LSI, LCEN, DADVSI, HADOPI et LOPPSI : la filiation coupable
L’épisode HADOPI couronne presque 7 ans de rendez-vous ratés entre les
politiques et Internet. Ne croyez pas que c’est une histoire de gauche
ou de droite. Le réflexe pavlovien d’opposition systématique de la
gauche la plus bête d’Europe n’est pas à confondre avec un engagement
profond pour les libertés numériques. Ne parlons pas de la clique
Sarkozienne qui ne voit en Internet qu’un danger pour ses juteux
arrangements entre amis et la peur incontrôlée de voir enfin les
français ouvrir les yeux sur les affres de la république bananière de
France.
En effet, nous avons déjà oublié que c’est Jospin qui lança la charge contre internet avec la LSI - Loi sur la Société de l’Information - en 2001 en voulant déjà conserver les identités personnelles plus que raisonnable et interdire la cryptographie - donc permettre une lecture de vos courriers personnels - sous prétexte que ""les événements récents ont démontré que l’utilisation d’Internet était au coeur des échanges d’informations entre les membres d’un réseau terroriste" - Lionel Jopsin - 2001 - .
Nous verrons donc bien si le Parti Socialiste au delà de sa charge constitutionnelle contre l’HADOPI inscrira dans son programme l’abrogation de toutes les lois ’liberticides’ et elles sont aussi nombreuses qu’inefficaces.
Il convient à l’heure où HADOPI va voir le jour de faire un petit tour d’horizon de la médiocrité politicienne de ces dernières années sur un sujet au combien stratégique pour l’avenir de notre pays.
Entre 2001 et 2009 pas moins de 5 projets de loi entendent criminaliser le quotidien des internautes lambdas que nous sommes : la LSI, la LCEN, la DADVSI, l’HADOPI et la LOPPSI.
Après la LSI "jospienne", la droite coutumière du raisonnement compulso-primitif a trouvé dans internet le prolongement naturel de ses tics sécuritaires avec la LCEN qui, elle, va introduire sur Internet une notion nouvelle qui est la responsabilité des intermédiaires techniques.
L’hébergeur avec la LCEN devient responsable de ce qui est publié sur ses machines par des internautes qu’il ne connait pas au même titre que le webmaster dudit site.
C’est un peu comme si votre syndic d’immeuble devenait responsable - pénalement - de ce que vous faites dans votre appartement à titre privée.
"la bêtise de cette notion" a pourtant échappé à tout notre beau monde politique.
Pour avoir eu la chance d’être auditionné au Sénat à l’époque avec 2 amis de la ligue ODEBI je vous assure avoir tout compris quand la discussion avec notre "auditionneur" a tourné autour de l’explication de la notion d’adresse IP que notre interlocuteur n’avait pas comprise....et ressortira d’ailleurs de l’entretien sans avoir compris.
Le rapporteur de la loi de l’époque - que je ne citerai pas - à l’âge bien avancé n’avait en effet jamais utilisé d’ordinateurs de sa vie et ne connaissait d’internet que par la description farfelue que les cabinets de lobbying "majorisés" lui avait faite.
Internet c’était pour lui un repère de pédophiles terroristes nazis (tout ensemble) et ceux qui y travaillaient pas encore des gus dans un garage mais presque...c’est vrai que quelques années plus tard nous aurons bien une ministre qui verra un pare-feu dans open office.
Pendant la période 2001 - 2004, le haut débit se généralise grâce à la fin du monopole de France Telecom qui a toujours eu ’tout faux’ en matière de nouvelles technologies jusqu’à laisser échapper dans les années 80 l’internet "le vrai" pour défendre son minitel.
Des acteurs comme FREE rompent le bal des monopoles en favorisant une augmentation des débits et une baisse généralisée des prix dans le même temps. La conséquence directe de cette démocratisation du haut débit est l’explosion du web citoyen et l’explosion du p2p.
Rappelons simplement que le P2P (la communication de Pair à Pair) est "la base de l’internet"....le latin du réseau.
Vouloir lutter contre c’est vouloir interdire les moteurs sur les avions sous prétexte qu’ils font du bruit sans se poser la question de savoir comment ils volent...
Là encore la criminalisation du P2P qu’introduit la DADVSI en 2006 est symptomatique d’une politique décalée, parfaitement imbécile et "hors du temps".
