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Accueil du site > Tribune Libre > Mali : le double jeu algérien (3)

Mali : le double jeu algérien (3)

L'Algérie est au cœur du problème malien, c'est une évidence. Le récent massacre d'otages sur son territoire n'est que l'épiphénomène de quelque chose qui a démarré il y a bien des années, qui s'était traduit par une guerre civile désastreuse ayant entraîné des dizaines de milliers de morts. Le pouvoir algérien, depuis arc-bouté sur ses bases, notamment des services secrets à poigne, a tout fait pour contenir la contagion islamiste, y compris en utilisant l'infiltration ou la manipulation, mais aujourd'hui, les créatures à la Frankenstein qu'il a créées se retournent contre lui, ou plus exactement ces mêmes créatures lui offrent un tapis rouge pour demander davantage d'aide américaine pour contrôler le Sahel, le but des algériens, peu enclins à laisser d'autres pays à dominer la région. S'y ajoutent les profits émanents des divers trafics locaux, dont bénéficie une junte au pouvoir dont le président Bouteflika n'est que le bout de l'iceberg. C'est un pays corrompu à l'extrême qui se dissimule derrière les malheurs des pays du Sahel. Un pays soutenu par les Etats-Unis, qui souhaitent étendre leur emprise sur un continent qu'ils ont trop longtemps délaissé. Des ventes d'armes étant à la clé.

Le 18 juillet 2012, bonne nouvelle (d'apparence) : trois otages européens – deux Espagnols dont une femme et une Italienne – enlevés en octobre 2011 en Algérie dans les camps du Polisario (en Algérie).sont libérés au Mali, annonce Mohamed Ould Hicham, un des responsables du Mujao, auteur de l'enlèvement. Le Mujao avait réclamé 30 millions d'euros de rançon et la libération de prisonniers islamistes.... dont le mouvement ne veut pas révéler le nom ni le pays. Il faudra attendre quelques jours pour qu'un site mauritanen, Alakhbar, relève qu'on vient de libérer un sahraoui des camps de Tindouf qui était détenu en Mauritanie, nommé Memine Ould Oufkir. La sortie de prison est confirmée par l’Agence Nouakchott information (ANI). L'enquête, selon la presse, avait montré que "Memine Ould Oufkir avait un accès direct au lieu de résidence des coopérants européens, ce qui lui a facilité, avec ses compères, la tache de l’enlèvement. Il a ensuite remis les otages à un groupe armé lié au Mujao, le mouvement pour l’unicité et le jihad en Afrique de l’Ouest". Il va sans dire que le prisonnier en Mauritanie se retrouvait aussitôt expulsé... direction l'Algérie. Démontrant ainsi les liens étroits entre le Mujao et ce pays, soupçonné depuis longtemps d'être de mèche avec plusieurs groupes terroristes du Sahel. Il n'y avait pas qu'Ansar Dine a bénéficier de sa sollicitude.

Une chose confirmée deux mois à peine après. Le 18 septembre 2012, en effet, le porte parole du MNLA, dont le mouvement venait d'être chassé de plusieurs villes par les terroristes islamistes, faisait une déclaration étonnante devant les caméras de télévision française (sur FR3, au journal de 19H30) : "Moussa Ag Said déclare, depuis Paris, que son mouvement dénonce avec force les négociations entre Ançar Edine et le MNLA, précisant qu’un avion spécial de l’armée malienne est arrivé dans la ville de Nafouki, 200 kilomètres de Tombouctou, avec à son bord Oumar Marico et un certain nombre d’officiers de l’armée malienne pour y rencontrer des éléments d’Ançar Edine. L’on ne sait pas avec exactitude sur quoi ont porté ces « marchandages » politiques mais connaissant la nature des revendications du mouvement que dirige Ag Ghali". Un véritable coup fourré, organisé par le nouvel homme fort du pays, celui sorti de Fort Bragg, le déjà célèbre Amadou Haya Sanogo : Cette « opération », qui prend à contre-pied les manœuvres que préparent la CEDEAO et les pays du champ, serait l’idée de génie que le capitaine chef des putschistes du 23 mars, aurait trouvé pour reprendre la main et ne pas se laisser surpasser par les politiques" précise la presse. Le porte parole du MNLA n'avait pas menti :  la rencontre de Oumar Mariko, médecin et candidat à la présidentielle malienne, qui s'est déclaré favorable aux militaires mutins, avait même été filmée. On peut même raisonnablement penser que l'avion qui a transporté Marico et des militaires était le Basler vu ici à Tenerife, et non pas l'Antonov 26 (ci-dessous un résumé en un seul cliché de la force aérienne malienne...)
 

L'allié direct des touaregs salafistes, contre toute attente, c'est en effet... l'Algérie. Au printemps dernier, alors que le groupe d'Iyad ag Ghali détruit des monuments historiques dans une furie religieuse sans raisonn son leader n'est pas sur place. Il est à... Alger, reçu par Abdelaziz Bouteflika, comme le précise le MatinDZ. "Le groupe terroriste Ansar Eddine avec lequel Abdelaziz Bouteflika a engagé un dialogue en vue d’une issue politique « négociée » à la crise malienne est donc essentiellement dirigée par des « émirs » algériens issus du GSPC rallié à Ben Laden, jusqu’à son chef, Iyad ag Ghali qui aurait aidé Alger à l’étouffement de la rébellion touareg suite à ces fameux accords dits "d’Alger" conclus entre Alger et Bamako. Ces principaux agents actifs d’Al Gaïda au Maghreb islamique qui contrôlent tout le Nord du Mali ont ainsi à leur tête ce Touareg de Tamanrasset, Iyad ag Ghali." Une bien étrange réunion, qui avait déjà été précédée de deux autres déjà, indique le MatinDZ, peu tendre avec son président : "or, Bouteflika se rend à Tamrasset à deux reprises : la première visite, il l’effectue à Tamanrasset-Illizi, en 2009, alors en campagne électorale pour son troisième mandat faite sous le slogan de "l’approfondissement de la concorde nationale" et d’où, d’ailleurs, il avait annoncé son élargissement en "amnistie générale". La seconde date de 2011, une visite éclair après une longue absence de la scène nationale. A l’issue de cette visite, les médias locaux avaient relevé que l'al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) avait comploté un attentat à la voiture piégée pour assassiner le président algérien, Abdelaziz Bouteflika, au cours de cette visite." Tamanrasset, ville de naissance de Iyad ag Ghali et selon le journal sa base arrière depuis des années. Le journal précisant que le coup de l'attentat était un coup monté du DRS algérien pour écarter les journalistes trop curieux, désireux de suivre de trop près les déplacements de Bouteflika dans Tamanrasset ! 

