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Les Français musulmans privés d’un regard politique 

instrumentalisation de l'Islam par une « gauche » mondialiste libertarienne et par l'extrême droite

 

Le sujet est « piégé ». Le terme lui-même fait pâlir les grandes âmes « raisonnables » : il existerait donc une identité nationale française ? C'est peut-être aujourd'hui une question première dans le maelström médiatique et émotionnel (appelé à durer) provoqué par la tragédie du 13 novembre. A partir d'un fait, des Français musulmans ont fait un carton sur leurs compatriotes au nom de leur Islam, il est presque impossible de faire valoir un avis sans tomber sous les condamnations multiformes des « défenseurs des droits de l'homme », une engeance qui a largement prospéré dans les « grands médias », ou de faire face à ceux qui vouent les Musulmans aux gémonies. On doit en outre contourner les savants, des spécialistes du fait musulman et de sa longue histoire qui nous entraînent dans des arguties passionnantes mais peu opératoires, ou bien des intellectuels qui prétendent, ils en ont le droit, que l'extrémisme se nourrit quelles que soient les époques des mythes, millénarismes et croyances disponibles, permettant à ses agents de s'armer idéologiquement. Les assassins deviendraient de la sorte la manifestation épisodique et non spécifique d'une maladie humaine éternelle. La suite régulière et monstrueuse des agressions et meurtres commis au nom de l'Islam en France doit pourtant nous conduire à interroger ( bien sûr imparfaitement dans le cadre d'un article) ce phénomène exceptionnel qui, hélas, s'installe dans la durée, et à tenter d'ouvrir des pistes de réflexion dénuées de passions partisanes clivantes.

La République a plus que jamais besoin de sérénité, et non de boutefeux, n'en déplaise à Mme Le Pen, mais aussi à M. Sarkozy, qui a tenté de surfer sur les thèmes du FN en faisant mine de s'opposer à lui, et à MM. Bartolone et Valls qui ont déshonoré leurs fonctions respectives à l'occasion des élections régionales du début décembre 2015. En jouant avec la déchéance de la nationalité, M. Hollande assume au grand jour son rôle actuel de chef des marionnettistes, ses affidés, en manipulant de manière inquiétante le texte constitutionnel*. Pas de doute, ces gens sont dangereux.

 

Choisir un discours politique, et non moralisateur

 

-Première règle, se souvenir que le fait musulman massif en France tel que nous le connaissons est relativement récent, on peut en dater les débuts vers le milieu des années soixante du XXe siècle, après la fin du conflit algérien.

Les Français musulmans ne tombent donc pas du ciel, leur présence est le fruit d'une politique voulue par les pouvoirs publics, tout d'abord pour répondre aux besoins de l'économie. Puis, quand la crise de l'emploi a commencé à frapper, le processus s'est poursuivi différemment, pour des raisons qui restent à déterminer, via notamment le regroupement familial. Les Musulmans de France, originaires en majorité du Maghreb, seraient aujourd'hui à minima autour de 5 millions sur notre sol. Ils sont pour la plupart français.

-Deuxième règle, se souvenir que cette politique d'immigration, qui se poursuit, a été entreprise et réalisée sans jamais faire l'objet d'une consultation du peuple français. C'est notamment ce qui a sans doute permis au FN de crier à l'invasion migratoire, une fameuse « rampe de lancement ». Notons que l'accueil des « réfugiés » qui arrivent actuellement en grand nombre en Europe depuis le Moyen orient ne fait pas non plus l'objet d'une consultation populaire, ce qui laisse chacun des camps, droitdlhommiste et FN, libres de décliner leurs arguments par médias interposés et d'instrumentaliser les consciences. Quand la démocratie est absente, toutes les démagogies peuvent s'épanouir.

-Troisième règle, il est loisible de porter sur ce phénomène très politique, la présence importante et relativement récente des Musulmans en France, dont les conséquences sociales sont immenses, un regard critique sans devoir être pris à partie au nom de la morale, de l'antiracisme, de la xénophobie ou, plus démagogiquement, de l'islamophobie. Un fait politique doit être vu, analysé et commenté politiquement. Les Musulmans ne sont ni des idées, ni des concepts, ce sont des êtres humains tributaires de lois, de règles, et de droits, à l'instar de tous les citoyens. Il n'existe pas d' « extraterritorialité », symbolique ou non, qui vaille pour des citoyens français, ni pour tout individu qui réside sur notre sol. Par voie de conséquence, la responsabilité individuelle des citoyens reste pleine et entière en toute circonstance. La morale et les grands sentiments ne peuvent jamais faire office de réflexion politique, en cette matière comme dans les autres.

 

Pourquoi l'Islam est un fait culturel, idéologique et religieux en soi comme l'a été le christianisme*

 

Dans un tel débat, on ne peut pas faire l'impasse sur un (trop) rapide détour historique que chacun approfondira à sa guise.