Le prétexte des droits d’auteur n’est qu’un alibi visant à s’attirer certains financements et remettre au goût du jour des artistes vieillissants "et populaires" pour imposer un nouvel ordre numérique qui est celui du contrôle et de la régulation "par le haut".
Les cervelles de moineau du top50 feraient bien de se contenter de chanter leurs niaiseries car ils servent une cause qui les dépassent et dont ils n’ont pas compris le début du commencement.....
Le but "apparent" de la défense de leur bout de gras n’est là que pour mettre fin à une liberté qui apparait comme dangereuse : la capacité pour un individu lambda de pouvoir s’adresser à des millions de gens sans aucune censure traditionnelle.
Même la censure ’médiatique’ agit différemment et est beaucoup moins efficace.
Le citoyen mécontent ou découvrant les affres de tel ou tel peut "le crier" à la terre entière sans demander l’autorisation à personne.
Malheur....il faut donc qu’il crie dans le désert ou mieux qu’il arrête de crier.
Tout nos politiques sur internet à partir de 2006 sont clairement des politiques visant à interdire une expression libre sans censure par des autorités contrôlées.
en 2004, La LCEN introduit la pression à l’auto-censure en intimidant les intermédiaires techniques (hébergeurs, fournisseurs d’accès à internet).
La DADVSI de 2006 complète le dispositif en interdisant une partie des moyens techniques qu’internet propose.
Cette criminalisation du P2p en 2006 ne vise donc pas l’échange de fichiers mais la capacité de communiquer entre deux ordinateurs sans aucun relai centralisé donc contrôlable.
Nous sommes en face d’une guerre idéologique.
Tout le monde en a rien à foutre des artistes. Il ne faut pas rêver. Vous imaginez un Nicolas Sarkozy qui vient juste de découvrir qu’on pouvait lire défendre une idée de la culture ? lui qui en est si loin...avec son niveau culturel proche d’un ado américain.
Ce n’est pas l’enjeu et cela ne le sera jamais.
La généralisation du P2P introduit la capacité de diffusion d’éléments directement entre plusieurs individus sans que la suppression d’un des relais ne permette l’arrêt de la transmission.
C’est une machine de guerre démocratique au delà du simple échange de fichiers.
On s’apercevra d’ailleurs bien plus tard grâce aux études d’HARVARD et d’autres universités que ces échanges sont globalement bénéfiques aux artistes contrairement à la propagande officielle qui, elle, ne s’appuie sur aucune étude universitaire mais sur les éructations de quelques analphabètes à la la tête des maisons de disque qui ne sont pas réputés pour leur capacité d’analyse ni la profondeur de leurs réflexions philosophiques.
2008 puis 2009 avec les HADOPI et LOPPSI marqueront les derniers volets du programme liberticide engagé par nos gouvernants contre Internet.
HADOPI devait introduire une privatisation complète de la police du web sans passer par la case justice - c’est raté - et cette fois ci la coupure directe de l’accès à Internet à des millions de gens en France.
HADOPI introduit aussi l’obligation de poser un mouchard sur son ordinateur pour prouver son innocence avec une belle inversion de la charge de la preuve.
C’est généralement le comportement des dictatures qui perçoivent leurs citoyens comme des criminels avant tout et en leur demandant de prouver leur bonne conscience idéologique.
La LOPPSI allait plus loin puisqu’elle rendait légale l’activation de ce mouchard à distance par la police sans aucun contrôle judiciaire.
Vous avez donc compris le processus entamé il y a 7 ans maintenant (au moment où la Ligue ODEBI naissait - belle coïncidence ) :
La LSI jette le discrédit sur Internet suite au 11 septembre 2001 qui est "le déclencheur" et en pose les bases rhétoriques (mise en place de l’obligation de conserver les logs, interdiction de la cryptologie, internet = terroristes).
La LCEN permet le contrôle des intermédiaires techniques (hébergeurs, fournisseurs d’accès) et les pousse à s’auto-censurer.
la DADVSI interdit "le danger P2P" et le rend responsable de la médiocrité du management des maisons de disque composé d’illustres imbéciles (ça tombe bien). le P2P permet en effet de contourner les 2 dernières lois (on devient tous des intermédiaires techniques, les FAI ne peuvent plus rien contrôler...).
