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Lignes THT : science, risque et précaution

Depuis quelques années maintenant, il est de bon ton d’utiliser le principe de précaution à tous propos et sans retenue. A la suite de cette tendance, de plus en plus d’enquêtes inachevées font irruption dans les médias, relayées par les associations ou les politiques, avec pour objectif de lancer des alertes, ce qui peut avoir pour conséquence malheureuse de propager des peurs dont l’opinion pourrait faire l’économie. C’est ainsi que, le 15 juin dernier, le JDD relayait l’appel des 20 contre les dangers du portable, rapidement contredit par un communiqué officiel de l’Académie de médecine, qui en dénonçait l’alarmisme. Dans la même veine, le 21 mars 2008, une dépêche AFP titrait “Les lignes haute tension ‘posent problème’ pour la santé, reconnaît NKM”. Cette annonce “fracassante” faisait suite à la parution des conclusions partielles d’une étude comparative effectuée entre janvier et mars derniers par le Criirem, à la demande du collectif Anti-THT Cotentin Maine. L’intégralité de l’enquête devrait paraître prochainement. Face à ce phénomène exponentiel de l’utilisation des médias comme "amplificateurs de doutes" se pose la question de la démonstration du danger, en toute rigueur scientifique, à l’aune du concept de "principe de précaution". C’est sur ce problème que nous voudrions revenir en détail au travers de l’étude de cas du traitement médiatico-scientifique réservé aux lignes THT.

En effet, malgré les nombreux travaux effectués au niveau international, aucun rapport de cause à effet n’a été démontré scientifiquement entre la présence de lignes THT et les troubles graves, ou moins graves, de la santé, dont on les accuse pourtant. Comment le pré-rapport d’une enquête de deux mois peut-il alors affirmer d’une manière si assurée avoir réussi à démontrer l’existence d’un “danger” ? Alors que des instances internationales, telles que l’OMS, proposent d’abandonner le “principe de précaution” pour agir dans “un cadre de précaution”, il semble essentiel de revenir en détail sur l’ensemble des problématiques pour anticiper l’apparition d’une nouvelle polémique et l’instrumentalisation de ce sujet dans une logique de marketing de la peur.

Une enquête trompeuse et délibérément anxiogène

Si désormais il est devenu commun de voir des annonces ayant valeur de “vérité scientifique” paraître à la une des journaux et dans le "20 heures" de TF1, alors même que le travail de recherche n’est ni terminé, ni même vérifié par des pairs, on reste toujours surpris de constater qu’une secrétaire d’Etat vous assène comme une vérité révélée l’existence d’un danger sur lequel les instances scientifiques internationales ne se sont toujours pas prononcées. Cette précipitation n’est sans doute pas étrangère à la montée en puissance, ces dernières années, du principe de précaution dont - soit dit en passant - ladite secrétaire d’Etat avait fait un cheval de bataille dans une vie antérieure. Aussi, l’usage abusif de cette notion imprécise a fait que l’on est passé d’un extrême à un autre et pour éviter de se retrouver dans des situations d’accusation comparables à l’affaire du sang contaminé, ou de l’amiante, certains politiques n’hésitent plus à prendre les devants en étant les premiers à crier au loup. Médias et politiques se donnent en l’occurrence un écho mutuel (Reportage du Magazine Santé de France 5).

Cette remarque faite, revenons sur l’enquête “Vivre avec une ligne THT” dont le collectif Anti-THT Cotentin Maine a chargé le Criirem (Centre de recherche et d’information indépendantes sur les champs électromagnétiques) afin de comparer les résultats des tests de riverains exposés à une ligne 400 000 volts (Flamanville - Domloup) et les futurs riverains d’une ligne 400 000 volts (Cotentin Maine) non encore installée, mais dont le couloir est déjà répertorié par la société RTE. Pour ce qui concerne la méthodologie de la recherche, le pré-rapport nous affirme que “des coordinateurs et des enquêteurs formés par le Criirem aux techniques de relevés et de constitutions de dossiers se sont présentés chez les riverains et ont enregistré des données diverses et variées (habitat, état civil, santé, compatibilité électromagnétique, facteurs de confusion...)". En réalité, la présentation du questionnaire et la formulation des questions - sans parler des questions et des items curieusement omis - permettent de douter de l’objectivité des réponses et de la rigueur scientifique de l’enquête. Et qui ne serait pas orienté dans ses réponses quand le questionnaire, lui, est présenté par des militants au service d’une cause ?

