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Accueil du site > Tribune Libre > Loi El Khomri : On vaut mieux que ça !

Loi El Khomri : On vaut mieux que ça !

ON VAUT MIEUX QUE CA

Jamais une attaque contre le code du travail, orchestrée par un gouvernement dit "socialiste", n'avait été aussi violente. Jamais la réaction d'une multitude de citoyens, bientôt un million de signataires, n'a eu autant de force jusqu'à faire déjà reculer le gouvernement, avant même la présentation du projet de loi au conseil des ministres. Mouvement citoyen qui révèle aussi la profonde crise de la représentativité des diverses instances politiques et syndicales, crise de cette pseudo démocratie finissante manipulée par une oligarchie politico-financière.

En limitant le rôle des syndicats par l'organisation de référendum pour valider des accords d'entreprise et ainsi imposer une mesure à l'ensemble des salariés, ce projet de loi fragilise encore le situation des travailleurs en accentuant leur subordination face à l'employeur. C'est une attaque en règle contre le code du travail qui, au fil des années et de la jurisprudence, recueille tout ce qui peut défendre le plus fragile qui est subordonné au plus fort dans le contrat de travail qui lie le salarié à son entreprise.

Alors qu'il faut de moins en moins de travail pour produire tout ce dont l'humanité à besoin sans épuiser les ressources naturelles, on continue à vouloir faire fabriquer toujours plus, n'importe quoi à moindre coût, par ceux qui ont encore "la chance " d'occuper un emploi, tout en laissant dans la précarité et en marge de toute activité rémunératrice de plus en plus d'hommes et de femmes. Au nom d'une compétitivité sans fin et de la course aux profits, les progrès sociaux conquis au fil de l'histoire deviennent alors des freins qu'il faudrait absolument libérer. Le progrès et les réformes ne sont plus que régression sociale dans ce monde ouvert à toutes les prédations.

Il est temps de reprendre la main et de tenter d'imposer un autre monde où les emplois et le temps libre seraient partagés entre tous et où serait garanti à chacun le minimum pour pouvoir exercer son droit à l'insubordination face à l’intransigeance et à des conditions de travail jugées inacceptables. Un autre monde où la recherche de la qualité et du bien être partagé l'emporterait sur la course à la dévalorisation sans fin des produits et des hommes pour l'unique profit de quelques uns.

EN FINIR AVEC CETTE STUPIDE POLITIQUE DE L'OFFRE

Outre les atteintes aux libertés individuelles et aux principes fondateurs de notre République qui ont fait suite aux terribles attentats de 2015, le Président François Hollande et son gouvernement, dans leur obstination pour inverser la courbe du chômage, n'ont pas cessé depuis trois ans de déréguler le droit du travail, de s'attaquer aux acquis sociaux tout en subventionnant largement le patronat et ses actionnaires à coup de crédits d'impôt. Crédits d'impôt qui n' ont créé aucun emploi faute de demande de la part de consommateurs dont le pouvoir d'achat est anémié après des années de politique d'austérité. Faute de pouvoir investir dans un appareil de production déjà surdimensionné, cet argent inutile s'en est allé droit dans les poches des actionnaires accentuant encore le fossé des inégalités entre les possédants de capitaux et l'immense majorité de ceux qui n'ont que leur mains et leur intelligence pour unique richesse.

Après avoir fait chou blanc avec le crédit d'impôt et la baisse des "charges" sociales que doit ensuite supporter le budget de l’État, et en conséquence l'ensemble des citoyens, le gouvernement dans son aveugle obstination s'attaque aujourd'hui au droit du travail en faisant croire que la loi des 35 heures est ringarde et qu' en travaillant plus et en gagnant moins, en étant plus facilement "jetable", les 27 millions de salariés que compte la France seraient demain plus productifs dans leur travail et plus prompts à dépenser plus pour refaire partir la production et ainsi créer des emplois.

