• dimanche 27 mai 2012
  • Agoravox France Agoravox Italia Agoravox TV Naturavox
  • Agoravox en page d'accueil
  • Newsletter
  • Contact
AgoraVox le média citoyen
La fondation Agoravox
  Accueil du site > Tribune Libre > Les leurres du Ministre Mitterrand pour tenter de se sortir d’une (...)
12%
D'accord avec l'article ?
 
88%
(67 votes) Votez cet article
  • Faire un don
  • Imprimer cet article
  • Marquer et partager

Les leurres du Ministre Mitterrand pour tenter de se sortir d’une mauvaise passe

Il faut avouer que « la comparution » sur TF1 à laquelle le ministre de la Culture, F. Mitterrand, a dû se résigner, jeudi 8 octobre 2009, n’était pas simple. Elle était d’abord des plus humiliantes. Il lui fallait répondre d’accusations honteuses de tourisme sexuel en Thaïlande, voire, selon certains accusateurs, de pédophilie, déduites d’un chapitre de son livre, paru en 2005, intitulé « La mauvaise vie », paru chez Laffont. Il est vrai que les pages incriminées qu’on a pu lire dans Le Monde.fr de jeudi 8 octobre, pouvaient prêter à confusion.

 

Aussi est-il d’autant plus intéressant d’observer les procédés d’expression ou les leurres que l’auteur a mobilisés pour tenter de se sortir de cette mauvaise passe.

1- La promotion artistique de son livre

Il s’est d’abord attaché à promouvoir son livre tant par son genre que par sa qualité, en espérant que son excellence artistique lui vaudrait l’indulgence.

1- Le genre du livre

Puisque c’était le genre qui créait le malaise, on aurait attendu que l’auteur le clarifiât. Il ne l’a pas fait et on le comprend. Il ne fallait pas livrer à l’adversaire l’aveu d’une autobiographie qu’a tenté d’entrée de lui arracher la présentatrice : cela revenait à donner la seule pièce à conviction attendue. Mais prétendre qu’il ne s’agissait que de fiction, c’était s’exposer à l’incrédulité en raison de la précision de certaines scènes : «  Il y a des descriptions qui sont rudes, » reconnaît l’auteur avec raison. 

 Il a donc continué à cultiver l’ambiguïté volontaire qui existe depuis la parution du livre. Est-ce une fiction ou une autobiographie ? « Sur la couverture, dit-il, il n’y a rien de marqué. Ce n’est ni un roman ni des mémoires.. J’ai préféré laisser les choses dans le vague. » La part autobiographique n’est pas niée pour autant : « C’est un récit, admet-il, mais j’ai préféré ne pas mettre un récit parce que pour moi c’est un tract, c’est-à-dire que c’est une manière de raconter une vie qui ressemble effectivement beaucoup à la mienne, mais qui ressemble aussi à la vie de beaucoup d’autres gens ». « Ce n’est pas un récit totalement autobiographique, dit-il encore, vous l’avez bien noté, il n’y a rien marqué dessus ».

La même ambiguïté subsiste, du reste, par l’emploi répété du mot « garçon » et non de celui d’ « homme » : « Oui, j’ai eu des relations avec des garçons, reconnaît-il, on le sait, je ne le cache pas ». Peut-être, dans ce milieu particulier, le mot « garçon » a-t-il le même sens que celui de «  fille » pour parler d’un(e) prostituée sans pour autant faire référence à un mineur. Un non-initié, on l’admettra, peut se méprendre.

 Pour contourner la difficulté, il avait pourtant à sa disposition la théorie formaliste d’analyse littéraire en vogue dont l’École abrutit ses élèves et France Culture, ses auditeurs. Il y fait référence par une brève allusion, en corrigeant la présentatrice qui évoque « (ses) expériences présumées de tourisme sexuel » (1) : « Oui, expériences du narrateur ! » rectifie-t-il aussitôt sans expliquer davantage cette subtilité, sans doute jugée byzantine et incompréhensible pour le public de TF1. Peut-être a-t-il pensé avec raison qu’on risquait de lui rire au nez s’il s’était engagé sur cette voie et avait expliqué ce qu’il voulait dire.

