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Madame la Présidente de la République Française


Alors que nous assistons depuis désormais quatre mois à un traitement médiatique plutôt défavorable à Mme Royal, je m’essaye ici à une toute autre analyse de la première femme à avoir une chance assez sérieuse d’accéder à la présidence de la République française. 

Cette publication est d’autant plus utile que nous avons parfois l’impression d’assister à la fin des enquêtes et reportages[1], à la fin des débats contradictoires, à la substitution de l’expertise des journalistes spécialisés et des études approfondies émanant de spécialistes divers par les sondages souvent manipulés[2].

L’esprit politisé de cet article risque de le décrédibiliser d’emblée. Cependant, l’argumentation ne tenant pas sur la seule idéologie partisane, il serait sans doute excessif d’effacer d’un revers de main la vision exposée.

Ségolène Royal est avant tout une femme à l’écoute de la population. Comment le nier ? C’est elle qui, en premier, a compris l’importance du fossé qui existait entre le politique et les citoyens, c’est-à-dire la crise de la démocratie représentative. C’est pourquoi elle a voulu développer la méthode participative dont son co-directeur de campagne Jean-Louis Bianco est d’ailleurs un fin connaisseur pour en être un des précurseurs en France[3].

Mme Royal a compris qu’un nouveau « contrat social » devait s’établir entre le politique et la société, contrat qui passe par l’institutionnalisation des pratiques de concertation, de la démocratie participative car le politique apparaît pour bon nombre d’entre nous comme un monde à part, perverti par les logiques de pouvoirs et intérêts personnels, qui se détourne des préoccupations et angoisses quotidiennes de tout un chacun.

Le besoin de contrôle du politique est aujourd’hui prégnant, les scènes de concertation offrent une solution afin de regagner confiance dans la politique, au sens noble du terme. Seule Mme Royal a décelé cette crise et ce besoin d’un nouveau « contrat social », à l’avant-garde de ses homologues politiques qui s’en moquaient.

En effet, ces adversaires disaient que Mme Royal n’avait aucune idée et que ces débats participatifs étaient là pour retarder l’échéance ou pour tenter de trouver des idées qui lui faisaient défaut. Mais depuis le 11 février et son discours de Villepinte, on lui reproche d’avoir trop d’idées, qui coûteraient trop cher. Nous verrons cela plus bas.

Mme Royal est une femme politique mais son sexe ne saurait être un argument tant pour ses détracteurs de droite que pour ses défenseurs.

Cependant, pourquoi dissimuler l’envie de tant de Français de voir accéder à la magistrature suprême une femme ? Comme Michelle Bachelet au Chili[4] ou Angela Merkel en Allemagne[5], Ségolène Royal permettrait l’entrée de la France dans la modernité au moins sociétale.

Car comment oublier à quel point la France est en retard quant à l’égalité homme - femme ? Le droit de vote des femmes n’a été acquis qu’en 1944[6], soit cinquante et un ans après les Néo-zélandaises et quatorze ans après les Turques ; les droits d’ouvrir un compte bancaire et de présenter un examen sans l’autorisation de son époux n’ont été obtenus qu’en 1938[7]. Aujourd’hui, à travail égal, une femme gagne en moyenne 20 % de moins qu’un homme[8]. Le milieu politique était quant à lui quasi-exclusivement masculin avant la loi sur la parité proposée par le gouvernement de Lionel Jospin en 2000[9]. Aujourd’hui encore, les femmes politiques d’envergure sont rares et l’UMP a préféré payer en 2002, 4,26 millions d’euros d’amendes plutôt que de respecter la parité dans le choix de ses candidats aux élections législatives (114 femmes pour 466 hommes, soit seulement 19%). D’ailleurs, proportionnellement, l’UDF de M. Bayrou ne faisait pas mieux, avec 667 076 euros d’amendes pour 226 parlementaires et 19,9% de femmes seulement, quand le PS atteignait les 36%. Au mieux, l’UMP investira en 2007 180 femmes sur les 570 circonscriptions, soit moins de 30%[10].

Pour ces rares femmes désignées candidates par le parti présidé par Nicolas Sarkozy, elles auront droit aux circonscriptions les plus délicates[11] (notamment celles où il n’y a pas de candidat sortant) pour laisser aux « éléphants » UMP, pourtant déjà trop souvent aux responsabilités, les batailles les plus aisées.

Le Parti Socialiste n’étant pas tout à fait exempt de critique en la matière, Ségolène Royal dût en 1988  faire preuve de détermination pour s’imposer dans une circonscription historiquement ancrée à droite. Commentant son succès, Mme Royal aurait déclaré : « Pour un parachutage, l’atterrissage est réussi ». Elle y sera réélue à chaque échéance, en 1993, 1997 et 2002.

C’est avec la même ténacité qu’elle a pu prendre la région du Premier ministre Jean-Pierre Raffarin en 2004. D’ailleurs, ce dernier a lui-même avoué récemment les « qualités » et le « caractère » de sa successeur[12].