Le christianisme est né dans l'Empire romain, s'est imposé notamment à Rome, la ville continent de l'Antiquité. Si l'on suit les propos de Pierre Legendre*, l’Église chrétienne, qui s'est installée dans les cadres de l'Empire bien avant son effondrement, a essentiellement transmis à l'Occident les concepts d'état et de droit qu'elle y a trouvés. Les conflits entre la papauté et les états européens pour le pouvoir temporel ont été nombreux ; Les états ont gagné. L'apparition du protestantisme a donné naissance à un christianisme nouveau qui, prenant le contre-pied du catholicisme inféodé au pape, a notamment reconnu le pouvoir temporel des états dans lesquels il devenait majoritaire et, dans certains cas, religion d'état. Pour aller (très) vite, la chrétienté a donc été dès ses débuts un fait urbain, intellectuel, formaté par la civilisation romaine, elle-même héritière à maints égards de la Grèce (etc…). Les traits de la future modernité occidentale ont marqué la nouvelle religion assez tôt dans son histoire. En outre, les textes sacrés de la chrétienté ont fait l'objet d'un gros travail d'exégèse et de rationalisation à la fin du moyen Age, avant la Réforme. Le rapport à la puissance temporelle, à l'autorité religieuse, les critères d'organisation sociale, la vision du monde du christianisme (et tant d'autres éléments) ont été dessinés durablement par des siècles d'évolutions et de réflexions. On appelle cela la civilisation judéo-chrétienne, qui est pour beaucoup à travers le monde synonyme d'Occident.

Né en gros sept cents ans après le christianisme, l'Islam reste apparemment encore aujourd'hui, tout comme le christianisme mais bien plus encore du fait de son histoire propre, porteur des singularités de sa naissance. Né dans le désert, au sein d'un milieu tribal et d'une société nomade, dépourvu en ses débuts de structures aptes à le cadrer et à lui transmettre clé en main un lourd bagage idéologique et culturel, comme l'Empire romain pour le christianisme, il a grandi et s'est développé sur fond de guerres incessantes en son sein et contre les non Musulmans. L'arabe, langue uniquement orale quand les Arabes ont commencé à faire parler d'eux, serait devenu une langue écrite grâce à des Arabes chrétiens lettrés (syriaques) dépendant de l'empire byzantin, ce qui ôterait au caractère sacré de la langue écrite arabe, premier véhicule de la « parole de Dieu », une partie de son énorme poids symbolique. Le Coran, n'ayant pas bénéficié comme les Ecritures chrétiennes, des lumières de la rationalité, est pour beaucoup de Musulmans encore aujourd'hui un condensé de parole divine, de droit, de philosophie, de code civil etc... Après la mort de Mahomet, prophète de l'Islam, la crise de succession entre le cousin Ali et la descendance directe du prophète a très tôt provoqué une cassure au sein de la nouvelle entité confessionnelle, à un point tel que l'antagonisme entre chiisme et sunnisme est toujours vivant chez les Musulmans. En Chrétienté, catholicisme et protestantisme restent les témoins, à présent apaisés, d'une fracture tout aussi cruelle.

L'Islam a connu les villes et les empires par voies de conquête. Né hors des civilisations urbaines il s'y est adapté mais avec des spécificités, par exemple son adoption fréquente des structures administratives des populations conquises. L'incapacité de monde islamique à se doter d'une autorité religieuse incontestée a permis la floraison des commentaires du livre sacré et la multiplication des « autorités » et donc « des » islams. Les puissances d'Islam, face à l'Occident, au fil d'une confrontation séculaire, ont en outre été trop souvent privées du fait étatique, si important dans le développement occidental après le fait urbain. Les empires islamiques du temps de l' « Islam classique » représentaient une suzeraineté plus qu'un pouvoir direct précisément organisé pour prendre en main les populations, dont longtemps, beaucoup ont eu la liberté de conserver leurs propres religions et leurs différences moyennant un impôt.

Enfin, les aires et pays d'islam du Maghreb et du Moyen orient n'ont pas été acteurs de la révolution technologique, industrielle et aujourd'hui numérique vécue par l'Occident. Ils font pour beaucoup partie des « pays en voie de développement ».

 

Questionner le fait musulman dans le cadre français

 

Si l'on considère que le fait musulman en France pose un certain nombre de problèmes, qui pourrait le nier après la succession d'attentats perpétrés dans notre pays depuis quelques années au nom de l'islam et le massacre du 13 novembre après celui de Charlie et de l' « Hyper cacher », c'est essentiellement dans le cadre français qu'il convient de le questionner.

Si en effet nombre de Français sont aujourd'hui musulmans, c'est leur rendre justice que de borner par principe notre réflexion à la communauté nationale.

Par voie de conséquence, si être Musulman implique, comme il est naturel lorsque les immigrations sont relativement récentes, des relations familiales, intellectuelles, confessionnelles et idéologiques étroites ou pas avec les pays originels, et donc avec des cultures exogènes elle-mêmes en plein bouleversement, il convient de le dire, et d'en mesurer les éventuelles conséquences sur la vie de notre société, en fonction des seules contraintes de cette dernière.

Parallèlement, revendiquer au nom des Musulmans leur droit à la différence communautaire au sein de la population française, c'est combattre clairement la laïcité, le pacte républicain qui lui est lié, et militer pour le multiculturalisme institutionnalisé, contraire à notre histoire et à notre culture républicaine, et qui n'a d'ailleurs réussi nulle part à faire harmonieusement société. C'est directement mettre en cause les fondements mêmes de notre nation et les bases sur lesquelles elle a vécu depuis le XIXe siècle et particulièrement à partir de 1905. C'est enfin, objectivement, s'inscrire dans la mondialisation néolibérale de la finance, des hommes et des idées, de souche anglo-saxonne (dont l'UE est l'émanation), ennemie mortelle des états notamment européens.

