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Accueil du site > Tribune Libre > Les folies de la Guerre Froide révélées (20) : savoir repêcher les (...)

Les folies de la Guerre Froide révélées (20) : savoir repêcher les satellites... des drones, ou des têtes nucléaires

Autre découverte suprenante de ce dossier, à défaut d'avoir eu la première station spatiale au monde, l'US Air Force s'était consolée en achetant... des bateaux ! Mieux encore : achetés, leur gestion avait été confiée... à la Panam, entreprise commerciale d'aviation derrière laquelle se trouvait Howard Hughes, tant lié à la fois à la CIA et à... Richard Nixon. L'armée de l'air s'était en effet tardivement aperçue qu'elle ne possédait rien pour aller chercher jusqu'aux côtes du Brésil les cônes de fusée qu'elle s'évertuait à lancer depuis quelques années. Alors, pressée par l'urgence, elle était allée puiser dans les rebuts de la seconde guerre mondiale pour se monter une flotte de bateaux récupérateurs, tout d'abord, qui vont devenir progressivement navires de télécommunications spatiales. Il était donc déjà loin le temps où mon magazine de référence sur la période avait expliqué comment on s'y était pris pour récupérer les premiers cônes de fusée, en les glissant une fois repêchés dans un grand entonnoir dressé sur le pont. Mais dans sa précipitation, l'Air Force n'avait rien prévu pour le cas où un de ses bouts de fusée plongeait au fond de l'océan. Heureusement pour elle, un visionnaire à la Cousteau allait la dépanner pour 250 000 dolllars à peine. Une paille, en comparaison des millions de dollars de dépensés dans les fusées....

Cela avait tout d'abord commencé avec le Snark, missile ailé à réacteur, décollant grâce à deux fuséees à poudre, qui avait été présenté après guerre un peu présomptueusement comme "intercontinental". Un engin certes étonnant et plutôt innovant en 1946, mais qui se montrera plutôt décevant en définitive. Développement du N25 (version en réduction du Snark !), guidé à distance à partir d’un bombardier B-45, il était autonome. Ce fut en fait le tout premier missile de croisière, imaginé par Northrop, poussé par un turboréacteur Pratt & Whitney J-57. Transportable par avion (C-124), il se guidait tout seul grâce à une centrale stellaire. Il pouvait emporter une tête nucélaire W39, jusqu'à logiquement 10 200 kilomètres. Arrivé sur la cible, l'engin se scindait en deux, d'un côté la tête armée, de l'autre le porteur, qui s'autodétruisait. Pour les essais, afin de ne pas perdre les appareils à chaque fois, Northrop avait imaginé de le faire poser sur des... skis, sur piste dure, ce qu'il avait très bien réussi à faire. Mais le programme a déjà pris trop de retard : Northrop terminera les essais du Snark en mai 1955 seulement, alors que sa date prévue de mise en service opérationnelle avait été fixée en octobre 1953. Les premiers essais sur base militiaire eurent lieu en 1958, cinq ans après ce qui avait été prévu, sur la base de Patrick, en Floride, et à l'Atlantic Missile Range du Cape Canaveral en Floride, de décembre 1959 à juin 1961. Des essais incessants, où pour simplifier on choisit de le lancer vers la mer... et de le récupérer une fois à l'eau plutôt que de le faire poser sur ses skis. Présenté à la presse comme la ènième merveille du monde aéronautique, on lui promettait un bel avenir au point de créer autour de lui toute une "école" d'officiers spécialisés, comme l'expliquera Mécanique Populaire de septembre 1958, dans un article titré de façon très grand public "Voici les premiers diplômés de l'école des fusées".