Le fait pour le candidat de l’UMP et ministre de l’Intérieur d’avoir désigné des femmes dans son équipe de campagne ne camoufle guère ses pratiques des plus conservatrices voire machistes. Rappelons pour exemple son interdiction violente formulée à l’encontre de Nadine Morano, sa porte-parole, d’accéder aux médias, parce que jugée « incontrôlable »[13]. 

Si le seul fait d’être une femme ne peut suffire ni même ne doit suffire à accéder au Palais de l’Elysée, il est important de considérer l’évolution que cela représente dans les mentalités françaises, mais aussi de constater le fossé entre l’évolution mondiale des mœurs et le conservatisme rétrograde du parti aux responsabilités depuis cinq années, l’UMP.

Mme Royal est bien plus qu’une femme. Il serait d’ailleurs absurde de la réduire à cette qualité et d’en conclure qu’elle en est victime. La victimisation n’est pas une stratégie gagnante et elle le sait. C’est une femme politique, autant combative que l’est un homme politique. En réalité, sans doute bien plus, tant le milieu est encore fermé au soi-disant « sexe faible ».

C’est aussi une personnalité ayant un sens aigu de l’Etat. Elle le sert, jamais ne s’en sert. Remettre à l’ordre du jour une police politique[14], soustraire un ennemi à un contrôle fiscal[15], rendre caduque toute limitation de crédits pour son service personnel[16], détourner l’argent public, se servir de ses fonctions pour censurer les médias[17] et inquiéter la nécessaire indépendance de la justice[18] ne font pas partie de son programme, mais semble-t-il de celui de Nicolas Sarkozy.

Ses actions lorsqu’elle était ministre de l’Environnement (3 avril 1992 - 29 mars 1993), ministre délégué à l’Enseignement scolaire (4 juin 1997 - 27 mars 2000), ministre délégué à la famille et à l’enfance (27 mars 2000 - 27 mars 2001), ministre déléguée à la Famille, à l’Enfance et aux Personnes handicapées (28 mars 2001 - 5 mai 2002) ont été considérées comme des succès et régulièrement salués alors même que ses marges de manœuvre étaient particulièrement étroites (ses budgets étaient très restreints, ses prérogatives souvent déléguées).

C’est elle qui est ainsi à l’origine de la loi sur le traitement et le recyclage des déchets, de la loi-cadre contre le bruit, de la loi sur la reconquête sur le paysage, de la relance des zones d’éducations prioritaires (ZEP), de la création des fonds sociaux pour les élèves, de la création des heures de soutien scolaire, du renforcement de la défense des droits de l’enfant et de la lutte contre la violence à l’école, de la revalorisation du rôle des infirmières scolaires, de la distribution gratuite de la « pilule du lendemain » dans les lycées, du congé de paternité, de la réforme de la loi sur l’autorité parentale[19], du plan Handiscol pour permettre à tous les enfants et adolescents handicapés de suivre une scolarité normale ou adaptée, de l’instauration de la garde alternée de l’enfant dans le cadre d’une médiation familiale efficace.

Celle que ses adversaires jugent un peu vite comme étant « incompétente » a en réalité un excellent bilan. Et si les diplômes ne veulent « rien dire », notons tout de même qu’elle est diplômée de Sciences économiques, de Sciences-Po Paris et de l’ENA, alors que M. Sarkozy intégra Sciences Po Paris mais ne parvint pas à en sortir diplômé.

D’ailleurs, de son côté, son principal adversaire tente au contraire et par tous les moyens, de faire oublier son bilan proprement catastrophique. Lors du mensonge d’Etat sur la catastrophe de Tchernobyl, il était le conseiller en communication du gouvernement[20] (ce que les médias ont « oublié » de rappeler lors des commémorations pour les 20 ans de la catastrophe) ; après son passage au ministère de l’Economie, le pouvoir d’achat a stagné[21], la croissance a marqué le pas[22] et le déficit public a « explosé » (comme en 1993 lorsqu’il était ministre du budget[23])  ; enfin, les violences contre les personnes n’ont jamais cesser de s’accroître (+40,3% sur la période 2001-2006) alors qu’il était (est toujours) ministre de l’Intérieur.

M. Bayrou, lui qui se veut « au-dessus des clivages », oublie également de rappeler ses fonctions gouvernementales passées. « L’insurgé » du parti démocrate-chrétien qui s’attaque aux médias est-il crédible ? En 1995, ce n’est pas si vieux, M. Bayrou ne fustigeait ni TF1, ni « le mur de l’argent » mais menait campagne de concert avec le groupe Bouygues en faveur de M. Balladur et aussi d’un certain Nicolas Sarkozy appelé à devenir Premier ministre en cas de victoire. L’adversaire de l’époque s’appelait Jacques Chirac et son programme contre « la fracture sociale ». Ministre de l’Education, M. Bayrou avait tenté de réformer la loi Falloux au profit de l’école privée et défendait le « SMIC jeune ».

