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« Martine à la plage » bientôt au Diplôme National du Brevet ?

Pas d’éloge, cette fois, de la xénophobie comme en 1995 ni de la vengeance personnelle comme en 1996 ! (1) Non, le sujet de Français donné hier au Diplôme National du Brevet sombre dans la variante infantile de l’information indifférente, qui insinue d’autant plus discrètement des préjugés archaïques.

Une histoire hors-contexte sans grand intérêt, sauf psychiatrique
 
La demi-page proposée, extraite de la nouvelle « En baie de Somme  » du recueil « Les Vrilles de la vigne », a beau être signée de Colette : méritait-elle pour autant d’être retenue ? Une scène banale de plage où un bambin affole sa mère en croyant que sa sœur s’est noyée parce qu’il l’a simplement perdue de vue, peut intéresser le psychiatre. Mais quelles ouvertures offre-t-elle à un adolescent pour nourrir sa réflexion et montrer sa maîtrise de la langue française et de l’information acquise en neuf années d’école ?
 
Un questionnement pour demeurés
 
Les questions posées auxquelles il doit répondre, sont en outre à la hauteur du sujet et résument l’indigence des « compétences » dont il doit faire preuve en fin de classe de Troisième. Un bon point cependant : le jargon formaliste avec ses « déictiques », « connecteurs » et autres « didascalies » a heureusement disparu. Mais ne faut-il pas être demeuré pour ne pas trouver réponse à nombre de questions ? Qu’on en juge !
 
- Les deux enfants jouent sur la plage tandis que leur mère lit : « Que font les deux enfants avant que Jojo ne vienne voir sa mère ? » est-il traîtreusement demandé. Ne sont-ils pas, en effet, en train de grimper aux arbres ?
 
- Colette insiste sur le soleil qui tape, en filant lourdement la métaphore culinaire : elle prétend que les enfants « cuisent  », « rôtissent », « mijotent au bain marie dans des flaques chaudes  », et le candidat est prié de préciser à quoi les enfants sont comparés en « relevant le champ lexical dominant ». N’est-ce pas exposer un élève de Troisième à une surchauffe cérébrale ?
 
- Ou encore, quand la mère apprend la nouvelle de la fausse noyade de sa fille, « le livre vole, le pliant tombe  » : « quelle réaction de la mère cette phrase traduit-elle ?  » Oui, c’est vrai, ça ! Ne sont-ce pas les indices d’une méditation extatique sur la vanité des choses ?
 
- Le candidat est même sondé jusqu’au tréfonds de son savoir : quand Jojo explique que « (sa sœur) était là tout à l’heure, qu’elle n’y est plus et (qu’) alors il pense qu’elle s’est noyée  », quel peut bien être le rapport logique exprimé par « alors » dont un synonyme est sollicité ? Le pis, c’est que la question se pose ! Le rapport de cause à effet n’est-il pas ici contestable ?
 
- Un usage de la ponctuation est aussi énigmatique : « Seigneur ! Il le croyait !!! s’exclame la mère. Et c’est tout ce que ça te faisait ?  » « Quel est donc le sentiment de la mère ainsi souligné ? » demande-t-on. Sûrement une grande fierté d’avoir enfanté pareil rejeton !
 
Un questionnement ambigu voire incorrect
 
Saurait-on mieux s’ingénier à souffler complaisamment des évidences au candidat pour lui garantir une bonne note et signer l’excellence de l’institution par un pourcentage de réussite triomphal au brevet ? Le comble, cependant, c’est que les carences des auteurs académiques du sujet peuvent nuire à cette louable entreprise : des questions sont parfois formulées de manière incorrecte ou ambiguë.
 
On apprend ainsi que la mère lit un roman. D’où la redoutable question « Que fait la mère dans le premier paragraphe ?  » avant qu’il soit demandé : « Par rapport à ses enfants, quelle est la conséquence de cette activité ? ». N’eût-il pas été préférable d’écrire : quelle conséquence peut avoir cette activité pour ses enfants ?
 
On sait que l’expression « par rapport à  » est employée à toutes les sauces par ceux qui maîtrisent mal la langue française, tout comme « au niveau de » ! C’est une façon de « niveler par le bas » l’expression des relations logiques qu’on ne sait pas formuler. On ne s’attend pas, en tout cas, à découvrir ce travers d’inculte dans un sujet d’examen officiel. Or, les auteurs du sujet affectionnent l’expression puisqu’on la retrouve trois lignes plus loin : la mère, écrit Colette, « s’enivre » à la lecture de son roman. Et quand son gamin vient la déranger pour lui annoncer la nouvelle, elle ouvre des yeux « hallucinés » : « Comment expliquez-vous, est-il demandé, l’emploi de « hallucinés » par rapport à celui de « s’enivre » ? » Que comprendre ? Quel rapport, en effet, établir entre les deux attitudes ?
 