Souffrant de problèmes techniques récurrents, on le fit descendre de 150 000 à 55 000 pieds (46 000 à 17 000 mètres) comme altitude de croisière, mais cela ne sauva pas le projet qui avait mis plus de dix ans pour se mise au point. En février 1960 encore, aucun Snark n’a réussi de vol longue distance avec précision et son système de guidage stellaire est un fiasco : moins de 50 % des missiles tirés atteignent leur cible. Un exemplaire échappera même au contrôle et se perdra... au Brésil : on aurait aperçu ses vestiges en 1982. "Les résultats d'essai montraient que le Snark avait une chance sur trois de décoller et seulement une sur dix de parcourir la distance prévue" conclut JP Colliat. L'engin n'ira pas plus loin : à peine élu, Kennedy lui donne le coup de grâce le 25 juin 1961 en le qualifiant abruptement "d'obsolète". On en avait déployé 30 seulement, et l'ensemble semblait avoir été une gabegie totale après plus d'une décennie et demi d'efforts. On découpa les trente exemplaires encore neufs vite fait, escamotant au plus vite ainsi les dépenses comme les anglais le feront avec le TSR-2, si prometteur lui aussi. On s'était aperçu un peu tard qu'en plus de ne pas atteindre ses objectifs initiaux, trop lent, il était surtout sensible aux intérférences et pouvait facilement être brouillé, ce qui le rendait totalement inefficace. Mais les nombreux essais menés en Floride avaient révélé à l'Air Force une autre de ses tares : elle ne possédait aucun navire pour aller chercher ses engins tombés à l'eau... aucun bateau pour faire la chasse au Snark !

 

Aucun navire ? Il fallait donc en trouver au plus vite : "en 1956, les responsables de l'US Air Force, dans une tentative de combler cette lacune, se rendirent à l'emplacement où la flotte de la 2eme Guerre mondiale avait été mise en sommeil. Sur place, ils sélectionnèrent six navires de type"FS" (classe "Freighter, Small"). (Le navire tant décrié par James Cagney - avec Jack Lemmon et Henry Fonda * - dans l'excellent film "M. Roberts" était un FS !) Les navires ne portaient pas de de nom (mais des numéros, tel le E-42-1837 ci-contre), mais l'Air Force leur a donné les indicatifs d'appel - Echo, Foxtrot, Golf, Hôtel, l'Inde et Kilo - et les a laissé partir pour un lifting. En premier les affûts bâbord et tribord ont été supprimés. A leur place, les travailleurs des chantiers navals installé des antennes de télémétrie (des radômes blancs couvraient ces antennes, et l'ensemble résultant a été connu sous le nom du "navire au soutien-gorge"). Sous le pont, une cale à cargaison est devenu le centre électronique du navire. Il contenait tout le matériel nécessaire pour se verrouiller sur la balise émettrice du Snark et pour enregistrer les données relatives au vol et de les renvoyer en retour à Cap Canaveral". Les marins surnommèrent les navires sans nom des "Mae West", toujours par allusion aux deux proéminences blanches qui avaitent remplacé les emplacements des deux affûts de DCA originaux. Le célèbre Pueblo est un navire de la même catégorie, du type AKL. Petits, ces navires furent intégrés dans ce qu'on surnomma la "flotte des moustiques", qu'on enverra aussi en Corée et ensuite au Viet-Nam.

Il fallait prévoir que le Snark ne serait pas le seul véhicule qu'il faudrait aller repécher : très tôt, l'Air Force va s'apercevoir qu'il lui faut s'organiser davantage, si elle veut commencer à s'intéresser sérieusement aux missiles. La flotte de moustiques hétéroclite va donc au départ comprendre un peu de tout, dont certains petits remorqueurs tels que l'USS Kiowa, qui ira un jour ramasser en mer un des premiers singes cosmonautes. Arrivé le 9 avril 1959, pour un déploiement en mer des Caraîbes c'est lui en effet qui récupérera le 28 mai le nez de la fusée Jupiter AM-18 contenant les "deux singes de l'espace," le rhésus Able et le "squirrel rhesus" Miss Baker Et c'est le même remorqueur qu'on retrouvera 7 ans plus tard en janvier 1966 au large de l'Espagne, en train de chercher les bombes à hydrogène perdues par un B-52 au large de Palomarés. Il aura un confrère plus célèbre, de la classe comme lui des remorqueurs Navajo  : l'USS Apache, qui après une incroyable carrière pendant la seconde guerre mondiale puis la Corée puis le Viet-Nam, s'installera à San Diego avec le Fleet Training Group (nous le retrouveront un peu plus tard ici). Tous portaient en effet des noms de tribus indiennes ! Parmi ces petits navires, l'USS Escape, ici en 1943 et là en photo à gauche, muni d'un étrange montage sur son pont pour y mettre les cônes de fusées récupérés. Il sera converti juste après en navire océanographique.

