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Accueil du site > Tribune Libre > Lettre ouverte de Grégory Gennaro à Monsieur le député Bruno Nestor (...)

Lettre ouverte de Grégory Gennaro à Monsieur le député Bruno Nestor Azérot

Monsieur le député,

Vous êtes parlementaire, je suis un citoyen sans mandat ; vous êtes socialistes, je suis un patriote de gauche engagé au Front National ; vous êtes de l’Outre-mer, je suis de la Métropole. Si nous comparons nos personnalités et nos partis respectifs, tout, a priori, nous oppose et devrait faire de nous des adversaires politiques.

Pourtant Monsieur le député, en écoutant votre intervention à l’Assemblée Nationale sur le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants par les couples du même sexe, je me suis senti proche de vous ! Oui, Monsieur le député, proche de vous ! Car votre intervention a exprimé de la justesse, de l’amour, de la fraternité, alors même que ce débat tourne à l’insulte, à la haine, et à la division des Français.

Tandis que les activistes homosexuels et un certains nombre de responsables de gauche malveillants tentent de faire croire aux Français qu’il y a d’un côté les progressistes et les humanistes, c’est-à-dire ceux qui sont favorables au mariage pour tous, et de l’autre les réactionnaires homophobes, c’est-à-dire ceux qui y sont opposés, je pense pour ma part qu’il y a surtout d’une part une minorité d’activistes qui veut à n’importe quel prix imposer son mode de vie et d’autre part une majorité de la population qui souhaite conserver une institution familiale ancrée dans les valeurs humaines, et qui a fait la preuve de son efficacité depuis que le monde est monde.

Il faut également souligner, par honnêteté intellectuelle, que des propos homophobes, blessants et insultants ont été proférés par des activistes s’opposant au mariage pour tous. Ces gens-là, créant la confusion, mettent dans la même catégorie tous les homosexuels qu’ils soient pour ou contre le projet de loi de Madame Taubira.

Ces excités des deux bords contribuent à brouiller le message de la majorité des Français qui ne se reconnaissent pas dans les propos tenus tant par les uns que par les autres.

Il faut être juste, modéré mais ferme, si l’on veut être écouté, être responsable et être respecté. Pour ma part, je suis totalement opposé au mariage homosexuel et à l’adoption d’enfants par les couples du même sexe, sans pour autant tenir des propos blessants ou insultants à l’égard d’une partie de nos compatriotes. Nous sommes avant tout des humains, et chaque citoyen a droit au respect.

Mais revenons à l’essentiel, car cette mauvaise foi qui vise à diviser nos compatriotes sous une forme de communication machiavélique, pour servir des intérêts lobbyistes de toutes sortes, qu’ils soient pour ou contre, ne reflètent aucunement la réalité et la légitime inquiétude des Français. En effet, la cause que nous défendons, malgré nos différences politiques, prouve que les Français, qu’ils soient hétérosexuels ou homosexuels, hommes ou femmes, jeunes ou anciens, catholiques, juifs, musulmans ou athées, riches ou pauvres, de gauche ou de droite, sont définitivement contre le projet de mariage pour tous et l’adoption d’enfants par des couples homosexuels.

Notre société n’est plus basée sur la raison mais sur le sentiment, qui paralyse toute discussion et tout débat. La réflexion et l’argumentation sont méprisées au profit du pleurnichement, des jérémiades et des polémiques.

Comme vous l’avez affirmé, « l’homosexualité est une pratique qui relève de la sphère privée. En revanche, le mariage homosexuel et l’adoption d’enfants par les couples du même sexe relève de la sphère publique ». C’est précisément là que prend tout le sens de notre combat en faveur de la Vie et de l’organisation de la société. Je souscris également totalement à vos propos, lorsque vous déclarez qu’« en établissant le mariage comme Institution, la société a donné un cadre juridique à une donnée naturelle. L’union d’un homme et d’une femme en vue de procréer un enfant ».

Ce que vous avez su dire en quelques mots éclairés, d’autres, pour se distinguer, et très probablement pour faire le « buzz » dans la presse ou sur Internet, l’ont exprimé dans des termes caricaturaux pour le simple plaisir de la polémique et de la surenchère.

Nous menons un juste combat, sans excès, avec modération mais avec la fermeté de nos convictions. Les dérives de l’instrumentalisation de ce débat font naître par ici et par là des relents d’homophobie, un flicage sur chaque individu, devant justifier désormais de son orientation sexuelle. Qu’est-ce donc cette société ? Est-ce cela la liberté ? Est-ce cela l’égalité ? Est-ce cela la fraternité ? Est-ce cela le progressisme ? Est-ce cela la modernité ? Bien sûr que non ! D’ailleurs, comment pourrait-il y avoir de progrès et de modernité sans défense des valeurs et des traditions qui constituent les fondements de notre société et de la civilisation ? Comment pourrait-il y avoir de la liberté, de l’égalité, et de la fraternité, si chacun d’entre nous était la cible d’un étiquetage d’ordre sexuel, social ou religieux, alors même que nous nous opposons aux lois Loppsi et Hadopi, justement pour garantir notre droit à vivre librement ?