De même, on a évoqué plus haut « le livre (qui) vole, le pliant (qui) tombe  ». Or voici que le candidat doit reconnaître « deux procédés d’écriture  ». Qu’est-ce donc qu’ « un procédé d’écriture » ? Une « figure de style  », comme on disait autrefois, ou simplement un leurre  ? Qu’est-ce qu’il s’agit de relever ici ? Une métaphore ou une image avec le mot « voler » ? Sans doute, mais quel élève de Troisième peut reconnaître dans « le pliant (qui) tombe » comme dans « le livre (qui) vole  », une métonymie offrant l’effet en lieu et place de la cause, l’affolement de la mère ? 
 
D’autre part, à en croire une question, le candidat est sommé de voir dans l’attitude de Jojo une scène comique : « Qu’y a-t-il de comique, est-il demandé, dans la façon dont Jojo annonce à sa mère la noyade de Jeannine (sa sœur ) ? » Franchement, on se le demande ! La scène est-elle si comique que ça ?
 
La tentation de la démagogie
 
- L’enfant-roi
 
Mais le meilleur est pour la fin. Il est posé une question finale insidieuse. « Consternée, les mains jointes, écrit Colette, (la mère) contemple son gros petit garçon par dessus l’abîme qui sépare une grande personne civilisée d’un petit enfant sauvage  » . L’image est jolie et aurait méritée qu’on s’y arrêtât. Or, voici ce qui est demandé au candidat : « En vous appuyant sur l’ensemble de vos réponses, indiquez si la mère vous paraît correspondre totalement à l’expression « grande personne civilisée  » et l’enfant à l’expression « petit enfant sauvage  » ?
 
À l’évidence, le candidat serait mal inspiré de ne pas abonder dans le sens de la réponse qu’insinue lourdement la question par le seul adverbe « totalement ». Non évidemment, cette mère n’est pas totalement une « grande personne civilisée », elle est même indigne de l’être : ne laisse-t-elle pas ses gosses sans surveillance en toute inconscience ? Et son enfant ne la rappelle-t-il pas à ses devoirs en s’inquiétant de la disparition de sa sœur ?
 
On reconnaît la manie de la démagogie éducative en vogue qui inverse systématiquement les rôles : ce sont les enfants qui ont des leçons à donner aux adultes. L’ennui, c’est que le texte, ici mis hors-contexte, ne permet pas de juger de la prétendue inconscience de la mère : on peut même en déduire qu’il s’agit d’un lieu sécurisé qui ne nécessite pas une surveillance accrue des enfants. L’attitude de Jojo mettrait plutôt sur la voie de bien d’autres problèmes comme les relations singulières qu’il paraît entretenir avec sa sœur et sa mère. Mais on ne peut demander à des élèves de Troisième d’entrer dans les arcanes de la psychologie de l’enfant.
 
- La restauration du sexisme masculin triomphant
 
Quant au sujet de rédaction, qu’en dire ? On en perd littéralement la voix ! « Un peu plus tard, lit-on, le père rejoint sa famille à la plage. Un dialogue s’engage entre les trois personnages : la mère explique à son époux ce qui vient de se passer ; Jojo proteste ; le père tente de les réconcilier. Écrivez ce dialogue. » Le paterfamilias, comme au bon vieux temps du sexisme triomphant, est appelé à jouer les juges de paix entre sa femme et son fils ! Quelle image effroyable de l’enfant-roi et de la mère mineure sommée de se justifier au tribunal marital, est ainsi diffusée par l’Éducation nationale !
 
Il reste que ce n’est tout de même pas une mince performance de réussir à proposer un sujet puéril avec des questions qui enfilent les évidences comme des perles pour finir par offrir à l’enfant le luxe de faire la leçon à l’adulte, sans que le contexte l’autorise expressément. Toujours est-il qu’on peut mesurer à cet exercice le niveau de compétences exigé au sortir du collège. Au train où vont les choses, les albums de « Martine à la plage  », à la ferme, au cirque, à l’école ou ailleurs ne devraient pas tarder à être inscrits au programme du Diplôme national du Brevet. Et si avec ça il n’y a que 90 % de réussite, c’est à désespérer ! Il faut savoir ce que l’on veut : « échec à l’échec » de l’enfant-roi ! Paul Villach  
 
(1) Paul Villach, « Les infortunes du Savoir sous la cravache du Pouvoir  », Éditions Lacour, 2003.
par Paul Villach mercredi 30 juin 2010 - 18 réactions
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  • Par Professeur Eckhart Von Treelok (xxx.xxx.xxx.28) 30 juin 2010 20:09
    Professeur Eckhart Von Treelok


    Et bien, très cher et estimé confrère, ravi de vous retrouver aussi promptement parmi nous : et à nouveau, ne puis-je que constater que nous avons bien plus de points communs que nous pourrions le penser a priori.

