Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox Mobile
  • Agoravox TV

Accueil du site > Tribune Libre > Les Sacrifices d’Enfants Albinos en Afrique

Les Sacrifices d’Enfants Albinos en Afrique

Les albinos sont pourchassés et sacrifiés en Afrique car on leur voue un « culte » qui nécessite leur sacrifice à cause de croyances et de rites et dont certains font commerce parce qu’ils en ont besoin pour survivre.

En Tanzanie, les albinos, dont des enfants, sont pourchassés et sacrifiés comme l’on pourchasse les éléphants ou les rinhocéros pour leurs ivoire précieuse qui permet aux braconniers de survivre, comme le montre l’article "En Tanzanie, des albinos pourchassés vivent terrés et terrorisés" :

"Quand il marche dans la rue, Alfred Kapole, sait que ses jambes, ses bras, sa peau, sa langue et ses cheveux valent des milliers de dollars : en Tanzanie les organes des albinos, recherchés pour leurs pouvoirs soi-disant magiques, se vendent à prix d’or. Alors il se cache.

« Un jour, on allait à l’hôpital avec le secrétaire et le trésorier de l’association des albinos quand des ouvriers ont commencé à crier : "tiens, voilà une bonne occasion de se faire du fric" », raconte Alfred, président de cette association pour la région de Mwanza (nord).

Les ouvriers furent arrêtés puis relâchés. « Il y a trop d’impunité, c’est pourquoi nous vivons dans la peur », poursuit-il tremblant comme une feuille, caché derrière ses lunettes et son chapeau de feutre noir.

Comme beaucoup dans son cas en Afrique de l’Est, il a dû quitter son emploi de peur d’être kidnappé, tué et démembré, comme 43 albinos assassinés l’année dernière dans ce pays - sans compter les nourrissons tués par leurs propres parents.

Selon la population, des sorciers utilisent les organes et les os des albinos dans des décoctions porte-bonheur qui, selon les croyances locales, permettent aux chercheurs de diamants de trouver des brillants, tandis que des pêcheurs utilisent leur cheveux pour appâter les poissons du lac Victoria.

En février 2008, Mariam Emmanuel, cinq ans, fut ainsi massacrée dans sa chambre. « En pleine nuit, trois hommes sont arrivés avec des torches. Ils l’ont empoignée et l’un d’entre eux a sorti un grand couteau. Un homme l’a égorgée tandis qu’un autre la maintenait. Elle se débattait », raconte sa soeur Mindi, 12 ans, alors cachée sous ses draps.

« Ils ont recueilli son sang dans un pot, l’ont bu, puis ont coupé ses deux jambes au niveau du genou et ont coupé sa langue. Ils ont mis tout ça dans un sac et sont partis », poursuit la fillette terrorisée.

Selon l’ONG canadienne Under the Same Sun (Sous le même soleil), la Tanzanie compte au moins 170.000 albinos sur une population de 38 millions d’habitants.

L’albinisme est une absence totale de pigmentation dans la peau, le système pileux et l’iris des yeux due à des facteurs génétiques. Les albinos sont victimes de discriminations dans de nombreuses régions d’Afrique, notamment au Burundi où des meurtres rituels ont aussi été enregistrés."

Le gouvernement Tanzanien pout tenter de lutter contre ce fléau à décidé de révoquer les licences des guérisseurs traditionnels qui seraient en partie responsables des sacrifices nécéssaires à certains rites :

"Les guérisseurs traditionnels se trouvent au banc des accusés. Mizengo Pinda, le Premier ministre tanzanien a annoncé, vendredi, qu’il allait révoquer leurs licences. Raison évoquée ? Leur responsabilité dans les sacrifices d’albinos. Une initiative lourdement critiquée par l’association des tradipraticiens tanzaniens."