Un parti démagogue, le FN en l'occurrence, s'approprie généralement des sujets qui intéressent les électeurs. La difficulté est que les partis de gouvernement ne s'en préoccupent en rien dans les faits, ce qui laisse supposer que la croissance du FN est combattue uniquement en paroles. La lutte anti-FN des médias de masse s'apparente ainsi à un soutien indirect à ce parti que l'on fait mine d'affubler de tous les défauts et de présenter comme un danger majeur pour le pays. Il faut en conséquence affirmer que les sujets politiques primordiaux ne deviennent pas secondaires, voire condamnables parce que le FN fait mine de s'en être emparés.

En dépit de l'alerte des Régionales, tout paraît en tout cas continuer comme avant, y compris quand le gouvernement actuel refuse le moindre « coup de pouce » au Smic au lendemain d'un scrutin qui a marqué une nouvelle avancée du FN. Comment ne pas penser que l'on a bien à faire sur les plans politique et médiatique à une tromperie gigantesque, et, de toute évidence, à des compères, dont le numéro est à présent bien huilé avec l'aide si puissante de la « grande presse » ? En attendant, un état autoritaire se met en place au nom de la sécurité des Français, du fait des mesures prises par les défenseurs autoproclamés des « droits de l'homme ».

 

Ne pas oublier les nombreux Français musulmans qui s'intègrent sans bruit et dont nul ne parle

 

Evoquer « les Musulmans » est devenu incontournable quand on veut accéder à une compréhension minimale du malheur qui a frappé notre pays le 13 novembre (pour ne pas parler de ceux qui ont précédé au nom de l'Islam). On peut à ce titre regretter que le meurtre de Ilan Halimi en janvier 2006 n'ait pas été interprété comme un signal d'alarme assez fort pour mobiliser l’État et la nation.

 

Des citoyens en permanent état d'exception

 

Le dernier et monstrueux massacre de Paris fracasse le miroir bizounours des « droitdelhommistes » qui défendent, à priori et globalement, les « autres », le plus fréquemment les Musulmans, porteurs supposés d'une culture et de modes de vie exogènes vantés comme bénéfiques car synonymes d' « ouverture », de « mélange », mots creux assénés comme des incantations propitiatoires (on attend toujours des arguments concrets pour valider ces présupposés). Les relents de racisme et de sentiments néo-coloniaux sont ici particulièrement perceptibles

Ces « autres », que l'on essentialise, au nom d'une religion commune, et donc que l'on « communautarise », mêlant en un tout des citoyens actifs et responsables avec des citoyens en échec social et culturel profond, n'existent pas en tant que tels. Mais cette évidence n'empêche pas les discours lénifiants et au fond méprisants de fuser : ils sont réputés victimes d'une ségrégation et d'une marginalisation sociales qui apparaît souvent évidente dans les « cités », sans l'être pourtant dans le contexte de crise sociale et économique massive que nous vivons et qui concerne malheureusement trop de Français, Musulmans ou non. Ces citoyens français musulmans en difficulté jouiraient de la sorte d'une « extraterritorialité symbolique » leur évitant d'être inclus dans la société française comme simples citoyens.

Ces citoyens sont identifiés à leur seule confession. Beaucoup d'arabes sont musulmans, mais tous les arabes ne le sont pas. Quel plus grand mensonge que d'associer l' « islamophobie » au racisme, en prétendant que les deux termes renvoient à la même réalité, comme si il était interdit de critiquer voire de ne pas aimer l'Islam dans un pays où les chrétiens par exemple n'ont pas été épargnés par critiques et moqueries ? Au nom de quelle loi fondamentale peut-on nous faire obligation d' « aimer » l'autre, une religion, des différences ? Au nom de quelle règle doit-on nous sommer d'accepter sans broncher dans l'espace public des Français qui marquent si visiblement leurs différences de croyance et d'idéologie et font si visiblement sécession ?

 

Quid des « gens ordinaires » ?

 

Il faut souligner la disparition des « gens ordinaires » parmi les priorités médiatiques. Qui sont-ils ? Ce sont des non musulmans, ou musulmans suffisamment intégrés pour laïciser leurs pratiques religieuses, s'habiller comme tout le monde, n'habitant pas systématiquement les « quartiers », ne brûlant pas les voitures la nuit, ne caillassant pas les ambulances ou les pompiers à l'occasion, ne faisant pas parfois leurs prières dans la rue ou dans des locaux professionnels non prévus à cet effet, justiciables de la seule légalité en vigueur, actuellement si dure pour le monde du travail. quelle que soit la bonne foi supposée des « grandes âmes » préposées à la traque de la xénophobie (etc...).

Et en la matière, il y a foule, plus en tout cas que dans le camp des défenseurs du salariat, des droits sociaux, des services publics, etc...