Et pourtant le Criirem se permet d’annoncer une première estimation en s’appuyant sur seulement 350 dossiers et quelques grandes tendances émergentes : “dysfonctionnement sur les appareils électriques et électroniques deux fois plus importants”, “des problèmes de santé focalisés sur des troubles du sommeil, de la mémoire, de l’audition, mais aussi des maux de tête, de l’irritabilité et des états dépressifs, plus fréquents”, symptômes qui disparaîtraient au départ de la zone. Enfin des maladies graves (leucémie, cancers du sein et de la thyroïde...) seraient “détectées significativement en plus grand nombre chez les riverains exposés”. Toutes ces observations, selon les auteurs, “confirment les conclusions du rapport Bio Initiative du 31 août 2007, de David Carpenter et Cindy Sage (Université d’Albany, New York)", un travail de recherche controversé. Le communiqué - succinct - du Criirem précise qu’ils ont pris en compte les “facteurs de confusion” (tabac, alcool, drogue). Ils auraient également remarqué la “présence de courants parasites” dans les structures métalliques des élevages, ce qui serait “nuisible aux animaux et à la production des exploitations”. Si on peut comprendre l’urgence de sortir cette annonce, étant donné la gravité des phénomènes constatés, d’un point de vue scientifique, on reste tout de même dubitatif et on est en droit de se poser une première question : pourquoi ne pas avoir attendu d’avoir examiné les 8000 questionnaires pour faire une annonce médiatique ? Pourquoi publier des conclusions aussi dramatiques après avoir dépouillé à peine plus de 4% de l’ensemble des questionnaires ? La réponse n’est-elle pas dans le titre de Ouest-France du 6 mars "Les Anti-THT font pression sur les municipales" ? Qui plus est, comment vérifier la rigueur du rapport tant que celui-ci n’a pas été revu par d’autres scientifiques à ce jour ? Cette vérification de l’étude par un conseil scientifique donne lieu, si elle est approuvée, à la publication des travaux dans une revue spécialisée comme Nature ou The New England Journal of Medicine. L’absence de perspective de publication des résultats de l’enquête du Criirem laisse peu de doute quant à l’avis de la communauté scientifique à son sujet.

La science ne peut pas tout prouver

Cette question se pose avec d’autant plus d’acuité que l’on sait qu’au niveau international, depuis des années, des équipes étudient un peu partout dans le monde en employant différentes méthodologies. Ainsi comme le rappelle un rapport collectif remis à la Direction générale de la Santé (1) : "A ce jour, il n’existe pas de mécanismes établis, responsables d’effets biologiques en dessous de 5 000 microteslas [une ligne à 400 000 volts dégage 1,2 microtesla à 100 m de l’axe, soit près de 5000 fois moins], mais il est utile de résumer la situation actuelle en termes de connaissances scientifiques et de limite d’exposition." Or pour élargir le champ des connaissances afin de cerner un risque potentiel, trois types d’études ont été menés : l’estimation de l’exposition du public aux champs électromagnétiques, des études en laboratoire, et enfin, de nombreuses études épidémiologiques.

Concernant le premier type d’études, les auteurs soulignent qu’il existe désormais des technologies plus performantes pour quantifier l’exposition, mais que celles-ci gagneraient à être utilisées davantage. Quant aux études en laboratoire, elles ont été menées sur les animaux et sur l’homme, sans que l’on puisse démontrer que des effets sanitaires puissent résulter d’exposition humaines à des niveaux de l’ordre de 100 microteslas et inférieurs.

Pour ce qui concerne les études épidémiologiques effectuées, elles ont surtout porté sur le risque de cancer chez l’enfant. Le problème de ces études réside dans leur caractère rétrospectif : on ne peut mesurer directement l’exposition aux champs magnétiques survenue avant l’apparition du cancer. Il faudrait pouvoir étudier un nombre d’enfants de manière prospective et on imagine tous les problèmes que cela peut poser, y compris d’un point de vue déontologique. Par ailleurs, on ne sait pas a priori quelle devrait être la durée d’exposition. Il existe donc de nombreux effets de confusion. Il n’en reste pas moins que la compilation de neuf études épidémiologiques par Albhom (2) a identifié une corrélation statistique d’un facteur deux entre une exposition supérieure à 0,4 microtesla et le risque de leucémie chez l’enfant, mais qu’en dessous de cette valeur, aucun risque supplémentaire n’a été constaté. En même temps les auteurs de cette étude reconnaissent que "l’explication de ce risque accru n’est pas connue, mais un biais de sélection pourrait en expliquer une partie". Si le California Department of Health Services a conclu qu’il était enclin à "croire que les champs électromagnétiques peuvent entraîner une augmentation du risque de leucémie chez l’enfant et d’autres pathologies", il conclut également "croire fortement que les CEM ne sont pas des cancérogènes universels, car de nombreux types de cancers ne sont pas associés avec l’exposition". (3)