Les éléments proposés dans le projet actuel sont édifiants en matière de régression sociale :

  • En cas de licenciement illégal, l’indemnité prud’homale est plafonnée à 15 mois de salaire.
  •  Les 11 heures de repos obligatoire par tranche de 24 heures peuvent être fractionnées.
  • Une entreprise peut, par accord, baisser les salaires et changer le temps de travail.
  • Les temps d’astreinte peuvent être décomptés des temps de repos,
  • Le dispositif « forfaits-jours », qui permet de ne pas décompter les heures de travail, est étendu,
  • Les apprentis mineurs pourront travailler 10 heures par jour et 40 heures par semaine,
  • Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi (confirmation d'une loi antérieure).
  • Il suffit d’un accord d’entreprise pour que les heures supplémentaires soient 5 fois moins majorées.
  • Une mesure peut-être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats.
  • Une entreprise peut faire un plan social sans avoir de difficultés économiques.
  • Après un accord d'entreprise, un-e salarié-e qui refuse un changement dans son contrat de travail peut être licencié.
  • Par simple accord on peut passer de 10h à 12h de travail maximum par jour.

( Voir la vidéo "en 20 minutes Gérard Filoche décortique les 105 pages du projet de loi ")

Il est difficile de voir dans cette loi un quelconque progrès social et de comprendre comment lutte-t-elle contre le chômage. Jusqu'où devrait-on détricoter le droit du travail et dévaloriser les salaires ? Devrons-nous être un jour au niveau de la Bulgarie, membre de l'Union Européenne depuis 2007, avec un SMIC brut à moins de 200 €, dans cette course sans fin au moins disant social ?

Quand "Accélérer les réformes" chez les libéraux et leurs porte-parole gouvernementaux ne signifie que la remise en cause des acquis sociaux, véritables marqueurs des progrès de nos sociétés, il faut savoir alors être des "conservateurs" de toutes ces avancées sociales que nous héritons des générations antérieures qui les ont durement conquises au fil du temps par leur lutte. Mais comme toujours la meilleure défense est dans la proposition de nouvelles avancées sociales. Il revient à ceux qui se donnent comme mission la défense des intérêts des travailleurs de mobiliser autour de revendications capables de répondre aux difficultés que subissent l'ensemble des salariés et des chômeurs.

REDONNER AUX SALARIES LES CAPACITÉS D' EXERCER LEURS DROITS.

Avec le développement de la robotique et du numérique et la stagnation de la production, avec la limitation des ressources et l'impérieuse limitation des activités polluantes, des millions d'emplois vont encore disparaitre. Pour éviter de faire de ce réel progrès social, que devrait être la substitution de l'homme par la machine pour l'exercice de tâches rébarbatives, répétitives et pénibles, une malédiction, il est impérieux de s'orienter vers le partage du temps libéré par la technique afin de pouvoir distribuer les emplois vers le plus grand nombre.

Pour stimuler à nouveau l'activité, il faut pouvoir organiser le partage des emplois par la réduction du temps de travail tout en redistribuant, avec un revenu minimum universel, une partie de la richesse produite.

Partager les emplois par une réduction du temps de travail et allouer à tous un revenu d'existence en acceptant de socialiser une part des revenus d'activité, comme on le fait déjà avec l'assurance maladie, l'assurance chômage et le système de retraite par répartition, donnerait à chacun de réelles capacités d'insubordination par rapport à un emploi subi.

Ces mesures, outre leur efficacité pour lutter contre le chômage et la précarité, outre les gains de productivité dus à l'exercice d'une activité choisie, outre le temps libéré pour exercer ses responsabilités familiales, sociales et de citoyens, donneraient au premier concerné, le salarié, les moyens de définir comment il entend exercer ces droits en matière de temps de travail, de modification ou de rupture du contrat qui le lie à son entreprise. Elle donnerait enfin à celui qui apporte ses compétences, son énergie et son intelligence à la création de valeur le pouvoir de dire à tout moment NON, comme seul peut le faire aujourd'hui l'employeur, le pouvoir aussi de dire " Je vaux mieux que ça " comme le font tous ces invisibles qui osent témoigner à visage découvert dans un formidable mouvement de  " Outing" sur You Tube.

Espérons que cette vague d'indignation déclenchée par cette loi inique marquera le début d'une ère ou la résignation fera place à l'espoir et où chacun trouvera sa place pour contribuer à l'émergence d'une alternative qui jusqu'à présent nous était interdite.

