Pendant ce temps, les russes n'étaient pas restés sur leurs lauriers. La récupération fortuite au deuxième lancement de la capsule américaine Discoverer tombée au Spitzberg leur avait donné quelques idées... de copie. Associé à une cabine nouvelle empruntant fort aux modèles Mercury, voici qu'arrive en effet une nouvelle gamme de satellites espions russes, successeurs des "boules" de Zenit, ces Vostoks bourrés d'appareils photos comme on a pu le voir. Mais les russes sont d'indécrottables copieurs, et le projet MOL chez eux, a été suivi de près. Projet militaire, il avait de quoi les inquiéter, aussi se sont-ils mis en tête de le copier intégralement, en remplaçant ses Gemini par une capsule conique elle aussi, baptisée Almaz. C'est en fait la première station spatiale mondiale, dont on connaîtra surtout le pendant "civil", que sera la station Saliout. Ce que les américains n'avaient pas réussi à faire, les russes l'avaient fait. Et c'était bien aussi un projet militaire. Car à bord d'Almaz... il y avait même un canon, emprunté à un bombardier russe, au cas où. Les russes avaient ainsi militarisé l'espace (*)...
Le successeur du Zenit sera le Yantar de 1974. Ce fut essentiellement un énorme objectif tourné vers la terre insolant des films stockés dans trois endroits : deux petites sphéres récupérables (voilà qui fait penser au système US !) et un corps central conique récupéré à la fin de la mission, protégé par son bouclier. Une version cartographique, le Yantar-1KFT sera doté de deux caméras, une TK-350 d'une focal de 350 mm, pour un négatif de 300 x 450 mm, couvrant 200 x 300 km avec une résolution de 10 m, et une une plus détaillée, modèle KVR-1000 d'une focale d' 1 m, un négatid de 180 x 180 mm couvrant 40 km2 en 2 m de résolution.
La gamme des Yantar aura de nombreuses versions, sur la dernière de 1989 il y aura en ceinture du satellite jusqu'à 22 sphères de récupération de films : six modèles seront lancés, sous les noms de Cosmos 2031 (pour le premier en 1989) et Cosmos 2343 pour le dernier en1997). Ce n'est plus un satellite, c'est Cyrano et ses fioles !
Pour la récupération des photos, pas de technique de crochetage en vol : comme pour les Vostok ou Soyouz, les sphères ou les cônes de Yantar sont récupérées dans l'immense territoire soviétique, la neige, l'hiver, aidant souvent à les repérer. Dans le cône de retour du Yantar, on récupérait au final des films mais aussi l'ordinateur de bord du type Salyout-3M, qui pouvait donc resservir.Tout cela avait un coût, et il devenait effarant : "Une note de 1950 évalue le total des dépenses militaires indirectes à environ 149 milliards de roubles, dont 80 milliards pour l’économie nationale et notamment pour l’industrie lourde et 45 milliards pour la culture sociale, au chapitre duquel sont intégrés les crédits de la recherche scientifique ; le total des dépenses militaires soviétiques comprises dans le budget d’État se situerait cette année-là entre 200 et 220 milliards de roubles, soit environ de 50 % de ce budget." L'entretien de la Guerre Froide, et de la course aux armements qui en découle, va plomber le budget des deux superpuissances. L'une des deux y laissera son existence : quand l'URSS disparaîtra, elle sera économiquement exsangue. On savait fabriquer des boucliers ablatifs efficaces pour satellite mais on faisait des poëles à frire déplorables, chez les soviétiques : devenus clients des seuls militaires, les industriels avaient néglifgé les civils.
Et la rivalité était toujours là, devenue à une époque grotesque et ridicule avec des copies exactes des véhicules, dont la navette Bourane sera la meilleur exemple (et néanmoins un vrai chef d'œuvre de technologie, car entièrement automatisée !). A l'arrivée de la gamme des satellites Corona US, les russes se devaient de faire mieux. Ce sera le cas pour leur projet Almaz, qui était en fait la réponse directe au projet MOL. Pour cela, les russes inventeront une station spatiale, première du genre, et un véhicule nouveau, les deux sortis du crayon novateur de Chelomeï. Ce dernier allait leur offrir la revanche espérée de la course à la Lune perdue : la première station spatiale sera russe ! Elle devancera Skylab, bricolage de dernière minute, de près de deux ans !
