« Les prédateurs sexuels » sur France 2 : l’information extorquée et ses risques
« Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée »,
disait Musset, et une information, donnée ou extorquée. On s’en veut de devoir enfoncer des portes ouvertes, mais certains
l’ignorent encore. L’enquête « Les prédateurs sexuels » réalisée par l’Agence Capa pour le compte de France
2 qui la diffuse mardi 6 avril 2010, permet
de prendre la mesure de cette distinction vitale entre les deux variétés
d’information. Elle bouscule les dogmes de la mythologie chère à la profession
journalistique et on comprend qu’elle s’en émeuve.
L’information, un droit et une guerre pour le faire respecter
Un premier dogme fait de l’information un droit dont les journalistes seraient les garants en démocratie. Seulement ce droit n’est nullement respecté. Pour l’être, il faut même que l’information soit d’abord une guerre. Individus et groupes ne livrent volontairement d’eux-mêmes que ce qui n’est pas susceptible de nuire à leurs intérêts. Chacun d’eux met en œuvre une stratégie publicitaire afin d’offrir de lui l’image la plus flatteuse par un usage de leurres appropriés et autres « éléments de langage » destinés à livrer de la réalité la représentation la plus favorable à ses intérêts. Or, l’information du citoyen ne peut se limiter à ces hagiographies édifiantes.
Le réseau pédoclaste sur lequel l’Agence Capa a enquêté pour France 2, n’aurait, à l’évidence, jamais livré volontairement la moindre information risquant de le mettre en danger. L’information donnée volontairement par interview ou questionnaire ne pouvait être la voie à suivre pour tenter d’en avoir une représentation fidèle. Seule l’information extorquée permettait d’obtenir à l’insu et/ou contre le gré des pédoclastes une description de leur conduite. L’usage de la caméra cachée n’est qu’un outil associé à la méthode du quiproquo par laquelle les journalistes de l’Agence Capa égarent leurs interlocuteurs sur leur identité. Ce procédé est une variante de la technique de l’infiltration pratiquée par tous les services de renseignements du monde : la série de France 2 la revendique d’ailleurs en se nommant « Les infiltrés ». En se faisant passer pour un pédoclaste, le journaliste est admis comme un membre du groupe : il fait ainsi tomber les préventions et les défenses que ses interlocuteurs opposent par prudence à toute intrusion extérieure. Ceux-ci se livrent dès lors à lui sans masque.
Certains journalistes crient à la tromperie, à l’abus de confiance. Seulement y a-t-il un autre moyen que l’information extorquée pour découvrir qu’un iceberg ne se réduit pas à la seule masse de glace émergée ? Car la part immergée est incomparablement plus volumineuse. Mais pour s’en rendre compte, encore faut-il plonger la tête sous l’eau et aller voir cette masse gigantesque cachée. L’illusion de l’iceberg rend assez bien compte des parts d’informations que les individus et groupes montrent et dissimulent.
L’influence exercée par l’information révélée ou dissimulée
Un second dogme mis à mal par cette émission est la dénégation de l’influence qu’exerce obligatoirement une information, qu’on la dissimule ou la révèle. La profession journalistique a même inventé un fantôme, « le texte ou discours informatif », repris sans discernement par l’École pour tromper ses élèves. Ce texte ou discours informatif est censé n’avoir aucune visée d’influence. Un inspecteur général pédagogique, directeur des écoles et des lycées et conseiller de ministres, sous la Droite et la Gauche, s’est fait le chantre de cette grossière erreur dans un de ses ouvrages dès 1989 ! (2) Malheureusement, prétendre n’exercer aucune influence dans une relation d’information est rigoureusement impossible : qu’on observe ce qui se passe quand un chien survient sur le territoire d’un autre ! Il en est de mêmes des relations humaines : qu’on parle ou se taise, qu’on livre une information ou qu’on la garde secrète, on ne peut pas ne pas influencer ses interlocuteurs.
En enquêtant sur un réseau de pédoclastes, les journalistes de l’Agence Capa ont accédé à des informations qui ont modifié leur propre représentation de la réalité qui les entoure : ils ont été les premier à en être influencés et jusqu’à la dernière extrémité puisqu’ayant approché des individus qui faisaient des mineurs leur gibier sexuel, ils ont été irrémédiablement condamnés à adopter l’une des deux conduites suivantes et elles seules :
- ou ils taisaient ce qu’ils avaient vu et dans ce cas, ils se faisaient les complices de ces délinquants, en commettant le délit prévu à l’article du Code Pénal 434-3 qui fait obligation d’informer les autorités judiciaires et administratives à toute personne « ayant eu connaissance d’atteintes sexuelles infligées à un mineur de quinze ans » ;
- ou ils informaient les autorités conformément à la loi.
Le journaliste et le citoyen
Un journaliste du quotidien Le Monde (1), s’insurge vertueusement contre la seconde conduite adoptée par France 2 qui a permis d’arrêter ces pédoclastes soupçonnés, et avance pour justifier son point de vue deux arguments : 1- le journaliste jouit du droit de protéger ses sources qui garantit avec la sécurité de celles-ci l’accès à des informations secrètes. Et 2- les journalistes ne sont pas des auxiliaires de police.
Cette position est très proche de celle du ministre cardinal de la Congrégation des prêtres au Vatican qui, en 2001, félicitait l’évêque de Bayeux-Lisieux après sa condamnation à 3 mois de prison avec sursis pour n’avoir pas dénoncé à l’administration civile un prêtre pédoclaste de son diocèse qui venait d’être lui-même condamné à 18 ans de prison (2). Or, pour avoir le droit de protéger ses sources et n’être pas auxiliaire de police, un journaliste, comme un évêque, n’en reste pas moins un citoyen soumis aux lois de son pays. Et, dans le cas particulier des atteintes sexuelles infligées à des mineurs, la loi fait de leur dénonciation un devoir.
Cette affaire devrait conduire la profession journalistique a réviser sa mythologie. Puisque l’information donnée fait l’objet aujourd’hui d’une stratégie élaborée qui offre des individus et des groupes les images le plus édifiantes, le journaliste se condamne à jouer l’attaché de presse, s’il se contente de les relayer à son tour et qu’il ne pratique pas l’information extorquée avec ses contraintes légales. Sans aller jusqu’aux méthodes violentes que la loi condamne, l’information extorquée reste accessible par l’enquête critique méthodique et la ruse avec par exemple l’infiltration. D’autre part, sauf à refuser d’explorer la délinquance qui gangrène la vie d’un pays, le journaliste doit savoir que l’information qu’il obtient ainsi, peut le rappeler à ses devoirs de citoyen. La relation d’information est soumise à la loi d’influence. Il n’y a pas plus de possibilité de lui échapper que les êtres et les choses n’en ont de se soustraire sur terre à la loi de la pesanteur. Paul Villach
(1) Yves Bordenave, « Les journalistes ne sont pas des auxiliaires de police », Le Monde, 02.04.2010.
(2) A. Boissinot, M.-M. Lasserre, « Techniques du Français », tome 1, Éditions B.-Lacoste, 1989.
(3) Paul Villach, « La crise pédoclaste, un regard sur l’exercice de l’autorité dans l’Église catholique », AgoraVox, 2 avril 2010.
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J’approuve les posts de Voris et Fergus. J’ajoute que cette façon de faire et qu’ils dénoncent me paraît perfide et mener à terme à une privatisation de la police.
D’autre part, il me semble que Paul Villach souffre d’un scotome provoqué par la trop grande place qu’occupe dans son esprit la distinction entre information donnée et information extorquée. Dans les médias, il n’y a JAMAIS d’information extorquée, il n’y a que le signifiant, à savoir , ce qui est donné à voir, à entendre, à lire.