La visite présidentielle avait en effet un but caché, comme la précédente : "Ces deux visites à Tamanrasset, l’une inaugurant un troisième mandat, l’autre confortant l’impunité accordée aux groupes terroristes d’Al Qaïda au Maghreb islamique, ne sont donc pas d’utilité publique (de simples inaugurations de canalisations d’eau…) mais bien négociées à des fins stratégiques politiques : contenir la rébellion Touareg afin d’éviter une contagion berbère en Algérie et mobiliser les Touaregs élus locaux et députés du FLN qui connaissent l’actuel chef d’Ansar Eddine, Iyad ag Ghali alors homme politique influent au Mali et déjà acquis aux thèses d’Al Qaïda au Maghreb islamique, ayant des liens étroits avec ces élus locaux du FLN à Tamanrasset qui y ont fait campagne pour la réélection de Bouteflika en 2009. Est-ce un hasard si c’est le même homme, le « touareg islamiste » d’Ansar Eddine qui est reçu par Bouteflika, en tant qu’émissaire de ce groupe terroriste, le mois de juin dernier (2012) pour, officiellement, trouver une issue "diplomatique" à la crise malienne ?" Il est vrai que le cursus de l'islamiste ancien buveur de whisky prête à confusion, ajoute le journal, en rappelant la trahison de la cause indépendantiste dans les années 90 : "c’est le parfait homme de dialogue dans la mesure où c’est un enfant de Tamanrasset, un dissident de la cause indépendantiste Touareg qui a servi Alger pour la réprimer et, au bout du compte, un "émissaire digne de foi" d’Al Qaïda au Maghreb islamique. D’ailleurs, lors de la dernière réunion de la CEDAO à Dakar, Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé des affaires maghrébines et africaines, insistant sur la voie diplomatique choisie par Alger sur la crise malienne avait dit qu’il serait « une erreur » que de ne pas intégrer dans les discussions avec les « parties en conflit », ce même Iyad ag Ghali. Homme de main de Bouteflika ?" Le journal n'y allait donc pas avec le dos de la cuillère, mais il est vrai également que la réunion de juin se tenait au moment où plusieurs pays africains avaient déjà décidé de chasser Iyad ag Ghali du nord du pays. Et cela, Bouteflika le savait pertinemment. Le 15 novembre 2012, il participait à Abuja, au Nigéria, au sommet extraordinaire de la Cédéao réunissant les chefs d’Etat des 15 pays de l’Afrique de l’ouest pour fixer le calendrier de l'intervention au Mali ! "Adversaire déclaré de toute intervention armée, l'Algérie qui vient de voir échapper à son emprise Ansar Dine, devra se faire violence pour assister à une rencontre qui entérine une stratégie opposée à celle qu'elle a soutenue seule depuis le début de a crise" fait alors remarquer la presse algérienne.

Un autre journal, ou plutôt l'association Tamoudre, (touareg) enfonçant le clou : "C’est par la voix de son ministre des Affaires maghrébines et africaines, Abdelkader Messahel, que cette « négociation » d’Alger avec les terroristes d’Aqmi et de l’un de son groupe Ansar Eddine, a été confirmée. Dans le plus grand secret, au mépris des deux cent mille morts algériens victimes de l’idéologie de ce même groupe terroriste, il a reçu, à Alger, des émissaires d’Ansar Eddine, officiellement, certainement pas pour des « raisons humanitaires » accordées à la famille Kadafi." La position de Bouteflika y était sévèrement condamné là aussi, et montrait surtout toute la duplicité algérienne, les services secrets du DRS étant depuis plus de 40 ans maintenant derrière plusieurs coups fourrés notoires. "Bouteflika a pris langue avec les chefs terroristes de Ansar Eddine non pour sauver des vies humaines, les otages algériens enlevés le 5 Avril dernier, le consul d’Algérie et ses collaborateurs, mais pour trouver une solution politique « négociée » à la crise du Mali. Autrement dit, il s’agira pour lui de se mettre à genoux devant l’AQMi dont plusieurs chefs ont appartenu et appartiennent toujours aux groupes terroristes algériens. Quelle solution de paix « négociée » avec l’Aqmi sinon celle de l’abdication. Que peut bien offrir Bouteflika au groupe terroriste d’Ansar Dine sinon celle de renforcer leur impunité et de leur offrir l’Algérie pieds et poings liés, la soumettre à la chari’a et traiter leur chefs de partenaires honorables comme il l’a fait pour Hattab et compagnie au plus fort de la tragédie terroriste. Bouteflika veut-il élargir sa politique de réconciliation nationale à L’AQMI et être le digne héritier de Ben Laden en Afrique ?" écrit l'association, décidément en verve.

L'Algérie jouerait donc depuis longtemps une partition à elle, consistant à d'un côté (officiel) à déclarer qu'elle s'attaque au terrorisme islamiste et de l'autre (secret) à l'alimenter. Voilà qui n'est pas sans rappeler les coups tordus chers à l'ISI au Pakistan. Une comparaison que n'hésite pas à faire un spécialiste américain, John R. Schindler, professeur au National Security Affairs at the U.S. Naval War College in Newport, et dont l'analyse subtile faite le 16 juillet 2012 rejoint entièrement cet avis. L'article s'intitule "L’affreuse vérité de l’Algérie" et c'est un bilan implacable, en forme plutôt de réquisitoire, du rôle obscur de l'Algérie face aux menaces terroristes islamistes. L'auteur revient tout d'abord sur les dernières décennies, qui ont mené du GIA à AQMI en passant par le GSPC : "Pour le dire simplement, le GIA était la création du DRS ; en utilisant les méthodes soviétiques prouvées de pénétration et de provocation, l’agence l’a assemblé pour discréditer les extrémistes. Beaucoup de dirigeants du GIA étaient des agents du DRS, qui ont conduit le groupe dans l’impasse des tueries, une tactique impitoyable qui a discrédité à fond les Islamistes du GIA parmi presque tous les Algériens. La plupart de ses opérations majeures étaient l’œuvre du DRS, y compris la vague d’attentats à la bombe en France en 1995. Certains des massacres les plus tristement célèbres des civils ont été commis par des unités spéciales militaires se faisant passer comme moudjahiddin, ou par des équipes du GIA sous le contrôle du DRS. Ayant mis le GIA à terre à la fin des années 1990, le DRS a continué à infiltrer et influencer des groupes Islamistes dans le pays. Dans quelle mesure la filiale locale d’Al Qaeda est secrètement contrôlée par l’armée comme le GIA et le GSPC l’étaient – est une question ouverte, mais son rapport récent suggère que l’influence du DRS sur n’importe quel groupe extrémiste algérien est considérable." C'est l'une des rares fois ou un américain reconnaît l'implication de l'Algérie dans les attentats de 1995 en France, et c'est donc à noter d'une pierre blanche. Pour ce qui est des liens entre l'Algérie et les terroristes en Europe, on peut se référer à ma longue enquête sur l'affaire Petraeus (lire les PDFs).