Une station qui a eu un énorme retentissement, mais pas pour ses capacités au départ : Saliout 1 mesure 14 mètres de long pour une masse d'environ 19 tonnes. L'équipage dispose d'un volume de 90 m3 réparti sur quatre compartiments cylindriques aménagés en laboratoire, poste de commandes et espace de vie. Vingt-et-un hublots permettent d'admirer la Terre vue de l'Espace et l'énergie est fournie par deux panneaux solaires totalisant une surface de 28 m2. Saliout 1 est lancée du cosmodrome de Baïkonour le 19 avril 1971 à l'aide d'une fusée Proton et se retrouve sur une orbite à environ 200 kilomètres au-dessus de notre planète. Quatre jours plus tard la station spatiale doit être occupée par son premier équipage, composé de Chatalov, Elisseïev et Roukavichnikov. Mais le vaisseau Soyouz 10 qui les amène ne parvient pas à s'arrimer à Saliout 1 et fait demi-tour.
Le 7 juin la jonction est enfin réussie avec Soyouz 11. Pendant vingt-trois jours les cosmonautes Dobrovolsky, Patsaïev et Volkov vont occuper Saliout pour y réaliser différentes expériences. Leur retour le 30 juin sera dramatique. Lors de la séparation du Soyouz de la station orbitale, une valve s'ouvre accidentellement, vidant la capsule de son air. Les trois cosmonautes seront retrouvés sans vie sur leurs sièges par les équipes au sol venues les accueillir en héros. Aucun autre équipage ne rejoindra Saliout 1 qui restera en orbite jusqu'au 16 octobre avant de se désintégrer dans l'atmosphère". La catastrophe ralentira d'autant le programme russe lunaire, un des véhicules pressentis pour au moins en faire le tour et revenir étant un Soyouz étendu. Plusieurs engins voisins de Soyouz de type Zond seront envoyés en banlieue lunaire en prévision. L'idée resurgira même en 2006 avec l'Advanced Crew Transportation System, ACTS, ou "Euro-Soyouz".

La confusion de noms de satellites chère aux russes avec leurs Cosmos sera encore plus grande avec le programme Almaz, dont les modules se glisseront entre deux envois de stations Saliout pour leur emprunter le nom et tenter ainsi de se faires passer pour des`missions civiles. La ressemblance de taille ajoutant à la confusion : elles sont tout aussi énormes, elles ont en effet un diamètre de 4,15 mètres et font un poids de 20 tonnes, emportent en revanche pour les Almaz... un canon de défense Nudelman-Rikhter NR-23 (de 23 mm) emprunté à un Tu-22 Blinder.
L'arme qui avait le plus équipé l'aviation soviétique : le MiG-15, le Lavochkin La-15, le MiG-17 ou certains MiG-19,mais aussi les Antonov An-12, l'Ilyushin Il-28, le Myasishchev M-4, le Tupolev Tu-14, les Tu-16, et Tu-22, et même le Bear Tupolev Tu-95/Tu-142... Une première d'un goût douteux, dans l'espace, déclaré sanctuaire pacifique ! De 1965 à 1970, les russes construiront 8 modèles d'essai et feront avec 2 vols de stations complètes. Voici l'engin tueur de satellites indiscrets :

A bord de l'Almaz, il y a une gigantesque caméra (ici à droite), au centre de l'équipement, dans lequel on insère des films de taille plus que respectable, que l'on peut apercevoir en les comparant au cosmonaute qui les charge à bord, dans un étonnant documentaire russe. Dans cette visite en détail de la station, fort étonnante, on découvre en effet que la caméra principale occupe bien une bonne partie du compartiment central, que les cosmonautes en chargent les films à la main, des films qui ont d'une largeur conséquente.
Juste derrière, la caméra munie d'un zoom dont dispose l'opérateur et qui lui permer de sélectionner avec des binoculaires des cibles précises, qu'il peut "agrandir" à sa guise nous explique le documentaire, et qu'une fois que ces dernières sont photographiées,
le film devient un simple rouleau qui est chargé manuellement à bord d'une capsule qui est éjectée par les occupants, une éjection sur le modèle américain : les dimensions de la capsule larguable sont d'ailleurs très voisines de sa collègue US (la forme également).
A l'arrière du véhicule, un espace de vie assez large permet de passer un séjour de plus de 15 jours sans encombre, avec deux cosmonautes à bord : bref, ce que l'Us Air Force n'avait pas réussi à faire, faute de crédits alloués, les russes l'avaient fait,
en copiant au mieux tout ce qu'ils pouvaient copier... sur le système Corona, dont l'aboutissement aurait dû être pour les américains le fameux Laboratoire Habité ou MOL. Le plus étonnant, en plus de la forme du cône de rentrée étant bien sûr la présence sous la station de divers capteurs radars... et d'un canon !!!