Le signifiant est donc en soi une information qu’il convient de décoder correctement. La distinction de Paul Villach érigée en principe est totalement réductrice : il n’y a que celui qui extorque l’information qui est suceptible de faire la distinction. Dès que cette info est rapportée à un tiers, elle change de nature.
Par exemple si quelqu’un regarde par le trou de la serrure, il extorque une info. Mais s’il raconte ce qu’il a vu, alors ce qu’il transmet n’est plus une info extorquée.
Je ferai un parallèle avec la TV réalité : les producteurs s’évertuent à nous faire croire que ce serait un genre différent, une sorte de spectacle extorqué. Nous savons bien ce qu’il en est : il y a toujours une part scénarisée. De même, les journaux télévisés sont depuis maintenant un demi siècle, organisés comme des Dramatiques. Les journaux télévisés ne fournissent pas une information : ils satisfont, ou plus exactement ils saturent notre soif naturelle d’information.
Ce qui est assez inquietant dans cette enquete, c’est la facilite avec laquelle le journaliste a pu rencontrer des pedophiles en se faisant passer pour une gamine de 12 ans. Il aurait ete contacte par des centaines d’individus. Question : que fait la police ? Je ne sais pas si ces methodes leurs sont autorisees mais si non, cela devrait faire partie de leur arsenal.
Concernant la denonciation : le journaliste n’en reste pas moins un citoyen et face a ces actes absolument ignobles, comment ne pas informer les autorites ? Et je ne crois pas que cela fasse d’un journaliste « un auxiliaire de police ».
C’était à la police de faire ce travail d’infiltration et d’enquête et non à des journalistes. La police n’en a pas les moyens (juridiques ou matériels) et il semble que France 2 aient ces moyens : c’est le monde à l’envers !
Il faut savoir ce que l’on veut : lutter efficacement contre la délinquance ou faire du spectacle. Sarkoy, lui-même, ne se prive jamais de faire du spectacle sur le thème de la sécurité mais pourquoi ne pas plutôt permettre à la police de faire un vrai travail ? Au lieu de supprimer des postes et d’affecter les personnels qui restent aux quotas de PV, à sa garde personnelle (pléthorique) et à la surveillance (prioritaire !) des quartiers aisés.
C’était à la police de faire ce travail d’infiltration et d’enquête et non à des journalistes. La police n’en a pas les moyens (juridiques ou matériels) et il semble que France 2 aient ces moyens : c’est le monde à l’envers !
Il faut savoir ce que l’on veut : lutter efficacement contre la délinquance ou faire du spectacle. Sarkoy, lui-même, ne se prive jamais de faire du spectacle sur le thème de la sécurité mais pourquoi ne pas plutôt permettre à la police de faire un vrai travail ? Au lieu de supprimer des postes et d’affecter les personnels qui restent aux quotas de PV, à sa garde personnelle (pléthorique) et à la surveillance (prioritaire !) des quartiers aisés.
Voris vous avez raison, la véritable question est : pourquoi ce que peut faire un journaliste, la police ne peut le faire !
Cela éviterait que les journalistes se substituent à la police.
Maintenant, la justice est à deux vitesses. L214 a filmé en caméra caché les coulisses des élevages de lapins. Cette assoc vient d’être condamnée à 10 000 euros d’amende (idem pour la SPA partie civile) parcequ’ils ont diffusé les informations obtenues.
Le délit de vérité vient d’être inventé par la justice française !
En clair, maintenant il faudra demander au criminel l’autorisation de les dénoncer.
Je suis tres partagé sur cette question. Avec les techniques de manipulation dont on dispose, qui contrôle l’information contrôle la gouvernance. Ce qui inclut le judiciaire. Le cocktail désinformation-corruption a eu pour résultat que la démocratie que nous avons n’est plus une solution, mais un problème.
Maintenant, nous constatons que les médias ne controlent plus seulement le choix des gouvernants, mais déterminent les priorités de la justice. Au dela de la question de la légalité ou meme de la légitimité de ce qu’on a fait en cette affaire et des aspects positifs de résultats obternus, il y a donc celle de l’urgence de revenir à un état de droit. Nous n’y sommes plus.
Concernant la déontologie jorunalistique, je fais partie de ceux qui estiment qu’elle a été gravement bafouée dans cette affaire. Non que je veuille défendre les pédophiles, leurs crimes sont abominables et doivent être poursuivis et condamnés avec la plus grande sévérité. Mais il n’appartient pas aux journalistes de se conduire en auxiliaires de la police. C’est pourquoi si les professionnels des médias estiment en conscience que ces crimes doivent être dénoncés, ils ne doivent en aucun cas se mettre en situation d’en connaître les auteurs.
A cet égard, le parallèle avec l’Eglise est faux. Les journalistes vont chercher l’information là où l’Eglise la découvre sans l’avoir recherchée. C’est fondamentalement différent !
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 11:12
@ Bonjour Fergus !
Est-ce que cet exemple d’enquête sur des pédoclastes ne permet pas de se rendre compte que l’information n’est jamais anodine ni gratuite ?
C’est un de ces cas extrêmes qui permet de montrer que l’information influence au point de placer celui qui en a connaissance devant un choix binaire : - ou se taire et être complice et commettre un délit, - ou parler et dénoncer conformément à la loi.
Ne retrouve-t-on pas ce cas de figure, avec moins d’acuité je vous l’accorde, dans toute relation d’information ?
Il va de soi que la pratique anesthésiante de l’information indifférente n’expose pas à ces cas de conscience. Peut-être est-ce l’acclimatation des médias à l’information indifférente (les stars, le sport, le temps, les modes d’emploi,tout ce qui n’imorte pas, etc.) qui rend déconcertante l’information extorquée avec ses conséquences. Paul Villach
Je comprends votre opinion, mais je crois néanmoins que vous mélangez tout dans cette affaire.
Il est évidemment hors de question de prendre le parti des délinquants sexuels et ils doivent être punis le plus sévèrement possible.
Mais il ne s’agit pas de cela ici : ce qui est en cause, c’est le fait qu’un type qui n’est pas flic approche un délinquant sexuel en le mettant en confiance pour obtenir son témoignage et en se gardant bien de lui dire qu’il va ensuite courir chez les flics pour le dénoncer. C’est une grave faute déontologique qui risque d’avoir des répercussions sur la profession toute entière. Et dans les domaines les plus inattendus.
Soit on fait un travail de flic, soit on fait un travail de journaliste. Et le mélange des genres est en l’occurrence inacceptable.
Fergus, vous oubliez que le travail de journaliste et de flic ont en commun l’enquête. Les deux interrogent des témoins, espionnent, et quand le journaliste recueille les preuves d’un crime il est normal qu’il en fasse part au flic. Si le Canard enchainé dévoile régulièrement des affaires politico-financières ce n’est pas juste pour faire rire ses lecteurs.
Ce qui me dérange le plus , c’est ce côté moraliste pas chère payée.
est-ce que quelqu’un a demandé si ils ne se sentaient pas morveux quand ils couvre une guerre et qu’ils ne dénoncent pas une opération qui va tuer enfants, femmes , hommes et animaux ? En Afghanistan, les journalistes sont à la botte de l’armée. Combien de meurtres ils ont cautionné en ne les dénonçant pas !
Alors oui, qu’ils dénoncent mais que leur éthique ne soit pas aussi élastique !
Dénoncer les criminels, évidemment, puis ensuite enterrer leur reportage. Ne pas le diffuser, pour échapper à un buzz sordide. Un article dans la presse aurait suffit à relater l’affaire.
La dénonciation d’un crime est un acte citoyen, obligatoire. Elle ne doit pas s’embarrasser de caméras. La délation filmée et scénarisée relève du spectacle, du show, et de la pornographie médiatique.