Refusant une France dirigée par une seule élite financière, industrielle et politique, Ségolène Royal propose une réforme profonde de l’Etat. Notamment de ses Institutions avec une réforme du Sénat qui le rendrait plus représentatif de la population française, dans le but de favoriser l’adoption de lois plus légitimes. Les pouvoirs du Parlement seraient renforcés face au pouvoir exécutif, la procédure guère démocratique découlant de l’article 49-3 de la Constitution serait supprimée. L’Assemblée nationale comme la « Haute Assemblée » ne seraient plus de simples « Chambres d’enregistrements ».

Pour prouver sa volonté d’ouverture et de ne pas enfermer le pouvoir dans les mains d’une seule idéologie, elle souhaite donner la présidence de la Commission des Finances à un membre de l’opposition[24]. Cela constitue plus qu’un signe fort, c’est une concession volontaire remarquable qui n’a pas été reprise par ses adversaires.

Pour rendre l’Etat plus efficace et plus accessible, Mme Royal ambitionne de le réformer : « un euro dépensé doit être un euro utile », la décentralisation serait relancée avec une péréquation garantie, les services publics seraient équitablement répartis sur le territoire et tout à fait accessible par Internet, les logiciels libres seraient généralisés dans l’administration, ce qui aurait pour conséquence des économies substantielles. 

Pour refuser une France où l’on opposerait chaque communauté à une autre, pour refuser la réhabilitation d’un discours dangereux des années 1930-1940 tant usé par Nicolas Sarkozy, Mme Royal parle d’une France qui doit «  s’accepte[r] telle qu’elle est devenue et qui [doit] consid[érer] que c’est une chance d’être désormais ainsi : riche d’histoires diverses, colorée, métissée. Mme Royal veut d’« une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière et dont les parents et les grands parents ont donné leur vie pour nos libertés. Mme Royal, avec raison, ne veut « plus entendre parler de deuxième, troisième ou quatrième génération pour certains enfants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les familles sont originaires d’Europe.  »[25]

C’est par cette même volonté de ne pas opposer les Français entre eux, que la candidate socialiste souhaite instaurer un système « gagnant-gagnant » entre les chefs d’entreprises et les employés et salariés.

Elle veut ainsi conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits importants et obtenir le remboursement en cas de délocalisation (on constate aujourd’hui que Nicolas Sarkozy reprend en partie cette idée[26], comme il a déjà repris de Mme Royal l’idée de relancer une police de proximité[27]... Est-il dénué de propositions personnelles ? Est-il honnête ?).

Mme Royal propose ensuite de moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le « contrat nouvelle embauche » (CNE) dont le bilan est mauvais[28], pour faire du CDI la règle.

Si elle est élue, il faudra développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes, notamment sur les questions d’organisation du travail, de conditions de travail, d’aménagement du temps de travail, de pénibilité, de temps partiel subi. Sur les 35 heures, Ségolène Royal propose l’ouverture de négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.

Ces propositions sont tirés de son Pacte présidentiel et ne sont qu’un simple aperçu. Il est donc aisé de « tordre le coup » aux critiques formulées sur l’absence de propositions concrètes de la part de la candidate socialiste. Concrètement, c’est finalement elle qui en a fait le plus grand nombre[29], et ce, sans tomber dans la déclaration de promesses démagogiques et non crédibles. Notons que M. Sarkozy n’a toujours pas proposé de programme clair et que M. Bayrou a révélé un projet sans ambition et reprenant nombre des propositions injustes et inefficaces de l’UMP (sur la fiscalité des entreprises, les impôts, le CNE, etc.).

Il était étonnant de constater à quel point les médias furent exigeants quant au fond de Mme Royal et silencieux quant à celui de M. Sarkozy ou de M. Bayrou. Ce dernier a commencé seulement à la fin du mois de février à parler de son programme bien morne, pourtant, on moquait un soi-disant « retard » du projet de Mme Royal. Celui du ministre de l’Intérieur n’existe pas vraiment, change chaque jour selon les personnes à qui ils s’adressent et n’est toujours pas disponible. Mais aucune remarque ou presque sur ce manque de rigueur, sur cette absence critique de propositions, si ce n’est la baisse des impôts qu’on ne pourrait d’ailleurs pas financer.

Concentrons nous maintenant sur le chiffrage. C’est en effet un domaine flagrant de traitement médiatique différent. En France, la droite (au sens large, idéologique) essaye d’imposer l’idée selon laquelle ses partis (l’UMP ou l’UDF) gèrent mieux l’argent public et l’économie que la gauche en particulier le parti socialiste. Pourtant, les faits nous prouvent l’inverse. Ces quinze dernières années, c’est bien la gauche, avec le gouvernement de Lionel Jospin de 1997 à 2002, qui a augmenté la richesse par habitant[30], créé une croissance supérieure à plus de 3%[31]
- soit plus que la moyenne européenne-, baissé la dette pour la première fois depuis des années[32], créé le plus grand nombre d’emplois depuis 1969 en une année (300 000 créations d’emplois dans le secteur marchand en 1998), relancé le commerce extérieur alors qu’il est aujourd’hui déficitaire de 30 milliards d’euros, c’est-à-dire l’équivalent d’un million d’emplois perdu.

