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Lettre ouverte au président de la République sur l’enseignement

Le président Sarkozy tente de renouer le dialogue avec les enseignants. Exercice périlleux. Décryptage, par un professeur de lycée professionnel, d’un texte généreux certes mais éloigné de la réalité du terrain.

M. le Président,

Je tiens par la présente tout d’abord à vous remercier pour cette lettre adressée à l’ensemble des membres du corps enseignant. En effet, depuis quelques années, nul gouvernant ne semblait plus s’intéresser aux enseignants ou ne souhaitait engager le dialogue : chacun s’enfermait dans le confort pourpré de son cabinet ministériel en priant pour que jamais enseignant ne sollicitât son assistance. Après tout, la rue ne gouvernait-elle pas encore parfois naguère ?

Laisser passer la rentrée, ses traditionnelles grèves, promettre d’étudier la situation et temporiser... Après tout, les enseignants eux-mêmes et leurs syndicats déchirés sauraient bien se faire mal voir de la population...

En effet, les enseignants français sont rangés par la population, par les politiques, par les observateurs étrangers, dans la catégorie « râleurs nés » : ils sont toujours en grève ; ils râlent contre les baisses d’effectifs, contre les départs en retraite non remplacés, contre les postes de surveillants non pourvus, contre les postes de remplaçants non attribués, contre le nombre décroissant de postes aux différents concours d’admission ; ils râlent contre les sempiternelles baisses de moyens financiers, contre la dégradation de leurs conditions de travail, contre la désagrégation latente des locaux dans lesquels ils passent - avec leurs élèves - la majeure partie de leur temps ; ils râlent contre l’augmentation du nombre de tâches à accomplir et contre l’augmentation de leur temps de travail, eux qui sont toujours en vacances...

De plus, ces enseignants français, post-soixante-huitards abreuvés de slogans communistes et anticonformistes, demeurent d’ardents défenseurs des acquis sociaux et des libertés fondamentales. Mais voilà, le monde tourne, le monde évolue mais les enseignants, eux, n’évoluent pas : ils en sont restés à la défense du droit de grève, à l’éducation pour tous, à la laïcité dans les établissements scolaires, à la gratuité de l’instruction. Ce sont des gardiens d’un temple en ruines, les prêcheurs d’une doctrine révolue, des guerriers d’un combat d’arrière-garde.

En outre, ces mêmes enseignants se plaignent constamment de la dégradation du climat social, de la perte des valeurs fondamentales, de l’insécurité en hausse... Ils affirment que leur métier ne sera bientôt plus possible si les conditions de vie en amont de leurs élèves et de leurs familles ne s’améliorent pas.

Alors ces enseignants français, si fiers mais si peu modernes, n’intéressent plus personne. L’éducation n’est plus une priorité : elle a laissé place à la sécurité.

C’est pourquoi, M. le Président, je me réjouis de votre courageuse initiative destinée à renouer le dialogue, réhabiliter la fonction, restaurer la confiance, replacer l’éducation au centre de la vie sociale...

Je n’ai pas encore reçu votre lettre, M. le Président, alors je l’ai téléchargée depuis internet, depuis un site indépendant qui a eu la chance de se la procurer plus rapidement que moi. Et je l’ai lue, comme j’avais lu le livre humoristique de Luc Ferry, « Lettre à tous ceux qui aiment l’école », c’est-à-dire avec attention et espoir.

32 pages pour 2 réactions :

1) Tout d’abord, je suis étonnamment satisfait. En effet, comment peut-on ne pas être d’accord avec vous, M. le Président sur le fond de votre lettre ? Comment ne pas être d’accord sur les grands principes qui régissent nos modes de pensée quasiment depuis la Révolution française ? Egalité, laïcité, solidarité, respect... De grands principes assurément, mais aucun n’est novateur, aucun ne révolutionnera la profession.