     

    En effet, si hier avons-nous pu discuter certes avec passion et quelque fois perdant notre tempérance (comme chez tous spécialistes passionnés par leur sujet) sur la leurrologie bovicognitive, et bien vous me voyez ravi qu’aujourd’hui nous puissions aborder la martinologie sous l’angle de la schizochiatrie acnéenne. Et sachez très cher et estimé confrère que je vous en remercie !

     

    Je suis d’autant plus ravi que dés l’introduction de votre exposé vous ayez parfaitement formulé la problématique ici concernée : Une histoire hors-contexte sans grand intérêt, sauf psychiatrique

     

    Je me permettrai (à nouveau avec votre tacite autorisation), très cher Pr. Villach, de reprendre votre analyse et de l’agrémenter ou compléter avec mes propres vues sur ces questions fondementales  !

     

    La demi-page proposée, extraite de la nouvelle « En baie de Somme  » du recueil « Les Vrilles de la vigne », a beau être signée de Colette : méritait-elle pour autant d’être retenue ? Une scène banale de plage où un bambin affole sa mère en croyant que sa sœur s’est noyée parce qu’il l’a simplement perdue de vue, peut intéresser le psychiatre. Mais quelles ouvertures offre-t-elle à un adolescent pour nourrir sa réflexion et montrer sa maîtrise de la langue française et de l’information acquise en neuf années d’école ?

     

    Et bien cher Pr. Villach, dites-vous bien que c’est le type de questions que la spécialiste incontestée en Martinologie Acnéenne, la fameuse Solianka Okrochka a tenté d’analyser et résoudre dans ses nombreux travaux consacrés au Codex Martinus et dont elle a fait l’exégèse coprologique la plus exhaustive qui soit : pendant des années elle s’est en effet et de fait consacrée à l’étude du volumineux Codex Martinus et principalement aux manuscrits les plus connus : Martine au harem, Martine au bordel, Martine au bagne, Martine à la cave, Martine en pagne, Martine au bistrot, Martine au tripot, Martine en Zonzon  

     

    Long travail qu’elle a su parfaitement synthétisé dans ces deux œuvres majeures : У вас все шлюхи такие страшные et Вы пиво ослиной мочой разбавляли

     

    Dont les titres en français sont : Nubilogie et Post-Pubèrisme dans les sociétés post-industrielles et Syndrome post-teenien de cérébro-atrophie larvaire

     

    Ecrits qui se placent dans la lignée de l’école éthylo-soviétique fondée par Rassolnik Zakouski spécialiste incontesté de la condition post-teenienne post-moderne avec son œuvre majeure Ваша водка в каком подвале разливалась traduite en français sous le titre Syndrome de cérébro-atrophie teeno-bonobique et conséquences schyzo-sociales

     

    Et c’est en ayant cité des références difficilement contestables que je vais me permettre de rebondir sur certains passages (points forts) de votre analyse très cher et estimé confrère.  

     

    En commençant par cette formule, mise en exergue par vous-même, très cher Pr. Villach : Un questionnement pour demeurés

     

    En dépit du jugement qui semble définitif, et que je partage, sans l’ombre d’un doute aucun et vice versa, vous posez ici la question fondementale et qui est parfaitement résumée par la question de Rassolnik Zakouski qui justement dans son essai Syndrome de cérébro-atrophie teeno-bonobique et conséquences schyzo-sociales  s’interroge sur l’impact cérébroconomique de cette cérébo-atrophie épidémique contemporaine et post-moderne qu’il résume par cette question : face à cette épidémie comment donc vendre du temps de cerveau disponible ?

     

    Je reviens à présent sur certaines parties de la partie suivant cet intitulé on-ne-peut-plus-juste très cher Pr. Villach et reprendrait donc vos questionnements et analyse avec la perspective offerte par les travaux de Solianka Okrochka dans son traité de Nubilogie et Post-Pubèrisme dans les sociétés post-industrielles

     

    Vous écrivez donc : - Les deux enfants jouent sur la plage tandis que leur mère lit : « Que font les deux enfants avant que Jojo ne vienne voir sa mère ? » est-il traîtreusement demandé. Ne sont-ils pas, en effet, en train de grimper aux arbres ?

     

    Et bien non, cela n’est pas aussi simple lorsqu’on a lu avec attention les conclusions auxquelles parvient Solianka Okrochka notamment dans son traité de Nubilogie et Post-Pubèrisme dans les sociétés post-industrielles : en effet lorsque vous ne considérez que cette option : Ne sont-ils pas, en effet, en train de grimper aux arbres ? vous faites l’impasse sur l’éthylonanisme orgi-groupal dans les rites de teenitiation contemporains parfaitement décrit par Okrochka. Donc évitons les conclusions trop hâtives, cher Pr. Villach, sur la nature des activités des deux enfants avant que Jojo ne vienne voir sa mère !

