« « Madame, vous êtes une prof de merde ! » - Quand enseigner devient un enfer »
Les témoignages se suivent et se ressemblent
malheureusement. Un rédacteur a publié, le 14 décembre dernier, sur AgoraVox l’interview par M.-O. Fogiel réalisée, semble-t-il,
le 15 septembre 2009, sur Europe 1,
de Charlotte Charpot, auteur d’un livre intitulé « Madame,
vous êtes une prof de merde -Quand enseigner devient un enfer »,
publié aux éditions de l’Arbre. (2)
Des âmes sensibles seront sans doute heurtées par ce titre comme elle l’ont été par ceux de deux récents articles (1). Il faudra bien qu’elles s’y fassent. Peu importe, d’autre part, que la publicité du livre présente son auteur comme une ancienne professeur qui ose « briser l’omerta » ! D’autres l’ont fait avant elle. Mais, c’est vrai, l’omerta existe, car ce qui est à cacher n’est pas joli à voir ! Et même si elle n’est pas la première à la briser, l’omerta est comme la glace : elle se reforme toujours plus épaisse après chaque fracture. On ne sera jamais trop pour à nouveau tenter de la rompre.
1- L’incompétence professorale exhibée en toute candeur
Seulement, à en juger par son interview, quel triste portrait du professeur brosse Charlotte Charpot ! C’est le même que celui qui était ressorti du témoignage qu’on a commenté le 10 décembre dernier : voici encore l’incompétence professorale exhibée en toute candeur ! Une jeune professeur se montre incapable d’assumer sa fonction. On la voit, en effet, à l’œuvre, dans une citation de son livre : « Mon premier jour de classe à Bruxelles, écrit-elle, a été pour le moins folklorique. Je m’apprêtais à enseigner à des 4ème technique, des enfants entre 17 et 18 ans. Ils sont entrés dans la classe tel un troupeau déchaîné. Je suis resté sans voix devant l’énormité de la chose. Dans la cohue un élève lance : « Allez, laissez la se présenter, ne soyez pas dégueulasses ! » Et ce n’a été que les cinq premières minutes. La deuxième heure de cours, j’ai pris une pièce de monnaie sur le verre de ma lunette qui a explosé. La troisième heure on m’a traité de pute ! »
Comment ne casse-t-elle pas la baraque d’entrée en imposant le respect des règles de la classe, quitte à mettre au pied du mur l’administration responsable de l’ordre dans l’établissement et à tout plaquer puisque c’est la seule issue si rien ne change radicalement ? Au lieu de cela, elle démissionne ! Non, elle ne s’en va pas ! Du moins pas encore ! Elle se contente de ne pas remplir sa mission, et c’est la pire des choses ! Elle ne sait pas ce qu’est un professeur. Elle l’avoue elle-même, elle reste proprement « sans voix », dit-elle, devant la violation répétées des règles de la classe : cohue insupportable à l’entrée en classe pour se préparer à un travail intellectuel, interventions intempestives d’élèves qui font la loi, agression et bris de verre de lunettes, injures !
Mais comment prétendre commencer à enseigner dans un tel contexte de violence physique et morale ? Comment un professeur peut-il l’accepter, sans transmettre aux élèves le message implicite suivant : voyez comme je suis veule et ne mérite pas d’être respectée ? Elle se résigne au contraire à cette « routine un peu violente » comme elle dit. Inutile d’aller chercher plus loin ! En réagissant ainsi, le professeur est le premier artisan de son propre malheur par sa passivité et sa pleutrerie. Elle met le pied à l’étrier de ses agresseurs dès qu’ils franchissent le pas de la porte. Quand on la traite de « pute », elle ne trouve rien de mieux que de répondre minablement qu’ « on ne dit pas pute, mais Madame pute » et elle ose poursuivre son cours comme si de rien n’était ? C’est à pleurer !
2- La somatisation et la victimisation comme défense
Sa seule défense est alors une somatisation : toute la part inconsciente de son être forcément se révolte contre la veulerie de sa conscience : « En l’espace d’un mois, avoue-t-elle, j’ai commencé à me couvrir de pustules, de psoriasis, à accumuler les épisodes de migraines, de somnolences, d’angoisse, ronger mes ongles, frotter mes yeux ». Elle croit pouvoir se disculper en soutenant qu’elle n’est pas la seule à qui ça arrive. Elle fait référence à des collègues qui ont vécu le même drame et la dépression. La seule issue est la médicalisation. Mais les médecins consultés la trouvent en trop bonne forme pour la mettre en congé de longue durée : ils lui auraient conseillé plutôt d’avoir un enfant ; elle pourrait bénéficier de congés et même d’un mi-temps pour l’élever … C’est pitoyable !
Comme dans le précédent témoignage, pour seule défense est brandie l’image polie et repolie du professeur victime. La jeune femme se plaint de sa solitude « face à la meute » ; elle ne rencontre aucune solidarité auprès de ses collègues : oser leur faire part de ses difficultés, c’est encourir « l’opprobre généralisée ». C’est juste, mais elle n’explique pas pourquoi ; l’ignore-t-elle ou n’ose-t-elle pas briser l’omerta ? Elle parle de « fatigue », de « charge de travail » comme excuses. Vraiment ? N’aurait-elle pas idée apparemment des motivations d’un tel comportement, comme la course courtisane à la faveur auprès de l’administration ?
3- Une analyse déficiente de la politique de l’administration
C’est que si elle dispense des faveurs, en effet, l’administration prive de tout soutien le malotru qui « ne sait pas tenir sa classe », selon la formule consacrée, faite pour masquer le plus souvent le désordre dans l’établissement dont elle est responsable. Il est singulier qu’à aucun moment, Charlotte Charpot ne nomme les responsables de l’ordre dans l’établissement, le chef d’établissement et son adjoint. Elle en déplore pourtant l’inertie et la politique de dissimulation : ainsi le bris de ses lunettes n’a-t-il entraîné aucune sanction. Mais elle se soumet docilement au mauvais conseil qui lui est donné de « se taire », de ne rien faire.
Curieuse cette soumission aveugle à l’autorité ! Il semble que ce soit, en effet, l’attitude la plus répandue dans cette profession exercée par d’anciens bons élèves. Stanley Milgram, auteur d’expériences célèbres sur la soumission à l’autorité, qualifie d’ « autoritarien » le profil de celui qui ne trouve son équilibre psychologique que dans une soumission aveugle à l’autorité. C’est le portrait tout craché du bon élève devenu professeur modèle !
Mais ce n’est assurément pas le meilleur caractère pour assumer la fonction de professeur. Il est amusant de voir la jeune femme célébrer son nouveau métier dans la finance et les assurances. Quelle raison première met-elle en avant ? « J’ai un chouette patron, dit-elle, réjouie, en bonne autoritarienne. Je suis très contente d’avoir un patron ». Peut-être veut-elle parler d’un patron bienveillant. C’est en général ce qui manque, en effet, à l’Éducation nationale ! Mais, on le voit, sans patron, la pauvre jeune femme est perdue.
Elle devine bien, sans doute, une des motivations de la direction de l’établissement : « Cacher un fait de violence, dit-elle, c’est toujours préserver la réputation d’un établissement. Donc ça peut arranger de nombreuses personnes ». C’est juste, mais de quelles personnes au juste parle-t-elle ? Elle n’en dit mot. Son analyse, en tout cas, ne va pas plus loin. Elle ignore pourquoi les comportements délinquants sont tolérés et quels objectifs ils permettent d’atteindre comme la maîtrise des professeurs indociles et la préparation d’une privatisation du service public d’éducation qu’il faut rendre répulsif en se montrant cyniquement plein de compassion pour les voyous.
Sommée par Fogiel de proposer des solutions, au cas où le ministre de l’Éducation nationale l’entendrait, elle parle vaguement de « pistes pédagogiques » à explorer. Pas un mot sur le respect prioritaire des droits de la Personne et des règles élémentaires de vie sociale dans un établissement, qui pourtant coule de source après le calvaire qu’elle a subi ! L’administration en ressort, du coup, exonérée de son impéritie, de sa malveillance et, pour tout dire, de son machiavélisme.
Qu’elle a eu raison de quitter cette jungle ! Du moins son témoignage n’est-il pas inutile : il s’ajoute à tous ceux qui, depuis des années, affluent et que, pendant longtemps, on n’écoutait pas. Pour qu’une radio comme Europe 1 fasse la publicité de ce livre, il faut croire que la situation est trop dramatique pour continuer à la cacher. Mais, on le voit, seule la victimisation du professeur et sa responsabilité intéresse Fogiel pour stimuler le voyeurisme des auditeurs. Comme si l’École se réduisait à un face-à-face entre un professeur et des élèves sans personne autour ! Pas question encore de détailler la politique calamiteuse d’une administration en charge de l’ordre qui manque aux devoirs de sa mission affichée ! Il ne faut pas compromettre un processus de décomposition du Service public qui ouvre la voie à une privatisation grâce à cette politique machiavélique. Paul Villach
(1) Paul Villach,
- « Ouah ! Elle boite ? Elle s’est fait enculer ou quoi ? » s’écrie en classe un élève au sujet de sa professeur. », AgoraVox, 10 décembre 2009.