 La théorie formaliste à la mode enseigne, en effet, qu’il faut distinguer « l’auteur  », être social de chair et d’os qui écrit, et « le narrateur  », une sorte de fantôme réputé « assumer la charge du récit  ». Car, paraît-il, on ne saurait attribuer à l’auteur les faits et gestes de ses personnages. Le malheur est que Flaubert qui s’y connaît en roman, a clairement prévenu que « Mme Bovary, (c’était lui) ! », et qu’ en cas de diffamation, les juges ont montré que ce dédoublement imaginaire était nul et non avenu en condamnant chaque fois non pas le narrateur, cet ectoplasme qui n’existe pas, mais l’auteur qui lui existe bel et bien et ne peut fuir ses responsabilités.

 Seulement, à vouloir souligner la part de fiction de son livre, M. Mitterrand s’exposait à la contradiction en signalant la raison pour laquelle le Premier Ministre l’aurait beaucoup apprécié : « Il avait été frappé, a-t-il tenu à révéler, par le ton de sincérité et peut-être même je dirais, par le courage dont le livre faisait part (sic) ». De telles qualités méritent-elles d’être saluées si le livre n’est pas le récit d’une expérience personnelle ?

  2- La qualité artistique du livre

Simultanément, on le voit, M. Mitterrand a insisté sur la qualité de son livre, pensant que son excellence artistique reconnue lui vaudrait excuse, sinon absolution. Il use à cette fin de trois leurres.

 a- L’un est le sophisme fondé sur un amalgame. Il a repris la formule attribuée à Henri Jeanson : « On ne fait pas de bonne littérature avec de bons sentiments  », mais pour insinuer un raisonnement a contrario selon lequel de mauvais sentiments feraient nécessairement de la bonne littérature. Il souligne ainsi que son « livre s’appelle la mauvaise vie, (qu’) il raconte le parcours d’une existence difficile (et que) dans cette existence difficile, cette mauvaise vie, il y a aussi des mauvais lieux. » Or, la relation inverse est-elle automatique ? Suffit-il d’étaler de mauvais sentiments pour faire de la bonne littérature ? N’est pas Baudelaire qui veut ! Il n’y a pas que des fleurs à pousser sur le Mal !

 b- M. Mitterrand recourt ensuite au leurre de l’argument d’autorité. On l’a déjà perçu dans l’opinion favorable du Premier Ministre qu’il a tenu à rapporter. Cette fois, il souligne qu’ « à sa sortie (son livre) a été bien accueilli par la critique ». Or, on sait ce que vaut la critique du milieu littéraire parisien depuis la charge de Romain Gary dans « Vie et mort d’Émile Ajar » (Gallimard, 1981) : il n’y voit que « coteries, cliques à claques, copinages, renvois d’ascenseurs, dettes remboursées ou comptes réglés. » Et la manière dont il l’a roulée avec « La vie devant soi  », un roman publié en 1975 sous le pseudonyme d’Émile Ajar, et qui lui a valu un second Prix Goncourt - ce qui réglementairement n’est pas possible - lui donne quelque crédit.

 c- Enfin, il ne manque pas de faire jouer le leurre de la pression du groupe en rappelant le succès du livre que « beaucoup de gens » ont acheté. Malheureusement, l’opinion du groupe n’est pas un critère infaillible d’excellence : le groupe s’est tant de fois trompé à travers l’Histoire !

 2- La pose de la victime

 Tout en faisant cette promotion incertaine de son livre, M. Mitterrand a pris peu à peu la pose de la victime. On reconnaît dans la manière le leurre d’appel humanitaire pour stimuler le réflexe de compassion et d’assistance à personne en danger. Il faut le reconnaître, il manie ce leurre avec doigté en l’associant à plusieurs autres leurres.