Les « gens normaux », ceux qui sont au chômage, qui risquent de perdre leur emploi, qui vivent durement la réduction des revenus ou la dépréciation de leur statut social, les chômeurs de longue durée ou non, Musulmans intégrés compris, n'auraient donc pas d'histoire face à une frange de la population française, principalement musulmane, en permanent état d'exception. Ce que la visibilité dans les lieux publics de cette « frange » tendrait par ailleurs à confirmer.

Le « droitdlhommisme » est donc un « fusil à deux coups », et un discours profondément politique et pro-européen sous son vernis émotionnel et égalitaire, car il évacue le social pour le sociétal et instaure symboliquement le communautarisme, qui par ailleurs n'a souvent pas besoin de cela pour s'imposer. Il est sous sa forme et ses modes d'expression actuels une arme active contre le pacte républicain et ses défenseurs.

 

Laïcité : un bien commun à tous les Français ?

 

L'Etat républicain a donné naissance à l'exception française avec la loi sur la laïcité de 1905, qui veut donc que la religion et ses manifestations soient en principe absentes de la vie publique et démocratique, au nom de l'égalité et de la liberté de conscience des citoyens. L'école de la République doit en la matière rester neutre. Cela se conçoit si l'on veut que la démocratie fonctionne rationnellement sans faire subir aux élèves l'influence des croyances des uns et des autres. En France, en principe les affaires terrestres regardent les citoyens, celles de Dieu les individus. La séparation des églises et de l'Etat a été un moment majeur dans la vie du pays. Des écoles confessionnelles existent pour laisser à chaque famille le choix éducatif qui leur convient.

Or, il semblerait que la présence massive de l'Islam en France depuis trente ou quarante ans non seulement bouscule ce fragile équilibre, mais trop souvent le transgresse.

Notons une fois encore qu'une frange des Français musulmans s'est intégrée sans problème apparent à la société française et qu'il n'existe donc pas une fatalité à l'irrédentisme musulman dans notre pays.

La France refusant les statistiques ou études particulières aux groupes selon leur origine ou leur confession, il est impossible de dire précisément quel est le pourcentage des Français musulmans qui s'intègrent difficilement ou pas du tout par rapport à ceux dont on n'entend jamais parler.

On peut en revanche constater des atteintes nombreuses à l'esprit d'apaisement de la loi sur la laïcité. On peut y inclure on l'a dit le mode vestimentaire, ou le voile dit « islamique », qui marquent et spécifient sur le plan confessionnel des individus minoritaires dans un monde laïcisé. La liberté religieuse et idéologique d'une minorité peut-elle s'imposer aux « us et coutumes » de la majorité, et, si oui, au nom de quel principe républicain quand les citoyens, majoritairement, refusent ces dérives communautaristes, importantes selon les lieux, tolérées (voire encouragées par certains médias) au nom de la liberté ? Cette dernière n'est-elle pas sensée s'arrêter là où commence celle des autres rejoignant par là le principe d'égalité ?

On doit également noter les problèmes que doit affronter le système éducatif public aussi bien à la cantine, en sport, que dans certains cours, quand le contenu du savoir dispensé contrevient aux apprentissages tirés du Coran tel qu'il est véhiculé à domicile (via la télévision et internet) ou dans les écoles coraniques de quartier. Les adultes (dans quelle proportion ?) ne sont pas en reste, avec la querelle des piscines mixtes, des mosquées dont les Imams, souvent étrangers jouissaient jusqu'à il y a peu d'une liberté d'expression absolue et de tant d'autres éléments qui pointent de nombreux Musulmans comme réfractaires aux règles de vie en commun, telles que pratiquées avant leur arrivée. Il faudrait encore évoquer les difficultés de l'hôpital dans la prise en charge des femmes musulmanes, etc...

Rappelons à ce titre le rapport de M. Obin, Inspecteur général de l'Education Nationale, daté de 2004, où sont déjà soulignées les lourdes dérives communautaristes dans « les quartiers » (consultable sur internet).

 

Le FN a « ses » Musulmans : la « communauté musulmane » n'existe pas

 

Une marginalisation certaine s'est donc imposée au moins dans certaines « cités » ou quartiers spécifiques de grandes villes, où s'accumulaient problèmes sociaux, économiques, retards scolaires, en gros toutes les marques d'une fracture sociale réelle. Le drame est que cette marginalisation touchait des gens déjà marginalisés par une mauvaise maîtrise de la langue et une difficulté en terme de compétences et d'accès au monde du travail, qui voyait par ailleurs disparaître en masse les emplois manuels. Là dessus ont eu lieu les agressions militaires occidentales au Moyen orient et a pris son essor dans le monde musulman la contre révolution idéologique liée au Wahhabisme, qu'internet et la mondialisation de l'information ont transformé en phénomène massif. Qui peut dire aujourd'hui l'influence réelle chez les Français musulmans de cette idéologie extrémiste et sectaire qui touche aussi des non Musulmans ? Mystère. Des Français musulmans revendiquant leur appartenance au FN soulignent par leur engagement la complexité bien française de la situation actuelle.

Il serait facile d'établir la relation marginalité-délinquance-dérive terroriste, surtout quand on connaît le rôle de la prison dans la conversion à un islam extrémiste des jeunes de quartiers condamnés en nombre significatif à des peines d'emprisonnement pour des faits de délinquance ordinaire. Or, certains des auteurs des attentats du 13 novembre étaient de petite classe moyenne. Au moins l'un d'entre eux avait été intégré très normalement à la vie économique avant de se radicaliser. L'équation « islam des quartiers/terrorisme » ne fonctionne donc pas automatiquement.

