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Mère Térésa

Il y a 14 ans, une petite étoile, une des plus brillantes du microcosme humain, quittait notre univers terrestre.

Notre messagère à tous, de la lumière et de l'amour, après avoir planté sa petite graine et assisté à sa croissance, avec les petites sœurs qui, dans votre combat, vous ont rejoint, est repartie. Confiant le soin d'étancher la « soif » que Dieu avait de l'homme à travers un incommensurable don : les missionnaires de la charité.

À l'aube d'une humanité au bord du vide qui la menace, ne sachant pas comment le combler. Conformément à mes semblables, j'ai trop souvent tendance à désespérer. Il est pourtant des moments, où...au cœur de mon métier...de votre chemin je me rappelle, de vos paroles je me nourris.

À travers ces lignes, je place avec ceux qui voudront bien les lire, sur votre mémoire, quelques bougies.

Ce 05 septembre 1997, vous nous avez laissé l'empreinte ardente, d'un enseignement que seule la mère aimante donne à ses enfants.

En suivant ces paroles du Christ, prononcées lors de votre béatification par Jean paul II vous avez ouvert la voie :

« "Celui qui voudra être le premier parmi vous, sera l'esclave de tous" (Mc 10, 44). Ces paroles de Jésus aux disciples, qui ont retenti il y a peu sur cette place, indiquent quel est le chemin qui conduit à la "grandeur" évangélique. C'est la route que le Christ lui-même a parcourue jusqu'à la Croix ; un itinéraire d'amour et de service, qui renverse toute logique humaine. Être le serviteur de tous ! ».

C'est en éclairant le monde de blanc et de bleu qu'une toute petite Dame illustra ces paroles : car la grandeur de son œuvre rayonne encore et rayonnera toujours.

C'est au cœur d'un monde où des hommes naissent déjà bannis, que vous avez montré qui étaient les plus petits. Illustrés par l'ampleur de votre tâche, ils vous incarnent désormais, et c'est dans les yeux de ceux que personne ne regarde, que l'on pourra toujours vous rencontrer.

Du fond de ma vie que je ne trouve jamais assez dorée, de temps en temps, revient à ma mémoire, ce que vous nous avez enseigné :
Vous avez offert le rire, à ceux qui n'ont aucune raison, de ne serait-ce, que sourire.

Qui laviez les plaies et souillures d'être qui ne sont plus rien, en partageant leur froid, leur nuit, leur abandon : la plus inestimable tâche. Vous mêlant à eux dans leur soif d'amour : la seule véritable conquête.

Qui n'avez jamais ôté la moindre parcelle d'humanité, jamais jugé le plus vil, vous contentant de lancer des rappels, relents de vérités.

Qui avez partagé le sort des déshumanisés dans le dénuement de leur existence.

Qui viviez dans la nuit de ces corps jugés sans âmes, dans les pas du Christ sur son chemin de croix.

Pas une hésitation à acquérir de nouveaux savoirs pour l'offrir à ceux qui n'existaient presque plus.

Votre regard se posait sur les plus vilaines blessures, les plus avilissantes faiblesses avec la bienveillance d'une mère.

Comme cette douce flamme vous assistiez les pires tourments des mourants, soutenant leurs âmes meurtries, réchauffant leurs cœurs déchirés.

Comme un berger pleinement conscient de l'importance de sa tâche, même dans le froid, au cœur de la nuit, jamais vous n'avez lâché le lampion qui aidait les peinés, les perdus, à ne pas s'égarer.

Pourtant vous avanciez, vous, en faisant face, sans la moindre faiblesse, au froid le plus vif, à la plus dense obscurité.

La lumière à rayonné à travers vous pour réchauffer la misère, sans jamais atteindre le terrible froid qui vous assaillait.

Aujourd'hui, le guide nous a quitté, mais son flambeau continue de rompre les ténèbres tout autour de la planète, tant par l’œuvre immense laissée, que par l'insondable amour qui l'alimentait.