- « Allez vous faire enc… » ont écrit des lycéens à leur professeur. Comment est-ce possible ? », Agoravox, 27 novembre 2009.
(2) Transcription de l’essentiel de la Vidéo de l’interview par M.-O. Fogiel sur Europe 1 du 15 septembre 2009 de Charlotte Charpot, auteur de « Madame, vous êtes une prof de merde ».
« Une ex-prof de français, reconvertie dans la finance, brise la loi du silence dans un livre intitulé « Madame vous êtes une prof de merde ». Pas besoin de vous écrire un roman pour expliquer le désarroi des profs face à des élèves qui ne savent pas ce que le mot respect veut dire. Elle est assez explicite à ce sujet. »
M.-O. Fogiel . - Pour vous, prof, ce n’est vraiment pas le plus beau métier du monde ? Vous le pensiez, vous ne le pensez plus ?
Charlotte Charpot . - C’est le plus beau métier du monde dans l’absolu. Ça devient peut-être l’enfer sur terre, vu les conditions de travail à l’heure actuelle.
M-O F - L’enfer sur terre ! Vous écrivez « Mon premier jour de classe à Bruxelles a été pour le moins folklorique. Je m’apprêtais à enseigner à des 4ème technique, des enfants entre 17 et 18 ans. Ils sont entrés dans la classe tel un troupeau déchaîné. Je suis restée sans voix devant l’énormité de la chose. Dans la cohue un élève lance : Allez, laissez la se présenter, ne soyez pas dégueulasses ! Et ce n’a été que les cinq premières minutes. La deuxième heure de cours, j’ai pris une pièce de monnaie sur le verre de ma lunette qui a explosé. La troisième heure on m’a traité de pute ! »
C C - Oui, oui, la routine un peu violente, mais c’est vrai que c’était devenu la routine. Quand on commence dans les cinq premières minutes à ce degré de violence-là, on se doute où cela peut finir. Et ça a d’ailleurs assez mal fini, puisque j’ai fini par démissionner.
M O F - Et vous avez même eu des symptômes physiques, puisque vous écrivez « En l’espace d’un mois, j’ai commencé à me couvrir de pustules, de psyorasis, à accumuler les épisodes de migraines de somnolences, d’angoisse, ronger mes oingles, frotter mes yeux », c’était ça votre quotidien.
C C - Oui, mais c’était déjà le quotidien en France et c’est le quotidien de la plupart de mes collègues. J’ai rencontré plein de personnes extraordinaires. Et puis après toutes ces personnes extraordinaires ont fait une dépression, ont changé de route, ont repris leurs études, ont déménagé à l’étranger pour s’en aller, pour fuir. Et ça c’était en France, donc…
M O F - En France où vous racontez très bien dans le livre un peu la loi du silence. Dans la salle des profs avec vos collègues et même avec vos responsables, on n’en parle pas vraiment. Vous dites « la fatigue, la charge de travail et la faiblesse des plus jeunes enseignants rendent presque impossible l’échange et le soutien entre collègues »
C C - Eh bien, c’est-à-dire quand on est vraiment crevé, et en état de résistance et de survie, on n’a plus l’énergie d’aller écouter le collègue qui est lui aussi dans la même situation. Il y a un moment où on échange plus ; on rentre chez soi pour dormir, ça devient vital.
M O F - Vous dites dans le livre que vous êtes un peu seule face à la meute, en ce qui concerne la direction de l’établissement, on vous dit carrément de vous taire, notamment quand on vous casse vos lunettes puisque vous, vous avez subi des violences verbales pas physiques, mais des lunettes cassées. On vous explique quoi ?
C C - Je pense simplement que ça arrange bien tout le monde à l’heure actuelle de faire disparaître les faits de violences des fichiers. Donc on connaît tous ce rapport publié par Le Point qui a été publié il y a quelques années, qui a créé la polémique et le scandale. On en dira ce qu’on veut ! Mais bon ! Cacher un fait de violence c’est toujours préserver la réputation d’un établissement. Donc ça peut arranger de nombreuses personnes !
M O F - Et donc on vous a dit carrément sur vos lunettes par exemple qu’elles étaient tombées et puis voilà quoi !
C C - Oui, je suis tombé toute seule ! Je n’ai pas eu d’accident ni d’agression !
M O F - On vous met même en cause quand vous racontez la difficulté d’une classe violente. On vous dit : non, cette classe n’est pas si violente que ça, c’est peut-être toi qui fait mal ton travail. C’est la réalité que vous, vous avez vécue.
C C - Oui, c’est la routine, si les élèves sont stressés, c’est parce que l’enseignant est stressé lui-même, on lui renvoie son propre stress. C’est un joli tour de passe-passe. Et en plus si on est le premier à dire qu’on est en difficulté, alors on sait pertinemment que les collègues seront en difficulté dix minutes après. Mais c’est pas grave, quand on est le premier on est toujours le sujet de l’opprobre généralisée. On a du mal à dire : hou la la ! ça va pas, aidez moi !
M O F - Ce que vous racontez très bien dans le livre, c’est que les élèves, c’est pas une découverte, finalement ne valorisent pas le métier d’enseignant. Les élèves vous disent par exemple qu’en trafiquant un peu, ils gagnent deux fois plus que vous en deux jours.
C C - Ah ! oui, oui, ça se sait partout que des petits malfrats gagnent beaucoup plus qu’un enseignant, quoi ! Et puis on en est au stade où quand on arrive c’est : Hou regarde ! C’est le professeur qui n’a pas su faire de meilleures études, c’est celui qui n’a pas réussi, qui ne gagne pas d’argent. Forcément on arrive avec le sourire et on dit : réussite les enfants, réussite ! Forcément, il y a un paradoxe évident ! On peut pas…
M O F - Vous dénoncez un certain nombre de choses. On va continuer. Mais est-ce que vous proposez des solutions ? Quelles sont les solutions si Luc Châtel nous écoute ce matin, vous lui dites quoi ?
C C - Mon livre trace une comparaison directe entre la France et la Belgique qui est présentée chez nous comme un Eldorado où on fait des économies effarantes. Or la Belgique est dans un état pire que le nôtre à l’heure actuelle. Le rapport Pochard qui est pour l’instant écarté, proposait toute une série de mesures qui sont en route, notamment la mastérisation qui pour nous est le symptôme de la diminution de la qualité des études. Je pense qu’il faut partir sur des pistes qui plus qu’économiques doivent être pédagogiques, sinon on va dans le mur.
M O F - Alors, le mur vous l’avez vu de près. Il y a pour ça des médecins qui aident les profs. C’est assez incroyable quand vous racontez votre relation avec les médecins du travail. Ils vous disent : vous êtes jeune en âge de procréer, si vous faites un enfant vous aurez la possibilité d’accéder à un mi-temps de droit et un arrêt à la naissance pour vous occuper de votre enfant. Ils vous encourageaient plutôt à ça. Ils vous disent également : je ne peux pas constituer un dossier médical vous concernant. Vous êtes trop en forme. Il faudrait que vous justifiiez un état de dépression solide depuis plusieurs années. Finalement, on vous reprochait presque d’aller trop bien.
C C - Ah oui, oui, c’est ça ! Si on n’est pas sous médicaments depuis trois ans avec un suivi psychiatrique, on n’a pas de dossier médical. Par contre quand on est enceinte et qu’on fait un enfant on a un congé d’office. Et puis à partir de là on peut envisager de le prolonger un petit peu et travailler à mi-temps sinon ce n’est pas très légal.
M O F - Combien de temps vous avez enseigné ?
C C - J’ai enseigné 7 ans.
M O F - 7 ans où vous avez appris beaucoup de choses ?
C C - Ben oui quand même, je me suis baladée, je suis partie de Strasbourg, je suis passée par l’Auvergne, j’ai atterri à Montpellier, puis à Nîmes, puis à Castries. Donc j’ai vu des établissements, puisque j’étais à chaque fois sur un ou deux établissements à la fois. Donc j’ai pensé un moment : si sur sept années d’affilée, c’est toujours la même histoire qui se répète, elle devient véritable et symbolique de quelque chose.
M O F - Vous avez décidé de quitté l’enseignement. Vous faites quoi aujourd’hui ?
C C - Je travaille dans la finance et les assurances
M O F - Donc rien à voir ?
C C - Non, mais c’est passionnant, et puis j’ai un chouette patron. Je suis très contente d’avoir un patron et très contente d’avoir mes soirées mes week-ends. C’est vraiment un luxe quand on est prof.
M O F - Parce que ça, vous le racontez aussi dans le livre : on a un peu l’image des profs qui glandouillent finalement et vous dites : s’arrêter régulièrement, c’est pas un luxe, c’est une nécessité quand on est prof.