 1- Le premier est la prétérition qui permet d’y toucher sans avoir l’air d’y toucher, d’affirmer une chose en prétendant qu’on ne le fait pas pour égarer l’auditeur. Ainsi se présente-t-il en victime tout en le niant par deux fois : « Laurence Ferrari, se plaint-il, vous pouvez imaginer que les trois jours que je viens de passer n’ont pas été des jours très très faciles. Je ne suis pas là pour me plaindre. On m’avait dit que la politique était quelque chose de dur, je le savais, je le constate. » Ou encore, confie-t-il : « Excusez-moi, je suis ému ! C’est normal ! (Pendant ce temps, il regarde humblement ses mains caresser son pupitre, tête penchée) Je pense à beaucoup d’autres choses en même temps que je parle.

- À quoi ? demande la présentatrice.

- Je pense à mon honneur, à ma famille, à mes enfants, à ma mère. Je ne voudrais pas faire de plaidoyer pro domo comme ça. Je pense à tout cela, dit-il d’une voix chantante. Forcément je suis ému, ce sont des choses qui sont importantes. »

 

2- Il peut ainsi insister de trois manières sur l’injustice dont il se dit victime.

a- L’une est de faire ressortir la contradiction entre l’image négative qu’on veut donner de lui et celle si positive, insinue-t-il, que les téléspectateurs auraient de lui par sa notoriété d’ homme de télévision : « Beaucoup de Français me connaissent, observe-t-il, ils m’ont vu à la télévision ». Le verbe «  connaître » est ici une hyperbole audacieuse : peut-on soutenir que l’on connaît quelqu’un pour l’avoir vu à la télévision ? La preuve ? Quel téléspectateur aurait soupçonné, à ses célébrations de stars et de princesses dans ses émissions, que M. Mitterrand avait pratiqué le tourisme sexuel en Thaïlande ?

b- Une deuxième façon consiste à stimuler le réflexe de condamnation de l’homophobie, en dénonçant chez ses détracteurs l’amalgame entre homosexualité et pédophilie. Il commence piano par périphrase et euphémisme dans une posture de recueillement où il contemple ses mains sur le pupitre la tête de côté, en soutenant que son livre raconte « une vie qui ressemble effectivement beaucoup à (la sienne), mais qui ressemble aussi à la vie de beaucoup d’autres gens qui ont vécu durant leur existence avec une certaine douleur, une certaine difficulté à expliquer qu’ils étaient différents. » Puis il y revient, cette fois avec une grande véhémence et la clarté de la propriété des termes : « Oui, s’écrie-t-il,  j’ai eu des relations avec des garçons, on le sait, je ne le cache pas, mais il ne faudrait pas confondre, il ne faudrait pas confondre - ou alors on serait revenu à l’âge de pierre - l’homosexualité et la pédophilie et si vous lisez le livre bien clairement, je pense que c’est tout à fait évident. »

c- Une troisième manière de souligner l’injustice qui le frappe est, pour obtenir leur indulgence, de stimuler chez ses auditeurs les réflexes propres au fond de culture chrétienne pouvant subsister en eux et qui valorise la pénitence et le non-jugement des autres.

- Il se présente comme le pécheur repenti ; il fait acte de contrition. Après n’avoir d’abord concédé qu’ « une erreur », et « non un crime  » ni « même une faute », il admet «  avec le temps (avoir fait) une faute contre l’idée de la dignité humaine et (il) pense qu’il faut se refuser absolument à ce genre d’échanges. ». Il reconnaît « (s’être) fait honte ». Mais c’est pour célébrer sa victoire sur lui-même et les forces du mal : « Ce qui est important, dit-il, c’est la manière dont on surmonte ce genre de situation, dont on en sort. Le livre que j’ai écrit est celui de quelqu’un qui sort, qui sublime un certains nombre de situations difficiles. » On connaît la parole évangélique promettant plus de joie dans le ciel pour un pécheur qui fait pénitence que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de pénitence.

