientôt...

                                Quant à Mars je doute que mes petits enfants verront cela. 
                                ça me paraît plié car ça ne présente aucun intérêt en effet.

                              • Panzerfaust 7 septembre 2012 12:02

                                Pour étayer ma critique de la station spatiale, je vous recommande la lecture du livre : Impasse de l’espace de Serge Brunier au Seuil. Il y aborde entre autres l’ISS mais aussi la navette sous un angle très critique. Loin de moi l’idée de minimiser les exploits technologiques des ingénieurs concernés. Je pense simplement que les sommes dépensées auraient été mieux utilisées dans d’autre domaines de l’astronautique ou de la science.

                                Le tourisme spatial tel qu’il est envisagé aujourd’hui pourrait en effet prendre son essor et démocratiser un peu l’espace. Soulignons tout de même que le ticket reste de l’ordre de 100 000 euros voire plus. Et surtout il faut bien voir qu’il s’agit de sauts de puce très brefs à une centaine de km d’altitude pour un très bref moment d’apesanteur ce qui est en effet au delà des 70 km ou commence officiellement l’espace. Mais nous somment à des années lumières d’une mise en orbite ne serait-ce qu’à la Gagarine ce qui marquerait vraiment le début de la démocratisation de l’espace.

                                A la cantonade et dans un autre registre, comment ce fait-il que cet article récolte autant de moins ? On n’y encense pourtant pas l’économie libérale pas plus qu’on y critique les services publics, les fonctionnaires ou les déficits abyssales des états.


                              • morice morice 7 septembre 2012 12:18

                                A la cantonade et dans un autre registre, comment ce fait-il que cet article récolte autant de moins ? 


                                Parce que la même meute a recommencé dès la rentrée à m’attaquer ici : les mêmes qui ont été virés il y a trois ans, et qui continuent ailleurs à m’agonir d’injures et effectuent des malversations sur le net. Ce sont les mêmes, qui viennent ici encore moinsser sous différents pseudos, car il se sont tous réinscrits « discrètement ». Parmi eux essentiellement des islamophobes, qui m’accusent d’être pro extrémiste islamiste (? ??), ce que je n’ai jamais été, étant athée, et des négationnistes, qui ne digèrent pas les propos que je peux tenir à leur encontre et envers leurs chefs de file qui ont pour nom Soral, Dieudonné et Meyssan. Les mêmes qui viennent gueuler ici en réclamant la liberté d’expression, dans le seul but de pouvoir placer leurs thèses à la con sur leur prétendue inexistence des chambres à gaz. Ces mecs là sont des teignes, et de beaux faux-jetons, qui me suivent depuis 5 ans et me harcèlent, auquel s’est ajouté depuis 2 ans un rédacteur, Georges Yang, qui m’a pris en grippe car mossieu ne supporte pas qu’on lui réponde et mossieu veut être le seul ici : il a un problème d’égo.

                                Parmi mes harceleurs, ceux que j’ai cité ici dans un article qui a fait un certain foin :


                                la dame que je cite à la fin de l’article a été plus de 3 ans en correspondance soutenue avec ...Anders Breivik. C’est vous dire à quoi on touche là : et ces gens-là ; si vous avez le malheur d’exposer ce qu"ils sont, vous en BAVEZ : j’ai reçu des menaces de mort ici. A deux reprises : c’est comme ça que ces fascisants voient la liberté en effet... la leur, uniquement !


                              • Laurent C. 7 septembre 2012 11:10

                                bonjour morice,
                                « le rêve martien est désormais au placard chez tout le monde. »

                                Il faut dire que ce n’est à coté !!

                                Il y a une maquette du système solaire à l’échelle 1 m pour 1 000 000 km sur le campus d’Orsay Paris Sud.
                                Ils ont respecté les tailles des planètes et la distance par rapport au soleil, une ballade de 1.5 km au total !!!

                                Le soleil est un gros ballon de 1.39 m.
                                L’ensemble des planètes avant installation.
                                Sur le panneau de la terre (une bille de 1.3 cm) est présenté avec une micro bille de 3mm éloignée de 38 cm pour la lune.

                                Le soleil est à 150m, Mars à seulement 80m.


                                • morice morice 7 septembre 2012 11:18

                                  et oui, on ira pas plus loin, mais avant les chinois iront planter leur drapeau sur la Lune, histoire de faire comprendre qui va diriger le monde, bientôt...