Tout à fait d’accord avec peachy carnehan. C’est là, pour moi, l’aspect le plus scandaleux de cette affaire, parce que pris isolément, ni le reportage en caméra cachée/infiltration, ni la dénonciation ne me choquent vraiment. En revanche, jouer sur les deux tableaux est inadmissible ! Car la dénonciation est faite de manière tout à fait officielle, revendiquée par ses auteurs qui se clament dans le même temps journalistes et tirent à la fois gloriole et profit de leur dénonciation, tout en mettant à mal l’ensemble de la profession. Le message est clair : rien ne garantit désormais qu’un journaliste ne change pas d’avis et ne se positionne dans une attitude de « citoyen responsable » pour dénoncer sa source auprès de la police. La protection des sources n’empêche en rien la police de faire son travail, mener sa propre enquête et arrêter des coupables... Pas de protection, pas de sources, et un bon nombre de scandales ne pourront plus être dénoncés. Le plus choquant est de voir ces « journalistes » se pavaner en se drapant dans une cape de « bon citoyen modèle » qui a dénoncé à la police des monstres, alors qu’il est évident qu’il y a un conflit d’intérêt , une chasse à l’audimat et au scoop qui laissent planer un très gros soupçon sur la probité et la réelle volonté des journalistes en cause. Ont-il agi d’abord par intérêt personnel et vénal, pour se faire « mousser » et se poser comme « héros » plutôt que pour sauver de futures victimes ? Il n’y a aucun moyen de le savoir ou de l’affirmer. Mais je remarque que le plus généralement, les vrais héros ne considèrent pas leurs actes comme « extraordinaires », mais comme tout à fait ordinaires et naturels ; ils ne se mettent pas en avant comme ceux-là.
Ce qui est assez inquietant dans cette enquete, c’est la facilite avec laquelle le journaliste a pu rencontrer des pedophiles en se faisant passer pour une gamine de 12 ans. Il aurait ete contacte par des centaines d’individus. Question : que fait la police ? Je ne sais pas si ces methodes leurs sont autorisees mais si non, cela devrait faire partie de leur arsenal.
Concernant la denonciation : le journaliste n’en reste pas moins un citoyen et face a ces actes absolument ignobles, comment ne pas informer les autorites ? Et je ne crois pas que cela fasse d’un journaliste « un auxiliaire de police ».
Oui, la police a maintenant légalement le droit d’infiltrer des bandes ou des réseaux crimninels ou délinquants.
Admettons que vous ayez connaissance d’une bande qui organise des hold-up et que vous puissiez avoir connaissance d’un projet de casse après avoir sciemment infiltré la bande. La dénonciation de ce casse ferait de facto de vous un auxiliaire de police dans la mesure où l’information ne vous est pas parvenue de manière fortuite.
Merci de vos precisions sur les droits de la police.
Je comprends tout a fait votre argument sur l’auxiliaire de police et vous avez tout a fait raison. Je pense cependant que ce terme est assez meprisant, c’est d’ailleurs la raison pour laquelle il a ete employe, et je prefererais parler d’informateur.
« Or, pour avoir le droit de protéger ses sources et n’être pas auxiliaire de police, un journaliste, comme un évêque, n’en reste pas moins un citoyen soumis aux lois de son pays. Et, dans le cas particulier des atteintes sexuelles infligées à des mineurs, la loi fait de leur dénonciation un devoir. »
Sauf que dans cette affaire, le témoignage du journaliste est pour le moins n’est pas neutre et encore moins non intéressé. Il n’a pas assisté à l’infraction fortuitement, mais il a cherché à la provoquer, et ceci reste très suspect. Même si le terrain est favorable, il a encouragé l’infraction puisqu’il a simulé le fait que lui même est acteur dans l’infraction. De quelle légitimité pouvait-il prendre ce rôle ??
J’approuve les posts de Voris et Fergus. J’ajoute que cette façon de faire et qu’ils dénoncent me paraît perfide et mener à terme à une privatisation de la police.
D’autre part, il me semble que Paul Villach souffre d’un scotome provoqué par la trop grande place qu’occupe dans son esprit la distinction entre information donnée et information extorquée. Dans les médias, il n’y a JAMAIS d’information extorquée, il n’y a que le signifiant, à savoir , ce qui est donné à voir, à entendre, à lire.
Le signifiant est donc en soi une information qu’il convient de décoder correctement. La distinction de Paul Villach érigée en principe est totalement réductrice : il n’y a que celui qui extorque l’information qui est suceptible de faire la distinction. Dès que cette info est rapportée à un tiers, elle change de nature.
Par exemple si quelqu’un regarde par le trou de la serrure, il extorque une info. Mais s’il raconte ce qu’il a vu, alors ce qu’il transmet n’est plus une info extorquée.
Je ferai un parallèle avec la TV réalité : les producteurs s’évertuent à nous faire croire que ce serait un genre différent, une sorte de spectacle extorqué. Nous savons bien ce qu’il en est : il y a toujours une part scénarisée. De même, les journaux télévisés sont depuis maintenant un demi siècle, organisés comme des Dramatiques. Les journaux télévisés ne fournissent pas une information : ils satisfont, ou plus exactement ils saturent notre soif naturelle d’information.
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 11:56
@ JL
"Par exemple si quelqu’un regarde par le trou de la serrure, il extorque
une info. Mais s’il raconte ce qu’il a vu, alors ce qu’il transmet n’est
plus une info extorquée."
Bravo ! Vous commencez à réfléchir ! L’information extorquée au sens strict ne l’est en définitive, c’est vrai, que sous le contrôle du dernier destinataire.
Il reste que l’information extorquée par l’Agence Capa qui devient information donnée dès lors que l’Agence la diffuse à un récepteur, acquiert un degré de fiabilité supérieur à la simple information donnée par un service de presse, relayée par une agence, un journal, une radio ou une télévision, sans pour autant dispenser le récepteur d’exercer le doute méthodique. Eh oui ! La relation d’information est plus complexe que ne veut bien le dire la mythologie promotionnelle des médias ! Mais il n’y a pas à tortiller : il faut qu’une information soit donnée ou extorquée ! Paul Villach
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 12:34
@ JL
Je vous accorde que le dernier destinataire, le lecteur ou l’auditeur, n’a pas souvent les moyens à sa disposition pour évaluer le degré de fiabilité d’une information. Il lui reste cependant toujours le doute méthodique et la pratique du pluralisme des sources, quand c’est possible.
Néanmoins, une information obtenue contre le gré et/ou à l’insu d’un émetteur, c’est-à-dire une information extorquée, est d’un degré supérieur de fiabilité à celui d’une information volontairement donnée par tous les services de relations publiques qui gèrent les images des individus et des groupes à la surface du globe, ou par l’enfant de Daudet (in « Les Contes du lundi ») qui, revenant de l’école buissonnière, arrive essoufflé en apprenant à sa mère que « le pape est mort » pour faire diversion !
Désolé de vous amener sur un terrain où on ne peut pas traiter de l’information en termes simplistes de « vérité » et de « mensonge ». Paul Villach
Paul Villach aime dénoncer les arguments d’autorité. Pourtant il écrit ci-dessus : « Désolé de vous amener sur un terrain où on ne peut pas traiter de l’information en termes simplistes de vérité et de mensonge ». (nb. J’ai retiré ses guillemets)
N’est-ce pas typiquement un argument d’autorité ?
Plus fort, il écrit, je cite : « une information obtenue contre le gré et/ou à l’insu d’un émetteur, c’est-à-dire une information extorquée, est d’un degré supérieur de fiabilité à celui d’une information volontairement donnée par tous les services de relations publiques qui gèrent les images des individus et des groupes à la surface du globe » (nb. J’ai oté ses surlignages)
Si ma mémoire est bonne, il y a déjà un moment, lors de ma première intervention sous ses articles, je lui avais dit qu’i convenait de différencier la Com et l’information. Je m’étais fait ridiculiser ! Je n’avais rien compris de ce qu’enseigne le maître lequel m’aurait volontiers puni de deux cents lignes à copier sur le thème : « il n’y a que deux sortes d’informations, l’information extorquée et l’information donnée ».