2) Ensuite, je suis déçu, profondément déçu. Déçu de voir à quel point ce texte est loin des attentes pragmatiques des enseignants. Il ne sert à rien de prôner l’égalité si aucune mesure n’est avancée. Il ne sert à rien de prôner le respect si cela ne reste qu’un vœu pieux. Il ne sert à rien de fustiger la croissance de l’échec scolaire sans en combattre les causes...

M. le Président, dans votre texte, il est un certain nombre d’incohérences qui, malheureusement, dénotent à quel point un fossé se creuse entre vous et le monde de l’éducation :

Le monde professionnel absent à l’appel

* Professeur de lycée professionnel, je n’ai rien lu sur l’avenir de l’enseignement professionnel, sur ses objectifs, sur ses moyens, sur sa revalorisation. L’enseignement professionnel, qui, à mon avis, est appelé à jouer un rôle prépondérant dans l’avenir de l’Education nationale, reste le parent pauvre de ce ministère : il est décrié, dévalorisé, déprécié. Les lycées professionnels accueillent trop souvent les élèves qu’on dit « faibles » ou « en difficulté », ces élèves que le système scolaire a depuis longtemps dégoûté du savoir et de la connaissance. Mais rien n’est prévu pour redonner goût à ces jeunes, rien n’est proposé pour leur donner envie d’apprendre, envie de savoir, envie de s’ouvrir l’esprit. Une fois de plus, l’enseignant devra composer avec ses classes, accepter la violence verbale, la violence physique comme un impondérable du métier.

Les causes de l’échec scolaire absentes du débat. Nulle part dans votre lettre, M. le Président, vous ne vous interrogez sur les véritables causes de l’échec scolaire. Les enseignants n’en sont pas les seuls responsables !

Une école sélective ?

"Nul ne (doive) entrer en 6e s’il n’a pas fait la preuve qu’il était capable de suivre l’enseignement du collège", "Nul ne (doive) entrer en seconde s’il n’a pas fait la preuve qu"il était capable de suivre l’enseignement du lycée". Comment doit-on interpréter ces phrases ? L’école doit offrir à tous les moyens de se construire, dans le respect de l’égalité. Mais ces propositions laissent plutôt à penser qu’une sélection pourra être effectuée à l’entrée au collège ou à l’entrée au lycée. De quoi accroître la fracture qui existe entre les établissements scolaires, de quoi accroître la fracture qui existe en certaines zones géographiques d’éducation, de quoi accroître la fracture entre les élèves, entre les bons et les moins bons.

Il y aurait à dire sur la suppression de la carte scolaire, qui, dans le meilleur des cas, ne fera que ghettoïser un peu plus les établissements dits sensibles. La sélection des élèves se fera à l’entrée, sur dossier scolaire, ce qui aura pour conséquence de rejeter un peu plus ceux qui sont déjà en marge du système. Dès lors, les postes seront fortement demandés et au jeu des mutations, seuls les plus anciens les obtiendront, rejetant également les nouveaux profs dans les établissements par défaut, c’est-à-dire sensibles.

L’épée de Damoclès : les allocations familiales.

L’idée de supprimer (mettre sous tutelle) les allocations familiales des familles dont les enfants sont adeptes de l’absentéisme ne me paraît pas une bonne idée. Une fois de plus, les parents, bien souvent issus de milieux sociaux très défavorisés et dépassés par leurs propres enfants, vont devoir subir les conséquences. Responsabiliser les parents pour responsabiliser les enfants ? Et pourquoi pas responsabiliser les enfants, futurs citoyens de la nation ? Je vois régulièrement des parents, convoqués à des conseils de discipline... Le père ne se présente pas à la convocation : il est le seul salarié de la famille et ne peut se permettre de manquer une journée de travail ; la mère parle à peine français et ne comprend pas toutes les subtilités administratives dont on lui parle ; le fils traduit, en omettant certainement la plupart des détails qui lui valent convocation... Comment responsabiliser ces parents, dont la bonne foi est évidente, dont l’envie d’intégration est évidente, mais dont l’autorité est de manière évidente supplantée par celle du fils ?