Si vous êtes, Monsieur le député, un membre apparenté du groupe socialiste à l’Assemblée Nationale, je suis pour ma part un patriote de gauche, profondément progressiste et humaniste, engagé au Front National depuis 2002. Comme vous, mon engagement politique, dès mon plus jeune âge, a été tourné à gauche par soucis de justice sociale afin d’améliorer la vie de chacun par le retour de l’emploi, dans une France qui ne devrait pas avoir peur de s’affirmer stratégiquement, culturellement, économiquement et spirituellement aux yeux du monde. Si j’ai choisi le Front National, c’est parce que les valeurs de celui-ci ne me paraissaient pas contradictoires avec ma sensibilité de gauche. Pourquoi ? Parce que la défense du peuple va de pair, à mes yeux, avec celle de grandeur de la France et avec sa vocation dans le concert des nations. La France est la patrie amie des nations et des peuples libres. Elle est le phare et le symbole de la paix et de la fraternité. Elle est, elle doit être en tous les cas, la force qui s’oppose aux puissances de l’argent et à l’impérialisme culturel et militaire américain, forces destructrices qui démantèlent le cadre de vie traditionnel des populations et soumettent la dignité des hommes au matérialisme et au consumérisme.

Or, c’est sur ces questions que les Français attendaient de voir la gauche française en action. Hélas, celle-ci a trahi ses engagements envers le peuple. Impuissante sur le plan social, elle tente de se racheter sur le plan sociétal. Elle se vend à des lobbies communautaires pour le compte desquels elle pratique une démagogie électoraliste des plus dégoûtantes.

Pour les vrais patriotes de gauche, le progrès c’était l’espoir d’obtenir des conditions de vie meilleures et d’échapper à la précarité qui ronge notre pays. Pour la gauche française moderne, le progrès c’est de laisser des enfants être adoptés par des couples de même sexe, sans se soucier des conséquences que cela aura sur leur éducation, pour faire plaisir à un lobby qui ne représente que lui-même. Je n’appelle pas cela progrès mais progressisme de bas étage et socialisme pour les nuls. La chute est longue, d’une gauche qui part de la Commune et de Jaurès pour finir chez Taubira et son projet de loi mortifère ! Pendant ce temps, le Parti socialiste se désintéresse de la France populaire, de tous ces braves gens qui souffrent en silence. En 1981, François Mitterrand voulait « changer la vie ». En 2013, avec François Hollande, la vie n’a jamais eu aussi peu de sens qu’aujourd’hui pour des millions de jeunes désorientés ; l’explosion dramatique des suicides, de la drogue, de la prostitution et de l’alcoolisme dans cette catégorie de la population est là pour en témoigner.

Pourtant, une voix socialiste comme la vôtre a fait vibrer mon esprit, mon cœur et mon âme. La France de l’Outre-Mer, la France profonde, la France des traditions, s’est exprimée avec le cœur et le bon sens.

Oui, monsieur le député, le bon sens ! Voilà bien ce qui jusqu’ici faisait défaut chez nos responsables et dont vous êtes l’un des rares à porter encore la trace !

C’est ce bon sens qui fait qu’en dépit de nos divergences, je vous soutiens de toutes mes forces et de toute mon âme dans votre combat. Vous l’avez rappelé très justement, la France de l’Outre Mer, ancrée dans ses valeurs humaines et progressistes, veut pour ses enfants le retour de l’emploi, la garantie d’une qualité de vie décente pour la population, un avenir et une éducation de qualité pour la jeunesse.

Cette exigence est bien sûr la même en Métropole, et votre combat est le mien dans ces domaines. Le temps de votre intervention à l’Assemblée Nationale, vous avez réussi à rassembler intellectuellement et par le cœur tous les Français quel qu’ils soient. Pendant quelques minutes, la voix de la France ultramarine a été entendue et elle a réveillé la patrie républicaine.

Avec des idéalistes et des hommes de conviction, comme vous et moi, que vous soyez parlementaire ou citoyen sans mandat électif comme je le suis, nous pouvons affirmer que la France a un rendez-vous à ne pas manquer avec son destin et avec l’humanité, et elle n’a pas besoin pour cela de l’Union européenne, du FMI, ou de je ne sais quelle autre organisation. La France est universelle, et comme le rappelle Jean-Marie Le Pen, qui a été le plus jeune député de France, au-delà de l’Europe, c’est le monde qui a besoin de la France.

La France métropolitaine et les Français peuvent être particulièrement fiers des départements de l’Outre-Mer !

Je ne crois plus au clivage gauche-droite. Aujourd’hui je crois à l’union sacrée de tous les Français rassemblés autour de la nation et de la république. Ainsi, les amis du peuple, de la nation, de la liberté, du progrès, de la tradition, de la fraternité, que nous incarnons chacun à notre façon, avec nos mots, avec nos personnalités et nos caractères si particuliers, parce que c’est aussi le particularisme et le caractère qui constituent le genre humain, pourront demain servir le même idéal, côte à côte, sans esprit de chapelle politique.

Alors, Monsieur le député, en plus d’être, je l’espère, mon futur camarade de la cause du peuple, j’ai envie de vous dire une seule chose : Merci.

Merci pour les français ! Merci pour la France ! Merci pour l’humanité ! Merci pour les générations futures qui pourront voir en vous et en nous des hommes engagés pour un idéal humain, spirituel et progressiste !

Merci !


