S'il est bien un argument fallacieux concernant le mariage pour tous, c'est celui du droit des enfants. Cette prise de position, sous couvert de bonnes intentions, n'est qu'une supercherie qui ne résiste pas au raisonnement.
Nous pouvons mettre de coté la manière dont est conçu l'enfant, parce que la Nature a fait preuve d'une imagination débordante (excusez l'anthropomorphisme) pour perpétuer la vie.
Je ne m'attarderai pas sur le sujet mais la reproduction d'une espèce ne passe pas nécessairement par l'altérité sexuelle.
Le besoin d'enfant :
Attardons nous sur le besoin qu'éprouve un être humain à concevoir un enfant.
Si ce besoin est purement vu sous l'angle biologique, l'Homme se reproduit en vue de perpétuer l'espèce. La manière dont il se reproduit n'a finalement aucune importance puisque le but est de mettre « au monde » les générations futures.
Si ce besoin est vue sous l'angle « psychologique » (en excluant les facteurs biologique), le besoin de faire des enfants est purement « égoïste ». Il émane d'un désir personnel.
Nous pouvons nous voiler la face, mais la réalité c'est que de nombreux couples font des enfants sans ce soucier expressément du futur enfant lui même : quelle vie lui propose t'on ? Quel monde l'attend ? Quelles conditions matérielles va t'on lui fournir … toutes ces questions souventes fois repoussées parce que nous estimons que l'amour suffira à palier aux imperfections du foyer et de la société.
Les raisons intimes (toujours psychologiques) peuvent être plus égoïstes encore : je conçois un enfant pour qu'il s'occupe de moi (matériellement) quand je serai vieux.
Il va de soi que facteurs biologiques et facteurs psychologiques s’amalgament, mais chose est sûre, l’égoïsme n'est pas l'apanage des uns ou des autres : il est universel, il est même reconnu tacitement comme un Droit et toute tentative d'entrave serait considérée comme scandaleuse (essayez donc de retirer ce droit à l'enfant pour des raisons économique par exemple...).
« Le droit à l'enfant » existe bel et bien et historiquement parlant, le « droit de l'enfant » est embryonnaire (il peut se compter en dizaine d'années dans les sociétés les plus en avance dans le domaine).
Le bien de l'enfant :
Au delà de l'enfantement lui même, beaucoup partent du principe qu'un enfant équilibré doit avoir un foyer composé d'un père (un homme) et d'une mère (une femme).
Ce présupposé tire davantage de la croyance que d'une quelconque observation factuelle et il est donc difficile d'avancer sur un terrain aussi miné.
Par contre, l'idée d'un principe de précaution est ridicule puisque les détracteurs eux même admettent (ou sont obligés d'admettre) que dans les faits rien ne peut empêcher qu'un couple homosexuel participe du foyer d'un enfant : des enfants sont et continueront d'être éduqués par des couples de même sexe.
Dans ces cas : le bien de l'enfant passe nécessairement par sa reconnaissance juridique ; la même reconnaissance que nous avons récemment mis en place pour les enfants issus de relation non « légitime » (hors mariage). La politique de l'autruche crée une inégalité de fait : l'enfant élevé par un couple de même sexe n'a pas les mêmes droits puisque la société ne reconnaît pas ses parents : alors qu'elle reconnaît ceux de ses camarades élevés par des parents hétérosexuels.
Pour conclure :
Ce texte est concis mais il donne quelques pistes de réflexion. Les détracteurs au mariage pour tous qui avancent un soi-disant « égoïsme » des parents « homosexuels » devraient quant à eux réfléchir à leurs propres motivations. Le « droit à l'enfant » existe bel et bien et cette proposition de les reconnaître légalement ne ferait que l'étendre « juridiquement » à des situations existantes.

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Je ne pense pas... c’est un fait : la Nature a imaginé des dizaines de manière de reproductions. Je vous invite à lire par exemple Le deuxième Sexe où Simone de Beauvoir explique très bien tout cela dans les premiers chapitres.
Sinon la page de Wikipédia aborde également ces points (mais c’est un peu plus « brut » ) :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Reprod...
Ah bon on m’aurait menti !!! Papa et Maman sont donc des escargots !!!
pour certains on peut se le demander 
argument sophiste.
Mon propos était justement de balayer l’argumentation concernant la Nature (je l’élimine justement de mon discours dès l’introduction de mon article).
« L’homme est une idée historique et non pas une espèce naturelle » (Merleau-Ponty)
et vous critiquez des cathos ?
@Aldous :
- où ai je critiqué les cathos ?
- concernant votre remarque sur Merleau-Ponty je peux avancer sans trop de risque qu’il se retournerait dans sa tombe.
les morts ne bougent pas, même si certains les font beaucoup parler.
@Aldous au contraire les morts bougent en chacun de nous et il nous faut les faire parler... et j’en profite pour citer le fameux : nous sommes « des nains sur des épaules de géants » (Bernard de Chartres).
Sans les morts, la lecture de leurs textes, l’interprétation ouverte, parfois maladroite, parfois même à l’encontre de son auteur (le livre appartient à son lecteur) nous n’aurions guère évolué.
Vous avez raison, il y a des morts qu’il vaux plus la peine d’écouter que nombre de vivants.
Et dire qu’on s’emmerde dans la recherche sur l’utérus artificielle pardon nous n’avons plus le droit d’utiliser le qualificatif d’artificiel, mais d’orienté, de variante etc...sophisme qund tu nous tiens !!!
Ce texte est nul.
Qu’il se trouve dans la nature des modes de reproduction ne nécessitant pas d’altérité sexuelle est complétement hors-sujet, car le mariage concerne (encore) les êtres humains. Les arguments naturels doivent donc concerner les humains.