Plus de 50 ans après, les premiers navires utilisés paraissent aujourd'hui fort rudimentaires en effet . Des clichés étonnants illustrant l'article de "MP" nous le démontrent. Ainsi à l'intérieur d'un des deux dômes, ou l'antenne de réception paraît bien dérisoire (à droite ci dessous) ou mieux encore à l'endroit du navire où se font les calculs... avec un crayon et une table à dessin. L'équipement d'écoute semble plus évolué, avec des bandes magnétiques imposantes et toute une électrionique prêt-transistorisée ou sur le pont une énorme caméra de suivi infrarouge chargée de traquer la rentrée de l'ogive. 

 

Les petits FS et les remorqueurs Navajo vont donc aller à la pêche aux cônes rentrants, mais aussi se transformer en navire récepteurs ou émetteurs, pour capter les données de la trajectoire. Ainsi le Range Recoverer, qui va se retrouver bardé d'antennes... façon chalutier soviétique. Si bien que pour les premiers lancements, on se retrouve avec toute une chaîne de petits navires disséminés le long de la trajectoire... car on craint toujours que les premiers essais montrent des points de chutes aléatoires.... cela se répand donc sur près de 8000 km, de la Floride aux côtes du Brésil, l'endroit visé par les tirs lors des essais du Snark étant le plus souvent... l'île d'Ascension au milieu de l'Atlantique ! Et comme tout cela doit garder une notion de secret évidente, on se retrouve avec un drôle de contrat : toute la petite flotte appartient juridiquement non pas à la l'Air Force,  mais à la Pan American Wordl Airways, entreprise d'aviation commerciale dont on sait les liens étroits qu'elle possède avec la CIA, via son fondateur et son principal créancier : Howard Hughes, maître du mystère et résidant occasionnel des Bahamas ou de Floride, où réside toute une partie de la flotte (lire pour cet épisode  "The Man Who Made Pan Am" Par Donna Sammons Carpenter, Maurice Coyle and The Editors of New Word City) ! Depuis le 1er mars 1954, c'est tout la zone de lancement de Cap Canaveral, qui, par contrat, a été placée sous la responsabilité de la Panam, indique en effet la presse (ici le Park City news du 17 décembre 1957) !