Pour conclure j'emprunte ces lignes à l'article du journal Le Soir de ce 1er Mars " Le néolibéralisme est un fascisme" de Manuela Cadelli :

" Voici 500 ans, au plus fort des défaites qui ont fait tomber la plupart des Etats italiens en leur imposant une occupation étrangère de plus de trois siècles, Nicolas Machiavel exhortait les hommes vertueux à tenir tête au destin et, face à l’adversité des temps, à préférer l’action et l’audace à la prudence. Car plus la situation est tragique, plus elle commande l’action et le refus de « s’abandonner » (Le prince, chapitres XXV et XXVI).

Cet enseignement s’impose à l’évidence à notre époque où tout semble compromis. La détermination des citoyens attachés à la radicalité des valeurs démocratiques constitue une ressource inestimable qui n’a pas encore révélé, [...], son potentiel d’entraînement et sa puissance de modifier ce qui est présenté comme inéluctable. Grâce aux réseaux sociaux et à la prise de parole, chacun peut désormais s’engager, particulièrement au sein des services publics, dans les universités, avec le monde étudiant, dans la magistrature et au barreau, pour ramener le bien commun et la justice sociale au cœur du débat public et au sein de l’administration de l’État et des collectivités.

Le néolibéralisme est un fascisme. Il doit être combattu et un humanisme total doit être rétabli. "

Avec cet appel à l'insurrection des consciences continuer à signer la pétition pour le retrait du projet de loi rebaptisé par le service communication du Premier Ministre " Loi sur les nouvelles protections pour les entreprises et les salariés " , c'est affirmer qu'une alternative existe et que les libéraux n'ont pas le monopole des idées. Manifester le mercredi prochain 9 mars dans la rue c'est montrer aussi notre indignation face à un gouvernement qui trahit les idéaux de ceux qui l'ont porté au pouvoir et notre détermination à agir pour la sauvegarde des droits élémentaires des salariés.

PETITION " LOI TRAVAIL : NON MERCI "

 

LA SCIENCE DU PARTAGE

 


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157 réactions à cet article    


  • MagicBuster 3 mars 10:46

    Une arabe au ministère du travail ?

    Pourquoi pas une noire à la justice ; Un banquier aux finances ; Sarko président même . . . pendant qu’on y est . . .


    • Le421 Le421 3 mars 19:01

      @MagicBuster
      Du même tonneau, on a bien eu une « arabe » à la justice...

      Ca vole bas quand même.

      Vous auriez pu rajouter qu’elle est jeune et que c’est une femme.
      Tout, quoi.
      Jeune, arabe et femme.

      Les pires des tares pour le beauf français moyen.


    • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 mars 19:44

      @MagicBuster
      Les Ministres & Hollande ne font qu’appliquer des décisions prises par la Troïka, comme en Grèce.

      ** C’est le FMI qui a sorti en premier l’artillerie des « réformes structurelles » indispensables, dont la réforme du travail. Octobre 2012- Feuille de route du FMI pour la France.« Christine Lagarde est non seulement blanc de blanc, mais en plus elle est française ! » Elle espère qu’il y aura des Lois Macron 2, Macron 3, et plus, si affinités« .


      ** Et la Commission européenne a embrayé pour exiger de la France des réformes, dont le marché du travail.

      ** L’OCDE incite la France à réformer son marché du travail

      ** La BCE rappelle l’ impérieuse nécessité de réformer.

      C’est l’application du fonctionnement »normal" de l’ Union européenne, en vertu de l’article 121 du TFUE.

    • binnemaya 3 mars 10:48

      vive le salaire à vie avec la propriété d’usage et le blockchain (comme outil non falsifiable et qui permet une relation marchande ou non marchande sans intermédiaires).

      C’est là qu’est la modernité disruptive la seule possible sinon on aura le totalitarisme bureaucratique marchand dans toute sa splendeur.