Nul part il n’est montré que le « droit à l’enfant » existe, et pour cause : il n’existe pas. Des parents jugés indignes ou incapables d’élever leurs enfants en perdent la garde, car la société leur reconnaît le droit d’être élevés dans des conditions décentes. Si le « droit à l’enfant » existait, il serait impossible de retirer à un parent son enfant, à moins de l’en déchoir, ce qui voudrait dire que ce droit ne serait pas inaléniable. Dans tous les cas, on ne peut pas défendre la cause du mariage homo avec le « droit à l’enfant ».
Le début de votre commentaire ferme toutes discussions... dommage.
Ah bon cela engageait débat ?????
Bien heureusement... le débat né de la confrontation d’idée : où plutôt il EST confrontation d’idées.
J’ai l’habitude d’énoncer ma conclusion en début de commentaire et d’expliquer ensuite pourquoi j’en arrive à cette conclusion. Je trouve que le message est plus clair et plus incisif ainsi, même si ça prête le flanc à ceux qui sont trop content d’y voir une insulte à leur encontre, et de nier du coup la présence d’arguments qu’ils auraient été bien en peine de contrer autrement.
Ne vous arrêtez donc pas au début du commentaire, et lisez tout.
Le besoin d’enfant ? le droit a l’enfant ?
Cet article est creux et ne parle pas du droit DES enfants mais du droit A l’enfant...
Classique manipulation, encore une de ces gens si biens ...
Bientôt, ils vont nous reparler de la sexualité des enfants (car ils l’ont deja fait !) et du besoin d’enfant...
La honte soit sur les sophistes !
Daniel D.
Malheureusement « droit de l’enfant » et « droit à l’enfant » sont mêlés puisque les droits des premiers dépendent de l’adulte. Si vous avez lu jusqu’au bout je traite des deux « droits »... bien que le titre porte à confusion, je vous l’accorde.
Article qui porte à confusion, formulé par un esprit confus qui souhaite nous mener vers une société de la confusion !!! - peut être à cause de ca non !!!
à bel
société de la confusion !!! - parler de perversion serait plus juste
qu’ils le veuillent ou pas les homos ne font jamais des couples
ils font toujours des PAIRES des brelan ,des carrés ...etc
.... (on ne dit pas un couple de gants mais une paire de gants )
parler a leur propos de couple est pervertir le sens des mots ,
pervertir le langage ,pervertir les esprits ,pervertir la société !
ne succombons pas à leur PERVERSION ............ du langage !
non au mariage des paires !
@anthomy
Ce texte est nul pour de nombreuses raisons et la première est qu’il passe sous silence complet le fait qu’un couple aime voir dans son enfant le mélange des chromosomes de ses parents et que de la même manière un enfant aime bien avoir des références de comparaison dans ses ancêtres. ..
Vos aprioris sont insultants pour nombre de « parents » qui éduquent au quotidien des enfant « non biologiques », qu’il s’agisse de familles d’accueil, de proches qui prennent en charge un enfant de leur famille, d’adoptants...
Ce qui est insultant est de penser que nous ne voyons pas ici une propagande extremiste digne des idéologies totalitaires les plus basses derrière la petite musique que vous nous jouez . Bref, arr^tez de nous prendre pour des escargots !!!
Bel95 : totalitarisme ? propagande ? faut il être de votre avis pour avoir le droit à la parole ? à force de parler creux vous allez parler dans le vide.
Justement, vous ne de vez pas ignorer que les enfants adoptés traversent souvent une crise d’identité profonde et partent à la recherche de leurs parents biologiques. Effectivement, on peut penser avec raison que c’est très blessant pour les parents adoptifs qui ont élevé ces enfants et qui sont du coup leur vrais parents, mais l’être humain est ainsi fait qu’il a le souci de ses racines. C’est ainsi et on ne le changera pas avec de l’idéologie.
Les parents adoptifs qui éduquent des enfants « non biologiques » savent très bien que malgré tout leur amour, toute leur tendresse, tout leur dévouement, ils ne remplaceront jamais les parents biologiques.
Ai je traité mes contradicteurs d’homophobe ? vous usez des mêmes armes en laissant sous entendre que vos contradicteurs n’ont pas d’autre argumentation que de vous insulter en retour.
L’adoption (dont l’homoparentalité) ne viennent pas remplacer la biologie... l’adoption concerne la « parentalité », et non pas la « conception / reproduction » elle même.
La biologie concerne la reproduction... pas la « parentalité »... elles ne sont pas sur le même niveau.
Tous les enfants connaissent des crises existentielles, tous les enfants pensent à leur histoire, à la manière dont ils sont « venus au monde » (au sens large). Le problème de l’adoption c’est qu’on a justement voulu, pendant longtemps, cacher la réalité en « masquant » les détails de l’histoire de l’enfant. Les choses ont changé, et fort heureusement. Aujourd’hui l’adoptant n’a pas prétention à remplacer un géniteur : il prend la position de « parent » (celui qui éduque, qui aime, qui permet la construction).
Concernant mon article il est très simple : il vise à démontrer que l’égoïsme est présent dans toutes les situations : égoisme dans le sens où les « futurs parents » estiment tous qu’ils sont en mesure de satisfaire au bonheur, à l’équilibre et au bien être de l’enfant. Hétéro ou homo sont sur le même bateau et ce sont ensuite les positions, les croyances, qui prennent le dessus en « déclarant » que tel ou tels ne sont pas en mesure d’apporter un équilibre et un foyer.
L’adoption, dans sa forme actuelle, ne vient pas remplacer la biologie, elle n’est pas faite pour donner des enfants aux couples qui n’en ont pas mais pour donner un ersatz de famille aux enfants qui pour diverses raisons n’ont pas, ou n’ont plus, leurs parents biologiques.
Le projet de loi ne se soucie pas du bien être de l’enfant adopté, mais du désir de reconnaissance en qualité de parents aux membres d’un couple homosexuel. Vous voulez nous expliquer que c’est bien normal, que tout le monde est égoïste, que tout individu veut des enfants « pour lui » et non pas « pour eux ».