Le lundi 19 février, Mme Royal est intervenu sur TF1, à l’émission « J’ai une question à vous poser », après le passage de Nicolas Sarkozy, Jean-Marie Le Pen, Olivier Besancenot, Marie-George Buffet et Philippe de Villiers, et avant François Bayrou qui est intervenu le 26. Bien que cette émission soit très contestable dans sa formulation, Ségolène Royal a enfin pu prouver directement sa capacité à répondre sur des sujets extrêmement variés avec une vision large et crédible de la société française et européenne. Les médias n’ont pas véritablement pu, cette fois-ci, déformer la force de son propos ni se concentrer sur des aspects mineurs, comme ils l’avaient pourtant fait suite à ces discours à la Halle Carpentier à Paris puis à Villepinte. 

La désinformation était rendue difficile puisque près de 9 millions de téléspectateurs ont pu regarder Ségolène Royal s’exprimer. Un pic de plus 10 millions a même été atteint. Un tel record d’audience pour une émission politique n’avait pas eu lieu depuis 15 ans.

Nicolas Sarkozy qui n’avait rassemblé « que » 8,2 millions de téléspectateurs fut salué pour sa performance par la grande majorité des médias. Ces derniers n’ayant rien eu à redire sur les très nombreuses « gaffes » du candidat UMP. On a ainsi pu entendre un « Monsieur Hitler » (quel honneur), le lapsus « Je veux mettre au service de l’injustice plus de moyens », le mensonge « Il n’y a eu aucune bavure depuis que je suis ministre de l’Intérieur », une grossière erreur « Le SMIC, c’est la moitié de Français » (en réalité, 17% de la population est au SMIC), une ineptie « Le problème en France, c’est que les gens héritent trop tard ». Et bien entendu, aucune indication sur le chiffrage de ses promesses faites à chacun de ses interlocuteurs ne lui avait été demandée.

Au lendemain de la prestation de Mme Royal, qui fut plus réussie, du moins si l’on en croit la presse étrangère qui est sans doute plus objective[33] (notons d’ailleurs que cette même presse étrangère demande la démission de M. Sarkozy de son ministère), on ne tarda pas à lui reprocher : « où sont les financements ? ». Question récurrente donc, que l’on oubli de poser à tout candidat de droite, en particulier à Nicolas Sarkozy qui pourtant dirige un parti politique endetté. L’UMP traîne en effet un passif de plus de 13 millions d’euros. Cela ne semble ni déranger les médias, ni le candidat puisque sa fonction de ministre lui permet de financer en partie sa campagne (nombreux déplacements en avion Falcon ou hélicoptère Super Puma payés par le contribuable)[34]. 

Malgré cette différence de traitement, Mme Royal accède aux demandes journalistiques et explique de façon tout à fait honnête le financement de son programme[35]. Tout l’inverse du parti majoritaire qui se « chamaille » sur le coût de leur projet qui oscille entre 30[36] et 118 milliards d’euros[37].

Alors pour se défendre, la droite déclare qu’avec 2% de croissance, les propositions de Mme Royal ne sont pas réalisables. C’est étonnant, parce qu’en disant cela, la droite admet que leur 2% de croissance, ce n’est pas brillant... Appréciez l’astuce, comme le remarque Nicole Avril dans Le Monde daté du 21 février, on s’appuie sur les mauvais chiffres présents pour démolir l’avenir.

Mme Ségolène Royal étonne, c’est vrai. Son projet surprend parce qu’il privilégie l’action dans la durée et les réformes en profondeur. Elle refuse le « tape-à-l’œil » de la droite, l’inefficacité de ses politiques à court terme et si souvent démagogiques et dénuées de cohérence.

Alors oui, Mme Royal doit gagner en 2007. Comme le souligne encore Nicole Avril, « têtue comme elle est, elle tiendra ses promesses », et nous pourrons enfin apprécier la photo d’un visage féminin dans nos lieux officiels, celui de Madame la Présidente de la République.



[1] « Le journalisme dans le décor », Télérama, 14 février 2007.

[2] « Sondages présidentiels : au service de l’UMP ? », Nicolas Cadène, Agoravox, 14 février 2007

[3] Voir la « Circulaire Bianco » du 15 décembre 1992 qui prévoit une procédure de concertation sur l’opportunité des grands projets d’infrastructures dès la conception des projets.

[4] De sensibilité socialiste, elle avait été soutenue par Ségolène Royal lors de la campagne électorale. Elle a été élue Présidente de la République chilienne le 11 mars 2006.