Faire plus avec moins.

Enfin, le point certainement le plus sensible de votre intervention : vous encouragez les collègues à faire plus avec moins de moyens. Moins de moyens financiers - il suffit de voir la misère des locaux de certains établissements scolaires - et moins de moyens humains. Les postes non pourvus font cruellement défaut. Comment peut-on espérer une école de l’égalité des chances, quand en maternelle - période fondamentale dans l’acquisition des bases - les classes sont chargées à 30 ? Comment peut-on espérer revaloriser l’enseignement professionnel dans des sections chargées à 30 élèves ? Comment peut-on pratiquer l’aide individualisée, le suivi personnalisé lorsque l’on a en charge 30 élèves - à multiplier par le nombre de classes ?

Moins d’enseignants (11 000 suppressions au budget 2008), moins d’éducateurs, moins de surveillants... mais toujours plus de difficultés. Moins de moyens financiers, moins d’ordinateurs, moins de matériel vidéo... mais toujours plus d’activités à exercer. Moins de locaux salubres, moins de salles de permanence, moins d’espaces de travail ou de recherche... mais toujours plus d’élèves à tirer vers le haut.

Moins de moyens humains, c’est également moins de remplaçants. Il existe une catégorie d’enseignants titulaires dont le métier est d’être remplaçants. Des TZR, on les appelle. Ce sont des professeurs dont l’unique mission est de subvenir aux besoins ponctuelles ou de plus longue haleine dans les établissements scolaires de leur zone. Ces postes sont supprimés, un TZR qui demande un poste fixe n’est pas remplacé. Alors qui doit assumer les charges de remplacement ? Les enseignants du lycée ! Chacun peut être appelé, le matin même, à remplacer un collègue absent. Peu importe l’heure, peu importe la classe, peu importe la matière ! Un prof de dessin peut prendre en charge 2 heures une classe qu’il n’a pas habituellement... pour faire de la garderie.

Cela me fait penser, M. le Président, que je n’ai rien lu sur la formation des maîtres et sur la réforme des moyens de recrutement. Il y aurait à ce sujet tant à dire ! Rien non plus sur la recherche et l’enseignement universitaire.

Vous le voyez, M. le Président, il ne s’agit pas forcément de revendications salariales, même si l’on sait qu’un coup de pousse sur le pouvoir d’achat ne serait pas malvenu. Il s’agit au moins de conditions de travail. Dans mon établissement, il n’y a qu’un seul photocopieur - en panne depuis la rentrée - pour 100 profs, il n’y a que 2 salles équipées de lecteur DVD, il n’y a, pour les enseignants, que de minuscules casiers pour ranger les affaires.

Mais puisque vous insistez, parlons salaires. Les média s’amusent sans cesse à faire croire au grand public que ces profs nantis et toujours en vacances gagnent une fortune ! La plupart du temps, les exemples pris par les journalistes sont ceux d’agrégés à 3 500 € bruts, mais ils sont en fin de carrière et font des heures supplémentaires à des post-BAC (des colles). Mais ils ne représentent pas l’ensemble du corps enseignant ! Une simple minorité. Un instituteur en début de carrière, au moment où l’argent se fait nécessité, gagne environ 1 400 € bruts. Avec environ 10 ans d’ancienneté, ma fiche de salaire est bloquée à 1 900 € bruts. Alors évidemment, à tel tarif, on accepte les heures supplémentaires, les heures de soutien et tout ce qui permet de mettre un peu de beurre dans les épinards.