Selon Historia dans l'ouvrage de mai 2000 (déjà cité), la fabrication de l'Almaz répondait bien directement au projet MOL américain : "au début des années 1960, Américains et Soviétiques envisagèrent ensuite d'envoyer des cosmonaute espions, qui prendraient eux-mêmes des clichés de reconnaissance, avec un discernement que ne pouvaient avoir des caméras automatiques. Ainsi naquirent les projets de stations orbitales : MOL ("Manned Orbiting Laboratory") côté américain, et Almaz ("Diamant") côté soviétique. Si les Américains, très satisfaits des performances de leur panoplie de satellites-espions, renoncèrent finalement à cette idée, les Soviétiques lancèrent trois stations Almaz rebaptisées Saliout-1, 3 et 5. Les Saliout-2, 4, 6 et 7 qui en étaient des versions civiles, ont jeté les bases de l'actuelle station Mir". L'Almaz-Saliout a préfiguré la plus grosse station jamais lancée avant l'ISS. Ce qui signifie aussi que les missions Skylab ou Mir auront elles aussi un pendant militaire, comme la navette, qui lancera par exemple des satellites de type ELINT Magum, comme lors de la mission ST-33 de Discover ou celle de la STS-38 d'Atlantis du 15 novembre 1990, la STS-51C du 24 janvier 1985 ayant inauguré son lancement. La STS-51C, dirigée par le vétéran d'Apollo XVI Thomas Mattingly, un vol retardé par le froid intense sur le pas de tir... qui provoquera la désintégration, le 28 janvier 1986, de Challenger. Ici, les 18 missions militaires de la navette à équipage exclusif de l'USAF recensées. Depuis longtemps, une rumeur persistante sur un autre type de navette américaine purement militaire existe (ce serait la "Blackstar", mais les sources manquent pour l'affirmer : la seule explication plausible étant l'arrêt des vols de SR-71& A-12).
Le programme de navette était sans ambiguité sur le sujet, selon un extrait de "Space Shuttle - The Columbia Disaster : "Beaucoup de missions de la navette ont été partiellement ou entièrement de nature militaire. Huit missions militaires, la majorité, ont été consacrés à la mise en place de satellites militaires secrets de trois catégories : la surveillance des signaux (cf. écoute des communications radio), la reconnaissance optique et radar de la Terre, et les communications militaires Tous ces déploiements ont eu lieu entre 1982 et 1990, après quoi l'armée a choisi d'utiliser des fusées de lancement classées pour toutes les missions sans équipage. La navette a aussi appuyé plusieurs missions militaires expérimentales et des déploiements non classifiés de satellite. L'une d'entre elle était la mission de Discovery lancée le 28 avril 1991 (STS-39), qui a effectué des largages de plates-formes matérielles multi-expériences destinées à être libérées dans l'espace, puis récupérés ensuite par la navette après avoir enregistré des observations différentes des conditions spatiales (c'est le Package 675). Toute la science à bord de la STS-39 été liée à l'Initiative de défense stratégique". A bord de la navette, où il était facile de filmer (on y flmera en Imax, avec une caméra partie depuis au musée !) on verra un jour une caméra hypersensible construite par Nippon et une énorme caméra tenue à bout de bras. A bord de la STS-39, l'IBSS (Infrared Background Signature Survey) était bien un nouveau détecteur de missiles à infra-rouge. Il s'intéressait visiblement aux rejets d'hydrazine, à savoir de détecter les mouvements d'un satellite par ses émissions gazeuses : "L'expérience IBSS de L'Organisation de l"Initiative de Défense Stratégique monté sur la plate-forme SPAS-II, sera déployé et récupéré de telle sorte que SPAS-II pourra observer les maneuvres du moteur de la navette.IBSS va observer et enregistrer la signature infrarouge de ces tirs et aussi effectuera des observations en infra-rouge d'autres cibles, dont les trois sous-satellites CRO libérés par Discovery. IBSS observera le tétroxyde d'azote commuu aux combustibles de fusée combustibles, l'hydrazine monométhyle et les résidus d'hydrazine diméthylique des sous-satellites CRO après qu'ils aient été déployés par Discovery"
Parfois même, la navette va se prêter comme ici à un drôle de manège, comme celui consistant à lancer trois satellites "invisibles" appelés "Misty", construits selon un brevet déposé par Teledyne Industries (Satellite Signature Suppression Shield déposé en1994) selon lequel un cône gonflable fait d'un film de polymères synthétiques, déployé devant le satellite tourné vers la terre aurait comme vertu de renvoyer les ondes radars chargées de le détecter.. le programme, à ce jour, est toujours classifié. Logique : sa facture se serait élevée à... 9,5 milliards de dollars du moment, à savoir celui où Atlantis aurait mis le premier (USA-53 ou 1990-019B) en orbite au 1er mars 1990 (soit 11,7 milliards de 2012 !). L'engin avait deux gros supporters : Porter Goss, et George Tenet, deux anciens directeurs de la CIA ; mais le 21 juin 2007, John Michael McConnell le " responsable de la Director of National Intelligence (DNI) a arrêté le programme. Nul ne sait s'il a eu une quelconque efficacité....