Pour s'en convaincre, il suffit de lire le fabuleux livre d'Abdelkader Tigha, avec Philippe Lobjois " Contre-espionnage algérien : Notre guerre contre les islamistes" pour s'apercevoir de comment tout a été manipulé par le DRS. Extrait assez saisissant : Il [le capitaine Abdelhafidh] m’expliqua comment le DRS, dès le début de la guerre, s’était lancé dans une politique de recrutement d’agents infiltrés au sein de toutes les couches de la population. Beaucoup d’islamistes, après avoir été arrêtés par le DRS, avaient été transférés vers les différents CTRI. C’était là qu’ils étaient « retournés » par le service, puis renvoyés au maquis. Infiltrés au sein de leur groupe, ils permettaient d’en savoir plus sur la stratégie des islamistes sur le terrain. L’objectif affiché du service était de discréditer par tous les moyens la lutte armée des islamistes. J’apprendrai que la campagne de recrutement avait commencée dès 1993. Des équipes du CTRI de Blida s’étaient rendus quotidiennement à la prison civile de la ville afin de mener des interviews sur des détenus islamistes.- Celui que tu as vu en fait partie. C’est moi qui le traite. On l’emmène avec nous la nuit, sort en opération, il est très utile. J’apprendrai que ce même émir assistait aux séances de tortures dans les locaux du Service de police judiciaire. (…) J’ai commencé à demander des renseignements sur lui. Il s’appelait Merdj Abdelkrim. Plus connu sous le nom de « Mike », il avait été l’un des fondateurs du GIA de Boufarik et ami intime de Layada Abdelhak, le tueur de mon frère. C’était le premier chef spirituel du GIA, l’initiateur en quelque sorte. Le capitaine Allouache était devenu son officier traitant. Il l’avait retourné dès 1992. Depuis le terro maison circulait à l’intérieur du CTRI et il entretenait des contacts avec différents groupes armés opérant dans la Mitidja sans que ces derniers sachent qu’il avait été retourné par nos services !"

John R. Schindler précisant que ceux qui ont tenté de tirer la sonnette d'alarme ne sont plus toujours là pour témpoigner : "on sait que des officiels africains laissent tomber des allusions non subtiles qu’AQMI n’est pas tout à fait ce qu’il semble être et doit être vu dans le contexte plus large de la politique étrangère algérienne. Dans un des rares cas où de tels doutes ont été exprimés ouvertement, le chef de la sécurité d’Etat du Mali, qui est chargé de garder les moudjahiddin algériens hors de son pays, a déclaré à la Presse en juin 2009 que « au cœur d’AQMI est le DRS » Peu de temps après, il a été tué par balle à la maison par « des bandits armés inconnus. » L'homme décrit, assassiné à 37ans, c'est Lamana Ould Bou. Ironie du sort, la dernière arrestation qu'il avait faite, avait eu lieu dans ll’arrestation d’un membre d’Al Qaïda, d’origine mauritanienne, opérée dans une mosquée de la citée des 333 saints, à Tombouctou, celle-là même que fera détruire plus tard Ansar Dine.

 La thèse du DRS (et ses manies du secret) à la base de la désagrégation du Mali, un autre la partage : c'est Jeremy Keenan. L'homme n'est pas ici un inconnu, puisque je vous en avais déjà parlé, à propos de Pierre Camatte et d'Abderrezak El-Para, ce qu'à fait aussi ici Rue89 : "Anthropologue britannique, spécialiste reconnu de la zone sahélienne, Jeremy Keenan affirme dans cet article que c’est la Sécurité militaire algérienne qui a conduit la France dans le fiasco de son opération militaire du 22 juillet au Mali, destiné à sauver l’otage Michel Germaneau. Selon lui, l’armée algérienne a participé à l’une des deux opérations conduites ce jour-là, tout en sachant que l’otage français ne s’y trouvait pas ou plus. Les accusations portées par Jeremy Keenan contre la Direction du renseignement et de la sécurité (DRS) d’Algérie rejoignent les doutes exprimés par certains responsables français pour qui Al Qaeda au Maghreb islamique (Aqmi) « avance au gré des intérêts du pouvoir algérien ». Ce qui n’a pas empêché, selon l’auteur, le gouvernement français de tomber dans un piège lourd de conséquences." La DGSE, qui surveille les conversations algériennes depuis 1997 maintenant, à St Laurent de la Salenque (photo à droite) devait le savoir, elle aussi. Comme devait le savoir Sarkozy, qui avait manipulé l'affaire à son profit. Et avait ensuite fait le show hanituel lors de l'extraction de Pierre Camatte, négociée selon l'habitude des terroristes contre la libération de leaders islamistes emprisonnés et quelques liasses de billets verts (le franc CFA n'étant pas en odeur de sainteté chez les trafiquants de coke).

Dans un autre texte, "Le bras caché de L'Algérie", du 22 janvier dernier seulement, paru sur The National Interest, John R. Schindler (ici à droite) va plus loin encore en évoquant une relation plutôt malsaine entre américains et algériens (et là encore c'est la première fois qu'on entend ce genre de voix :  "Les Etats-Unis sont profondément impliqués avec un partenaire musulman clé dans la lutte contre le terrorisme djihadiste. Bien que la relation entre les deux pays soit d'apparence solide, avec des années de coopération militaire et de renseignement, renforcées par un soutien financier américain, les rouages ​​de la relation sont rarement transparentes à Washington. C'est grâce à la position dominante du puissant service de renseignement militaire, qui est l'épine dorsale du régime. Ce service travaille souvent à contre-courant de la politique déclarée, parfois en s'opposant activement aux objectifs occidentaux. À certains moments, le service semble être hors du contrôle du gouvernement civil et même de la chaîne de commandement militaire. Aux États-Unis, c'est une situation frustrante qui semble irrémédiable." On le voit, la comparaison avec un autre pays et une situation similaire vient vite : "cette description englobe la relation "frenemy" que les Etats-Unis ont longtemps eue avec le Pakistan, grâce à l'Inter-Services Intelligence (ISI), le service d'espionnage connu par les talibans comme étant "le serpent noir." L'ISI a beaucoup fait clandestinement pour contrecarrer les efforts des États-Unis et de l'OTAN en Afghanistan, ainsi que soutenir le terrorisme contre l'Inde. Sa réputation en tant que fabricant de chaos régional, ainsi que le pouvoir réel au Pakistan, a été durement gagnée. Mais la description est également vraie pour l'Algérie, un pays dont l'éminente position dans la lutte mondiale contre Al-Qaïda est à nouveau dans les informations récentes, merci à la guerre dans les pays voisins du Mali et à l'effort désastreux des militaires algériens à sauver des otages occidentaux, qui aurait été faits prisonniers par les djihadistes locaux".