Mais voyez-vous, M. le Président, aujourd’hui vous organisez un conseil ministériel décentralisé. Fervent défenseur de la décentralisation, je n’en vois toutefois pas l’intérêt. Mais c’est une autre histoire... Cependant, si l’on considère les dépenses liées à cette opération de communication (billets aller-retour Paris-Strasbourg en TGV ou en avion pour les 16 ministres, accompagnés au minimum d’un garde du corps et d’un proche collaborateur, et pour le président, entouré de son équipe, soit au bas mot 10 personnes), on se dit que cela frise la gabegie. Mais si à cela on ajoute le coût de l’opération « une lettre aux enseignants », évalué selon certaines sources à 500 000 €, on se dit que voilà de l’argent dont l’Education nationale a réellement besoin qui part en fumée...

M. le Président, cette lettre restera, pour moi, comme un opération de communication de plus. Dommage, l’initiative était intéressante.

Veuillez agréer, M. le Président, l’expression de mes meilleurs sentiments.

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    Par alientaor (xxx.xxx.xxx.119) 11 septembre 2007 19:19

    Et pan ! Le grand retour des non-fonctionnaires ! Et des grands ingrats de l’éducation national. Peut être que ceux-ci furent assez aisés pour aller dans des écoles privées. On est toujours jaloux de ce que l’on a pas. Pour reprendre l’exemple de la voiture, si celle-ci commence à râler, à hoqueter, c’est qu’il y a un problème. Donc on ouvre et on fait en sorte que ça marche, on ne l’envoie à la casse tout de suite (sauf si vous faites parti de la catégorie si dessus mentionée). A ceux qui pensent que les profs ne sont jamais sortis de l’école je leur dirai ceci. La nouvelle génération de prof sait ce qu’est le travail, car une bonne partie a du se payait ses études. Et j’en fait parti. J’ai bossé deux ans en tant que pion (ah oui, tiens, encore l’école) et 10 comme animateur (si, si ceux qui se la coulent douce en gardant vos gamins ! avec un diplome reconnu et des responsabilités énormes, encore un exemple cet été). Avant de trouver ce poste j’ai chercher un peu partout. CV, entretiens d’embauche, je sais ce que c’est et je peux en parler à mes élèves. Oui, je suis aussi prof en LP, et la plupart de ceux qui critiquent passent sous silence cet aspect de la chose, par ignorance trés souvent. Vous mettez tous les enseignants dans le même sac alors qu’il existe des différences entre eux. Il y a le professeur des écoles (ex-instit) le professeur de lycée et collège et le professeur de lycée professionel. Ce n’est pas le même public, ni la même mission, et surtout pas les mêmes moyens. Pour avoir préparé les trois concours (sans compter l’agrégation)je peux vous parler de la haute opinion que se font les enseignants sur les professurs de LP. J’ai eu droit à "ben t’es courageux" à " la poubelle". Merci pour nous. Heureusement, les nouveaux collègues en rencontrent à l’IUFM et savent désormais quels sont leurs difficultés.

    Je suis comme vous, j’avoue ne pas comprendre comment des collègues arrivent à donner des cours privés dans les boites à bourges (faut les sortir, les billets pour la leçon !)quand je passe (j’ai fait le calcul)entre 45 et 70 heures de boulots par semaine. Il est vrai que l’on ne passe QUE 18h de cours par semaine, c’est à dire devant la classe. Mais les profs ne font pas que cela ; ils s’investissent dans les projets pédagogiques, organisent des voyages scolaire auquels les parents sont bien content d’y mettre leur progéniture. Oui il y a des abus. Où il n’y en a pas ? Arrêtez de taper sur les profs surtout ceux de lycée pro qui sont plus que d’autres enseignants proches du monde du travail, et qui savent ce qu’est le chomage quand ils voient leurs anciens élèves galérer. Du misérabilisme ? A peine. J’avoue que je ne suis pas dans la misère, c’est vrai. Mais comme dit plus haut sur ce forum, combien vaut un bac +4 ? Si les profs sont en colères, de droite comme de gauche, c’est qu’ils savent que cette égalité des chances est menacée par ceux-là même qui l’ont déclamée.

    enfin, quelques remarques : *doit-on parler des chefs d’entreprises qui vont faire des cours des les grandes écoles de commerce ? C’est plutot bien payé (entre 150 et 200E la journée en moyenne). *17E de l’heure. Vous avez pris quel salaire pour le calcul ? Un débutant commence à 1200 euros par mois pendant trois mois et fini l’année à 1400 au maximum. Et je connais trés peu de prof qui dépassent les 3000 euros, même en fin de carrière.