De tout cela, il ressort au final l’impossibilité de quantifier le risque, puisqu’on se trouve dans une absence de certitude totale et qu’aucun lien de causalité n’a été démontré entre l’exposition à des champs électromagnétiques et l’apparition de leucémies.

Faire preuve de précaution, y compris en annonçant des résultats

Ce cas est donc typique des problématiques qui se posent aujourd’hui en matière de gestion du risque. Si l’on y greffe maintenant la “question du principe de précaution” et son indéfectible ambiguïté, on comprend alors les difficultés qu’il y a à communiquer ce genre de résultats scientifiques. En effet, comme de nombreux auteurs l’ont démontré (Godard, Kourilsky), le principe de précaution est un concept on ne peut plus ambigu. Pour Olivier Godard, dans son ouvrage Le Principe de précaution dans la conduite des affaires humaines (4), la “version forte du principe” implique souvent l’abstention et s’appuie pour cela sur trois composantes : la référence au dommage zéro, la nécessité d’éviter le scénario du pire et l’inversion de la charge de la preuve. Cette version est une mauvaise appréhension de l’incertitude, qui plus est contradictoire, en ce sens que l’on accuse la science de ne pas fournir les précisions requises tout en lui demandant d’apporter une preuve absolue et une certitude positive de l’innocuité. Or, il y aura toujours une marge d’incertitude et la certitude absolue ne peut être atteinte. Poursuivant sa critique, O. Godard remarque le poids de la surenchère dans l’élaboration des scénarios du pire et ajoute que l’adoption de la règle d’abstention serait paralysante. L’inversion de la charge de la preuve paralyserait la recherche scientifique. Le docteur en science économique préfère donc la version faible du principe de précaution qui, selon lui, "ouvre un espace pour le débat public, à la délibération". C’est le calcul économique ou toute autre procédure de justification qui auront à définir le contenu des mesures à prendre (5). Une interprétation qui se situe bien loin de celle qu’en font les prophètes de malheur et autres marchands de peur. Le biologiste Philippe Kourilsky (6), quant à lui, insiste sur le fait que le principe de précaution ne doit pas être un principe d’abstention et distingue entre précaution (risque potentiel) et prévention (risque avéré). Enfin, comme nous l’avons démontré par ailleurs, le principe de précaution ne pose pas une question scientifique en exigeant la démonstration du "risque 0", soit l’exigence d’une preuve infalsifiable, puisque la science ne peut pas démontrer l’existence de ce qui n’existe pas.

Le rappel de ces analyses nous montre que la problématique des lignes très haute tension relève bien de la précaution et non de la prévention. Il ne s’agit nullement d’un risque avéré. Ensuite, s’il est impératif de poursuivre les recherches et de fouiller toujours plus en profondeur pour déterminer s’il existe oui ou non un lien de causalité entre la présence de ces installations et la recrudescence de maladies graves, on ne doit cependant pas se précipiter dans les médias pour faire des annonces qui terrorisent les populations et conduisent de ce fait à des mesures d’un coût exorbitant pour la collectivité. D’autant plus que la chose est facile : il suffit de s’appuyer sur la multitude d’incertitudes que permet de déployer le principe de précaution et de laisser ouvert le doute permanent qu’il soulève avec l’inversion de la charge de la preuve : combien de temps faut-il pour qu’une exposition à HT soit néfaste ? Quelle distance ?