Observer, donc ... ou même de prévoir d'attaquer selon ce très inquiétant article : "l'armée des États-Unis l'élabore un système spatial armé de navette ou d"avion spatial militaire" et dit quelle a l'intention de déployer un tel système d'ici à 2012. Selon un rapport de l'Air Force sorti en Janvier 2002, "un avion spatial militaire armé d'une variété de charges utiles d'armes (par exemple un pénétrateur unique, ou des bombes de petit diamètre, etc) pourront justement attaquer et détruire un nombre considérable de cibles critiques tout en satisfaisant l'exigence d'armes précises (c. erreur circulaire probable [CEP] inférieure ou égale à trois mètres) .... des engins spatiaux peuvent prendre en charge un large éventail de missions militaires, y compris une capacité de frappe de précision dans le monde entier ; dans un nouvel espace, de reconnaissance rapide ides capacités de défense de contrôle et de missiles, et à la fois traditionnelles et nouvelles ; des missions de charges tactiques qui permettent l'augmentation et la reconstitution des moyens spatiaux ". L'avion spatial militaire permettrait également à l'armée de déployer des satellites à court préavis. La Force aérienne envisage une flotte d'une dizaine avions spatiaux stationnés dans la zone continentale des États-Unis en tant que composante d'une "Force de frappe spéciale mondiale » qui, dit-il, sera "capable de frapper n'importe quelle cible dans le monde dans les 24 heures." On songe bien sûr aux voyages mystérieux et endurants de la très étrange navette X-37 : "aux dires des spécialistes, ce programme pourrait préfigurer un engin spatial résolument offensif, capable d’espionner ou de détruire des satellites" nous avait confifrmé Futura Sciences. Il n'y a pas que les russes pour militariser l'espace !
La frénésie des lancements soviétiques et leur propension a changer d'optiques régulièrement aura une conséquence inattendue : leur énorme consommation de terres rares, pour fabriquer pendant toute la période des objectifs performants. C'est ainsi que l'on va les voir aller se précipiter en Mongolie, pour accéder à une mine de Fluorine (ou CaF2 et Calcium Fluoride) ; fort prisée en optique et pour la fabrication des lasers ou des caméras à infra-rouge. Au début du 21 eme siècle, la pénurie mondiale s'est fait sentir, même de gros consommateurs tels que Canon les utilisant à outrance dans ses objectifs apochromatiques, pour réduire la dispersion de la lumière. En France, on exploitait la fluorine entre deux guerres dans l'Aveyron, notamment à Valzergues. L'autre point à savoir, c'est que la plupart de ses objectifs traités sont en fait... radioactifs, car recouverts souvent d'oxyde de thorium, similaire en chimie comme composition à la fluorine devenue rare. "Le ThO2 était autrefois ajouté au verre pendant sa fabrication pour en augmenter sonindice de réfraction, conduisant à des verres au thorium contenant jusqu'à 40 % de ThO2destinés à la fabrication de lentilles de qualité pour les appareils photo et des instruments scientifiques : le verre contenant de l'oxyde de thorium a un indice de réfraction élevé et une faible dispersion, ce qui diminue l'aberration optique ; l'oxyde de thorium est aujourd'hui remplacé par l'oxyde de lanthane, non radioactif et par conséquent qui ne dégrade pas le verre sous l'effet de son propre rayonnement (le verre au thorium tendait à jaunir ou à brunir avec le temps)" nous précise Wikipedia... Le lanthane, qui fait aussi un un très bon catalyseur pour moteur à essence !