Je me permets de ne pas partager votre point de vue. Je suis de la génération de ceux pour qui au début de la vie sexuelle, le problème n’était pas de faire un enfant à sa compagne, mais au contraire de ne pas en faire. A cette époque que vous devez qualifier sans doute de pré-historique, il était un devoir d’honneur que d’épouser une fille mise enceinte « par hasard » ou en tout cas prématurément.
Combien d’étudiants se sont mariés dans ces conditions et ont eu des couples qui « ont tenu » et des enfants qu’ils ont aimé ? Voulaient-ils ces enfants « pour eux » égoïstement certes pas, mais depuis que le monde est monde c’est comme cela que l’espèce humaine s’est perpétuée.
L’adoption est la façon de réparer des erreurs ou des malheurs dans l’intérêt de l’enfant, pas un moyen comme un autre d’avoir une famille « parce qu’on en a envie ».
Préhistorique ou non, les choses ont changé. La contraception, les évolutions des mœurs... la société évolue et la « parentalité » aussi. Il serait ridicule de dire que c’était mieux avant... comme il serait délicat de dire qu’aujourd’hui tout est parfait.
La « parentalité » est avant tout sociétale (elle se construit hors du biologique) et une bonne partie de la population n’est pas contre ce projet.
Je constate que toutes les grandes évolutions (même si je ne pense pas qu’il s’agisse là d’une évolution majeure) ont connu leurs détracteurs. Ensuite les choses se tassent et on se rend compte qu’il y avait finalement du « progrès ». Rendez vous dans 10 ans...
Ha, l’argument du novatorisme (ideologie du nouveau).
La société évolue et la « parentalité » dites vous « est avant tout sociétale » ...
Bonjour,
A l’auteur :
« Nous pouvons nous voiler la face, mais la réalité c’est que de nombreux couples font des enfants sans ce soucier expressément du futur enfant lui même »
à l’auteur,
Ce que vous présentez comme une calamité correspond en fait à la seule attitude humaine qui soit acceptable du point de vue de l’éthique, et cela dépasse largement la simple question du mariage homosexuel.
Pendant des siècles, les couples ne pouvant pas s’empêcher de forniquer - ça fait partie des petits plaisirs de l’existence !-, il leur venait des enfants. Quelques uns - les plus sots - l’avaient peut-être voulu, pouvaient être jugés responsables de la chose dans toutes ses conséquences. Les autres étaient dans l’irresponsabilité bien excusable de la jeunesse : à l’âge où l’on se reproduisait, on se croyait immortel, on ne pensait pas que l’enfant qui vient de naître, dans peu d’années (un siècle, qu’est-ce que c’est !) se retrouverait sur un plumard à râler en attendant la mort. A cet âge-là, on ne se demande même pas si la vie (un beau fruit avec un ver près du noyau !) conviendra à celui ou celle à qui on vient de faire ce beau cadeau empoisonné. Arrivée à l’âge des rhumatismes, et à l’âge où, par la force des choses, on doit bien se rendre compte qu’il faudra mourir, Madame de Sévigné, qui aime tant la vie, confie à sa fille qu’elle aurait bien préféré « mourir entre les bras de sa nourrice ».
Les fornicateurs imprévoyants pourraient à la rigueur, au tribunal de la philosophie, considérés comme des irresponsables et relaxés. Ceux qui forniquent « pour avoir » des enfants, et renoncent délibérément à des précautions contraceptives désormais très efficaces devraient pouvoir à bon droit être regardés par leurs descendants comme des criminels. Qu’on me donne la vie, je le veux bien, mais certainement pas la mort, qui se trouve pourtant encore emballée, et pour un certain temps, dans le même papier-cadeau.
Mise en face de ces considérations qui renvoient à une éthique minimale, votre argumentation paraît donc tout à fait spécieuse. La connerie existe déjà, en matière de procréation, chez les hétérosexuels. Vous êtes en train de nous dire que les homosexuels ont bien le droit d’accéder au même niveau de connerie. Curieuse conception du devenir humain et du progrès des lumières !
Quelles conneries ! Mais j’ai l’impression que si Christian Labrune vient répèter ces inepties, c’est surtout pour choquer, pas tellement parce qu’il les pense. Un bien piètre provocateur, donc.
@Roungalashinga
Se faire traiter de con par un catholique islamisé, antisémite et pro-palestinien, complotiste, confus qu’à la moelle et tout à fait incapable d’argumenter, c’est délicieux. Je n’en demandais pas tant.
Pour votre gouverne, je ne suis ni pro-palestinien, ni antisémite, ni complotiste, et je ne vous ai pas traité de con jusqu’à maintenant. Je vous laisse donc tirer tout seul la conclusion de cette mise au point, je vous épargnerai ainsi le plaisir que vous auriez si je le faisais moi-même.
Par ailleurs je ne ferai pas de remarque sur votre tendance à étaler votre culture générale sur des dizaines de lignes pour dire toujours la même chose, ce que vous semblez appeler « argumenter ».
La meilleure attitude devant un papier aussi indigent est de ne pas le commenter. L’auteur a un style de troll. Rien d’autre.
prochaine étape pour les enfant à adopter les homos exigeront la non discrimination c’est à dire 1 pour les homos ,un pour les éthéros ! ce qui du point de vu du % par rapport au nb reviendra a favoriser les homo !
en attendant la vulgarisation de l’éducation des enfants façon cohn bendit !
Le mariage pour tous est un projet du nouvel ordre mondial. Il suffit de regarder les pays où il est appliqué. Ceci pour arriver à l’eugénisme qui permettra de fabriquer une petite élite et beaucoup de tarés comme esclaves. Faites un tour sue le site Mediatala et vous trouverez toutes les informations sur la pédophilie, les pornocrates qui nous gouvernent et beaucoupo de scandales cachés.
Vous avez parfaitement raison antikon et paradoxalement, cette simultaneité internationale soudaine est presentée par la propagande mainstream comme un argument en faveur du mariage gay : voyez : vos voisins l’ont adoptée et pas vous, vous n’etes pas de bons moutons de Panurge !