C C - Oui c’est une nécessité. Et puis il y a une étude qui a été menée par le gouvernement ce coup-ci qui dit qu’un prof qui bosse entre 18 et 20 heures, il a en réalité entre 41 et 45 heures de travail. Donc on n’est pas dans le surréalisme quand on dit qu’on bosse comme des tigres, on travaille vraiment.
M O F - Comme des tigres ; mais en même temps vous dénoncez un certain nombre de choses. Vous écrivez : « le chiffre le plus surprenant est la note d’admissibilité : 6,25/20 Qui ira considérer qu’un professeur de français est qualifié en accédant à son métier avec une note pareille. » Pour être prof, il suffit d’avoir 6,25/20 dans les tests d’admissibilité ?
C C - Attention, c’est un concours. Les meilleurs gagnent évidemment et si la moyenne du concours est 8 ou 6, eh bien ! on passe avec 8 ou 6…
M O F - C’est quand même ça la réalité, on passe avec 8 ou 6. Et pourtant, vous, vous vouliez faire ce métier, plutôt dans des zones difficiles. C’était votre vocation. Vous écrivez : « Je me suis perdue la première fois que je suis arrivée en banlieue. J’ai failli croire qu’il s’agissait d’une décharge, pas d’espaces verts, du verre pilé sur des béton armé, des souterrains sordides, des soupiraux étranges et noirs. » D’un coup, ça vous a fait un choc.
C C - Ah ben oui ! Tout le monde connaît la réalité de la banlieue. On sait peut-être pas qu’elle est absolument partout. Moi, c’était Nîmes. Personne n’irait se représenter Nîmes comme ça. Et pourtant, c’est vraiment ça, c’est des coupe-gorge. Je sais que, depuis, pleins de Nîmois sont allés visiter cet endroit-là. Et régulièrement ce qui ressort c’est : mince on a construit ça sur une décharge ! C’est quand même incroyable.
M O F - Et le racisme que vous avez rencontré, du racisme anti-blanc : le racisme est partout, les asiatiques, les noirs, les blancs sont rejetés avec une violence inouïe. Et c’est rare de raconter ça, c’est un peu politiquement incorrect. Mais c’est ça, la réalité que vous avez vécue au collège.
C C - Oui, je dois rester très politiquement correcte. Mais de toute façon quand on arrive dans une classe peuplée d’étrangers, il suffit qu’on en recadre un parce que ça ne va pas, directement, on peut être taxée de racisme. Après, dans la cité, une personne de couleur noire ou un asiatique ne survit pas plus de deux mois, ils sont obligés de déménager parce qu’ils sont victimes de violences non-stop dans les cages d’escaliers obscures, on leur roule leurs poubelles, on les harcèle dans la rue, donc ils déménagent tous les uns après les autres.
M O F - Charlotte Charpot, c’est un pseudo ?
C C - Oui !
M O F - Parce que vous avez peur de quelque chose ?
C C - Administrativement, j’aimerais préserver mon dossier. Je suis en disponibilité. Il se pourrait que dans 50 ans j’ai envie de revenir (rire).
M O F - En tout cas « Madame, vous êtes une prof de merde. Quand enseigner devient un enfer », un témoignage aux Éditions de l’Arbre. Ce à quoi vous avez répondu : « On ne dit pas pute, mais madame pute » et vous avez poursuivi."
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Les réactions les plus appréciées
Par french_car(---.---.---.74)16 décembre 2009 11:36
Mon instituteur de CM2 en 1968 (!) disait - avec l’oeil qui frise - que quand il avait commencé sa propre carrière en 1936, sa mère qui était également institutrice lui disait que celà s’était considérablement dégradé dans les 20 dernières années. Si je compte bien c’était donc depuis 1916 ... Plus sérieusement on met en avant quelques cas de profs débordés par des élèves issus de milieux misérables - certes la misère devient de moins en moins marginale en France comme en Belgique. Mais quid de la grande majorité des classes « normales » dans lesquelles les profs règnent tels des despotes hautains voire méprisants, écrasant les élèves d’une suffisance dont l’auteur ne manque certes pas - échantillon très représentatif de son ex-corporation.
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 13:50
@ Chanteclerc
Curieux ce virage à 180 ° M. Chanteclerc ! Pas étonnant que vous soyez dans le décor !
Vous ne vous demandez pas pourquoi je suis aussi précis sur le sujet ? Vous me demandez de sortir ? Mais je ne sors pas sans biscuits ! L’affrontement dans l’Éducation nationale, je connais ! Je n’ai connu que ça quasiment avec une administration-voyou à quelques exceptions près.
Mais mes méthodes ont fait merveille jusqu’à ce que je décide de quitter la partie quand elle m’est apparue inégale. Ces voyous (je parle des recteur, inspecteur d’académie et chef d’établissement et de l’administration centrale), ne sachant pas me contrer, en sont venus à me coller un blâme pour fautes de service imaginaires ! Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le tribunal administratif de Nîmes qui l’a annulé, le 7 décembre 2006 en déplorant une violation de procédure. Ce qu’on appelle « la totale » pour des administrateurs bénéficiant d’un service juridique avec l’argent de l’État ! Voilà ce que j’appelle des voyous ! Avec ces gens, il n’y a pas de discussion possible !
Vous m’obligez à faire de la pub pour vous montrer que le problème, je le possède. Trois de mes livres traitent du fiasco de l’Éducation nationale : « Cher Collègue » (dès 1989 !) - « Les infortunes du savoir sous la cravache du pouvoir » (2003) - « Un blâme académique flatteur » (2008) Et vous avez le culot de venir m’en remontrer ? Quels sont vos titres, en dehors de vos jérémiades qui vous persuadent d’appartenir à la crème des hommes ! « Il faut être juste avant que d’être généreux, comme on met des chemises avant de porter des dentelles », M. Chanteclerc !
Un exemple simplement ! C’est le sujet de mon livre « Cher Collègue ».
En avril 1986, je trouve collée sur ma porte de classe une pancarte qui m’injurie. D’entrée, je demande à la classe si on peut se comporter comme ça. Je ne cherche pas le ou les coupable(s). J’attends seulement des élèves avec lesquels je travaille, le minimum de respect mutuel : je me contenterai d’un « non » même du bout des lèvres, même hypocrite. Mais je veux l’entendre de tous ! Les têtes piquent du nez vers les tables ! Je suspens dans la minute mon cours et annonce que je ne reprendrai mon cours qu’après un désaveu écrit de l’ensemble de la classe. En attendant, je fais de la surveillance !
L’affaire va durer trois semaines ! Pataquès dans le Landerneau ! Je dois affronter les menaces de la principal, des collègues, d’un « tribunal » réunissant délégués de parents et de professeurs qui me somme de reprendre mes cours. Je refuse !
Convocation chez le Recteur ! Et là, surprise, le recteur VAUDIAUX - Hommage lui soit rendu ! - me donne raison. Il a honte de ce qu’on m’a fait subir. il me montre une pétition blanche produite par la principal (une grande protestante locale par devant l’Éternel ! ) qu’elle présente comme signée à l’unanimité, mais il n’y a pas une seule signature : « Le courage de vos chers collègues ! » me dit le Recteur Vaudiaux, écoeuré !
Il me remplacera, puisque je lui ai clairement dit qu’il est hors de question que j’enseigne à des élèves qui ne désavouent pas une injure. Mon salaire me sera versé intégralement malgré les heures que je ne ferai pas !!!
Et vous voulez jouter, Chanteclerc ? Ce petit incident n’est rien à côté de ce que j’ai eu à affronter. C’était constant avec ces voyous. Mais parfois, dans cette administration, il y a quelqu’un de bien, mais c’est trop rare !
En conséquence, dans cette jungle, on ne gagne rien à différer l’affrontement, sauf à compromettre sa dignité et sa santé ! C’est ce que paraissent choisir les professeurs ! Tant pis pour eux ! Ils ne savent même pas qu’on les utilise, comme dans un jeu de quilles, pour préparer la privatisation ! Grand bien leur fasse ! Mais je ne verserai pas une larme ! J’ai déjà donné ! Paul Villach
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 12:40
@ L’Enfoiré
Je ne prends pas en grippe du tout M. Fogiel. Où voyez-vous ça ? Quelle raison aurais-je de le faire ? L’émission à laquelle vous faites allusion ? J’ai gagné aux points, n’en déplaise à ceux qui ne savent pas lire, ayant imposé dans le peu de temps qui m’était donné mes thèmes de réflexion (l’envers et l’endroit du traitement de l’information - la vision de l’information du pêcheur et celle du poisson - la dissimulation de l’information.) Et en plus j’ai eu le dernier mot !
Donc pas de diversion, s’il vous plaît ! J’analyse seulement une interview : ce que dit l’interviewée et ce que demande l’intervieweur. Si vous voulez vérifier cette analyse, j’ai pris soin de placer en note la retranscription de l’interview.
