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Accueil du site > Tribune Libre > Lieux de plaisirs prolétaires en voie de disparition

Lieux de plaisirs prolétaires en voie de disparition

J'aime bien l'ambiance des cafés, particulièrement celle des cafés parisiens. Tous les milieux se mélangeaient, le prolo pouvait croiser le bourgeois. Entre deux commentaires météorologiques ou politiques on fumait un clope ensemble au comptoir. Les petites dames âgées du quartier échangeaient avec les plus jeunes. Bien sûr ce n'était pas idéal mais il existait quelque chose pour relier les couches de la société. Il en reste quelques uns de ces endroits, rades et autres bistrots mais ils sont de moins en moins nombreux.

J'aime bien y écouter les conversations, les mots d'esprit, le parler populaire survivant encore un peu, les formules rapides et incisives, j'ai toujours eu « l'oreille à Toulouse » selon l'expression...

...Et il est encore mieux d'y participer, de ne pas avoir peur d'en faire trop, de faire un peu de comédie pour s'amuser avec les autres.

Mais la plupart de ces cafés se ripolinent en pseudo-authentique à la Amélie Poulain, de « l'art déco » de supermarché pour satisfaire le bobo qui se croit alors transporte chez les ouvriers sans avoir à faire un safari au-delà du périph'. Bien sûr le bobo exige que l'on n'y fume plus ou alors dehors mais autour du paillasson. Il exige aussi pour revenir qu'il y ait à la carte des plats sans gluten et de la « junk food » mais hors de prix, des « hamburgers » évidemment « revisités » de la « bistrologie » financièrement inaccessible pour les « ploucs », tous ces gens qui ne sont pas comme eux.

 

Et bien entendu il leur faut la « Wifi » car le café devient leur bureau, doit y régner un silence presque de cathédrale pendant que ces messiers-dames échangent des mails ou se mettent en avant sur les réseaux dits sociaux, ou prennent en photo leur entrée,

(par exemple un hareng pomme à l'huile traité en snack avec du wasabi, douze euros), leur plat, (je ne sais pas, un « tartare » de tofu agrémenté de frites de radis noirs, vingt-trois euros), leur dessert (un « mille-feuilles » déstructuré avec une crème pâtissière confectionnée avec du mascarpogne « bio », douze euros cinquante)...

 

Quand ils habitent à proximité d'un café, ils ne veulent pas de bruit passé une certaine heure, et surtout pas de ces bruits désagréables que les moins nantis qu'eux peuvent faire, et progressivement des quartiers ayant encore un peu une identité réellement populaire la perdent. Les « prolos », les petites gens qui sont tout sauf des gens de peu, sont intimidés, ils n'osent plus venir. Ils ne sont plus les bienvenus. Ils le voient bien. Ils gênent. Ils ont des plaisirs trop prolétaires. Ils vont voir ailleurs, sont obligés de migrer. Tout doucement mais sûrement on les pousse vers la périphérie, ils ne sont pas suffisamment photogéniques sans doute.

Ce n'est pas plus mal pour ces « gens qui ne sont rien ». Cela les incitera à prendre un deuxième boulot voire à créer leur « start up » pour gagner plus. Le temps qu'il passait au café était du temps perdu ce qu'il ne pouvait pas se permettre ces paresseux n'ayant même pas fait « Normale Sup »...

Depuis quelques années déjà les bourgeois pédagogues qui ont le souci de la santé des masses veulent leur interdire progressivement et totalement de fumer après les avoir sermonné sur le pinard. La cigarette était un de ces petits plaisirs pas trop chers que les prolos pouvaient se permettre sans y dépenser leurs économies. Le chômeur, le type au RSA, pouvaient s'en griller une petite sans que personne n'y voit à redire. Il est question de mettre le paquet de clopes à dix euros, ce qui permettra de gagner de l'argent sur le dos des plus pauvres tout en rajoutant une couche de moralisation. C'est pour leur bien à ces ingrats.

Quand le dernier de ces endroits permettant des plaisirs prolétaires aura disparu, je propose d'en récréer un en bas de chez nous tous les soirs et pas seulement lors des moments de fêtes « obligatoires ». Et que ce soit surtout avec gluten et sans plats « revisités »...

 

Sic Transit Gloria Lundi, Amen

Amaury – Grandgil

 

illustration empruntée ici

« les deux moulins » avant le ripolinage

 

Ci-dessous notre président parle des « gens qui ne sont rien »


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64 réactions à cet article    


  • Daniel Roux Daniel Roux 6 juillet 12:27

    Sommes-nous si inhiber par notre éducation, les interdictions, la morale, que nous soyons incapables de nous laisser aller, sans nous droguer ?

