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Les néo-nazis, ces gens si débonnaires...

Dans le débat sur l’incarcération du négationniste Reynouard, un argument inattendu a été mis en avant (en titre !) par son "avocat" sur internet, Paul-Eric Blanrue : sa vie de père de famille nombreuse, avec ses huit enfants. Un label, un estampille, un gage de sagesse et un beau leurre pour les lecteurs : on n’aide pas beaucoup ses enfants en choisissant délibérément des convictions qui vous mènent directement en prison. En insistant autant sur le fait, notre désormais prosélyte du négationnisme commettait une grave erreur de jugement. Reynouard, on vous l’a dit, arborant uniforme néo-nazi, était membre d’un parti engagé dans des actions extrêmement violentes qui ont abouti à des crimes, dont celui à l’encontre d’un foyer de travailleurs émigrés de Cagnes-sur-Mer, sciemment incendié dont le PNFE n’a jamais été rendu coupable, faute de preuves paraît-il (à l’époque, le parquet de Grasse ayant recommandé son inculpation pourtant !). Tenter de nous faire passer ce genre d’individu pour un être capable de commisération, incompatible avec le racisme fondamental de la doctrine qu’il professe, c’est tenter de réhabiliter Goebbels et sa propension à mettre constamment en avant sa progéniture, qu’il finira par empoisonner au cyanure en apprenant sa capture prochaine. Belle notion de paternalisme et de sens de la famille ! 

Car ne nous leurrons pas : sous couvert de présentation adoucissant son image, un néo-nazi, même débonnaire d’apparence, reste un néo-nazi. A savoir un assassin en puissance, qui met ses idées et ses convictions en avant de sa propre famille, et préfère de loin le "BBR", comme le faisait le PNFE (*). Je viens de vous en retrouver un qui a eu longtemps, avec ses cheveux longs et son air débonnaire, l’allure d’un bon gros bonhomme sympa. On vient de découvrir que cet admirateur de longue date d’Hitler n’était autre qu’un serial killer, avide d’argent et assassin, parti en dernier lieu réaliser ses rêves de puissance et de domination de la "race blanche" au Panama. L’habit n’a jamais fait le moine, et avec William Dathan Holbert, l’adage se confirme avec éclat.
 
Or, il avait eu aussi une vie de famille, notre fugitif panaméen au look de joyeux viking. Trois enfants, aujourd’hui âgés de 10, 9 et 7 ans. L’année qui suivait la naissance du dernier, en 2004, il divorçait. Une spirale infernale allait alors commencer pour lui : "William Dathan Holbert déposait en mars 2005, les documents de sa faillite à la Cour Fédérale. Il énumérait alors près de 564 000 dollars en actifs surtout à partir de deux propriétés, une à Laurel Park et une à Saluda, et surtout 783 897 dollars de dettes à ses créanciers". Dans sa courte vie, il avait déjà accumulé les emplois  : Asplundh, une société de d’aménagement vert et d’élagage créée par un bûcheron suédois, (Carl Hjalmar Asplundh), un magasin de fournitures à Hendersonville (près de Nashville), un emploi chez Helping Hand (Alliance Repair) dans la même ville, un bar dont personne n’a retenu le nom à Colombus, et enfin sa propre société d’aménagement forestier, Holbert’s Ground Maintenance, dans sa ville native d’Henderson (Caroline du Nord), qui vendait aussi du matériel lourd de chantier.
 
Endetté jusqu’au cou, notre homme avait en fait décidé de fuir et de refaire sa vie avec une jeunette rencontrée a son nouvel emploi, Laura Michelle Reese, alors plutôt fluette : dans un magasin de fitness, appellé "The Body Shop" acheté en co-propriété avec un couple, Kevin et Marie Hoover. Il y travaillera dix mois seulement avant d’en être viré, pour malversations. Dans sa cavale, il prendre d’autres identités, dont "Luke Gregory Kuhn",volera des voitures et revendra même 200 000 dollars une maison qu’il louait à Oak Island.... son propriétaire parti en vacances retrouvera à son retour quelqu’un dedans en train de refaire les peintures et les aménagements, qui affirmait lui aussi en être le propriétaire ! Imaginez la scène ! Le vol d’une voiture le 5 février 2006, à Sheridan County dans le Wyoming avec sa nouvelle compagne fut sa principale erreur, qui l’obligea à quitter le territoire américain, car étant alors recherché par différents Etats et sa vie devenait une partie de cache-cache incessante. Traqué, il était devenu "Donald Lee Bruckert" dans le Kentucky, où il avait obtenu un permis de conduire à ce nom, son dernier avatar avant son envol pour le Panama, dans l’archipel paradisiaque de Bocas del Toro, le paradis des plongeurs ! (ou plus exactement au préalable pour le Costa-Rica, comme nous le verrons plus loin).
 
