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Accueil du site > Tribune Libre > Les nouveaux riches et les nouveaux pauvres...

Les nouveaux riches et les nouveaux pauvres...

Les riches, autrefois, étaient souvent représentés dans une certaine rondeur, dans un embonpoint qui était un signe d'aisance : on songe aux portraits parallèles du riche et du pauvre peints par La Bruyère dans Les Caractères : Giton, le riche déborde de santé, il empiète sur les autres avec son corps. "Giton a le teint frais, le visage plein et les joues pendantes, l'oeil fixe et assuré, les épaules larges, l'estomac haut", écrit La Bruyère...
 
Phédon, le pauvre, à l'inverse, n'a pas d'épaisseur : il s'efface.... "Phédon a les yeux creux, le corps sec et le visage maigre."
 
On se rend compte que, dans nos sociétés d'abondance, ces images du riche et du pauvre se sont, désormais, inversées.
 
Le pauvre est devenu le gros, mal nourri, voué à une nourriture grasse, peu chère, bourrée de sucre et de sel : le pauvre n'a pas accès à l'alimentation bio, trop chère.... Le pauvre se fournit dans les magasins discount, à bas prix et n'a pas la possibilité de diversifier son alimentation.
 
Le riche, seul, accède à une minceur de bon aloi, il accède à l'élégance car il peut se nourrir d'une alimentation choisie, de qualité, il fréquente les magasins bio et peut acheter des produits diététiques pour préserver sa santé et sa ligne.
 
D'ailleurs, on peut remarquer, de plus en plus, une sorte de ségrégation qui s'instaure entre les riches et les pauvres : il existe même des magasins ou des rayons dans les supermarchés réservés aux pauvres...
 
Les magasins bio, eux, ne sont accessibles qu'aux riches : pratiquant des prix exorbitants, ces petits commerces s'adressent à un public sélectionné de gens aisés.
Des habitudes s'instaurent : dans les supermarchés, certains rayons sont consacrés à la pauvreté et d'autres s'adressent aux riches.
 
Bien sûr, on peut constater que la situation est pire encore dans certaines régions du globe : les pays du sud, les pays en voie de développement, comme l'on dit pudiquement, connaissent encore la famine : des enfants, des adultes, squelettes faméliques n'ont même pas de quoi se nourrir et meurent de faim.
 
On perçoit, ainsi, un monde complètement cloisonné, compartimenté : les pauvres réduits à l'obésité ou à une mort précoce, les pauvres réduits à la famine restent dans un monde à part.
 
Nos sociétés favorisent ces cloisonnements en créant des magasins distincts, en accélérant la consommation et en incitant aux gaspillages puisque la nourriture est parfois jetée, avant même d'être consommée...
 
On vit bien dans un univers complètement déséquilibré, où tout est fait pour assurer les gens riches d'une bonne santé et sacrifier les pauvres à la société de consommation.
 
Ces fractures perdurent, malgré les progrès importants que connaissent nos sociétés : elles s'aggravent même, creusant un fossé de plus en plus grand entre les plus riches et les plus pauvres...
 

 

Le blog :

http://rosemar.over-blog.com/article-les-nouveaux-riches-et-les-nouveaux-pauvres-120465311.html

 

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81 réactions à cet article    


  • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 décembre 2016 15:48

    On connait là la même inversion que celle qui s’était opérée après la « révolution industrielle ».


    Dans une société agricole, celui qui avait besoin de travailler louait ses services pour des travaux des champs qui burinaient sa peau. L’aristocratie affichait sa pâleur et l’accentuait par un maquillage provocateur pour marquer son oisiveté.

    Dans une société industrielle, le travail, en atelier ou dans un bureau, est effectué dans un local où ne pénètre pas le soleil, et le citadin se presse sur les plages ou dans les cabines UV pour exhiber un bronzage que l’idéologie des stars hollywoodiennes associent au « happy few », le sommet de la pyramide sociale.

    Les repères et les rituels changent d’une société à l’autre. L’humanité a même inventé les femmes-girafes, les négresses à plateaux et les étuis péniens !