Une entreprise commerciale d'aviation qui gère la récupération des missiles secrets ou des têtes nucléaires (ici à droite la MK IV sur son transporteur, exactement la forme des têtes pêchées par nos petits navires) avec ses propres bateaux ? Ce n'est pas la moindre des surprises de ce dossier.  Lors du renouvellement de contrat pour préparer le programme Apollo, la justesse de ce choix plutôt étrange va se retrouver à nouveau posée : "Un fond considérable de discussions et de la correspondance entre la NASA et le DOD a précédé la demande du Congrès pour une étude conjointe sur les navires d'instrumentation. Cela a porté essentiellement sur ​​deux questions : (1) la question de savoir si l'armée de l'air devrait utiliser le service de transport maritime militaire (MSTS) pour exploiter des navires affectés à l'AMR au lieu de continuer à utiliser un sous-traitant civil, en vertu du contrat Pan American Airways pour le fonctionnement de la chaîne, et (2) la question de la capacité de l'AMR pour soutenir Apollo avec la flotte de navires d'instrumentation qu'elle avait alors, et si non, quelles augmentations était nécessaire. Des études avaient été faites par MSTS, une agence de la marine, relevant du ministre de la Défense (du secrétaire à la Défense), qui avait indiqué que les avantages de coût et de performances reviendraient avec la mise en commun de l'AMR et du Pacifique Missile Range (PMR), et des navires sous gestion MSTS et de leur fonctionnement. Les navires du PMR navires étaient déjà exploités par le MSTS. L'Air Force a toujours contesté la validité de ces études et a persuadé le secrétaire adjoint à la Défense (Installations et logistique) de rendre une décision (au 1er juin 1962) comme quoi les navires del'AMR continueraient à être exploités par un entrepreneur commercial." Ça semblait aberrant, mais ça ne laissait aucun doute sur l'emprise d'Howard Hughes sur l'administration US (et sur l'Air Force surtout) notamment sous l'ère Nixon. Hughes tirait une belle part de revenus des contrats passés avec ses bateaux de la Panam (extrait de "NASA Office of Defense Affairs : The First Five Years" chapitre VII)  ! Le gouvernement continuait à faire de véritables cadeaux à Howard Hughes, qui, en retour... finançait les campagnes électorales de Nixon. Les discussions pour l'attribution des contrats se tenaient discètement dans la résidence de Floride de Kay Biscane de Richard Nixon, à deux pas des navires de recherches de missiles. Voire à bord de petits bateaux de pêche, avec comme intermédiaire l'intriguant Clyde Tolson. On a déjà une petite idée sur l'endroit où disparaissait les sommes rondelettes accordées aux projets spatiaux secrets.

 

Des missiles retrouvés et jalousement gardés par le ministère de la Défense, asscocié à la CIA et aux turpitudes d'un Howard Hughes, donc. Et qui se retrouve-là là pour assister à la présentation du cône de missile récupéré ? Comme ici le 15 mai 1959 : le Lt. Gen. Bernard Schriever, responsable de l'Air Research and Development Command, et K. R. Wilson Jr., le directeur d'Avco, regardant ce qui a été repêché le 8 avril : un missile Thor Able ; au cône de rentrée visiblement enduit de matériau ablatif, et dont des fragments repêchés seront présentés à la presse comme étant des "Australites". Ceux éjectés par exemple du cône de réentrée RVX 1-5. Les besoins en navires relais de communication augmentant, il fallut recourir à d'autres navires encore, des Liberty ships transformés tel l'American Mariner (ici devenu épave en 1985), le Twin Falls Victory (scrappé en 1982), ou deux autres navires de transport qui deviendront le General Hoyt S. Vandenberg (transformé en récif artificiel en 2007) et le General H.H. Arnold. Il faut bien ça, car les ré-entrées dans l'atmosphère se multiplient à vitesse grand V :  entre le RVX-5 qui cache un programme Samos et un Discoverer qui dissimule celui de Corona, on a le choix, avec l'Avco MK 4 comme son prédécesseur GE MK 3,qui testent les matériaux ablatifs et les têtes de missiles nucléaires du Lawrence Radiation Laboratory (la tête W47 notamment) . La GE MK 3 servant à tester les têtes séparées du missile Poseidon, dont chacune des 14 embarquées ne pèse que 367 livres : leur puissance étant néanmoins entre 40 kt et 50 kt (le Polaris embarquant deux têtes de rentrée, le Trident étant lui aussi multitêtes avec 24 engins de mort à bord). Des têtes de rentrée, à vrai dire, au seuil des années 60, il y en a déjà de toutes sortes à aller repêcher....

 

 