Pourtant ci-dessus, j’ai bien lu : « information volontairement donnée par tous les services de relations publiques », à savoir typiquement la Com.
Mais, comme disait si bien Lewis Carrol :
-« Lorsque j’utilise un mot », déclara Humpty Dumpty avec gravité, « il signifie exactement ce que j’ai décidé qu’il signifierait - ni plus ni moins ». -« Mais le problème » dit Alice, « c’est de savoir si tu peux faire en sorte que les mots signifient des choses différentes ». -« Le problème », dit Humpty Dumpty, « est de savoir qui commande, c’est tout » !
Mr Villach, inutile de répondre, je serais obligé de copier-coller ici mon post de 11:20 qui, logiquement viendrait après la réponse que vous pourriez faire ici. Merci.
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 17:37
@ JL
« Je lui avais dit qu’il convenait de différencier la Com et l’information », écrivez-vous !
Eh non ! C’est impossible ! 1- D’abord ne pas multiplier les catégories sans nécessité (Guillaume d’Occam, 13è/14ème siècle) ; 2- « La com », comme vous dites, est un leurre de publicitaire pour remplacer le mot « publicité » jugé discrédité ; 3- « Publicité » ou « communication » ne sont qu’informations données soigneusement élaborées (avec des leurres en général) pour faire adhérer le récepteur à un produit, une personne ou une idée. Paul Villach
Paul Villach, c’est vous qui multipliez les catégories : votre distinction est non seulement redondante avec la notion de source d’information, mais également plus pauvre.
La thèse que vous soutenez se résume à ceci : « il faut se méfier de celui qui vous donne une information sauf si c’est une information extorquée ». C’est absurde.
Mais je sais maintenant que vous ne pouvez pas changer pas d’avis : vous ne tenez aucun compte de ce qu’on vous dit, et si vous êtes coincé vous en perdez le bon sens au point de confondre les concepts, ici premier et dernier. C’est grave.
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 18:58
@ JL
1- Paul Villach, c’est vous qui multipliez les catégories : votre
distinction est non seulement redondante avec la notion de source
d’information, mais également plus pauvre.
Comment ça je les multiplie ? Je les réduis au contraire : l’information donnée suffit et remplace trois mots publicité, communication et propagande qui n’en sont que des variantes.
2- La thèse que vous
soutenez se résume à ceci : "il faut se méfier de celui qui vous donne
une information sauf si c’est une information extorquée". C’est
absurde.
Que vous le vouliez une ou non une information extorquée qui échappe à l’autocensure d’un émetteur est plus fiable que l’information donnée volontairement qui lui est préalablement soumise. Revoyez le protocole des expériences de Milgram que j’ai expliqué en long et en large dans un article récent.
3- Mais je sais maintenant que vous ne pouvez pas changer
pas d’avis : vous ne tenez aucun compte de ce qu’on vous dit, et si vous
êtes coincé vous en perdez le bon sens au point de confondre les
concepts, ici premier et dernier. C’est grave.
Vous faites diversion ! Vous êtes bien assis sur vos erreurs et vos croyances ? Restez-y si ça vous rassure ! Paul Villach
Villach, vous écrivez pour la millème fois ; « Que vous le vouliez une ou non une information extorquée qui échappe à l’autocensure d’un émetteur est plus fiable que l’information donnée volontairement qui lui est préalablement soumise. »
Mais qui dit le contraire ? C’est vous qui faites diversion en faisant mine de ne pas comprendre ! Vous êtes là en flagrant délit d’enfumage ! Pour la énième fois, je vous dis que dans les médias, il n’y a JAMAIS d’info extorquée. Toutes les infos données par les médias sont par définition, des infos données ! Vous comprenez, à la fin !!!?
Puisque je parle d’enfumage, ce qui nous est livré sur France 2 c’est de mon point de vue, de la diversion pour faire oublier les affaires de pédophilie qui pèsent sur l’église catholique !
Alors, vous repasserez avec vos sornettes d’infos extorquées !
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 20:07
@ JL
"Pour la énième fois, je vous dis que dans les médias, il n’y a JAMAIS
d’info extorquée. Toutes les infos données par les médias sont
par définition, des infos données ! Vous comprenez, à la
fin !!!?"
Bien, vous commencez à comprendre ce que je vous enseigne depuis un moment !
1- De fait, en toute rigueur, l’information livrée par un émetteur quel qu’il soit, est une information donnée, donc pas fiable (ce qui ne veut pas dire qu’elle ne l’est pas ) parce qu’elle est soumise à l’autocensure de l’émetteur. 2- Il reste que l’émetteur peut parfois vous présenter le protocole qui lui a permis d’accéder à une information extorquée, comme Florence Aubenas, Günter Wallraff ou Anne Tristan : ainsi l’émission sur les pédoclastes présente aussi des indices qui la range dans la variété de l’information extorquée. À ce titre, le degré de fiabilité de cette information est plus grand que celui de la répétition pure et simple de l’information donnée livrée par un service de relations publiques. Le récepteur n’est jamais dispensé, en tout cas, d’user du doute méthodique...
C’est aussi simple que ça ! Désolé de bousculer vos croyances rassies ! Paul Villach
« Bien, vous commencez à comprendre ce que je vous enseigne depuis un moment ! » (villach)
Mais c’est pas possible : plus je vous lis et plus je suis convaincu que vous radotez. La preuve, voilà maintenant que vous vous reniez tout en faisant semblant du contraire.
Allez, j’ai assez perdu de temps avec vous : continuez à parler à votre chapeau !
Juste un mot encore : si vous admettez qu’il n’y a jamais d’information extorquée dans les médias, pourquoi en parler ? Vous avez oublié le rasoir d’Occam ?
Bizarre ce Giordano Bruno qui n’intervient que sur les articles de Paul Villach, et apparemment il n’est pas son copain ! Mais apparemment, il ne m’aime pas du tout non plus, témoin ce post :
« La manipulation des hommes : les consignes données aux policiers de la Rafle du Vel’ d’Hiv’ en 1942 Par giordano bruno (xxx.xxx.xxx.214) 12 mars 20:29 Jean-Lucien, je fais partie de ceux qui veulent la peau d’Av et accessoirement, la tienne. Léon XIII va m’y aider. »
A part ce Giordano, le seul qui m’ait appelé Jean Lucien sur Avox c’est notre vieille connaissance Snoopy.
L’invocation par « Le Monde » du droit du journaliste à protéger ses sources est particulièrement mal venue dans ce cas . On a l’impression qu’il établit une confusion entre la source de l’information et l’objet d’étude de l’information.
Faisons une comparaison avec l’affaire du Watergate :
- la source de l’information était le fameux « gorge profonde »
- l’objet de l’information , c’étaient les fameux cambrioleurs du Watergate , mais surtout leurs commanditaires ( jusqu’au président Nixon )
Dans le cas de ce reportage sur les violeurs d’enfant, la source de l’information, c’est le journaliste infiltré , l’objet de l’information, ce sont les membres de ces réseaux de pédocriminalité .
L’objet de l’information, quel qu’il soit, ne peut faire évidemment l’objet d’aucune protection de la part des journalistes ( sinon, il n’y aurait plus d’information ! ) .
De toutes façons, même si les journalistes n’avaient pas prévenu la police, celle-ci aurait diligenté une enquête à la suite de la diffusion de l’émission, et les journalistes auraient été interrogés, sans pouvoir invoquer la protection des sources .