Si on ne peut qu’encourager la recherche à se pencher sur ces sujets, on ne peut soutenir une démarche comme celle du Criirem, si peu vigilant à l’égard de l’utilisation qui peut être faite de résultats extrêmement fragiles du point de vue scientifique. Même si on peut comprendre qu’une association puisse vouloir jouer un rôle de "contre-pouvoir" à la recherche dite "officielle", cela ne lui donne pas pour autant le droit de ne pas respecter les principes que s’obligent à respecter les scientifiques, en précipitant l’annonce de résultats incomplets et non relus par des pairs. Le temps médiatique et le temps scientifique ne sont pas toujours faits pour s’entendre et les polémiques ne servent pas toujours l’objectif qu’elles veulent atteindre. A la suite des polémiques autour des effets supposés des téléphones portables, l’Académie nationale de médecine a insisté sur le fait que "la médecine n’est ni de la publicité ni du marketing, et qu’il ne peut y avoir de médecine moderne que fondée sur les faits. Inquiéter l’opinion dans un tel contexte relève de la démagogie mais en aucun cas d’une démarche scientifique" (7) . Aussi, comme le rappelle Dominique Lecourt dans son commentaire sur l’Appel d’Heidelberg : "Les plus grands maux qui menacent aujourd’hui notre planète sont l’ignorance et l’oppression et non la science, la technologie et l’industrie dont les instruments, dans la mesure où ils sont gérés de façon adéquate, sont des outils indispensables qui permettront à l’Humanité de venir à bout, par elle-même, de fléaux tels que la surpopulation, la faim et les pandémies." (8)


(1) A. Aurengo, J. Clavel, R. De Seze, P. Guénel, J. Joussot-Dubien, B. Veyret, Rapport sur les Champs Magnétiques, d’Extrême Basse Fréquence et Santé (8 Novembre 2004), page 8
(2) Ahlbom et al. 2000
(3) Rapport de Neutra, DelPizzo et Lee
(4) Olivier Godard, "L’ambivalence de la précaution et la transformation des rapports entre science et décision", in Olivier Godard (éd), Le Principe de précaution dans la conduite des affaires humaines, Ed. de la Maison des sciences de l’homme et de l’INRA, p.19.
(5) Ibid., p.15
(6) Philippe Kourilsky, Le Principe de précaution (2001)
(7) Communiqué du 17.06.2008 "Les risques du téléphone portable"
(8) L’Appel d’Heidelberg, composé pour le Sommet de la Terre 1992 par Michel Salomon et signé par de nombreux scientifiques, est une déclaration prétendant s’attaquer à cette "idéologie irrationnelle qui s’oppose au progrès scientifique et technique et nuit au développement scientifique et social". Il fut signé à l’époque par plus de 70 récipiendaires du prix Nobel.

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Les réactions les plus appréciées

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    Par Forest Ent (xxx.xxx.xxx.205) 6 août 2008 14:43
    Forest Ent

    Ce sujet a déjà été discuté de nombreuses fois sur AV. Réponse standard : toutes les études les plus sérieuses réalisées sur les études de santé publique ont démontré que leurs résultats étaient à 100% ceux qui arrangeaient ceux qui les avaient financées.

    Il n’existe pas d’issue à ces sujets de santé publique qui ne passe pas par une structure publique forte et indépendante en matière d’épidémiologie. Ce n’est pas à la mode, et l’est de moins en moins avec les incitations (en particulier sarkozyennes) à la rechercher publique de vivre de plus en plus de contrats privés.

    Dans cette mesure, la méfiance populaire est justifiée.Le sujet n’est pas le "principe de précaution", mais le discrédit des institutions qui ont laissé faire l’amiante, le plomb, le sang contaminé, etc ... Et ce n’est pas près de se résorber.

    En tout cas, si une commission à la sauce habituelle genre "comité amiante" m’explique que le GSM est sans danger, je ne serai pas prêt d’en acheter un.

  • vote :
    Par alberto (xxx.xxx.xxx.75) 6 août 2008 16:25
    alberto

    "Toutes les études les plus sérieuses réalisées sur les études de santé publique ont démontré que leurs résultats étaient à 100% ceux qui arrangeaient ceux qui les avaient financées."

    Oui, et comme ces études coûtent cher, il faut des sous !

    Et qui c’est qui, qui a des sous ? : Les entreprises à qui rapportent les produits à risques !

    Et qu’est ce qu’elles font encore avec leurs sous ? : Elle paient des lobbystes !

    Suivez mon regard...

    Bien à vous.

  • vote :
    Par Céline Ertalif (xxx.xxx.xxx.229) 6 août 2008 13:47
    Céline Ertalif

    Bonjour,

    Tout le problème de la formule de Dominique Lecourt, c’est qu’elle consiste à demander la délégation de pouvoirs aux experts qui ne sont seulement scientifiques, mais aussi administrateurs, financiers. Il n’est pas si facile de séparer la technique de la politique. En privant les citoyens du contrôle et de l’initiative, on range la démocratie au rayon des accessoires.