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16 réactions à cet article    


  • Pale Rider Pale Rider 1er février 2013 11:08

    « un patriote de gauche, profondément progressiste et humaniste, engagé au Front National depuis 2002 »

    Si l’ensemble de votre lettre me semble tout à fait bien, votre engagement politique me paraît schizophrénique : l’humaniste du FN... 
    Mais le pire, c’est qu’il dessert la cause qu’a magnifiquement défendue M. Azerot (je lui ai écrit moi aussi). On n’arrête pas de nous traiter de cathos de droite. Je n’avais pas pensé au FN de gauche ! Damned !
    Moi, je suis chrétien de centre-gauche, mais de gauche orpheline devant la duplicité du PS, expert en chevaux de Troie. Je tiens de sources très directes qu’il est en train de se passer quelque chose jusque dans la presse de gauche, que le PS est en train de s’aliéner en partie, parce qu’il impose, par lâcheté devant un petit lobby LGBT, des choix de société absurdes et surtout désastreux pour les gosses. Un article de Marianne montre d’ailleurs que, si le mariage pour tous est relativement accepté (ce n’est pas mon cas ; le pacs est très suffisant), l’adoption par des couples homos ne l’est pas. C’est évidemment la porte ouverte à la PMA et à la GPA, porte déjà ouverte par Mme Taubira.
    S’opposer à cela, ce n’est pas avoir des valeurs de droite, encore moins d’extrême-droite. C’est de l’anthropologie de base, que même l’empire gréco-romain n’avait pas remise en cause malgré ses moeurs très homo. Voilà sur quoi il faut se battre.

    • fcpgismo fcpgismo 1er février 2013 14:17

      Grégory Genarro vous êtes un imposteur on ne peut être de Gauche et membre du Front de la haine le Fhaine l’ autre Front celui de gauche milite contre votre haine de barbare qui prend l’ autre le méconnu l’ immigré pour un coupable de vos peurs.françois Chambon


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral 1er février 2013 14:34

        pourtant, la fille à papa de Saint Cloud est une socialiste cohérente. On ne peut pas dissocier le socialisme du nationalisme. 


        Quand au Front de Gauche, lui aussi à les mêmes haines de l’étranger, qu’il soit américain ou anglais ou allemand.

      • Grégory Gennaro Grégory Gennaro 1er février 2013 14:51

        C’est votre seul argument « le Fhaine » ? Ça ne vole pas haut. Vous ne me connaissez pas monsieur, alors essayer de vous ouvrir aux autres au lieu de les injurier. 


        • TicTac TicTac 1er février 2013 15:00

          Par habitude, je ne m’exprime jamais sur les billets des FN.

          Je vais y faire exception pour féliciter l’auteur pour cette prise de position, mais surtout pour m’associer à lui : OUI, cette intervention de Bruno Nestor Azérot était remarquable en tous points.

          Merci, bravo à lui, c’est courageux de nager à contre courant, face à cette marée qui dévoie l’idée même de l’égalité républicaine.



          • Louise Louise 1er février 2013 16:19

            Je partage tout à fait votre position ! 

            Bravo à l’auteur ! smiley


          • TicTac TicTac 1er février 2013 15:02

            Et puis, pardon, mais il me semble indispensable de reproduire in extenso cette intervention :

            « Madame la Garde des Sceaux,
            Mesdames, Messieurs les Ministres,
            Monsieur le Président,
            Chers Collègues,

            J’ai soutenu jusqu’à maintenant tous les projets et engagements de la Gauche, mais il y a aujourd’hui une profonde confusion qui m’interpelle. La liberté de conscience et de vote qui existe au sein de mon groupe parlementaire, le GDR, me permet d’exprimer une voix qui est celle d’un homme d’Outre-mer libre et j’en remercie mes collègues du groupe dont les avis sont divers et très partagés sur ce texte.

            Outre-mer, en revanche, la quasi-totalité de notre population est opposée à ce projet qui bouscule toutes les coutumes, toutes les valeurs sur lesquelles reposent nos sociétés ultramarines. Cette voix doit être entendue et comprise. Et nous devons exprimer cette opinion de notre population qui ne comprend pas ce qui se passe ici et maintenant.
            Le risque est en effet grand d’un profond désenchantement vis-à-vis de la politique du Gouvernement, voire d’une « cassure morale » irrémédiable…Car ce texte ne donne pas une liberté supplémentaire, il fragilise le délicat édifice sur lequel se sont construites nos sociétés antillaises et guyanaise après l’abolition de l’esclavage. Il y a même à mon sens risque de rupture du Pacte républicain qui nous lie depuis deux siècles à la France…

            Cette question du mariage homosexuel appelle en effet de ma part des réflexions de fond.
            Il est nécessaire de distinguer la question de l’homosexualité de celle du mariage gay. Et la confondre comme l’ont fait certains orateurs n’est pas honnête.
            L’homosexualité est une pratique qui relève de la sphère privée, c’est une réalité qu’il faut prendre en compte et appelle des droits et une protection de vie privée pour ceux qui pratiquent.
            Le mariage gay et l’adoption pour les couples homosexuels relèvent eux de la sphère publique en ce qu’ils bouleversent la norme en vigueur en établissant une nouvelle norme en matière de famille, de filiation, et de transmission patrimoniale.

            Sur ce chemin-là, précisément nous ne pouvons suivre.

            Peut-on parler en effet de progrès et de nouvelle liberté ?