 Mais d’autres pays d’afrique sont touchés par ce fléau, comme le montre l’article Les albinos, victimes de sacrifices humains :

"Ils sont nombreux en Afrique à être atteints de cette maladie, l’albinisme, qui se caractérise par une absence de pigmentation. Outre les problèmes de vue et les risques de cancers de la peau directement liés à cette infection, les albinos font l’objet de croyances persistantes en Afrique. Malgré des campagnes de sensibilisation, les sacrifices humains ont toujours cours sur le continent 

Ainsi, il n’est pas rare de voir dans les journaux africains, à la rubrique des faits divers, le meurtre d’un albinos."

En novembre 2008, une fillette de 6 ans à été retrouvée morte, elle était albinos :

"Une fillette albinos de six ans a été tuée d’une balle dans la tête avant d’être décapitée, mutilée des bras et des jambes par des trafiquants présumés d’organes humains, a-t-on appris de source proche de la famille de la victime à Ruyigi, une province de l’est du Burundi où a eu lieu le drame dans la nuit de dimanche à lundi."

 Un téléthon à récemment eu lieu à Bamako pour aider ces albinos et qu’ils ne soient plus exclus de la société.

 Ces actes horribles nous montrent comme l’on cherche à trouver un sens au mal et à vouloir le camoufler sous d’apparents "rites" nécéssaires, ce n’est pas sans rappeler la croyance très répandue au moyen âge et dans les cultures "primitives" que l’enfant serait l’incarnation du mal et qu’en le sacrifiant, on fait donc partir le mal, mais en réalité, le mal, c’est ce que l’on fait en sacrifiant l’enfant.

L’enfant doit pour survivre dans l’enfance nier ce qu’il ressent, la souffrance et ce qu’ils subis pour pouvoir supporter et "contrôler" tant bien que mal ses souffrances mais ce mécanisme protecteur dans l’enfance est nocif à l’âge adulte, en situation de pouvoir, nier la vérité et que l’enfant a souffert de ce que l’il a subit, conduit à répéter ces actes cette fois non plus en tant que victime impuissante comme l’enfant mais en tant qu’auteur, et conduit a croire que c’était bien parce que l’enfant croit qu’il n’en a pas souffert comme il est déconnecté de ses souffrances insupportables et ingérables pour lui, comme un disjoncteur électrique coupe l’électricité en cas de surcharge.

On ne saurait que conseiller le dernier livre d’Olivier Maurel aux éditions Robert Laffont "Oui, la nature humaine est bonne " qui nous montre comment depuis des millénaires, on a cru que l’enfant était habité par le mal parce que justement pour pouvoir survivre et supporter la violence de l’enfance, on apprend à refuser de voir et de reconnaitre la vérité de ce que l’on fait subir à l’enfant, mais ce même mécanisme de l’enfant pour se protéger est à l’origine de ces crimes atroces, car lorsque l’enfant n’est plus impuissant face à ces parents, mais devenu adulte, ces refus de voir la réalité est desctructeur et dangereux. Ces crimes sont l’oeuvre de ceux qui ne peuvent plus voir la réalité de leur propre enfance.

 

Alice Miller nous explique d’ou viennent ces crimes et leur répétition dans son article "L’imposture tue l’amour " :

"Je reçois un grand nombre de livres dont les auteurs rapportent des cruautés inouïes qui leur furent infligées dans leur enfance, mais assurent dès les premières pages qu’ils ont tout pardonné à leurs parents. Dans tous ces récits se manifeste clairement le mécanisme de répétition, qui les contraint à reproduire l’imposture dont ils ont, autrefois, été victimes. Il se révèle, en premier lieu, dans l’affirmation, professée par les religions, que le pardon amène la guérison. Ce qui, à l’évidence, est contredit par les faits. Quand on est obligé de prêcher, on n’est pas libre.

Voudrais-je dire par là que lorsque l’adulte pardonne les crimes perpétrés à son égard quand il était enfant, cette démarche est non seulement inefficace mais encore nocive ? Oui, c’est exactement ce que je veux dire. Car le corps ne comprend pas les leçons de morale. Il lutte contre le déni des émotions vraies et pour la prise de conscience de la vérité, qui fut interdite à l’enfant. L’enfant a été obligé, pour survivre, de se mentir et de ne pas voir les crimes de ses parents. L’adulte, lui, n’est pas contraint à se leurrer et à rester aveugle, et s’il le fait, le prix en sera élevé : soit il le paiera lui-même, en perdra sa santé, soit il le fera payer aux autres, à ses enfants, ses patients, ses subordonnés etc.