« Il y a beaucoup de souffrance dans le monde, énormément. Et la souffrance matérielle, c'est souffrir de faim, souffrir d'être sans abri, souffrir de toutes sortes de maladies, mais je persiste à croire que la plus grande souffrance, c'est d'être seul, de se sentir mal-aimé, de n'avoir simplement personne. J'en suis venue à me rendre de plus en plus compte que la pire souffrance que puisse vivre un être humain, c'est de n'être pas désiré. »

« Le manque d’amour est la plus grande pauvreté. »

« La solitude et le sentiment de n'être pas désiré sont les plus grandes pauvretés. »

« Si tu juges les gens tu n’as pas le temps de les aimer. »

« Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux. »

« Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire. »

Mère Téresa.
 

Vous aviez mis en garde les pays « riches » sur leur égoïsme grandissant, la froide et ténébreuse solitude qui s'abat sur un nombre croissant de cœurs.

Votre appel a-t-il été entendu ?

En tout cas, du futur j'entends encore vos paroles, alors que les structures se multiplient et les rues s'emplissent, pour accueillir dans nos pays riches, aussi, des êtres dont personne ne veut plus.

Comme des champignons, les signes que des semblables sont rejetés, déshumanisés, face à la plus effroyable douleur morale : coupés de tout contact affectif, prolifèrent.

Les hommes s'amputent des leurs, pour mieux pouvoir se considérer.

Les hommes seraient-ils en train de confondre votre lampion bienveillant avec l'éclat de pièces dorées ?

Aurions-nous oublié ce que vous nous disiez : c'est dans le don de soi que l'on trouve le plus d'amour ? Que c'est dans le pardon, la bienveillance que l'on ouvre le cœur de l'autre à la lumière qui nous éclaire en retour ?

Que ce n'est pas en s'entourant d'un confort toujours accru, en peignant nos âmes d'or et d'argent, à travers de faux statuts, de vaines breloques, en vénérant du papier glacé et des veaux de diamants, que nous pourrons remplir cet affreux vide qui nous habite et vers lequel on se précipite, mais en regardant les plus pauvres, les plus meurtris, les plus faibles, ceux qui ne font rêver personne, avec le même regard qu'une mère pour son enfant ?

Que le plus affaibli n'est pas un réceptacle de ce que nous ne voulons pas en nous, ce que nous n'acceptons pas chez nous, mais bel et bien un semblable avec lequel il y a tant de choses à partager ?

Que les faiblesses des autres ne sont pas des recoins où cacher les noirceurs de nos propres âmes ?

Qu'aider n'est pas vivre à la place de l'autre, en le niant, en lui volant tout ce qui l'a toujours défini ?

Que lorsque l'on décide d'éclairer, de soutenir le rejeté, le délaissé par tous, on doit se contenter de tenir le lampion pour adoucir son parcours douloureux, mais en le laissant cheminer en tant que lui ?

Que manipuler des corps meurtris, sur la voie de la défaite doit se faire avec la même douceur qu'une caresse sur la joue d'un nouveau né ?

«  Si jamais je deviens sainte – je serai certainement une sainte des « ténèbres ». Je serai continuellement absente du Ciel - pour allumer la lumière de ceux qui sont dans les ténèbres sur terre- » Paroles de Mère Teresa.

Alors que l'homme aborde un chemin inconnu, qu'un nombre grandissant d'êtres apeurés cherchent un guide, une étoile...il y a des années....vous nous avez quittés, pourtant, et je tenais à le rappeler, votre lampe brille toujours, sur le chemin de l'humanité...

Vos compagnes, les sœurs de la congrégation que vous avez créée, continuent votre route en éclairant toujours le chemin dans l'obscurité.

Un être qui prend soin des délaissés, dont l'âme encore habitée d'orgueil oublie trop souvent de regarder l'étoile, que depuis 60 ans, pourtant, vous nous montrez.