    On devrait sans doute un peu relativiser les mérites de la démocratie, mais ce n’est ce que font nos politiques et nos administrateurs. Les Chinois le feront. La seule chose qu’on puisse faire de vraiment utile du point de vue des citoyens, à mon sens, c’est sanctionner les techniciens qui mentent. Et, pour l’instant, on ne l’a encore jamais fait. D’où un problème de crédibilité des experts.

  • vote :
    Par LE CHAT (xxx.xxx.xxx.148) 6 août 2008 11:49
    LE CHAT

    Rien que pour la pollution visuelle et eviter qu’ils tombent pendant les tempêtes comme en 1999 , il vaut mieux tout enterrer ! smiley

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    Par dup (xxx.xxx.xxx.5) 7 août 2008 08:32

    oui , il y a également la transmission courant continu . Je me suis demandé si dans des zones sensibles , on pouvait mettre des fils neutres en dessous des lignes pour equilibrer le champ . mais tout cela coûte très très cher . J’ai plus espoir vers une production et consommation plus décentralisée comme par ex fusion froide ou autre .. mais là ,je rêve. Je mets un texte ’channelisé’ qui donne une explication assez cohérante de la raison pour laquelle les études scientifiques arrivent jamais à démontrer l’impact sur l’homme. Vous pouvez en rire ,mais je trouve ça pas idiot :

    Actuellement, nous sommes bombardés jour et nuit par des ondes de toutes fréquences. Nos corps sont en quelque sorte les récepteurs involontaires des ondes émises par les satellites, les antennes ou les télévisions, radars militaires, téléphones, etc, et également des champs électromagnétiques intenses émanant des transformateurs, des lignes haute-tension. Je voudrais vous demander quelles sont les conséquences de ces ondes sur nos corps et sur les animaux ?

    " En ce qui concerne les ondes électromagnétiques, il faut que tu saches que ton corps étant énergie, il est traversé en permanence, non seulement par les ondes artificielles créées en ce monde, mais aussi par des ondes considérables venant du plus profond du cosmos. Si l’être humain reste aligné, cela n’a pas une grande incidence par rapport à sa vie. Par contre, s’il est déstabilisé, si tous ses centres de force ne sont pas alignés, cela lui occasionne encore une plus grande perturbation, car chaque centre de force a pour mission de recevoir des énergies différentes, de les transformer. Ces centres de forces sont comme des transformateurs.

    A partir du moment où vous avez conscience que rien ne peut vous arriver lorsque vous êtes traversés par toutes ces énergies, par toutes ces ondes, toutes ces vibrations, elles passent simplement en vous, elles vous traversent sans créer de déséquilibre et de perturbation réelle. Il y a comme un réajustement permanent par rapport à vos propres énergies, par rapport à vos propres vibrations. Vous avez un véhicule de manifestation absolument parfait. Même si vous ne savez pas l’utiliser, il réagit en fonction de son environnement. Parfois il réagit avec faiblesse par rapport aux attaques des microbes et de toute autre chose, mais uniquement quand il est en dysharmonie, quand tous les centres de force ne sont pas alignés.

    Si vous restez conscients que rien ne peut vous perturber car vous êtes complètement en harmonie vibratoire avec vous-mêmes, avec toutes les énergies qui vous pénètrent en permanence émanant de vous et celles que vous recevez, vous ne risquez rien. Il y a aussi des énergies, des vibrations extrêmement positives qui vous traversent en permanence. Donc à partir du moment où vous savez cela, rien ne peut vous toucher, rien ne peut altérer votre évolution, votre bon fonctionnement.

    Les plus dangereuses ne sont pas les ondes électromagnétiques ou les ondes que vous recevez du cosmos. Les plus dangereuses sont les ondes que vous créez par vos pensées, vos souffrances, qui forment autour de vous comme un champ de force, malheureusement trop souvent négatif, et qui viennent réellement perturber votre bon fonctionnement. Vous seuls êtes responsables du mauvais fonctionnement de votre véhicule de manifestation. C’est pour cela qu’il faut toujours créer des ondes positives, car elles forment autour de vous une aura dorée, une aura de protection en quelque sorte, qui vous équilibrera encore davantage par rapport à tout ce que vous pourriez recevoir de nocif venant de l’extérieur. "

    j’en retiens que nous sommes très diversement sensibles aux rayonnements éléctromagnétiques . Et que la chose est démontrée scientifiquement que la peur de la maladie prédispose à l’attraper
     

  • vote :
    Par mariner valley (xxx.xxx.xxx.144) 7 août 2008 09:42
    mariner valley

    @dup

    heu.....je vous laisse maitre de vos dires. En revenche....ca je ne peux pas vous laisser dire un truc pareil sans reagir....