[...] 

Toutes les religions ne s’accordent-elles pas pour déclarer que le pardon mène au Ciel, Job n’a-t-il pas finalement été récompensé d’avoir pardonné à Dieu ? Le patient ne peut attendre aucun secours d’un thérapeute qui s’identifie à ses parents maltraitants. Mais, en tant qu’adulte, il a le choix : s’il s’est aperçu que son thérapeute le mystifie et s’auto-mystifie, il peut le quitter. Il n’est pas obligé de s’identifier à lui et de reproduire ses agissements. Christian, lui aussi, devenu adulte, a acquis la liberté de percer à jour les manipulations de Gustave. De ce fait, il ne risque guère d’infliger le même traitement à autrui.

Mais un enfant ne dispose pas de cette liberté. On ne peut pas échapper à ses propres parents, donc on n’a pas le droit de les percer à jour. Se boucher les yeux permet de survivre. C’est ainsi que fonctionne, depuis toujours, le mécanisme de la maltraitance des enfants. On s’aveugle et on pardonne pour survivre, mais cela mène trop souvent à la répétition des mêmes comportements, dont des innocents feront les frais.

Pour rompre ce cycle infernal, il faut avoir compris que l’amour ne peut pas survivre aux sévices, à l’imposture et l’exploitation sans exiger de nouvelles victimes. Et s’il lui faut des victimes, ce n’est plus de l’amour mais tout au plus la soif d’amour. L’engrenage ne peut être rompu que si l’on fait toute la lumière sur la réalité de son propre passé, sur ce qui est vraiment arrivé. Si je sais, et puis ressentir, ce que mes parents m’ont fait quand j’étais totalement sans défense, je n’ai pas besoin de victimes, chargées de la fonction d’obscurcir ma conscience. Je n’ai plus besoin de mettre en scène, inconsciemment, ce qui m’est arrivé autrefois, et de faire souffrir à cet effet des personnes innocentes. Car aujourd’hui je SAIS. Ce savoir, je ne laisserai personne m’en priver si je veux vivre en individu conscient et non en exploiteur. "

 

 Voir Aussi :

 


Moyenne des avis sur cet article :  4.67/5   (24 votes)




Réagissez à l'article

13 réactions à cet article    


  • ffi ffi 29 septembre 2010 14:45

    Et après les politiques nous affirment que les moeurs / les cultures / les croyances n’existent pas, qu’elles n’ont aucune importance et que l’immigration est une chance pour la France ?

    Les peuples ne sont pas que des ventres (des consommateurs), mais aussi des cerveaux (des producteurs). La production culturelle des cerveaux « ’fous » engendre la barbarie.


    • asterix asterix 29 septembre 2010 14:58

      Ne devraient-ils pas de droit recevoir le refuge politique ?
      Plus que bien d’autres..


      • curieux2tout 29 septembre 2010 19:20

        Mais oui ... bien sûr ;

        Vous allez bientôt nous faire croire que cet article est mensonger et peut être aussi nier la réalité de l’excision des fillettes ?

        Contrairement à ce que vous dites, cet article cite des faits et ne fait aucun amalgame,même s’il sont dérangeants ils ne sont que de l’information.

        Rester clairvoyant et savoir reconnaitre les vérités sont les conditions premières d’un dialogue constructif.


        • Rough 29 septembre 2010 18:22

          Curieusement ni la halde ni la ligue des droits de l’homme ne se sont saisies de ces honteuses manifestations de racisme anti-blancs ? Pourquoi ?


          • Makan 29 septembre 2010 19:19

            Ce genre de bêtise criminelle ne concerne pas que les albinos. La preuve :

            http://www.maliweb.net/category.php?NID=64992

            Pour certains sacrifices, les rouquins sont très demandés aussi. Ce qui a fait dire un homme politique à son rival rouquin que « ceux-là mêmes qu’on devrait sacrifier pour le pouvoir cherchent maintenant le pouvoir ». Ambiance...