L'auteur n'est pas tendre, en effet avec un DRS assimilé à un ISI bis : "l'Algérie, comme le Pakistan, dispose d'un service de renseignement militaire, le Département du renseignement et de la sécurité (DRS), dont la mission dépasse de loin n'importe quelle agence de sécurité occidentale. Le DRS est à juste titre considéré comme l'épine dorsale du régime, avec un pouvoir fondamental s'étendant au-delà même de l'armée. Dans un sens réel, comme au Pakistan, les espions de l'armée contrôlent une grande partie du système politique, en fonctionnant comme une loi pour eux-mêmes, en commettant des violations des droits de l'homme et en fournissant un soutien clandestin aux groupes terroristes pour servir les intérêts du service. Bien que l'Algérien moyen soit bien au courant des habitudes peu recommandables du DRS, qu'ils sait être la base du régime impopulaire qu'ils appellent « le pouvoir » (en français dans le texte), la plupart des étrangers ne semblent remarquablement pas au courant de la façon dont le pays fonctionne réellement, celui d'inclure de nombreux militaires américains et des agents du renseignement comme partenaires de l'Algérie contre le terrorisme. Malheureusement, le débat sur le rôle réel du DRS dans le Maghreb est polémique, voire manichéen, avec des adversaires du " Pouvoir" qui voient sa main cachée derrière presque tout ce qui se passe au nord du Sahara, alors que la plupart des experts occidentaux semblent se contenter d'éviter toute discussion réelle à propos du DRS, la considérant comme une sorte de mythe ou « théorie du complot » qui ne doit pas être pris en considération. Que le premier groupe soit plus proche de la vérité n'a pas aidé pour la crédibilité à l'Ouest, et ce n'est seulement qu'en France, dans l'ancienne puissance coloniale, que l'offre de presse est axée sur la réalité la couverture des affaires algériennes." A comparer avec les déclarations du général Carter Ham... cela devient passionnant.

Un général US qui déclarait le 28 novembre 2012 combien l'Algérie faisait tout ce qui était en son pouvoir... "M. Ham a considéré, cependant, que « bien que des négociations soient en cours, il est prudent de se préparer à une éventuelle intervention militaire qui pourrait être nécessaire ». Au cours de son intervention, le général Ham a particulièrement salué « les efforts accrus de l'Algérie » pour assurer la sécurité de ses frontières, en particulier avec le Mali, pour empêcher, selon lui, une libre circulation des éléments d’Al-Qaïda et d'autres groupes. A une question sur la présence d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) au nord du Mali, M. Ham a répondu que lors des discussions avec de hauts responsables militaires et civils des pays de la région, il a constaté une « unanimité » autour de deux points, même si, selon lui, il peut y avoir quelques différences dans l'approche de la question. Il s'agit, a-t-il dit, de « la nécessité de préserver l'intégrité territoriale du Mali, excluant tout appui à un mouvement séparatiste » et du refus de « la présence continue de l'AQMI au nord du Mali », qui est « inacceptable pour les Maliens, pour les pays de la région et pour la communauté internationale », a insisté M. Ham"

Bien entendu, l'auteur du texte initial vise lui aussi la situation actuelle du Mali, héritière directe de cette politique de coups tordus perpétuels (il donne le beau rôle aux USA, quand même en parlant des "efforts" faits, alors que l'on a vu qu'ils étaient succints ) : "ceci est particulièrement important en raison des événements qui se déroulent dans les pays du Maghreb. Après des années d'investissements américains dans la région, en particulier les efforts coûteux par le Pentagone pour l'Afrique (AFRICOM) pour constituer les forces de sécurité du Mali,qui ont lamentablement échoué, la France est entrée dans le combat pour sauver une situation désespérée. Bien que les préoccupations qu'une grande partie du Sahel devienne un Jihadistan soient exagérées, Paris a eu raison de s'inquiéter de l'impact que pouvait avoir la prise de contrôle par Al-Qaïda de vastes étendues de l'Afrique occidentale. Après des années de mises en garde de l'AFRICOM comme quoi les djihadistes menaçaient le Sahel, la solution américaine, fondée sur la formation des forces locales pour faire le travail difficile, a été prise en défaut et la menace est maintenant sur nous." Au moins, c'est un beau mea culpa, pourra-t-on au moins dire (*). 

Le couperet peut alors tomber. Selon John R. Schindler, Alger est bien derrière les groupes islamistes qui ravagent le nord du Mali : "Washington va être tenté de forger un partenariat plus étroit avec Alger pour améliorer la stabilité régionale, et de laisser les forces de sécurité algériennes faire ce que nous ne ferons pas. Certes, la DRS a travaillé en étroite collaboration avec les services secrets américains depuis les années 1990, et son empressement à tuer des terroristes est sans équivalent dans aucun autre pays du Maghreb. Mais le DRS a fait aussi des choses que Washington semble hésiter à questionner. Pour être clair, ses méthodes comprennent des tactiques sur lesquelles les Etats-Unis doivent porter une attention particulière, comme celles du parrainage des groupes terroristes et les atteintes aux droits humains à l'échelle industrielle. Compte tenu de leur fréquence au cours des vingt dernières années, les drames d'otages occidentaux ont été exploités par le régime algérien -disons par le DRS- à des fins politiques, et il est temps de commencer à poser des questions sur ce qu'Alger fait vraiment à travers la région. Dans quelle mesure le DRS continue-t-il de soutenir le terrorisme dans la clandestinité, comme il l'a fait dans les années 1990, comme une arme pour discréditer l'islam politique ? C'était une tactique qui a marché avec succès, mais qui a coûté des dizaines de milliers de vies civiles. Car il est amplement prouvé que le DRS maintient le contrôle d'au moins une partie des groupes de bandits djihadistes opérant sous la rubrique d'Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) dans le Sahel."