                                  • Pyrathome Pyrathome 7 septembre 2012 14:10

                                    « le rêve martien est désormais au placard chez tout le monde. »

                                    Ça pose des problèmes difficiles à résoudre avec des fusées de feu d’artifice, c’est évident....la solution se trouve ailleurs, dans un autre mode de propulsion....ah ah ah !!


                                    • morice morice 7 septembre 2012 14:14

                                      Pyra, je ne comprends pas votre acharnement à continuer à croire à ces balivernes et à ces fadaises !!!!!


                                      • Pyrathome Pyrathome 7 septembre 2012 22:03

                                        Et pourtant, elle tourne !! ah ah ah !! ...... smiley..


                                      • morice morice 7 septembre 2012 23:20

                                        Heureusement, vous le prenez bien...


                                        • Pyrathome Pyrathome 8 septembre 2012 00:13

                                          Je commence à vous connaitre.....vous voulez trop avoir de réponses et de solutions rationnelles, malheureusement ou heureusement, le monde qui nous entoure n’est pas ainsi fait, c’est notre ignorance parfois qui est irrationnelle......
                                          Vouloir élaborer plus ou moins un fil conducteur de connaissances sur ce qui échappe encore à notre compréhension ou que l’on rejette, est sain, comme le doute....
                                          Il y a des faits irréfutables, d’autres moins, ou encore carrément des fakes, mais le jeu en vaut la chandelle, cela permet d’avoir peut-être une autre vision du monde et de son histoire, sans doute très différente de celle officielle...
                                          Voyez les progrès accomplis depuis l’inquisition, et la vision du monde radicalement changée en 5 siècles, mais il reste encore beaucoup de progrès à faire, il y a hélas encore bien trop de restes inquisitoriaux migrés vers « l’élite scientifique ».....
                                          On ne brûle plus les hérétiques, mais on les met au placard, au sens propre ou au sens figuré... 
                                           


                                        • morice morice 8 septembre 2012 10:16

                                          Il y a des faits irréfutables, d’autres moins, ou encore carrément des fakes, mais le jeu en vaut la chandelle, cela permet d’avoir peut-être une autre vision du monde et de son histoire, sans doute très différente de celle officielle.


                                          vous vous trompez complètement, on n’a pas trouvé de martiens à Roswell.

                                          Cela a servi pendant des années à détourner l’attention sur des recherches tangibles, dévoilées parfois 50 ans après seulement. Ma série actuelle est en train d’en révéler. 

                                          La semaine dernière, des habitants du coin on a nouveau entendu le même bruit de gigantesque réacteur que l’on entend depuis des décennies. Le SR-71 a été mis à la retraite puis est ressorti, comme si un engin plus performant avait eu un incident grave et avait été réparé depuis. Il est évident que les USA disposent d’un engin de ce type, et en ce moment d’un autre, de l’appareil d’espionnage parfait, capable de rester presqu’un an en orbite sans revenir...

                                          le voici ce engin (l’autre doit plutôt ressembler à un projet de Robert H.Widmer, plus lointain appelé Kingfish)

                                          le nouveau :


                                          le Kingfish
                                          « En 1988, le Congrès US allouait encore 30 milliard de dollars pour la recherche et le développement d’armes secrètes soit davantage que le budget entier de l’Angleterre en défense ! »

                                          on pense que la propulsion a hydrogène lui aurait été intégré.

                                          relisez ça également :
                                          et ça

                                          la plupart des fadaises sur Roswell ont été inventées pour détourner le regard de ce genre d’engins. On peut aux Etats-Unis cacher des choses pendant 50 ans, fabriqué par un millier de personnes qui ont prêté serment de ne rien dire de toute leur vie. Certains sont morts sans jamais avoir expliqué ce à quoi ils travaillaient. 



                                            • Calva76 Calva76 8 septembre 2012 10:41

                                              Bonjour Morice,
                                              Une petite précision technique de l’ingénieur en électronique que je suis :

                                              La mémoire de l’OBC de Gemini était de 4096 mots de 39 bits ce qui est assimillé à une mémoire de 8 kilo-octets et non de 4 méga-octets.

                                              J’ai la chance de disposer à titre de collectionneur une mémoire de ce type et serais ravi de vous la présenter en photos ou même de visu.

                                              Cordialement.