Une fois les remorqueurs et les petits FS utilisés, l'Air Force a cherché d'autres navires, du type C1-M-AV1, en fait d'anciens Liberty Ships reconvertis en système d'écoutes, devenus les Sword Knot, Rose Knot, Timber Hitch, Sampan Hitch, Coastal Crusader, ou le Coastal Sentry (cette fois-là ils ont eu droit à un nom assez poétiques pour certains) ! Tous bardés d'antennes, ils préfigurent le réseau qui sera nécessaire aux premiers vols habités, et resteront tous en activité jusqu'à la fin du programme Apollo. Car les vols habités requiérant des communications meilleures, et il faut donc prévoir toute une flotte spécialisée pour les assurer. Le Rose Knot va jouer un rôle vital à partir de là (à gauche le centre de commande spatial établi à bord). "Les vols spatiaux habités était arrivés, mais malgré les progrès de la technologie, la NASA ne pouvait toujours pas garantir la communication entre le centre de contrôle de mission de Cap Canaveral et les sites distants, aussi la communication avec le vaisseau spatial a été transféré au réseau de stations de poursuite et aux navires. Pour chaque lancement, chaque navire a nommé un "communicateur de capsule" ("capcom") et au moins deux médecins de l'air pour surveiller les systèmes spatiaux et pour aider les astronautes sur des urgences de santé(...). Au moins deux astronautes ont servi de capcoms. Le Rose Knot a accueilli Alan Shepard lors du vol de "Wally" Schirra dans Mercury 8 vol en octobre 1962, et pour la mission Mercury finale, en mai 1963, John Glenn a fait la sentinelle côtière (Coastal Sentrypour Gordon Cooper. La présence de Glenn s'est avérée cruciale lorsque les systèmes électriques de Cooper ont commencé à décliner. Glenn a communiqué par radio à Cooper les procédures modifiées et les manœuvres de rentrée manuelles, ce qui a entraîné le retour impeccable de Cooper."

Ces navires ; de simples "auxilaires" de l'Air Force, au départ, vont en effet se montrer à un moment de l'épopée spatiale des engins cruciaux : "les navires ont à à nouveau montré leur valeur en cas d'urgence ; comme celle qui s'est posée en mars 1966 lors Gemini 8. Dick Bodette, le directeur des opérations sur le Sentry Coastal se souvient : « Il y avait toujours un petit frisson quand on verrouillait le signal des astronautes, mais là, c'était la 10e mission pour certains d'entre nous, et peut-être qu'un peu de l'émotion s'était s'estompée. Tout cela a changé quand nous avons vu la balise devenir folle et Gemini et réaliser des oscillations qui ne pouvait être causés par un engin spatial ordinaire " Quelques instants plus tard, les astronautes Neil Armstrong et Dave Scott a confirmé les craintes de Bodette. Armstrong a stabilisé la capsule, mais le plan de vol Gemini 8 était soudainement devenu obsolète. La vie des astronautes dépendait de la réception d'un nouvel ensemble de données de désorbitation, et leur seule chance était de le recevoir grâce au Rose Knot et au Coastal Sentry les deux seules stations de suivi de la trajectoire du vaisseau spatial. Ces quelques minutes de contact se sont avérées suffisantes. Les contrôleurs de ont inventé des plans de désorbitation de remplacement, et, avec l'aide d'un navire voisin qui avait des capacité satellititaires,l'équipage de Bodette a reçu cette information et l'a relayée à l'équipe de Gemini." La vie de Neil Armstrong avait aussi tenu ce jour-là à deux vieux rafiots repeints à neuf et bardés d'antennes !

Et tout cela, lorsque les têtes de fusées ne s'écartaient pas trop de leur trajectoire, car sinon, cela devenait vite une autre histoire comme nous allons le voir bientôt...

(*) superbe fable de John Ford et Mervyn LeRoy sur l'incompétence et la folie des responsables militaires (avec un grand Lemmon  !) qui mérite d'être revue : le film a été tourné en 1955.


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20 réactions à cet article    


  • Aldous Aldous 4 octobre 2012 09:55

    Wahoo ! C’est les folies bergères là morice ! Arretez ! Je suis tout émoustillé.


    Sérieusement, quand allez vous cesser de faire de l’archéologie et nous parler des véritables folies du complexe militaro industriel ricain ?

    Comme les projets X43 et Aurora.


    • Aldous Aldous 4 octobre 2012 10:36

      Ou russe ? comme le bombardier Ajax... smiley



    • morice morice 4 octobre 2012 12:22

      Sérieusement, quand allez vous cesser de faire de l’archéologie et nous parler des véritables folies du complexe militaro industriel ricain ?