Des "drames" manipulés, comme l'a été la dernière prise d'otages et le massacre qui a suivi, ave un chef terroriste censé piloter l'attaque à des centaines de km de là (avec quel matériel ?), et un bilan des tués plus qu'aléatoire, laissant augurer d'une infinité d'interprétations possibles sur ce qui s'était passé réellement. Le lot même d'assaillants, à ce jour toujours indéterminé, ont on a pu dire qu'il possédait un français, sorte d'illuminé breton,"ancien officier de marine marchande", Gilles Le Guen, converti à l'islam depuis 1985, ayant épousé la cause jihadiste sous le nom "d'Abdel Jelil". Tenant des propos dithyrambiques sur Ben Laden... bien entendu. Depuis la fin des opérations, on ne le cite plus parmi les jihadistes décédés. Des événements baignant dans le flou de la communication algérienne, pas pire que les fluctuations et la réécriture à la volée de l'assaut contre Ben Laden au pakistan, serait-on fort tenté de dire. "Pour ce journaliste de Gao, réfugié à Bamako, l’attaque terroriste du complexe gazier d’In Amenas a assurément faussé tous les calculs des autorités algériennes « les Algériens ne s’attendaient sans doute pas à être inquiétés par les émirs du désert avec lesquels, selon plusieurs spécialistes du Sahel, ils auraient des deals. Ils leur ouvriraient des couloirs de ravitaillement en armes, vivres et carburant, entre autres, à condition que les terroristes opèrent loin de leurs frontières, mais surtout qu’ils ne s’en prennent à certains intérêts stratégiques comme le pétrole et le gaz. », a-t-il, en effet, écrit. Aux yeux du journaliste, il n’est, en outre, un secret pour personne que « des officiers supérieurs algériens auraient des accointances avec des contrebandiers d’armes et de drogue qui ont fait du nord malien et du sud algérien un sanctuaire pour le terrorisme et le crime organisé ». Leur Frankenstein aurait-il échappé à leur contrôle ? Au quel cas l'opération d'Amenas aurait aussi surtout servi à se débarrasser d'encombrants soutiens islamistes : les américains suppriment les leurs à grand coups de drones, les algériens tirant dans le tas, l'ineffable Mokhtar jouant les Ben Laden du pauvre de service. Quant à Iyad ag Ghali, aux dernières nouvelles... rien n'a beaucoup changé chez lui, semble-t-il. "Il s’informe par SMS" précise MaliActualtés.
 
 
  (*) Le GIA est-il toujours derrière l'agitation terroriste en Europe à ce moment-là (et aujourd'hui encore serait-on tenté de dire avec ce qu'on vient de redécouvrir)  ? Oui, sans hésiter, et un travail journalistique en profondeur le démontre justement en 2002. Début novembre 2002, en effet, Canal plus diffuse "90 minutes", un magazine d’investigation, où apparaît l'enquête menée par Jean-Baptiste Rivoire et Romain Icard, sur les attentats perpétrés à Paris en 1995 . L'enquête est un réquisitoire terrifiant contre le DPS. Les fameux amis de Charles Pasqua, qui selon les auteurs est bien le commanditaire de la vague d'attentats à Paris : "Les conclusions d’« Attentats de Paris, enquête sur les commanditaires » sont édifiantes.  A l’issue d’un travail d’investigation de plus de deux ans et à travers une vingtaine d’entretiens inédits avec des acteurs algériens et français, les deux journalistes affirment que les « Groupes islamistes armés » sont depuis 1994 directement guidés par le Département de renseignement et de sécurité (DRS, l’ex-Sécurité militaire). Les conclusions de l’enquête menée par Jean-Baptiste Rivoire et Romain Icard sur les attentats perpétrés à Paris en 1995 marquent le début d’une polémique. Selon les deux journalistes de « 90 minutes », ces actes terroristes, revendiqués officiellement par un islamiste, Djamel Zitouni, (en photo à droite) auraient été orchestrés par les services secrets algériens. Cette thèse défendue par les deux journalistes du magazine de Canal +, ne fait que confirmer les interrogations soulevées après la condamnation à perpétuité des seuls Bensaïd et Belkacem par la cour d’assises spéciales de Paris. " Ceux-là aussi se seraient donc fait manipuler ! Au milieu de l'affaire, on bute sur la personnalité d'Ali Touchent à chaque coin de l'investigation (bien dénoncé dans le reportage de "90 minutes" lors de l'interview d'Alain Marsaud, qui confirme à demi-mot le rôle de Touchent puis parle de "terrorisme d'Etat") !!! Un GIA lui-même chapeauté ou aidé par la CIA, toute heureuse de déstabiliser n'importe quel pays au monde comme on avait pu le voir en Belgique ou en Italie ces dernières années."
 

sur le DRS un excellent document à compulser :

http://lequotidienalgerie.org/2011/03/06/algerie-que-penser-des-cette-supposee-confrontation-entre-le-drs-et-bouteflika/

 

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109 réactions à cet article


  • Guy Mauve de Bancreune Guy Mauve 25 janvier 2013 11:52

     Selon Arte, la catastrophe de Fréjus serait un attentat du FLN

    La chaîne de télévision Arte a fait une révélation surprenante, passée inaperçue, dans un documentaire allemand diffusé mardi à 22 heures.

    Selon les services secrets d’Allemagne de l’Ouest, la rupture du barrage de Malpasset, qui a fait plus de quatre cents morts à Fréjus, le 9 décembre 1959, aurait été provoquée par un attentat du FLN.


  • morice morice 25 janvier 2013 11:58

    c’est d’un ridicule achevé, l’enquête avait montré un défaut STRUCTUREL du barrage et de la façon dont il reposait sur les berges de la vallée.


    c’est du complotisme à la petite semaine. Aucun explosif aurait pu provoquer une telle rupture.

  • morice morice 25 janvier 2013 12:22

    cette intervention est TYPIQUE d’un TROLL : on ramène le débat ailleurs, pour détourner l’attention. C’est un procédé qui en dit long sur ceux qui ici, ne veulent pas que l’on évoque le rôle de l’Algérie.... 



    tous ses posts intermédiaires insultants ont été effacés, le coup du jeu de mots comme nom ici est signé : ce n’est pas la première fois qu’il vient détruire le fil, ce sbire. C’est inacceptable.

  • Guy Mauve de Bancreune Guy Mauve 25 janvier 2013 15:16

    Détail interessant dans les Dernières Nouvelles d’Algérie :


    Durant la guerre d’indépendance, la RDA qui appartenait au bloc soviétique ainsi que la Stasi avaient soutenu le combat des Algériens au point où un ancien criminel de guerre nazi fournissait des armes à l’ALN via son usine installée en Italie.