 

Pourquoi des Français musulmans tuent des Français, au nom de leur religion ?

 

Des Français musulmans ont ainsi fait le 13 novembre 2015 un carton au nom de leur Islam sur leurs compatriotes, sans distinction de confession religieuse ou d'origine, cette fois-ci dans des proportions démentes. L'épisode « Charlie » en devient presque anecdotique.

Deux « réfugiés » issus du grand flot qui aborde l'Europe sont parmi les tueurs, ce qui en dit assez sur les illusions répandues par les grands médias à propos des nouveaux venus, parés de toutes les vertus dans un premier temps, puis soudain vécus (enfin) comme un vrai problème économique, humain sociétal et sécuritaire par nos politiques. Combien de futurs terroristes sont-ils à présent à demeure sur les lieux de leurs prochains attentats à l'insu des autorités, de toute évidence débordées ?

La question de l'identité française se pose évidemment pour les terroristes français. Pour les tueurs, et pour ceux qui rêvent de rééditer leurs exploits, pour ceux aussi qui sont engagés sur le front syrien aux côtés de l'Etat islamique, ou Daech, et pour ceux encore qui entrent dans la geôle psychologique de l'extrémisme et du rejet morbide de la différence, la nationalité française, si elle a eu une signification, a été troquée contre une identité nouvelle entièrement idéologisée. Cette dernière a fait chez ces gens prévaloir la croyance, la pulsion, l'idée, sur le réel, et sur les solidarités très concrètes de la vie en société. Ils ont été « extraits » de leur configuration nationale, si imparfaite fût-elle, pour devenir les agents fanatisés, mondialisés, autonomes, de leurs patrons dont on saura un jour précisément dans quel cadre ils agissent et donnent des ordres.

 

Aucune fatalité ne nous frappe

 

S'engager de la sorte dans ce terrorisme, c'est faire un lien entre un univers eschatologique véhiculé, directement ou non, par une lecture du Coran imposée depuis l'étranger, et la situation géopolitique et nationale actuelle. C'est non pas lier des phénomènes existants depuis toujours de par la « nature humaine », mais pointer des situation culturelles et socio-politiques d'aujourd'hui susceptibles de mettre en branle des individus à priori sans histoire pour en faire des monstres sanguinaires. Ces situations sont justiciables d'analyses et de réactions. Aucune fatalité ne nous frappe. A ce titre, une fois que l'on est convenu du fait que nos sociétés consuméristes manquent cruellement d'âme et d'épaisseur morale, et qu'elle nient toute forme de transcendance spirituelle au nom d'un matérialisme desséchant, il faut se rendre à l'évidence : être musulman paraît actuellement faciliter la rencontre avec le virus d'une idéologie totalitaire et meurtrière.

Autrement dit, il convient de réfléchir dans le cadre des circonstances françaises d'aujourd'hui, qui sont le fruit de l'accueil des étrangers depuis des décennies, de leur suivi, de la prise en charge par l'Ecole, et des évolutions idéologique et matérielles de la société française. Les Musulmans qui ont frappé sont nés en France, sont passés par l'école française, ont vécu dans leur pays. Se sont-ils un jour senti pleinement Français ?

On peut en tout cas conjecturer que la partie la plus fragile de la communauté musulmane, fragile sur le plan matériel, mais culturel surtout, et donc sur le plan de l'identité, traduit l'impossibilité pour nombre de descendants de migrants de trouver leur place « chez eux » en l'état actuel des choses.

 

Etre Français : rien de moins simple

 

-le problème apparaît prioritairement franco/français : qu'avons-nous fait pour accueillir dignement ces gens venus d'ailleurs, pour en faire des Français comme les autres, ce contre quoi combattent en réalité les « droitdlhommistes »  ? Sans doute le contraire de ce qu'il eût fallu faire. En l'occurrence, lutter pour faire respecter des différences représentatives de pays en voie de développement, c'est condamner ces gens à l'échec social et économique en France et en Europe.

-Mais le problème est aussi musulman : que faire avec une confession qui n'a pas bénéficié des lumières de la modernité intellectuelle, à priori interdites de séjour en pays d'Islam, pour penser principalement son message en tant que défense et illustration de la dignité humaine ? Que faire quand l'Islam se perpétue en France trop souvent sous les formes et avec les dérives qui sont les siennes dans les pays d'origine des Français musulmans en difficulté ?

Les Musulmans « des quartiers » sont souvent vécus comme des étrangers, et eux-mêmes (parfois ?) partagent ce sentiment du simple fait de leur appartenance à l'Islam (rapport Obin).

Quelle réponse apporter à ce « schisme » social, idéologique, sociétal et culturel si profond ?