 

Site officiel :

http://www.motherteresa.org/french/layout.html

Site du Vatican :

http://www.vatican.va/news_services/liturgy/saints/ns_lit_doc_20031019_madre-teresa_fr.html

homélie lors de la béatification :

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2003/documents/hf_jp-ii_hom_20031019_mother-theresa_fr.html

par ЕкатеринаSelenaOndirignee samedi 10 septembre 2011 - 32 réactions
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  • Par Michel Maugis (xxx.xxx.xxx.75) 10 septembre 2011 17:22
    Michel Maugis


    Sanal Edamaruku

    « On considère l’Inde, et spécialement Calcutta, comme le principal bénéficiaire des célèbres “bonnes oeuvres” de Mère Teresa envers les pauvres, et qui ont fait d’elle la catholique la plus fameuse de notre temps, un Prix Nobel de la Paix, et une sainte vivante. Mais quand j’examine ce qu’elle a fait ici, je pense que l’Inde n’a aucune raison de lui être reconnaissante » a déclaré Sanal Edamaruku, Secrétaire Général de l’Association Rationaliste Indienne et Président de Rationalist International, dans une intervention faite à l’occasion de la béatification de Mère Teresa aujourd’hui. Et il poursuit :

    « Mère Teresa a fait une mauvaise réputation à Calcutta, donnant de la métropole indienne, belle, attachante, vivante, et culturellement riche, l’image même de la saleté, de la misère, du désespoir et de la mort. Présentée comme un immense cloaque, elle est devenue la toile de fond de son oeuvre de charité très spéciale. Son ordre n’est que l’une parmi quelque 200 organisations caritatives qui s’efforcent d’aider les habitants des bas-fonds de Calcutta à construire un avenir meilleur. Sur le terrain, il n’est ni très visible, ni très actif. Mais d’énormes campagnes, comme celle qui fut faite autour de cette histoire sans aucun fondement de son école pour 5000 enfants des bas-quartiers, ont donné à ses institutions une énorme publicité internationale. Et suscité des dons énormes !

    Mère Teresa a récolté des millions et des millions de dollars (certains disent des milliards) au nom des indiens pauvres - et bien plus encore au nom des pauvres des autres "égouts" partout dans le monde. Où est allé tout cet argent ? Il n’est certainement pas utilisé pour améliorer le sort de ceux à qui il était destiné. Les religieuses vont leur distribuer quelques bols de soupe, et donner un refuge et des soins à quelques malades et souffrants. Et pourtant l’ordre le plus riche au monde n’est pas vraiment généreux, car il vise à leur apprendre le charme de la pauvreté : “La souffrance des pauvres est quelque chose de très beau, et la noblesse de cet exemple de misère et de souffrance est une grande leçon pour le monde” a dit Mère Teresa. Devons-nous être reconnaissants pour un tel sermon, venant d’une milliardaire excentrique ?
    La belle histoire de ses Maisons pour les mourants a tiré des larmes au monde entier. La réalité, pourtant, est scandaleuse : dans ces petites maisons primitives et surpeuplées, de nombreux malades doivent partager leur lit avec d’autres. Sans souci de l’hygiène, alors que nombreux sont ceux qui sont atteints de tuberculose, du SIDA ou autre maladie hautement infectieuse. Les patients sont soignés avec de belles paroles et des médicaments insuffisants - voire périmés, administrés avec de vieilles aiguilles, lavées à l’eau tiède.

    On peut y entendre les cris de ceux à qui l’on extirpe des vers de leurs plaies ouvertes sans anesthésie. Par principe, on n’administre pas de calmants puissants, même dans les cas graves, car selon la curieuse philosophie de Mère Teresa, “C’est le plus beau cadeau pour un être que de pouvoir participer à la souffrance du Christ”.

    Un jour elle a tenté de réconforter un malade qui hurlait de douleur en lui disant : “Vous souffrez, cela veut dire que Jésus vous embrasse !” L’homme devint furieux et répondit en hurlant : "Alors dites à votre Jésus qu’il arrête de m’embrasser !” Devons-nous éprouver de la reconnaissance parce que nous sommes les victimes de cette charité d’un genre très spécial ? Pouvons-nous tolérer que des gens ignorants et sans défense soient utilisés comme figurants dans le drame religieux, inhumain et cruel, de la souffrance du Christ ?