      • Muslim 3 mars 19:25

        @binnemaya

        Un avis intéressant sur la question : https://www.youtube.com/watch?v=vxJXJbnWKhE


      • Fifi Brind_acier Fifi Brind_acier 3 mars 21:18

        @binnemaya
        Quand on voit qu’un rapport sur le revenu universel est sorti des cogitations du Gouvernement Hollande, je serais vous, je me méfierais...


        Le revenu universel est propulsé par les Libertariens américains, ce qu’on fait de plus réactionnaire contre les acquis sociaux et le rôle de l’ Etat.

        C’est un piège. Il s’agit d’abandonner le modèle social français issu du CNR qui redistribue 50% de la richesse nationale, en échange d’une poignée de figues.

        Un excellent article est paru sur Agoravox sur ce sujet.


      • Mamanlesptitbâteaux (---.---.248.61) 4 mars 13:36

        @Fifi Brind_acier
        Il est important de faire la différence entre revenu de base et salaire universel, le revenu de base te conçoit comme un assisté (tout en supprimant toutes les aides), et les détenteurs de gros capitaux sont comme aujourd’hui ceux qui te fournissent les moyens de production, le revenu pour vivre, etc. Le salaire universel lui, te conçoit comme un individu utile car ce n’est plus quelques personnes intéressées seulement par le profit et les marges qui détiennent les moyens de production mais ceux qui les utilisent (propriété d’usage), et tend à changer les rapports au capital en faisant autofinancer par les citoyens regroupés ce qu’ils ont besoin sans en passer par les volontés actionnariales et autres parasites, car leur salaire ne vient pas de la boîte et tombe tous les mois. Pour le revenu de base c’est toujours le patron qui possède tes outils de travail, (et bien que ton salaire tombe tous les mois [et sans aides à côté] je crois bien que c’est lui qui te verse ton salaire mais ça je n’en suis pas sûr, à vérifier), tu es toujours dépendant de lui en tout cas.

        Si j’ai bien compris c’est ça, mais si vous voyez des trucs faux, n’hésitez pas à apporter des précisions, l’alternative ne viendra pas du gouvernement et des élites par définition gagnants du système actuel et c’est à nous d’imaginer autre chose. Eux feront des études prouvant que ça ne marche pas et qu’on est dans le meilleur des mondes possibles, à part quelques droits fondamentaux en trop, et cette malencontreuse habitude des gens à ne pas être satisfaits des miettes qu’on leur jette.


      • alinea alinea 3 mars 11:38

        Ce n’est peut-être pas le lieu de dire ça, mais c’est ce que j’ai envie de dire !e pense qu’il n’y a aucune tâche abrutissante, si elle est exempte d’exploitation et surtout si ces tâches se font à temps partiel et pendant une assez courte période de la vie.
        C’est pourquoi j’imagine une société où l’on pourrait être « étudiant », approfondir ou passer du coq à l’âne aussi longtemps qu’on le désire ; ce temps de jeunesse où l’on est mobile devrait être dégagé de plan de carrière, de stress dû au désir de « faire ses preuves », réussir, mais pendant lequel nous serions tout de même contraints de gagner notre vie ; ainsi, ces « jobs » qui ne nécessitent aucune qualification seraient les pourvoyeurs de fonds au cours de cette période de la vie. Flexibilité, chère à nos patrons, mobilité ne seraient plus un handicap mais une ouverture.
        Après trente ans, dans la répartition études/ travaux, au bon vouloir de chacun, ayant trouvé dans nos pérégrinations ce qui nous va le mieux, nous entamerions une « carrière », à l’âge où l’on s’installe en couple et en famille.
        Cela ne serait évidemment pas une obligation, certains sachant très jeunes ce qui leur convient, mais aurait l’avantage d’ouvrir les esprits et accroître les compétences en des domaines variés, tout en assurant les besoins nécessaires d’une vie en commun, d’une agriculture, du bâtiment, bref de tous les domaines qui ont besoin de main d’oeuvre peu qualifiée.
        Alors, les CDD, les horaires à la con, prendraient un autre sens, et un futur prof de fac qui aurait travaillé dans une usine de poulets, comprendrait mieux le monde. Ceci dit, il serait éminemment préférable qu’il n’y ait plus d’usine de poulets !! Mais c’est une image.
        Calibrer les abricots, nettoyer les rivières, ramasser les poubelles,etc... !!