- Il se réfère ensuite à un second précepte évangélique qui commande de ne pas juger autrui : il reprend les mots même de l’admonestation du Christ aux accusateurs de la femme adultère : « Que vienne me jeter la première pierre, s’écrie-t-il, celui qui n’a pas commis ce genre d’erreur. Parmi tous les gens qui nous regardent ce soir, quel est celui qui n’aurait pas commis ce genre d’erreur au moins une fois dans sa vie ?  » M. Mitterrand a de ses auditeurs une bien singulière représentation pour leur prêter à tous la même fascination qu’a exercé sur lui le tourisme sexuel. Quel culot !

3- Les rôles de procureur et de prédicateur

Le paradoxe est qu’il en profite aussitôt pour, dans un amalgame inattendu, opérer dans la distribution manichéenne instaurée un soudain renversement des rôles qui ne manque pas d’audace : d’accusé il devient accusateur puis prescripteur.

1- La retenue, l’indulgence, voire la mansuétude, qu’ en victime, il vient d’exiger de ses accusateurs, n’est alors plus de mise quand il se met à son tour à les accuser. S’il se refuse à démissionner, c’est, fulmine-t-il, « (pour ne pas rajouter) l’indignité à l’injustice du traitement qui m’est fait par des gens dont je peux comprendre le ressentiment comme Marine Le Pen et par d’autres dont je ne peux absolument pas comprendre l’aveuglement et peut-être même le désir de rancune, de vengeance comme certains élus socialistes. Et toutes les personnes qui m’accusent de ce genre de chose devraient avoir honte de faire une chose pareille. Et toutes les personnes qui font cela, ce sont des personnes qui font l’amalgame constamment qui est le premier stade de la calomnie et de l’injustice. C’est tout !  » Sans doute a-t-il raison de dénoncer l’amalgame entre homosexualité et pédophilie. Mais on ne voit pas où il y en a un à propos du tourisme sexuel en Thaïlande.

2- M. Mitterrand se permet même de se présenter en prescripteur de morale : son «  livre, soutient-il, est un livre moral ». Il use du leurre de la vaccine à cette fin. Comme le vaccin qui inocule des germes inactivés pour susciter des anticorps, le leurre de la vaccine consiste à reconnaître un peu de mal pour faire admettre ensuite un grand bien. M. Mitterrand admet « (avoir) eu des relations avec des garçons (…) (il) ne le cache pas. » « (Il) pense (même), a-t-on vu plus haut, (qu’il a) fait une faute contre l’idée de la dignité humaine  ». Mais c’est pour prétendre avoir désormais quelque titre à grimper à la tribune ou en chaire pour distribuer des conseils autorisés : « Il faut, déclare-t-il, se refuser absolument à ce genre d’échanges. » « Je condamne absolument le tourisme sexuel qui est une honte. Je condamne la pédophilie à laquelle je n’ai jamais participé d’aucune manière. » Seulement, n’est-ce pas aller un peu vite en besogne ? Un repenti peut-il prétendre aussi vite jouer au procureur et au prédicateur sans prêter à sourire ?

 

Les leurres mobilisés montrent comme est fragile, voire peu convaincante, la défense de M. Mitterrand qui, pour finir, ne se fonde que sur des allégations. Il demande à être cru sur paroles. Il est vrai que ses propres écrits retournés contre lui le plaçaient dans une position inconfortable. Le principe fondamental de la relation d’information, en effet, selon lequel nul être sain ne livre volontairement une information susceptible de lui nuire, a pour corollaire qu’on ne croit volontiers que les aveux à charge qu’une personne peut faire contre elle-même. Quant à ses protestations vertueuses, on en doute. On doit, cependant, savoir gré à M. Mitterrand de n’avoir pas agi comme son oncle François qui prétendait effrontément, en 1993, à des journalistes belges qui l’interrogeaient, ne même pas savoir comment était faite une écoute téléphonique : il n’en avait jamais vu ! La condamnation par la Cour de Cassation des responsables des « écoutes téléphoniques de l’Élysée » a fait justice de ce mensonge éhonté, le 30 septembre 2008. Le neveu n’a pas, lui au moins, prétendu tout ignorer du tourisme sexuel en Thaïlande. Il reste pour son avenir ministériel qu’un ministre est un peu comme la femme de César, lequel justifiait son divorce par un simple soupçon d’infidélité, car, disait-il, elle ne devait pas même être soupçonnée ! Paul Villach

 

(1) « expériences présumées de tourisme sexuel  », dit la présentatrice ignorante : un exemple de plus d’utilisation fautive de l’adjectif « présumé » qui signifie « considéré comme avant tout examen » et porte atteinte à la présomption d’innocence.

