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Manifeste Pour La Dissolution Des Enfoirés

C’est par la dissolution de toutes les associations caritatives se substituant au politique, que, peut-être, il y aura enfin une vraie prise de conscience dans ce pays, un changement de cap ...
La France Qui Se "Restos"

“On nous avait dit c’est pour un soir/On est encore là 20 ans plus tard/Ici, les Enfoirés/Rejoins notre armée.” [1]

Eh bien non.
Ne rejoins pas cette armée.
Déserte-là !

Et j’irai même plus loin : j’appelle à la dissolution des Enfoirés. Mais pas qu’eux. A la dissolution pure et simple de toutes les associations à but caritatif.
Et je m’en explique.

En 1985, année de création des "Restos du Coeur", il y a officiellement 600 000 personnes qui n’ont rien à bouffer. C’est ce que nous dit Coluche. Et il ajoute que, quand on demande au politique ce qu’il compte faire pour remedier à "ce problème", le politique répond qu’il ne sait pas. “Nous on sait, et on le fait !” assène-t-il.
Bien.
Voilà, se dit-on, un acte citoyen. Une bien belle action.
Nonobstant, Coluche pallie, par ses "Restos", les insuffisances des pouvoir publics, du politique lui avouant ne pas savoir comment faire pour combattre la pauvreté mais qui valide, chaque jour, une économie de marché, brutale, accepte l’idée (terrifiante) que cette économie-là fasse des victimes. Et de plus en plus.
Ce même politique qui, cynique, le moment des élections venu, vient nous dire, solennel, la main sur le cœur, qu’il n’est pas tolérable, dans un pays de droits comme la France, que nous abandonnions certains de nos concitoyens sur le bord du chemin. Qui en appelle à notre générosité. A dépasser les égoïsmes. Les nôtres, bien sûr. Jamais les siens. Et il nous présente ça sous forme de formules ou de slogans de campagne ("La fracture sociale" - Chirac en 1995) de promesses (“Zéro SDF en 2007” – Jospin en mars 2002 ; « Je veux si je suis élu président de la République que d’ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d’y mourir de froid » Sarkozy le 19 décembre 2006 qui, d’une certaine façon, tient parole puisqu’il envoie les CRS déloger les sans-logis de la rue …) ou de lois (Le Droit Au LOgement dit DALO, par exemple) qui ne s’appliquent pas, ou tellement peu qu’elles ne servent pas à grand chose.

Et alors ?

Et alors, rien !


Et pourquoi ?

Parce que justement le politique s’appuie, sans le dire, sur les associations caritatives qui lui assurent, au fond, l’essentiel : la paix sociale. Il lui fournit même des structures, au niveau local, pour qu’elles (les associations et la paix sociale) perdurent.
Il serait intéressant de les dénombrer. Nous nous rendrions compte, qu’en trente ans, ces associations ont pullulé. Grâce, en partie, aux pouvoirs publics, bien heureux de leur existence, vu qu’elles se substituent à leur relative impuissance.
Intéressant aussi, de les entendre ensuite nous dire, ces politiques, qu’il faut en finir avec .. l’assistanat ! Alors qu’ils ne le souhaitent pas. Et toujours pour la même raison : la garantie d’une paix sociale.

Mais à quel prix, cette paix sociale ?

Ils étaient 600 000 à n’avoir rien à bouffer en 1985, ils sont combien aujourd’hui ?
2 ?
3 ?
4 fois plus ?

Si l’on en croit le rapport de l’INSEE publié en début de cette semaine, il y aurait 8 millions de personnes qui vivraient en dessous du seuil de pauvreté en France (2006).
Soit un million de plus qu’en 2004.

Voilà le prix.
Il est insupportable.

Mais visiblement, nous l’acceptons.
Nous acceptons l’inacceptable.