            A l’origine, en établissant le mariage comme institution, la société a donné un cadre juridique à une donnée naturelle : l’union d’un homme et d’une femme en vue de procréation d’un enfant. Peut-il en être de même avec le mariage gay ? A l’évidence non…
            Certes aujourd’hui le mariage est plus un « mariage-sentiment », qu’un « mariage-procréation » comme il était autrefois. L’enfant n’est plus la finalité du mariage ; et des personnes hors du mariage peuvent au contraire avoir envie d’enfant. Ou des couples stériles…

            La question qui se pose est donc de savoir plutôt si le sentiment doit devenir le sens nouveau et unique du mariage, ouvert à tous les hommes et les femmes, fussent-ils hétérosexuels ou homosexuels ?

            Doit-on révolutionner ainsi le mariage en France et en Outre-mer au risque de perdre nos valeurs fondamentales ?

            Allons-nous vers cette société où l’individualisme hédoniste remplacera nos vieilles doctrines personnalistes et socialistes fondées sur la solidarité, la liberté, l’égalité ?

            La famille, pivot de notre société depuis les Constituants et la Révolution Française, depuis l’émancipation de 1848, va-t-elle exploser ? Au sens littéral du terme…

            Notre responsabilité est grande devant l’histoire.

            Moi,
            homme issu d’un peuple opprimé, réduit en esclavage,
            où le système social était un système qui refusait à un homme et à une femme de pouvoir avoir un enfant et de se marier légitimement,
            où le mariage était interdit et fut une conquête de la liberté,
            j’affirme le droit à l’égalité dans la différence et non dans le même, le semblable, l’unique !
            Car enfin, au nom de l’égalité, du refus des discriminations, peut-on établir une équivalence entre tous les couples ?

            Je crois au contraire que l’on ne peut mettre fondamentalement sur le même plan hétérosexualité et homosexualité. Un homme et une femme, ce n’est pas pareil que deux hommes ou deux femmes ensemble. Etablir une équivalence, une nouvelle égalité, une nouvelle norme, c’est nier la réalité ; c’est rétablir une oppression en confondant genre, sexe, et pratique.

            C’est un diktat de la pensée contre l’humanité vitale… et les Droits de l’Homme,… et de la femme.
            Refuser cette différence naturelle,
            c’est refuser la différence sexuée.
            C’est déjà revenir sur l’oppression de la femme et de ses droits émancipés.
            C’est instaurer une nouvelle contrainte !
            Oui, car il sera interdit de faire la différence désormais entre un homme et une femme, au risque d’être discriminatoire….

            Et l’enfant ! puisque deux hommes ou deux femmes ne peuvent procréer, que va t-on faire ? Car pour procréer, il faut bien un homme et une femme.

            Donc, inéluctablement, il y aura recours à la procréation médicale assistée car ce désir d’enfants est légitime. Mais ce n’est pas le Droit qui refuse aux homosexuels d’avoir un enfant : c’est la Nature. Alors, pour pallier ce problème de stérilité et d’incompatibilité, on aura recours à la PMA…
            Où est donc le progrès social ? Où est la liberté nouvelle ? Comment voulez-vous qu’un homme dont les ancêtres ont été vendus et « chosifiés » ne soit pas inquiété par cela ?

            La Gauche a le pouvoir dans cette assemblée. Je suis un homme de Gauche. Mais parce que je suis de Gauche, je préfère l’humain et l’humanisme à ce que sous-tend ce texte.
            Alors qu’un tiers des hommes et des femmes d’outre-mer est sous le seuil de pauvreté, que notre PIB est d’un quart inférieur à celui de l’hexagone et que 60% des jeunes de moins de 25 ans sont toujours au chômage, n’y avait-il pas d’autres priorités ?

            Que dirai-je à ce jeune martiniquais qui, entré dans la délinquance, est sans travail, dont les parents sont aussi sans emploi, est sans logement, et n’a pas de quoi se nourrir, qui n’a pour seule alternative que de récidiver pour pouvoir être reconduit en prison pour avoir enfin un toit et à manger ?
            Que lui dirai-je demain ? Que je lui ai offert en tant de Législateur une grande liberté… non pas du travail, non pas un logement, non pas un avenir décent et un espoir de vie… mais le mariage pour tous !

            A mon grand regret, mais avec ma conviction d’homme engagé et libre de Gauche, je ne voterai pas ce projet qui est attentatoire aux libertés et ne répond pas aux aspirations profondes du peuple. En particulier Outre-mer…

            Je vous remercie. »

            Discours du 29 janvier 2013

            • Pale Rider Pale Rider 1er février 2013 16:28

              @ Tic-Tac & Ursulin : Merci au premier d’avoir reproduit ce texte, que je me suis recopié, et qui est un morceau d’anthologie.