« le droit de l’enfant usurpé »
Caroline Eliatcheff ne disait pas autre chose ce matin dans sa chronique hebdomadaire sur France Culture. et posait la question : ’’l’enfant est-il encore une personne’’ ?
Pour ma part, je dirai que le droit de l’enfant est en passe d’être sacrifié au nom du droit à l’enfant.
Chacun d’entre nous sent bien les difficultés et souffrances mêmes, des couples homosexuels. Mais peut-on bousculer aussi facilement un tel édifice (les sociétés humaines) sans jouer à l’apprenti sorcier ? Pour moi la réponse est non.
Je trouve effrayant ce libéralisme qui a dévoyé la démocratie, et qui permet à un riche milliardaire de satisfaire son caprice parce que le cheval qu’il a joué aux courses est arrivé premier à la présidentielle !
Le droit n’est pas là pour la médication des souffrances mais pour l’organisation de la société et la garantie des droits de chacun.
@JL : mon propos était de souligner que le « droit à l’enfant » existe depuis la nuit des temps.
D’une part les « droits de l’enfant » sont extrêmement récents, d’autre part, le droit de l’enfant est encore bel et bien construit autour du « droit à l’enfant ». Ou dit autrement : le « droit de l’enfant » s’arrête ou commence le « droit à l’enfant ».
Ce n’est pas un jugement de valeur : seulement une constatation. On ne peut argumenter contre le mariage homo en utilisant l’idée que l’adoption légalisée pour un couple homo construirait une « sorte de droit à l’enfant » puisque je souligne justement que ce même droit existe déjà.
La science a permis de ne plus dépendre de la Nature (avec la contraception par exemple), et donc de choisir (dans une certaine mesure) de faire ou de ne pas faire un enfant. Ce dernier point accentue encore plus l’idée que l’enfant est choisi : en ce sens l’enfant n’est pas et ne sera jamais « une personne ».
Anthony,
je crains que nous ne soyons pas d’accord sur la notion de « droit à l’enfant ».
Si votre définition du droit à l’enfant fait de droit un droit qui prévaut sur les droits de l’enfant en tant que enfant et en tant que personne à part entière, alors je dis qu’elle est haïssable et condamnable.
Si vous dites que le droit à l’enfant c’est le droit d’enfanter, alors vos arguments ne sont que sophismes.
Vous confondez droit à l’enfant et pouvoir de reproduction.
@JL : moralement je suis de votre avis. Le droit à l’enfant ne devrait pas primer... mais comment voulez vous qu’il en soit autrement dans les faits.
Qui pourrez moralement décider qui est à même, ou qui ne l’est pas, de faire un bon parent.
L’éducation est fait de choix et il y aurait là risque d’eugénisme (je cite le mot parce qu’il est apparu sur le forum) de décider pour autrui.
Beaucoup penseraient que certains familles ultra-catho ne sont pas à même d’éduquer un enfant (alors quand il s’agit de 4 ou 5 gosses !!). Des familles ultra-catho pensent que les homos ne peuvent pas constituer un foyer équilibré.
Notre société, ce qui fait de nous des Hommes et non pas des bêtes, est fondée sur la transcendance (nous avons refusé d’abdiquer devant la Nature). La « parentalité » est donc affaire de choix... et ces choix se font au regard de la « morale ».
La société a évolué ainsi, et plus nous avons de contrôle sur la Nature, plus nous évoluons librement. Aujourd’hui, ce projet va dans l’idée que parentalité et « conception » ne sont pas forcément liées... que l’on peut éduquer les enfants équilibrés sans les avoir directement conçu. Ensuite, si certains pensent que les homo ne sont pas capables d’éduquer les enfants : nous sortons du débat et glissons sur un terrain très miné qui malheureusement glisse souvent dans l’homophobie (actes contre-nature ...).
anthony,
vous demandez : « Qui pourrait moralement décider qui est à même, ou qui ne l’est pas, de faire un bon parent. »
Vous avez remarqué sans doute, que c’est vous qui posez la question ? Mais vous n’avez pas remarqué que, en posant cette question à laquelle vous apportez vos réponses pour étayer votre position, relève typiquement de la pensée circulaire ?
Allez, je vous l’ai dit, vous êtes un sophiste, et si vous ne perdez pas votre temps, vous perdez celui des autres : nous savons que les imbéciles et les lobbyistes ne changent jamais d’avis.
@JL :
Je ne pose pas cette question : je la retranscrit puisqu’elle est l’essence même de ce débat.
N’oubliez pas que mon propos n’est pas un jugement... juste la constatation que ce « droit à l’enfant » existe déjà, il est universel. Cette histoire de « jugement moral » était là pour démontrer que le choix sociétal se base sur des opinions (tous se déclarent à même d’éduquer des enfants, certains pensent que tous (les homo par exemple) n’ont pas cette capacité).
Le débat ne peut être ramener à la Nature, à la science ou à la religion... c’est un débat d’opinions et « mon » opinion est qu’un enfant peut être éduqué en dehors d’un foyer dit « normal » (aujourd’hui), sachant que la normalité évoluera par la suite.
Ce qui est hallucinant à mon sens :
- les anti-mariage pour tous veulent un foyer stable pour les enfants : parfait.
- le foyer homoparental n’est pas légalement « stable » actuellement (non reconnu, non protégé) et le projet de loi va dans ce sens
- les anti-mariage pour tous veulent que l’on légifère en dehors du mariage (par une histoire de tuteur par exemple) : ils préconisent donc une situation « moins cadré » que le mariage pour des enfants qui devraient justement pouvoir grandir dans une structure familiale pérenne.
Ce qui m’inquiète c’est que pour prétexte du bonheur des enfants on refuse un cadre juridique censé équilibrer et pérenniser le dit foyer.