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 12:09
@ Cher Docdory
Vos observations sont tout à fait pertinentes. Il reste que l’émotion suscitée dans la profession journalistique vient de sa mythologie promotionnelle erronée. Elle brandit la déontologie comme argument d’autorité pour faire croire au crédit de ses informations. 1- Mais on sait qu’une déontologie n’est pas toujours respectée, loin de là, et donc elle ne dispense pas le lecteur ou l’auditeur d’exercer le doute méthodique. 2- Cette déontologie, d’autre part, ne peut pas contredire la loi : dans le cas précis des atteintes sexuelles envers mineur, il n’y a pas de possibilité d’échapper à l’obligation de dénonciation.
Qu’on le veuille ou non, l’information influence et engage !
C’est sans doute pourquoi les médias préfèrent l’information indifférente (star, sports, etc). Mais là encore, cette information engage, car elle joue le rôle de leurre de diversion et de censure discrète pour écarter en douceur (faute de place, disent-ils !) l’information stratégique. Paul Villach
Le « journaliste » de ce reportage vient de tuer le métier de journaliste. On ne mélange PAS état d’âme, même si on le comprend, avec la survie de toute une corporation : avec sa connerie, car ça en est une belle, il n’y aura plus moyen de trouver des sources. La règle d’or n’ a pas a être outrepassée, quel que soit le sujet, même si c’est le pire : ON NE DONNE JAMAIS SES SOURCES A LA POLICE, ce n’est pas le boulot de journaliste. On mélange tout là en faisant dans la compassion mal venue ici. C’est une réaction purement individuelle qui met en cause tout un métier : c’est donc bien une connerie.
Pujadas est pris à son propre piège d’émission de voyeurs !
« Faisons une comparaison avec l’affaire du Watergate :
- la source de l’information était le fameux » gorge profonde « »
« gorge profonde » ne s’est dénoncé lui-même qu’à la veille de sa mort. C’est raté comme comparaison !
L’invocation par « Le Monde » du droit du journaliste à protéger ses sources est particulièrement mal venue dans ce cas
ben si, et vous venez de prouver ce que dit Le Monde avec votre exemple !
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 12:18
@ Morice
Je ne partage pas votre point de vue. 1- L’information ne peut pas être neutre ! Elle influence toujours. 2- Et quand on touche aux atteintes sexuelles sur mineur, la loi oblige le citoyen à les dénoncer à la police. 3- Le journaliste n’est pas au-dessus des lois. Donc...
La seule solution est de ne pas s’aventurer à traiter un tel sujet qui risque de vous contraindre à dénoncer des pédoclastes soupçonnés.
Florence Aubenas (« Le quai de Ouistréham ») a usé du même leurre, le quiproquo de l’infiltration, pour observer les relations entre chômeurs et employeurs. Mais dans ce cas, aucune loi ne l’obligeait à dénoncer la violence de ces employeurs. Paul Villach
Par Georges Yang(---.---.---.204)6 avril 2010 12:23
Cette nouvelle affaire, après celle de Tremblay montre de façon évidente les limites d’un journalisme de caniveau. Peu importe que les interviewés soient des délinquants, le fait de les dénoncer met en danger les véritables journalistes d’investigation. Après cette affaire, qui osera encore se confier à un journaliste ? Penser aux délits économiques, à l’espionnage industriel aux conflits armés, aux mouvements politiques clandestins et aux risque de représailles contre la presse. Car si dénoncer un pédophile est une obligation légale, couvrir ses sources fait aussi parti de la déontologie de la profession. Qui pourra désormais faire confiance à un journaliste, même sur un sujet moins épineux que la pédophilie.
Il est hautement probable que les prédateurs sexuels qui ont fait des confidences aux journalistes ignoraient totalement qu’ils étaient journalistes, sinon, ils n’auraient évidemment rien dit.
Par conséquent, l’idée que les gens refuseraient , suite à ce reportage, de se confier à de « véritables » journalistes d’investigation m’apparaît à rejeter. (NB : je n’ai pas vu cette émission « les infiltrés » , mais je n’ai pas l’impression que les journalistes qui ont diligenté cette enquête soient de « faux » journalistes d’investigation )
Il n’y a pas d’ailleurs de bons et de mauvais sujets d’investigation, ni de sujets plus ou moins nobles. Il n’y a que de bons et des mauvais journalistes.
Je pense que le bon journaliste devrait s’apparenter, dans sa démarche, au scientifique. Quel que soit le sujet auquel il s’intéresse, il doit émettre des hypothèses pour comprendre les faits qu’il observe, et les soumettre à l’épreuve de la critique méthodique. Le mauvais journaliste « oubliera » les faits qui ne vont pas le sens de sa démonstration ou de ses idées préconçues.
Pour l’argument concernant la couverture des sources, j’y répond plus haut .
Par Georges Yang(---.---.---.204)6 avril 2010 13:46
Certes, mais la boite de Pandore est ouverte. Dans cet état d’esprit le journaliste pourra bientôt dénoncer le terroriste ou patriote ou résistant (la terminologie est à géométrie variable) qui prépare un attentat, puis, le néonazi, le profanateur de sépultures, le mari violent,le trafiquant et pourquoi pas le fraudeur fiscal, le sans papier. Le concept de dissimulation de sa qualité de journaliste lors d’un reportage pose aussi un problème. Cette télévision trash n’a plus de limite, les petits trafiquants de Tremblay ne sont ni des intellectuels ni des héros, mais ils se sont fait aussi piéger, personnellement, je considère cette télévision comme malsaine, tout comme la collaboration presse police.
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 17:45
@ Sinistre Trolléon
En progrès ! L’information extorquée ne peut être ici niée ! Bravo !
Vous en êtes au Cours Préparatoire en matière d’information ! Il vous reste du chemin à parcourir !
Si vous travaillez pour un patron, et que vous lui montrez vos commentaires selon le cahier des charges que vous avez dû signer, je crains qu’il ne vous licencie. Car, tant qu’à polluer une discussion avec assiduité, il faut le faire intelligemment ! Votre ignorance discrédite votre employeur ! Paul Villach
Les enquêtes avec caméras cachées, vous les situez où ? Extorquées ou non ?
Les corbeaux qui jettent pâture aux journalistes des informations, doivent-ils les diffuser ou non ?
Les paparazzi comment les voyez-vous ? Info extorquée ou à mettre dans la classe des informations obligatoires ?
A part les paparazzi, trop petit pays pour les intéresser, ce sont des choses que nous connaissons en Belgique. Cela se passe en France, que se passe-t-il ?
Maintenant, cela ne doit pas faire fantasmer PV pour sortir une quirielle d’articles sur le sujet. Une réponse sur chaque point me suffit.
Monsieur Yang, D’accord dans l’ensemble avec vos commentaires. Je me suis aussi posé la question : « Pourquoi les »infiltrés ont-ils choisi un tel thème ? « Bien évidemment pour son côté racoleur et voyeuriste ! Pour augmenter l’audience ! Pour en faire »saliver« quelques uns : » Ah, voir « pour de vrai » un pédophile en action ! Pour se faire « mousser » aussi : Voyez, nous journalistes, de quoi, nous sommes capables ! Et, en plus, nous sommes de BONS citoyens ! Je n’ai bien évidemment pas regardé cette émission, je ne peux donc rien dire sur le contenu . Que la pédophilie soit le plus abominable des crimes, c’est une évidence . Fallait-il pour autant, tout « ce cinéma »pour en parler ? David Pujadas visait l’audience et pour ce faire quoi de « mieux » que d’exciter les instincts les plus bas des téléspectateurs, en leur donnant en plus l’impression que eux ( ’les téléspectateurs « ) sont »vertueux« puisque unis dans une même répugnance devant une telle abjection . En fait, j’en arriverais même à penser que l’équipe des infiltrés était avant tout intéressée par le côté »porteur" du sujet .Mais j’arrête ici mes cogitations. Cordialement.