Donc 1- d’un côté, l’impéritie de pauvres profs qui n’en peuvent mais dans le contexte d’un plan machiavélique de démantèlement du service public 2- et une victimisation exploitée par Fogiel pour déclencher le voyeurisme pourvoyeur d’audience et servant de leurre de diversion pour faire oublier la privatisation en marche ! Paul Villach
Par Jurassix(---.---.---.26)16 décembre 2009 11:27
Ca me désolé. Il y a 15 ans, les conditions commençaient déjà à se détériorer, mais quand je lis ça... Comment a t’on pu en arriver là, comment a t’on pu laisser la situation dégénérer au point qu’un représentant du savoir et de l’ordre se voit bafoué tous les jours en exerçant sa profession.
Le prie dans cet interview (de MOF, qu’habituellement je ne peux supporter), c’est l’aveuglement de la société, de l’état, ce besoin de ne pas voir que plus le temps passe, plus ça va mal).
Je sais pas si j’ai envie de pleurer, de crier ou de gerber.
Par french_car(---.---.---.74)16 décembre 2009 11:37
Jurassix je ne sais pas si c’est un lapsus mais vous parlez de représentant du savoir ce que je ne conteste pas mais aussi de l’ordre ce qui tendrait à assimiler le métier d’enseignant avec celui de flic.
Par Jurassix(---.---.---.26)16 décembre 2009 12:06
Vous avez raison, je vais nuancer. Quand je parle d’Ordre, c’est au sens du respect qu’une personne doit avoir envers l’autre de part sa fonction, sa différence d’age, ce qu’elle représente. C’est l’ordre au sens de la discipline, ce dernier mot à lire dans le sens de « disciple ».
L’Ordre en classe doit être assuré par le professeur pour que l’ensemble des élève puisse acquérir le savoir qu’elle partage. Les élèves doivent respect cet Ordre. On en est malheureusement loin.
Par L’enfoiré(---.---.---.143)16 décembre 2009 16:26
Conseils pour l’enseignant de demain dans la discipline de Paul. 1. Suivre les cours de lettres comme avant. 2. Réserver ses soirées pour apprendre les règles du clause combat. Le karaté, le judo et toute la panoplie sont nécessaires. 3. Apporter la règle pour imposer le silence. Le fouet pour les récalcitrants. 4. Engager 2 gardes du corps et en adresser la facture au Ministère de l’Education. 5. Oublier les lettres. 6. Pensez uniquement aux chiffres pour comptabiliser les erreurs de la direction et le nombres d’élèves pour ne pas descendre en dessous du nombre minimum fatidique et tomber dans les écoles candidates à le fermeture.
Par L’enfoiré(---.---.---.143)16 décembre 2009 16:33
J’oubliais : 7. Faire un investissement dans des logiciels de vidéo. En général, les ordis sont prévus par le Ministère de l’Education. Succès garantis. J’en ai quelques marques en stock ici.
Par french_car(---.---.---.74)16 décembre 2009 11:36
Mon instituteur de CM2 en 1968 (!) disait - avec l’oeil qui frise - que quand il avait commencé sa propre carrière en 1936, sa mère qui était également institutrice lui disait que celà s’était considérablement dégradé dans les 20 dernières années. Si je compte bien c’était donc depuis 1916 ... Plus sérieusement on met en avant quelques cas de profs débordés par des élèves issus de milieux misérables - certes la misère devient de moins en moins marginale en France comme en Belgique. Mais quid de la grande majorité des classes « normales » dans lesquelles les profs règnent tels des despotes hautains voire méprisants, écrasant les élèves d’une suffisance dont l’auteur ne manque certes pas - échantillon très représentatif de son ex-corporation.
Par L’enfoiré(---.---.---.143)16 décembre 2009 16:43
French_car, J’ai quelques heures de vol en plus que vous. Dès 1953, j’ai eu 2 institutrices et ensuite 3 instituteurs qui se sont succédés. Ensuite, à la grande école, uniquement des professeurs. La plupart savaient se faire respecter. Un prof d’Allemand, un excellent linguiste, mais qui n’avait pas appris le « grand jeu », s’est retrouvé à pleurer chez le préfet. Et pourtant, on était loin de lui jouer des tours pendables. C’est le cours dont je regrette aujourd’hui, mon manque d’assiduité. Nous sommes arrivés aujourd’hui à une « solution » (la 3ème du nom) pour l’inscription dans le secondaire. Vous avez dit bizarre, comme c’est étrange.
Faut pas trop rêver non plus. Il n’y aura jamais assez de profs capables de tenir une classe, même avec la meilleure volonté. Par contre, on pourrait leur enseigner l’art et la manière d’éviter de se faire prendre en grippe par une brochette d’élèves casse couilles. Certains ne font d’aggraver leur cas en hurlant ou en tentant la joute verbale. Qu’ils commençent par dire pourquoi ils sont là et comment ils veulent faire pour intéresser les élèves à leur cours. Mais on ne peut pas faire ce job avec la trouille au ventre. C’est un sacerdoce, comme le métier d’infirmière, ce n’est pas fait pour les âme sensibles
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 18:30
@ Yohan
Je crois que dans le débat certains oublient le contexte que j’ai pris soin de préciser. La démission, l’incompétence ou la pleutrerie du professeur (ou les trois à la fois) s’inscrivent dans un contexte précis :
1- la démission générale des autres professeurs accaparés par la chasse à la faveur, 2- et la politique réfléchie de l’administration dont le but est la maîtrise des professeurs indociles (car il y en a toujours) et la préparation de la privatisation du service public d’Éducation qui doit devenir répulsif grâce aux petites frappes qui s’ébattent en liberté. Sinon on ne comprend pas pourquoi celles-ci jouissent d’une telle mansuétude ! Paul Villach
Paul, Je suis assez d’accord sur le constat. Par contre, l’administration ressemble à ses ouailles, Ils proviennent tous de la même école de pensée, ils sont issus du même moule, voilà le problème : Je sais tout mieux que les autres, j’ai raison, je suis le seul à avoir raison. D’où absence de solidarité entre profs, veulerie pour obtenir de l’avancement, lâcheté à tous les étages. SI au moins ils acceptaient un peu plus d’hybridation dans leurs équipes, d’embaucher des gens qui viennent d’un autre milieu que le leur et notamment de l’entreprise, peut-être que ça changerait l’ambiance...en leur faisant le plus grand bien
Paul, Je suis assez d’accord sur le constat. Par contre, l’administration ressemble à ses ouailles, Ils proviennent tous de la même école de pensée, ils sont issus du même moule, voilà le problème : Je sais tout mieux que les autres, j’ai raison, je suis le seul à avoir raison. D’où absence de solidarité entre profs, veulerie pour obtenir de l’avancement, lâcheté à tous les étages. SI au moins ils acceptaient un peu plus d’hybridation dans leurs équipes, d’embaucher des gens qui viennent d’un autre milieu que le leur et notamment de l’entreprise, peut-être que ça changerait l’ambiance...en leur faisant le plus grand bien
Par L’enfoiré(---.---.---.143)16 décembre 2009 11:53
Paul, Je n’ai pas vu l’interview de Fogiel. Je dois dire qu’il ne m’intéresse pas suivant le peu d’atome crochus que j’ai avec lui. Donc, je n’y passerai même pas. S’il vous « passionne », sachez qu’il a écrit un bouquin dans lequel il se met sur la sellette. Le 1er octobre 2009, Brigitte Bardot déclare dans une interview au sujet de l’émission qu’il lui avait consacré : « Il n’est plus à la télé et il n’a que ce qu’il mérite. Durant cette émission, qui s’était mal finie, les gens m’avaient soutenue à 300%. Fogiel avait été d’une hypocrisie et d’une malhonnêteté redoutables... Pour moi, Fogiel fait partie des gens morts et enterrés » Au sujet du bouquin dont vous parlez, je l’ai lu depuis un certain temps. Bien fait, cette histoire de vie. Comme je vous l’avais dit précédemment, si un prof d’il y a 50 ans, parvenait à se faire respecter, ce n’est plus le cas. 1968 et d’autres choses du même genre, comme le peu de temps que les parents consacrent à l’éducation, il ne faut pas s’étonner. On a mis tous les œufs dans le même panier : éducation et enseignement. Puis on s’étonne....
Par L’enfoiré(---.---.---.143)16 décembre 2009 12:19
Mais, Paul, je comprends parfaitement que vous l’avez en grippe, ce Fogiel, depuis une certaine date. Il y a des étapes qui ne servent à rien, même si on croit qu’elle fait avancer le schmilblick. Un mot d’une époque révolue aussi, d’ailleurs.
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 12:40
@ L’Enfoiré
Je ne prends pas en grippe du tout M. Fogiel. Où voyez-vous ça ? Quelle raison aurais-je de le faire ? L’émission à laquelle vous faites allusion ? J’ai gagné aux points, n’en déplaise à ceux qui ne savent pas lire, ayant imposé dans le peu de temps qui m’était donné mes thèmes de réflexion (l’envers et l’endroit du traitement de l’information - la vision de l’information du pêcheur et celle du poisson - la dissimulation de l’information.) Et en plus j’ai eu le dernier mot !