      Comme les projets X43 et Aurora.

      une chose à la fois, voyons. L’aurora on le fera quand on le verra : vous savez j’en ai déjà parlé ici : cherchez bien.
      Quant à l’Ajax... c’est du carton pour l’instant....

      The Russians hope to build their hypersonic bomber by 2020, Rogozin said
      « 

      on va attendre 2020 pour le voir : je fais de l’histoire, pas dans l’expectative, ou alors je rappelle des projets anciens qui ont peut-être abouti depuis.

      Je ne peux que vous recommander ceci comme lecture....


      votre moitié d’Aurora y est....

       »fast mover", ça s’appelle en jargon de tour de contrôle de Las Vegas.....


      • Aldous Aldous 4 octobre 2012 16:49
        « Aurora », autre monstre mythique dont on verra bien un jour la tête, on l’espère ? 


        Mouais... un jour mon prince viendra... smiley




        • Aldous Aldous 4 octobre 2012 17:08

          Etudiez plutot ceci morice au lieu de nous parler des drones des annees 50 qu’un gamin pourrait améliorer avec un arduino...






        • Aldous Aldous 4 octobre 2012 17:17

          Soyons fous, encore un lien...





        • morice morice 4 octobre 2012 18:35

          Etudiez plutot ceci morice au lieu de nous parler des drones des annees 50 qu’un gamin pourrait améliorer avec un arduino...


          euh, vous semblez oublier une chose : un appareil volant nécessite au minimum 20 ans de développement... 
          alors je veux bien causer futurologie, mais j’en ai des caisses de bouquins de bidules jamais réalisés... et tous annoncés par des gens comme vous comme « révolutionnaires », alors vous savez, votre course à l’épate, ça me laisse... de marbre. Restons sur terre, la planète n’a plusle moyens de ses folies dispendieuses. L’armée américaine va crever de sa propre bêtise, à dépenser des milliards pour des trucs qui sont des enclumes volantes.

          Quand les USA dévoileront le remplaçant du SR-71, qui vole donc depuis plus de 20 ans minimum, on en reparlera... depuis ils ont déjà quelque chose dont j’ai déjà aussi parlé ici. 

          vous aviez vu cet engin voler ?

          pourtant il a volé pendant près de 3 ans sans qu’on le sache et révélé 3ans après sa mise à la retraite !

          Alors l’esbrouffe, on va la laisser au placard si vous le voulez bien...

        • morice morice 4 octobre 2012 18:47

          Au fait, Aldous, je ne pense pas qu’un gars qui cite JP Petit comme référence soit très CREDIBLE. L’homme au B-2 à MHD est un ESCROC intellectuel.


          et un admirateur de martiens !

          l’engin qu’il décrit, à ce jour n’a toujours pas fait un seul vol correct... et voler à 7000 km:h on l’a fait en prime avec un pilote dans l’appareil : le X-15.

          qui a atteint 4,519 mph = 7,273 km/h le 3 octobre 1967..

          « mes » vieux coucous sont toujours en tête face à votre camelote.

          l’engin était recouvert de produit ablatif.. rose.

          Repeint en blanc pour faire plus sérieux... 


          le ramjet au cul était faux et il a crâmé durant le vol/

          Bref, votre course à l’échalote faites-là sans moi : vous ne savez même pas ce que sont des engins qui volent actuellement, et vous voudriez nous parler de ceux de 2050 ? Faites-le donc si ça vous chante !


          • Roland Franz Roland Franz Jehl 4 octobre 2012 23:34

            @Morice

            "Au fait, Aldous, je ne pense pas qu’un gars qui cite JP Petit comme référence soit très CREDIBLE. L’homme au B-2 à MHD est un ESCROC intellectuel"

            JP Petit a publié ses travaux dans des revues scientifiques à comité de lecture.
            Vous avez publié quoi, vous Morice, pour l’insulter de la sorte ?


          • morice morice 5 octobre 2012 00:07

            JP Petit a publié ses travaux dans des revues scientifiques à comité de lecture. 
            Vous avez publié quoi, vous Morice, pour l’insulter de la sorte ?


            un nombre important d’articles sur le Jazz, l’Informatique et l’Histoire, notamment l’histoire de l’aviation.