[5] Elue Chancelière de la République fédérale d’Allemagne le 22 novembre 2005 pour diriger une coalition entre les sociaux-démocrates et les chrétiens-démocrates.

[6] Accordé par le Gouvernement provisoire le 21 avril 1944, confirmé par l’ordonnance du 5 octobre, utilisé pour la première fois le 29 avril 1945 pour les élections municipales. En Algérie, les femmes devront attendre 1956.

[7] Loi de février 1938.

[8] Insee, données 2001. Toutes horaires confondus (prise en compte du temps partiel), l’écart est de 37%.

[9] Promulguée le 6 juin 2000.

[10] Statistiques de l’Observatoire sur la parité.

[12] « Attaquer la personne de Mme Royal, c’est probablement du machisme, c’est aussi souvent une erreur, parce que moi, je la connais bien. C’est quelqu’un qui a des qualités, qui a un caractère », France Inter/iTélé, mardi 6 février 2007.

[13] « La rupture n’est pas si tranquille chez Sarko », Le Canard Enchaîné, mercredi 14 février 2007.

[14] Affaire des renseignements généraux (RG) utilisés par Nicolas Sarkozy pour espionner des proches de Ségolène Royal et la situation patrimoniale de la candidate elle-même ainsi que de son compagnon, Le Canard Enchaîné, 24 janvier 2007.

[15] La maison d’édition (Fayard, Vent d’Ouest-Glénat) de la bande dessinée virulente envers Nicolas Sarkozy écrite et dessinée par Cohen, Malka et Riss « La face Karchée de Sarkozy » a subi dernièrement un contrôle fiscal. D’autres contrôles à l’encontre de personnes s’étant opposés à M. Sarkozy, sont soupçonnés d’avoir été diligentés par le candidat UMP, notamment lorsqu’il était ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie en 2004.

[16] Note adressée au sous-directeur de la logistique du ministère des Finances selon laquelle « toute demande de Cécilia Sarkozy devait être honorée et qu’il ne soit jamais fait référence aux problèmes de coût ou de disponibilité de crédits », révélée par Le Canard Enchaîné, le 5 mai 2004.

[17] Censure du livre de Valérie Domain « Entre le cœur et la raison » qui n’agréait pas à Nicolas Sarkozy, licenciement d’Alain Genestar de Paris Match suite à la publication de photos « compromettantes » de Cécilia Sarkozy, Le Monde, 17 novembre 2006. Voir aussi mon précédent article : « Une campagne médiatique aux ordres de Nicolas Sarkozy ? »

[18] Cf. les réflexions de Nicolas Sarkozy comme celle du printemps 2005 expliquant que « les magistrats qui ont commis une faute doivent payer », celle de septembre 2006 accusant les magistrats de « démission ». Cf. les mensonges de M. Sarkozy devant les médias quant aux faits à reprocher à certains suspects, avant même la fin des enquêtes préliminaires.

[19] Loi-cadre de 1992, Lois de juillet 1992, de janvier 1993, de juin 1998 et circulaire de 1997 notamment.

[20] Il est chargé de mission en 1987 pour la lutte contre les risques chimiques et radiologiques au sein du ministère de l’Intérieur.

[21] +1,1% en 2005 contre +2,2% en 2004 (« Portrait social », INSEE, novembre 2006).

[22] Elle est à son départ 6 fois moins élevée qu’à son arrivée.

[23] La dette avait explosé, passant de 45,3% à 54,6% en deux ans, tandis que les prélèvements obligatoires n’avaient cessé de progresser : 43,6% du PIB en 1995 contre 42,9% en 1993 (INSEE).

[24] Discours de Villepinte, 14 février 2007.

[25] Discours de Villepinte, 14 février 2007.

[28] Etude du ministère de l’emploi et de l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale, révélée par Les Echos, 14 juin 2006 ; et Rapport de la Dares du 20 février 2007.

[29] La comparaison des programmes des principaux candidats permet de constater objectivement le travail plus important mené par le parti socialiste et sa candidate : le Pacte présidentiel. L’UMP n’a toujours pas rendu disponible le programme de son candidat. Le seul document disponible est le programme de législature, le pendant du projet socialiste. Du côté de l’UDF, seules certaines propositions sont disponibles. Le programme-livre du candidat de centre-droit annoncé pour fin février n’est toujours pas disponible.

[30] Le PIB par habitant en standard de pouvoir d’achat a augmenté de 1,9 point sous le gouvernement Jospin, et a baissé de 6,1 point sous l’actuelle législature.

[31] Plus de 3% de croissance en moyenne entre 1997 et 2002 (Insee), aujourd’hui, la croissance est à peine à 2%, c’est une des plus faibles de la Zone Euro.

[32] De 59,3% en 1997 à 56,8% fin 2001. Aujourd’hui, elle culmine à plus de 65%.

[33] Pour exemples, quelques articles émanant de journaux de sensibilité de droite et de gauche : « Royal vence la batalla televisiva », El Pais, 20 février 2007 ; « Ségolène Royal en mère de la nation », The Independent, 20 février 2007 ; « Sarkozy must go », Financial Times.