HADOPI privatise la justice pour s’éviter de se conformer à notre droit qui protège le citoyen lambda contre des abus caractérisés contre ses libertés fondamentales et introduit la mise en place d’un contrôle directement sur les ordinateurs personnels (le fameux mouchard).
la LOPPSI légalise l’activation à distance du mouchard sur les ordinateurs particuliers.
Les 5 lois ne font qu’un seul et même programme démarré après le 11 septembre 2001 qui vise à enfermer le citoyen dans une matrice qui se rapproche de plus en plus du fonctionnement d’une dictature qui ne veut pas dire son nom.
Malgré tout, ce plan a globalement échoué.
En effet 7 ans après une génération entière - celle de l’avenir - est convaincue qu’Internet est avant tout un espace de libertés qu’il faut conserver à tout prix et quels que soit les effets indésirables de cette liberté.
Aucune des lois pré-citées n’a trouvé son efficacité...au contraire aucun tribunal ne s’est encore basé dessus pour rendre un quelconque jugement.
Les LSI, LCEN, DADVSI, HADOPI et bientôt LOPPSI sont les exemples parfaits de ce qu’il ne faut pas faire en politique autant sur le fond que sur la forme.
Ils ont sacrifié le droit d’auteur sur l’autel de leur cupidité et s’apprêtent à tout perdre maintenant.
L’opinion publique ne veut plus de contrôle sur Internet et une génération entière la rejette complétement.
............Nous sommes de moins en moins manipulables et la prochaine génération politique balaiera tout ces textes inutiles sans aucun remords en jetant avec l’eau du bain une certaine conception du droit d’auteur.
Messieurs, vous êtes navrants et nuls...nous avons gagné.
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Nos puissants commencent à peine de se rendre compte qu’Internet est en train de réduire drastiquement leur pertinence. Dans un monde où tout se sait, leur techniques vieillotes ne font plus le poids face au Savoir de la masse. Bientôt l’economie n’aura plus d’emprise sur l’immatériel, qui sera régi par ses valeurs propres. Le monde sera alors un endroit bien plus sain.
Par alphapolaris(xxx.xxx.xxx.28)22 septembre 2009 12:47
Très bon article, mais je suis nettement plus pessimiste sur la conclusion « nous avons gagné ». La bataille est loin d’être fini, et tout porte à croire que l’empilement de lois de plus en plus répressives n’est pas fini. La stratégie est celle des petits pas. Après l’Hadopi on les majors se plaindront de ne pouvoir surveiller ce que vous faites à causes des connexions cryptées, et le servile gouvernement d’alors utilisera le bon vieux pédo-terrorisme comme bouc émissaire pour les limiter. L’interdiction des VPN et le filtrage par port ne viendra seulement après.
Il n’y a qu’à voir la propagande anti-internet du gouvernement qui diffuse aux heures de grande écoute des publicité où une mère de famille accueille via internet des nazis, des skins et des pédophiles, le tout en 30 secondes pour s’en convaincre. Les déclarations totalement fausses de Brice Hortefeux qui accuse internet d’être responsable de son récent dérapage raciste, ou celle de Nicolas Sarkozy qui a déclaré que le « problème d’internet est considérable » sont révélatrices que dans l’esprit des politiques, internet est l’ennemi numéro à abattre.
Quant au PS, son opposition à l’Hadopi est de façade et n’a pas d’autres buts que de sordides calculs de voix. En réalité, ils sont bien trop content que l’UMP fasse le sale boulot, et espèrent bien tirer les marrons du feu quand ils seront au pouvoir. Je rappelle que les sénateurs PS ont votés pour Hadopi, et que le PS dans son ensemble, à part quelques mousquetaires bien connu (Bloche, Paul, Mathus...) a été très très long à donner son avis sur la question. Leur calcul ont montrés finalement qu’il était plus rentable pour eux de s’opposer... au moins à court terme.
Sur cette même question, Bayrou d’habitude si prompt à fustiger la disparition de la république et du débat démocratique fait preuve d’un silence assourdissant sur l’Hadopi. Il n’est jamais venu à l’assemblée lors des débats.
Il n’y a aucune raison que les politiques du futur retirent ces lois. Au contraire, ils s’en serviront : pourquoi scier la branche sur laquelle on est assis ? Les citoyens n’ont pas les pouvoirs de la scientologie ou des majors pour faire voter les loi allant dans leur sens.