        • oncle archibald 3 mars 12:35

          @alinea : belle vision de l’apprentissage de la vie ! Et pour moi une bouffée de « vintage ».

          Quand j’étais étudiant en architecture nous « grattions » quasiment tous dans des agences en même temps que nous poursuivions nos études. Mon premier chèque quand j’étais en première année est le fruit d’une « charrette » à Albi.

          Pas d’informatique à l’époque. Des dessins à l’encre de chine sur calque. Je ne savais pas faire grand chose et j’ai eu pour mission de « retourner des escaliers » à raison de dix, douze voire quatorze heures par jour, autant d’heure que nous voulions, il fallait finir vite. Ça consistait à gratter à la lame de rasoir le dessin existant, supprimer la flèche indiquant le sens de la montée et toute la numérotation des marches, puis à remettre une flèche dans l’autre sens et renuméroter à l’inverse, le palier de départ devenait le palier d’arrivée. J’ai fait aussi des titres et des cotes au « normo ». C’était certes un travail totalement mécanique et lassant mais pas abrutissant pour autant !

          Deux autres étudiants étaient à cette même charrette depuis plusieurs mois. Le boss nous considérait comme de futurs confrères venus lui donner un coup de main, pas comme des esclaves. Il y avait un bistrot au rez de chaussée et un compte ouvert pour l’agence. Nous étions autorisés à faire monter sandwichs et bibines à volonté ! Ce premier argent gagné est vraiment pour moi un très très bon souvenir.


        • acetrip 3 mars 18:40

          @oncle archibald
          oui, tant que l’on était étudiant, les grattages étaient folklo, par la suite les nuits blanches pour monter un concours devenaient harassantes ,déprimantes si on le perdait, voir gros gachis intellectuel...à part le plaisir du travail en équipe.

          dure loi de l’architecte...
          allez, charrette !

        • TOUSENSEMBLE (---.---.65.86) 3 mars 19:34

          @alinea

          FRANCE PAYS DE LA DOUBLE PEINE POUR LES JEUNES : demi salaire et double loyer

          (surtout a PARIS)

          comnien de nos députés et sénateurs louent des T 1 2 3 A PARIS avec l aide de leurs amis matchands de bien ou avocats d’ affaires combien en sont ce ce métier de salaud


        • alinea alinea 3 mars 21:00

          @TOUSENSEMBLE
          Je parle d’un monde où les loyers seraient plafonnés de manière stricte ! Des placards à 400 euros ou des chambres de bonnes à 600 seraient un vieux souvenir !


        • alinea alinea 4 mars 09:34

          en@Fifi Brind_acier
          J’ai mal dû me faire comprendre ! smiley


        • Robert GIL Robert GIL 3 mars 11:42

          En réalité le droit du travail n’a jamais été aussi complexe que depuis que se sont multipliées les dérogations à la loi en faveur du patronat. Le but du Medef et du gouvernement n’est pas de simplifier le droit du travail. Il est de mettre en cause la légitimité de la loi, de liquider définitivement le principe de faveur, qui prévoit que les accords d’entreprises ne peuvent déroger aux accords de branche ou au code du travail que s’ils sont plus favorables aux salariés. Le but est de mettre la négociation collective au service de la compétitivité et des employeurs et d’aboutir à un code du travail facultatif pour sa plus grande partie. Le rapport Combrexelle va même jusqu’à prévoir qu’un accord collectif puisse primer sur « l’intérêt individuel » du salarié concrétisé par son contrat de travail. Sont donc remis en cause par ces propositions tant les acquis collectifs des salariés que les avantages individuels des contrats de travail."...notre patronat a toujours été archaique, réactionnaire et avide de profit a n’importe quel prix ... pourvu que ce ne soit pas lui qui en paye le prix, mais, les salariés ou les contribuables ... lire ici


