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Ministre flouée par les archéologues du mont Beuvray

Dans sa réponse à M. le député Christophe Siruge qui l'interrogeait sur le bien-fondé de la localisation de Bibracte, Mme Aurélie Filippetti, ministre de la Culture, a-t-elle été flouée par la technostructure archéologique née sur le mont Beuvray à l'initiative du président Mitterrand ?

Je rappelle les faits. Comme c'est l'usage dans notre démocratie, M. le député précité a bien voulu poser, à ma demande, une question écrite à Mme la ministre de la Culture sur le bien-fondé de la localisation de Bibracte, laquelle lui a fait cette réponse étonnante et ambiguë qui n'en est pas une... la stricte identification de Bibracte au site du Mont Beuvray s'avère d'un intérêt accessoire (textes parus au journal officiel http://questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-21322QE.htm voir aussi http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/apres-le-mensonge-de-cahuzac-celui-137354).

Comme c'est l'usage, la question a dû arriver sur le bureau de Mme Laurence ENGEL, directrice de cabinet à qui l'ENA n'a probablement jamais parlé de Bibracte. Laquelle, donc, a dû transmettre le billet à M.Vincent BERJOT, directeur général du patrimoine, ÉCONOMISTE, qui n'en sait probablement guère plus. Lequel a probablement transmis la requête à la DRAC de Bourgogne. Laquelle l'a transmise , me semble-t-il, à M. Vincent GUICHARD, ancien POLYTECHNICIEN et ARCHÉOLOGUE, directeur du centre archéologique européen du mont Beuvray. Lequel a, apparemment, rédigé la réponse. Laquelle réponse a fait le chemin inverse avec quatre fois, ou peut-être plus, la mention "vu".

M. Vincent Guichard avait déclaré à la fin de mon interview diffusée par FR3 Bourgogne le 14 avril 1999 que... dans la communauté scientifique, ça fait belle lurette que plus personne ne doute. Ça fait au moins 130 ans que plus personne ne doute de la localisation de Bibracte. M. Vincent Guichard n'argumente pas. Il se retranche derrière la communauté scientifique et fait comme si. 

Remontons dans la hiérarchie de l'époque, jusqu'à M. Christian GOUDINEAU qui a consacré son premier livre à succès au site (1), mais en s'inscrivant prudemment dans la suite de Bulliot qui l'a "inventé" sous Napoléon III. M. Christian Goudineau est un ARCHÉOLOGUE connu pour ses fouilles de Vaison-la-Romaine. Agrégé de lettres classiques et ancien membre de l'école de Rome, ce sont les reprises de fouilles qu'il a dirigées au mont Beuvray, sous François Mitterrand, qui feront démarrer sa carrière jusqu'à le propulser au collège de France et à la chaire prestigieuse des Antiquités nationales.

Le directeur de la Direction Régionale des Affaires Culturelles de Bourgogne était, à ce moment-là, M. Michel CLÉMENT, ARCHÉOLOGUE d'origine. Il montera jusqu'au poste de directeur du patrimoine et de l'architecture au ministère de la Culture.

M. Jack LANG, ministre de la Culture, écrivait alors que la construction du centre archéologique européen devait marquer le point culminant d’un projet de grande envergure au bénéfice d’une archéologie française en quête de reconnaissance nationale et internationale (Archéologie de la France, éditions de la Réunion des musées nationaux 1989). A la sous-direction de l'archéologie du ministère de la Culture, je crois savoir qu'on travaillait activement à un projet de statut des archéologues sous la direction de M. GRENIER DE MONNER, éminence grise du service, administrateur civil, mais apparemment plus soucieux de faire avancer ses dossiers que de rétablir la vérité historique.

Le problème est qu'à la sous-direction de l'archéologie, on a désigné cet administrateur civil pour suivre mon affaire ; il faut croire qu'il n'y avait pas d'autres personnes compétentes pour traiter d'une question d'histoire. Alors en charge de la sous-direction de l'archéologie, Mme Wanda DIEBOLT est une ancienne de l'ENA qui ne lui a probablement jamais parlé de Bibracte. Bref, tous les courriers que j'ai pu envoyer pour alerter le ministère ont terminé dans la corbeille à papiers d'un administrateur civil. Sont parties également de son bureau les réponses, évidemment négatives, toujours rédigées dans le même style laborieux, et toujours approuvées et signées par des ministres de la culture qui "font confiance". 

Toutes ces autorités susnommées se connaissent et communiquent entre elles. J'appelle cela un système. Jacques Chirac lui donnait le nom de technostructure. Evidemment, je ne cite que pour mémoire tous les petits soldats qui occupent les postes les plus divers et qui sont tenus de rester dans la ligne. Car la ligne, c'est au professeur du Collège de France, Christian Goudineau, qu'il appartenait de la tracer, étonnant privilège qui lui était donné "d'enseigner la recherche en train de se faire"(2). En plus, ce système pouvait et peut toujours compter sur les éditions Errance et sur la librairie Epona pour les publications et la publicité ainsi que sur des amis journalistes.

Comme je conteste la localisation officielle de nos anciennes capitales gauloises, je ne suis évidemment pas dans le système.

Arrivé à ce point du récit, le citoyen lambda commence à comprendre comment une question écrite posée à un(e)ministre est traitée. Il note que les archéologues impliqués dans le circuit avaient intérêt à étouffer l'affaire car l'ayant eux-mêmes promue, et que les énarques ont laissé courir. Mais continuons...