Une fois cela dit, la conclusion s’impose d’elle-même : nous ne sommes plus en démocratie.
C’est aseez etonnant, parceque google vient de se faire taper sur les
doigts pour monopole littéraire, et maintenant les Idées d’Eric Schmidt sont repris par la Maison Blanche. On dirait qu’Obama n’a pas envie de se facher avec Google.
Lorsqu’on voit que toutes les lois au sujet d’internet sont basé sur la volonté des industriels de la musique (quand on fait pas carrement appel a eux pour pondre le rapposrt qui va bien), on comprends que le politique moyen ne fait que répondre aux sirènes de ses lobbyistes. Et donc, nous sommes effectivement gouvernés depuis trop longtemps par une bande d’incapables probablement corrompus.
Par alphapolaris(xxx.xxx.xxx.28)22 septembre 2009 12:47
Très bon article, mais je suis nettement plus pessimiste sur la conclusion « nous avons gagné ». La bataille est loin d’être fini, et tout porte à croire que l’empilement de lois de plus en plus répressives n’est pas fini. La stratégie est celle des petits pas. Après l’Hadopi on les majors se plaindront de ne pouvoir surveiller ce que vous faites à causes des connexions cryptées, et le servile gouvernement d’alors utilisera le bon vieux pédo-terrorisme comme bouc émissaire pour les limiter. L’interdiction des VPN et le filtrage par port ne viendra seulement après.
Il n’y a qu’à voir la propagande anti-internet du gouvernement qui diffuse aux heures de grande écoute des publicité où une mère de famille accueille via internet des nazis, des skins et des pédophiles, le tout en 30 secondes pour s’en convaincre. Les déclarations totalement fausses de Brice Hortefeux qui accuse internet d’être responsable de son récent dérapage raciste, ou celle de Nicolas Sarkozy qui a déclaré que le « problème d’internet est considérable » sont révélatrices que dans l’esprit des politiques, internet est l’ennemi numéro à abattre.
Quant au PS, son opposition à l’Hadopi est de façade et n’a pas d’autres buts que de sordides calculs de voix. En réalité, ils sont bien trop content que l’UMP fasse le sale boulot, et espèrent bien tirer les marrons du feu quand ils seront au pouvoir. Je rappelle que les sénateurs PS ont votés pour Hadopi, et que le PS dans son ensemble, à part quelques mousquetaires bien connu (Bloche, Paul, Mathus...) a été très très long à donner son avis sur la question. Leur calcul ont montrés finalement qu’il était plus rentable pour eux de s’opposer... au moins à court terme.
Sur cette même question, Bayrou d’habitude si prompt à fustiger la disparition de la république et du débat démocratique fait preuve d’un silence assourdissant sur l’Hadopi. Il n’est jamais venu à l’assemblée lors des débats.
Il n’y a aucune raison que les politiques du futur retirent ces lois. Au contraire, ils s’en serviront : pourquoi scier la branche sur laquelle on est assis ? Les citoyens n’ont pas les pouvoirs de la scientologie ou des majors pour faire voter les loi allant dans leur sens.
Une fois cela dit, la conclusion s’impose d’elle-même : nous ne sommes plus en démocratie.
Effectivement, c’est bien la conclusion qui s’impose.
Il ne fait pas confondre vote populaire et démocratie : quand les représentants des citoyens ne sont plus représentatifs, parce que les citoyens ne votent pas en fonction de ce qu’ils pensent mais en fonctions de leurs émotions, alors il y a un problème...
Une solution : il faudrait revenir à la recette initiale de la démocratie en grèce : les représentants du peuple sont tirés au sort. Cela est déjà utilisé pour les jurés d’assise par exemple. cf la clérocratie.
Par c.d.g.(xxx.xxx.xxx.106)22 septembre 2009 13:57
excellent article, bien qu un peu dur pour notre president. Il a peut etre le niveau culturel d un ado americain mais meme ce niveau est suffisant pour comprendre l enjeu dans ce cas precis
On a deja eut un president cultive (Mitterrand) et ca n a pas ete une reussite (pour rester sur le plan des libertes, cf irlandais de vincennes)
Par pyralene(xxx.xxx.xxx.200)22 septembre 2009 16:29
Là encore la criminalisation du P2P qu’introduit la DADVSI en 2006 est
symptomatique d’une politique décalée, parfaitement imbécile et "hors
du temps".