     

    Vous écrives ensuite : - Colette insiste sur le soleil qui tape, en filant lourdement la métaphore culinaire : elle prétend que les enfants « cuisent  », « rôtissent », « mijotent au bain marie dans des flaques chaudes  », et le candidat est prié de préciser à quoi les enfants sont comparés en « relevant le champ lexical dominant ». N’est-ce pas exposer un élève de Troisième à une surchauffe cérébrale ?

     

    Et bien là, à nouveau considérant notamment pour cette question les thèses de Rassolnik sur la Psychique des Fluides Teeniens : il est un peu trop simple de considérer d’emblée un quelconque bouillonnement teenien sans prendre compte le rapport entre densité neuro-nubilométrique et capacités bovicognitives en premier lieu : ce serait là une erreur fondementale ! Et oui, cela n’est pas aussi simple très cher Pr. Villach.

     

    bon, je ne reprendrai pas l’ensemble de votre analyse, considérant qu’en vous ayant aiguillé vers les travaux de Okrochka et Rassolnik : je ne doute point que vous saurez à présent cher et estimé confrère inclure à vos analyses postérieures sur cette matière la perspective qu’ils offrent en matière de martinologie acnéenne et teenologie schizo-analytique contemporaine.

    Cependant avant de conclure, je me permettrai très cher Pr. Villach de rebondir sur une autre des problématiques que vous soulevez en fin d’analyse l’intitulant ainsi : La tentation de la démagogie : - L’enfant-roi

     

    Et bien, ayant déjà pris trop de votre précieux temps, cher et estimé confrère, sur cette question de l’hyperpédocentrisme de notre post-modernité égothéiste , je vous renvoie à nouveau à l’éminent penseur éthylo-soviétique Rassolnik Zakouski et cette fois-ci à son livre intitulé : Скучно здесь. Вы поэтому все алкоголики ?

     

    Traduit en français sous le titre : Entre Pédocratie et Egothéisme : le sodocratisme serait-il la troisième voie ?

     

    Qui renvoie aussi bien à cette autre problématique à laquelle vous renvoyez : - La restauration du sexisme masculin triomphant  : pour sa part Rassolnik conclut en invoquant la nécessité d’imposer assez rapidement un système de type maniaco-répressif hyperphallique afin de lutter contre la frénétite onanique de nos sociétés égothéistes postphalliques selon ses propres termes.

     

    Sur ce, veuillez agréer très cher et estimé confrère, mes plus vives félicitations pour votre nécessaire et juste œuvre de vulgairisation en matière de leurrologie bovigognitive.

     

    Sincères salutations,

     

    Professeur Eckhart von Treelok,

     phD en Métaphysique acrobatique du Tube et Gérontochiatrie rectale, Enseignant-chercheur en Théorie de la Turpitude à l’Université de Barvard ( Etat de Xanadu) 

    Professeur honoris causeur à l’Université Alma Mateur de Shitazuwang (province de Sushi Oriental), titulaire d’une chaire en physique des condoms à l’Université Populaire et Socialiste de Vodkagrad ( Oblast de Zubrowka)

     

     

  • Par srobyl (xxx.xxx.xxx.49) 30 juin 2010 12:42
    srobyl

    Bonnes remarques, Paul Villach,
    Mais vous semblez oublier que pour simpilstes que soient les questions et modestes que soient les objectifs, ils correspondent à la moyenne du "tout-venant" qui peuple les classes de collège actuelles. Il y a sûrement des visées de % de réussite minimal, certes, mais sur ces tests bas de gamme, il se trouvera trouvera quand même un bon nombre de copies qui n’obtiendront pas la moyenne...les taux de réussite au brevet viennent surtout de la place accordée au contrôle continu, à la note de "vie de classe" (!) et à l’absence de coefficient.
    mais n’oublions pas que le collège d’aujourd’hui n’est qu’une école primaire un peu "gordini" 

  • Par alsalyes (xxx.xxx.xxx.23) 30 juin 2010 14:13

    Article intéressant de Paul sur l’épreuve de Français. Une fois de plus, il montre à quel point en est l’enseignement du Français dans les collèges. Quel intérêt ce texte et ces questions offrent-ils à de jeunes esprits qui, on le sait, sont prêts à s’enthousiasmer quand on leur présente des oeuvres susceptibles de nourrir leur intelligence ? Et faut-il s’étonner que la filière littéraire soit en perdition ? Quel manque de sérieux !
    Il serait bon de savoir si les sujets de Mathématiques et d’Histoire et Géographie requièrent aussi peu de compétences et de réflexion.

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