Le couple Hoover qui lui a procuré son dernier emploi à 4200 dollars par mois (ils étaient co-gérants en fait semble-t-il) va tomber des nues en effet. "Nous avons remarqué que nous n’obtenions pas les relevés bancaires, alors nous sommes allés à la banque pour obtenir des copies des chèques, et tout à coup, nous avons réalisé que nous ne nous sentions pas très bien », a déclaré Marie Hoover. "Il émettait des chèques pour des trucs personnels, pour environ 25 000 dollars, c’est ce que nous pensons qu’il a pris ici." Le couple ne portera pas plainte, selon ses dires "car l’homme était en instance de divorce" et qu’il avait surtout pris la poudre d’escampette, avec leur jeune employée. Et peut être bien aussi pour d’autres choses moins avouables, telles que la peur de se faire rosser : "alors que Marie Hoover décrit Holbert comme ayant de la "prestance" et était "plaisant", elle a également précisé qu’ Holbert avait un tatouage sur son bras qui énonçait clairement "Aryan Pride", ("fier d’être Aryen")."Il a essayé de me convaincre que j’avais besoin d’être fière d’être blanche, mais je ne suis pas raciste du tout", précise Marie Hoover. Il m’avait écrit une paire de lettres, dont je suis sûre que je ne les ai plus, essayant de me convaincre d’être raciste." L’homme avait en fait un autre tatouage : une croix gammée sur le dos, à la hauteur du cou. Et ce n’était pas que décoratif chez lui, semble-t-il...
 
"En août 2002", en effet, nous apprend Kirkless Unity, "Holbert rejoint le parti néo-nazi National Alliance (NA), qui à un moment donné, a été le groupe le plus important de la haine en Amérique. À l’époque, l’Alliance était atteint d’un manque de leadership provoqué par la mort un mois plus tôt de William Pierce le leader du groupe depuis longtemps.Sous la direction d’Erich Gliebe, le successeur de Pierce, le NA était sur le point de s’effondrer, laissant seulement quelques inscrits sans âme et dispersés". Un vide et une occasion inespérée qu’avait bien saisie Holbert pour tenter de s’y imposer : les néo-nazis rejouent constamment les coups tordus fomentés dans les tavernes munichoises et leurs caves. Hitler a commencé comme ça et a fini par se débarrasser de ses SA quand il n’en n’a plus eu besoin : c’est une constante dans le milieu (ce qui explique la parano constante des élites, qui pensent toujours au complot (n’est-ce pas, J-M ?) ! "Hier, sur le forum en ligne raciste Stormfront, "whitegirl" postait que Holbert s’était effectivemenyt présenté à une réunion de NA en 2003, disant qu’il était " le "coordonnateur régional de l’ouest" de l’association", qu’il essayé "de prendre en charge toute la réunion" et qu’il a "tenté de se positionner immédiatement dans un rôle de leader" . Elle a ajouté également qu’Holbert "a surgi un an plus tard à un barbecue de blancs nationalistes en prétendant représenter un nouveau groupe de racistes". Précisons que William Pierce a été un des pires fabricants de haine raciale dans le monde, notamment en créant "l’Alliance Nationale" (**) dès 1974, mais aussi en achetant en 1999, "Resistance Records", créé par George Burdi et Mark Wilson, un label dévolu entièrement à la musique aux relents racistes "Oi" et autres styles "hatecore" mais aussi Nordland Records, une compagnie suédoise similaires qu’il a intégré à Résistance Records qui accueillera par exemple "No Remorse", le groupe du skinhead prônant la race blanche Paul London, alias Paul Burnley
 

Les idées diffusées par RR, dites "suprémacistes" celles que tenait un Eugène Terreblanche, notre homme les avait effectivement tenues en 2005 devant une caméra de télévision d’ABC News, le crâne alors rasé (ça doit faire plus néo-nazi semble-t-il !). A Forest City, en Caroline du Nord, où il habitait alors. Une vidéo édifiante, où l’on brandit une Bible et un sabre, et où notre homme révèle bien ce qu’il est. Un bonimenteur, un tribun sachant capter l’intérêt et surtout un personnage au double langage complet : très calme devant la journaliste l’interviewant et vociférant ses menaces devant son public : le contraste est saisissant, chez cet Hitler du pauvre ! La fascination pour les armes chère à ses convictions, demeure aussi une constante chez lui. "Les fonctionnaires panaméens sont maintenant axés sur la recherche des armes qui ont tué cinq Américains, selon la presse. Les autorités sont à la recherche d’un revolver de calibre 38 et d’un 9 mm qu’ Holbert aurait utilisé pour assassiner ses victimes". Dans le magasin de Fitness où il travaille, il avait aussi commence aussi à se doper aux stéroïdes : son employeur trouve surtout qu’il prend de plus en plus des airs de Tony Soprano... (euh...) qu’il admirait énormément, paraît-il.