    J’ai l’impression que les Français ne savent plus s’amuser sans passer par l’alcool ou à autre chose.

    C’est comme si notre éducation, notre morale, la loi et ses multiples interdictions, voire la technologie médiatique, la télé, les smartphones et internet, avaient fini par avoir raison de notre joie de vivre, jusqu’à l’inhibition chronique.

    Avant il y avait des fêtes de village, des bals, des flonflons. Maintenant, le moindre rassemblement festif tourne à la bagarre.

    Si c’est le cas, ce qui n’est pas certain, il est urgent de revoir notre façon de vivre ensemble.


    • Emma Joritaire 6 juillet 12:33

      @Daniel Roux

      « il est urgent de revoir notre façon de vivre ensemble. »

      Tu commences quand ? Lundi à la première heure ou à la rentrée de septembre ? T’as déjà un staff ou tu démarres tout seul ?


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 12:34

      @Daniel Roux
      ètes vous un des ces moralisateurs ?


      partager du vin ou de la bière ce n’est pas de l’alcoolisme, c’est convivial, tant que cela reste raisonnable.


    • Buzzcocks 6 juillet 17:15

      @Amaury Grandgil
      Là où Daniel a raison, c’est que les manifestations festives, de plus en plus, tournent à la beuverie et à la bagarre entre mecs totalement faits.
      Si on prend la fête de la musique, au départ, ça se voulait festif, maintenant, je fuis avant 23h car après, c’est jet de canettes, types qui se cherchent et s’insultent et c’est accessoirement la journée la plus chargée de l’année pour les pompiers et les urgences.... avec le 14 juillet !
      Et quand les pompiers interviennent, c’est pour des comas éthyliques ou des mecs fracassés par un autre. 


    • Daniel Roux Daniel Roux 6 juillet 17:22

      @Amaury Grandgil

      Avez-vous lu que je donnais une leçon de morale ? Je constate que l’ambiance ne commence qu’après quelques verres d’alcool ou quelques autres substances encore illicites, c’est tout.

      Perso, je suis pour la responsabilité pleine et entière de citoyens libres de jouir sans entrave, pour la liberté de faire ce que l’on veut de son corps, pour la légalisation des drogues, pour le suicide assisté et toute la panoplie complète de l’anarchiste décomplexé mais pas indifférent.

      Les seules limites à ne pas franchir : la liberté des autres et le respect de tout ce qui vit.


    • Christian Labrune Christian Labrune 6 juillet 17:32

      Sommes-nous si inhiber par notre éducation, les interdictions, la morale, que nous soyons incapables de nous laisser aller, sans nous droguer ?

      @Daniel Roux
      Il va falloir que je sorte pour renouveler ma provision de cigares. Je n’en ai plus que trois dans ma boîte, et ça ne me permettra pas d’aller bien loin. Merci de m’y avoir fait penser.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 18:49

      @Buzzcocks
      Il y a une différence majeure entre boire du vin entre amis, ou de la bière, et une beuverie.
      Apprécier un bon alcool ce n’est surtout pas une beuverie.


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 18:51

      @Daniel Roux
      Pourtant vous en faites une et une belle mais je suppose que tellement perclus de votre certitude d’avoir raison vous ne vous en apercevez pas.
      Vous me rappelez ce prêtre qui un midi que je déjeunais dans une abbaye alors que je venais de me verser un verre de vin coupé d’eau me sortit tout un sermon sur l’alcoolisme...
      Coïncidence amusante il s’appelait le père Glu (Glou)


    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 18:52

      @Christian Labrune
      Vous me rappelez que je n’ai plus d’alcools blancs dans mon armoire ...


    • armand 6 juillet 18:54

      @Daniel Roux
      autan de fotes dans si peu de mots ????


    • Daniel Roux Daniel Roux 7 juillet 08:59

      @armand

      Et oui ! Je n’ai pas l’orthographe aisée et je ne me relis pas.

      Devrais-je renoncer à ce plaisir d’échanger, par écrit, avec mes semblables ?

      J’attends votre réponse avec angoisse.


    • Daniel Roux Daniel Roux 7 juillet 09:00

      @Amaury Grandgil

      Ainsi soit-il..