              Dommage qu’Ursulin ne se rende pas compte que ce texte (il en fallait, du courage, pour dire tout ça devant une assemblée majoritairement hostile !) n’est pas du calcul politicien. Non, ça, je n’y crois pas une seconde. C’est admirablement argumenté et, en vérité je vous le dis, on reparlera de ce texte dans vingt ans, une fois qu’on aura évalué les dégâts du MPT si par malheur il passe.
              Améliorer la nature, certes. Mais où y a-t-il amélioration ? En quoi la reproduction sexuée est-elle un malheur, sinon pour les homosexuels, qui semblent oublier qu’ils en sont issus ? On peut certes respecter ces personnes, veiller à ce qu’elles ne soient pas persécutées ni insultées. Mais enfin, qu’y a-t-il de plus fondamental, sur le plan humain, que l’origine homme-femme de tout être humain ? C’est vraiment un viol de la nature, et de la nature humaine, qu’on nous impose. Et moi, je me sens agressé par cette proposition de loi. Comme, à l’inverse, je me sens agressé par le foulard islamique dans nos rues et les revendications de tel ou tel groupe religieux dans les cantines. Entre le viol anthropologique d’un côté et l’intégrisme le plus dur, de l’autre (le 2e étant la conséquence du premier, d’ailleurs), nos sociétés sont très mal barrées.
              Il faut relire M. Azerot.

            • Loup Rebel Loup Rebel 1er février 2013 18:11

              pas grand chose a voir avec une quelconque étique morale, mais tout a voir avec un positionnement « politique locale », défendant en cela ses chances de réélection

              C’est ça, la mauvaise foi politique (droite ou gauche confondue), détestable au plus haut point : l’argument électoral que l’on sort à point nommé, mais dont on se défend quand il se retourne contre celui qui l’agite.

              Vous ne savez pas ce que vous perdez, à ne voir que ça dans les propos de ce député. C’est bien plus que de l’étique morale. Dommage pour vous, les messages d’amour vous passent à 10 milles au-dessus de la tête.


            • Loup Rebel Loup Rebel 1er février 2013 17:25


              Le discours de ce député aux idées humanistes entrera probablement dans l’histoire.

              Content de trouver ici des compatriotes de gauche dont l’engagement politique paraît schizophrénique aux orphelins d’un (ex)grand parti de gauche qui n’a même pas honte de se dire encore socialiste et humaniste.

              Quelle leçon d’amour, face aux propos méprisants de certains responsables politiques qui soufflent sur les braises de valeurs hémiplégiques qui ne peuvent qu’attiser les vieilles haines endormies.

              À tout prendre, je préfère être schizophrène qu’hémiplégique.


              • Yohan Yohan 1er février 2013 17:35

                Beau discours. Quand la gauche sort de son idéologie pour élever sa pensée, c’est plutôt plaisant. Malheureusement, la gauche d’aujourd’hui n’a plus guère de rapport avec celle que j’ai connu et soutenu jadis. Hier elle était plutôt en cohérence avec ses actes. Aujourd’hui il n’y a plus qu’idéologie, aigreur et revanche et question cohérence avec les actes, elle est loin du compte. Heureusement, de temps à autre, une lumière jaillit du magma....


                • COLRE COLRE 1er février 2013 18:13

                  Pour faire bonne mesure et que les lecteurs puissent comparer, voici le discours prononcé par la Garde des Seaux, Ministre de la justice, Christiane Taubira, à l’Assemblée Nationale, en première lecture.

                  Un discours que d’aucuns ont jugé brillant, sobre et pussant, lu sans notes et appuyé sur un historique très éclairant de l’évolution du mariage civil dans la république française.

                  Chacun en jugera.


                  M. le président. La parole est à Mme la garde des sceaux, ministre de la justice.

                  Mme Christiane Taubira, garde des sceaux, ministre de la justice.
                  (après les remerciements d’usage)

                  Je voudrais m’arrêter un instant sur l’évolution du mariage, pour que nous comprenions mieux ce que nous sommes en train de faire.

                  Dans une maison qui aime tant à citer le doyen Jean Carbonnier, je ne vais pas déroger à la règle. En 1989, à l’occasion des travaux de réflexion sur le bicentenaire de la Révolution française, il définissait le mariage civil comme la « gloire cachée » de celle-ci. Il faisait évidemment allusion aux vifs débats qui ont accompagné l’instauration de ce mariage civil, sa dimension contractuelle, sa durée, c’est-à-dire la possibilité de divorcer. À cette époque, deux religions reconnaissent le divorce, la religion protestante et la religion juive, tandis que la religion catholique, majoritaire, déclare le mariage indissoluble. Le doyen Carbonnier considère donc que le constituant de 1791 a bien accompli une véritable révolution en instaurant le mariage civil. La sécularisation de ce mariage est ainsi consacrée dans la Constitution de 1791.

                  Le mariage civil porte l’empreinte de l’égalité. Il s’agit d’une véritable conquête fondatrice de la République, dans un mouvement général de laïcisation de la société.

                  Une telle conquête était importante essentiellement pour ceux qui étaient exclus du mariage à cette époque. Après la révocation de l’édit de tolérance, dit édit de Nantes, en 1685, les protestants ne pouvaient se marier qu’en procédant secrètement avec leurs pasteurs. Ils ne pouvaient pas constituer une famille et leurs enfants étaient considérés comme des bâtards. À partir de 1787, l’édit de tolérance autorise de nouveau les prêtres et les juges à prononcer ces mariages en tant qu’officiers de l’état-civil. Il y a donc une première ouverture, deux ans avant la Révolution, avec cette reconnaissance du pluralisme religieux et la possibilité d’inclure dans le mariage ceux qui en étaient exclus, à savoir les protestants et les juifs. Mais le mariage n’inclut encore que les croyants.