    Je crois surtout aussi que le corps enseignant est en manque de reconnaissance. Jamais on nous dit merci, ou si peu. C’est frustrant.

    Oui à une réforme, une vraie, constructive, avec les profs et pas contre eux, et pour l’avenir des enfants, tous, les votres et ceux des autres.

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    Par spartacus1 (xxx.xxx.xxx.12) 11 septembre 2007 14:47
    spartacus1

    Cris, juste pour votre information, le temps de préparation de cours, correction des travaux, multiples séances, réunions, colloques, font qu’en général on double le temps passé en cours, soit, dans votre raisonnement, au total, 36 h. par semaines et il y a 38 semaines par an (et non pas 35). D’où le calcul : (1400*12)/(36*38) = 12,28€/l’heure. Vous trouvez que c’est beaucoup après 4-6 ans d’études universitaires après le bac ?

    À ce compte là, il vaut mieux être plombier-dépanneur, là on est plus proche de 50-60 € de l’heure, avec seulement 3 ans d’apprentissage ! Je viens de faire appel à un plombier (fort sympathique au demeurant) et je sais de quoi je parle (on a longuement discuté autour du café que je lui ai offert), ce n’est pas en clio qu’il roule lui le dimanche.

    Cris, puisque vous semblez trouver que l’enseignement est une telle sinécure, pourquoi ne vous recyclez-vous pas dans cette profession ?

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    Par Bouli (xxx.xxx.xxx.5) 11 septembre 2007 14:05
    Bouli

    Bravo pour votre lettre ! Peut-être que les gens comprendront un jour que si on peut demander à un travailleur à la chaîne plus de productivité, on ne peut pas appliquer le même système aux profs et enseignants. Ceux qui tapent dès qu’ils le peuvent sur les enseignants ou le gouvernement actuel oublient la dimension humaine de l’Education Nationale. On est face à des êtres humains, on ne fabrique pas des voitures, on ne cherche pas à augmenter ses bénéfices. Travailler plus avec moins de moyens c’est mettre en danger l’avenir de tous ces élèves.

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    Par RilaX (xxx.xxx.xxx.29) 11 septembre 2007 15:26
    RilaX

    J’aime tout ces jaloux qui envient a mourir la proffession de profs. "Et les profs gagnent trop", "et les profs ne travaillent pas assez", "et les profs sont tous des communistes", "et les profs sont des nantis".

    Mais qu’est ce qu’ils en savent ?!
    Sont ils profs eux même pour assener de tels jugement sur un profession si cruciale pour l’avenir de nos jeunes et donc le notre ? Cela m’étonnerait. Mais qu’ils essayent cette profession en tant que débutant (donc dans des quartiers défavorisés) ne serait ce qu’un jour qu’on rigole un peu. Essayez de gérer 4 classes de 30 élèves tous plus différents les uns que les autres, avec leurs difficultés, leurs handicap, avec l’objectif final qu’ils apprennent quelque chose.

    Alors oui il y a dans cette profession des abus. Mais dites nous honnêtement dans quel secteur d’activité n’y a t’il aucun abus ?!!!!!! Mais le métier que l’on devrait favoriser le plus, c’est celui la, celui des gens qui forment nos futures générations. C’est le métier le plus important du monde, et l’un des plus vieux.

    Sans profs, point de civilisation.

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