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 9 décembre 2016 18:19

      @Jeussey de Sourcesûre

      Mais l’humanité de gauche à inventé Anastasie des Calanques aux grand ciseaux !

      Malheur aux mal-pensants qui n’approuvent pas le rituel quotidien du billet insignifiant...


    • rosemar rosemar 9 décembre 2016 18:31

      @Robert Lavigue

      Et le mastulu acariâtre et macho, ça vous dit quelque chose ?

    • Robert Lavigue Robert Lavigue 9 décembre 2016 18:39

      @rosemar

      Merci de respecter le sens des néologismes !
      Le mastulu (n.c. neutre, il n’y a pas de féminin) est un produit de tête de gondole !
      Qu’il soit pédagogo ou non, ses productions sont à ce point périssables que sa DLC est dépassée dès sa mise en rayon...


    • V_Parlier V_Parlier 9 décembre 2016 20:07

      @Jeussey de Sourcesûre
      Les codes « chic » s’inversent, certes, mais le billet joue la facilité malsaine en rabachant encore cette demie vérité de la nourriture inaccessible. Car la vérité est plutôt la suivante :
      Pour quelqu’un qui :
      * Ne veut rien préparer/cuisiner (paresseux)
      * Veut manger beaucoup de viande (chaque jour, voir chaque repas)
      * N’a pas les revenus en rapport pour acheter tous les jours des plats préparés haut de gamme (ce qui est plutôt courant et normal)

      Alors oui, il reste la solution suivante : Acheter en grosse quantité les produits de plus mauvaise qualité. Puis dire qu’on est pauvre. Et bientôt ce sera la faute de ceux qui veillent à leur alimentation, ces « salauds de riches » qui mangent finalement pour le même budget, et en bio. Ca finira qu’on leur interdira l’accès à la bouffe saine, au nom de l’égalité... Décidément, c’est vrai que les poncifs de la gauche occidentale sont de plus en plus répugnants. (Et j’ai bien dit : gauche occidentale, car de tels raisonnements n’ont lieu que chez les gauchistes occidentaux).


    • Robert Lavigue Robert Lavigue 9 décembre 2016 20:29

      @V_Parlier

      Le billet (appelons ça comme ça...) repose comme d’habitude sur un raisonnement de gauche, donc sociologiquement malsain.

      Les Forces du Bien ont décidé que les pauvres étaient obligé de mal se nourrir par ce qu’ils manquaient de savoir ; les Forces du Bien ont aussi décidé que les non-pauvres (catégorie sociologique baltringue qui regroupe les Forces du Bien et les Riches) pouvaient bien se nourrir puisque les uns étaient riches et les autres conscients.

      Mais allez expliquer ça à une caste inculte, imbue de ses privilèges et qui a remplacé la culture par l’idéologie du bio-éthique !

      PS : Essayez d’éviter d’associer des termes comme poncifs, gauche et répugnants. C’est probablement pertinent, mais c’est très mal vu dans les salons citoyens et à proximité des têtes de gondoles civiques !


    • covadonga*722 covadonga*722 9 décembre 2016 20:36

      @Robert Lavigue
        yep , s’agissant d’alimentation , de culture , de compréhension et d’intelligence ect.....

      j’ai fait mien cet axiome.
      la densité de cons au mètre carré est une constante universelle.

      nonobstant force m’est de constater que la part de cette densité relevant de la gauche est surreprésentée chez les donneurs/ses de leçons sur ce site 


    • rosemar rosemar 9 décembre 2016 20:59

      @Robert Lavigue

      De l’art de ne rien dire...

    • philippe baron-abrioux 10 décembre 2016 09:49

      @Robert Lavigue

       Bonjour ,

      Le billet (appelons ça comme ça...) repose comme d’habitude sur un raisonnement
      de gauche, donc    sociologiquement malsain.