[34] Le Canard Enchaîné, 20 décembre 2006.

[35] Présenté à la presse le 21 février 2007. Le coût net est évalué à 35 milliards d’euros (50 milliards bruts de dépenses).

[36] Communiqué de l’UMP paru dans Les Echos, 14 février 2007.

[37] Addition des 68 milliards d’euros que coûterait la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires selon Nicolas Sarkozy lui-même (La Tribune, 22 janvier 2007) et des 50 milliards d’euros que coûterait les propositions de l’UMP, chiffrés par le groupe indépendant Débat2007. Selon l’évaluation du PS, le coût monte à 124 milliards d’euros.

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Les réactions les plus appréciées

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    Par mj357 (xxx.xxx.xxx.99) 2 mars 2007 14:09

    Je suis très déçu qu’AGORAVOX publie ce genre de plébicite pas très objectif car très partisan.

    Royal reprend ni moins dans son programme qu’un ensemble de propositions qui mène à creuser le déficit de l’ETAT. Puisque l’article ne va que dans un sens je vais aller dans l’autre celui de la critique d’idées largement dépassés et que n’importe quel étudiant d’Economie en première année de faculté peut sans problème démonter.

    ROYAL pour moi c’est :

    a/ augmenter les minimas sociaux, les salaires.

    La propension marginale à consommer étant plus grande chez les bas revenus que chez les hauts (si je donne 1 à un smicard, il le dépense, si je donne 1 à 1 rentier il a plus de chance de l’épargner), en prenant plus à celui qui a en impôt et qui aurait de toute façon épargner ce plus, je peux relancer la croissance car en redistribuant ces ressources aux plus pauvres ils vont consommer et relancer la consommation et donc la croissance, ce qui doit augmenter l’investissement (les entreprises devenant plus confiantes) et donc à terme nous mettre en situation de plus d’équité sociale. C’est la base du modèle dit Keynésien.

    b/ Partager le temps de travail, ce qui aurait pour conséquence en interdisant de surcroit de travailler autant que l’on veut de remettre au travail des chômeurs et donc de relancer la croissance ect...

    La démonstration étant la suivante on est 9 à travailler 39 h on lâche tous 4 h, on travaille donc 35 h ça fait 36h de libre et donc on embauche une 10ième personne. Comme on est 30 millions d’actifs ça fait 3 millions de chômeurs qui vont trouver un emploi, donc étant donné que c’est pile poil le nombre de chômeurs en France la boucle est bouclée.

    c/ Accompagner tout cela par une baisse du coût de l’argent, c’est-à-dire que la banque centrale doit baisser ses taux d’intérêts quand ça va mal, ce qui rend le crédit moins cher pour les entreprises qui peuvent investir plus, et pour les consommateurs qui peuvent s’endetter plus et consommer plus. Bien sur la banque centrale doit être à l’écoute de l’Etat.

    Tout cela malheureusement crée uniquement deux choses : + D’endettement de l’Etat. De l’inflation qui a force d’être présente, en augmentation permanente et anticipée par les agents économiques crée des bulles spéculatives sur certains actifs qui ont pour conséquence en réalité d’augmenter les inégalités sociales.

    Sans vouloir critiquer cette envie de partage que l’on ne peut trouver que charitable, les conséquences sont en fait le contraire exact du résultat escompté.

    Démonstration :

    a/ augmenter les salaires et les minimas sociaux.

    Si j’augmente les salaires sans compensation identique de création de valeur ajoutée ou de productivité, en réalité je ne fait qu’augmenter la masse monétaire sans augmenter la production globale. Je crée donc uniquement de l’inflation (augmentation des prix puisque le surcoût de salaire et automatiquement répercuté sur les prix afin de ne pas perdre en productivité) et je rends moins concurrentielle nos entreprises à l’exportation. La constatation de l’inflation par n’importe quel agent économique (producteur ou consommateur) entraînant chez lui rien d’autres qu’un alignement sur cette inflation (soit j’augmente moi aussi mes prix, soit je demande une augmentation de salaire), j’accélère cette inflation. Celle-ci s’accélérant donc de manière exponentielle, l’agent économique en vient donc à l’anticiper avec pour résultat augmentation permanente et déraisonnée des prix. Etant plus facile d’augmenter les prix que les salaires, le travailleur est le plus grand perdant dans l’histoire et je creuse les inégalités. Les entreprises de leur côté perdent en productivité et ne peuvent plus exporter, résultat c’est le déclin avec pertes de ressources (impôts) pour l’Etat qui creuse ainsi son déficit malgré le fait que ses dépenses augmentent sans arrêt pour couvrir ou tenter de couvrir les inégalités qui se creusent. C’est un chèque en blanc : je ne sais pas où on va mais je paye (Ségolène est très fort à ce jeu là). Petit rappel historique, on appelle cela la stagflation (augmentation de l’inflation et baisse de la croissance) et la France a failli en mourir en 1981. Conclusion, on ne peut partager la richesse qu’à condition d’en créer.