 

par Paul Villach lundi 12 octobre 2009 - 146 réactions
yahoo
12%
D'accord avec l'article ?
 
88%
(67 votes) Votez cet article

2 moyens pour donner

Don défiscalisé 10€ ou plus

Obtenez une réduction fiscale de 66% avec un e-reçu. Un don de 10 € ne vous coûte que 3€40.

Grâce à votre aide, AgoraVox peut continuer à publier plus de 1000 articles par mois. En donnant à la Fondation AgoraVox, vous offrez un soutien à la liberté d'expression et d'information.

Les réactions les plus appréciées

  • Par Alpo47 (xxx.xxx.xxx.138) 12 octobre 2009 11:07
    Alpo47

    Heureusement P.Villach est là.
    Belle analyse ou décryptage sur la communication de F.M, enfin...

    Il n’étonnera personne que le "mis en cause" use de tous les artifices pour se défendre, c’est dans l’ordre des choses et c’est son droit.
    Ce que je trouve plus inquiétant ce matin, c’est la quasi unanimité de la classe politique et des médias pour ... passer à autre chose en utilisant également tous les subterfuges, comme de faire un amalgame entre tous ceux qui s’interrogent et l’extrème droite.

    Il est vrai qu’il y a des sujets plus importants, comme l’effondrement de notre économie et la paupérisation d’une partie de nos concitoyens, néanmoins, la moralité de nos politiques (je sais, je suis un rêveur) restera, un sujet de préoccupation.
    On pourrait ainsi parler de l’hyper ambition de R.Dati, des casseroles de Kouchner, des questions au sujet de Miterrand ... et de tout ce que j’oublie.

    Demain sera t-il pire ou meilleur qu’aujourd’hui ?

  • Par Nometon (xxx.xxx.xxx.60) 12 octobre 2009 11:21
    Nometon

    Article qui avec précision, démonte les mécaniques sordides que Frédéric Mitterrand emploie pour jouer les victimes, provoquer la compassion et jeter un écran de fumée sur son égoïsme sans scrupule.
    Cet égoïsme minable qu’il a si bien décrit dans son livre, espérant ainsi plaire aux yeux du petit monde parisien de quelques pseudo-lettrés qui, comme vous l’avez très bien dit, à défaut de talent, étalent les mauvais sentiments.

    Finalement, Frédéric Mitterrand est le parangon de ce milieu où on cultive surtout les dettes et les copinages, les apparences. Un milieu se reconnaissant à un sentiment d’élitisme qui d’avance excuserait tout. Tout : le moche, le sordide, le sale. Les vraies victimes ? Ces gens-là s’en foutent. Elles sont pauvres et sans voix. Elles n’ont aucune chance, jamais, de toucher leurs habits. Ni de disposer du 20 Heures à la télévision pour faire entendre leur cri.

    Derrière les mots et les gestes de cet acteur déplorable, ce que j’ai entendu, c’est pourtant ça : le silence des petits, des anonymes, des vraies victimes.

  • Par Parrison (xxx.xxx.xxx.46) 12 octobre 2009 12:15
    Parrison



    L’intervention de Marine Le Pen a été un soulagement pour beaucoup d’entre nous... parce qu’enfin...., enfin.... !!!!, enfin quelqu’un parlait au nom des Français....

    Je trouve effectivement lamentable que ce soit le FN qui se soit manifesté, (avec ou sans motifs cachés, en l’occurence c’est secondaire, car sur le fond j’approuve...) que ce soit donc le FN qui réagisse mais pas le PS dont la tiédeur des commentaire sont autant de « démission », de déni de leur existence même : l’opposition.... Les Français sympatisants PS se sont senti lachés dans la nature, obligés de « hurler » leur ressenti face à la désertion du garde fou.... C’est lamentable tout simplement..., c’est indigne d’un parti politique qui prétend défendre le peuple.... !