          • rocla+ rocla+ 3 mars 11:50

            @Robert GIL


            La société Hellin, qui fabrique des meubles en bois dans le nord de la France depuis 1862 a perdu, il y a six ans, un gros marché. Son chiffre d’affaires a chuté de 53%. Jean-Loic Ghillebaert, le patron, a donc licencié sept de ses 20 employés : pas le choix ! Quatre des sept salariés licenciés l’attaquent ensuite aux prud’hommes au motif qu’il n’a pas précisé dans leur lettre de licenciement l’impact de la baisse du chiffre d’affaires sur leur poste. En 2012, Hellin est donc condamnée à leur verser 61.000 euros de dommages et intérêts, l’équivalent de deux ans de résultat. « La justice prud’homale a cherché à nous mettre KO », avait confié Jean-Loic Ghillebaert au Figaro. Il a ensuite demandé l’étalement des paiements. Résultat : un huissier est venu vider les comptes de l’entreprise. « Ce coup dur nous dégoute d’être chef d’entreprise et employeur en France », avait-il fulminé.


          • oncle archibald 3 mars 12:16

            @rocla+ : je suis allé voir par curiosité le site de la Société Hellin. A priori ils ont survécu à la Nakba, ils devaient stoker une « provision pour licenciements à venir » depuis 1962 ! Cette visite m’a permis de comprendre pourquoi ils perdent des marchés : le disigner est lui aussi d’époque 1862 ! Il faut le licencier d’urgence et le remplacer par quelqu’un de plus jeune et qui a été abonné aux bonnes revues. Peut être ensuite retrouveront-ils une activité plus florissante ! En tous cas chapeau à cette entreprise qui a réussi à survivre à tout ça, il doit y avoir une statue de la vierge de Lourdes dans un coin du bureau du pdg !


          • Spartacus Spartacus 3 mars 12:43

            @rocla+

            C’est de pire en pire....Terrifiant.


            je viens de discuter avec un jeune entrepreneur....
            Il y a quelques semaines, cet entrepreneur a vendu sa star up récente à des investisseurs 700 000€.
            Après avoir développé chez lui un process pendant des années il a monté il y a 2 ans sa boite.

            Sa boite a décollé en fusée. Confronté a une crise de croissance, et plus ingénieur que dirigeant il a décidé de vendre.
            Il a découvert qu’il est taxé à 62,21%........Y’a que de la plue-value sur sa boite.

            C’est dégelasse. Voila ce qu’ils ont fait du pays. Un enfer pour les entrepreneurs et le bonheur pour les fonctionnaires statutaires qui se gavent du gâteau et la gamelle de l’état.

            Simplement par ce que ce con de démagogue Hollande pour attirer le vote des bobos Bolchéviques a décidé de leur lancer des signes de démagogie de haine des entreprises...

            Si cet entrepreneur avait mis sa boite dans n’importe quel pays autour il aurait gardé 80% de sa boite....
            Il part en grande Bretagne.....Ecoeuré. 

          • rocla+ rocla+ 3 mars 12:48

            @Spartacus


            C ’est la solution  de partir à l’ étranger pour un entrepreneur .

            L’ Etat  doit croire que l’ entrepreneur est un pigeon .

            62,21% c ’est quand-même des enfoirés chez Bercy ....

          • Robert GIL Robert GIL 3 mars 13:02

            @rocla+
            c’est vpas des pigeons, c’est des parasites, des assistés, des privilegiés statutaires de l’etat qui coutent trés cher a la nation et qui sont toujours en train de pleurer !


          • rocla+ rocla+ 3 mars 13:12

            @Robert GIL


            J’ espère voir arriver le jour où il n’ y aura plus que des bras cassés 
            comme Gil  en  France . 

            Ils seront mis en tutelle par  un pays voisin . 

            Ils en mettront quelques uns dans des cages dans des zoos , pour 
            les visiteurs ... smiley

          • Robert GIL Robert GIL 3 mars 13:18

            @rocla+
            il faut que gattaz rende le pognon ... gattaz rends le pognon sinon on te plumera jusqu’au trognon ! Les escros en prison ... les patrons au turbin, fini de vivre des allocations de l’etat !


          • rocla+ rocla+ 3 mars 13:21

            @Robert GIL


            Quand il y aura plus de Gattaz  on le verra que c ’est vous les nazes .