    Lire l’article original : Le barrage qui a tué 400 personnes en 1959 à Frejus était un attentat du FLN | DNA - Dernières nouvelles d’Algérie 







  • morice morice 25 janvier 2013 15:20

    je le répète ça n’a strictement rien à foutre avec le contenu de l’article que vous cherchez à l’évidence à troller en vous inscrivant exprès sous un autre avatar que l’habituel....


  • morice morice 26 janvier 2013 09:43

    Pour votre gouverne il fait ça depuis au moins 1991.....


  • morice morice 25 janvier 2013 11:19

    vous manquez sérieusement d’informations historiques sur les années noires algériennes.. franchement. 


    Allez, je suis bon prince et je vous donne un nom : Djamel Zitouni.

    un deuxième, c’est mon jour : 

    Tibhirine
    Le 11 juillet 1995, il fait assassiner à Paris le cheikh Abdelbak Sahraoui, cofondateur du FIS et imam de la mosquée de la rue Myrha (Paris-18e)35, qu’il considère comme « collabo »36, et il lance une huit attentats dans les métro et RER parisiens à l’été 1995 (12 morts, 180 blessés). 

    Selon d’anciens officiers algériens, il aurait ainsi entretenu dès l’année 1993 des rapports réguliers avec les services de sécurité d’Alger. C’est ce qu’affirment depuis la fin des années 1990 le colonel Mohamed Samraoui, ex-militaire algérien réfugié en Allemagne auteur de Chronique des années de sang (Denoël, 2003)67ainsi que le capitaine Hocine Ouguenoune, ancien du DRS (Département Renseignement Sécurité, ex-Sécurité militaire) qui témoigna à ce sujet dans le magazine 90 minutes, sur Canal plus, en novembre 200268.

    Autre témoignage éclairant les liens qui unissaient Zitouni et la sécurité militaire algérienne, celui du capitaine Ahmed Chouchane, interviewé dans la même émission de télévision. Instructeur des forces spéciales de l’armée algérienne lors du coup d’Etat de 1992, il refuse de tirer sur la foule en raison de ses sympathies islamistes. Jeté en prison, il en est ressorti de sa cellule au printemps 1995 par sa hiérarchie militaire qui lui fait une étrange proposition : devenir l’adjoint de Djamel Zitouni et éliminer des responsables islamistes refusant de travailler avec les services :

    « la proposition émanait du général Kamel Abderahmnane et de Bachir Tartag, du Centre principal militaire d’investigation de Ben Aknoun, raconte aujourd’hui Chouchane. Ils m’ont dit à propos de Zitouni : c’est notre homme, et c’est avec lui que tu vas travailler. »


    c’est de notoriété PUBLIQUE depuis des années.


    En 2008, Rémy Pautrat, ancien secrétaire général de la défense nationale, racontera au journaliste Nicolas Beau, de Bakchich.info, qu’à l’automne 1994, Smain Lamari, alors numéro 2 du DRS algérien s’était vanté à Paris auprès de Raymond Nart, son homologue à la DST française, d’avoir épargné Djamel Zitouni, facilitant ainsi son arrivée à la tête du « GIA » et de le « tenir bien en main »69. Rémy Pautrat confirmait ainsi un témoignage qu’il avait accordé au magazine 90 minutes, sur Canal plus, en 2002 :

    « L’anecdote m’avait frappé. Ils avaient effectivement épargné Zitouni alors que tout avait été fait pour que l’embuscade soit un succès et qu’ils auraient pu tuer tout le monde s’ils l’avaient voulu. Ils l’avaient donc épargné volontairement (...) qu’on ait épargné un type parce qu’on avait déjà des contacts avec lui et qu’on pensait qu’après, il prendrait la relève, ce qui s’est effectivement passé, et qu’il serait plus accommodant, cela me paraissait dans l’ordre des choses »

    .

    À partir de cette date, le juge anti-terroriste Marc Trévidic, chargé de l’enquête sur l’assassinat des moines de Tibhirine, s’interroge officiellement sur les liens que Djamel Zitouni aurait pu entretenir avec le DRS algérien et demande la levée du secret défense70.

    À l’automne 2009, les documents déclassifiés par la France montrent que dès 1996, le général français Philippe Rondot s’interrogeait déjà sur la nature exacte des liens unissant Djamel Zitouni, chef du « GIA » et Smain Lamari, numéro 2 du DRS (ex-sécurité militaire). Dans une note confidentielle adressée à la DST le 24 mai 1996, Rondot écrit même que « « Très (trop) longtemps – et pour des raisons d’ordre tactique –, Djamel Zitouni et ses groupes ont bénéficié d’une relative tolérance de la part des services algériens. Il aidait (sans doute de manière involontaire) à l’éclatement du GIA et favorisait les luttes intestines entre les groupes armés »7


    • morice morice 25 janvier 2013 12:35

      je vais essayer d’être plus simple pour que vous pussiez me comprendre.
      Pourquoi le gouvernement algérien combat d’abord les barbus pour ensuite leur livrer l’Algérie ?


      parce que le DRS a des factions, et que chacune joue contre l’autre, plus le gouvernement qui tente de les empêcher : c’est une lutte INTESTINE depuis 1990. C’est à couteaux tirés, et tout est bon pour se faire de l’argent ou se faire construire une villa ou planquer les sous en Suisse... (et oui, eux aussi !)... le contrôle de la drogue, « ça les déchire grave », comme dit mon informateur algérien, qui parle comme les jeunes qu’il côtoie.... depuis l’arrivée de la coke en quantités considérables, c’est devenu bien pire encore... alors un jour on parie sur un islamiste, un jour sur un autre : la roulette algérienne, où il y a des balles dans tout le barillet.

    • morice morice 25 janvier 2013 14:30

      En effet, lorsque l’on est pourri et corrompu, que l’on a le pouvoir et l’or, on ne le les cède pas.


      ah ah ah 

      et Moubarak ? il ne l’a pas cédé ? contraint et forcé ?

    • morice morice 25 janvier 2013 14:32

       finir l’article simplement par un pourquoi ?


      je vais vous laisser le pourquoi.. votre grande spécialité ici : un auteur prend des risques, un posteur jamais. Laissez-moi avoir plus de courage que vous n’en avez, visiblement.

    • Serpico Serpico 25 janvier 2013 15:57

      Morice « comme dit mon informateur algérien »

      ****************

      MDR de chez MDR !

      Il ne ressemblerait pas à un Sifaoui-oui-oui ?

      Morice, les militaires algériens sont de parfaites crapules mais vous abusez avec vos « analyses » à la noix.

      Comme vous le faisait remarquer Paul Huant : ce que vous dites de la manipulation des barbus est un non-sens. Je suis un peu complotiste moi aussi mais là, vous crevez le plafond.