 
Entre temps, en effet, Holbert, avant de partir dans sa cavale panaméenne, avait créé un magasin entièrement dédié à ses idées racistes. "Deux ans plus tard, en 2005, Holbert,(...) a ouvert un magasin raciste à Forest City, en Caroline du Nord, appelé "National Patriots", (voilà qui n’est pas sans rappeler les "SuperPatriots de notre ami Jack Idema, voir ici et là !) qui vendait des livres, des CD et des dépliants pour la promotion de ses vues sur la suprématie blanche. "Whitegirl," de Stormfront, écrivant qu’Holbert avait alors essayé d’inciter les skinheads locaux à fréquenter son magasin." Une suite de réunions "importantes" vont en effet avoir lieu dans ce magasin. "Ces réunions ont attiré des extrémistes et un leader local dans le fils du leader des "Fils des anciens combattants confédérés(SCV), une organisation des descendants des soldats confédérés (...), Lovelace Creighton, qui était en 2005 de le commandant de la section locale SCV, appellée Rutherford Rifles, a dit que cette année-là un événement a bien eu lieu au magasin d’Holbert. Pendant la réunion, des orateurs auraient fait l’éloge de l’histoire du Sud et à plusieurs reprises chanté, "God save the South." (l’hymne sudiste) Selon la presse, Lovelace a dit dans son discours que dans le sud les chrétiens blancs devaient être "séparés des autres peuples, car c’est quelque chose que la Bible recommendait, prétendait-il". Elle a toujours bon dos, chez eux, la Bible... et aux Etats-Unis la liberté d’expression aussi : là-bas, vous pouvez porter une plaque de voiture au nom du SCV annonçant clairement que vous êtes raciste....
 
Parti d’un mouvement généalogiste et historique le CSV en a effet dérivé vers un mouvement fascisant depuis ses soubresauts de 2002 et 2005. "Joe Conason, écrit dans Salon, et Jason Zengerle, dans The New Républic, ont démontré que le SCV s’est transformé à partir d’une organisation apolitique dédiée à l’histoire de la guerre civile en un organisme politisé dédié à la préservation de la "Cause Perdue" une version (très) particulière de l’histoire de la guerre civile et de l’époque 1861-1865".
 
On n’en avait pas fini pour autant avec Lovelace Creighton, partisan de Ron Paul (qui s’en traîne d’autres, de tâches !) qui "fut aussi un temps le pasteur de l’Eglise Baptiste Danielton. Il postera sur "LiveJournal", en avril 2005, qu’Holbert et Reese avaient rejoint son église". "Ce fut une journée très heureuse", avait indiqué Lovelace, se prétendant même devenu "conseiller spirituel du couple." Nous verrons plus loin que ses conseils n’ont pas inclus le 6 eme Commandement du Décalogue ("tu ne tueras point")Creighton et Hobert se fréquentaient toujours, donc, les deux ayant rejoint la "Bible Defender Ministries" du dénommé "Creig Lovelace"... de Forest City, à savoir toujours le même fêlé personnage, ayant changé de nom de secte (si vous trouvez plus allumé, faites-moi signe, car celui-là vaut vraiment son pesant de mouron). En 2005, "cette même année, Lovelace et sa Danielton Baptist Church atteignirent même une notoriété nationale avec la pose sur l’église même de messages provocateurs anti-islam. À un moment donné, l’église devenue vedette avait apposé comme texte "Le Coran doit être jeté aux toilettes" (en allusion à un texte de Newsweek ayant indiqué qu’à Guantanamo on avait balancé un Coran dans les toilettes, ce qui avait provoqué des émeutes dans le monde entier !)" En mai 2005, il sera prié, c’est le terme, de faire des excuses publiques... à sa propre communauté religieuse.
 