    • HELIOS HELIOS 7 juillet 10:37

      @Daniel Roux

      *** il est urgent de revoir notre façon de vivre ensemble. ***


      Désolé, le vivre-ensemble n’est possible que si les acteurs de ce vivre ensemble partagent un minimum de valeurs, coutumes et avenir.

      Je refuse le vivre ensemble quand ce minimum n’est pas réuni.

    • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 7 juillet 11:28

      @HELIOS
      le fameux « vivrensemble »que les bourgeois pédagogues ne conçoivent que fondé sur leurs valeurs


    • HELIOS HELIOS 7 juillet 12:25

      @Amaury Grandgil

      oui, c’est exactement cela ! 

      Soyons exagérés, si demain ceux qui n’ont pas les mêmes valeurs que moi, 

      (je ne suis pas un bourgeois, mais un proletaire dans son environnement social et culturel construit), 

      ...et par exemple, ceux qui seraient capables d’utiliser sexuellement les enfants,

       je ne veux en aucun cas partager quoi que ce soit avec eux. Il n’y a pas de vivre ensemble possible. Alors l’exemple est exagéré, mais parfaitement significatif. trouvez les exemples vous aussi, il n’en manque pas.

      Il est, voyez vous, des mélanges inacceptables. je n’autorise personne a m’obliger a le subir, si ce n’est par la force et la contrainte. Ne vous etonnez pas alors que toute la société se dresse contre cette mantra : vivre ensemble, vivre ensemble, vivre ensemble, jusqu’a l’ecoeurement.
      Il faudra bientot se mefier des retours de baton. Et si cela arrive, cela fera mal !

    • Emma Joritaire 6 juillet 12:29

      "Entre deux commentaires météorologiques ou politiques on fumait un clope ensemble au comptoir."£

      5/5 pour clope au masculin. Ca se faitd e plus en plus rare.

      Pour moi, le bistrot est mort quand l’interdiction est entrée en vigueur. Après avoir arrêté de pétuner, j’y retournais de temps en temps pour respirer, activement, la fumée des autres.

      Il ne me reste plus maintenant qu’une taffe ici ou là, en suivant une personne dans la rue, pendant trente ou cinquante mètres.


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 12:35

        @Emma Joritaire
        le tabac faisait partie de l’ambiance, c’était une manière de convivialité, un plaisir de ceux qui n’ont pas de pognon


      • Emma Joritaire 6 juillet 12:54

        @Amaury Grandgil

        « un plaisir de ceux qui n’ont pas de pognon... »

        Et, à la différence de la chique, accessible aux sans dents !


      • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 12:59

        @Emma Joritaire
         smiley


      • MagicBuster 6 juillet 14:19

        https://www.youtube.com/watch?v=LG2BA9SxClM

        Les prolos d’avant allaient au bistro, maintenant ils vont à la mosquée.
        Les temps changent . . . effectivement on ne peut que regretter le temps des bistros.

        Accessoirement on peut aussi regretter la vraie « gauche » ... qui s’est dévoyée avec l’immigration niktamere du maghreb.


        • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 14:31

          @MagicBuster
          on peut regretter aussi en effet


        • Le421 Le421 7 juillet 13:29

          @MagicBuster
          Normalement, les musulmans ne boivent pas d’alcool...
          Peut-être que ceci explique cela.

          Un peu comme les accidents de la route.
          Lundi, c’est la faute à la vitesse
          Mardi à l’alcool
          Mercredi à la somnolence
          Jeudi au téléphone
          Vendredi à la ceinture
          Samedi aux écrans (pas ceux du véhicule, hein, ceux qu’on rajoute !!)
          Et Dimanche, je propose que ce soit la faute à la connerie humaine.
          Et là, heureusement, pas de machine sophistiquée pour détecter...  smiley


        • Dan22 6 juillet 15:14

          Il faut bien reconnaître que tous ces bistrots sympas ont été désertés par les gens « qui ne sont rien » !
          Pourquoi :
           La télé , mon bon monsieur ! C’est la pire drogue qui existe ....
           Et puis aussi , pour le cas de Paris , la main mise des bobos sur la capitale ; il est impossible à un « sans dents » de s’y loger !
          Heureusement , il existe encore , en province , quelques endroits délicieux où pour quelques euros on peut se réunir entre « gueux » pour refaire le monde .


          • Emma Joritaire 6 juillet 15:48

            @Dan22

            "... il existe encore , en province , quelques endroits délicieux où pour quelques euros on peut se réunir entre « gueux » pour refaire le monde ."

            En fumant ?