@anthony
Bravo pour votre article qui est clair, précis et bien argumenté. Je pense que c’est parce qu’il « coince » les détracteurs dans les fondements de leurs « opinions-croyances » que ceux-ci en deviennent furieux ou insultants et notamment qu’ils comprennent de travers ce qui était pourtant clairement exprimé par vous.
Je laisse de côté la notion de « droit à l’enfant » qui n’existe pas mais par contre je voudrais ajouter un mot sur la notion de « droit de l’enfant » qui est souvent utilisée mais dont on ne précise pas le contenu.
Ce que les gens nomment « droit de l’enfant » concerne en fait les obligations des parents : assurer nourriture, logement, confort, éducation, environnement sécure et affectueux.
MAIS :
Qui serait prêt à entendre complètement un véritable « droit de l’enfant » ? Et que recouvrirait ce terme ?
Par exemple : si l’enfant vous dit « Je ne veux plus de
vous comme parents, je vous déteste, je veux être le fils de...la
voisine / de Tatie / de la mère de ma copine / ou bien encore de
Tonton Albert et Tonton Jean ??
Cet étrange « génitif » dans droit de l’enfant ne recouvre-t-il pas en réalité le droit absolu du-des parents et de leur seule « loi » selon leur bon plaisir, redoublant le statut d’ « infans » (« celui qui ne parle pas) de l’enfant ? (Dont on voit le versant pathétiquement négatif et inacceptable dans les maltraitances dont sont victimes des enfants de familles pourtant composées d’un père et d’une mère...apparemment parfaitement hétérosexués).
Enfin j’approuve la différence que vous rappelez entre parenté (génétique) et parentalité (le fait d’être parent, d’occuper cette fonction) qui peut être le fait de n’importe qui pour peu qu’il soit en position de le faire. C’est-à-dire comme disait Lacan : « Est père celui qui est à la place du père ». Pareil pour la fonction maternelle (qui était souvent occupée de fait par les nourrices, etc.).
Bon courage. Tenez bon !
Jacques Laffitte (rien à voir avec l’autre JL)
Et ce constat est erroné.
Anthony,
mais qu’est-ce que vous dites ?
Vous n’en sortez vraiment pas de votre pensée circulaire !
Non ! La question de savoir qui décide blablabla n’est pas l’essence du débat. Elle ne se pose que parce qu’il y a ces revendications de l’adoption homosexuelle et de la PMA.
Vous dites : le droit à l’enfant existe déjà" !
Non ! Vous amalgamez le pouvoir de procréer et ce concept hideux que vous appelez droit à l’enfant.
Vous ne méritez pas les réponses qu’on vous fait l’honneur de vous servir. Désolé.
@JL : ce que j’appelle « droit à l’enfant » (non pas dans un sens juridique cela va de soit), c’est le fait que tout Homme (et Femme) s’octroie (de fait) le droit d’avoir un enfant en pensant d’abord « égoïstement » à lui : puisqu’il ou elle part du principe qu’il est à même d’apporter tout le nécessaire à l’enfant. Je ne sais pas comment être plus précis.
Je ne parle pas de reproduction puisque ce droit à l’enfant s’applique également dans l’adoption ou dans les cas de PMA/GPA.
Je ne confond pas les notions droit à / droit de l’enfant mais je considère que ces derniers découlent des adultes (et donc dépendent des droits « supérieures » du parents).
Je préfère ne même pas m’attarder sur votre phrase finale... j’ai décidé de ne pas user de l’insulte parce que je suis auteur de l’article.
la PGA et la GPO ne sont pas légitimes.
Pour le législateur, l’enfant est le fruit d’un projet parental, les circonstances de sa conception n’étant qu’un moyen .
Putain folacha,
vous avez trouvé ça tout seul, ou dans la poubelle d’un think thank, ces officines à parasites ?
Vous avez écrit ailleurs : "Les Monthy Python ne font pas rire les plus jeunes . Je me demandais pourquoi, maintenant je me demande si ce n’est pas parce qu’ils les trouvent politiquement incorrects"
Vous voulez dire quoi exactement ? Que l’humour c’est forcément politiquement correct, ou bien que les jeunes sont tous idiots ?
Anthony,
@Aldous : j’ai du mal à vous suivre.
D’une part vous usez de l’insulte (mes propos serait creux, je serais incapable de raisonner...)
D’autre part vous répondez ici et là de manière à ce que je ne puisse pas répondre sur tous les points (la discussion s’embrouillant).
Vous déformez mes propos (lisez vous ou interprétez vous comme bon vous semble) :
- Où ai je dis par exemple qu’avant c’était nul et qu’aujourd’hui c’est nouveau et donc bien ? alors que justement je dis : « Il serait ridicule de dire que c’était mieux avant... comme il serait délicat de dire qu’aujourd’hui tout est parfait. »
- vous écrivait : « on ne parle pas du mariage des escargots, ils font comme ça leur chante. »
alors que justement je balaye dès mon introduction la « contrainte biologique » et l’argumentation concernant la Nature. Je cite à nouveau Merleau-Ponty :
« L’homme est une idée historique et non pas une espèce naturelle »
- d’un coté vous parlez de pensée « dominante », de l’autre vous déclarez que ce projet n’a pas une « adhésion majoritaire ». Il faudrait savoir : soit j’entre en cohérence avec le discours majoritaire, soit mes propos adhérent avec une minorité d’individus. Mais aujourd’hui, dans un monde où les idées s’expriment si facilement via les nouvelles technologies, où tout un chacun peut s’exprimer, vous ne pouvez pas m’accuser sur les deux fronts : de suivre la majorité et la minorité simultanément. Il suffit de constater les attaques que j’essuie ici même pour voir que mes propos ne vont pas dans le sens de la majorité des commentaires.
- concernant « mon adhésion à la pensé dominante », faudrait il que vous me connaissiez, que vous sachiez de quel manière je m’informe, ce que je lis au quotidien, quelles sont mes sources... pour dresser un pareil tableau. Si je vais dans un sens, c’est surtout parce que j’ai réfléchi au sujet... et je ne vois pas pourquoi je penserai autrement juste parce que je serais en accord avec une « soit disant » pensée dominante.