Le prétexte des droits d’auteur n’est qu’un alibi visant à
s’attirer certains financements et remettre au goût du jour des
artistes vieillissants "et populaires" pour imposer un nouvel ordre
numérique qui est celui du contrôle et de la régulation "par le haut".
Hadopi n’est que le prétexe à la mise en place de "big-brother".......enquète criante de vérité !! excellent papier !
Un petit espoir de ne pas voir appliquée la loi sur la "sécurisation de la ligne" : Piratage du réseau Wi-Fi : « La Bbox est vraiment un ovni ». Entre autres explications, on peut lire ceci dans l’article que j’ai cité : "La Bbox est vraiment un ovni, Bouygues Telecom s’est fait refourguer par Thomson un parc de dizaines de milliers d’appareils dont les clés par défaut ont été générées avec un algorithme qui a été cracké il y a déja un an (voir ce sujet). C’est tout simplement incroyable."
Etant donné que la Bbox n’est pas la seule "box" à avoir un algo de
chiffrement bidon et donc une clé wep par défaut crackable en 5
minutes, je crains que la directive ne soit que peu appliquée si des milliers de gens se voient pirater leur routeur...
Pour aller un peu plus loin, je dois dire que les parlementaires, ministres, etc ne comprennent pas grand chose sur à peu près tout...
Par Yvance77(xxx.xxx.xxx.86)22 septembre 2009 16:41
Salut,
Trés bon papier.
Il y a quelques vérités cinglantes. Sarkozy déteste le net et veut le mettre sous coupe réglée. C’est le caillou dans une godasse à son sens.
Le résultat d’un truc contre Hortefeux, c’est ce qu’il veut voir disparaitre ni plus ni moins. Le net doit être une annexe de TF1.
Le fait est que peu de politiques comprenne "internet". Ils ne font pas la différence entre le modem de Bayrou et un modem 56K ... donc c’est pas par là que viendra le salut. Ils confondent téléchargement et téléportation ... c’est tout dire !.
Dans une dictature soft, telle que nous la vivons, la prise de parole via les blogs, les médias citoyens et autres est tout bonnement inconcevable pour les consciences démo-nia-cratiques de nos édiles.
Le net est l’arme du pauvre aussi ne rendons pas celle-ci sans combattre.
Par Paul Cosquer(xxx.xxx.xxx.178)22 septembre 2009 17:04
Bonjour Pendragon (ou son pygmalion) ! Mais je suis quelqu’un ! Et nous sommes tous quelqu’un. Enfin, il y en a qui sont quelqu’une. Mais appelez-moi Voris.
Duvivier, il y a quelques années dans une lettre-article vous avez explicitement proféré votre haine de la France. C’est pire que l’extrême gauche c’est de la xenophobie, vous haïssez la France et tous ses systèmes. Vous n’êtes pas crédible du tout.
Par Paul Cosquer(xxx.xxx.xxx.68)22 septembre 2009 17:53
Chez vous tout se réduit à "quelqu’un" et à "personne". Très sarkoziste comme pensée. Je n’ai pas de voix et je n’ai pas de Rolex non plus. Nous n’avons pas la même perception des autres. moi, je ne pense jamais d’une personne qu’elle est quelconque ou sans qualité. Vous, vous jugez les gens à leur réussite.
Je le redis, chaque personne est "quelqu’un" à mes yeux et aucune n’est "personne". Si l’humanisme voyageait mieux dans notre pays (déjà pour commencer), les gens se porteraient bien mieux et les suicides ne seraient pas si nombreux.
Par Bulgroz(xxx.xxx.xxx.33)22 septembre 2009 17:28
Peu de
temps après l’apparition des premiers moteurs à explosion montés
sur 4 roues indépendantes en caoutchouc, les divers législateurs de
la planète ont éprouvé le besoin d’introduire le Code de la Route.
Cela
s’appelle un processus de civilisation.
Ce code,
abject, rétrograde et inquisiteur a porté un coup très dur à
cette liberté fondamentale de musarder sur les routes de campagne en
écrasant son prochain.
Non
content d’encadrer la manière de conduire, le législateur s’est, en
plus, mis dans la tête de punir les comportements déviants par un
système de points, des machines sophistiquées et onéreuses tels
que des radars ou des caméras aux feux rouges.