    Et que la chose est démontrée scientifiquement que la peur de la maladie prédispose à l’attraper.

    1-J’aimerais bien avoir acces a cette demonstration scientifique.

    2-La peur induit la fuite devant le danger (dans la plupart des cas), c’est un comportement fondamental inne comme boire, manger, materner, procreer...qui ne nous predispose pas a grand chose, si ce n’est de rester en vie, au niveau d’un individu, et permet de conserver l’espece (humaine dans le cas present).

    Donc la peur d’une maladie fait que nous cherchons a nous en proteger davantage et non le contraire que nous cherchons a l’attrape.

    Ex : la peur du SIDA nous fait mettre des preservatifs (donc une chance de survie superieure).
     

  • vote :
    Par dup (xxx.xxx.xxx.5) 7 août 2008 11:17

    vous me prenez un peu au dépourvu .Vous me donnez l’idéee de rassembler de la doc à ce sujet . Pour aiguiser votre méfiance il y a le sida pour lequel des témoignages confirment la correlation entre diagnostique et maladie

    http://www.sidasante.com/

    http://www.ecomedecine.ouvaton.org/IMG/pdf/Mark_Griffiths_Le_SIDA_du_point_ de_vue_personnel.pdf

    je sais ,à lire avec prudence ,mais les preuves existent
    .Experience à faire soi même :

    http://www.dailymotion.com/relevance/search/lelibrepenseur/video/x3uk94_exp erience-du-riz_news
    http://www.dailymotion.com/relevance/search/lelibrepenseur/video/x372pu_mes sage-de-leau


  • vote :
    Par mariner valley (xxx.xxx.xxx.144) 7 août 2008 12:15
    mariner valley

    @Dup,

    Vos premiers renvoie a l’eternel dialogue sur le VIH existe t-il ou pas ??? d’ailleurs j’ai fait une boulette le SIDA est la maladie le VIH le virus.

    Ce n’est pas question.

    J’ai peut-etre mal choisie mon exemple. Remplacer VIH par n’importe quel autre parasites

    J’ai personnellement moyennement envie d’attraper le paludisme par exemple. Si je vais dans un pays ou il est present je vais me premunir et de doter a l’avance de repulsif, mettre des manches longues et dormir sous mousticaires. Afin d’eviter une maladie qui peut me tuer.

    Le fait que j’en ai peur ne va me faire attraper le paludisme au contraire, cette peur va m’aider a l’eviter

  • vote :
    Par dup (xxx.xxx.xxx.5) 7 août 2008 15:12

    je cite le sida parce que vous en avez parlé . Il existe aussi des expériences scientifiques sur le pouvoir télépathique des plantes et d’autres phénomènes dont la science commence à trouver une explication. Là n’est pas le propos ,mais pour vous répondre sur le fait qu c’est une évidence , en particulier pour les cancers qu’il y une correlation entre un choc psychique ou un conflict non résolu et l’apparition d’un cancer . Cela s’appelle aujourdhui les maladies psychosomatiques . Autrefois on rigolait de telles affirmation . Maintenant la médecine admet l’influence du psychisme . Ce que dit le ’channel’ est pas faux.

  • vote :
    Par Ranjo (xxx.xxx.xxx.43) 6 août 2008 18:46

    On a vu la nullité de l’académie en matière d’ondes electromagnetiques, peut on faire confiance a l’afssaps ?

    Cette agence sanitaire est chargé en particulier de la securité d’utilisation des "dispositifs medicaux" , ceux sont tous les appareils qui peuvent servir en matière de médecine pour les soins ou le diagnostic : les lits, les gants , les appareils electroniques etc...
    Tous les appareils qui contiennent de l’electricité ou de l’electronique sont soumis a la norme 60601-1-2 est ses obligations en matière de compatibilité electromagnétique.

    concernant l’immunité aux champs electromagnétiques rayonnées, lire les niveaux acceptables (3V/m) et les distances de securité dans les tables 5 et 6 de la norme.