Antonio, Yang, posez-vous la question : pourquoi ce reportage sort-il maintenant ? N’y a-t-il pas un scandale qui a à voir de très près avec ce que PV s’obstine à appeler pédoclastie ?
la « déontologie » des journalistes français est anachronique, risible et d’une autre époque....ils sont d’ailleurs bien seuls à se gargariser de leur moralité et impartialité....c’est pour cela que les médias (comme les hommes politiques !!!) ont perdu beaucoup de leur crédibilité...
Nooon ? Vous m’en apprenez des choses ! Il est vrai que le glauque neveu a prétendu qu’il s’agissait d’un boxeur de 40 ans après avoir pourtant écrit dans son livre qu’il s’agissait bien d’enfants.
Voltaire52 le journaliste a reconnu ce matin sur europe1 avoir été lui même victime d’un pédocriminel dans son enfance. Il avait donc besoin d’agir pour soigner ses traumatismes.
A la lueurre de cette info, je comprends mieux son acte de dénonciation.
Par David Meyers(---.---.---.143)6 avril 2010 13:59
Une belle émission bien racoleuse avec balance et sentiment d’avoir fait son devoir de citoyen. Du grand portnawak avec l’amalgame promotionnel sexe = prédateur = pédo ceci ou cela...
France 2 peut monter sur le podium où siégaient déjà TF1 et M6.
Bon alors, parlons de vrai journalisme : qui a balancé sur le couple présidentiel ?
Par Georges Yang(---.---.---.204)6 avril 2010 14:00
Le seul moyen de ne pas être exposé à ce genre de dilemme serait de n’interviewer que des gens honnêtes ou des victimes ou faire du JP Pernaud et ne s’intèresser qu’à la France profonde des petits maires et des viticulteurs, est-ce vraiment une solution ?
Ne faites pas attention à mon message précédent, je répondais
ironiquement à Kea01 à propos d’une connerie qu’il a dites mais
visiblement il a été modéré avant que je ne post ma réponse. J’ignore
pourquoi ma réponse se trouve sous votre post du coup.
Heeeuuuu, vous voulez dire que parce que les gosses d’aujourd’hui cherchent leurs racines en couchant à 12 ans, une perf de pinard dans un bras, une seringue d’hero dans l’autre et que de toute façon ils passeront pas les 62 ans, on peut les enfiler ?
Quels que soit les opinions de chacun sur le coté moral ou légal du procédé il ne restera de cette affaire que cette idée générale dans la tête des gens : les journalistes travaillent avec la police !
De la même façon que l’Hadopi a compliqué le travail des cyber-enquêteurs en obligeant les pedo-criminels à utiliser des solutions de cryptage cette affaire va rendre ces gens encore plus méfiants et compliquer la tâche des vrais infiltrés de la police.
Quand aux journalistes il se pourrait qu’ils se prennent un retour de bâton en ayant beaucoup plus de mal à trouver des « interviewés » coopératif à l’avenir.
Une question - Le journaliste n’est-il pas coupable d’incitation a la pédophilie ?
Je croyais que ces méthodes étaient interdites pour la police. Pourquoi ne pas inciter au vol via le net, ou le meurtre, en appâtant avec une bonne prime.. Facile ensuite d’arrêter les pigeons.
L’article 434-1 du code pénal prévoit que « le fait, pour quiconque ayant connaissance d’un crime dont il est encore possible de prévenir ou de limiter les effets, ou dont les auteurs sont susceptibles de commettre de nouveaux crimes qui pourraient être empêchés, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. »
au delà des aspect que tu présentes, nous sommes enclin de banaliser une pente dangereuse qui est celle du droit d’inquisition journalistique au nom de l’information. quand pour lacer des émission l’on surfe sur des sujets tel la « pédoclastrie », qui est devenu le thème que la société rejette incontestablement aujourd’hui, il y a donc moins de réminiscence que s’ils s’étaient infiltrés chez des particuliers pour filmer leur pratique la sodomie. j’ai dans les oreilles le commentaire d’un journaliste américain qui disait :si cela n’était pas interdit nous montrerions des viols en direct« .
il y a une espèce de folie et de déraison qui s’emparent d’une tendance à croire que certains individus au nom de leur métiers de journaliste ont le droit de mettre la main dans notre culotte pour voir si l’on mouille ou si l’on bande. si tel et le cas, alors il faut qu’ils mènent une campagne pour le naturisme et consacrer l’idée que se vêtir au motif de cacher sa nudité est un comportement déviant, et un traumatisme infligé dès l’enfance, et qu’il n’est donc pas normal que l’on confie des responsabilités à des individus atteints d’une déviance. si nous acceptons dans notre organisation sociale, que notre histoire humaine ait normalisé le besoin de se cacher sous des vêtements, et puni tous ceux (qui s’en y être invité expressément) mettent la main dans la culotte, pourquoi tolèrerions nous que par supercherie quelqu’un vienne y glisser une caméra.
nous avons confié cette tache à des gens dont c’est le métier, nous les avons formé au discernement, et au respect de l’autre, nous les avons tenu au secret professionnel, nous les avons enclin au respect de la propriété privé, dans laquelle ils ne peuvent entrer sans mandat du peuple. ces gens sont au courant de tout, ces émissions ne leur apprennent rien qu’ils ne savent, elles sont seulement du voyeurisme destiné au public, et s’inscrivent dans une stratégie d’acteur dont il serait bien long d’en débattre.
l’observation de la nature nous apprend que chaque espèce a besoin d’un lieu où se sentir en sécurité c’est une nécessité vitale. qu’elle profite au malfrat et fasse l’objet d’un jeu de chat et souris dans un ensemble de règles qui préservent tous les autres membres de la société du pouvoir qui est confié a certains d’investiger pour trier le bon grain de l’ivraie. cette espèce de liberté que s’octroie. au nom de l’information des journalistes, semble indiquer qu’il n’y aurait rien a cacher, et que cacher serait une anormalité qui justifierait de tolérer le droit de s infiltrer où bon leur semble, soit de leur propre initiative ce donc je doute ou sur ordre.
s’engager sur cette voie est dangeureux si elle n’est pas borné, quelqu’un qui entre chez vous sans y être invité, commet un délit de violation de domicile, il commence à devenir urgent, sans tomber dans la censure de l’image de distinguer la distribution d’information et la violation d’information que seul sont autorisés a faire dans le respect de certaines règles protectrices de la liberté les forces de l’orde et la police voire la »défence du territoire".
la disparition d’un lieu de sécurité serait de nature à développer un stress excessif et un sentiment d’insécurité permanent nocif. le gouvernement joue suffisamment avec cela sans que les journalistes leur emboitent le pas. je pense que ce genre d’émission cessera, quand des persones qui en sont l’objet auront l’audace d’ester en justice, pour préserver leur droit de ne pas subir une violation de leur intégrité. cela ne nous apparait pas une évidence car les sujets choisit ont toujours pour objet de dénoncer des méfaits, mais un jour ils iront plus loin quand la banalisation aura atteind son seuil.
Par Paul Villach(---.---.---.49)6 avril 2010 20:12
@ Bonsoir ddacoudre
Je ne conteste pas que le sujet choisi est à la fois un leurre d’appel sexuel et un leurre d’appel humanitaire propres à stimuler le voyeurisme, donc à réunir la plus large audience. Paul Villach
Le fond ou la forme ? La fin ou les moyens ? La procédure ou le droit ? Le droit ou la justice ? La justice ou l’équité ? L’ordre ou la liberté ? Nous avons ici un cas d’espèce et nous risquons d’en extrapoler les arguments - et les émotions - à une situation générale. Un problème fondamental à la gestion d’une société. Je ne commenterai donc pas sur cette affaire.