Pierre
Jean Duvivier, vous avez raison, Messieurs des pouvoirs politiques et
leur bras armés, les législateurs soi disant démocratiquement élus
: »vous êtes navrants et nuls...nous avons gagné ».
Par mrdawson(xxx.xxx.xxx.228)23 septembre 2009 10:46
Les comparaisons absurdes ne constituent pas vraiment un argument. Si vous tenez à ce point à comparer le code de la route avec hadopi, considérez alors une nouvelle disposition du code indiquant que si votre voiture se fait flasher (peut importe le conducteur) en excès de vitesse (que vous n’avez pas le droit de contester ou de controler) vous serez dans l’obligation d’installer un gps transmettant votre position et votre vitesse à tout moment à une entité privée... Mais ça n’a strictement aucun sens puisque d’un coté on parle de voitures et de l’autre d’internet. Donc cessons donc ces comparaisons inutiles et discutons plutot de l’intérêt de créer des lois allant vers la limitation d’un média en pleine explosion et qui aura clairement de plus en plus de poids dans nos vie à l’avenir.
Par PierreLe+(xxx.xxx.xxx.148)22 septembre 2009 17:38
S’il y a quelque chose de révolutionnaire, ce n’est pas Duvivier qui fait un constat amer mais objectif de la situation, mais bien internet qui amène la connaissance à la porté de tous. L’arbre de la connaissance qui est planté au centre du jardin d’Eden, et qui a valu notre exclusion. Est-ce que Dieu a qualifié Adam et Eve d’extrêmes gauchistes, la Bible ne le dit pas comme ça, mais en tout cas il n’a pas été content Il faut être lucide et avoir un peu de discernement. Après les années Mini-tel qui ont fait prendre un retard considérable aux français et donc à notre pays, en mettant des freins au libéralisme culturel notre gouvernement et notre président en premier ne fait qu’aggraver la situation. Il est temps de jeter les anciennes pratiques qui sont celles des majors et en rechercher de nouvelles, comme le font les américains avec par exemple google ou facebook, pour lesquels aucun investisseurs français n’auraient donné le moindre sous. Mais la lucidité et le discernement permettent de comprendre les véritables enjeux de cette censure : le contrôle des informations et donc des opinions. A l’heure où nous sommes inviter à devenir des délateurs il est évident qu’un bon outil permettant de vérifier à distance tout ce que contient les ordinateurs de chacun, voire même d’écouter et de voir (webcam) l’intérieur de chaque foyer est un atout précieux pour tout bon candidat à la dictature. S’il y a extrémisme il appartient à ceux qui poussent dans cette direction, pas à ceux qui dénoncent cette dérive visible. PS : à propos de connaissance désolé si j’ai laissé quelques fautes, pas le temps de relire...
Nos puissants commencent à peine de se rendre compte qu’Internet est en train de réduire drastiquement leur pertinence. Dans un monde où tout se sait, leur techniques vieillotes ne font plus le poids face au Savoir de la masse. Bientôt l’economie n’aura plus d’emprise sur l’immatériel, qui sera régi par ses valeurs propres. Le monde sera alors un endroit bien plus sain.
Par PierreLe+(xxx.xxx.xxx.148)22 septembre 2009 18:33
Tiens je parlais du retard que l’on prend en France avec la conduite inconsidérée de nos dirigeants et je tombe sur cet article : http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
C’est aseez etonnant, parceque google vient de se faire taper sur les
doigts pour monopole littéraire, et maintenant les Idées d’Eric Schmidt sont repris par la Maison Blanche. On dirait qu’Obama n’a pas envie de se facher avec Google.
Je voudrai ajouter une chose à
votre billet. Internet effraie non seulement pour les raisons que vous avez
évoquées, mais aussi parce qu’il constitue un moyen d’échanges non marchands.
Cette idéologie est extrêmement dangereuse pour notre économie qui a besoin au
contraire d’un accroissement continuel d’échanges marchands (nouveaux
produits et services, privatisation, crédit…) ; a défaut, les fondations s’écroulent
parce qu’il y aura trop de capitaux et moins de consommation. Le P2P habitue
aux échanges non marchands, et c’est la raison pour laquelle il est vilipendé, au-delà
des problèmes de droits d’auteur. Les gens qui s’habituent à s’échanger des
musiques qu’ils n’ont pas payées vont remettre en question toute l’économie
capitaliste. C’est cela que les politiques et les industriels ne veulent pas. Non
seulement le P2P est attaqué, mais les tentatives pour interdire les échanges
physiques de biens culturels (comme aux US où on a discuté d’une loi pour
interdire les magasins d’échange de CD) se sont multipliées, ainsi que les
réformes sur le brevet. Il faut de la propriété à toute chose. Ces gens dont
vous parlez sont effectivement bêtes mais ce ne sont pas des imbéciles.