            Et moi, je SAIS qu’il n’y a jamais eu et ne pourra jamais avoir de MHD à bord d’un B-2 ; mais visiblement pas l’escroc Petit.

            Aucun magazine sérieux n’a jamais proposé en lecture une quelconque thèse de Petit.

            Les « scientifiques » qui l’ont applaudi sont les mêmes qui ont applaudi les thèses farfelues sur la fusion froide...

            Si Petit a écrit des textes reconnus, ce sont ceux qui ont provoqué l’hilarité générale sur les Ummites.

            la thèse ummite


            le ridicule ummite de Petit :

            la supercherie ummite :

            l’inventeur des Ummites
            José Luis Jordán Peña 


            celui qui a ridiculisé Petit.... 

            un scientifique, ça ?

            Un escroc. 

          • gundestrup 4 octobre 2012 20:25

            C est toujours un plaisir de vous lire cher Morice..A quand un livre ???!!! Merci. Continuez comme ca !!!!


            • morice morice 4 octobre 2012 20:58

              A quand un livre ???


              pas le temps, j’ai trop de boulot en ce moment : ce blog c’est pour le fun pédagogique !

              • c’est pas grave 4 octobre 2012 22:45

                « ce blog c’est pour le fun pédagogique !  »

                merci , Maître  !


                • morice morice 5 octobre 2012 00:14

                  Par c’est pas grave (xxx.xxx.xxx.204) 26 septembre 20:58

                  c’est ça le deuxième article le plus lu d’Avox ?
                  mouarf !


                  allez faire des ronds de jambe ailleurs, le troll « c’est pas grave »

                  capable d’écrire ça


                  Par c’est pas grave (xxx.xxx.xxx.204) 2 février 22:29
                  « Morice , vous qui êtes de droite puisque vous votez  Hollande, »

                  faut en tenir une bonne là....

                  "


                • Georges Yang 5 octobre 2012 08:36

                  2° le plus lu pendant deux jours, faut préciser

                  Et beaucoup viennent uniquement pour voter contre ou poster négativement


                • morice morice 5 octobre 2012 00:09

                  décidément le troll Alex ne connaît rien à l’histoire de l’Aviation et encore moins à celle d’Howard Hughes. Pénible troll.


                  • COVADONGA722 COVADONGA722 5 octobre 2012 06:55


                    des publications nombreuses et celebres
                    le Professeur Morice publie des articles mémorables tellement inoubliables qu’il s’empresse de les faire effacer des que l’on lui remet sous le nez . Laffaire Merah par exemple
                    ou n’écoutant que son courage qui ne lui disait rien il appelait à la denonciation de parachutistes
                    nazis et surtout sous-chien.Tellement décu de l’identité du tueurs que dans les articles suivant toujours consultables ici , il laisse entendre que les services français voir israeliens pourraient etre les instigateurs des meurtres des militaires français et des enfants de l’ecole juive ;DES ARTICLES INOUBLIABLES  !!!! et qui ne seront pas oubliés

                    A l’heure actuelle, beaucoup d’indices laissent envisager que le pays vient de se trouver un Breivik, preuve que ce que j’ai pu expliquer longuement ici à son propos était d’intérêt, tant il avait correspondu avec un nombre important de français, dont plusieurs personnes du FN (et avec Pamella Geller, qui, elle, correspondait avec quelqu’un d’autre, au même moment !). Il ne reste pas beaucoup d’autres orientations possibles, avec aujourd’hui l’annonce de la troisième attaque visant la communauté juive, ce jour. Militaires, musulmans, guadeloupéen, et juifs : les objectifs du Breivik français sont clairement... anti-communautaristes, et fondamentalement racistes. Le profil parfait de l’homme d’extrême droite, ayant eu un passé militiaire, ou passionné de la chose militaire. Ce qui déjà restreint pas mal le champ d’investigation des enquêteurs.

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