Bonjour ddacoudre, je suis revenu ici à près lecture de votre excellente intervention à laquelle je n’ai rien à ajouter.
Vous aurez noté que Paul Villach a de mon point de vue, écrit : « Le réseau pédoclaste sur lequel l’Agence Capa a enquêté pour France 2, n’aurait, à l’évidence, jamais livré volontairement la moindre information risquant de le mettre en danger », dans le but d’introduire son « bébé », la notion d’information extorquée. Je dirais pour le singer, que je vois là un « leurre d’appel tautologique » !
Vous dites : « j’ai dans les oreilles le commentaire d’un journaliste américain qui disait : si cela n’était pas interdit nous montrerions des viols en direct ».
Je serais curieux de savoir comment Paul Villach qualifierait une telle séquence : information donnée ?? ou information extorquée ?! lol !
Ps. La métaphore du naturisme mériterait d’être exploitée : si j’ai bien compris, cela fait allusion aux retournements de sens, ce qu’on exprime ailleurs et autrement par les ravages de la novlangue ?
Je reposte parce que les italiques ne machent pas. Pour une meilleure lecture j’ai souligné en gras mon propos et pas les citations :
Bonjour ddacoudre, je suis revenu ici à près lecture de votre excellente intervention à laquelle je n’ai rien à ajouter.
Vous aurez noté que Paul Villach a de mon point de vue, écrit : « Le réseau pédoclaste sur lequel l’Agence Capa a enquêté pour France 2, n’aurait, à l’évidence, jamais livré volontairement la moindre information risquant de le mettre en danger », dans le but d’introduire son « bébé », la notion d’information extorquée. Je dirais pour le singer, que je vois là un « leurre d’appel tautologique » !
Vous dites : « j’ai dans les oreilles le commentaire d’un journaliste américain qui disait : si cela n’était pas interdit nous montrerions des viols en direct ».
Je serais curieux de savoir comment Paul Villach qualifierait une telle séquence : information donnée ?? ou information extorquée ?! lol !
Ps. La métaphore du naturisme mériterait d’être exploitée : si j’ai bien compris, cela fait allusion aux retournements de sens, ce qu’on exprime ailleurs et autrement par les ravages de la novlangue ?
Par Paul Villach(---.---.---.49)7 avril 2010 12:35
@ JL Vous dites : "j’ai dans les oreilles le
commentaire d’un journaliste américain qui disait : si cela n’était pas
interdit nous montrerions des viols en direct".
Je serais
curieux de savoir comment Paul Villach qualifierait une telle
séquence : information donnée ?? ou information extorquée ?! lol ! ______________________
Que ne me posez vous la question directement ? Je prends la liberté de vous répondre parce que je vois que vous vous êtes ouvert à une réflexion sur l’information qui ne vous était pas jusqu’ici familière.
À quelle variété d’information appartiendrait un viol en direct, puisque tel est votre cas de figure.
1- On est d’accord pour admettre d’entrée que du point de vue du téléspectateur, tout ce qui est transmis par un émetteur (ici la télévision) est une information donnée. 2- Mais cette information donnée peut être assortie de divers protocoles : - soit cette information n’est que la répétition d’une information donnée livrée par un autre émetteur (agence, journal, service de relations publiques quelconque), cette information donnée l’est doublement et donc son degré de fiabilité est faible, sans pour autant être nul ; les degrés de fiabilité dépendent du crédit attaché aux sources qui livrent cette information. - Soit cette information, comme dans le cas de l’agence Capa et de France 2, a été obtenue par l’agence au terme d’une enquête : il s’agit toujours d’une information donnée du point de vue du téléspectateur, mais préalablement extorquée. Son degré de fiabilité est donc supérieur à la précédente pour avoir échappé à l’autocensure des émetteurs, objets de l’enquête. Voyez les enquêtes de Wallraff, Florence Aubenas, Anne Tristan et plus récemment Channel 4 sur les députés-taxis !
Dans les deux cas, le récepteur n’est jamais dispensé d’exercer le doute méthodique. Même en cas de transmission d’une information extorquée, il importe de ne pas oublier la contrainte desmotivations de l’émetteur. Dans le cas qui nous occupe, l’émission de France 2 répond au moins en partie à un souci d’audience : le reportage réunit deux leurres, le leurre d’appel sexuel et le leurre d’appel humanitaire qui stimulent l’un et l’autre le réflexe du voyeurisme, grand pourvoyeur d’audience. Paul Villach
Désolé Mr Villach, mais vous êtes tombé dans le panneau, obnubilé que vous êtes par votre dada !
Vous n’avez pas vu l’absurdité de la situation que cette question évoque : en effet, qui peut imaginer qu’une télévision filme un viol en direct ?! Vous savez ce que c’est qu’une émission de télévision ? Vous savez ce que c’est qu’un viol ?
Si j’avais posé la question concernant un meurtre, je pense que cela n’aurait pas fait de différence pour vous ! Votre charabia complètement à coté de la plaque n’en paraît que plus loghorréique. Désolé, mais je pense que c’est avec des « autorités » comme vous que tout « fout le camp » !
Et je vous prie de cesser ce ton professoral et déplacé avec moi, si vous voulez que je m’adresse directement à vous quand j’ai une question à poser au sujet de ce que vous « professez » !
Par Paul Villach(---.---.---.49)7 avril 2010 13:40
@ JL
L’hypothèse n’est pas farfelue. Vous avez l’air d’ignorer l’existence de ces portables/appareils de photos.
Vous avez vu le film « La journée de la jupe » ? C’est exactement le problème qui est évoqué. Je vois que tout cela vous affole. Une théorie expérimentale de l’information permet de clarifier les choses. Paul Villach
@ PV, je crois qu’on ne parle pas de la même chose : vous confondez direct, live, etc. Et vous faites « à l’insu de votre plein gré » de fâcheux amalgames.
Avec votre réponse je vous dirais que j’ai vu un double meurtre hier à la télé : un hélicoptère américain qui tuait deux journalistes en Irak !
Je vous renvoie à ce que j’ai déjà dit : l’écran de télé n’est pas un trou de serrure à travers lequel on regarde ! Contrairement à ce que son nom suggère, la télévision ne sert pas à voir mais à montrer. En l’occurence, parler d’information extorquée est un non sens.
Votre critère de distinction n’est pas pertinent et n’a aucune portée pratique sinon dans votre discours « adapté en creux » pour lui faire une place.
Par Paul Villach(---.---.---.49)7 avril 2010 14:50
@ JL
Je crois que c’est vous qui refusez de voir la pertinence de cette distinction entre « information donnée » et « information extorquée ».
Je l’ai empruntée à Philippe Simonnot, auteur d’un livre sur Le Monde, écrit dans les années 70 après son licenciement du journal pour s’être approprié un rapport compromettant sur une compagnie pétrolière et en avoir fait état dans un article. Il parlait d’ « information donnée » et d’ « information volée ».
« Volée » m’a paru restrictif. J’ai préféré « extorquée » pour qualifier une information obtenue contre le gré et/ou à l’insu de l’émetteur. Le vol n’est jamais qu’un moyen de cette méthode.
Pouvez-vous nier que l’information extorquée, livrée par la chaîne britannique Channel 4, sur ces députés filmés en caméra cachée qui disent clairement vendre leur services jusqu’à 5.000 Livres par jour pour exercer des pressions sur les membres du gouvernement britannique, n’est pas plus fiable que celle que cette chaîne aurait obtenue par simple interview ? Tout est là ! Vous croyez vraiment que devant un micro ces honorables parlementaires auraient révélé crûment leur vénalité ? Vous plaisantez ! Mais devant un journaliste déguisé en client potentiel pour un trafic d’influence, la bête se déballonne : 5000 Livres par jour donnent de l’audace hors micro !