      Réfléchissez deux secondes.


    • morice morice 26 janvier 2013 09:46

      bien honnêtement acquise sur Ago pendant de longues années.


      Vous venez de vous trahir une deuxième fois, car vous êtes inscrit depuis peu et dites que vous me connaissez sur Agoravox depuis toujours. Vous êtes fait, Yang, et votre harcèlement maladif ici évident.

    • frugeky 25 janvier 2013 11:32

      Il me semble que c’est aller un peu vite en besogne que d’attribuer les attentats de 1995 à Paris aux seuls GIA manipulés par la DRS. Le retour de Chirac aux affaires et la résolution de vieux contrats oubliés tient tout autant la corde de la crédibilité. L’accent mis sur l’Algérie en ce moment la désigne comme la prochaine cible de la lutte du bien occidental contre le mal terroriste.


      • morice morice 25 janvier 2013 21:04

        « Nicole Chevillard »


        ah tiens, tout à coup il m’aide le Sudiste...

        C’est l’occasion pour la journaliste d’avoir une longue et étonnante discussion avec le préfet Pautrat en janvier 1996. Où il lui révèle qu’au cours d’une soirée arrosée, les principaux responsables des services algériens se « sont vantés d’avoir retourné Djamel Zitouni », l’émir des Groupes islamiques armés (GIA)

        Or, Rémy Pautrat n’est pas n’importe quel préfet. Ancien patron de la DST (1985-1986), il a longuement fréquenté la communauté du renseignement sur les deux rives de la Méditerranée. De plus, son récit corrobore les déclarations de plusieurs anciens du renseignement algérien.

        bingo !

      • morice morice 25 janvier 2013 21:05

        vous aurez noté que dans l’article le fameux :


        Pour Abdelkader Tigha, il est évident que le DRS est derrière les attentats de 1995. Son objectif ? Encourager la France a aider l’Algérie à lutter contre le GIA, et retourner les politiques français, trop bien disposés à l’égard du processus de San Edigio.
        n’est autre que l’ auteur du bouquin dont je parle...

      • cedricx cedricx 26 janvier 2013 06:45

        Il est clair, mister Morice, qu’après avoir lu la première partie de votre article, qui est un concentré de mensonges et de vulgaire propagande, je me suis abstenu de lire les suivants qui ne peuvent être que du même jus. Pour être aussi maladivement acharné contre un pays, c’est que vous devez être, au moins, un ancien de l’OAS, nostalique d’une époque à jamais révolue. Vous êtes un malade, allez vous faire soigner, si possible.


      • morice morice 26 janvier 2013 09:49

         au moins, un ancien de l’OAS, nostalique d’une époque à jamais révolue


        Déjà lu des conneries mais là c’est le pompon... C’est quoi vos arguments pour prouver ça ?

      • morice morice 25 janvier 2013 11:44

        Il me semble que c’est aller un peu vite en besogne que d’attribuer les attentats de 1995 à Paris aux seuls GIA manipulés par la DRS. `


        ça semble une affaire conclue pourtant..

        l’enjeu actuel est ici :

        La légitimité du pouvoir est passée, selon Sid Ahmed Ghozali, de la légitimité du « j’ai fait la guerre de libération » à celle de « je suis dans l’armée héritière de celle qui a fait la guerre » ; de celle de « j’ai fait la lutte antiterroriste des années 90 » (légitimité par le sécuritaire), à celle de « je suis proche de Bouteflika depuis ses vingt ans de disgrâce et je suis proche de sa famille ».

        Le tout allant dans le sens de la légitimité opportuniste internationale : je suis vital, important, incontournable et essentiel à plus de 70 ans.

        On lira et relira ces compliments de l’Occident qui en abuse à l’adresse d’une Algérie que l’on sait vaniteuse et nostalgique des années 70 : le rôle dit « incontournable » de l’Algérie, dispense aujourd’hui le peuple de voter ou de se soulever.

        On restera donc assis à regarder le régime promener le nœud papillon que Sid Ahmed a perdu. Car l’Algérie est incontournable justement. Mais nous on est contournables. Par tous. Et de plus en plus.  


        • morice morice 25 janvier 2013 11:59

          http://www.ecolo.org/documents/documents_in_french/malpasset/malpasset.htm


          Les barrages-voûtes sont réputés pour leur exceptionnelle solidité, la poussée de l’eau ne faisant que renforcer leur résistance. Malgré la très faible épaisseur du barrage de Malpasset : 6,78 m à la base et 1,50 m à la crête, ce qui en fait le barrage le plus mince d’Europe, la voûte elle-même est entièrement hors de cause. Mais ce type d’ouvrage doit s’appuyer solidement sur le rocher, ce qui n’était apparemment pas le cas à Malpasset. Certes, la roche, quoique de qualité médiocre, était suffisamment solide, en théorie, pour résister à la poussée. Mais une série de failles sous le côté gauche du barrage, « ni décelées, ni soupçonnées » pendant les travaux de prospection, selon le rapport des experts, faisait qu’à cet endroit la voûte ne reposait pas sur une roche homogène. Le 2 décembre 1959, le rocher situé sous la rive gauche a littéralement « sauté comme un bouchon », et le barrage s’est ouvert comme une porte...



            • L'enfoiré L’enfoiré 25 janvier 2013 14:56

              Morice,

              Je ne connais rien de l’Algérie, ce n’est pas dans mon histoire et donc pas mon combat.
              Mais, si un jour vous parliez du Congo, je vous conseille de lire « Congo ».
              C’est fou ce qu’on peut apprendre. smiley

              • L'enfoiré L’enfoiré 25 janvier 2013 14:57

                ce livre a, au moins, reçu quelques prix que vous n’obtiendrez jamais sur cette antenne. 


              • morice morice 25 janvier 2013 15:05

                ce livre a, au moins, reçu quelques prix que vous n’obtiendrez jamais sur cette antenne. 


                Votre mépris et votre condescendance n’ont d’égaux que le peu de lecteurs de votre site. C’est bien pour ça que vous venez troller ici, en glissant régulièrement toute vote perversion naturelle.


                Vous y vous parlez à vous-même, c’est là tout votre problème...

                vous êtes abonné au «  Commentaires (0) »

                Pourquoi ne pas parodier la conclusion de la fable la « Cigale et de la fourmi » de La Fontaine ?

                Elle pourrait devenir pour l’occasion « Vous surfiez, vous jouiez. J’en suis fort aise. Et bien ! vivez maintenant, la vraie vie, pure et dure ».


                Ce n’est pas avec l’Almanach Vermot que vous séduirez les foules, L’Enfoiré. Ni en allant ailleurs flinguer Agoravox pour y revenir comme si de rien n’était...