    On distingue deux grandes classes d’appareils electroniques a usage médical

    1°) ceux implantés et/ou critiques dont un dysfonctionnement peut tuer instantanément qui ont un niveau d’immunité de 10V/m par exemple le stimulateur cardiaque ou la pompe a insuline.
    (environ 800000 appareils en services dont 350000 stimulateurs cardiaque)


    2°) les autres appareils dont un dysfonctionnement ne tue pas instantanement mais peut tuer par ses consequences ont un niveau d’immunité de 3V/m (thermometres electroniques , lecteurs de glycemie, tensiometres ....) environ 20 millions d’appareils utilisés tous les jours au domicile des patients en france..


    Le 5 juillet 2006 ont eu lieu à l’assemblée nationale des auditions sur la compatibilité electromagnetique avec les dispositifs medicaux dont voici le rapport 3431 de l’OPECST


    Le représentant de L’afssaps, interrogé par les parlementaires sur le nombre d’appareils en service annonce 800000 ! alors que les seuls thermometres electroniques sont au nombre d’environ 17millions.


    Voila le niveau scientifique d’une agence sanitaire, elle ne connait meme pas la définition des appareils dont elle est chargée de surveiller le fonctionnement !!!! elle oublie les 95% d’appareils qui ont un niveau d’immunité de 3V/m.


    Je vous laisse imaginer le niveau de connaissance des risques d’une agence qui ne sait meme pas pas compter les appareils qu’elle doit surveiller, erreur dans un rapport 20 fois !!!

    Sous le vernis  c’est le néant, ou est la science dans ces pratiques ?,
    Incompetence ou tromperie délibérée ?
    Qui peut encore faire confiance au charlatanisme des organismes officiels !


    PS : le representatnt de l’afsset n’est pas plus brillant lors de ces auditions.

  • vote :
    Par Ranjo (xxx.xxx.xxx.43) 6 août 2008 19:11

    au comité scientifique de la ville de Paris qui a écrit ce rapport


    à l’afsset qui a laissé longtemps ces explications sur son site web

    aux opérateurs qui disent cela lors de réunions publiques destinées aux elus

    Avant meme l’application du principe de précaution on aimerait avoir affaire a des gens honnêtes et a la fin des actes visant à tromper la population.

  • vote :
    Par Ranjo (xxx.xxx.xxx.43) 6 août 2008 23:52

    "cela ne lui donne pas pour autant le droit de ne pas respecter les principes que s’obligent à respecter les scientifiques, en précipitant l’annonce de résultats incomplets et non relus par des pairs."

    "A la suite des polémiques autour des effets supposés des téléphones portables, l’Académie nationale de médecine "

    Vous me semblez un peu naif on va mettre les points sur les I :
    je ne connais pas bien le comportement des scientifiques officiels concernant les champs basses frequences mais je connais bien leurs dissimulations concernant les effets des radiofréquences.

    Vous citez par exemple B. Veyret, et R. De Seze, deux personnages que l’on retrouve dans de multiples rapports concernant les radiofréquences qui dissimulent les effets des ondes electromagntique sur les appareils electroniques, les risques pour la santé que leur dysfonctionnement peuvent entrainer et les moyens de s’’en proteger (la limite de 3V/m).

    Pouvez vous expliquer pourquoi des scientifiques dissimulent dans tous leur rapports la limite de 3V/m permettant de prevenir les risques de compatibilité électromagnétique (pour les frequences superieures a 80MHz) et ne mentionnent que la limite de thermique de 41 à 61V/m concernant la cuisson de la viande.

     

    Par exemple :

    pourquoi Mr de Seze en temps qu’expert du scenihr qui a rendu ce rapport  bidon
    dissumulant les risques liés a la compatibilité electromagnétique et principalement la limite de 3V/m n’a rien trouvé a redire il ne connaissait pas le risque ?

    c’est impossible car il y a un labo de compatibilité électromagnétique a l’INERIS .


    Les experts ne sont pas allé a l’école et ne savent pas que 3V/m est inferieur a 61V/m, il n’ont pas atteint le niveau 5° pour connaitre les inégalité ou se foutent ils de nous ?


    Ils ont fait leur preuve ! Vous croyez que l’on peut leur faire confiance pour les champs TBF.
     