Imaginez la transposition de la licence globale aux autres secteurs de l’économie :
pour une somme forfaitaire, tout le monde, quelle que soit sa fortune, peut
avoir accès de la même façon au même contenu. C’est à peu près la définition du
communisme. C’est cela que ne veulent pas les gens dont vous parlez. La musique
est effectivement secondaire.
Quand on voit le nombre d’années
qu’a pris la sanctification de la propriété privée, comme l’édification d’un
modèle unique d’échanges humains, on comprend que les politiques aussi bien que
les principaux industriels, souhaitent étendre le contrôle du réseau.
Enfin, à l’inverse de vous, je ne
suis pas optimiste. Le pouvoir légal est du côté de la vieille classe politique
quand le pouvoir économique appartient aux grands de ce monde qui se satisfont
du statu quo. Les activistes comme vous sont largement minoritaires. Et l’Homme
est corruptible.
Par Céline Ertalif(xxx.xxx.xxx.62)22 septembre 2009 19:55
Je suis d’accord avec le premier paragraphe de Tristan Valmour, au moins sur l’interrogation qu’il pose. Et je suis convaincue depuis un moment que le droit d’auteur finira "dans l’eau du bain", comme dit l’auteur dans son avant-dernier paragraphe. Ce n’est pas une question de morale ou d’ethique, un droit que les autorités publiques ne sont pas capables de faire respecter n’existe pas. Point barre. Il faut penser l’après.
Par PierreLe+(xxx.xxx.xxx.148)22 septembre 2009 21:40
C’est bien ce que pensaient naïvement les journalistes avant de se rendre compte que c’est leur liberté et leur gagne-pain qui venait de prendre un sérieux coup avec cette loi. Je ne vous en dit pas plus, je suis sûr que grâce à internet vous allez trouvez de quoi je parle. Il est quand même intéressant de voir comment on se raccroche naturellement et fermement aux anciens fonctionnements, économiques y compris. Hadopi ne garantie aucune liberté puisqu’elle en enlève, vous finirez bien par le comprendre mais sûrement un peu tard, et comme le disait Benjamin Franklin : "People willing to trade their freedom for temporary security deserve neither and will lose both." PS : allez je vous aide un peu, car comme vous n’avez pas compris les dessous de cette loi, vous risquez aussi de ne pas trouvez les bonnes sources d’informations : http://tempsreel.nouvelobs.com/actu...
S’organiser sans avoir besoin d’une organisation pour le faire, et donc en particulier d"un groupe d’individus que l’on appelle gouvernement. On ne parle pas d’auto-gestion. C’est la manière même de gérer qui est remise en cause. Le problème restant à résoudre est de rendre possible la mise en place de ce modèle même d’organisation par ceux qui ont à s’organiser sans passersous le contrôle d’un "opérateur’ tel que Google ou Facebook pour ne citer que ceux-la. A cote de ça, nos politiques ont des modes de pensée du 19ème siècle,
convaincu que les problèmes n’ont pas de solution alors que pour exister les solutions exigent de se passer d’eux.
Je suis désolé de polluer en monopolisant le palmarès, mais les
nazislamistes se sont jurés d’avoir ma peau sur ce forum, il me
plussent donc dans la nuit pour me compromettre Sans compter les
insultes proférés à mon égard En effet, j’ai dénoncé leur frauduleux
traficotage des votes, c’est ce que me vaut aujourd’hui une telle
popularité artificielle. Vont-ils arriver à me faire virer ? Pour ceux qui ne connaissent pas l’histoire, c’est ici.
De virer les gens qui arrivent à opposer des arguments à leurs
inepties, voilà leur but final. De faire d’Agoravox un troll
nazislamiste où régnera Allah Julles et sa clique d’autoplusseurs
complaisants. Un porte-voix de l’islam radical, voila ce qu’Agoravox
risque de devenir si nous nous y employons pas tous pour l’empêcher. Ou
peut-être vous vous en fichez complètement, auquel cas ils ont déjà
gagné.