Eh bien, je dis moi, qu’est venu le temps de refuser.
Et ce refus passe par la dissolution des associations à but caritatif. A commencer par les "Restos Du Coeur", qui, hormis le fait que ce soit devenu (très vite) un barnum et un show médiatique épouvantable, quand ce n’est pas une promo déguisée pour les artistes qui y participent, constituent, en réalité, un cache-misère [2]. Or, il ne faut plus la cacher. Il faut absolument que nous la voyons, que nous la sentions. Il faut qu’elle soit à nos portes, la misère. Vivante, réelle, palpable.
C’est le seul moyen pour qu’enfin il y ait une vraie prise de conscience et un changement de politique.
Une politique responsable, soucieuse de TOUS ses citoyens.
Tant qu’il y aura des associations qui pallieront à son insuffisance, il n’y aura aucun changement de cap.

Certains me diront que je prône là, le Grand Soir (que ne promettaient pas Coluche & Ses Enfoirés : “On ne vous promet pas le Grand Soir, mais juste à manger et à boire !”) ou le Chaos.
Non.
Je ne fais juste que répondre à la question posée par les (nouveaux) Enfoirés : “Et si tu trouves un jour la solution, on fêtera tous notre dissolution !
Eh bien la solution c’est que désormais les politiques, à qui vous avez - indirectement - servi la soupe pendant 20 ans, assument leur choix, celui par exemple de l’économie de marché de type débridée, en tirent les conséquences et fassent leur boulot.
Et la seule façon d’y parvenir, c’est par la dissolution des "Restos", des Enfants de Don Quichotte, de toutes ces associations qui croyant bien faire, entretiennent paradoxalement la pauvreté (qui d’ailleurs grandit) et l’inertie des politiques.

Autrement dit : Laissez les pauvres prendre leur destin en main ! Et Basta !



[1] Extraits de ”Ici Les Enfoirés” reprise du “In The Army Now” du groupe Status Quo (elle-même reprise d’un obscur titre néerlandais). C’est parfait ! Car par ce billet, je déclare qu’il est grand temps d’y mettre fin. Au statu quo.

[2] “Parfois je me demande à quoi ça sert !” Chante Zazie dans cet “Ici, Les Enfoirés.” .. Réponse : à cacher la misère qui grandit.

Les réactions les plus appréciées

  • ltrobat (---.---.---.102) 18 mai 2009 17:30
    ltrobat

    Il n’y a qu’a voir qui sont les artistes que le grand show des Enfoirés nous exhibe chaque année :
    plus de 50 % de sarkozistes.
    Que ceux-cis commencent par payer leurs impôts en France au lieu de donner des leçons de générosité aux petites gens.

  • Jojo (---.---.---.114) 18 mai 2009 16:36

    Ouh là, bon diagnostic, très mauvaises solutions.

    Une fois que vous aurez dissous tout le tissu caritatif et qu’après la salade au chèvre chaud, le Magret de Canard et un chaud-froid aux pommes le tout salué par un petit Burp de satisfaction, vous attendiez face à votre télévision pendant … quelques jours, le séisme politique qui devrait en découler. Ils font comment pour manger les précaires ?

    Car de quelques jours, mon petit doigt me dit que ça va aller chercher vers les quelques mois puisqu’ils n’en ont rien à cirer les politiques de qui a mangé à sa faim.

    Au mieux, ils redéploieront les forces de l’ordre pour prévenir tout risque d’atteinte à l’ordre public et Basta !

    Vous avez le choix entre plusieurs moyens de pression sur les politiques, dont un qui s’appelle, le bulletin de vote. Les précaires eux, n’auront comme d’autres choix que de vous avoir vous, comme preneur d’otage supplémentaire.

    J’appelle contrairement à vous, tous ceux qui le peuvent à donner et tous ceux qui le veulent bien, à inciter les autres à donner, que les politiques fassent leur boulot ou pas.

    PS : Parmi les associations caritatives, il en est qui paient au SMIC local (de quoi subvenir à ses besoins pas un sou de plus), des enseignants bénévoles qui passent des séjours de deux ans en Asie et ailleurs. Offrant gratuitement toute une tranche de leur vie à des enfants qui ne verraient jamais sans eux l’ombre d’un bâton de craie. Vous ne verrez jamais ces enseignants faire leur auto- promotion et s’auto- flatter l’ego à la télévision, la seule rétribution qu’ils demandent c’est de voir évoluer vers un peu de savoir leurs enfants.