                  Il exclut aussi des professions, et notamment les comédiens, parce que la religion proclame qu’elle ne saurait reconnaître les pratiques infâmes des acteurs de théâtre. C’est d’ailleurs le comédien Talma qui va saisir la Constituante parce que le curé de Saint-Sulpice refuse de publier les bans de son mariage avec une « mondaine », comme on disait à l’époque. (Sourires.)

                  Les constituants décident donc d’instaurer un mariage civil et inscrivent dans l’article 7 du titre II de la Constitution de septembre 1791 que le mariage n’est que contractuel et que le pouvoir législatif établira pour tous les habitants, sans distinction, le mode par lequel les naissances, mariages et décès seront constatés et désignera les officiers chargés de constater et d’enregistrer ces actes.

                  Le mariage civil permet d’inclure des croyants non catholiques, mais il est élargi à tous, c’est-à-dire que tous ceux qui souhaitent se marier peuvent disposer des mêmes droits et doivent respecter les mêmes obligations.

                  Cette conception du mariage civil, qui porte l’empreinte de l’égalité, est en fait essentiellement une liberté, parce que, dès l’instauration du mariage, le divorce sera également reconnu. Il est écrit dans l’exposé des motifs de la loi de 1792 que le divorce résulte d’une liberté individuelle, dont un engagement indissoluble serait la perte. Puisque le mariage est la liberté des parties et non la sacralisation d’une volonté divine, cette liberté de se marier ne se conçoit qu’avec la liberté de divorcer, et, parce que le mariage va se détacher du sacrement qui l’avait précédé, il pourra représenter les valeurs républicaines et intégrer progressivement les évolutions de la société.

                  La meilleure manifestation de cette liberté s’exprime par l’article 146 du code civil, qui n’a pas changé depuis son origine, et selon lequel il n’y a pas de mariage sans consentement. Cet article établit donc la pleine liberté de l’un et de l’autre conjoint dans le mariage.

                  Si l’on se souvient que le mariage a d’abord été une union de patrimoines, d’héritages, de lignées, que l’on passait chez le notaire avant de passer chez le prêtre,…

                  Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …le fait de reconnaître la liberté de chacun des conjoints est un progrès considérable, aujourd’hui encore inscrit dans le code civil.

                  Le divorce va donc accompagner très vite le mariage. Il sera prohibé en 1816, dans une ambiance où les courants conservateurs sont dominants et où les libertés, notamment celles des femmes, sont en régression. Il sera rétabli en 1884 par la loi Naquet, là encore dans un mouvement général contraire de laïcisation de la société. L’évolution du mariage porte en effet très fortement la marque de la laïcité, de l’égalité et de la liberté telles que ces valeurs ont évolué dans notre droit et dans notre société, dans une relation diachronique qui a connu parfois de très vives tensions.

                  Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. C’est donc dans un mouvement de laïcisation de l’état-civil, des libertés individuelles, de la société en général que le divorce sera restauré en 1884. C’est en effet au cours de cette décennie que d’autres lois de liberté individuelle, telles que la loi sur la presse, les lois relatives à la liberté d’association ou à la liberté syndicale, et bientôt la loi de séparation des églises et de l’État, vont intervenir. Le divorce sera consolidé en 1975 par le rétablissement du consentement mutuel, qui était déjà reconnu en 1792, comme d’ailleurs l’incompatibilité d’humeur.

                  Le mariage, accompagné du divorce, reconnaît donc la liberté, y compris celle de ne pas se marier, et c’est la raison pour laquelle la loi reconnaît les familles en dehors du mariage et va progressivement reconnaître les enfants de ces familles. Le mariage, qui a réussi à se détacher du sacrement, va en effet se détacher également d’un ordre social fondé sur une conception patriarcale de la société, conception qui fait du mari et du père le propriétaire, le possesseur du patrimoine, bien entendu, mais aussi de l’épouse et des enfants.

                  Cette évolution du mariage et du divorce, qui permettra dorénavant aux couples de choisir librement l’organisation de leur vie, sera inscrite dans la loi parce que, depuis deux siècles, l’institution du mariage connaît une évolution vers l’égalité, et c’est bien ce que nous sommes en train de faire aujourd’hui : parachever l’évolution vers l’égalité de cette institution…

                  Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …née avec la laïcisation de la société et du mariage. 

                  Cette évolution va concerner d’abord les femmes, avec la suppression de la référence au chef de famille, la reconnaissance de la communauté de vie, la loi de 1970 puis celle de 1975, qui va réintroduire le consentement mutuel. La reconnaissance des droits des femmes sera inscrite progressivement dans la loi. L’année 1970, c’était il y a à peine une quarantaine d’années, c’est-à-dire que vivent encore aujourd’hui des femmes qui ont eu besoin de l’autorisation de leur époux pour ouvrir un compte bancaire, souscrire un contrat, disposer de leur salaire et donc être reconnue comme sujet de droit. 

                  Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Cette évolution vers l’égalité, qui va moderniser notre institution du mariage en reconnaissant la femme comme sujet de droit, va reconnaître aussi progressivement les droits des enfants. Par la loi de 1972, le législateur cessera d’établir une différence entre les enfants légitimes et les enfants naturels. Il procédera donc à une refonte de la filiation, de façon à reconnaître une égalité des droits pour les enfants, que leur filiation soit légitime ou naturelle.