Par L’enfoiré(xxx.xxx.xxx.234)23 septembre 2009 19:40
Deneb, Je vous ai plusser et je ne suis absolument pas dans le groupe des nazislamistes. Les commentaires, c’est comme les articles, je ne les plusse qu’en les lisant et sans aller voir qui les écrit. C’est le fond qui compte et pas la forme ou le modèle beau ou vilain qui le présente.
Par non666(xxx.xxx.xxx.113)23 septembre 2009 20:33
T’inquiete pas l’enfoiré. Ce commentaire, il l’a déjà posté sur plein de sujet, c’est un copier collé. Il avait pris un profil plus fin et plus intelligent que Lerma, thierry jacob et consort mais c’est "nazislamique" a repetition l’ont demasqué. Du coup, comme tous les autres, juste avant de quitter le forum maintenant qu’il est identifié, il pleurniche, accuse l’axe du mal d’en vouloir a l’axe du bien....
Par Le Promeneur(xxx.xxx.xxx.243)23 septembre 2009 10:26
Ce débat de nature hautement idéologique peut se résumer à une seule question à laquelle les deux réponses possibles comportent chacunes des inconvénients :
Par Paul Cosquer(xxx.xxx.xxx.178)23 septembre 2009 10:54
Et comme on ne peut pas publier les textes sur jamendo.fr, je l’ai mis sur mon blog politique. Pratique pour bien saisir certaines idées jeux de mots qui oralement peuvent passer à côté (et ce serait vraiment dommage).
Extrait :
HADOPIssance 4, le nouveau jeu de Nicolas Ado puissance 4 Mercredi 23 septembre 2009
(slam écoutable sur mon dernier album de Voris Bian surjamendo.fr)
Le président Gadget et ses talonnettes hadopivotantes a rameuté au Fouquet’s ses meilleurs potes hadopilliers de bars, ses hadopi VIP et ses hadopistards de clubs et de yachts. Il fit de même moult fois pour ripailler à ses garden party avec tous ses hadopicassiettes.
Par Cap2006(xxx.xxx.xxx.123)23 septembre 2009 10:56
Bonjour, L’article gagnerait en efficacité expurgé des certains jugements de valeur... Cela nuit à la démonstration... à laquelle je souscrits... Toutes les lois liberticides, prises dans la foulée du 11/9... me donne plutôt à penser que nous avons PERDU... face à l’obscurantisme.... PS : Si le PS n’existe plus aujourd’hui, il le doit en partie à l’alignement du tout sécuritaire... En tout cas, depuis ce temps là... Cordialement
Par L’enfoiré(xxx.xxx.xxx.234)23 septembre 2009 19:11
@L’auteur, Décidemment, vous en avez des sigles pour exprimer la même idée. Je ne m’y ferai jamais à ces diminutifs qui ne veulent plus rien dire. C’est d’ailleurs voulu quand on veut noyer le poisson. Nous nous avons uniquement (ou presque) le BHV (le Bruxelles- Halles- Vilvoorde) Et je ne suis pas sûr que tous les Belges savent de quoi il s’agit dans le fond. Mais merci, pour l’association. On ne sait pas quelles sont les différences, mais cela fait très savant dans une conversation.
Par non666(xxx.xxx.xxx.113)23 septembre 2009 20:36
Juste une precision pour cet excellent article. Quelques articles antérieur sur les echec précédent des Hadopi 1 , hadopi 2 et hadopi3 nous ont déjà montré qu’il y avait une piste a ne pas négliger : les conventions europeennes interdisent la censure a priori et les sanctions non judiciarisées.
Dès qu’il metront en oeuvre, il suffira d’aller à la cour europeenne des droits de l’homme pour ridiculiser cette loi et ses auteurs .....ou souligner l’inutilité de cette cour....
Ne comptez pas sur l’Europe pour défendre la liberté sur internet. (au passage tout ne peut pas être libre sur internet, liberté oui mais la vrai pas celle des financiers notamment)
Comme pour les OGM, la liberté sur internet est attaqué par les lobby influents. Le retournement de l’europe n’est pas qu’une hypothèse et comme avec les ogms, l’hésitation d’afficher ouvertement leur volonté d’imposer est rallenti par l’opinion publique.