          • tonimarus45 3 mars 13:56

            @rocla+-bonjour----ET voila au sujet de l’entreprise « heullin »

             l’article du figaro date du 20 fevrier 2012 de plus cette entreprise EST TOUJOURS EN ACTIVITE et voici les vrais raisons de la condamnation aux prudhommes
            « »« »stéphane Béchaux

            Cher Marc,
            Travaillant sur le sujet que tu évoques dans ce billet, j’ai contacté le CPH de Douai pour avoir copie des jugements (l’appel est en cours). Or, ce que tu relates sur ton blog n’est pas exact.
            L’entreprise Hellin a été condamnée au seul motif qu’elle n’a pas pris en compte « l’ensemble des critères de licenciement » légaux pour déterminer l’ordre des licenciements. Résultat, les quatre salariés ont obtenu entre 9000 et 10200 euros chacun. Pas extraordinaire quand on sait que trois d’entre eux avaient 20 ans, 21 ans et 30 ans d’ancienneté..

            Il suffisait de chercher sur wiki avant de relater betement un article datant de 4 ans

            .


          • Robert GIL Robert GIL 3 mars 13:59

            @rocla+
            qui rende le pognon et on discute aprés ... quand a voir qui c’est les nazes, c’est sur que c’est nous parce qu’avec la dernier tranche des 40 milliards il n’a pas encore creer le moindre emploi et on ne l’a pas encore passer a la guillotine !


          • tonimarus45 3 mars 14:02

            @rocla+— bonjour- Et revoila de la part de « foufouille » au sujet de l’entreprise « heullin »



            «  »« A ne pas déposer le bilan, a demandé à sa banque une autorisation de découvert exceptionnel et finalement obtenu in extremis, en fin de semaine dernière, un étalement des paiements sur 12 mois.

            propagande du rocla »«  »
            Alors j’ajouterais, soit vous etiez au courant de cela et ?????? ou vous n’etiez pas au courant, a vous de le dire ;pareil pour mon autre post au sujet de cette entreprise

          • foufouille foufouille 3 mars 14:09

            @tonimarus45
            et vu le CV du PDG, il a l’habitude de ce genre de magouilles.


          • rocla+ rocla+ 3 mars 14:09

            @tonimarus45


            Vous avez raison , fiez vous à Foufouille , il est un expert en tout ... smiley


          • rocla+ rocla+ 3 mars 14:14

            Voilà par exemple l’ expert en boulangerie Foufouille  :


            foufouille (---.---.---.58) 1er mars 19:32

            @rocla+

            montrant l’ évolution du travail 
            dans une boulangerie 
            --- c’est un point chaud qui vend de la merde congelé à base de vinasse.


            Il a trouvé une nouvelle recette de pain à base de merde mélangée à de la vinasse .

            Vous pouvez lui faire confiance , il est expert ... smiley


          • tonimarus45 3 mars 14:15

            @Robert GIL—bonjou- Et pourtant au tout debut il avait promis 1 million d’emplois ???maintenant il ne promet plus rien car il sait tres bien que les mesures de la loi « komri »(et je l’ai explique sur un autre fil) ne creeront aucun emploi si ce n’est pas un peu plus de chomage et plus de fric dans les poches des patrons


          • foufouille foufouille 3 mars 14:22

            @foufouille
            http://www.hellin.fr/chaise-en-chene-blanchi-boston-assise-framboise-p-78.html
            il suffit de lire les commentaires pour comprendre pourquoi l’entreprise raclure coule.
            meubles ratés


          • tonimarus45 3 mars 14:26

            @rocla+—bonjour-«  »« Vous avez raison , fiez vous à Foufouille , il est un expert en tout ... »«  » dites vous.Quand je cite là «  »foufouille’"(au sujet de heullin) ce n’est que quelque chose que l’on peut lire sur le net et qui infirme l’article du figaro(vieux de 4 ans)auquel vous faites reference

            Quand au pain des points chaux sans etre de la merde comme vous dites est loin de valoir le produit d’un bon boulanger( je dis bien bon boulanger et je sais un peu de quoi je parle) malheureusement les prix n’etant pas les memes bon nombre par neccessite achete de ce pain car et on n’en revient a ce que je disais ailleurs beaucoup de nos problemes vient de la baisse incessante du pouvoir d’achat de la france d’en bas 