                  En 2000, c’est un arrêt de la Cour européenne des droits de l’Homme, l’arrêt Mazurek, qui contraindra la France à mettre un terme aux discriminations imposées aux enfants adultérins, et c’est seulement par une ordonnance de 2005, ratifiée par une loi de 2009, que les notions d’enfant légitime et d’enfant naturel vont disparaître de notre code civil. L’enfant devient donc également un sujet de droit.

                  En vous présentant aujourd’hui ce projet de loi, qui contient des dispositions ouvrant le mariage et l’adoption à droit constant aux couples homosexuels, le Gouvernement choisit de permettre aux couples de même sexe d’entrer dans cette institution et de composer une famille comme les couples hétérosexuels, soit par une union de fait, que l’on appelle le concubinage, soit par un contrat, le PACS, soit par le mariage.


                  • COLRE COLRE 1er février 2013 18:14

                    (suite)


                    C’est bien cette institution que le Gouvernement a décidé d’ouvrir aux couples de même sexe.

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. C’est un acte d’égalité. 

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Il s’agit du mariage tel qu’il est institué actuellement dans notre code civil. Il ne s’agit pas d’un mariage au rabais, il ne s’agit pas d’une union civile…

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …prétendument aménagée. Il ne s’agit pas non plus d’une ruse, d’une entourloupe, il s’agit du mariage en tant que contrat entre deux personnes, en tant qu’institution produisant des règles d’ordre public.

                    Oui, c’est bien le mariage, avec toute sa charge symbolique et toutes ses règles d’ordre public, que le Gouvernement ouvre aux couples de même sexe, dans les mêmes conditions d’âge et de consentement de la part de chacun des conjoints, avec les mêmes interdits, les mêmes prohibitions, sur l’inceste, sur la polygamie, avec les mêmes obligations d’assistance, de fidélité, de respect, instaurées par la loi de 2006, avec les mêmes obligations pour chaque conjoint vis-à-vis l’un de l’autre, les mêmes devoirs des enfants vis-à-vis de leurs parents et des parents vis-à-vis de leurs enfants.

                    Oui, c’est bien ce mariage que nous ouvrons aux couples de même sexe. Que l’on nous explique pourquoi deux personnes qui se sont rencontrées, qui se sont aimées 

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …qui ont vieilli ensemble devraient consentir à la précarité, à une fragilité, voire à une injustice, du seul fait que la loi ne leur reconnaît pas les mêmes droits qu’à un autre couple aussi stable qui a choisi de construire sa vie.

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Qu’est-ce que le mariage homosexuel va enlever aux couples hétérosexuels ? S’il n’enlève rien, nous allons oser poser des mots sur des sentiments et des comportements. Nous allons oser parler de mensonges à l’occasion de cette campagne de panique, sur la pseudo-suppression des mots de « père » et de « mère » du code civil et du livret de famille. 

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Nous posons les mots et nous parlons d’hypocrisie pour ceux qui refusent de voir ces familles homoparentales et ces enfants, exposés aux aléas de la vie. Nous posons les mots et nous parlons d’égoïsme pour ceux qui s’imaginent qu’une institution de la République pourrait être réservée à une catégorie de citoyens. 

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Nous disons que le mariage ouvert aux couples de même sexe illustre bien la devise de la République. Il illustre la liberté de se choisir, la liberté de décider de vivre ensemble.

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Nous proclamons par ce texte l’égalité de tous les couples, de toutes les familles.

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Enfin, nous disons aussi qu’il y a dans cet acte une démarche de fraternité, parce qu’aucune différence ne peut servir de prétexte à des discriminations d’État. 

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Au nom d’un prétendu droit à l’enfant…

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …qui n’existe pas, vous protestez parce que le mariage et l’adoption sont ouverts aux couples de même sexe dans exactement les mêmes conditions que pour les couples hétérosexuels. Autrement dit, ou bien vous nous affirmez que les couples hétérosexuels ont un droit à l’enfant…

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …inscrit dans le code civil, ou bien ce droit à l’enfant n’existe pas – et de fait il n’existe pas – et les couples homosexuels auront le droit d’adopter dans les mêmes conditions que les couples hétérosexuels. Au nom d’un prétendu droit à l’enfant…

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …vous refusez des droits à des enfants que vous choisissez de ne pas voir. Le texte que nous vous présentons n’a rien de contraire à la Convention internationale des droits de l’enfant.

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Au contraire, il protège des enfants que vous refusez de voir. Les couples homosexuels pourront adopter dans les mêmes conditions que les couples hétérosexuels,…

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …selon les mêmes procédures : l’agrément sera accordé dans les mêmes conditions par les conseils généraux, l’adoption prononcée dans les mêmes conditions par le juge, conformément à l’article 353 du code civil,…

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …qui dispose que l’adoption est prononcée si elle est conforme aux droits de l’enfant. Par conséquent, vos objections n’ont pas de fondement, si ce n’est une réelle difficulté à inclure dans vos représentations la légitimité de ces couples de même sexe. Or vos enfants et petits-enfants les incluent déjà et les incluront de plus en plus.  Et vous serez bien mal à l’aise lorsque, par curiosité, ils liront les comptes rendus de nos débats ! 

                    Nous avons donc décidé d’ouvrir le mariage et l’adoption aux couples de même sexe. Le mariage, comme je l’ai montré références historiques et juridiques à l’appui, a été une institution de propriété puisqu’il a d’abord servi à marier des patrimoines, des héritages et des lignées.