Donc pas de diversion, s’il vous plaît ! J’analyse seulement une interview : ce que dit l’interviewée et ce que demande l’intervieweur. Si vous voulez vérifier cette analyse, j’ai pris soin de placer en note la retranscription de l’interview.
Donc 1- d’un côté, l’impéritie de pauvres profs qui n’en peuvent mais dans le contexte d’un plan machiavélique de démantèlement du service public 2- et une victimisation exploitée par Fogiel pour déclencher le voyeurisme pourvoyeur d’audience et servant de leurre de diversion pour faire oublier la privatisation en marche ! Paul Villach
Par L’enfoiré(---.---.---.143)16 décembre 2009 14:00
Paul,
"J’ai gagné aux points, n’en déplaise à ceux qui ne savent
pas lire, ayant imposé dans le peu de temps qui m’était donné mes
thèmes de réflexion «
C’est exactement le point qu’il ne fallait pas accepter. Etes-vous un partisan du »ça passe ou ça casse« ? Il faut donner le temps au temps et prendre beaucoup de recul sur un sujet. Les examens de fins d’études ont formé trop de ratés par le seul fait d’avoir eu une question que l’étudiant venait juste de réviser. Ce dernier point pour répondre à »Donc pas de diversion, s’il vous plaît !" qui est en plein dans le sujet.
Donc
1- d’un côté, l’impéritie de pauvres profs qui n’en peuvent
mais dans le contexte d’un plan machiavélique de démantèlement du
service public
>>> Désolé, mais je ne saisis pas le message.
2- et une victimisation exploitée par Fogiel pour déclencher le voyeurisme pourvoyeur d’audience et servant de leurre de diversion pour faire oublier la privatisation en marche !
Comme je le disais au sujet de l’autre article : un titre racoleur, une analyse populiste et aucune mention de la démission parentale.
Malgré un père ouvrier et une mère sans emploi et des fins de mois plutôt difficiles jamais mon éducation ne m’aurait permis de conduire ainsi face à un professeur. Et donc jamais un de mes professeurs n’a « démissionné ». Evidemment, j’ai pris quelques « dérouillées » comme on dit par chez moi. mais je me r’en compte aujourd’hui que c’était pour la bonne cause.
Par appoline(---.---.---.48)16 décembre 2009 18:08
@ Moba,
A cette époque là, l’Education Nationale n’était peut-être pas squattée par des branleurs comme aujourd’hui. Si elle prenait ses responsabilités jamais les dégâts auraient été de cet ordre. Non seulement, elle engendre des ânes de la pire espèce mais en plus les classes ressemblent à des pétaudières, pour ne pas dire de beaux bordels. Il est vrai que peu de jeunes profs sont armés pour faire face à cette faune qui traînent des salles de classe mais cette institutions ne prend pas position pour faire cesser insultes et coups bas. C’est elle la grande fautive, il est interdit d’interdire porte ses fruits, bravo.
Enseigner, éduquer sont des crimes a proscrire. ( vu tel qu’ils sont aujourd’hui et ce qu’on éduque : l’école est la première institution disciplinaire : le professeur est le premier matton , représentant de l’autorité qu’ils le veuillent ou non : c’est le schéma de l’organisation du système éducatif qui veut ça : on peut y mettre toute la volonté du monde on ne casse pas un systéme : on le change complètement ).
1) Quels sont les besoins primordiaux pour l’éducation ? ( et ou devrait on s’arretter et pousser à l’autonomie , la pensée critique, ... ) 2) Comment éduquer sans influer sur la personnalité qui doit se construire seul au niveau du savoir ? En visant l’autonomie ? En poussant à être à la fois adulte (consciencieux) - et capable de s’autoriser a rêver et imaginer (créatif) ? Et si l’on mettez en place à partir du secondaire / collége le connectivisme par des ressources éducatives libres ?( il n’est pas question de ne plus avoir d’autorité pour les valeurs de l’enfant : l’enfant , dans la petite enfance (seulement), en a psychologiquement besoin dans son jeu avec l’adulte c’est humain ).
Mais c’est le rôle des parents de partager des valeurs, d’avoir la main sur le devellopement éducatif et de la personnalité de leur enfant ( ce n’est pas le role du professeur matton, ni du systeme educatif ) : mais alors ou est le place pour le professeur ? dites moi ?
Je n’en vois aucune pour lui.
Les parents n’ont pas le temps de s’occuper de leurs enfants ? C’est un choix : tout est question de choix : il suffit de faire des choix pour que les choix apparaissent plus clairement comme alternatives : il y a des alternatives a tout.
Par ddacoudre(---.---.---.185)16 décembre 2009 12:53
bonjour kalki
tu présentes toute la difficulté de se transmettre un apprentissage « sociétal », qui soit fait de telle manière, qu’il borne (organiser) les cerveaux, les remplis de vérités (lutte contre le doute), et ensuite une fois l’instrument cérébral construit, l’ouvre à l’incertitude du monde qui remettra en question toutes les données qui l’ont construit, certains y donnent le nom de sagesse, mais ils savent qu’elle est faite de nécessaires transgressions, non pour s’opposer mais pour ne pas se soumettre et pouvoir continuer le voyage de la vie.
Par cathy30(---.---.---.114)16 décembre 2009 12:24
Bonjour PV quand j’ai écouté l’interview je me suis dis tiens un article pour M. villach, que je trouve vraiment très juste.
Cette personne a bien fait de se mettre en congé, d’ailleurs je trouve étonnant qu’elle n’a pas rompu totalement avec l’EN. Elle rentre en enseignement condamnée d’avance et condamnant également ? Elle fait bien d’écrire un bouquin pour décrire l’école aujourd’hui, mais elle se trompe de cible, tout cela est bien orchestré, car si nos politiciens de la finance se préocupaient de la misère humaine cela se saurait depuis le temps. On cherche bien la casse du système à tout prix. Une école pour les riches (payante) et une pour les pauvres (ou l’on apprend la haine et à être pauvre et le rester), fermant de la délinquance qui rapporte(le non partage des richesses).
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 12:47
@ Cathy30
C’est exactement ce qui se passe sous leurs yeux et ces professeurs ne s’en rendent même pas compte. Et le Fogiel de faire diversion en stimulant le réflexe de voyeurisme ! Pathétique ! Il ne risque pas de m’inviter pour parler par exemple de « Un blâme académique flatteur » Paul Villach
Par ddacoudre(---.---.---.185)16 décembre 2009 12:26
bonjour paul
"Mais, on le voit, seule la
victimisation du professeur et sa responsabilité intéresse Fogiel pour
stimuler le voyeurisme des auditeurs.«
j’espère que tu auras lu l’article que je t’ai collé en commentaire sur ton dernier article.
les médias sont devenus affreux. le sujet que tu soulève est très épineux, cette violence commence »presque« à la maternelle (étude de Tremblay) et tient pour une part à un »abandons« familial produits de l’atomisation »individualiste", non comme réalité de l’être singulier que nous sommes, mais comme mythe fondateur d’un commerce, et la victimisation en fait partie. l’importance des règles (non du doigt) ont pour but d’arriver à l’âge adulte pour sortir du cloaque (étude de Calhoun).
ceux ci ne sont pas toujours accéssible, alors qu’ils aident à la compréhention de nos phénomènes sociaux.
chantecler, votre commentaire vaut pour des enseignants en détresse psychologique incapables d’être libres, hallucinant qu’un professeur censé transmettre le savoir ne puisse être libre, mais cela existe, dans ce cas la place de ces professeurs ce n’est pas l’école mais les maisons de repos de la MGEN l’article vaut pour les enseignants qui ont un minimum de moyens d’être libres la solution est pourtant simple : ne recruter que des professeurs qui savent tenir une classe, avec une épreuve éliminatoire de savoir tenir pendant un trimestre une classe très difficile à ce moment-là, il y aura moins de problèmes être professeur c’est avoir un savoir à transmettre et savoir le transmettre, ce qui implique de savoir se faire respecter ce qui n’en sont pas capables n’ont pas vocation à devenir professeur de plus, chantecler, je connais une professeur qui avait des problèmes de discipline dans un établissement où il n’y avait aucune difficulté, clairement cette professeur ne savait pas tenir une classe, alors que d’autres professeurs se sortent de toutes les situations
Par Junior M(---.---.---.236)16 décembre 2009 21:25
Dans chaque établissement facile, moyen, difficile, extrêmement difficile, il y a de jeunes ou de vieux profs qui ont toujours des problèmes et d’autres avec lesquels les mêmes élèves sont respectueux. Il s’agit du même cadre, de la même application du règlement par la direction, des mêmes élèves mais pas du même professeur.
Quand toutes les réunions pédagogiques serviront à travailler et non à boire le café. On pourra en reparler.
Défendre les professeurs à tout prix est une réaction purement corporatiste et non constructive.
Combien d’individus ont choisi le professorat pour sa soi disante durée de travail hebdomadaire et ses vacances et combien parmi ces mêmes s’avèrent être des détonateurs de violences scolaires ?