    Royal malheureusement ne nous propose rien de plus en voulant augmenter les retraites de 5 % et le smic de 18 % en 5 ans.

    b/ Partage du temps de travail.

    Très beau, en apparence mais efficace dans mon exemple ci-dessus qu’à deux conditions, que les 9 qui dégagent du temps de travail fasse exactement la même chose en même temps sur le même outil de production (que cet outil est prévu la logistique pour intégrer la dixième personne dans les mêmes conditions) et que le fait que l’entreprise qui grâce à ça enlève un chômeur et donc une charge à l’Etat, gagne en contrepartie en baisse de charges le coût du 10ième employé (sinon baisse de productivité puisque au final j’ai toujours le même temps de travail/production global, donc même production mais un 10ième salaire à payer). Cette entreprise théorisée par la gauche n’existe en France que dans le cas de grosses industries avec de grandes chaînes de production (et pour cause le modèle du partage du temps de travail vient du Marxisme au XIXème en pleine révolution industrielle). En réalité dans une société où 70 % du travail est fait par des PME de service, ce modèle n’est valable que pour 5 % des emplois en France. Le gros problème c’est qu’ hormis l’hôtellerie, on l’a imposé à toutes les branches d’activités et donc fait perdre de la productivité aux entreprises exportatrices. Le résultat est plus que visible : le déficit de la balance commerciale (importation/Exportation) se creuse depuis Jospin. Mais le pire c’est qu’en contrepartie on a interdit aux employés de travailler plus. En effet la loi des 35 h impose un quota d’heures supplémentaires de 130 h par an. C’est-à-dire que celui qui veut en plus de son travail, faire autre chose pour gagner plus ne peut pas (130 ou 0 c’est pareil). La logique de cette résolution est de dire que si j’ai deux emplois, j’en pique un à un chômeur. Ce postulat encore une fois méconnait totalement la structure des emplois en France, quasi exclusivement emplois de service. Si je peux faire deux ou trois activités en sus de mon travail c’est souvent grâce à ce travail que j’en ai les compétences. Exemple je suis conseiller financier dans une banque, je souhaiterais en plus faire professeur de commerce, marketing, gestion pour des BTS le samedi grâce à mon savoir professionnel, être apporteur d’affaire pour des agents immobiliers quand certains de mes clients veulent vendre un bien immobilier, puis grâce à mes talents de commercial je voudrais également de temps en temps vendre des produits sur le marché le week-end ou bien du fait de mes compétences financières être consultant pour des cabinets d’audits ou comptable.... Encore une fois je ne peux faire ses activités que parce que j’ai un travail qui me met en situation d’être compétent dans ses activités, en aucun cas je ne pique un emploi à un chômeur dont la majorité a peu de qualification. Par contre si on me laisse créer autant de valeur ajouté que je le souhaite, je vais faire "tourner" cette richesse et donc employer un chômeur à du ménage, des travaux, des emplois de service à la personne... Uniquement dans ce cas le chômage va diminuer. Parce que je ne fourvoie pas l’idée de dire que s’enrichir personnellement peut profiter aux autres. En conclusion partager le gâteau c’est bien, empêcher le cuisinier qui veut mettre plus de sucre dans le gâteau c’est dramatique. Résultat le chômage est toujours au même point et la productivité des entreprises a baissé du fait du coût des 35 h, entrainant une perte de croissance et donc d’emplois qui aurait pu être créer en prenant des parts de marché à l’international notamment avec l’ouverture des marchés asiatiques que la France a totalement loupée quand l’Allemagne relance grâce à ça son économie (il faut dire qu’elle a compris depuis 3,4 ans que la non libéralisation du marché du travail mettait des barrières structurelles phénoménales à ses entreprises).

    Visiblement pour le PS pas question de remettre en question cette loi ni même de l’assouplir même si en sous-marin tous les cadres (sauf bien sur AUBRY) reconnaissent leur erreur. De là même manière, interdiction de toucher à l’âge du départ en retraite, vous comprenez en partant plus tôt on libère un emploi pour un chômeur (et on alourdit le poids de la dette et donc des charges sociales pour les PME, mais non t’es bête puisque la gauche finance cela en augmentant les salaires et en relançant la croissance, ah oui c’est vrai merci ségo)

    c/ Non indépendance de la Banque Centrale Européenne qui doit accompagner les politiques budgétaires expansionnistes par des politiques monétaires accommodantes. Le grand dada des théoriciens français de l’Economie socialiste, FITOUSSI en tête.