            Je pose la question pour savoir, sans aucune arrière-pensée.

            Et si la France profonde perpétuait un peu du mode de vie d’autrefois, ce serait un acte de résistance qui m’enchanterait.


          • Dan22 6 juillet 17:59

            @Emma Joritaire
            En fumant ...ou pas !
            Là n’est pas le débat .
            Je suis un ancien fumeur ; et je tolére les fumeurs dès lors qu’ils ne me soufflent pas la fumée au visage !


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 18:53

            @Dan22
            Surtout à cause de la bobolisation et de la gentryfication ?
            Oui en province dont à rouen je conseillerai quelques sites


          • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 18:58

            @Dan22
            Donc vous tolérez les fumeurs tant qu’il n’y en a pas autour de vous ?


          • Emma Joritaire 6 juillet 19:35

            @Dan22

            « Là n’est pas le débat »

            Pour moi, ce serait important de savoir que la France profonde résiste au politiquement correct boboïsant, et je suis preatiquement sûr que s’il y a encore des bistrots ou l’on fume, ils se portent mieux les autres.


          • Dan22 7 juillet 10:49

            @Amaury Grandgil
            Vous , vous n’avez rien compris au film !
            J’ai dit « au visage » !
            Si on fume à 50 centimétres de moi ça ne me dérange pas .
            Suis-je assez clair ?


          • Dan22 7 juillet 10:53

            @Emma Joritaire

            Mais bien sûr il y a plein de bistrots où l’on fume encore !
            ça se fait en bonne intelligence avec le patron . Et effectivement ce sont les plus conviviaux !


          • Macondo Macondo 6 juillet 15:24

            Nostalgie du zinc savamment retransmise, en lisant, j’en ai pris une ...


            • Jeekes Jeekes 6 juillet 15:59

              J’sais pas, moi j’ai jamais aimé l’ambiance bistrot...
               
              Quand il m’est arrivé (presque trainé de force) d’en fréquenter, j’y ai surtout vu des pochetrons au QI d’huitre.
              Le gentil prolo « qui refait le monde en philosophant », j’en ai pas vu beaucoup. Enfin si, dans des films d’Audiard peut-être...
              Ou c’étaient des « Bébert », ou des « Jojo » des mecs avinés qui bramaient plus qu’ils ne discutaient.
               
              Pi je parle même pas des supporters du péhessegé, ou de l’ohème.

              Ha putain, ceux-là m’auront dégoûtés à vie des troquets et de l’espèce humaine !
               


              • rocla+ rocla+ 6 juillet 18:18

                @Jeekes



                Vous avez tort , il y a bien plus de vérité dans les brèves de comptoir que dans cinq 
                tonnes de commentaire  Agoravox ....

                Humour en sus  , une denrée  très rare ici ....

                1. Il a du faire une drôle de tête le premier homme qui a fait caca !
                2. On s’en fout pas mal que le poulet soit élevé au bon air, après tout on ne mange pas les poumons.
                3. Chaque jour, t’as 30 morts sur la route. Moi je vais rouler sur le trottoir.
                4. Ça revient, la mode du cheval. On en a encore mangé ce midi.
                5. On dit que le haricot fait péter... nuance : le haricot digéré fait péter.
                6. Ouvertu

                7. Le papier collant, c’est du papier avec de la colle dessus. Tu peux en faire toi-même !
                8. C’est avec le nerf optique qu’on voit. L’oeil c’est juste pour regarder.
                9. Le haricot fait péter... c’est-à-dire que même si tu penses à autre chose ça fait péter...
                10. 40 % des accidents sont provoqués par l’alcool, ça veut dire que les 60 % sont des buveurs d’eau.
                11. Quand tu rêves d’un saucisson, c’est sexuel mais pas le pâté !
                12. Les moutons sont cons c’est pour ça que leur cervelle n’ont pas de goût...
                13. Il faut pas trop parler le matin sinon l’après-midi on sait plus quoi dire.
                14. Je vois pas du tout à quoi ça sert les ongles de pied.
                15. Si le téléphone ne sonne pas, ça ne sert à rien de le laisser brancher...
                16. Les flamants roses ont des grosses couilles mais sous les plumes on les voit pas bien.

              • Amaury Grandgil Amaury Grandgil 6 juillet 18:54

                @Jeekes
                Que des ploucs tellement vulgaaaires ma chère...

                Il y a les brèves de comptoir il y a Antoine Blondin...