    Alors on fait quoi pour ces gens là, on les interdit aussi pour obliger les dirigeants du tiers monde à donner l’accès au savoir à tous ?


  • dapeacemaker911 (---.---.---.205) 18 mai 2009 15:59

    Il y a du sens.

    Arretons de mettre du scotch partout, on verra peut etre enfin l etat reel de notre societe (suicidaire).

  • décurion (---.---.---.52) 18 mai 2009 15:16

    Votre constat me semble juste pour l’essentiel .

    La solution que vous préconisez est logique, en fonction des arguments que vous développez, mais vous vous trompez grossièrement, et il semblerait que vous ayez eut au moins un précédent historique.

    Judas, qui attendait le messie libérateur de la Palestine, a voulu contraindre Jésus à s’opposer aux Romains. Nous savons, que Jésus s’est laissé tué, et n’a pas utilisé ses pouvoirs d’ Xmen.

    Les bénéficiaires des restaurants du coeur, sont suffisamment nombreux pour se muer en un groupe d’actions et de pressions face aux responsables politiques, mais on pourrait en dire tout autant des électeurs dont ils sont une composante.

    En réalité votre solution qui consiste à mettre la pression sur les victimes plutôt que sur les responsables est à la fois injuste et naïve.

    Il y a beaucoup à dire sur le sujet, mais avant de jouer les apprentis sorciers, il faut se rappeler, que ventre affamé n’a pas d’oreilles.



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49 réactions à cet article

  • décurion (---.---.---.52) 18 mai 2009 15:16

    Votre constat me semble juste pour l’essentiel .

    La solution que vous préconisez est logique, en fonction des arguments que vous développez, mais vous vous trompez grossièrement, et il semblerait que vous ayez eut au moins un précédent historique.

    Judas, qui attendait le messie libérateur de la Palestine, a voulu contraindre Jésus à s’opposer aux Romains. Nous savons, que Jésus s’est laissé tué, et n’a pas utilisé ses pouvoirs d’ Xmen.

    Les bénéficiaires des restaurants du coeur, sont suffisamment nombreux pour se muer en un groupe d’actions et de pressions face aux responsables politiques, mais on pourrait en dire tout autant des électeurs dont ils sont une composante.

    En réalité votre solution qui consiste à mettre la pression sur les victimes plutôt que sur les responsables est à la fois injuste et naïve.

    Il y a beaucoup à dire sur le sujet, mais avant de jouer les apprentis sorciers, il faut se rappeler, que ventre affamé n’a pas d’oreilles.


    • appoline (---.---.---.48) 19 mai 2009 12:56
      appoline

      @ Décurion,

      L’auteur a un raisonnement un peu facile, surtout quand on a son assiette pleine. Les bénéficiaires des restaurants du coeur, un groupe de pression ? Se reposer sur les pauvres pour mener une révolte ? Non, si cela doit bouger, il faut que le mouvement vienne de tous, si ce n’était pas le cas, rangez votre voiture, baisser vos rideaux de fer, mettez bobonne et les gosses à l’abris car les miséreux, quand ils ont faim, frappent n’importe qui et n’importe où.
      Alors supprimer le caritatif, même si nos pantins dirigeants se reposent sur ces institutions pour faire le boulot à leur place, serait une grave erreur car ceux qui ont un petit salaire de merde, surtout chez les fonctionnaires ne se sentiraient pas concernés, alors ceux qui gagnent un peu plus mais qui en fin de compte, vont se faire plumer, bougeront encore moins.

    • paul muadhib (---.---.---.208) 19 mai 2009 13:24

      pourquoi pas, dans ce cas supprimez aussi les allocations familiales, les aides diverses, la secu ,l allocation chomage, en oubliant que ces points reposent sur des cotisation etc...ca ferait sans doute 10 a 20 millions de personnes a la rue, handicapes ,malades et vieux sans ressources compris, car notre monde hideux c est ca , et que dit il ce monde hideux, ? il dit : j ai peur, ne changez rien, j ai peur.
      ce que l auteur propose et a quoi je rajoute plus de dereglement c est le monde reve par la droite, desole de faire simpliste , mais c est aussi manicheen que cela ,c est le monde reve de beaucoup, aux dernieres elections 53 % des suffrages exprimes allaient dans ce sens....ca laisse ....pantois non ???????

    • décurion (---.---.---.52) 19 mai 2009 14:38

      Appoline,


      Il manque à l’auteur, quelques éléments pour apprécier le problème dans son entier, mais si sa solution peche par naïveté, elle n’ampute pas sa bonne foi. Certe, il n’est pas clairvoyant, à comparer avec l’aveuglement issu d’un bénévolat 5 ans durant comme animateur culturel.

      Que certains puissent comparer les pauvres, à des comateux maintenues artificiellement en vie ne m’étonne pas outre mesure.

      Supprimer les restos ne sont pas une solution, mais il faut admettre qu’ils se sont installés dans un  train-train confortable, ils n’aident pas les pauvres à se relever, ils les maintiennent à l’endroit exacte ou ils les trouvent, et cela, n’est pas non plus une solution.


      Muadhib,


      Je ne vois pas trop ce que je pourrais rajouter sur vos commentaires., qui ne me paraissent pas s’adresser à moi.

    • paul muadhib (---.---.---.208) 19 mai 2009 15:28

      @ decurion, exact , fausse manip quelque part, salutations quand meme.

  • norbert gabriel (---.---.---.51) 18 mai 2009 15:24
    norbert gabriel

    C’est intellectuellement intéressant, et argumenté, et je suis d’accord sur le fond. Mais ne comptons pas trop sur les plus défavorisés pour mener la révolution, aussi nécessaire soit-elle. A part les Canuts, la plupart des révolutions ont été menées par des « bourgeois » quand le peuple meurt de faim, son souci c’est de trouver à bouffer pour ce soir, alors pour le grand soir, ce sera après le sandwich, ou le plat de nouilles quotidien.
    peut-être qu’un jour ou l’autre, ces « morts de faim » trouveront le bon mode d’emploi du bulletin de vote, on peut toujours espérer...

  • LOL (---.---.---.78) 18 mai 2009 15:55
    Suldhrun

    Certes , la vie est dure , et l on ne peut palier de tous les jours , 
     aux carences du bon dieu

    La vie est dure , mais la gamelle est sure , dans la générosité , de ses citoyens !

  • dapeacemaker911 (---.---.---.205) 18 mai 2009 15:59

    Il y a du sens.

    Arretons de mettre du scotch partout, on verra peut etre enfin l etat reel de notre societe (suicidaire).

  • Jojo (---.---.---.114) 18 mai 2009 16:36

    Ouh là, bon diagnostic, très mauvaises solutions.

    Une fois que vous aurez dissous tout le tissu caritatif et qu’après la salade au chèvre chaud, le Magret de Canard et un chaud-froid aux pommes le tout salué par un petit Burp de satisfaction, vous attendiez face à votre télévision pendant … quelques jours, le séisme politique qui devrait en découler. Ils font comment pour manger les précaires ?

    Car de quelques jours, mon petit doigt me dit que ça va aller chercher vers les quelques mois puisqu’ils n’en ont rien à cirer les politiques de qui a mangé à sa faim.

    Au mieux, ils redéploieront les forces de l’ordre pour prévenir tout risque d’atteinte à l’ordre public et Basta !

    Vous avez le choix entre plusieurs moyens de pression sur les politiques, dont un qui s’appelle, le bulletin de vote. Les précaires eux, n’auront comme d’autres choix que de vous avoir vous, comme preneur d’otage supplémentaire.

    J’appelle contrairement à vous, tous ceux qui le peuvent à donner et tous ceux qui le veulent bien, à inciter les autres à donner, que les politiques fassent leur boulot ou pas.

    PS : Parmi les associations caritatives, il en est qui paient au SMIC local (de quoi subvenir à ses besoins pas un sou de plus), des enseignants bénévoles qui passent des séjours de deux ans en Asie et ailleurs. Offrant gratuitement toute une tranche de leur vie à des enfants qui ne verraient jamais sans eux l’ombre d’un bâton de craie. Vous ne verrez jamais ces enseignants faire leur auto- promotion et s’auto- flatter l’ego à la télévision, la seule rétribution qu’ils demandent c’est de voir évoluer vers un peu de savoir leurs enfants.

    Alors on fait quoi pour ces gens là, on les interdit aussi pour obliger les dirigeants du tiers monde à donner l’accès au savoir à tous ?


  • Annie (---.---.---.70) 18 mai 2009 17:02

    Je ne suis pas en faveur de la dissolution des associations caritatives qui n’ont jamais eu vocation de préconiser la paix sociale mais qui par naïveté se sont faits cooptées par les pouvoirs publics. Bon nombre d’entre elles sont devenues des médiatrices et appaisent certaines des revendications les plus combattives, en raison de leur proximité avec le pouvoir. Je pense que c’est cette proximité qu’il faut dénoncer, tout en sachant que les ONG sont prises entre le marteau et l’enclume. Soit elles fonctionnent uniquement avec les cotisations, et leur survie n’est pas assurée, surtout pour les causes les moins populaires, soit elles sont financées par les pouvoirs publics et finissent par être instrumentalisées. Mais comme le dit Jojo, beaucoup d’entre elles ne tournent qu’avec des volontaires, et font un travail de terrain discret, mais essentiel. 
    Un exemple anglais qui peut laisser rêveur est celui du Trust Zito, du nom d’une victime d’un malade mental soigné dans la « communauté », dont l’objectif était l’adoption d’une loi pour la protection du public et qui a décidé de dissoudre son association maintenant que son but a été atteint. 
    En tout cas, la question méritait d’être posée comme devraient l’être celles de la représentation et de la légitimité des associations caritatives.

  • Bobland59 (---.---.---.43) 18 mai 2009 17:21
    Bobland59

    Il y a beaucoup de vrai dans vos déclarations, mais je crains qu’un certain besson avec son mentor sarko prennent ça au pied de la lettre et qu’ils appliquent des peines aux bénévoles qui aident les pauvres émigres de Calais ou d’ailleurs .

  • ltrobat (---.---.---.102) 18 mai 2009 17:30
    ltrobat

    Il n’y a qu’a voir qui sont les artistes que le grand show des Enfoirés nous exhibe chaque année :
    plus de 50 % de sarkozistes.
    Que ceux-cis commencent par payer leurs impôts en France au lieu de donner des leçons de générosité aux petites gens.

  • Stéfan (---.---.---.190) 18 mai 2009 17:44
    Stéfan

    Je trouve l’article très intéressant car à contre-courant.
    Toutefois je pense qu’il faut nuancer un peu le propos. Je ne connais pas dans le détail l’action de l’association « les enfants de don quichotte », mais ce que j’en connais c’est leur rôle de messager auprès des politiques. Ce rôle est indispensable pour que le politique ne puisse pas fermer les yeux sur une situation qu’il ne veut pas voir : il faut des gens capables d’aller porter des messages, alerter les médias, etc.

    Donc je suis d’accord avec le raisonnement pour ce qui concerne l’assistanat matériel, en revanche je pense qu’il y a toujours un besoin d’assistance pour porter les problèmes sur la place publique et auprès des décideurs.

  • maharadh رجل حر (---.---.---.216) 18 mai 2009 17:58
    maharadh

    Belle réflexion, les assos ne sont-elles pas l’arbre qui cache la forêt ?

    En fait tout ce que font les associations caritatives devraient l’être par l’Etat c’est à dire nous citoyens, donc celà revient à peu près au même sauf que là on fait appel à la générosité alors que si c’est l’Etat celà sera imposé même aux radins.

    Regardez le Jauni malgré qu’il ne veut pas partager il y à encore beaucoup de moutons qui sont prêts à le payer grassement peut-être même avec l’argent du RSA .

    Le général ne disait-il pas que les Français sont des veaux ?

  • Dark-Vador (---.---.---.196) 18 mai 2009 20:09
    Dark-Vador

    J’ai organisé un dîner philanthropique pour récolter des

    sous pour les pauvres.  Nous avons eu

    1000 euros de perte.  Maintenant en plus

    ils nous doivent du pognon…

    c’est certain faut arreter d’etre bon ! 

    d’ailleurs la bonté et le don ça pourri la sociéte , soyez egoistes !

     

  • rushalakon (---.---.---.166) 18 mai 2009 20:48

    bravo à l’auteur pour cet article au titre provocateur qui pique l’intellect et titille la curiosité...

    Les réactions à cet article prouve bien que l’auteur voit juste : Tout le monde s’empresse de tempérer « oui je vous comprends mais quand même... tout de même... les pauvres pauvres tout de même, ils préfèrent manger que d’être libres vous comprenez, on est pas des salauds... »

    comme si l’auteur allait à lui tout seul dissoudre demain toutes les assocs de France... (ah coup de Tamiflu au phosphore blanc ou à la nano- thermite peut- être ??!!)

    et la meilleure :

    « non, ce qu’il faut vraiment faire pour changer les choses c’est voter »

    alors là j’ai presque envie de dire « no comment », sauf que nous sommes en lutte, alors je prends 5 minutes pour l’écrire :

    Ceux qui croient que le droit de vote existe en France croient sans doute aussi qu’il existe un « pouvoir d’achat ». Je n’argumenterai pas plus aujourd’hui mais voici ce que j’en pense : Il n’y a pas de liberté dans le droit de vote en France car la France n’est plus une démocratie, ni même une république. Elle est un territoire en train d’être formaté aux normes du nouvel ordre mondial par notre prefet local M. Sarkosy de Nagy- Bosca, aristocrate néo- conservateur proche (très proche) des Bush et de la CIA.

    Alors oui, peut- être qu’il faut sacrifier quelques pauvres pour empêcher les plus riches de continuer leurs mensonges.
    Perso j’y crois pas. A mon avis le clan Sarko est prêt et cherche l’affrontement. Je pense qu’il faut clairement assumer la non- violence totale...

    ... mais ça démange...

  • lenonsensdelavie (---.---.---.233) 18 mai 2009 21:47

    Je suis entièrement d’accord et pour cause, j’ai participé à ce fiasco durant cinq comme animateur culturel, finissant même mon bénévolat comme responsable départemental. Je leur ai toujours, je veux dire aux personnes accueillies, que la solution serait de se rendre à l’Élysée afin de se faire payer la pitance par ce cher et tendre qui nous gouverne. Les membres de l’association ne sont pas tous d’accord, mais les « bénéficiaires » seraient bien tentés. Mais comment mettre ce mouvement en marche ?

    • décurion (---.---.---.52) 18 mai 2009 22:29

      Vous avez été bénévoles pendant 5 ans, et vous n’avez rien compris.
      Pourquoi, je ne suis même pas étonné ?
      Parce que j’ai déjà vu le film .

    • Marc Bruxman (---.---.---.233) 19 mai 2009 01:39

      Pourquoi Sarkozy a le carnet de chèque illimité ? Il faut cesser d’être puéril, si untel ou untel est SDF, Sarkozy, Mitterand ou je ne sais qui n’y sont pour rien. Il y a souvent eu un divorce ou événement de la vie dramatique qui a fait que le mec s’est laissé sombrer.

      Est ce une raison pour ne pas aider ? Bien sur que non ! Et c’est le role dans la société des structures caritatives qui font leur boulot et le font d’autant mieux que c’est un système largement bénévole et peu bureaucratique. Une administration qui ferait le même taf que les restos aurait une structure tellement lourde que le prix d’un repas couterait le double. Au final pour le même budget, on aide deux fois moins de gens.

      Et ne croyez pas que l’on pourra un jour faire sans des structures d’urgence de ce type. Il y aura toujours des mecs ou des meufs qui seront mal à un moment de leur vie et qui sombreront. Et parfois c’est pour une bétise, un mec dans ma ville a comme ca abandonné sa femme du jour au lendemain suite à un échec professionnel et s’est mis de lui même à la rue. Un coup de délire. Il n’a pas cherché d’aide, rien. Un jour il est parti et s’est foutu dans le centre ville puis s’est laissé pousser la barbe. Aucun RMI ou autre ne l’aurait sauvé. Pour ce type de cas, les maraudes de la croix rouge s’avérent indispensables.

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