     Celui qui jubile de sa célébrité aussi peu glorieuse soit-elle, mais célébrité quand même, s’amuse comme un petit fou le bougre de tout ce remue-ménage autour de sa petite personne... et il en redemande encore et encore, vous pensez... ça marche au-delà des espérances.... on parle de lui, il est en pleine lumière et ça c’est le pied géant pour ce lascard qui s’affole, qui panique du moindre signe de désintérêt.... enfin, on l’a compris, c’est le narcissisme à l’état pur qui pousse ceux qui en sont atteints à faire n’importe quoi pourvu qu’on parle d’eux... (pourvu qu’on achète son livre.... sacré coup marketing aussi... !)

    Ne nous y trompons, toutes ces réactions indignées, offusquées, légitimes, le font b*** et dire qu’il est humilié par ses confessions sur sa vie privée, c’est vraiment mal connaître les méancdres de ces esprits exhibitionnistes.

    Ceci n’aurait aucune importance s’il n’entrainait pas dans son sillage tout un gouvernement qui, à vouloir le soutenir pour sauver la face, s’en trouve éclaboussé sans distinction....
    Combien de gens du gouvernement veulent étouffer l’affaire car ils se retrouvent « complices » à leur corps défendant. Combien sont-ils à penser que cette arrogance goguenarde, ricanante dont fait montre leur « petit dernier » commence à bien faire ... ? mais l’autre est lâché comme un chien sans laisse, il fait la sourde oreille et alimente le scandale chaque jour... il n’y a que lui que ça amuse, bientôt il va lasser , déjà il lasse....
     
    Moi j’attends et j’observe... !

  • Par kdb (xxx.xxx.xxx.105) 12 octobre 2009 12:18

    il n ’y a pas que sur TF1 qu’ont étouffe ca dans la petite famille ’politique" tout les médias Bidonnent pour fabriquer des sondages favorable et étouffer l’affaire !!!
    voir cet exemple REDOUTABLE DE MANIPULATION !

    http://www.lepost.fr/sondage/2009/1...

    Énorme escroquerie de SONDAGES pire que tout !!!!!

    « Le Post » (Émanation du Monde interactif, filiale commune de la société anonyme Le Monde et du Groupe Lagardère) est totalement neutre dans l’affaire Mitterrand comme le confirme le choix des questions de ce sondage….
    ALORS CA SI S’est PAS DE LA MANIPULATION GOUVERNEMENTALE !!!! SCANDALEUX !!!

    SONDAGE "lePOSTE" (j’ai fait un copier coller s’est tellement GROS !!!)

    L’affaire Mitterrand, vous en pensez quoi ?

    1/ Je suis "super emmerdé" comme Olivier Besancenot. Je ne préfère pas prendre parti.

    2/Je trouve "infâme la campagne lancée à l’encontre de Frédéric Mitterrand", comme Jean Luc Mélanchon

    3/"Je suis serein. La vérité a été dite. Je suis sûr qu’elle sera comprise", comme l’a lui même dit Frédéric Mitterrand.

    4/Je pense qu’il faut "passer à ce qui intéresse vraiment les Français : le chômage, la crise, le pouvoir d’achat qui stagne", comme Martine Aubry.

    5/Je pense surtout que le gouvernement doit "réitérer sa volonté de combattre toute forme de tourisme sexuel", comme le porte-parole du gouvernement thailandais.

    6/Je pense que je n’ai "pas à juger moralement les actes d’un homme", comme Ségolène Royal

    LA, ONT NOUS PREND VRAIMANT POUR DES CONS !

Réactions à cet article

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


Faites un don

Les thématiques de l'article

Palmarès

Agoravox utilise les technologies du logiciel libre : SPIP, Apache, Debian, PHP, Mysql, FckEditor.


Site hébergé par la Fondation Agoravox