       RIEN DE MIEUX EN MAGASIN ?

       puisque vous semblez exceller dans l’art de tailler des costumes , en particulier à celles et à ceux qui se revendiquent (de façon plus ou moins claire ) de GAUCHE , et que vous avez des jugements tranchés sur une foule de sujets , je me permets d’essayer de faire appel à votre mémoire .

       quand,( comme vous sans doute), un homme allait chez le tailleur pour se faire confectionner un costume , le tailleur , au moment de la prise des mesures pour le pantalon , discrètement, lui demandait le plus souvent : « de quel côté portez vous ? »

       la majorité des hommes répondait, « à GAUCHE ! »

       vérifiez, et si vous faites exception vous n’êtes pas pour cela obligé de prendre un ton aussi stupidement incisif pour affirmer votre simple particularisme .

       vous êtes de DROITE , parfait , on a bien compris , breloques comprises , formidable !

       mais (slogan de droite )pour vous faire plaisir et faciliter votre compréhension :

       « LAISSEZ NOUS VIVRE ! »

       bonne fin de journée !

       P.B.A


    • MagicBuster 9 décembre 2016 16:32


      Le travail rend libre.

      Et le chômage ?


      • V_Parlier V_Parlier 9 décembre 2016 20:10

        @MagicBuster
        Ca laisse le temps de cuisiner, donc d’avoir un budget alimentation raisonnable...
        Mais l’auteur ne semble pas convaincu.


      • rosemar rosemar 9 décembre 2016 21:27

        @V_Parlier

        Heureux le chômeur !!

      • V_Parlier V_Parlier 9 décembre 2016 22:46

        @rosemar
        Pas spécialement, mais j’anticipais déjà l’argument : « Il est chômeur donc il est gros... », c’est la preuve etc...


      • Clocel Clocel 9 décembre 2016 16:43

        Il reste un point commun aux deux classes : Aucune spiritualité, aucune perspective transcendante, il ne voit rien au delà de leur propre nombril...

        La cuisine bourgeoise est un héritage de celle des campagnes.

        On n’est pas obligé de se remplir de merde industrielle prête à chier... Il suffit de suivre les pousse-caddies pour voir où est le problème.

        La cuisine saine est à la portée de n’importe qui, avec le même budget, encore faut-il se bouger le cul de devant sa TV...


        • Abou Antoun Abou Antoun 10 décembre 2016 10:02

          @Clocel
          On n’est pas obligé de se remplir de merde industrielle prête à chier... Il suffit de suivre les pousse-caddies pour voir où est le problème.
          Merci de remettre les choses en place et d’arrêter un peu avec cette victimisation systématique. Si certains veulent creuser leur tombe avec leurs dents, c’est leur problème.


        • Ouam Ouam 9 décembre 2016 16:54

          @L’auteur :

          «  »Le pauvre est devenu le gros, mal nourri, voué à une nourriture grasse, peu chère, bourrée de sucre et de sel : le pauvre n’a pas accès à l’alimentation bio, trop chère.... Le pauvre se fournit dans les magasins discount, à bas prix et n’a pas la possibilité de diversifier son alimentation.

          Le riche, seul, accède à une minceur de bon aloi, il accède à l’élégance car il peut se nourrir d’une alimentation choisie, de qualité, il fréquente les magasins bio et peut acheter des produits diététiques pour préserver sa santé et sa ligne.

          D’ailleurs, on peut remarquer, de plus en plus, une sorte de ségrégation qui s’instaure entre les riches et les pauvres : il existe même des magasins ou des rayons dans les supermarchés réservés aux pauvres...

          Les magasins bio, eux, ne sont accessibles qu’aux riches  : pratiquant des prix exorbitants, ces petits commerces s’adressent à un public sélectionné de gens aisés.
          « 

           

          C’est du blabla de bobo décérébré et aculturé qui ne cernes absolument pas le problème.

           

          Tu peut bouffer tres mal pour TRES cher, et tres bien manger pour presque rien 

          (si tu est malin et un peu courageux)

           

           »On perçoit, ainsi, un monde complètement cloisonné, compartimenté : les pauvres réduits à l’obésité ou à une mort précoce, les pauvres réduits à la famine restent dans un monde à part.