 

Pour un Islam de France 

 

Si on part du principe que la France accorde la nationalité française à des étrangers qu'elle juge capable de se joindre à la nation française et de faire société dans la construction d'un avenir commun, peut-être est-il temps de créer un véritable islam de France, avec l'aide d'intellectuels français musulmans et non musulmans, libres dans notre pays de porter un regard rationnel et différent sur le Coran sans, en principe, risquer leur vie. Comme cela est dans l'air du temps, il conviendrait aussi dès que possible que les imams soient des citoyens français, maîtrisant parfaitement la langue française, formés en France, par des professeurs, musulmans et non musulmans, convaincus des bienfaits incontournables de la laïcité, et des retards et difficultés liés à la situation et au comportement de tant de Musulmans en France. Il est enfin indispensable que la confession musulmane ne soit plus du tout liée financièrement à des pays étrangers tels l'Algérie ou l'Arabie saoudite (etc...).

Est-il illégitime alors de songer à une solution franco-française « révolutionnaire » pour la tradition islamique, à savoir parvenir à la définition d'une lecture unique et partagée du Coran pour les Français musulmans concernés ?

Donner sa dignité à l'Islam, et faire en sorte qu'il ne soit plus associé à l'échec social, scolaire, à la marginalité, à présent au terrorisme, qu'il ne soit plus victimisé comme inférieur est probablement à ce prix. L'aventure serait évidemment difficile, car touchant au sacré et à l'identité, mais c'est justement le défi de l'identité française qui serait au cœur de ce combat sans doute indispensable. Repeindre les cages d'escaliers ou construire des mosquées n'y suffira pas (!). Seul un pays occidental, avec ses propres exigences laïques, est sans doute susceptible d'abriter et de nourrir cette révolution intellectuelle indispensable aux Musulmans présents sur notre sol car pour la plupart français, et partageant donc, on doit l'espérer, avec les non musulmans un destin commun en tant que citoyens.

 

Les Français musulmans doivent tous entrer dans le XXIe siècle avec leur libre arbitre

 

Le XXIe siècle dont nous parlons ici est celui qui met en scène une société française d'adultes libres, majeurs et vaccinés, pleinement impliqués dans la vie du pays, loin d'obscurantistes commandements « divins » vécus comme supérieurs à la loi des hommes. Il s'agit donc d'une société pleinement laïque dont nulle frange ne relèvera du discours apitoyé type « droitdlhommiste ». On a oublié que les hommes se déplacent avec leurs croyances et leur culture, éléments vivants exigeant de part et d'autre écoute, dialogue, débats, et respect. Il est temps d'ouvrir les yeux.

Les obstacles à cette évolutions sont par exemple pour ces croyants les traces d'un archaïsme vivace : la consubstantialité avec la foi et l'identification primitive au « texte sacré », marqueurs venus du fond des âges jusque dans notre Occident individualiste, qui interdisent le libre arbitre,

Notre pays peut et doit aider ses citoyens concernés à entrer dans la participation consentie, réflexive, à leur confession et à accéder, avec leur libre arbitre, à l'esprit critique, sur fond d'égalité hommes femmes et de partage des contraintes sociales et culturelles françaises. Le libre arbitre est le seul outil permettant de se défendre au mieux contre toute manipulation. Un travail de deux ou trois décennies pour le moins est probablement nécessaire, à condition que le nombre de Musulmans français reste à peu près constant.

Cette entreprise ne réussirait que dans la mesure où les familles concernées offriraient à terme à leurs enfants un environnement culturel compatible avec les contraintes de la vie et de la réussite dans notre société, ce qui mettrait également une Ecole profondément rénovée au centre de cette stratégie audacieuse, source d'une laïcité renouvelée.

Une « révolution culturelle » s'impose de toute évidence aux Français musulmans qui ne peuvent pas aujourd'hui partager pleinement le destin de la France. La France y a la responsabilité première, celle du pays d'accueil. Rien par ailleurs ne sera possible sans une réduction du chômage de masse, ce qui élargit cette problématique aux enjeux économiques liés à notre appartenance à l'UE. Les Français musulmans sont pleinement tributaires en tant que Français du devenir de la France

 

Le sociétal élevé au rang de nouvelle urgence politique après le 13 novembre

 

L'enjeu sociétal, par sa virulence nouvelle, les deux tragédies qui ont marqué le début et la fin de l'année 2015 sur un mode crescendo, est devenu un enjeu politique majeur sans pour autant détrôner la principale menace qui pèse sur la majorité des Français, le chômage, le déclassement social et la misère. Notre pays se porte très mal à maints égards.

La tragédie de Paris surligne le fossé abyssal qui sépare des univers idéologiques et culturels aux antipodes les uns des autres dans notre pays. Or, vivre en société, en France, c'est exister, et non coexister. La violence et la barbarie des terroristes ont montré que la nationalité française peut ne rien peser face au sentiment de solidarité, instrumentalisé et fanatisé, ressenti par des Musulmans français à l'endroit de coréligionnaires lointains en souffrance et en guerre. Le nombre de ces « musulmans français exogènes » nous est lui aussi inconnu.

Ils signent l'échec de la politique d'immigration française. On ne joue pas impunément avec l'identité et la dignité des êtres humains. Accueillir n'est pas se contenter d'ouvrir les portes, c'est une vraie politique, qui doit être mise en œuvre en fonction d'une stratégie responsable minutieusement élaborée en amont.