                                              • morice morice 8 septembre 2012 11:40

                                                La mémoire de l’OBC de Gemini était de 4096 mots de 39 bits ce qui est assimillé à une mémoire de 8 kilo-octets et non de 4 méga-octets.



                                                ah excellent !! 8 ko.... en torres de ferrite !!! la navette utilisera le même procédé encore ! 

                                                c’est bien ça, n’est-ce-pas ?


                                                The ferrite core memory in the Gemini computer had a unique design. It consisted of 39 planes of 64 by 64-bit arrays, resulting in 4,096 addresses, each containing 39 bits. A word was considered to be 39 bits in length, but it was divided into three syllables of 13 bits. The memory itself divided into 18 sectors. Therefore, it was necessary to specify sector and syllable to make a complete address. Instructions used 13 bits of the word with data representations of 26 bits. Data words were always stored in syllables 0 and I of a full word, but instructions could be in any syllable. This means that up to three instructions could be placed in any full word, but only one data item could be in a full wor

                                                • Calva76 Calva76 8 septembre 2012 13:52

                                                  Exactement.

                                                  Les 39 bits ne peuvent être assimilés qu’à un mot de 16 bits pour cause de redondance, de contrôle (checksum) et de qualification de la donnée.

                                                  Je ne résiste pas à mettre en ligne deux photos que je viens de faire à l’instant sur ma collection personnelle de mémoires à tores :

                                                  Les registres du processeur,

                                                  Une des pages de la mémoire centrale.

                                                  Il n’est pas exclu qu’elles fonctionnent encore !

                                                   smiley


                                                • morice morice 8 septembre 2012 13:59

                                                  incroyables clichés : gardez ça précieusement !!! et merci pour la rectif !!! 


                                                • Calva76 Calva76 8 septembre 2012 14:33

                                                  Bien sûr je les conserve précieusement à titre pédagogique. smiley

                                                  Pour votre information la page mémoire que je possède fait 1 kbits (matrice 32x32) soit 1024 bits ou seulement 128 octets !
                                                  Comme les tores peuvent avoir deux orientations de spin magnétique cette mémoire est complètement statique.
                                                  En clair, elle conserve ses informations même après coupure de l’alimentation.
                                                  Cet état de fait était très important vu que les UC de l’époque plantaient et « rebootaient » souvent. Cela leur permettait de retrouver leurs contextes et données instantanément.

                                                  Le calculateur du LEM « Eagle » de Niel AMSTRONG a d’ailleurs planté plusieurs fois quelques secondes avant « l’alunissage » pour une simple surcharge de calcul due à l’oubli de l’arrêt du radar de rendez-vous avec le module de commande.

                                                  P.S. : A l’auteur des moins sur mes interventions :
                                                  Pourrais-je avoir une justification rationnel pour cela ?
                                                  Ai-je trahi un secret défense ou raconté n’importe quoi ? smiley


                                                • morice morice 8 septembre 2012 16:26

                                                  P.S. : A l’auteur des moins sur mes interventions :
                                                  Pourrais-je avoir une justification rationnel pour cela ?
                                                  Ai-je trahi un secret défense ou raconté n’importe quoi 


                                                  ils sont plusieurs, et moissent tous ceux d’accord avec moi : on finit par s"y faire, à leur CONNERIE fondamentale, vous savez : en prime certains viennent ici moinsser sous deux ou trois inscriptions, alors que ce sont les mêmes mecs. Faussant tous les résultats : c’est leur BUT ici depuis 5 ans déjà. 5 ans que je me les tape !

                                                • morice morice 8 septembre 2012 16:43

                                                  perso, j’avais adoré ça : le Z-88, le premier portable autonome (il durait une semaine en piles !)



                                                  sans oublier qu’il faut relativiser : les inventions du jour ne proviennent pas de jeunots... 

                                                  « Si on doit en effet un jour retenir la date de naissance exacte de l’iPad, ce sera celle du 23 avril 2008. »

                                                  « Le processeur, capable d’en contrôler d’autres, était entre temps devenu le chouchou des plus grosses firmes de défense US : Lockheed Martin and Raytheon notamment. Fusées, missiles, ordinateurs de bord des »jets« , voilà le marché de P.A. Semi ces dernières années ! Les militaires préfèrent le PowerPC comme puce, car il calcule plus vite et est moins sensible aux radiations. Le G4 PowerPC, on le trouve partout sur le Hornet, par exemple, ou dans les simulateurs de jets ou encore chez Thales. Au lancement du G4, Apple avait fait allusion avec humour à son usage intensif aux armées. Lors de l’affaire de l’Orion P-3 accroché par un avion chinois, lors de son atterrissage, les chinois découvriront à bord comme ordinateurs gérant ses radars du Power PC G4., à bord, uniquement du G3 et du G4. Logique, tout cela, donc : en 1967, Dobberpuhl avait commencé sa carrière en restant quatre ans au département de la défense ! Il travaillait au Pentagone ! »