          • Robert GIL Robert GIL 3 mars 14:38

            tonimarius45,
            de toute façon ça ne sert a rien de leur donner du pognon, car comme le demontre Lordon : « LES ENTREPRISES NE CRÉENT PAS L’EMPLOI », elles sont entierement dependante de leur carnet de commandes et si elles n’ont pas de commande on peut leur donner des milliards, c’est a fond perdu ... c’est ce qui se passe en ce moment. Et plus il y a du chomage et de l’austerité, moins il y a des commandes. La relance vient seulement du conteste economique, sociale et politique de leur environnement : et cela depends entierement de la conjoncture économique que les politiques gouvernementales mettent en place .... mais le medef et le gouvernement sont main dans la main pour piller les caisses de l’etat et faire payer les contribuables ... aprés quoi les BdB comme rocla, sparagu, eric ou tf1 iront chercher des boucs emissaires chez les fonctionnaires, les chomeurs ou les agent EDF ... bon c’est vrai qu’a lire leur commentaires et leur arguments ça ne volent pas bien haut !


          • Donbar 3 mars 14:42

            @Spartacus
            Incitation à la haine, donc. Pourtant Gattaz fait ça très bien tout seul.


          • tf1Groupie 3 mars 14:43

            @Robert GIL

            Je suis d’accord, comme le dit Lordon, l’insulte c’est tout ce qu’il te reste. smiley


          • rocla+ rocla+ 3 mars 14:46

            @Robert GIL


            Les entreprises ne créent pas d’ empois . 



            Non non non non  .

            Il n’ y a pas d’ employés dans les entreprises qui ne créent pas d’ emplois .

            Les entreprises ne créent pas d’ emplois . 

            Reprenez après moi :

            Les entreprises ne créent pas d’ emplois . 

            Un peu comme les automobiles ne consomment pas d’ énergie .

            On va finir par savoir pourquoi il reste encore trois communistes en France .

            Les autres sont barrés en rigolant ...


          • Robert GIL Robert GIL 3 mars 15:02

            @rocla+
            voila, ça fait plaisir que tu prenne conscience que les entreprises ne creeent pas l’emploi et que les patrons sont des voyous ... continu tu progresse !


          • Croa Croa 3 mars 15:41

            À Spartacus,
            Ton « jeune entrepreneur » n’est juste pas assez gros. Les « investisseurs » qui ont payé cher sa boite sauront revendre en temps utile sans être taxés car eux pratiquent l’optimisation fiscale, ce que le « jeune entrepreneur » ne savait pas faire. Ce faisant et sans le savoir il a payé pour eux... Quoi de plus normal ? Les pigeons sont une nécessité dans Leur monde ! 


          • rocla+ rocla+ 3 mars 16:45
            Qui crée des emplois en France ?

            Les entreprises les plus fortement créatrices d’emploi depuis 5 ans sont des entreprises souvent totalement ignorées du grand public alors que les sociétés connues, celles du CAC 40 par exemple, n’apparaissent pas dans le TOP 500 des créatrices d’emplois que vient d’élaborer l’institut Xerfi.

            Qui connait vraiment O2 Développement ? Ou A2Mimicile ? Deux spécialistes des services à domicile. Mais ce sont surtout les premières et huitièmes sociétés créatrices nettes d’emplois en France au cours des 5 dernières années : 6 100 emplois créés pour la première (300 de plus qu’EDF), 2 700 pour la seconde (à peu près autant que deux multinationales, Amazon et McDonald). C’est l’institut Xerfi qui vient de classer les 500 premiers créateurs d’emplois en France entre 2008 et 2013. Et il y a des surprises. D’abord, les grands, les gros, les sociétés du CAC 40 sont presque absents du classement : 8 d’entre elles seulement se glissent dans le palmarès. De même, parmi les 200 plus grandes entreprises implantées en France, seule une trentaine se hisse dans le haut du classement.

            il y a que les gogols pour croire que les entreprises ne créent pas d’ emplois 

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