Les « traîtres » qui ont tué des Français le sont donc administrativement et civilement. Français, ils sont traîtres à la patrie. Musulmans dévoyés, ils ne se reconnaissent plus de patrie terrestre. C'est donc bien l'Islam, qui à travers l'une de ses dégénérécences sectaires, a frappé le pays. La lutte pour la survie de la société française et de son pacte républicain est entrée dans une phase aiguë. La bataille de la souveraineté, du social, et du sociétal laissée dans les faits au seul FN, sera très certainement perdue, et l'avenir à moyen terme du pays compromis un peu plus. D'un certain point de vue, on est en droit de considérer que le « droitdlhommisme » a gagné, coinçant les débats publics dans une impasse opposant caricaturalement les « racistes » aux « antiracistes », les fascistes aux antifascistes, et, faisant le lit de son supposé adversaire, le FN, il protège objectivement nos classes dirigeantes et les intérêts qu'elles représentent, ce qui est regrettable pour les honnêtes gens qui, par générosité et respect de l'humain, sont cyniquement leurrés. 2017, paraît donc pour l'heure plié. Le pouvoir ne changera pas vraiment de main. Et les problèmes demeureront, en pire.

Nous méritons sans doute notre classe politique. Et nos grands médias, qui vont avec. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes.

 

A. Pucciarelli (pucciarelli.fr)

 

 

* Lire Jacques Sapir, blog Russeurope : « Consitutionnalisation ? » et 'Giorgio Agamben :
« De l’État de droit à l’État de sécurité » 'source : Le Monde, 23-12-2015, repris sur « Les-crises.fr »

*Lire « Histoire de la pensée arabe et islamique » de Dominique Urvoy, Le Seuil

*Pierre Legendre est un historien du droit et psychanalyste français né le 15 juin 1930 en Normandie, directeur d'études à l'École pratique des hautes études (Ve section, sciences religieuses). Il a fondé et il dirige le Laboratoire européen pour l'étude de la filiation. Il est actuellement professeur émérite à l'Université de Paris I et directeur d'études honoraire à l'École Pratique des Hautes Études (section des sciences religieuses).


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15 réactions à cet article    


  • ukulele ukulele 16 janvier 02:07

    @ L’Auteur
    La gestion chaotique de l’immigration sur le territoire français s’articule surtout autour de raisons économiques. Un point quasiment absent de votre (trop) long papier.

    Vous faites parti de ceux qui mettent finalement sur le même pied d’égalité en terme de nuisance, les défenseurs et les détracteurs de la population d’origine étrangère de notre pays.
    Je trouve ce terme de « droitdel’hommisme » totalement lamentable. Un terme inventé par des adeptes de la manière forte et relayé jusqu’à plus soif par le FN pour enfin devenir commun comme d’autres mots grotesques inventés pour insulter des franges de la population finalement peu dangereuses : laïcards, bobos, journalopes, etc. Il faut bien se trouver des ennemis quand on n’en a pas ou pas assez à son goût…

    Et de renvoyer dos à dos ces deux catégories d’intervenants vous évite surtout de parler du vrai problème posé : le fait religieux lui même. Il n’a pas fallu créer un catholicisme de France pour calmer la virulence des bigots dans l’hexagone du XXe siècle. Alors pourquoi faire une exception pour l’islam au XXIe ?

    La vrai question est de savoir comment faire pour que les jeunes générations s’impliquent dans la société d’une autre façon que dans la croyance religieuse. Avec le risque de verser dans l’intégrisme.

    Il me semble aussi un peu léger d’occulter les autres religions car le phénomène de radicalisation touche aussi les jeunes générations des autres cultes. Pour l’instant de façon inoffensive, mais c’est quand même préoccupant de voir des gens très jeunes manifester avec virulence en réaction avec des évolutions sociétales plutôt logiques.


    • Agafia Agafia 16 janvier 07:19

      (...) En Chrétienté, catholicisme et protestantisme restent les témoins, à présent apaisés, d’une fracture tout aussi cruelle. (...)


      Petite remarque en passant : vous oubliez l’Orthodoxie  smiley

      • fred.foyn Le p’tit Charles 16 janvier 08:11


        (Les Français musulmans privés d’un regard politique )...heureusement, ils mettent assez la pagaille (incivilités..vols..meurtres..assassinats..) sans en retrouver à la tête du gouvernement pour couler un peu plus notre pays.. ?

        • mmbbb 16 janvier 11:36

          j’ai survole cet article trop long mais un point sur les statistiques des musulamans voulant s’integrer en France L’auteur oublie aussi de citer les statistique carcérales Quant au FN l’auteur semble vraiment nier la realite sociale Bof cet auteur est un sous marin du PS Le « vouloir vivre ensemble » la mixite sociale, ces oukazes de cet elite francaise Une vie de coexitence sans heurt le monde des bisounours socialistes Je lui donne raison sur un point cette immigration economique quoique maintenant les patrons dans le BTP utilsent les ouvriers detaches europeens Cela pose moins de problemes 


          • elpepe elpepe 16 janvier 12:14

            La vie est une survie donc une guerre impitoyable contre l autre,
            Le fait de se différencier, pour mieux s unir est critique car il ne faut pas oublier, le plus important est toujours de tuer l autre, voir eventuellement de l enculer si c est une jolie femme.
            Le vrai Christianisme celui des evangiles, pas celui du concile de Nicee, prone exactement le contraire
            C est pour cela que les vrais Chretiens continueront de se faire massacrer, c est comme ca, pas besoin de long discours et theorie pour le comprendre, c est primate ah ah ah ah
            Dieu jugera si jamais il existe, ma foi comme dirait le charbonnier ...