Ce n’est malheureusement pas une insulte mais un constat.Vous raisonnez comme une caisse de raisonnante en faisant écho au dogme en vigueur dans les media mainstream.
Au passage tout ce que vous relevez est de nature polémique.
@Aldous : si vous aviez la moindre idée de la manière dont je me fais une opinion dans ce monde vous pourriez avancer en ce sens... mais votre critique n’a aucun élément solide qui permette cette démonstration : vous ne pouvez expliquer le fil conducteur de mes pensées par la seule expression de « mon » opinion.
J’ai quelques bases concernant la « critique média »... merci de ne pas prendre vos interlocuteurs pour des débiles passifs.
Concernant la « reproduction humaine », je pense que j’ai été clair au fur et à mesure de mes commentaires : je l’écarte tout simplement. Je sépare clairement le « pouvoir de reproduction » de la « parentalité » parce que l’Homme transcende sa nature biologique.
Le « droit » concerne la parentalité... il dépasse le caractère biologique, la manière dont est conçu l’enfant.
: si vous aviez la moindre idée de la manière dont je me fais une opinion dans ce monde vous pourriez avancer en ce sens... mais votre critique n’a aucun élément solide qui permette cette démonstration : vous ne pouvez expliquer le fil conducteur de mes pensées par la seule expression de « mon » opinion.
Je n’aurait pas mieux dit . En un mot votre raisonnement est inconsistant.
Concernant la « reproduction humaine », je pense que j’ai été clair au fur et à mesure de mes commentaires : je l’écarte tout simplement. Je sépare clairement le « pouvoir de reproduction » de la « parentalité » parce que l’Homme transcende sa nature biologique.
Ce qui fonde ma suspicion concernant la faiblesse de votre raisonnement.
Ignorer les faits, c’est pas un signe d’intelligence. Même quand on habille ce mépris de la réalité du doux nom de transcendance...
Au passage, vous conviendrez que si il faut connaitre votre vie pour comprendre ce que vous dites c’est que vous le dites mal.
@Aldous : ce que je réfute c’est votre tendance à nier tout raisonnement dans mon propos.
Que vous attaquiez mon écrit c’est une chose saine... mais laisser entendre que je n’ai pas de raisonnement exclut toute forme de discussion. Pour résumer donc : attaquez vous à ce que je dis, pas à la manière dont j’arriverais « soit disant » à cette opinion (parce que vous n’avez aucune munition pour cela).
mais j’ai contre argumenté, simplement vous n’avez rien trouvé à répondre sinon sur la forme.
@Aldous :
Pour répondre sur ces points précis... aucun soucis. Il suffit d’être clair.
Votre histoire d’endoctrinement me laisse songeur. En gros vous avez prétention à tout savoir mieux que quiconque... vous être un être libre au milieu d’une bande de nigots asservis à la pensée commune. Si ne pas aller dans votre sens c’est ne pas avoir ses propres opinions je vous invite à ne discuter qu’avec ceux qui sont de votre avis (puisque seuls eux on vraiment réfléchi à la vie).
bien alors on va analyser point par point. :
En gros vous avez prétention à tout savoir mieux que quiconque...
Non je pretends juste que les couples homos sont inféconds . Certains le savent et le disent, les autres le savent et font semblant que ce n’est pas vrai. N’empêche, Les couples homos sont inféconds. Ils n’ont donc pas besoin de se marier.
vous être un être libre au milieu d’une bande de nigots asservis à la pensée commune.
Si vous le dites, en attendant même si la pensée commune prétends le contraire, les couples homos sont inféconds et donc n’ont pas besoin de se marier.
Si ne pas aller dans votre sens c’est ne pas avoir ses propres opinions je vous invite à ne discuter qu’avec ceux qui sont de votre avis (puisque seuls eux on vraiment réfléchi à la vie).
@Aldous :
je ne vois pas comment répondre parce que vous vous évertuez à définir le mariage « tel qu’il est » alors que je pars du principe qu’il pourrait s’ouvrir sur des situations « similaires » (de fait, qui existent).
Vous parlez de « reproduction » (biologie) alors que je parle de « parentalité » (sociologie).
La reproduction est « une manière » d’accéder à la parentalité... mais la parentalité n’est pas fermée sur la « reproduction ». Le géniteur n’est pas le parent... il est très souvent le parent mais pas forcément le parent.
Le mariage (le mariage civile, celui décrit par le code civil) peut très bien s’appliquer à un couple de même sexe avec des enfants. Toutes les sections des articles du code civil qui concernent le mariage peuvent s’appliquer en dehors de ce concept d’1 homme et d’1 femme.
Vous n’arrêtez pas de parler d’infécondité... mais l’infécondité n’a rien à voir avec le mariage. L’infécondité est un fait naturel incontesté mais qui peut être dépassé (PMA, adoption...).
Le mariage a évolué (et encore depuis les dernières lois des années 70), il n’est pas une institution éternelle et immuable.
Vous noyez le poisson en allant chercher des exemples marginaux qui, comme le poisson volant ne sont que ces exception marginales.
@Aldous : Mélanger « reproduction » et « parentalité » limite en effet le débat. Si vous ne dissociez pas les deux on ne pourra jamais se comprendre.
Quant à votre histoire de femmes célibataires elle est à la limite du délire... si la loi a changé c’est en faveur de la Femme... ça faisait belle lurette (avant, justement) que les pères pouvaient ne pas assumer quoi que ce soit. Avant il n’existait aucune loi pour protéger un gamin né de l’adultère...
Bref si vous partez du principe que c’était mieux avant, mieux avant les grandes lois de la fin du 20ème siècle... ce n’est plus du conservatisme... c’est le moyen age.
L’homme étant un animal culturel, c’est la parentalité qui fait la reproduction.