Channel 4 a beau, stricto sensu, livrer une information donnée au téléspectateur, c’est une information préalablement extorquée qui en garde un degré de fiabilité supérieure à l’information donnée d’une interview classique.
Maintenant, les motivations de Channel 4 pour livrer cette information qui discrédite ces parlementaires, ne doivent pas être ignorées pour autant. Ceux-ci ont été discrédités, certains ont été suspendus de leur parti. J’en ai tiré un article récemment.
Vous avez beau pinailler : il faut qu’une information soit donnée ou extorquée avec les filtres variés qui peuvent, je vous l’accorde, s’interposer entre émetteur et récepteur. Paul Villach
@ PV, nous disons la même chose sur le fond, mais c’est sur la forme que ça achoppe ! Et la forme est versatile, c’est pourquoi on peut tourner en rond longtemps !
Bien sûr que si je vole une info, elle est pour moi plus fiable que si on me la donne ! Je n’ai jamais dit le contraire. Mais le téléspectateur ne vole JAMAIS une info ! Cette notion d’info extorquée n’a donc aucun sens dans le spectacle ! Même les infos à la télé c’est du spectacle. Vous devriez changer vos lectures, et lire Debord ou Baudrillard par exemple.
Je maintiens sans y changer une virgule tout ce que j’ai dit et je ne vais pas le reformuler à chaque fois que vous y revenez. Vous pouvez dire ce que vous voulez, cet échange pour moi prend fin ici.
Allez Villach, je ne résiste pas : Comment avez-vous pu discuter si longuement avec quelqu’un qui souffre de « confusion intellectuelle pour cause de fumées de Baudrillard et de Debord » Que je n’ai pas relu depuis très longtemps soit dit en passant.
« N’ayez crainte ! C’est un test que j’ai effectué : vérifier votre honnêteté intellectuelle ! Merci de la démonstration ! » (Paul Villach)
Trois phrases de Paul Villach :
- « N’ayez crainte » ! Mais quelle fatuité !
- « Merci de la démonstration » ! Mais quelle arrogance !
- « C’est un test d’honnêteté intellectuelle » ! Mais quelle prétention ridicule que de vouloir évaluer chez autrui une vertu dont manifestement, à en juger par cet échange, il est dépourvu.
en dehors de la normalisation de nos comportements, s’il parait normal que tout individu fasse cesser un trouble générateur de violence lorsque celui -ci lui apparait ou qu’il perçois, il en est autrement de se faire l’investigateur d’infiltration dans des lieux où l’on sait d’avance que l’on va en rencontrer, cela s’appelle la chasse aux manquements du droit est nous en confions le rôle à certains d’entre nous. il serait intéressant d’examiner une société où chacun serait l’observateur attentif et zélé des autres et parcourait les lieux en recherche de manquement de la part d’autrui, un monde de suspicion et de méfiance, c’est celui que nous bâtissons quand nous ne sommes plus capable de disposer de discernement.
Bonjour ddacoudre, je ne sais pas si c’est à moi que ce post que j’approuve s’adresse ?
Normalisation de nos comportements, tout le monde espionne tout le monde : c’est ça Big Brother, ce gigantesque inconscient collectif en train de prendre vie sous nos yeux par la magie des outils de « communication » , véritables neurones et synapses de synthèse, ses yeux et ses oreilles étant bien entendu les notres, bien plus omniprésents et fureteurs que ces misérables caméras dites de surveillance ! Cet inconscient collectif est une formidable machine à détruire la société puisqu’il ne connait pas dans la société d’autre instance équivalente : ni moi ni surmoi.
Pour en revenir au sujet de l’article, je viens d’écouter Caroline Eliatcheff sur France Culture qui en parlait magistralement bien. Je conseille à tous ceux qui sont intéressés par cette histoire d’écouter sa chronique disponible sur franceculture.com. Bonne journée.
Il n’y aurait en fait aucune question à se poser et ce débat ne devrait en aucun cas avoir lieu. Je considère totalement abérrant que l’on puisse émettre la moindre remarque à cette saine réaction. Mais enfin, on marche sur la tête ????
Le journaliste reçoit une information, qu’il l’ait extorquée ou qu’elle lui ait été donnée et il la traite en tant que telle dans le cadre de son métier.
Il n’en demeure pas moins, ainsi que vous le dites, qu’il est également un citoyen, qui en tant que tel ne peut rester silencieux face, tout particulièrement, à de tels crimes.
Le droit du journalisme (et donc, de la préservation des sources) passe-t-il avant le devoir du citoyen ?
C’est ce qu’on appelle du journalisme d’investigation. Je suppose qu’ils auront à coeur, de dénoncer également les tripatouillages et autres magouilles de la Ripoublique. Mais j’en doute. Français encore un effort pour dénoncer les turpitudes de vos voisins !
Ayant assisté à un « interrogatoire » de journaliste quelque part dans un pays « démocratique » du tiers monde, j’ai eu beaucoup de mal à persuader ceux qui l’avaient arrêté dans une zone délicate que ce journaliste de xxxxx n’était pas un espion.... Il avait été malmené et a deux doigts d’être abattu. Il avait eu la chance qu’il y avait une unité de l’Armée française pas très loin.
Les journalistes qui ont cherché à se mettre en valeur dans cette émission sont des cons. Ils se sont substitués aux forces de police. En voulant faire un scoop pour se faire valoir, ils viennent de mettre en danger des milliers de journalistes qui courent des risques dans des situations tout autre que celle qui consiste à s’en prendre à des mabouls.... Maintenant : journaliste = agent provocateur = espion = vos voyez ce que je veux dire ? Eh bien le jeune journaliste qui se fera prendre quelque part, il sera foutu d’avance ! Franchement , c’est pas très malin....
J’ai écouté sur France Inter un policier qui se félicitait que des journalistes pouvaient faire de la provocation ce que lui n’avait pas le droit de faire et leurs donner ensuite les résultats de leurs travaux. Ce qui est si évident pour la défense de nos chères têtes blondes (ou pas).Je rappelle à certain que le fichier d’ empreintes génétique a été créé pour lutter contre les pédophiles. Demain des enquêteurs privés pousseront des syndicalistes,des étudiants,etc... à la faute et les dénonceront ,c’est juste une question d’habitude. Mais maintenant la boite de pandore est ouverte...
Prochaine étape pour les journalistes décomplexés : dénoncer à la police Française ceux qui commettent un délit de solidarité.
Un sandwich offert à un sans-papier ?
« Allo, la Gendarmerie, je travaille à France 2 et j’ai constaté un comportement suspect. Un individu a donné à manger à des métèques qui traînent dans la rue. »
C’était un reportage de l’agence Capa, pour France Télévision, et présenté par David Pujadas. La semaine prochaine, une caméra cachée chez les chômeurs qui ne trouvent pas de travail.
Par Georges Yang(---.---.---.204)7 avril 2010 00:28
Je viens de voir le reportage, voyeurisme, sensationnalisme, télétrash comme sur TF1 ou M6 et en fin de compte on n’apprend pas grand chose On continue à se faire peur, tout est dangereux à la même aune, aujourd’hui on veut nous dire :il y a des pédophiles partout, demain ce sera à nouveau les OGM, ou le jeu du foulard, puis on reviendra à l’alcoolisme des jeunes, au méfaits du tabac, puis la boucle étant bouclée, un nouveau tour de manège avec les pesticides et le réchauffement climatique. Attendons nous à une nouvelle couche de pédophiles d’ici trois mois après une autre couche de dangerosité des banlieues.