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 13:50
@ Chanteclerc
Curieux ce virage à 180 ° M. Chanteclerc ! Pas étonnant que vous soyez dans le décor !
Vous ne vous demandez pas pourquoi je suis aussi précis sur le sujet ? Vous me demandez de sortir ? Mais je ne sors pas sans biscuits ! L’affrontement dans l’Éducation nationale, je connais ! Je n’ai connu que ça quasiment avec une administration-voyou à quelques exceptions près.
Mais mes méthodes ont fait merveille jusqu’à ce que je décide de quitter la partie quand elle m’est apparue inégale. Ces voyous (je parle des recteur, inspecteur d’académie et chef d’établissement et de l’administration centrale), ne sachant pas me contrer, en sont venus à me coller un blâme pour fautes de service imaginaires ! Ce n’est pas moi qui le dit, c’est le tribunal administratif de Nîmes qui l’a annulé, le 7 décembre 2006 en déplorant une violation de procédure. Ce qu’on appelle « la totale » pour des administrateurs bénéficiant d’un service juridique avec l’argent de l’État ! Voilà ce que j’appelle des voyous ! Avec ces gens, il n’y a pas de discussion possible !
Vous m’obligez à faire de la pub pour vous montrer que le problème, je le possède. Trois de mes livres traitent du fiasco de l’Éducation nationale : « Cher Collègue » (dès 1989 !) - « Les infortunes du savoir sous la cravache du pouvoir » (2003) - « Un blâme académique flatteur » (2008) Et vous avez le culot de venir m’en remontrer ? Quels sont vos titres, en dehors de vos jérémiades qui vous persuadent d’appartenir à la crème des hommes ! « Il faut être juste avant que d’être généreux, comme on met des chemises avant de porter des dentelles », M. Chanteclerc !
Un exemple simplement ! C’est le sujet de mon livre « Cher Collègue ».
En avril 1986, je trouve collée sur ma porte de classe une pancarte qui m’injurie. D’entrée, je demande à la classe si on peut se comporter comme ça. Je ne cherche pas le ou les coupable(s). J’attends seulement des élèves avec lesquels je travaille, le minimum de respect mutuel : je me contenterai d’un « non » même du bout des lèvres, même hypocrite. Mais je veux l’entendre de tous ! Les têtes piquent du nez vers les tables ! Je suspens dans la minute mon cours et annonce que je ne reprendrai mon cours qu’après un désaveu écrit de l’ensemble de la classe. En attendant, je fais de la surveillance !
L’affaire va durer trois semaines ! Pataquès dans le Landerneau ! Je dois affronter les menaces de la principal, des collègues, d’un « tribunal » réunissant délégués de parents et de professeurs qui me somme de reprendre mes cours. Je refuse !
Convocation chez le Recteur ! Et là, surprise, le recteur VAUDIAUX - Hommage lui soit rendu ! - me donne raison. Il a honte de ce qu’on m’a fait subir. il me montre une pétition blanche produite par la principal (une grande protestante locale par devant l’Éternel ! ) qu’elle présente comme signée à l’unanimité, mais il n’y a pas une seule signature : « Le courage de vos chers collègues ! » me dit le Recteur Vaudiaux, écoeuré !
Il me remplacera, puisque je lui ai clairement dit qu’il est hors de question que j’enseigne à des élèves qui ne désavouent pas une injure. Mon salaire me sera versé intégralement malgré les heures que je ne ferai pas !!!
Et vous voulez jouter, Chanteclerc ? Ce petit incident n’est rien à côté de ce que j’ai eu à affronter. C’était constant avec ces voyous. Mais parfois, dans cette administration, il y a quelqu’un de bien, mais c’est trop rare !
En conséquence, dans cette jungle, on ne gagne rien à différer l’affrontement, sauf à compromettre sa dignité et sa santé ! C’est ce que paraissent choisir les professeurs ! Tant pis pour eux ! Ils ne savent même pas qu’on les utilise, comme dans un jeu de quilles, pour préparer la privatisation ! Grand bien leur fasse ! Mais je ne verserai pas une larme ! J’ai déjà donné ! Paul Villach
Par french_car(---.---.---.74)16 décembre 2009 13:57
Pour une fois Villach je trouve que vous avez eu l’attitude qu’il fallait en la circonstance. Mais pourquoi diable les élèves n’ont-ils pas voulu désavouer l’insulte ? Y avait-il donc un tel contentieux entre eux et vous ?
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 15:05
@ Chanteclerc
Désolé, Chanteclerc, de vous en boucher un coin et de vous avoir acculé à l’aporie !
Vous voulez que je vous raconte ce qui fait l’objet de mes livres ? Cela ne servirait à rien ! Il n’est pire aveugle que celui ne veut pas voir ! Et pourtant, il y en a de belles et de pas tristes !
Mais vous avez choisi le larmoiement ! Cela fait du bien mais ne change rien !
Les trolls qui me courent après les basques, si vous saviez comme je les connais par coeur. Ils ressemblent à mes « chers collègues » qui faisaient des pétitions dans mon dos !
Eh oui ! Il faut bien qu’ils aient un système de défense aujourd’hui quand la désolation est à ce point et qu’ils y ont contribué activement ou passivement, soit par une courtisanerie à toute épreuve, soit par une analyse marxiste de la situation qui remettait au grand soir la solution de tous les problèmes et le rasage gratis ! Je les ai toujours trouvés en travers de ma route, complices des voyous !
Comment voulez-vous qu’ils m’inspirent de la sympathie ? Paul Villach
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 15:11
@ pauvre le furtif
C’est dur, l’aporie ! Désolé si ma connaissance des soutes de l’Éducation nationale dépasse la vôtre ! Rien ne remplace l’expérience, Monsieur ! De grâce, retournez à votre bac à sable d’où vous n’auriez jamais dû sortir ! Paul Villach
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 15:22
@ Sissy
Vous êtes économe de vos mots, Sissy, mais ils valent leur pesant d’or ! C’est tout le problème, en effet ! On finit par devenir un leurre quand on perd le sens de sa propre dignité. La voyousse de principal d’Uzès - qui a eu ensuite les palmes académiques, si je ne me trompe, et dont j’évoque les hauts-faits ci-dessus, je m’en souviens, se marrait quand je défendais l’idée de dignité. Comme si c’était un mot ordurier ! Dans l’Éducation nationale, le mot dignité n’a plus sa place. Voyez « Entre les murs », « La journée de la jupe ». Restent le larmoiement, la victimisation ! C’est bon pour la privatisation, tout ça ! Paul Villach
Quelle autosuffisance, quel manque de modestie, quelle vanité !Vous ne parlez que de vous et de votre expérience.
Vous dites que rien ne vaut l’expérience, OK !
Mais si on ne prend pas de recul, et si on est sourd aux expériences des autres, on ne peut en aucun cas parler du cas général. Vous regardez tellement de votre personne, vous déformez tellement tout avec votre propre prisme que je ne vois pas comment vous pouvez vous croire objectif.
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 16:22
@ yaka
C’est ça ! On connaît la chanson des attaques personnelles quand on n’a pas un seul argument à opposer à ceux de son interlocuteur ! Continuez ! Pitoyable ! Sortez votre mouchoir surtout ! Paul Villach
Par rakosky(---.---.---.147)17 décembre 2009 01:09
Moi,il ne me fait pas rire du tout,cet article est tout simplement odieux.. .
Le nouveau régime des sanctions et punitions
Comme tout le monde ne le sait pas, la
décentralisation depuis 1985 et la déconcentration depuis 1998 ont
donné de plus en plus d’autonomie aux établissements scolaires. Mais en
même temps, on n’a jamais vu aussi souvent le ministère intervenir dans
des domaines où il avait promis de ne plus mettre les pieds.
Ainsi,
le décret du 30 août 1985 relatif au fonctionnement des établissements
publics locaux d’enseignement a fait depuis sa parution l’objet de
plusieurs ajouts qui ont soit modifié profondément le texte en vigueur,
soit exigé des établissements qu’ils apportent des modifications à
leurs règlements intérieurs, jusqu’à imposer dans le détail le régime
des sanctions et des punitions. Le « Bulletin officiel de
l’éducation nationale » spécial n° 8 du 13 juillet 2000 a publié deux
décrets et deux circulaires en ce sens.
Le premier décret (n°
2000-620 du 5 juillet 2000 paru au Journal officiel du 7 juillet 2000)
exige ainsi que dans les établissements de l’enseignement secondaire le
règlement intérieur comporte un chapitre consacré à la discipline des
élèves.