              • Emma Joritaire 6 juillet 20:14

                @rocla+

                « caca », « péter », « cons », « couilles », vous croyez que c’est..., pardon..., que ce sont des mots à utiliser pour nouer le dialogue avec un type du niveau de jeekes - prononcer Djiiks ?

                Si ça se trouve, il fréquente des pubs meublés chesterfield en skaï, où on parle anglais, pour se comprendre entre Normands et Béarnais


              • rocla+ rocla+ 7 juillet 11:59

                @Emma Joritaire


                Un paure type ce type  ....Jeekes .....

              • Jeekes Jeekes 7 juillet 16:48

                @rocla+
                 
                Hâââ, ça fait du bien, merci ma couille !
                 
                Tu vois, en lisant ton message précédent, j’ai cru un instant que tu avais un peu d’humour.
                 
                Me v’la rassuré, en fait t’es bien la raclure de chiasse que j’ai toujours pensé que tu étais. Une sous-merde avinée et aigrie qui ne sait pas quoi faire de sa vie de chiotte.
                 
                Bon, je l’ai échappé belle, t’imagines, on aurait pu commencer à développer des échanges courtois.
                 
                Quand j’y pense, putain le cauchemar !
                 


              • Jeekes Jeekes 7 juillet 16:53

                @Emma Joritaire
                 
                « prononcer Djiiks ? »
                 
                Absolument !
                 
                Hé oui, parce que c’est pas un pseudo, c’est mon nom.
                Et toi tu t’appelles vraiment « joritaire » ou t’es qu’une moule qu’a pas les couilles de t’afficher avec ton vrai nom ?
                 
                Et tu vois, t’as encore raison, j’suis Normand, à 50%
                 
                Mais vas pas en mouiller ton slip, avoir deviné ça, ça fait pas de toi une lumière...
                 


              • Jeekes Jeekes 7 juillet 17:08

                @Amaury Grandgil
                 
                Pas bien de tout prendre d’une façon aussi épidermique.
                Vous aimez les bistrots et vous le dites, moi j’aime pas et je le dis.
                What else ?
                 
                « Que des ploucs tellement vulgaaaires ma chère... »
                 
                Pas très malin ça, avouez.
                Y’a pas besoin d’être un plouc pour être un gros con. Et dans les bistrots, notamment les bistrots parisiens, j’ai rencontré beaucoup plus de gros cons que de ploucs !
                 
                « Il y a les brèves de comptoir il y a Antoine Blondin... »
                 
                Ah ouiche, un v’la un n’argument qu’il est bien !
                Z’auriez aussi pu citer Desproges, Coluche, Devos.
                Y’a eu aussi Toulouse-Lautrec (un monument de moralité).
                Z’ont tous été piocher des références dans ce milieu, disons si particulier.
                Y’a mon coiffeur aussi...
                 
                Sauf que, voyez-vous, dans les bistrots où j’ai eu (à mon corps défendant) le déplaisir de mettre les pieds, ben il était pas là, Blondin.
                En revanche, y’avait pleins de cassos, de pochetons et d’abrutis supporters de foot.
                Et là, niveau intellect, y’a pas photo !
                 
                Allez, pour finir, quand on sait les ravages que la fréquentation de ces endroits si sympathiques ont causés à la santé, à la vie familiale et aux finances de ces familles dont le père allait boire sa paye quotidienne avant de rentrer coller une branlée à sa femme parce qu’elle n’avait rien à lui donner à manger, z’cusez-moi de ne pas pleurer sur la disparition de ces « magnifiques lieux d’échange, de plaisir et de convialité »...
                 


              • Jeussey de Sourcesûre Jeussey de Sourcesûre 6 juillet 16:03

                Quand j’étais enfant, ma mère me demandait parfois d’aller chercher mon père au bistrot pour que la famille puisse enfin manger.

                Les bistrots étaient l’exutoire de ceux qui n’avaient pas de place à la maison.
                C’était aussi le lieu où les mâles pouvaient entretenir l’alcoolisme que la patrie leur avait inoculé quand ils étaient au régiment et quand ils faisaient la guerre.
                La seule circonstance atténuante qu’on pourrait leur trouver serait d’avoir soulagé l’angoisse et la misère des déshérités. Mais c’était au prix d’une ardoise qui grevait le budget des fournitures scolaires des enfants et devenait une dette honteuse pour les épouses qui devaient trouver des solutions...
                Alors moi, vous comprenez, les bistrot, ils peuvent bien fermer, je m’en fous.
                Mon seul regret est que leur fermeture ne signifie pas un progrès social.

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