On se reproduit, non pas en donnant naissance mais en donnant une éducation.
Être géniteurs ne suffit pas, il faut être parents.
Après ce qu’« être parents » signifie est un autre débat.
Qu’est ce qu’il faut pas lire comme mythos ici ! .
@Aldous
"Bref le progrès en question est en fait le droit de laisser tomber l’autre, de ne pas faire les efforts et concession envers son conjoint pour faire durer le couple et la primauté de l’égoïsme sur les responsabilité paternelles ou maternelles.«
Si comme vous dite le progrès c’est le rétablissement des »devoirs« , la mise en place d’un système de protection du plus faible (conjoint et enfant) comment pouvez vous le refuser à des couples qui demandent justement à pouvoir accéder à cette institution ??
Toute votre argumentation est bien belle mais vous refusez de l’appliquer à une situation similaire de fait (un couple d’hommes ou de femmes qui élève un ou plusieurs gosses).
Et ne revenez pas sur cette histoire de fécondité qui concerne la biologie... pas la »parentalité« et le »couple institutionnalisé« .
Finalement vous défendez moins les enfants que le mariage tel qu’il existait, un »mariage idéalisé« à un tel point que vous oubliez les nombreux problèmes qu’il pouvait »également" engendrer : déni, violences intra-famililale, domination masculine...
Merci ONCLE ARCHIBALD, ALDOUS, JL NON667, ROUGALA
L’égoïsme et la méconnaissance (associée à l’indifférence) de ce qu’est un enfant se répand comme une épidémie de choléra.
Vous en avez oublié : tf1Goupie, bel95, Daniel D., lereveur, antikon, etc… 
Ça ne compensera qu’à peine le pilonnage des opposants sur AV, mais moi c’est l’auteur que je remercie…
Selon l’auteur, dans tous les domaines le principe de précaution est « ridicule » : les accidents arrivent ... donc il est inutile d’essayer de les éviter.
ARF !!
Quand on voit ce genre d’argument délirant on se pose des questions sur les motivations des marieurs pour tous
@ tf1Goupie :
Pensez vous que ne pas autoriser le mariage pour tous empêchera « quoi que ce soit » ? pensez vous que si les choses restent en l’état il n’y aura plus d’enfants éduqués par des couples non hétéro ?
Ce que j’écrivais c’est qu’on ne peut utiliser le principe de précaution puisque dans les faits, la situation existe. Un principe de précaution ne fonctionne que si l’on « interdit » une situation : ce qui n’est pas le cas.
Pour user du principe de précaution il faudrait pouvoir empêcher la situation : ce qui peut se faire par exemple en interdisant la distribution d’un médicament.
Cher Anthony,
En donnant à lire ce que vous écrivez, ce que vous avez écrit depuis « là où vous êtes » sera lu par des lecteurs qui lisent depuis « là où ils sont ». Vous ne pouvez pas vous attendre à autre chose. Vous-même, lorsque vous lisez, vous réécrivez (sans vous en rendre compte apparemment) ce que l’auteur a écrit.
Sur la forme, je vous l’accorde, certaines réactions à votre articles manque de convenances à votre encontre, mais sur le fond, elles conteste votre point de vue avec des arguments recevables (pas par vous apparemment).
Je prends une fois encore ici le risque de recevoir des insultes ou d’être taxé d’homophobe, mais j’assume totalement, mais je ne peux qu’approuver de vos contradicteurs. Rien, dans les vôtres, ne m’a convaincu dans le sens de vos croyances. Je garde donc les miennes, en vous priant de les respecter autant que je respecte les vôtres.
@Loup Rebel : moi et l’auteur sommes une seule et même personne... raison pour laquelle je réécrit ce que j’ai déjà écrit 
Je suis entièrement ouvert à la critique, j’accepte l’argumentation à mon encontre... puisque je réponds et approfondis ma pensée au fil des commentaires.
Par contre, j’accepte difficilement l’insulte « creuse » qui consiste à dire que je ne vais que dans le sens d’une pensée (soit disant) dominante et que je n’ai aucune réflexion propre. Que je n’use que de sophisme.
Sinon je ne vois pas pourquoi je vous taxerais d’homophobie... d’autant plus que ma réflexion a largement évolué sur le sujet. Il y a quelques année j’aurais été « contre », argumentant dans le sens du « bien de l’enfant », du fait qu’il subirait les foudres d’une société pas encore disposée à l’accepter.
Je vous remercie pour ce commentaire qui me conforte dans l’idée que l’on peut discuter sans user d’insultes, que l’on peut s’exprimer sans se faire taxer de « gaucho bien pensant ».
Je n’ai pas cliqué sur le bon bouton, mon message est parti sans mon accord, avant relecture et corrections. Désolé.
@oncle archibald :
Vous allez dans mon sens (une parentalité sociétale) en argumentant de la sorte... puisque vous avancez vous même des « choix sociétaux ».
Par contre nous ne sommes pas d’accord sur le fond : c’est à dire quel chemin doit prendre la société... mais nous sortons du débat puisqu’il s’agit là de « croyances », de « choix », de la manière dont on voit les choses.
Vous avancez l’idée que c’était mieux avant... avant ? lorsque la femme n’avait pas le choix du divorce ? lorsque des couples qui ne s’aimaient plus se trouvaient contraint (par la société) de vivre sous le même toit dans un climat de violence physique/et ou morale ? lorsque le mari ou la femme se cachait pour tromper l’autre (soit dit en passant, c’est surtout la femme qui devait se cacher).
Qu’entendez vous par un père et une mère connu ? parce que vous mélangez ici et encore parentalité et conception. Un père, une mère, un couple qui s’occupe d’un enfant est toujours connu de l’enfant. Et le fait qu’un père ou/et une mère ne soient pas les « géniteurs » n’entrave en rien la connaissance de l’histoire biologique que l’on peut transmettre à l’enfant.