« Les sanctions qui peuvent être prononcées à leur
encontre vont de l’avertissement et du blâme à l’exclusion temporaire
ou définitive de l’établissement ou de l’un de ses services annexes. La
durée de l’exclusion temporaire ne peut excéder un mois. Des mesures de
prévention, d’accompagnement et de réparation peuvent être prévues par
le règlement intérieur. Les sanctions peuvent être assorties d’un
sursis total ou partiel. Il ne peut être prononcé de sanction ni
prescrit de mesure de prévention, de réparation et d’accompagnement que
ne prévoirait pas le règlement intérieur. »
Les sanctions
ressemblent furieusement à celles que peut subir un fonctionnaire en
application de la loi de janvier 1984 et de celle de juillet 1983
relatives à la fonction publique et aux droits et obligations des
fonctionnaires. Autrement dit, les élèves sont de plus en plus
assimilés à des citoyens et à des fonctionnaires, c’est-à-dire qu’on
considère de façon de plus en plus claire qu’ils sont égaux aux
professeurs.
Le nouveau décret ajoute « Toute sanction, hormis
l’exclusion définitive, est effacée du dossier administratif de l’élève
au bout d’un an ». On remarquera que les sanctions qui touchent le
fonctionnaire ne sont effacées qu’au bout de trois ans !
LES PRINCIPES : COMMENT FAIRE DIMINUER LES ACTES DE VIOLENCE ?
Une circulaire (n° 2000-105 du 11 juillet 2000)
examine longuement l’organisation des procédures disciplinaires dans
les collèges et les lycées.
Le préambule de cette circulaire
commence par une constatation inexacte : « Les équipes éducatives
éprouvent des difficultés sans cesse accrues pour porter remède aux
comportements inadaptés et parfois violents de certains élèves ». En
effet, les équipes éducatives n’éprouvent pas des difficultés sans
cesse croissantes. Mais ce sont bien la violence et les comportements
inadaptés (comme le mot est joli, pour dire que les élèves en question
ne sont pas du tout à leur place dans les établissements scolaires) qui
vont sans cesse croissant.
Le préambule comporte également une
phrase typique de la langue de bois actuelle : « Les exclusions sont de
plus en plus nombreuses. Il convient donc de pouvoir mettre en oeuvre
des dispositifs mieux adaptés, pour répondre à ces comportements ». Ce
qui en bon français signifie que le ministère souhaite qu’on ne
prononce plus autant d’exclusions et annonce des dispositifs qui vont
réduire leur nombre !
ELEMENTAIRE : EN NE LES SIGNALANT PLUS !
Suit une autre phrase tout aussi typique, mais qui est beaucoup plus claire :
«
Il a paru utile de renforcer les réponses apportées par les
établissements à ces difficultés, en vue d’éviter un recours
systématique aux procédures de signalement à la justice qui, à terme,
risquent de ne plus produire les effets escomptés ».
« Avant
toute décision à caractère disciplinaire, il est impératif d’instaurer
un dialogue avec l’élève et d’entendre ses raisons ou arguments. La
sanction doit se fonder sur des éléments de preuve qui peuvent faire
l’objet d’une discussion entre les parties. La procédure contradictoire
doit permettre à chacun d’exprimer sont point de vue, de s’expliquer et
de se défendre. Toute sanction doit être motivée et expliquée ».
Autrement dit, si un professeur à la suite d’une
injure, d’une insulte, d’une agression même physique, veut donner une
sanction à un élève, il ne peut le faire que s’il a des preuves à
produire. Quelles preuves sinon la plupart du temps des témoignages
écrits d’au moins deux ... élèves ? Et le professeur injurié ou insulté
ou bousculé pourra-t-il disposer de ces témoignages à l’appui des
sanctions qu’il aura demandées ? Sinon, ne risque-t-il pas de se voir
poursuivi pour dénonciation calomnieuse ?
LES SANCTIONS : LE PROFESSEUR MENACE DE POURSUITE POUR VOIE DE FAIT !
Les sanctions possibles sont l’avertissement, le
blâme, l’exclusion temporaire qui ne peut excéder un mois et
l’exclusion définitive avec ou sans sursis. Il faut noter la très
grande importance de la menace suivante : « Toute mesure qui a pour
effet d’écarter durablement un élève de l’accès au cours et qui serait
prise par un membre des équipes pédagogique ou éducative en dehors des
procédures réglementaires décrites dans la présente circulaire est
assimilable à une voie de fait susceptible d’engager la responsabilité
de l’administration ».
Beaucoup de nos collègues parfois exaspérés par les
agissements d’un élève « le mettent à la porte », c’est-à-dire qu’ils
lui demandent littéralement de sortir et de rester derrière la porte,
devant la salle de classe, jusqu’à ce qu’ils l’autorisent à rentrer ou
même jusqu’à la fin de l’heure. Une telle décision si elle est
humainement compréhensible est tout à fait dangereuse, car si cet élève
se blesse ou s’enfuit, le professeur en porte l’entière responsabilité.
De même, si un professeur refuse d’accepter dans son cours un élève
tant qu’il n’aura pas présenté ses excuses pour une grossièreté qu’il
aura proférée peut tomber sous le coup de « voie de fait ». Il convient
donc désormais d’être extrêmement attentif et, plutôt que de faire
sortir un élève, de rédiger un rapport circonstancié et immédiat au
chef d’établissement.
CONCLUSION : EST-CE VRAIMENT LA VOCATION QU’IL FAUT AVOIR DESORMAIS OU LE GOUT DU MARTYR ?
La lecture de ces textes ne peut laisser qu’un goût
amer aux professeurs : on prend le pari que s’ils étaient communiqués
aux futurs candidats au métier, et surtout étudiés avec soin, ils
décourageraient nombre d’entre eux à se présenter aux concours de
recrutement. Car ils comprendraient qu’ils ont désormais plus à
redouter qu’à attendre de ce métier à risques.
Frédéric Eleuche Extraits de la Revue du Syndicat national des lycées et collèges
Par Paul Villach(---.---.---.14)17 décembre 2009 10:51
@ No move
« No future », plutôt, non ? Surtout ne réfutez pas les arguments qui vous dérangent ! Faites diversion par l’attaque personnelle imbécile ! Paul Villach
Par french_car(---.---.---.74)16 décembre 2009 14:50
Abgeschiedenheit nous n’avons rien de commun vous et moi, je désapprouve complètement la forme insultante de votre post. Néanmoins je suis comme vous effaré par le manque de contact avec la réalité qu’ont les professeurs pour la plupart. Maintenant leur imposer un passage par la vie active de 5 ans tous les 10 ans est-ce une solution ? Je me souviens lorsque j’étais à l’école (la Grande, pas la primaire !) que les intervenants les plus intéressants et ceux avec lesquels au fond nous avions le plus d’atomes crochus venaient de l’industrie et n’étaient « que » chargés de TD et non prof en chaire. Je ne dirai pas non plus que les profs du secondaire ont cherché un poste « indéboulonnable » car on sait combien ils sont mal payés mais je pense qu’il y a chez eux une forme de frustration de ce qu’ils n’ont pas réussi comme concours. Il est vrai que l’on a tous raté quelque-chose, à part peut-être les majors de l’X et de l’ENA mais il est rare qu’un prof non issu de l’ENS ait intégré le système par vocation et sa rancoeur se ressentira vis à vis des élèves et de leur parent tout au long de la vie professionnelle et bien au delà si j’en juge par l’attitude de certains retraités donneurs de leçons.
Quelle prétention à aligner des hypothèses non vérifiées sur l’auteur, à moins que j’ai manqué un épisode, il sera intéressant de lire la réaction de l’auteur !
Avec des sophismes pareils, le fait qu’une forte minorité de citoyens en droit de voter, environ 4 sur 10, ait voté pour la racaille bling bling en 2007, prouve que la racaille bling bling est ’si extraordinaire’ comme vous dites, tellement extraordinaire que jamais il n’y a eu telle dégradation de la fonction présidentielle, c’est effectivement extra ordinaire !
Et vous, Léon, si vous étiez un journaliste citoyen si extraordinaire, comment se fait-il que Carlo Revelli ne soit pas d’accord avec vous sur l’avenir d’AgoraVox ?
Il faudra expliquer à Léon ce qu’est la tyrannie de la majorité .
Etant entendu que dénoncer la tyrannie de la majorité n’est pas non plus décréter la tyrannie d’une minorité dite éclairée .
Mais les articles éclairés de Villach, Léon, personne ne vous oblige à les lire, encore que, il est probable que vous ne les lisiez même pas !
Par french_car(---.---.---.74)16 décembre 2009 16:40
On attendait Léon et comme à l’accoutumée il ne nous a pas déçus. Il y a en effet comme un paradoxe entre des méthodes qui ont fait merveille et un départ précipité. Ce pendant pourquoi parler d’humiliation ? Il n’y a pas d’humiliation à être noté par ses élèves, celà se pratique dans toutes les Grandes Ecoles et dans les entreprises. Celà permet d’ajuster son enseignement à son auditoire. Quand il y a fournisseur et client il parait utile que le fournisseur s’enquierre de la qualité perçue par le client.
Par french_car(---.---.---.74)16 décembre 2009 17:12
Celui de not2be.com parait assez bien fait. Et les notes qu’on y trouve pour ce que j’en connais donne une bonne idée de chacun. Je n’y ai pas trouvé Villach, le site est trop récent
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 17:18
@ Light
Vous aurez remarqué qu’avec des commentateurs malhonnêtes, on perd à tous les coups :
1- Chanteclerc a commencé par me demander de quel droit j’osais accuser, puisque je n’y connaissais rien. J’ai donc offert un tout petit échantillon de ce que je connais et ai connu !