          Nos sociétés favorisent ces cloisonnements en créant des magasins distincts, en accélérant la consommation et en incitant aux gaspillages puisque la nourriture est parfois jetée, avant même d’être consommée.
          ..« 

           

          NON !, ce n’est pas une question d’argent mais bien une question de culture, et oui mon ami la culture, regarder sa mere (+ sa femme) ou + ses potes qui fonts bien la bouffe, il est la le secret pas ailleurs.

           

          Tu files une ferrari à une quiche, il la conduira comme une quiche et ne petera jamais lui un chrono.

          la »FAIM« (*) justifie les moyens smiley

          (*) l’orthographe est volontaire smiley

           

          Je jetes pratiquement jamais rien, je mange bien (et surtout sain) et pour peu cher, qd je fais à manger , je prépare en quantitées, apres je congèles,c’est pas dur.

           

          J’ai pas le temps, j’ouvre la porte du congélo, et hop je sort ce que j’ai besoin et je le fais décongeler soit naturellement soit »à la barbare" , on peut presque tout congeler.

           

          Pour le reste je fais du sport, et u vois pour environ 2€ par repas (viande et dessert compris) tout va bien.

          Ah c’est sur QUE au lieu de se préparer de la bonne la bouffe et choisir ses produits de BASE, le bonobo préfere tapoter sur son dernier ibidule 7 et acheter de la merder pré-dégueulée et préchiée en barquettes individuelles (ou boites sponsorisée par le lobbye bouffitaro-merdustriel  smiley

          Elle est la la réalitée pas ailleurs.

          ps : et encore de mon coté je me considere comme un bon nul qui à de gros progrès à faire, question bouffe (super) et à pas cher j’ai des potes qui euxs sont des vrais tueurs (en faisant les fins de marchés etc), et je ne m’en prends que à moi, par une forme de paresse aussi, mais ou à l’inverse de toi je n’accuse pas la société, lorsque je bouffe mal c’est de ma faute ET uniquement de celle ci.

          Bonne soirée,


          • rosemar rosemar 9 décembre 2016 18:27

            @Ouam

            Et à part ça, les pesticides dans les légumes et les fruits n’existent pas ? 

          • Clocel Clocel 9 décembre 2016 19:33

            @rosemar

            Non. Pas dans les miens, mais je me donne la peine de les faire pousser où d’aller les chercher là où ils ne sont pas douteux...


          • V_Parlier V_Parlier 9 décembre 2016 20:14

            @rosemar
            « Et à part ça, les pesticides dans les légumes et les fruits n’existent pas ? »
            Si, mais vous écrivez quasiment que c’est une injustice sociale de les éviter et de ne pas partager ainsi le sort des gens que vous classez tous dans la catégorie « pauvres » parce-qu’ils mangent trop gras.


          • Ouam Ouam 9 décembre 2016 21:53

            @rosemar :

            salut rosemar,

            c’est sur que si tu achetes des trucs hors saison, ca viendra de loin et c’est de la m..de, il faudra les conserver soit chimiquement soit par irradiation.

            Si tu bois tu vin, la tu prends des gros risques (le raisin est un des trucs les plus traités).

            ca dépends vraiment de ce que tu achetes.

            Puis ce n’est pas l’hygienisme à tout prix qui te maintiendra en forme, mais plutot le respect des saisons, ainsi que l’achat des produits dans celle ci, du nombre de calories, et de ce que tu brules en calories.

            Pour les produits industriels de MARQUE les PIRES sonts les plus chers

            Tu cherches l’etude recente sur les muesli, tu va voir en lisant l’article que c’est les grosses marques moyenne haute (les plus chères) qui se sont fait attrapper la main dans le sac.

            Les gateaux c’est pareil, cherches les BN (de marque) à la fraise histoire de rigoler un coup.

            De toute manière vu ce qu’on sniffe ici en ce moment sur paris je suis blindé contre tout (rire)


          • Trelawney Trelawney 9 décembre 2016 16:56

            Les joies de la vie simple selon Rosemar !