    La seule chose que cela fait c’est accélérer l’inflation qui nous l’avons vu crée l’effet inverse escompté c’est-à-dire un accroissement des inégalités sociales. Le meilleur exemple pour s’en convaincre, c’est le marché immobilier et la croissance des dernières années. Les taux de la BCE sont passés de 6 à 2 % (depuis remonté à 3.50 %) sans que l’investissement des entreprises ne soit dopé et donc la croissance. Cette augmentation de la masse monétaire n’a eu d’autres conséquences que de créer une bulle spéculative immobilière. Le prêt devenant attractif la solvabilité des emprunteurs a augmenté mais ces derniers ont anticipé la hausse de l’immobilier, ne vendant plus cher non pas parce que ça le valait mais parce qu’on anticipait une future augmentation. Résultat c’est la définition même d’une bulle spéculative (j’achète plus cher parce que je pense que ça va continuer de monter) et malgré la baisse du coût de l’argent, les ménages modestes ne peuvent plus se loger aujourd’hui. Cette démonstration a pourtant été clairement exposé des les années 60/70 par l’école des monétaristes de CHICAGO avec malheureusement nous allons le voir plus bas un excès de zèle (Milton Friedman en tête). Seulement allez prononcer le nom de Friedman à la gauche, au mieux on vous insultera de Libéral (Hou vilain, gros mot), au pire de fasciste. La vérité est pourtant là. Une maison vaut 8 ans de salaire aujourd’hui, alors qu’en 1998 cela valait 3 ans.

    Le discours de ROYAL expliquant que la BCE doit avoir pour mission la croissance est à ce sujet lourd de sens. Et pour cause l’inflation a une qualité bien pratique pour les mauvais gestionnaires, elle paye la dette en monnaie de singe. Mais à ce jeu là vous décrédibilisez votre monnaie et votre économie (les entreprises doivent avoir une comptabilité dans une autre devise car on ne peut pas compter dessus). Il faut noter à propos de la dette que le coût d’un emprunt est défini selon une note de solvabilité donné par des cabinets d’audits internationaux. La France pour le moment à la meilleure note avec d’autres pays de l’OCDE car on pense que le trésor public de ses Etats est ce qui se fait de mieux du fait de leur quasi impossibilité à être en "liquidation". Pour autant un de ses cabinets (je crois Standard and poors) note dans son dernier rapport que si la France n’entreprend pas des réformes structurelles de grandes envergures pour combler son déficit sa note de solvabilité devrait rapidement se détériorer. Le coût de la dette exploserait alors.

    Ségolène ROYAL relançant ses thèses décrites ci-dessus dans sa campagne, ne fait rien d’autre en fait que de dire : "tenez vous avez le chéquier de la maison France, advienne ce qu’il pourra."

    Il adviendra donc Inflation et à terme creusement des inégalités, malgré les grands principes moraux de la gauche (et attention bandes de fascistes immoraux bourgeois vivant dans l’opulence, n’allait pas dire que vous aussi avez du cœur seule la gauche se soucie du pauvre ; Forcément c’est son fond de commerce).

  • vote :
    Par mj357 (xxx.xxx.xxx.99) 2 mars 2007 14:22

    Aux défenseurs de ROYAL.

    1/Arrêter de croire que vous êtes les propriétaires de la morale et des valeurs sociales.

    2/ De croire que parceque c’est une femme on ne l’aime pas. On ne l’aime pas parcequ’elle défend un modèle dépassé qui mène à la ruine d’un pays et à la déchéance mentale des individus.

    Je suis un ex socialiste et franchement j’ai l’impression de sortir d’une secte. Toute la base idéologique de la gauche c’est de dire, le patron a plus d’argent, le patron est mauvais, pas la peine de travailler on va le taxer. Quand vous trainez avec des socialos vous avez l’impression d’avoir ce mantra en fond qui revient tout le temps de manière lancinante. Pour certains d’entre nous on a eu la chance de s’en sortir un jour et de travailler dans le privé et donc de comprendre comment ça marche. Pour les autres on voit le résultat chez les quinquas de la génération babyboom, à force de jongler entre chômage et de vouloir la retraite à 53 ans les mecs auront réussi l’exploit à avoir été inactif plus de temps dans leurs vies que le temps qu’ils auront travaillé.

    Moi si elle devient présidente, je me casse du pays.

  • vote :
    Par camelia (xxx.xxx.xxx.173) 2 mars 2007 22:08

    En tout cas, il y a des accords UMP/UDF pour se partager les circonscriptions et les postes de députés. Où voyez-vous qu’il va gouverner au centre ou à gauche ?

  • vote :
    Par T (xxx.xxx.xxx.17) 2 mars 2007 13:55

    Article inintéressant qui ne soulève aucune débat véritable excepté le classique "Les médias sont absolument partials, pauvre marie-Ségolène". Affirmations subjectives et peu argumentées : "Elle est la première a avoir compris que telle ou telle chose était la solution dont la France a besoin etc..." Alors que rien ne démontre que ces solutions sont justement LES solutions a apporter. Notamment ces fameux "débats participatifs" qui semblent ravir l’auteur alors qu’ils ne sont pour moi qu’un écran de fumée.

    Bien documenté cependant.

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