Inlassablement, je répète dans chacun de mes articles, sous des formes différentes, avec des éclairages variés et en suivant les développements ponctuels de l’actualité que les écologistes, en parlant à peu près de tout sauf naturellement d’écologie, trahissent et détournent la science écologique au profit d‘un positionnement politique opportuniste autant qu‘incompétent. Cette position très inconfortable m’attire la réprobation de nombreux lecteurs imprégnés du « penser correct » et qui jugent qu’un tel point de vue ne peut émaner que d’un représentant de l’impérialisme capitaliste le plus acharné.
Or il est pourtant incontestable que l’écologisme, initialement parti pris de pensée et de comportement inspiré plus ou moins fortement par certaines analyses de la science écologique, est devenu aujourd’hui un fourre-tout politique, un capharnaüm idéologique, surtout une machine à fabriquer des confusions, amalgames, idées fausses, paradoxes et ambigüités, voire une arnaque intellectuelle à visées lucratives et, au final, un courant polymorphe multipliant les impostures, que j’entreprends ici de signaler dans une série d’articles, à mon modeste niveau et à contre courant de la pensée unique verte devenue le véritable terrorisme intellectuel de notre époque contemporaine.
La toute première de ces impostures se situe naturellement dans l’appellation, « écologisme », encore que la falsification serait moins répréhensible si elle se limitait à cette extension sémantique et ne conduisait pas à un accaparement radical et définitif du terme générique « écologie », désignant la science étudiant les conditions d‘existence des êtres vivants et les rapports avec leur environnement. En effet, imagine t’on un parti politique, un courant de pensée où même un paradigme se dénommer « physique » ou « chimie », ou même « médecine », ou pourquoi pas « thermodynamique », ou encore « entropie », bien que ce dernier terme puisse correspondre mieux à l’esprit développé par la mouvance écologiste ?
Nous pourrions ainsi être sollicités par les thèses de physicistes (à ne pas confondre avec les physiciens), de chimicistes (à ne pas confondre avec les chimistes), de médecinistes (à ne pas confondre avec les médecins), qui risqueraient de rivaliser utilement avec celles de nos écologistes (à ne pas confondre avec les écologues)
Lorsque nous faisons remarquer à nos amis écologistes que le nom de leur courant est particulièrement mal adapté puisque s’identifiant à une science qui, par définition, est neutre d’un point de vue politique ou idéologique et que l’histoire nous enseigne que seuls des mouvement extrémistes, autoritaires, despotiques et tyranniques se sont permis par le passé de s’auto-attribuer une caution scientifique (nazisme, fascisme, etc…), ceux ci éludent prudemment la question ou se défendent en précisant qu’ils considèrent la science écologique comme étant essentiellement occupée à l’étude de l’impact des activités anthropiques (c’est à dire la transformation d'espaces, de paysages ou de milieux naturels sous l'action de l'homme).
Cette dernière gesticulation intellectuelle n’est en fait qu’une aimable tautologie dans la mesure où il est d’une évidence aveuglante que toutes les espèces vivantes un tant soit peu actives ont un impact sur leur environnement ; qu’un troupeau d’éléphants lancé à toute allure dans une innocente forêt laisse une trouée béante et chaotique derrière lui ; qu’une colonie de fourmis déplace sans effort apparent un môle de terre, et pourrait même déplacer des montagnes si ces insectes venaient à pulluler, ce qui pourrait bien arriver un jour ou l‘autre ; que les dinosaures, qui ont régné vingt fois plus longtemps que nous sur terre, ont massacré toute la végétation à plus de deux mètres du sol, etc…., etc…., etc….
Rien à voir bien entendu avec nous autres êtres humains, génies vivants de l’univers, pourtant minuscules grains de poussière composé de 75% d’eau, d’un peu de suif, plus quelque microns d’éléments minéraux, c’est-à-dire pas grand-chose, mais dont l’ego surdimensionné vient de créer son plus beau fleuron nombriliste : l’écologisme.
Afin de lever définitivement cette imposture terminologique qui présente objectivement l‘inconvénient d‘avoir été démasquée par de nombreux observateurs (dont la plupart se taisent prudemment par crainte de représailles médiatiques ou interprofessionnelles), je conseillerais aux écologistes de se renommer entropistes, l’entropie ayant l’avantage d’être la fonction d’une science et non pas une science elle-même ce qui règle déjà un problème, d’une part, et de mesurer le degré de désordre d'un système ce qui correspond assez exactement au souci des écologistes, d’autre part. Plus l'entropie du système est élevée, moins ses éléments sont ordonnés, plus l’entropie est basse plus le système est stable. Afin de se familiariser avec ce terme et de pouvoir décliner son utilisation avec pertinence dans leur vie militante quotidienne, j’invite ainsi les écologistes futurs entropistes à la lecture assidue de Nicholas Georgescu-Roegen. Ils pourront ainsi se référer enfin à une base idéologique claire et incontestable, un peu de la même façon que les vrais socialistes se réfèrent à Karl Marx.
A suivre …… autres impostures : la préservation de la planète, le réchauffement climatique, le nucléaire, la biogénétique, la pollution, les énergies renouvelables, le projet Europe Ecologie les Verts, la charte des Verts mondiaux, le green business, et bien d’autres encore ………

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