2- Et voici qu’on me reproche de me mettre en avant ! C’est un comble !
C’est ce que Bateson et Watzlawick appellent « la double contrainte » ! C’est une conduite perverse. Paul Villach
Léon, D’accord sur le point de la notation . La notation a également des effets indésirables . Je me souviens du cirque ridicule d’un prof de physique en mathé spé, prof usuellement déjà très bizarre, qui se la joue rebelle, mais le jour de l’inspection a fait un cours exactement comme l’inspecteur est censé vouloir qu’il fasse, à l’opposé de ce qu’il fait d’habitude !
Par french_car(---.---.---.74)16 décembre 2009 17:39
Hors sujet Light, on parle de l’évaluation du prof par les élèves. Léon cela n’a rien d’humiliant si ce n’est pas affiché sur la porte d’entrée. Dans les entreprises on pratique le 360°, vous vous notez vous-même, vous êtes noté par vos pairs, vos supérieurs et vos subordonnés, celà donne une idée de vos points forts et vos voies de progrès, mais le document est à votre seul usage.
Les injures de chantecler ont été enlevées par la modération .
chantecler devrait changer de pseudo et devenir lanceinjure ...
Je me souviens d’un article que j’avais écrit où le commentaire de troll de chantecler, qui n’avait déjà aucun argument, était un chanson de je ne sais quoi ...
J’avais fait virer le commentaire et le troll n’était pas content
Pour le troll chantecler, créditer les professeurs d’une responsabilité individuelle c’est être d’extrême-droite !
Ben voyons !
Si vous n’êtes pas d’accord avec sa suffisance chanteclerc, vous êtes d’extrême-droite !
Avec des profs comme chanteclerc, il ne faut pas s’étonner de l’état de l’Education nationale
« Stanley Milgram, auteur d’expériences célèbres sur la soumission à l’autorité, qualifie d’ « autoritarien » le profil de celui qui ne trouve son équilibre psychologique que dans une soumission aveugle à l’autorité. C’est le portrait tout craché du bon élève devenu professeur modèle ! »
Euh, L’article n’a rien a voir avec les travaux de Milgram ... ca fait son petit effet de le citer la en plein millieux d’article mais le rapport n’est que sémantique (la personne soumise a l’autorité abandonne son propre jugement, se defausse et soulage sa conscience, ce qui n’est pas du tout le cas ici). Ca n’a RIEN A VOIR avec le fait d’obeir aveuglement.
D’ailleurs si c’etait le cas, au moment d’etre juger publiquement, la prof se defausserait et accuserait sa hierrarchie ... ce que précisement vous l’accuser de ne pas faire.
Enfin, bref, l’EN ne pouvait qu’aboutir a ce qu’on voit aujourd’hui. Entre des profs gauchisants (qui commencent a comprendre leur douleur) et les publicitaires abrutissants, les momes n’ont pas bcp de chance d’en rechapper.
Par Philippe D(---.---.---.83)16 décembre 2009 17:26
Gary (Le Préfet de discipline d’Avox) fait encore des siennes ?
Et du haut de sa chaire Villach n’a rien vu, Villach ne s’offusque pas ? Au contraire, c’est une façon de faire régner l’ordre, la discipline et les bonnes manières dans sa classe.
Villach préfère Light, (Ex Sunlight, Ex Bluelight, Ex Jim34, scusez si j’en oublie) le lèche-cul du premier rang, celui qui déguste toujours à la récré et qui court se réfugier chez Gary.
Je ne crois pas que vous ayez écrit un article ayant eu autant d’audience que l’article que j’ai écrit sur Julien Coupat
Que vous ayez écrit un article aussi bien noté que l’article : l’imposture BHL
Que vous ayez écrit un article aussi original, bien noté et commenté que l’article sur la circoncision, une obsession américaine
Demandez à Léon si j’ai écrit ce dernier article, si vous osez, minable menteur !
C’est à cause des trolls et du manque de reconnaissance que j’écris moins .
Mais je reviendrai, ne serait-ce que pour prouver que je peux écrire des articles plus originaux, mieux notés, mieux commentés, faisant plus d’audience, que les vôtres .
Et en attendant d’écrire de nouveau, j’ai décidé d’attaquer les trolls . J’ai inventé une technique rendant hystériques les trolls : faire un copié-collé des commentaires des trolls en adaptant leurs commentaires à ce qu’ils sont ! Je continuerai
Aux trolls menteurs qui font semblant de ne pas comprendre, Renève, furtif : Pourquoi ai-je fait supprimer les articles que j’ai écrits sur AgoraVox ? Parce que je ne veux pas qu’ils soient archivés avec des commentaires de trolls minables dans votre genre . Et pour des raisons évidentes de non utilisation d’archivage à des fins de police de la pensée
Léon, C’est ce menteur de Renève tellement minable à prétendre que je n’ai jamais écrit d’article et à ne pas oser vous demander si j’ai écrit des articles qui a provoqué l’allusion à cet article . Je n’ai pas rappelé ici que vous aviez noté positivement l’article, enfin, pas avant ce commentaire ! Vous avez raison sur la politique éditoriale d’AgoraVox . Cette politique devrait valoir pour les commentaires et les Renève être expulsés ! Les trolls causent un tort énorme à AgoraVox . S’investir à écrire des articles originaux non seulement pour que ces articles soient relégués au second rang après les délires complotistes, ou du sensationnel, n’en avoir aucune reconnaissance, notamment financière, mais pour en plus devoir supporter ces trolls, c’en est trop !
Tout travail mérite rétribution . J’assume contrairement aux hypocrites dans votre genre . Allez donner des cours de soutien gratuitement si vous êtes sincère, j’en doute ! Vous n’êtes qu’un menteur . Raison de plus que je ne laisse pas les articles écrits gratuitement en archivage .
Question : Carlo Revelli travaille t-il gratuitement pour AgoraVox ? J’en doute ! Et je doute que la rémunération ou le gain en capital soient publics ! Le tout-gratuit est une imposture . Les gens sont prêts à payer le prix fort pour n’importe quel produit ou service de consommation marqueur de statut social mais sont choqués de payer pour l’essentiel, la santé, l’éducation, l’information : imposture !
Par french_car(---.---.---.74)16 décembre 2009 17:21
J’ai découvert ce site récemment : http://www.volkovitch.com/ On y perçoit un prof - fraichement retraité - dont on aurait aimé être l’élève. Il tape un peu sur son administration-voyou ce qui ne devrait pas déplaire à notre Villach. Il semble bien que ce prof ne se soit jamais pris au sérieux et que ce soit là un des secrets de sa réussite.
mon commentaire a été retiré de l’article sur agoravox tv.
Peut être étais je trop critique sur la reconversion de madame Charpot dans la finance et sa façon de fuir le bateau démocratique sans apporter de solution.
Vive la liberté d’expression. Vive l’imminente privatisation de l’éducation nationale. Vive la censure de l’agora.
autant pour moi, je me suis emporté sur ma déclaration de censure sur l’agora. j’ai recu ce mail.
"Aucun commentaire n’a été censuré sous cet article.
Par contre il est probable que votre commentaire a été publié alors que les données de l’ancienne version du site Agoravox.tv étaient transférées vers le nouveau site. Certains commentaires ont malheureusement été perdus au cours de la migration et nous nous en excusons auprès des personnes qui les avaient écrits.
Bien cordialement
L’Equipe AgoraVox"
Le service de l’agora est meilleur que certain service client des plus grandes enseignes. Ils sont forts chez agoravox quand même !
Par Paul Villach(---.---.---.14)16 décembre 2009 19:40
@ French car
Je vous fais l’obole d’un mot, ce soir, tant vous me faites pitié ! C’est ma « Béa » !
Où avez-vous vu que j’emploie le mot « tétons » ? Ce n’est pas dans mon lexique. En revanche, je vois que vous avez été émoustillé par ce passage que j’avais cité sur un autre fil. Paul Villach
Par garibaldi15(---.---.---.68)16 décembre 2009 18:12
Toujours aussi chiant et pontifiant le Paupaul !
Bon allez, assez rigolé Paul ! Puisque vous pensez avoir posé LE diagnostic, faites-nous rire maintenant ... proposez une solution. On vous écoute et on prend des notes !
Par DESPERADO(---.---.---.27)16 décembre 2009 18:38
Petite question, le nom de l’écrivaine est un pseudo, qu’elle ne cite pas les écoles ou elle a enseigné, et qu’il est par conséquent impossible de vérifer ce qu’elle raconte. Et cette charmante proffesseur désintéressée fini par travailler pour des ... traders...... ! Je gobe pas, c’est du marketing pur, il faudrait enquêter sur cette soit disante ancienne professeur dont on ne sait ni ou elle a enseigné et sous quelle nom ???? Ca pue .