            Seulement rien n’est simple. Les nouveaux riches iront se nourrir dans les magasins « bio » se soigner avec des huiles essentielles et faire du sport dans des salles climatisées. Ils pourront ainsi attraper toutes les maladies possibles y compris le cancer en manger des produits aux origines incertaines mais estampillés « bio », voir pire « allégé », se prendre des eczémas grâce à des huiles plus proche de l’inutile que de l’essentiel et se prendre des conjonctivites grâce aux climatiseurs mal réglé (compris dans le forfait remise en forme).

            Tandis que le pauvre ira chercher ses enfants à l’école et ensemble ils iront au jardin d’ouvriers inventé pas ce brave Lemire. Pendant 2 heures ils s’échineront à gratter, labourer, arroser, enlever à la main les mauvaises herbes et enfin récolter des légumes et fruits 100% bio, car ils n’ont pas les moyens de s’acheter de l’engrais et des produits chimiques. Une fois rentré chez eux, repus d’une fatigue physique saine, ils feront des conserves, des confitures et congèleront le reste.

            Mais où le pauvre a-t-il appris à jardiner, à cuisiner des menus variés pour ne pas être gros (pardon en surcharge pondérale) ? Malheureusement, pas à l’école.
            Où le nouveau riche a-t-il appris à s’empoisonner « bio », à s’intoxiquer « cardio » et à se badigeoner d’hydrocarbure ? nul par trop occupé qu’il était à suivre des études pour avoir un beau diplôme et jouer les « winers » sur un tapis de marche

            • rosemar rosemar 9 décembre 2016 17:10

              @Trelawney

              Pauvres riches !!

            • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 9 décembre 2016 17:17

              @rosemar

              salauds de pauvres !

            • rosemar rosemar 9 décembre 2016 18:34

              @Jeussey de Sourcesûre

              Le monde à l’envers !

            • V_Parlier V_Parlier 9 décembre 2016 20:15

              @Trelawney
              « Tandis que le pauvre ira chercher ses enfants à l’école et ensemble ils iront au jardin d’ouvriers inventé pas ce brave Lemire. »
              Ca oui, ce sont les vraies familles modestes et courageuses, qui n’existent pas dans l’article...


            • Trelawney Trelawney 10 décembre 2016 08:04

              @V_Parlier
              La fédération des jardins d’ouvriers à 120 ans. Essentiellement installés dans l’ile de France, dans le nord et l’est de la France, on en dénombre 150 000 jardins sur 900 implantation. et cela, sans qu’il y ait une loi pour encadrer et faciliter la création des jardins d’ouvriers.

              En 2003, un projet de loi, sur le modèle des Pays Bas a vu le jour pour facilité ce système, mais il a été bloqué au sénat, car il bloquait la constructibilité de certains terrains.
              On est très loin des 240 000 jardin d’ouvriers hollandais, mais sans aide de l’état, chaque année de nouvelles parcelles s’installent et réduisent la listes d’attente très longue des demandes
              Les associations de jardins d’ouvriers aident aussi à installer des potagers dans les écoles, car c’est là bas qu’il faut encourager ce phénomène. Encore une fois ce sont les professeurs qui font cela sur leur temps et leur moyen sans aide de leur hiérarchie.

              Un autre sujet intéressant : l’émmigré et le jaudin d’ouvrier. Vous serriez surpris des échanges qui se font entre une population autochtone et des migrants sur les parcelles de jardins d’ouvriers

              Il y a beaucoup d’autre façon que les primes et le RSA pour aider les familles modestes

            • covadonga*722 covadonga*722 10 décembre 2016 13:01

              @Trelawney
              Il y a beaucoup d’autre façon que les primes et le RSA pour aider les familles modestes


              absolument et avec le turn-over générationnel il y a toujours 3/4 parcelles de dispo la ou je suis par exemple 

            • domi76 10 décembre 2016 13:24

              @covadonga*722
              beaucoup de parcelles sont dispo car les gens ont du mal à supporter l’ambiance « camp de travail » qui règnent dans les jardins ouvriers dirigés par des présidents nostalgiques de l’époque ou ils jouaient les gardes chiourmes au boulot


            • covadonga*722 covadonga*722 10 décembre 2016 14:03

              @domi76
               vous savez dés que l’humain intervient dans la gestion on a forcément droit a des hiatus.

