Mon précédent article traitant des impostures écologistes consacré au concept de la préservation de la Planète a reçu son habituelle volée de bois vert, avec des qualificatifs évoquant mon possible dérangement mental, ma probable dangerosité, mon évidente stupidité ou ma patente mauvaise foi. Je constate toutefois avec un certain réconfort que mes analyses visant à démasquer les turpitudes intellectuelles de la mouvance écologiste recueillent un taux incompressible d’un tiers d’opinions favorables, ce qui marque un constat encourageant au sein d’un lectorat pourtant notoirement imprégné du penser écologiquement correct.
Avant de relier le thème de la préservation de la Planète à celui du principe anthropique, je voudrais répondre à plusieurs détracteurs qui m’accusent de faire semblant de mal comprendre la propagande pour la préservation de la planète au motif que cette même propagande utilise volontairement une idée fausse (l’homme peut détruire la planète) en jugeant que tout le monde interprétera cette idée différemment (l’homme peut modifier les eco-systèmes). En d’autres termes, il ne faudrait pas prendre cette formule (qui constitue le credo de base des écologistes) au pied de la lettre, et comprendre autre chose quand on l’entend. C’est possible, mais il est notoire que la majorité des gens, c’est à dire Monsieur tout le monde, plus l’Homme de la rue, plus la Ménagère de moins de 50 ans et plus encore bon nombre de quidams de par le globe, prend réellement cette expression au premier degré et croit dur comme fer que la Planète court un danger mortel, ce qui n’est pas le cas, bien sûr, pour les esprit supérieurs et certains de mes lecteurs qui ont bien compris que ce slogan était largement bidon mais suffisamment mobilisateur pour le petit peuple à QI limité. Cela s’appelle tout simplement de l’intox médiatique, ou je ne m’y connais pas !
Je veux bien toutefois laisser de côté un instant ce phénomène d’ empapaoutage des masses et ne considérer que la réalité objective du fonds de commerce écologiste, c’est à dire la destruction supposée par l’homme (moderne) de certains écosystèmes, dénommée par eux abusivement « action anthropique ». Une fois encore, et de la même façon qu’ils ont déjà détourné la science écologique à leur profit propagandiste, ces charlatans médiatiques s’attribuent un concept scientifique en falsifiant son sens initial. Le principe anthropique (du grec anthropos, homme) est, en fait, le nom donné à l'ensemble des considérations qui visent à évaluer les conséquences de l'existence de l'humanité sur la nature des lois de la physique et de la biologie, l'idée générale étant de dire que l'existence même de l'humanité (ou plus généralement, de la vie) permet d’affirmer que les lois de la physique sont nécessairement telles qu'elles permettent à la vie d'apparaître. Nous voyons donc que l’énoncé de ce principe est largement différent de celui qui constitue l’acceptation usuelle des écologistes, à savoir l’action modificatrice de l’homme sur le fonctionnement de la nature. A nouveau, les écologistes simplifient, réduisent, travestissent et détournent des concepts scientifiques pour les transformer en slogans politiques accessibles aux masses. Cela n’a rien d’étonnant quand on sait que la plupart de leurs leaders n’ont strictement aucune culture scientifique et que, après s’être essayé au trotskisme ou au maoïsme, puis avoir décidé une fois pour toutes que le gauchisme était passé de mode, ils sont passés à la « verdure tendance » en conservant les mêmes techniques de communication politique qu‘autrefois.
Mais je veux être beau joueur et ignorer encore une fois cette imposture des idées pour ne m’attacher qu’à démonter pièce après pièce l’édifice factice de ce discours péremptoire et supposé incontestable. Dans cette affaire où les mauvaises fois se confrontent aux ignorances, les entêtements aux incompétences et les hypocrisies aux bons sentiments, il ne s’agit pas de contester la réalité de certaines conséquences de l’activité humaine sur l’environnement, mais de mesurer exactement leur niveau de gravité et leur évolution à terme. La propagande écologiste émane d’un mouvement politique (Verts & consorts) dont l’objectif est l’obtention du pouvoir civil, couplé à un lobby économique (Green Business/Al Gore) dont l’objectif est le profit financier. Elle utilise à fond le ressort psychologique ancestral de la Peur de la Fin du Monde qui ne manquerait pas de survenir si les hommes ne satisfaisaient pas aux directives des grands prêtres de sa religion, jouant ainsi sans retenue de la dramatisation, de l’exagération voire de la falsification des phénomènes dits « anthropiques ». C’est ainsi que sont mis en scène des soi-disant périls de la terre dans d’incessantes émissions TV, films chocs, et autres produits multimédias catastrophes dont l’aspect passionnant pour le public produit déjà de juteux bénéfices à leurs promoteurs avant même que d’avoir une résonance en terme d’action politique.
Il n’est pas question de nier la disparition de certaines espèces vivantes et végétales, l’accumulation localisée de certains déchets, l’industrialisation des produits alimentaires, la pollution de l’air dans certaines villes ou les quelques accidents nucléaires. Mais sont-ce là des problèmes vraiment graves ? Et pour qui ? Pas pour la Planète, en tout cas, puisque nous avons convenu de laisser de côté la langue de bois et de ne pas prendre le bon peuple pour une bille. La Planète s’en fout, les lecteurs avertis le savent bien. Elle absorbera, transformera, régénérera et recréera en à peine moins de temps qu’il n’en aura fallu à la civilisation industrielle pour cracher, vomir, détruire ou abîmer Qui reste donc réellement concerné par ces dangers agitatoires ? Les Hommes bien sûr, c’est à dire Nous. Mais quels hommes ? Tous ? Une minorité ? Une majorité ?
Les bateleurs écologistes, rejetons atrophiés du G20, ne mesurent l’avenir du monde qu’à l’aune de leur mode de vie développé en oubliant les 80% restants des habitants de la planète qui, eux, se soucient surtout de leur subsistance du jour même avant de songer à celle du lendemain.
Le principe anthropique, même dans son acceptation écologiste détournée, ne comporte rien en soi de dramatique ni de scandaleux. Il n’est que l’expression de la logique même de la vie, une évidence banale, voire une tautologie anthropologique. Il est tout à fait normal et rassurant d’observer qu’une espèce vivante dominante, l’Homme, influence et modifie son environnement naturel. Ce phénomène procède tout simplement de l’équilibre écologique. En modifiant légèrement quelques écosystèmes, au grand dam des obscurantistes militants, l’homme marque ainsi son passage furtif sur la planète et laisse une empreinte pour les prochains siècles, voire une matière apte à la fossilisation et la reconstitution d’un nouveau pétrole utilisable par une future espèce dominante dans quelques millions d’années.

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