Loin de la religion, le couple est déjà envolé, direction le Panama, via un passage au Costa-Rica. Les voilà devenus William "Adolfo" (ne cherchons pas très loin pourquoi !) Cortez-Reese et son épouse (ils ne sont pas mariés), sur un passeport néerlandais (la connexion des néo-nazis du coin ?) que ses nouveaux voisins vont vite surnommer "Big Bill", "Body Builder Bill" ou "Wild Bill", tant il se montre agressif pour un rien. Même avec sa compagne, devenu aussi obèse que lui et qu’il juge "obsolète" devant des amis, quand il ne la bat pas, nous dit David Dell, qui a réalisé le meilleur article sur la vie au Panama de l’assassin. Dell habitant sur place avait commencé des recherches sur des personnes subitement disparues à Bocas del Toro. Ses recherches avaient croisé celles d’un ancien militaire américain, Donald Winner, reconverti en agent de tourisme, qui sera le premier à découvrir que la maison que devait vendre sa cliente Cheryl "Cher" Hughes, sur place depuis dix ans déjà était au nom désormais d’un dénommé William Cortez, alors inconnu au bataillon. Malin, il mettra un appel dans la presse sur la disparition de sa cliente, avec l’adresse à contacter du FBI, pour voir si quelqu’un bouge : les policiers alertés retrouveront l’article dans les poubelles de la maison de l’assassin, envolé dès la parution de l’article ! Un néo-nazi débusqué par un ancien militaire, tout arrive.
 
Selon le Parisien, la réputation de William Holbert là-bas était celle d’un demi fou, qui proférait des slogans hitlériens avec sur la tête parfois un énorme casque de Viking. "Aux yeux de tous ceux qui le connaissaient, il passait pour un excentrique particulièrement manipulateur. Surtout depuis qu’il voulait fonder une Eglise dont il serait le premier pape : "Il créait dans son bar une sorte d’Eglise, le premier “temple des ivrognes”. Et lui était, soi-disant, le premier pape", explique Donald Winner. Et de préciser : "Cet homme cherchait activement des gens qu’il pourrait manipuler et dominer. Ce Monsieur est un raciste qui défend la suprématie de la race blanche. Il pense que les Blancs sont meilleurs, et que les descendants des Afro-Américains, les Noirs ou les malades du cancer ou du sida doivent mourir." L’homme n’avait rien quitté de ses convictions de jeunesse : il était resté nazi dans l’âme, en fuyant précipitamment sa résidence. Le procureur panaméen chargé de l’affaire à ordonné une expertise psychiatrique du prévenu, qui l’a bien entendu refusée...
 
Il filait déjà vers le Costa Rica, le long de la San Juan, la rivière-frontière avec le Nicaragua ; où il sera arrêté par l’armée et la police nicaraguayennes ! Il possédait sur lui d’autres passeports néerlandais aux noms de "William Howard Sectar" et de "Laura Michelle Ruiz" pour sa compagne. Dans sa résidence, on vient de retrouver d’autres documents : "pendant ce temps de retour à Bocas, la police a trouvé plus de trois douzaines de passeports et de cartes d’identité appartenant à d’autres personnes des Antilles néerlandaises, de la République Dominicaine et plusieurs pays d’Amérique Centrale. Il n’est pas clair s’il s’agit de faux, ou de documents volés, achetés, prélevés sur des victimes assassinées ou acquis par une combinaison de ces moyens" annonce la police. L’horreur découverte est peut-être bien plus grande encore. Derrière sa villa, au Panama, baptisée "Hacienda Cortez", la police retrouve facilement les restes de ses victimes. Dont ceux de Cheryl Hughes : un chien est juché sur le monticule de terrre ou gît son cadavre et hurle à la mort : c’est "Jackie", le Doberman Pinscher de la jeune femme massacrée, restée des semaines à veiller sa maîtresse. Sa maison était pourtant à 1,53 miles (2,5 km) au sud-ouest de celle de l’assassin et le chien était là tous les jours ! A 340 m de celle-ci étaient les deux corps, celui de Hughes et de Bi Icelar, l’ami de Hughes (c’est son mari dont elle était divorcée qui le premier avait eu des doutes sur ce qui aurait pu lui arriver). 
 