              Je pense que le concept « asso 1901 » et les règlements intérieurs datent et ne sont plus adaptés a des comportement plus individualisés .Dans le miens ça c’est modifié sensiblement quand dame canicule a élaguée un bureau vieillissant et un brin stalinien .Déja les nouvelles formes de jardins familiaux font évoluer , par exemple la ou je suis et c’est le cas de deux trois parcelles , il est loisible a des familles avec de jeunes enfants de se borner a une pelouse quelques fleurs et un bac a sable ces familles viennent chercher fraîcheur et air loin de nos barres d hlm .Cette utilisation et absence de légumes il y a 
              10 /15 ans aurait valu l’exclusion.Je crois qu’il faut mettre les gens en situation de se réapproprier l’espace 
              après les formes peuvent être différente , mais de mon avis l’associatif et le nombre sont seuls a pouvoir peser sur nos petits hobereaux municipaux .

            • domi76 11 décembre 2016 11:04

              @covadonga*722il est sur que pour celui qui veut bien manger ,le potager chez lui ou en jardins ouvriers permet de bien se nourrir mais il y aura des efforts à faire avant d’avoir les légumes dans son assiette de plus méfiez vous des potagers « nickel » ils cachent l’utilisation de pesticides


            • Buzzcocks 9 décembre 2016 16:56

              Dans les campagnes, on trouve pas mal de famille « tuyau de poêle », et ils ont surtout un tel poil dans la main, qu’ils n’ont jamais eu l’idée de cultiver des produits forcement bios sur leur petit lopin de terre. C’est plus facile d’aller quémander des bons alimentaires à la mairie pour acheter des knacky Herta tout en regardant les anges de la téléralité.

              Mes grands parents étaient très pauvres mais ils se défonçaient pour cultiver un jardin, allaient aux champignons, passaient une journée entière pour ramasser des baies dans la forêt, ramassaient des châtaignes pour faire vivre la famille.

              Désolé de ne pas souscrire à votre billet ... mais les gros sacs, le sont surtout parce que ce sont des assistés qui ne veulent rien branler.


              • mmbbb 9 décembre 2016 19:35

                @Buzzcocks les pauvres sont souvent tres cons ( je suis issu de ce milieu ) et le drame et qu ils se reproduisent tres vite . .


              • Ouam Ouam 9 décembre 2016 17:00

                @Clocel 9 décembre 16:43

                On a nommé les memes choses mais différemment, je viens de voir ton message.


                • covadonga*722 covadonga*722 9 décembre 2016 17:08


                  Les lycées friqués et « select » de Marseille comporte a vue d’œil rigoureusement la même densité de gosses en surcharge pondérale que dans nos quartiers nord.Sur mon palier la famille voisine est moins a l’aise que la mienne mais leurs enfants mange des légumes tout les jours .Comment je le sais ?
                  Ben la parcelle de jardin ouvrier de mr Slimane jouxte la mienne et lui l a pas attendu l’invention du bio.

                  • Robert Lavigue Robert Lavigue 9 décembre 2016 17:37

                    @covadonga*722

                    Que vaut votre expérience personnelle à côté des poncifs de gauche que Péronnelle des Calanques enfile comme des perles ?


                  • covadonga*722 covadonga*722 9 décembre 2016 17:49

                    @Robert Lavigue
                     mon cher j’ai parfaitement conscience de l’inanité de mon argumentation face a une telle montagne de certitude .

                    s’agissant de perles ....
                     nolite mittere margaritas ante porcos  , yep 



                  • mmbbb 9 décembre 2016 20:04

                    @covadonga*722 le « bio » ne veut strictement rien dire et est une invention marketing des bo bo L utilisation du terme naturel aurait paru plus fade moins « in » ou branché . 