Des siècles durant (avant les progrès génétiques) il était très difficile (sauf exception) de savoir qui était « réellement » le père biologique de l’enfant. Pourtant des milliers (millions) de pères ont éduqués des enfants qui n’étaient peut être pas les leurs « génétiquement parlant ». Seule la mère biologique était sûre à 100% de sa situation de mère biologique.
Oui, la parentalité est une question de société. Oui l’éducation des enfants et distincte de la « conception » (qui elle restera toujours biologique), oui un père et une mère ne sont pas nécessairement des géniteurs.
Et donc pour parler « croyance » : je pense qu’un enfant peut grandir de manière équilibré dans un foyer dont les parents ne sont pas les géniteurs.
Historiquement ’’recherche génétique’’ est le nom qu’on donne depuis 1945 aux activités de ce qu’on appelait avant guerre eugenisme
@Aldous : vous êtes incroyable vous...
La recherche génétique ce sont tous les travaux concernant l’approndissement de nos connaissances sur les gènes. Si vous pensez eugénisme : moi je pense avant tout médecine.
Je n’avançais que le fait que l’on puisse aujourd’hui garantir à 99.9% (chiffre sans valeur scientifique) de la paternité (biologique).
Vous avez lu mon premier mot ? Historiquement.
@Aldous : alors pour être plus clair, ce propos est tout simplement hors sujet.
Anthony je constate qu’avec vous il ne faut jamais lâcher la bride ! Vous « interprétez » à votre façon mes derniers propos qui sont pourtant fort clairs si l’on veut bien les considérer comme la suite de mes posts précédents.
Je crois au contraire que c’est le coeur du sujet.
@oncle archibald
Vous écrivez : "Je dis aussi que vouloir par la loi supprimer toute réference à cette hérédité et faire en sorte que l’enfant « fabriqué main » ou adopté par un couple homosexuel soit déclaré être le fils de deux hommes ou de deux femmes est une grosse connerie et non pas une évolution des moeurs."
et affirmez par la suite qu’il ne s’agit pas d’une croyance ? d’une opinion ? d’un présupposé ?
je ne vois pas quels autres termes décrirez ces propos ...
Parlez de leurs présupposé homophobes aux permatozoïdes et aux ovules, peut etre vous repondront-ils... 
Vous prenez nos ancêtres pour des imbéciles . Nos sociétés patriarcales se sont basées sur la patrilinéarité bien avant les tests génétiques .
@Folacha
Je ne sais pas à qui vous vous adressiez mais la patrilinéarité c’est le terme pour décrire le système mis en place pour protéger l’enfant parce que « justement » on ne pouvait prouver la paternité « biologique ». C’est exactement ce que je décrivais si vous avez suivi la discussion.
Nous sortons donc de la biologie... ce que je m’évertue de faire depuis le début en séparant « conception/reproduction » biologique de la parentalité (l’éducation des enfants).
Donc si j’ai bien compris la démarche :
L’humanité n’est qu’une biologie parmi tant d’autres, il faut donc la sortir de l’équation... l’humain n’a pas besoin de se regarder pour se penser.
L’humanité n’est qu’une pensée parmi tant d’autres, il faut donc la sortir de l’équation... l’humain n’a pas besoin de s’exprimer pour raconter son histoire.
L’humanité n’est qu’une histoire parmi tant d’autres, il faut donc la sortir de l’équation… l’humain n’a pas besoin de s’entendre pour se comprendre.
Au final après avoir amputé le propos de tous ces facteurs fondamentaux créant l’humain, donc en niant par omission que l’humain, donc sa pensée, donc son histoire, font partis de la nature, nous arrivons à une conclusion forcément ambivalente et à mon sens stérile.
Le propos n’est pas de dire que les gens n’ont pas le droit de former des couples, le propos c’est pourquoi le mariage ? Pourquoi l’enfant ?
Je vais vous en donner une de piste : le mariage existe car le couple hétérosexuel est FAIBLE car il donne la vie. Ce mariage a été créé pour éclairer l’humanité sur ce qu’elle fait et où elle va en l’éclairant sur d’où elle vient… il dit pourquoi l’autre n’est pas qu’une masse de matière qu’on peut bouffer quand on a la dalle, pourquoi on ne peut pas simplement s’en débarrasser quand on se sent menacer par lui ou quand on a mieux à faire… toutes ces choses monstrueuses qui ont ou existent encore… mais que l’on se doit de rappeler sans cesse.
Le couple homo lui n’a pas ce questionnement car il ne donne pas la vie et son foyer ne sera pas habité par l’enfant hormis suite à l’utilisation d’une béquille technologique ou administrative et ça nécessite d’être soudé ce qui le rend bien moins faible.
Le couple hétéro malgré le droit à l’avortement et à la contraception n’a pas réussi à annuler sa faiblesse, il donne toujours la vie qu’il le veuille ou non… et si on veut qu’il tienne ce couple, dans le temps et l’histoire, et bien le mariage peut permettre de le rendre plus fort.
L’engagement n’est en rien comparable, un enfant vient d’un père et d’une mère, lui nier ça c’est nier ce qu’il est. Si ses parents biologiques sont si faibles qu’il souhaite se dégager de cette responsabilité on ne pourra jamais rien y faire… mais on peut malgré tout lui créer une place particulière dans notre société sans le priver de la conscience ni du droit de savoir un jour d’où il vient et de pourquoi il est là.
Les pros mariage pour tous auraient pu comprendre ça et se contenter d’une reconnaissance de tuteur légal et autre arrangement mais non… ils veulent tout ce qu’ils ne peuvent naturellement pas avoir, au final ils sont surtout horrifiés par leur propre condition et cherche à la nier à tout prix… et je les trouve donc bien plus égoïste.
Si ce monde vous semble laid j’en suis désolé, mais il est ainsi, les choses ont des poids différent et rien ne pourra changer ça… et donc votre solution c’est d’y mettre tout le maquillage possible, vous voulez faire de ce monde un carnaval permanent.
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