Le militaire tour-opérateur qui avait eu du flair, Don Winner, continuant lui sa quête, et retrouvant début août, sain et sauf, un autre couple qui l’a échappé belle : Allan et Stacie Duckworth, deux touristes texans ayant eux aussi croisé le couple infernal. "Les Duckworth, effectivement, se sont rendus avec Holbert et Reese dans la région de Jaco au Costa Rica, où ils ont vécu pendant deux mois ensemble. En fait, ils ont décidé qu’ils avaient besoin de s’éloigner du couple Holbert et Reese parce que, selon eux, apparemment, Holbert était en train d’essayer de changer son aspect pour ressembler davantage à Allan. Leurs radars étant à l’écoute, ils sont devenus inquiets et soupçonneux, et ils ont échappé à l’enfer que leur promettaient les deux. C’est sans doute ce qui leur a sauvé la vie". En voilà deux qui ont bien fait d’être observateurs !
 
Il a donc tué plusieurs personnes pour s’approprier leurs biens, concluent aisément les policiers. Mais on n’en a pas fini avec les découvertes sur son cas : il n’a pas sévi qu’au Panama semble-t-il, ce que laissaient entendre les passeports découverts à sa résidence principale. A Puerto Viejo, au Costa Rica, deux propriétaires Joseph et Sue Freconna, avaient découvert en novembre 2007 un corps enfoui sous la maison qu’il avaient acheté en février 2006, et qu’ils louaient, sous une énorme dalle de béton : or, cette bâtisse, gérée par l’agence Sunrise Coast Realty et son représentant Gregory Petin avait été auparavant louée à un couple, début 2007 : "William Dathan et Laura Michelle Holbert Reese". Le couple n’avait loué que pour trois mois et était parti précipitamment au bout de trois semaines seulement ! Au retour des propriétaires, un nouveau patio en béton à été coulé dans leur résidence ! Alertés par le cas d’Holbert, ils préviennent les autorités, qui n’avaient jusqu’ici pas fait le lien avec les locataires précédents... On a bien affaire à un tueur en série, aux idées restées nazies. Le 10 août, la confirmation du lien entre le cadavre découvert à Puerto Viejo, dans le Punta Uva, et la présence au moment du décès d’Holbert est confirmée, mais on ignorait toujours le nom de la victime. Les policiers des trois pays concernés estiment aujourd’hui que le score de personnes assassinées pourrait attendre la vingtaine : au Costa Rica, trois personnes du pays avaient été contactées par le couple pour leur vendre leur maison sur Internet, notamment autour du Turrialba. Idem à Grecia et à Alajuela...
 
Arrêté par la police panaméenne le 26 juillet, l’assassin en série descendait début août, de l’avion qui l’avait extradé du Panama le 29 juillet, toujours défiant et souriant sarcastiquement, sûr de lui, jouant même à la star des médias, pour être inculpé du meurtre de cinq américains, devenus depuis neuf assassinats au total (sanq compter celui au Costa Rica et les autres à découvrir encore !), dont, rappelons-le un enfant de dix ans. Le néo-nazi était devenu en cinq ans à peine un serial-killer qui avait assassiné ses victimes froidement, la plupart du temps d’une balle dans la tête, par derrière. Comme les nazis exécutaient leurs victimes au bord de la fosse commune (***). Les enquêteurs retrouveront au domicile du prévenu une boîte, contenant des dents en or. Autre rappel particulièrement sinistre. L’idéologie nazie avait fait des ravages incroyables chez William Dathan Holbert. Débonnaire, mais nazi.
 
 
 (*) le PNFE expliqué ici. Les copains de Reynouard là. 
 
 (**) "L’Alliance nationale (National Alliance) est un groupe prônant le suprémacisme blanc néonazi américain, fondé en 1974 par William Luther Pierce (1933-2002). Basé à Hillsboro en Virginie-Occidentale et principalement actif aux États-Unis, ce groupe accepte néanmoins des membres dans tous les pays, à condition d’être blanc et/ou de descendance européenne non-juive.
Ainsi, Robert S. Griffin, membre de l’Alliance nationale, participa-t-il le 3 juillet 2004 à des activités organisées par Blood and Honour Vlaanderen, branche flamande du réseau international de skinheads néonazis Blood and Honour, et par le BBET, émanation du Blood & Honour Vlaanderen. Ce dernier groupe s’est fait connaître après que nombre de ses membres aient été arrêtés début septembre 2006 car ils préparaient des attentats terroristes visant à déstabiliser la Belgique.
De retour de cette conférence, Robert S. avait écrit dans son rapport qu’il était heureux de voir que les organisations flamandes qu’il a côtoyées en Belgique avaient à leurs côtés un parti comme le Vlaams Belang" (Wikipedia)
 
(***) je l’avais déjà écrit quand je suis tombé sur cela.
 

Documents joints à cet article

Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires... Les néo-nazis, ces gens si débonnaires...
par morice vendredi 20 août 2010 - 94 réactions
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