                                                  Pour info, Opportunity est géré par des puces tournant à 200 mhz...un«  microprocesseur RAD750 fournissant une puissance de 400 MIPS »

                                                  or c’est quoi un RAD 750 ? c’est un PowerPC 750, autrement dit... un G3, « simplement » résistant aux radiations
                                                  ... 

                                                  Opportunity est géré par deux Imac première génération, en quelque sorte !!!


                                                  y’en a un qui doit être content, je pense....

                                                • morice morice 8 septembre 2012 11:43

                                                  en prime, j’avais écrit que la mémoire de l’ordi d’Apollo faisait 12 K...


                                                  http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-course-a-la-lune-4-58809

                                                  Pour relier toutes les fonctions et les analyser en temps réel, le LEM possède un ordinateur de bord :  le même que celui du module de commande. Il dévore 70 watts et marche en 28 volts. La capacité totale de mémoire pour chacun est de ... 36K sur 14 bits. Oui, vous avez bien lu. Aucun méga, même pas la taille de la plus petite clé USB existante, loin de là. C’est la puissance d’un Commodore 64 de 1982... l’engin tournait à 2,048 Mhz (et calcule à 1 Mhz seulement) alors que le premier IBM PC de 1983 tournera à 4,77 Mhz déjà... et qu’aujourd’hui on est chez soi à 3 gigahertz. Sa mémoire est en tore de ferrites : elle offrait 12K pour le programme et 4K de mémoire-vive (RAM) utilisable : oui, vous avez bien lu : quatre kilo-octets de RAM (4K !), la plus petite barrette aujourd’hui étant d’1gigaoctet... Pas de disque dur, pas de lecteur de disquette, pour gérer toutes les commandes de l’appareil..

                                                  merci de préciser, en effet !! le décalage avec le monde actuel est encore plus flagrant !


                                                    • Calva76 Calva76 8 septembre 2012 14:42

                                                      J’ai personnellement commencé avec un TRS-80 modèle 1 :

                                                      • Processeur Z80 à 1.77 MHz,
                                                      • 4 Ko de ROM,
                                                      • 4 Ko de RAM,
                                                      • Mémoire de masse sur lecteur de cassette (200 ko sur une cassette de 60 minutes).
                                                      Et... nous faisions déjà du traitement de texte et de la comptabilité avec ça !!! smiley

                                                    • morice morice 9 septembre 2012 02:29

                                                      Désolé pour certains...


                                                      l’homme qui s’est fait flinguer près d’Annecy a construit ça :


                                                      capable de ça :


                                                      sur sa page de pub il avait mis ça

                                                      le parc Olympique de Londres...

                                                      l’appareil photo dedans c’est ça :
                                                      si on regarde cette photo, on peut se poser des questions en effet :


                                                      est-ce lui sur le cliché ? il faudra le vérifier.... !!!!

                                                      il était en négociation avec la Chine
                                                      et il a participé à l’élaboration d’un satellite pour surveiller les champs de pavot en Afghanistan..

                                                      pour ceux qui évoquent une piste familiale, ça semble raté, non ?


                                                      • morice morice 9 septembre 2012 02:38

                                                        inquiétant ....


                                                        très inquiétant.....

                                                        The Federal Government will soon deploy satellites to trace movement of suspected terrorists and their locations in the country. The Director General of the National Space Research and Development Agency (NASRDA), Dr Seidu O. Mohammed said yesterday said there will be training sessions for the security agencies in the next few weeks.



                                                        “We will also use communications satellites and global positioning systems to monitor every neighbourhood. We believe that is possible here and we are making effort to do that,” he said. “The training is for military and para-military, we will bring them here and train them on how to use our data, because every satellite launch has its own parameters and you need to understand them, before you operate them.” Nigeria Sat 2 and Sat X are high resolution satellites with the ability to give very close images.


                                                        aie.... ça augure mal du reste ça... y’en a un qui aurait mieux fait de se taire, non ?

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