La première station Almaz (OPS-1 ou Almaz 101.1), lancée le 3 avril 1973, appellée Saliout 2 ne réussira pas son pari : une erreur de`pressurisation empêchera la visite des cosmonautes à bord. La station Saliout serait-elle maudite ? Almaz2/Saliout 3 , pour vaincre son signe indien, sera lancée le 25 juin, 1974, rejoint par Soyouz 14 dont les cosmonautes passeront 15 jours à bord de la station en juillet 1974.
En août 1974, une seconde visite échouera et la station sera abandonnée et plongée sur Terre en janvier 1975. Le 22 juin 1976 Saliout 5/almaz 3 prendra le relais, visitée par deux équipages en 1976 et en 1977. La quatrième déclinaison, construite et prête à lancer, aurait dû emmener un radar à ouverture synthétique Mech-A et une capsule de retour réutillisable de TKS VA, mais le manque d'argent en URSS l'enverra direct au musée. Le module TKS, testé et récupéré intact à trois reprises au moins (voir ici la photo lorts de son retour) présentait un particularisme hérité du projet MOL des américains : on accédait à la station par une écoutille découpée dans son bouclier thermique !
Les russes continueront, bien après l'abandon de l'Almaz, à lancer des satellites automatiques à capsules de récupération de films (visible ici à droite). Ainsi le 4 mai avec une fusée Soyouz lancée de Plesetsk avec à bord un satellite qu'on retrouvera graviter entre 337 et 168 kilomètres autour de la Terre, Kosmos 2420, un autre Yantar de la classe des Kobalt, muni d'un énorme objectif :

L'affaire de l'Almaz abandonné pour raisons budgétaires, comme le MOL américain, pourrait s'arrêter là, sauf que l'on a retrouvé depuis 2011 exactement l'Almaz et son vaisseau de ravitaillement/contact dans un hangar de l'ïle de Man, dans la ville de Douglas. Deux engins ont été récupérés finis et non utilisés (un en chaudronnerie seulement) et leurs modules TKS (alias Kosmos 881, 997 et 1443) recupérés terminés sont présentés pour faire du tourisme spatial... organisé par une société "Excalibur-Almaz" créée en 2009 et qui envisage ses vols en 2013 ! La revanche ultime pour Vladimir Chelomeï, disparu le 8 décembre 1984, celui qui aurait pu mener les russes sur la Lune avec son module LK-1 circumlunaire !!! Parmi les consultants éclairés du sujet figure Jonathan Clark, NASA médecin chef de six missions de la navette spatiale, dont la femme Laurel Clark, est décédé le 1er février 2003, dans Columbia, lors de la mission STS-107. Le partenaire est Sea Launch, mais il a fait faillite en 2009 aprés avoir lancé 30 satellites : une société russe "Energia Overseas Limited "(EOL), filiale de RKK Energia serait sur la reprise de l'ensemble des vols. Si l 'une des stations a été récupérée terminée, et remise à jour depuis, il reste quand même à garnir la chaudronnerie du second module :

(*) l'histoire avait commencée tôt : chaque capsule Vostok emmenait... un pistolet TP-82 à bord. Officiellement pour se défendre des animaux sauvages lors du retour dans les steppes... l'habitude d'en emporter un à bord ne s'arrêtera qu'avec le vol de Soyouz TMA-11en octobre October 2007... c'était rangé dans une valisette de secours empruntée à celle des pilotes de MIG.
Excellent reportage sur les Yantar ici :
http://forum.nasaspaceflight.com/in...
Amaz History :
http://www.youtube.com/watch?v=dKZw...
La visite du hangar de l'île de Man :
http://www.youtube.com/watch?v=d1G1...
Le projet Excalibur :
http://www.youtube.com/watch?v=JnQs...
Sur les missions militaires de la navette :
http://www.fas.org/spp/military/pro...
La plus nette est la 27, avec le lancement du premier satellite-espion Lacrosse : elle avait failli se terminer en catastrophe, son revêtement s'étant beaucoup abîmé, sur son aile droite, mais la nature secrète de la mission avait empêché d'en parler au sol. Elle avait été heurté par des matériaux ablatifs de son booster droit durant sa montée. 700 tuiles avaient été endommagées ! De toutes celles revenues abîmées, ce fut la pire. A l'atterissage on a pu s'en apercevoir.
http://en.wikipedia.org/wiki/STS-27

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jeune retraité de l'Education Nationale (PEGC) et du privé très (très) actif.
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15/09 09:02 - moricec’es bien un.... complot, ourdi par des chrétiens coptes, des évangélistes et non des (...)
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