                • L'enfoiré L’enfoiré 25 janvier 2013 15:14

                  «  comme si de rien n’était. »


                  Voilà, en 5 mots, tout est dit. c’est fou. Il suffit de lire la fin. On a tout compris. smiley

                • morice morice 25 janvier 2013 15:28

                  c’est le mec qui pond des tartines qui dit ça : c’est à mourir de rire là..



                  Cela dit le forum dit citoyens, Agoravox.fr m’a toujours permis d’évaluer le sentiment de nationalisme français. Un p’tit belge s’y sentirait en porte-à-faux, s’il n’exprimait pas sa pensée avec humour et son opposition constructive.


                  La zwanze bruxelloise ne fait pas recette en France. Le zinneke n’a qu’à bien se tenir. Le côté résultante, on commence à revoir pas mal de film avec le nouveau Russe. Ce vendredi soir, « Les anges gardiens » sont programmés sur la Une. Lundi prochain, « Potiche ». Plus tard encore, « Disco »... Rétrospectives ?

                  Qui pourrait encore croire à cette exclusivité des monssages qu’on y trouve alors qu’en Italie, là, où le sang est encore plus chaud, il n’en fait pas partie ?


                  « opposition constructive. » ah ah ah !


                  harcèlement purement négatif, je dirais.


                • Nord 25 janvier 2013 15:14

                  Morice, merci d’exciter les bobos. Je ne partage pas toutes vous idées mais le travail de vos articles est considérable et bien documenté, tout particulièrement ceux portant sur l’aviation. Et ça les énerve vos amis…

                  Considération et respect.

                  • L'enfoiré L’enfoiré 25 janvier 2013 15:16

                    C’est exactement ce que j’ai dit, Nord à la suite de cet article.

                    Mais Momo reste Momo, et il ne pige rien.
                    Vous pouvez allez voir.
                    Et dire qu’il a fait partie de l’Education nationale !!!

                  • morice morice 25 janvier 2013 15:30

                     Et ça les énerve vos amis…


                    euh mes ennemis.

                    pour la peine je vous appellerai désormais Nord-Atlas. Joile machine, très beau bruit surtout...


                    a beaucoup volé... en Algérie.

                  • Nord 25 janvier 2013 20:28

                    Nord-Atlas me plait bien. Un genre de P38 version gros porteur d’après guerre. Merci


                  • L'enfoiré L’enfoiré 25 janvier 2013 15:22

                    Il faut dire, qu’il y en a qui vieillissent mal, en effet. smiley


                  • morice morice 25 janvier 2013 15:24

                    Allez donc jouer ailleurs, L’Enfoiré : vos propos sont PERVERS, vous jouez à la grande âme mais vous ne pouvez vous empêcher de venir troller par désœuvrement de votre propre site. C’est pitoyable comme attitude, pitoyable !


                    • L'enfoiré L’enfoiré 25 janvier 2013 16:21

                      Et si vous vous alliez jouer ailleurs ?


                    • L'enfoiré L’enfoiré 25 janvier 2013 16:42

                      « comme attitude, pitoyable ! »


                      Tiens cela rime avec la phrase de votre premier : « C’est minable ».
                       smiley

                    • Serpico Serpico 25 janvier 2013 15:51

                      Si au moins vous êtiez payé pour vos saloperies, Morice !

                      Le MUJAO, une création de l’Algérie ? vous nous en direz tant !

                      Ou vous êtes complètement débile ou vous roulez pour les services marocains. Le MUJAO est tenu par l’Algérie pour une annexe marocaine. Ce qui explique les enlèvements au Sahara Occidental.

                      « Pays corrompu » ? rien que ça ? bien sûr, vous direz que vous pensiez au pouvoir algérien et non aux algériens en général.

                      Il y a des lapsus qui renseignent bien mieux que des tartines indigestes destinées à faire croire que vous « analysez » sérieusement en jouant sur la croyance des gens que plus un article est long, long, long, plus ils seront persuadés de votre « sérieux ».

                      Je pense que vous êtes sérieusement attaqué...


                      • morice morice 25 janvier 2013 16:17

                        allez, un petit détail :


                        « Cheick Oumar Hakka » ????

                        un sous-fiffre tombé au champ d’horreur. Mais pas les chefs. Détail intéressant : il sortait tout droit du FIS des années 90.


                        « aguerri en Afghanistan, au Yémen et au Qatar »

                        ah, tiens, on se battait au « Qatar » aussi ?

                        si cette bio ne vous interpelle pas, c’est que franchement vous ne voulez rien comprendre : les trois mouvements étaient infiltrés par le DRS. Les TROIS.

                        "Pour cet observateur avisé, il était difficile que le patron de l’état Major du MUJAO échappe car l’homme était trop visible dans les médias et omniprésent sur le théâtre des opérations contrairement à Abou Zeïd ou Iyad Ag Aghaly qui demeurent introuvables. En tout cas, ils sont très prudents. Stratégie oblige.

                        superbe non ? le sous-fiffre est tué mais  Iyad Ag Aghaly est à l’hôtel tranquille : tout BAIGNE, chapeau le DRS.

                      • morice morice 25 janvier 2013 15:57

                        Si au moins vous êtiez payé pour vos saloperies, Morice !


                        demande de retrait de vos injures.`

                        « vous roulez pour les services marocains. »
                        cela vous le saurez bientôt, je pense, patience.

                        « Pays corrompu » ? rien que ça ? bien sûr, vous direz que vous pensiez au pouvoir algérien et non aux algériens en général.

                        PIRE QUE CORROMPU. C’est à TOUS LES STADES de la société civile. Et les algériens en ont assez.
                        Vous me semblez très mal informé sur le pays, très très mal.

                        Je pense que vous êtes sérieusement attaqué...

                        par vous, oui. Et je vous prierai de cesser de m’insulter.

                        • Serpico Serpico 25 janvier 2013 16:01

                          «  Et je vous prierai de cesser de m’insulter. »

                          ------------

                          Quand vous cesserez d’insulter les algériens et l’intelligence.

                          Même si je ne vous ai même pas insulté.

                          Vous faites un tel boulot de mercenaire qu’il est très difficile de se retenir mais je me retiens quand même.


                        • morice morice 25 janvier 2013 16:19

                          Quand vous cesserez d’insulter les algériens et l’intelligence.


                          je pense être ici celui qui aura le plus défendu la démocratie en Algérie comme ailleurs, en dénonçant les dérives mafieuses dans lesquelles ce pays est tombé, et je ne pense pas à avoir à recevoir de leçons de civisme de votre part.

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