            • Esprit Critique 16 janvier 16:42

              L’Islam n’est miscible avec Rien ! 

              "... Toutes les tentatives ont échoué et ce partout dans le monde , quels que soient les nombreux pays, quelles que soient les ethnies, les peuples, les langues....."

              L’Islam n’est miscible avec Rien, Sauf la mort : pour preuve :

              « ...en 1400 ans l’islam n’a pas réussi à créer un monde de paix, de développement, de justice, de liberté , d’innovation, de plaisir de bien être , de respect des autres etc…. "


              • Hijack Hijack 16 janvier 22:36

                @Esprit Critique

                Je ne peux laisser passer un tel mensonge ... genre de mensonges qui justement créent tous les problèmes de notre monde. Sans doute, à l’insu du gré de leur auteur de ces propos ... en toute innocence.
                .

                - Les Etats-Unis ont été en guerre 222 des 239 années de leur existence >>> nombre de victimes incalculable.

                .

                .

                Qui a réalisé les guerres les plus meurtrières ...  ???

                62 Millions pour la seconde guerre mondiale, dont aucun pays musulman parmi les belligérants. On sait qu’ils n’étaient pas en état de faire des guerres, mais même ... ils n’étaient guère concernés à part d’effets collatéraux.
                .
                .

                Interventions militaires des États-Unis dans le monde

                .

                .

                Dix ans de guerres américaines :
                225 000 morts, 3700 milliards $

                .

                La responsabilité de ce qui arrive ... ???

                .

                Ceux qui, semble t-il faisaient du bon boulot ???


              • Esprit Critique 17 janvier 11:36

                @Hijack
                Il vous échappé que je parle de l’islam ....

                Si vous êtes passionné par les USA, ce qui est tré louable, prenez l’avion de suite et restez y ....


              • Hijack Hijack 17 janvier 13:50

                @Esprit Critique

                A ce niveau de compréhension, je comprends ... mais je me répète en simplifié :
                .
                Je répondais à ton affirmation suivante :
                .
                L’Islam n’est miscible avec Rien, Sauf la mort : pour preuve ...
                .
                Je t’ai donc donné toutes les indications pour réfléchir et comprendre que ce ne sont pas les musulmans qui se confondent avec la mort ... mais bien les USA, pour faire très simple.
                Je n’ai rien contre les USA en tant que pays, surtout pas leur peuple, mais contre leur politique qui desservira in fine leur propre peuple.
                Les musulmans (minoritaires) qui tuent ... le font pour servir les politiques US !
                Irak, Libye, Syrie ... entre autres !!!
                J’espère que cette fois, tu imprimeras.


              • Jean-François Dedieu Jean-François Dedieu 16 janvier 17:15

                trop long comme article mais l’analyse est fine, posée et productive. Merci pour la réflexion sereine suscitée.
                 


                • Hijack Hijack 16 janvier 17:32

                  Origine de l’alphabet arabe  :
                  .

                  Les origines nabatéennes de l’écriture arabe

                  .
                  LE DEVELOPPEMENT DE L’ECRITURE est chez les Arabes tardif du fait de leur état nomade qui favorisait surtout une culture orale. D’ailleurs, à la naissance de l’Islam, au début du VIIe siècle, le Coran fut d’abord diffusé par la tradition orale.L’arabe appartient au groupe des écritures sémitiques consonantiques ainsi appelées parce que de fait, seules les consonnes sont représentées. La plupart des spécialistes s’accordent aujourd’hui à penser, que l’écriture arabe dérive de l’écriture nabatéenne elle même d’origine araméenne. Les nabatéens, installés sur les terres bibliques du royaume d’Edom en Arabie du Nord (actuelle Jordanie) vers le IVe siècle avant Jésus-Christ et dont la capitale était Pétra, parlait une langue araméenne et écrivait en araméen.
                  .


                  • Hijack Hijack 16 janvier 17:37

                    L’auteur indique, à juste titre le fait suivant  :
                    .
                    Ne pas oublier les nombreux Français musulmans qui s’intègrent sans bruit et dont nul ne parle
                    .
                    L’erreur ne vient-elle pas justement du fait qu’ils ne se font entendre nulle part ... surtout, lorsqu’ils sont directement concernés !


                    • Folacha Folacha 17 janvier 11:02

                      Il ne suffit pas de le souhaiter pour transformer ce mariage forcé en mariage de raison .


                      • Hijack Hijack 17 janvier 13:52

                        @Folacha

                        Un vivre ensemble, n’a jamais été un mariage.


                      • Fontaube 17 janvier 18:20

                         Excellent article . A nous,citoyens français, de passer à la pratique et de nous impliquer dans les quartiers, par exemple dans des associations qui essaient de tisser un lien entre lycéens, souvent« Français de souche », et écoliers musulmans dans le cadre de l’aide scolaire ( Je milite personnellement dans une de ces associations) . La tâche est immense mais « il n’est pas besoin d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer » . Au boulot mesdames et messieurs les droitdel’hommistes !
                         Fontaube

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