            • Justrobe Justrobe 29 septembre 2010 22:35

              Que de suppositions, ringardes pour la plupart.

              Lisez donc cette interview de Credo Mutwa, peut-être alors dépasserez-vous vos pensées sclérosée et figées par deux millénaires de pensée unique enfoncée dans vos crânes à coup d’inquisition et autre balivernes catho...

              http://conspiration.ca/conspir/credo_mutwa_fr.html


              • Mr Pilou 30 septembre 2010 02:05

                Le problème vu par une habitante de Dakar c’est chez Pilou ...

                obole sacrée : massacre d’Albinos en Tanzanie et en Burundi

                • JohnJohn JohnJohn 30 septembre 2010 09:30

                  Bonjour roblin,

                  Merci beaucoup pour cet article dans lequel vous laissez une place centrale aux travaux d’Alice Miller et Olivier Maurel smiley

                  Cependant, je m’attendais à ce que vous tentiez une explication sur le fait que ces crimes abdominales et la mentalité qui va avec n’existent que dans certains pays du monde.
                  Peut-on à la lumière des travaux d’Alice Miller supposer que l’« éducation » des enfants dans ces pays (Afrique subsaharienne notamment) est particulièrement violente, ce qui se ressent sur les drames dont sont victimes ces pays ?

                  Et plus largement, je me demande si l’on ne peut pas regarder la délinquance en France sous un nouvel œil, en faisant le rapport entre délinquance et violence subie dans l’enfance, et par conséquent entre délinquance et culture (donc origine) des parents.

                  Je remarque souvent dans le bus ou les supermarchés que les mères les plus agressives envers leur enfant sont assez souvent des femmes provenant visiblement de ces pays.


                  • friedrich 30 septembre 2010 10:20

                    la Tanzanie compte au moins 170.000 albinos


                    Avec un nombre pareil ils devraient pouvoir créer des grandes communautés, ainsi ils se protégeraient mieux. 

                    • Agoravix 3 octobre 2010 14:01

                      Cela me rappelle un certain chanteur « anti raciste » albinos qui chantait en France : nous pas bouger nous pas bouger (de France). Et pour cause !


                      • Deneb Deneb 4 octobre 2010 04:08

                        Bibi C : « Faudra peut être un jour accepter tout simplement que si les Africains sont dans la merde, c’est de leur faute. »
                        Que c’est raisonable ! Lorsqu’il y a un problème, on ne cherche pas d’abord la solution, mais plutôt à qui on pourrait faire adosser la responsabilité. On croit que du moment que l’on trouve le fautif, la solution vient, mais en réalité c’est très rarement le cas.

                        Alors que voulez-vous faire : les aider à sortir de là, ou alors les accabler de culpabilité ?


                      • dogbé 30 janvier 2014 15:54

                        En France il y a énormément de pédophile et de psychopate ce serait donc lié à l enfance.Quand vous dites que les mères d origines étrangères martyrisent leurs enfants elles sont spontanées et naturelles dans le bus ,mais les françaises le font simplement dans leur domicile hypocritement.La plupart des enfants étrangers respectent leur parents en vieillissant ,mais les enfants français les mettent dans des maisons de retraites et ne s’en occupent plus.Je pense que l’ honnêteté paye et l hypocrisie pas du tout.Le résultat parle de lui même.En ce qui concerne la délinquance, je pense que les enfants sont conditionnés dès la maternelle par des profs racistes qui leur font comprendre qu’ils sont différents et celà destabilise nos enfants.Ils se disent qu’ils n’ont aucune chance comme à l’époque en France les profs disaient sans ménagement qu’un fils de prolétaire finira prolétaire.Mais dites vous bien que les racistes et les hypocrites n’auront pas raison de mes enfants, car ils sont forts mentalements et finiront toujours par s’en sortir,je m’en fais la promesse.
                        AR(souvenez vous de ces initiales)

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès