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Accueil du site > Tribune Libre > Mariage pour tous : le droit de l’enfant usurpé

Mariage pour tous : le droit de l’enfant usurpé

S'il est bien un argument fallacieux concernant le mariage pour tous, c'est celui du droit des enfants. Cette prise de position, sous couvert de bonnes intentions, n'est qu'une supercherie qui ne résiste pas au raisonnement.

Nous pouvons mettre de coté la manière dont est conçu l'enfant, parce que la Nature a fait preuve d'une imagination débordante (excusez l'anthropomorphisme) pour perpétuer la vie.

Je ne m'attarderai pas sur le sujet mais la reproduction d'une espèce ne passe pas nécessairement par l'altérité sexuelle.

 

Le besoin d'enfant :

Attardons nous sur le besoin qu'éprouve un être humain à concevoir un enfant.

Si ce besoin est purement vu sous l'angle biologique, l'Homme se reproduit en vue de perpétuer l'espèce. La manière dont il se reproduit n'a finalement aucune importance puisque le but est de mettre « au monde » les générations futures.

Si ce besoin est vue sous l'angle « psychologique » (en excluant les facteurs biologique), le besoin de faire des enfants est purement « égoïste ». Il émane d'un désir personnel.

Nous pouvons nous voiler la face, mais la réalité c'est que de nombreux couples font des enfants sans ce soucier expressément du futur enfant lui même : quelle vie lui propose t'on ? Quel monde l'attend ? Quelles conditions matérielles va t'on lui fournir … toutes ces questions souventes fois repoussées parce que nous estimons que l'amour suffira à palier aux imperfections du foyer et de la société.

Les raisons intimes (toujours psychologiques) peuvent être plus égoïstes encore : je conçois un enfant pour qu'il s'occupe de moi (matériellement) quand je serai vieux.

Il va de soi que facteurs biologiques et facteurs psychologiques s’amalgament, mais chose est sûre, l’égoïsme n'est pas l'apanage des uns ou des autres : il est universel, il est même reconnu tacitement comme un Droit et toute tentative d'entrave serait considérée comme scandaleuse (essayez donc de retirer ce droit à l'enfant pour des raisons économique par exemple...).

« Le droit à l'enfant » existe bel et bien et historiquement parlant, le « droit de l'enfant » est embryonnaire (il peut se compter en dizaine d'années dans les sociétés les plus en avance dans le domaine).

 

Le bien de l'enfant :

Au delà de l'enfantement lui même, beaucoup partent du principe qu'un enfant équilibré doit avoir un foyer composé d'un père (un homme) et d'une mère (une femme).

Ce présupposé tire davantage de la croyance que d'une quelconque observation factuelle et il est donc difficile d'avancer sur un terrain aussi miné.

Par contre, l'idée d'un principe de précaution est ridicule puisque les détracteurs eux même admettent (ou sont obligés d'admettre) que dans les faits rien ne peut empêcher qu'un couple homosexuel participe du foyer d'un enfant : des enfants sont et continueront d'être éduqués par des couples de même sexe.

Dans ces cas : le bien de l'enfant passe nécessairement par sa reconnaissance juridique ; la même reconnaissance que nous avons récemment mis en place pour les enfants issus de relation non « légitime » (hors mariage). La politique de l'autruche crée une inégalité de fait : l'enfant élevé par un couple de même sexe n'a pas les mêmes droits puisque la société ne reconnaît pas ses parents : alors qu'elle reconnaît ceux de ses camarades élevés par des parents hétérosexuels.

 

Pour conclure :

Ce texte est concis mais il donne quelques pistes de réflexion. Les détracteurs au mariage pour tous qui avancent un soi-disant « égoïsme » des parents « homosexuels » devraient quant à eux réfléchir à leurs propres motivations. Le « droit à l'enfant » existe bel et bien et cette proposition de les reconnaître légalement ne ferait que l'étendre « juridiquement » à des situations existantes.


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97 réactions à cet article


  • voxagora voxagora 22 janvier 2013 13:07
    .
    Vous pensez vraiment que la reproduction de l’espèce 
    ne passe pas nécessairement par l’altérité sexuelle ?

    • Anthony 22 janvier 2013 15:23

      Je ne pense pas... c’est un fait : la Nature a imaginé des dizaines de manière de reproductions. Je vous invite à lire par exemple Le deuxième SexeSimone de Beauvoir explique très bien tout cela dans les premiers chapitres.

      Sinon la page de Wikipédia aborde également ces points (mais c’est un peu plus « brut » ) :
      http://fr.wikipedia.org/wiki/Reproduction_%28biologie%29


    • bel95 22 janvier 2013 15:40

      Ah bon on m’aurait menti !!! Papa et Maman sont donc des escargots !!!


    • Anthony 22 janvier 2013 15:42

      pour certains on peut se le demander smiley


    • Aldous Aldous 23 janvier 2013 09:20

      argument sophiste.


      on ne parle pas du mariage des escargos, ils font comme ça leur chante.

      On parle du mariage dans la societe humaine, espece vivipare, mamifère, et couillonne (en tous cas à lire certains de ses representants.)



    • Anthony 23 janvier 2013 10:12

      Mon propos était justement de balayer l’argumentation concernant la Nature (je l’élimine justement de mon discours dès l’introduction de mon article).
      « L’homme est une idée historique et non pas une espèce naturelle » (Merleau-Ponty)


    • Aldous Aldous 23 janvier 2013 11:52

      et vous critiquez des cathos ?


      l’Homme est Historique me fait furieusement penser à :

      Au début était le Verbe...

    • Anthony 23 janvier 2013 12:30

      @Aldous :

      - où ai je critiqué les cathos ?
      - concernant votre remarque sur Merleau-Ponty je peux avancer sans trop de risque qu’il se retournerait dans sa tombe.


    • Aldous Aldous 23 janvier 2013 15:08

      les morts ne bougent pas, même si certains les font beaucoup parler.


    • Anthony 23 janvier 2013 15:23

      @Aldous au contraire les morts bougent en chacun de nous et il nous faut les faire parler... et j’en profite pour citer le fameux : nous sommes « des nains sur des épaules de géants » (Bernard de Chartres).

      Sans les morts, la lecture de leurs textes, l’interprétation ouverte, parfois maladroite, parfois même à l’encontre de son auteur (le livre appartient à son lecteur) nous n’aurions guère évolué.


    • Aldous Aldous 23 janvier 2013 15:29

      Vous avez raison, il y a des morts qu’il vaux plus la peine d’écouter que nombre de vivants.


      De la a leur faire soutenir des thèses qui n’étaient pas les leurs...

      Moi j’ai bien Citer les choses en contexte et donc pour définir ce qu’est la démocratie je m’en réfère plus volontier a Periclès qu’a Cohn Bendit.




    • TicTac TicTac 22 janvier 2013 13:45

      Très bon article, merci.


      • bel95 22 janvier 2013 15:42

        Et dire qu’on s’emmerde dans la recherche sur l’utérus artificielle pardon nous n’avons plus le droit d’utiliser le qualificatif d’artificiel, mais d’orienté, de variante etc...sophisme qund tu nous tiens !!!


      • Folacha Folacha 26 janvier 2013 07:12

        Bel95 :

        L’utérus pour tous c’est maintenant ! smiley

      • Rounga Roungalashinga 22 janvier 2013 13:58

        Ce texte est nul.
        Qu’il se trouve dans la nature des modes de reproduction ne nécessitant pas d’altérité sexuelle est complétement hors-sujet, car le mariage concerne (encore) les êtres humains. Les arguments naturels doivent donc concerner les humains.
        Nul part il n’est montré que le « droit à l’enfant » existe, et pour cause : il n’existe pas. Des parents jugés indignes ou incapables d’élever leurs enfants en perdent la garde, car la société leur reconnaît le droit d’être élevés dans des conditions décentes. Si le « droit à l’enfant » existait, il serait impossible de retirer à un parent son enfant, à moins de l’en déchoir, ce qui voudrait dire que ce droit ne serait pas inaléniable. Dans tous les cas, on ne peut pas défendre la cause du mariage homo avec le « droit à l’enfant ».


        • Anthony 22 janvier 2013 15:32

          Le début de votre commentaire ferme toutes discussions... dommage.


        • bel95 22 janvier 2013 15:44

          Ah bon cela engageait débat ?????


        • Anthony 22 janvier 2013 15:54

          Bien heureusement... le débat né de la confrontation d’idée : où plutôt il EST confrontation d’idées.


        • Rounga Roungalashinga 22 janvier 2013 15:59

          J’ai l’habitude d’énoncer ma conclusion en début de commentaire et d’expliquer ensuite pourquoi j’en arrive à cette conclusion. Je trouve que le message est plus clair et plus incisif ainsi, même si ça prête le flanc à ceux qui sont trop content d’y voir une insulte à leur encontre, et de nier du coup la présence d’arguments qu’ils auraient été bien en peine de contrer autrement.
          Ne vous arrêtez donc pas au début du commentaire, et lisez tout.


        • Daniel D. Daniel D. 22 janvier 2013 14:27

          Le besoin d’enfant ? le droit a l’enfant ?

          Cet article est creux et ne parle pas du droit DES enfants mais du droit A l’enfant...

          Classique manipulation, encore une de ces gens si biens ...

          Bientôt, ils vont nous reparler de la sexualité des enfants (car ils l’ont deja fait !) et du besoin d’enfant...

          La honte soit sur les sophistes !

          Daniel D.


          • Anthony 22 janvier 2013 15:40

            Malheureusement « droit de l’enfant » et « droit à l’enfant » sont mêlés puisque les droits des premiers dépendent de l’adulte. Si vous avez lu jusqu’au bout je traite des deux « droits »... bien que le titre porte à confusion, je vous l’accorde.


          • bel95 22 janvier 2013 15:46

            Article qui porte à confusion, formulé par un esprit confus qui souhaite nous mener vers une société de la confusion !!! - peut être à cause de ca non !!!


          • non667 22 janvier 2013 23:43

            à bel
            société de la confusion !!! - parler de perversion serait plus juste

            qu’ils le veuillent ou pas les homos ne font jamais des couples  ils font toujours des  PAIRES des brelan ,des carrés ...etc .... (on ne dit pas un couple de gants mais une paire de gants )
            parler a leur propos de couple est pervertir le sens des mots , pervertir le langage ,pervertir les esprits ,pervertir la société !

            ne succombons pas à leur PERVERSION ............ du langage !

            non au mariage des paires !


          • Aldous Aldous 23 janvier 2013 09:24

            @anthomy


            ce n’est mellé que dans votre tête, mais ça c’etait evident des le premier paragraphe de votre article qui est l’exemple parfait de l’incapacité à raisonner des victimes de la pensée dominante.

          • oncle archibald 22 janvier 2013 14:37

            Ce texte est nul pour de nombreuses raisons et la première est qu’il passe sous silence complet le fait qu’un couple aime voir dans son enfant le mélange des chromosomes de ses parents et que de la même manière un enfant aime bien avoir des références de comparaison dans ses ancêtres. .. 

            On peut aimer tous les enfants, on peut élever ensemble ses propres enfants et ceux de la voisine, les parents biologiques auront toujours une relation différente avec leurs enfants qu’avec ceux qui ne sont pas les leurs ... 

            C’est viscéral. Les parents font toujours référence, en bien ou en mal d’ailleurs, aux ancêtres .. Tiens il a les beaux yeux de sa tante, ou il est aussi soupe au lait que sa mère, ou il est aussi adroit que son père, etc etc .. On ne raye pas avec une loi votée par des députés les lois de la biologie et de l’hérédité. 

            Si les membres d’un couple biologiquement infertile ont « envie » d’un enfant, cet enfant, lui, aura comme tous les autres envie de connaitre ses parents biologiques. Légiférer pour dire par la loi qu’un enfant aura deux pères ou deux mères et qu’un couple homosexuel c’est exactement la même chose qu’un couple « normal » est totalement déjanté. 

            • Anthony 22 janvier 2013 15:35

              Vos aprioris sont insultants pour nombre de « parents » qui éduquent au quotidien des enfant « non biologiques », qu’il s’agisse de familles d’accueil, de proches qui prennent en charge un enfant de leur famille, d’adoptants...


            • bel95 22 janvier 2013 15:50

              Ce qui est insultant est de penser que nous ne voyons pas ici une propagande extremiste digne des idéologies totalitaires les plus basses derrière la petite musique que vous nous jouez . Bref, arr^tez de nous prendre pour des escargots !!!


            • Anthony 22 janvier 2013 15:57

              Bel95 : totalitarisme ? propagande ? faut il être de votre avis pour avoir le droit à la parole ? à force de parler creux vous allez parler dans le vide.


            • Rounga Roungalashinga 22 janvier 2013 16:04

              Justement, vous ne de vez pas ignorer que les enfants adoptés traversent souvent une crise d’identité profonde et partent à la recherche de leurs parents biologiques. Effectivement, on peut penser avec raison que c’est très blessant pour les parents adoptifs qui ont élevé ces enfants et qui sont du coup leur vrais parents, mais l’être humain est ainsi fait qu’il a le souci de ses racines. C’est ainsi et on ne le changera pas avec de l’idéologie.


            • oncle archibald 22 janvier 2013 17:13

              Les parents adoptifs qui éduquent des enfants « non biologiques » savent très bien que malgré tout leur amour, toute leur tendresse, tout leur dévouement, ils ne remplaceront jamais les parents biologiques.

              Quand les vicissitudes de la vie font qu’un enfant ne peut plus bénéficier de sa famille biologique, ses parents adoptifs essayent de lui fournir une « famille de remplacement » au mieux de ses intérêts.

              Qu’une loi vienne expliquer que la biologie ça n’est rien, ça n’est pas important, que l’on peut décider par la volonté d’une majorité de députés godillots de fabriquer une famille « ex nihilo » avec deux personnes homosexuelles et un enfant dont ils seront légalement les pères ou les mères, ceci uniquement afin de donner l’illusion qu’un couple homosexuel ou un couple hétérosexuel c’est exactement pareil, sans se soucier de l’enfant lui même tellement moins important que le « confort » de ce couple « hors normes », oui je trouve cela complètement fol-dingo.

              Ce qui est insultant c’est de vouloir nous faire avaler une couleuvre de cette taille. Ceux qui sont insultants stricto sensu ce sont ceux qui traitent leurs contradicteurs de « cathos-fachos-rétrogrades-homophobes » sans vouloir écouter le moindre de leurs arguments. 

              C’était dans le programme de François Hollande, il est élu, fermez là ! Curieuse argumentation pour des gens qui dénoncent le fascisme de ceux qui ne pensent pas comme eux !

              • Anthony 22 janvier 2013 18:21

                Ai je traité mes contradicteurs d’homophobe ? vous usez des mêmes armes en laissant sous entendre que vos contradicteurs n’ont pas d’autre argumentation que de vous insulter en retour.

                L’adoption (dont l’homoparentalité) ne viennent pas remplacer la biologie... l’adoption concerne la « parentalité », et non pas la « conception / reproduction » elle même.
                La biologie concerne la reproduction... pas la « parentalité »... elles ne sont pas sur le même niveau.

                Tous les enfants connaissent des crises existentielles, tous les enfants pensent à leur histoire, à la manière dont ils sont « venus au monde » (au sens large). Le problème de l’adoption c’est qu’on a justement voulu, pendant longtemps, cacher la réalité en « masquant » les détails de l’histoire de l’enfant. Les choses ont changé, et fort heureusement. Aujourd’hui l’adoptant n’a pas prétention à remplacer un géniteur : il prend la position de « parent » (celui qui éduque, qui aime, qui permet la construction).

                Concernant mon article il est très simple : il vise à démontrer que l’égoïsme est présent dans toutes les situations : égoisme dans le sens où les « futurs parents » estiment tous qu’ils sont en mesure de satisfaire au bonheur, à l’équilibre et au bien être de l’enfant. Hétéro ou homo sont sur le même bateau et ce sont ensuite les positions, les croyances, qui prennent le dessus en « déclarant » que tel ou tels ne sont pas en mesure d’apporter un équilibre et un foyer.


              • oncle archibald 22 janvier 2013 19:01

                L’adoption, dans sa forme actuelle, ne vient pas remplacer la biologie, elle n’est pas faite pour donner des enfants aux couples qui n’en ont pas mais pour donner un ersatz de famille aux enfants qui pour diverses raisons n’ont pas, ou n’ont plus, leurs parents biologiques.

                Le projet de loi ne se soucie pas du bien être de l’enfant adopté, mais du désir de reconnaissance en qualité de parents aux membres d’un couple homosexuel. Vous voulez nous expliquer que c’est bien normal, que tout le monde est égoïste, que tout individu veut des enfants « pour lui » et non pas « pour eux ». 

                Je me permets de ne pas partager votre point de vue. Je suis de la génération de ceux pour qui au début de la vie sexuelle, le problème n’était pas de faire un enfant à sa compagne, mais au contraire de ne pas en faire. A cette époque que vous devez qualifier sans doute de pré-historique, il était un devoir d’honneur que d’épouser une fille mise enceinte « par hasard » ou en tout cas prématurément. 

                Combien d’étudiants se sont mariés dans ces conditions et ont eu des couples qui « ont tenu » et des enfants qu’ils ont aimé ? Voulaient-ils ces enfants « pour eux » égoïstement certes pas, mais depuis que le monde est monde c’est comme cela que l’espèce humaine s’est perpétuée. 

                L’adoption est la façon de réparer des erreurs ou des malheurs dans l’intérêt de l’enfant, pas un moyen comme un autre d’avoir une famille « parce qu’on en a envie ». 


                Dire le contraire, dire que le désir d’enfant est « un droit » qui doit être ouvert à tous, et vouloir en plus le graver dans le marbre par une loi est à mes yeux une ineptie qui répond à la pression d’un lobby, rien d’autre.



              • Anthony 22 janvier 2013 19:15

                Préhistorique ou non, les choses ont changé. La contraception, les évolutions des mœurs... la société évolue et la « parentalité » aussi. Il serait ridicule de dire que c’était mieux avant... comme il serait délicat de dire qu’aujourd’hui tout est parfait.
                La « parentalité » est avant tout sociétale (elle se construit hors du biologique) et une bonne partie de la population n’est pas contre ce projet.
                Je constate que toutes les grandes évolutions (même si je ne pense pas qu’il s’agisse là d’une évolution majeure) ont connu leurs détracteurs. Ensuite les choses se tassent et on se rend compte qu’il y avait finalement du « progrès ». Rendez vous dans 10 ans...


              • Aldous Aldous 23 janvier 2013 09:32

                Ha, l’argument du novatorisme (ideologie du nouveau).


                ancien = nul. nouveau = bien.

                Comme ça on ne se fatigue pas les neurones.

                La parentalité, quoique vous en disiez n’a pas besoin de société pour s’exprimer.

                Vous qui aimez les exemples animaliers quand il vont dans votre sens, que faites vous de tous ces animaux qui montre un dévouement touchant pour leurs petits.

                 J’ai assisté à des cours de vol prodigué par une maman mouette à son petit trop peureux pour voler, sur les toits de Nice.

                Elle avait déniché une canette vide qu’elle faisait rouler sur le toit en pente pour inciter le petit à courir après. Ca a dure des semaines et au final le petit peureux a fini par prendre son premier envol, au grand soulagement des voisins qui ne pouvaient plus faire la sieste... 

              • oncle archibald 23 janvier 2013 11:26

                La société évolue et la « parentalité » dites vous « est avant tout sociétale » ... 

                D’ou sortez vous cela ? Ce qui évolue c’est la façon dont se font et se défont les couples, et les conséquences de ces changements de partenaire sur l’éducation des enfants .. et il ne serait pas ridicule, à mon avis, de dire que pour les enfants c’était mieux avant. La plupart des enfants ont peur que leurs parents divorcent et ne le souhaitent pas.

                A ce jour je constate que les enfants de familles décomposées et recomposées ont une vie plus compliquée que les autres, mais savent exactement qui est qui .. Qui est leur père, qui est leur mère, qui est la nouvelle copine de leur père etc etc .. Ils ont une vie compliquée mais ils ont des repères. 

                Cela se gâte lorsque la famille est dès l’origine « monoparentale » ... Une maman et pas de papa par exemple . La vie de ce que l’on appelait autrefois « les filles mères » n’a jamais été facile, elle est un peu moins difficile aujourd’hui et c’est tant mieux, ça n’en fait pas un « exemple » à souhaiter pour autant. 

                Je ne crois pas m’avancer beaucoup en disant que les enfants de ces familles aimeraient avoir autour d’eux un papa et une maman connus, comme les autres, fussent-ils enfants de divorcés.

                Et donc, décider par la loi qu’un enfant sera élevé dans une famille a-normale mais que par le vote d’une poignée de députés on va qualifier de « normale » ne me parait pas une évolution positive, raison pour laquelle je souhaite que cette loi ne soit pas adoptée .... etc etc... voir plus haut. 

                On ne peut pas tout justifier au prétexte que « cela existe » ou que c’est une évolution incontournable de la société.... On pourrait sur ce principe justifier la consommation de cannabis, la polygamie, et beaucoup d’autres choses encore qui ne sont pas des progrès vers un monde meilleur. Monde meilleur auquel je crois, comme vous sans doute. Que l’on respecte les homosexuels est une chose, que l’on dise que les enfants n’ont pas besoin d’une famille avec des repères sexués « papa et maman » en est une autre.

              • Folacha Folacha 24 janvier 2013 07:14

                Bonjour,

                Vous avez raison, on dérive sérieusement du « cause toujours » vers le « ferme ta gueule » en ce moment .

              • Folacha Folacha 27 janvier 2013 12:16

                A l’auteur :

                De quel droit réduisez vous le besoin de connaitre ses origines à une crise identitaire banale ?

                Ceux qui veulent construire une famille dans le déni de cette réalité doivent s’attendre à quelques problèmes quand viendra le temps de l’adolescence de leurs enfants .

              • Christian Labrune Christian Labrune 22 janvier 2013 21:38

                « Nous pouvons nous voiler la face, mais la réalité c’est que de nombreux couples font des enfants sans ce soucier expressément du futur enfant lui même »

                à l’auteur,

                Ce que vous présentez comme une calamité correspond en fait à la seule attitude humaine qui soit acceptable du point de vue de l’éthique, et cela dépasse largement la simple question du mariage homosexuel.

                Pendant des siècles, les couples ne pouvant pas s’empêcher de forniquer - ça fait partie des petits plaisirs de l’existence !-, il leur venait des enfants. Quelques uns - les plus sots - l’avaient peut-être voulu, pouvaient être jugés responsables de la chose dans toutes ses conséquences. Les autres étaient dans l’irresponsabilité bien excusable de la jeunesse : à l’âge où l’on se reproduisait, on se croyait immortel, on ne pensait pas que l’enfant qui vient de naître, dans peu d’années (un siècle, qu’est-ce que c’est !) se retrouverait sur un plumard à râler en attendant la mort. A cet âge-là, on ne se demande même pas si la vie (un beau fruit avec un ver près du noyau !) conviendra à celui ou celle à qui on vient de faire ce beau cadeau empoisonné. Arrivée à l’âge des rhumatismes, et à l’âge où, par la force des choses, on doit bien se rendre compte qu’il faudra mourir, Madame de Sévigné, qui aime tant la vie, confie à sa fille qu’elle aurait bien préféré « mourir entre les bras de sa nourrice ». 

                Les fornicateurs imprévoyants pourraient à la rigueur, au tribunal de la philosophie, considérés comme des irresponsables et relaxés. Ceux qui forniquent « pour avoir » des enfants, et renoncent délibérément à des précautions contraceptives désormais très efficaces devraient pouvoir à bon droit être regardés par leurs descendants comme des criminels. Qu’on me donne la vie, je le veux bien, mais certainement pas la mort, qui se trouve pourtant encore emballée, et pour un certain temps, dans le même papier-cadeau.

                Mise en face de ces considérations qui renvoient à une éthique minimale, votre argumentation paraît donc tout à fait spécieuse. La connerie existe déjà, en matière de procréation, chez les hétérosexuels. Vous êtes en train de nous dire que les homosexuels ont bien le droit d’accéder au même niveau de connerie. Curieuse conception du devenir humain et du progrès des lumières !

                 


                • Rounga Roungalashinga 23 janvier 2013 09:47

                  Quelles conneries ! Mais j’ai l’impression que si Christian Labrune vient répèter ces inepties, c’est surtout pour choquer, pas tellement parce qu’il les pense. Un bien piètre provocateur, donc.


                • Christian Labrune Christian Labrune 23 janvier 2013 13:35

                  @Roungalashinga

                  Se faire traiter de con par un catholique islamisé, antisémite et pro-palestinien, complotiste, confus qu’à la moelle et tout à fait incapable d’argumenter, c’est délicieux. Je n’en demandais pas tant.

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