     

  • vote :
    Par Atlantis (xxx.xxx.xxx.22) 7 août 2008 07:51
    Atlantis

    vous touchez combien par article pour défendre les industriels véreux ? parce que de tels articles, c’est comme pisser dans la mer pour en faire augmenter le niveau (=peine perdu, contre le net et la vérité vous ne pouvez gagner), alors quitte à faire je veux bien toucher les même primes ...

  • vote :
    Par Iren-Nao (xxx.xxx.xxx.247) 7 août 2008 09:12

    Je rejoins Forest (entre autres) le probleme est effectivement que l’on ne peut plus croire qui que ce soit dans ces domaines scientifiques pointus.

    Le cas le plus emblematique etant le nucleaire.

    Nous sommes coinces entre des medias de merde qui ne pensent qu’a faire de l’emotif et le financement des soi disants etudes scientifiques a conclusion programmees.

    Oui il faudrait avoir des organismes d’etat pour ce genre de choses, et un etat qui prenne ses responsabilites, et les sanctions la ou il faut.

    Il faudrait aussi bien sur que l’etat soit a nouveau digne de confiance.

    Il faudrait surtout quand meme cesser d’avoir peur de tout, mais les conneries de la science ont tout de meme foutre la trouille, ce qui n’empeche pas les "scientifiques" de se prendre pour la reference supreme.

    Science sans conscience......

    Pour ceux qui ont une ame

    Salut

    Iren-nao

  • vote :
    Par Jean87 (xxx.xxx.xxx.109) 18 août 2008 11:38

    La base du principe de précaution est la protection contre un risque inconnu, contre une incertitude, contre une nouveauté. A ce titre, cela peut avoir comme effet pervers de bloquer toute nouveauté, donc tout progrès.
    Or, les lignes haute-tension et les ondes radio haute-fréquence ne sont absolument pas une nouveauté !
    Les lignes haute-tension ont un siècle d’existence et les hautes fréquences (radar television radio FM) 65 ans !
    Ou en serait la France, si elle n’avait aucune ligne haute-tension, aucun relais de télévisoin et aucun pylone de téléphonie mobile ?
    Le principe de précaution n’est que l’habillage du NIMB (pas de ça chez chez moi), la guerre à l’équipement collectif au nom de l’égoisme individuel, réhabillé et annobli par un mot qui sonne bien !

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    Par HEREBY (xxx.xxx.xxx.232) 29 août 2008 15:20

    L’auteur oublie bien facilement la puissance des acteurs industriels du secteur de l’énergie. La situation qu’il décrit fut la même pour : l’amiante, la vache folle avant l’épidémie avérée, le tabac, le téléphone portable il y a moins de 5 ans en France et j’en oublie.

    Les action de ces associations sont essentielle à notre démocratie dès lors que l’état ni la justice ne s’érige en contre pouvoir face aux industriels qu’il a souvent lui-même sollicité pour développer l’activite (tabac, edf, amiante) aux nom d’intérêts nationaux quelquefois justifiés (edf), d’intérêts privés (amiante et nouvelle caledonie et RPR/UMP) et d’intérêts politiciens (alcool, tabac)

    De plus cet article flou tend à discréditer les associations "retives" en dédouanant les industriels dont la mauvaise foi est souvent mise en évidence à posteriori hélas (amiante, tel portable, tabac).

    d’ou son inintérêt pour Agoravox.

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    Par toiroy (xxx.xxx.xxx.11) 18 octobre 2008 12:13

    Le principe de précaution, c’est un vaste débat, qui ne touche pas que les lignes THT.

    Concernant, les effets d’annonces type celui du CRIREM, c’est vrai que c’est assez étrange car à terme cela a tendance à décrédibiliser leur action.

    Je suis surpris par exemple de ne pas retrouver trace (dite-moi si je me trompe ?) de l’étude du CRIREM censé sortir en juin ( http://www.notre-planete.info/actua... ), 5 mois de retard, cela ne fait pas très sérieux, selon-moi.

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    Par Jean87 (xxx.xxx.xxx.48) 21 février 18:16

    Juridiquement, le principe de précaution s’applique à des situations nouvelles pouvant présenter des risques inconnus.
    Or la première ligne HT a été installée en 1912.
    98 ans pour une nouveauté ?
    Des risques inconnus après presque un siècle d’observation ?

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    Jean-Paul Oury

    Jean-Paul Oury

    Docteur en histoire des sciences et technologies, auteur de l’ouvrage La querelle des OGM (PUF, avril 2006) Pour plus d’information : http://www.puf.com/wiki/Auteur:Jean...

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