                  • covadonga*722 covadonga*722 9 décembre 2016 20:20

                    @mmbbb
                     bonjour c’est bien pour connoter le terme bio de votre manière que je l’ai utilisé a dessein 


                  • MagicBuster 9 décembre 2016 17:13

                    La moitié de l’humanité meurt de faim ... l’autre moitié est au régime.

                    Envoyons du porc partout pour nourrir la planête  ;-D


                    • Claudec Claudec 9 décembre 2016 17:15

                      Chacun est le pauvre ou le riche de plus riche ou de plus pauvre que lui.

                      Pauvreté et richesse existent l’une par l’autre et la société, représentée par la pyramide sociale, est peuplée de riches et de pauvres qui s’y répartissent depuis les plus pauvres à sa base jusqu’au plus riche à son sommet. Si la population de la pyramide sociale est répartie en 3 catégories : riches, classes moyennes et pauvres, face à une échelle de richesse dont le niveau zéro coïncide avec celui de la base de cette pyramide, la population de chacune de ces catégories sociales est respectivement de : 70 % pour les pauvres 24,3 % pour les représentants des classes moyennes 3,7 % pour les riches. Ce qui signifie que sur 100 êtres humains qui naissent (et il s’en ajoute quotidiennement 280 000 à la population mondiale, soit plus de 100 millions chaque année), 70 s’ajoutent aux pauvres, environ 24 aux représentants des classes moyennes et un peu moins de 4 aux riches. Il naît près de 20 pauvres pour un riche, sachant qu’un pauvre ne peut enfanter que des pauvres (quelle que soit l’évolution de la condition de chacun au cours de son existence et les effets de la solidarité). Et les inégalités croissent avec l’enrichissement global de la société depuis qu’elle existe. Ces chiffres sont inéluctables, en dépit de leurs variations circonstancielles, et indiquent clairement que le problème des inégalités sociales et de la pauvreté est avant tout et incontournablement d’ordre démographique.

                      Et pourtant , les plus pauvres sont – bien entendu – les plus nombreux à le concevoir et les plus obstinés à l’admettre. Or quelle attitude plus insensée de leur part (encouragée par ceux qui compatissent sommairement à leur situation, en y trouvant souvent leur propre compte, ne serait-ce que moralement ou idéologiquement), que celle qui consiste à se plaindre de leur condition, en s’y offrant toujours plus nombreux ! Existe-t-il une meilleure manière de servir les intérêts de ceux par qui ils se plaignent d’être exploités ? À plus forte raison quand la lutte des classes, censée contraindre les riches à cesser cette exploitation, s’est avérée impuissance à changer les choses dans une mesure significative, à en juger par la permanence des revendications des plus défavorisés et l’augmentation incessante de leur nombre.

                      Ne suffirait-il pas que les pauvres soient moins nombreux, pour que change la situation – au moins en nombre – sachant comme dit plus haut que richesse et pauvreté sont relatives ?

                      Dans la structure immuablement pyramidale de notre société, la pauvreté et sa croissance incessante sont d’ordre d’abord démographique, et il est illusoire de compter y remédier par le partage, quels que soient le nombre et la variétés des modes de redistribution, contraints comme volontaires.

                      Le sort des pauvres dépend d’abord d’eux-mêmes. Des pauvres moins nombreux se multiplieraient moins – y compris à égalité de fécondité avec les riches – et pourraient être d’autant mieux être secourus, trouvant de ce fait d’autant moins de raisons de chercher à assurer leurs vieux jours par leur descendance ; explication suprême, au demeurant crédible, de l’augmentation de la pauvreté dans le monde.

                      Sans compter les bénéfices, pour tous, d’un retour à une population humaine compatible avec les ressources (mieux partagées) de la planète qui l’abrite.

                      “Surpopulation mondiale – La cause de tous nos maux” http://www.amazon.fr/dp/B01MTQHG9S

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