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Il a été une institution de possession puisque le mari et père avait une autorité absolue sur l’épouse et les enfants. Il a été une institution d’exclusion, nous l’avons vu : le mariage civil a mis un terme à l’exclusion des croyants non catholiques et de certaines professions, donc de toute une série de citoyens. Ce mariage, qui a été une institution d’exclusion, va enfin devenir, par l’inclusion des couples de même sexe, une institution universelle. Enfin, le mariage devient une institution universelle !

                    Vous pouvez continuer à refuser de voir, à refuser de regarder autour de vous, à refuser de tolérer la présence, y compris près de vous, y compris, peut-être, dans vos familles, de couples homosexuels. 

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. Vous pouvez conserver le regard obstinément rivé sur le passé 

                    Mme Christiane Taubira, garde des sceaux. …et encore, en regardant bien le passé, y trouverez-vous des traces durables de la reconnaissance officielle, y compris par l’Église, de couples homosexuels. Vous avez choisi de protester contre la reconnaissance des droits de ces couples ; c’est votre affaire. Nous, nous sommes fiers de ce que nous faisons.


                    • taktak 1er février 2013 19:59

                      Comment peut on être au FN et se dire de gauche ?

                      alors que le FN défend avant tout l’ordre établi, c’est à dire l’exploitation de tous par une minorité. Le FN vomit les organisations de travailleurs et porte au pinacle les patrons. Le fond du FN c’est celà.
                      Le fond du FN c’est la division de la classe ouvrière, sur des bases communautariste, tel son discours anti magrébin et islamophobe.

                      Alors oui, la nation appartient à la classe ouvrière, et défendre la nation c’est à dire la souveraineté du peuple contre la classe capitaliste française qui fait (comme souvant dans l’histoire) le choix de la supranationalité est un devoir de la gauche bien trop souvent oublié. Mais le FN est un ennemi de la classe ouvrière. Sa xenophobie, sa négation de la lutte des classes sert à diviser la classe des travailleurs pour mieux servir les patrons.
                      Comme le disait Todt lors de la dernière de mots croisé, le FN, comme toute les formes d’extrème droite et de parti fascisant n’est que la voiture balais et la roue de secours du capitalisme pour présenter un recours permettant d’éviter la remise en cause de l’exploitation capitaliste.
                      Non, le pseudo discours « social » du FN, à géométrie variable et hyper récent, n’est pas sincère. Il n’est que le packaging d’une stratégie efficace de marketing politique servant à mieux tromper les peuples. La preuve en est que lors des conflits sociaux, le FN a toujours systématiquement prit le parti du patronat. Voir le conflit des retraites par exemple.
                      Garde chiourme des patrons, il est également pour la destruction des secteurs de l’économie publique échappant à la voracité des marchés. Voir ses diatribes violamment anti fonctionnaires ou agents publics.

                      Alors certes, l’offre politique à gauche ne présente pas actuellement toute les garanties de clarté nécessaire en matière de défense de la nation. Face à l’UE par exemple. Mais justement le véritable combat politique pour un patriote de gauche sincère et conséquent est de lutter pour rendre sa souveraineté à la classe ouvrière, en constatant que les intérets de la Nation sont actuellement ceux de la classe ouvrière. Par exemple en rejoignant la dynamique de création d’un nouveau CNR.
                      Au contraire, le FN c’est la destruction de ce qu’a construit le CNR au service de la Nation et le surtout le soutien total au capitalisme et à l’impérialisme français.

                      Lors de la dernière émission de mots croisé, vous aurez d’ailleurs noté que MLe Pen a refusé d’annoncer qu’elle ferait sortir la france de l’UE et de l’euro, préférant se laisser le temps d’une négociation plus que flou....C’est bien là la preuve que le FN n’utilise le rejet de l’UE que de façon purement opportuniste.


                      • kitamissa kitamissa 2 mars 2013 01:22

                        Bravo Mr L’auteur !!


                        nous ne voulons que le bon sens, celui hérité des générations qui se sont succédées , et pas ce baissage de froc de la plupart des politiques otages des lobbys qui font tout pour faire passer les gens normaux pour des anormaux , voire des monstres !!

                        c’est lamentable ce qu’est devenue la société actuelle, on divise les Français pour déclencher des haines !!

                        est ce l’on va tolérer ça encore longtemps ?

                        • kitamissa kitamissa 2 mars 2013 10:54

                          Dédé mon garagiste m’a proposé le mariage ....il a craqué devant la belle couleur de ma voiture de collection, un Spider Alfa-Roméo 2 Litres Rouge vif , et ne veut plus la quitter ...


                          a envie de l’adopter tellement son attachement est fort !!

                          alors comme il voudrait partager sa passion avec mézigues , il a demandé ma main et mes clés de contact !

                          je sens que cette union va baigner dans l’huile 5w50 , nous allons vivre des jours heureux !!

                          et dans un nuage de fumée, dans l’odeur de l’huile de ricin, nous partirons pour un long voyage en musique aux accents de la marche nuptiale d’Haendel dans le songe d’une nuit d’été ......

                          Dédé et moi, ça va être le nirvana !!

                          Merci Christiane Taubira !!! makaloulou m’ba épouloum kouroumb’a !!!


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