    Quand Mère Teresa a reçu le Prix Nobel de la Paix, elle a profité de l’occasion que lui offrait son discours prononcé à Oslo et diffusé par les télévisions du monde entier pour déclarer que l’avortement était le mal le plus grand au monde, et elle a lancé un appel enflammé contre la régulation des naissances. Elle a reconnu que son oeuvre de charité n’était qu’une partie du grand combat contre l’avortement et le contrôle des naissances. Cette position fondamentaliste est une gifle envers l’Inde et les autres pays du Tiers Monde, pour lesquels le contrôle des naissances est l’un des leviers les plus importants du développement et des transformations sociales. Devons-nous être reconnaissants à Mère Teresa de mener son offensive de propagande contre nous avec l’argent qu’elle a collecté en notre nom ?

    Mère Teresa n’a pas servi les pauvres de Calcutta, elle a servi les riches d’Occident. Elle les a aidés à surmonter leur mauvaise conscience en obtenant d’eux des milliards de dollars. Certains de ses donateurs ont été des dictateurs et des criminels, qui ont ainsi tenté de se blanchir. Ce n’est pas pour rien que Mère Teresa les a encensés. Mais la plupart de ceux qui l’ont soutenue, pourtant, étaient des gens honnêtes ; ils l’ont fait de bon coeur et avec de bonnes intentions, mais ils ont succombé à l’illusion que la "madone des bas-fonds" allait sécher toutes les larmes, mettre fin à la misère, et faire cesser toutes les injustices dans le monde. Ceux qui tombent amoureux d’une illusion refusent le plus souvent de voir la réalité en face


  • Par cpel (xxx.xxx.xxx.14) 10 septembre 2011 17:31

    il est minuit Dr Schweitzer
    ils non jamais eu la moindre compassion, pour noir ou indien, la seule chose qui importait était que les indigents puissent mourir dans la religion !
    Mes amies catho ou humanitaire lyonnaises qui sont parties en croisade ou BA, avec diplôme d’infirmière ou de médecin à Calcutta, n’ont servies qu’à vider les bassins, seules les religieuses étaient "habilitées"aux soins ;
    Cette religieuse n’était pas du tout appréciée en Indes, elle ne récupérait que ceux qui "crevaient" sur les trottoirs afin de leur donner l’extrême onction, dans des conditions effroyables ;
    mais on va pleurer dans les chaumières en commémoration


  • Par Michel Maugis (xxx.xxx.xxx.230) 10 septembre 2011 19:46
    Michel Maugis

    @Henry-jacques


    Le sujet c’ est mère théresa, ce n’ est pas vous et ni ma personne !!!!

    Ce que vous dîtes de vous, j’ en ai absolument rien à cirer. Et ce que vous croyez de moi, encore bien moins. 

    Je retiens que vous n’ avez absolument rien réfuté de ce texte au sujet de cette mère Théresa qui n’ a travaillé que pour redorer l’ image désastreuse du catholicisme, et pour sa petite satisfaction d’ illuminé milliardaire.

    Apprenez monsieur, qui ne parle que de lui même, que quand une personne véritablement croyante suit véritablement l’ enseignement de jésus, et travaille véritablement pour les pauvres autrement que par de bonne paroles... ON LES APPELLE DES CURÉS COMMUNISTES, et ont le privilège parfois de se faire descendre comme des lapins par des mercenaires grassement recrutés parla clique fasciste du Vatican, que ce soit celle de jp2 ou de l’ actuel criminel qui y siège actuellement. Renseignez vous au sujet de la Théologie de la Libération assassinée par jp2 et l’ actuel pape actuel, ex chef de l’ inquisition ( ou de ce qui l’ a remplacé).

    Il y a des milliers d’ hommes et de femmes dans le monde laïque et même du clergé qui firent réellement infiniment plus, CHACUN, que cette bonne femme choisi par les criminelles qui gouvernent le monde, dont le Sarkonazy qui se réclame certainement d’ elle pour pouvoir assasiner en masse en Libye, et satisfaire votre petit égoïsme, peut être.

    Laissez vos bonnes paroles qui soulagent peut être votre misérable conscience, mais qui ne peuvent m’ atteindre.

    Car, quand on en a une de conscience, on se renseigne ailleurs que chez les laudateurs criminels de cette illuminée.

    Mère Théresa travaillait à sa manière pour que la MISÊRE HUMAINE perdure, c’ est la poule aux oeufs d’ or du Vatican.

    Il est du devoir de chaque être humain de bonne volonté de dénoncer cette supercherie.




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