Le 13 /01/2005, Mme Isabelle BALSAMO, chargée de la sous-direction de l'archéologie m'écrit une gentille lettre pour me remercier en me disant qu'elle a transmis ma demande aux DRAC concernées. Madame Balsamo est agrégée de lettres et docteur en histoire de l'Art. Elle est actuellement cheffe de l'inspection du patrimoine.

En 2007, Marie-Christine LABOURDETTE, ancienne de l'ENA, était chargée de la DRAC Bourgogne. Elle est actuellement Directrice des musées de France.

Toutes ces autorités sus-nommées, alors en pouvoir de décision, étaient et sont au courant de ma contestation du site de Bibracte. Elles ont fait une belle carrière mais elles n'ont pas réglé le problème. Il était tout de même facile de demander à des professeurs de latin de qualité de vérifier les traductions et les interprétations que je proposais.

La ministre "flouée" que j'évoque dans mon titre est Mme Aurélie Filippetti, actuelle ministre de la Culture. Après les anciennes ministres Tasca et Trautmann, c'est toujours la même réponse "langue de bois" qui est donnée au journal officiel, à une nuance près. On peut, certes, excuser la ministre, très occupée à traiter d'autres dossiers, mais alors, il faut croire que son entourage est d'une rare inculture et que nos députés se satisfont des réponses "langue de bois" qu'on leur fait. http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/un-elu-a-quoi-ca-sert-130892

Je laisse aux commentateurs le soin d'en tirer une conclusion.

Ainsi donc, la localisation de Bibracte ne serait qu'une question accessoire ?

Extraits du discours prononcé le 17 septembre 1985, par le président de la République, François Mitterrand, à l'occasion de l'inauguration du site archéologique de Bibracte, au mont Beuvray :

Tous les Français doivent savoir que Bibracte constituait l'un des hauts lieux de la civilisation celtique qui, pendant plusieurs siècles et jusqu'à la conquête romaine a rayonné sur la plus grande partie de l'Europe, de l'est à l'ouest... Cette histoire-là reste à raconter. Il a fallu, je le répète, vingt siècles pour que se constitue, par le sang ou par le dialogue, par l'espérance commune, le cadre qui est nôtre aujourd'hui et tout ce qu'il contient, la patrie, la nation, l'Etat, la France, enfin.

J'exprime maintenant deux souhaits. Le premier concerne précisément la France. C'est ici, ici-même, je le dis pour tous ceux qui, très loin du Mont-Beuvray nous entendent ou nous entendront. C'est ici que fut joué le premier acte de notre histoire... Chacun a compris que je souhaite que, bientôt, Bibracte attire les Français de tous les coins de France et que tous se retrouvent en même temps que leurs racines...Notre patrimoine, mesdames et messieurs, nous appartient en propre, mais il est aussi celui d'une humanité infiniment plus vaste et avant tout européenne... Ma dernière citation viendra de Cicéron qui nous a rappelé que "la première loi qui s'impose à l'histoire est de ne rien oser dire de faux, la seconde étant de dire ce qui est vrai".
 
Le 20.04.95. J’envoie mon deuxième ouvrage "Histoire de Bibracte, l’épée flamboyante" directement par la poste au président de la République, François Mitterrand, mais à son adresse personnelle. Il me remercie par carte ci-jointe (j’ignore si on lui a remis le premier que je lui avais adressé par la voie hiérarchique).

Le 29/08/95, le journal Le Monde publie une interview, véritable testament spirituel, où l’ancien président de la République souligne l’importance d’une culture historique pour l’homme politique tout en rejetant sur l’historien la responsabilité de l’interprétation.

Ma conclusion : le seul qui semble avoir compris ce que j'ai écrit, c'est François Mitterrand (✝ 8/01/1996).

Que dit actuellement Wikipédia ?

il existe un problème concernant Bibracte, en effet il semblerait que sa localisation actuelle sur le Mont BEUVRAY ne fasse pas l'unanimité. D'autre part il existe un veritable MYSTERE concernant la localisation de la Capitale des Boïens en -52 (cf César) en effet cette VILLE : Gorgobina n'a jamais été retrouvée ! Quelques personnes assimilent cependant Bibracte à Gorgobina...(cf. Bibracte discussion).

Strabon situe Bibracte entre l'Araros (la Saône) et le Doubios (la Dheune), ce qui place le mont Beuvray en dehors de ces limites (Strabon, géographie, IV, 3, 2 ).

Le problème est que Wikipédia est une encyclopédie et qu'elle ne publie sur sa page de référence que ce que le système prétend, même si c'est une absurdité.

Absurdité et défi à la logique. Je cite le numéro 55 de la revue Gallia :... Si le développement d'une ville à cet endroit (mont Beuvray) s'explique assez bien par une situation privilégiée au point de rencontre des bassins de la Loire et de la Seine et de l'axe Saône-Rhône, l'installation sur cette montagne défie apparament toute logique à l'échelle de la microrégion si l'on se réfère aux conditions topographiques et climatiques : pluie, froid, brouillard, pentes, qui ne sont pas des conditions idéales pour une agglomération qui se veut urbaine (Vincent Guichard, 1998, page 9).

Jules César aurait passé l'hiver au mont Beuvray, en ermite, pour écrire son De Bello Gallico ? Allons donc, soyons sérieux !

E. Mourey, 30 juin 2013 

Renvoi 1 : Bibracte et les Eduens : à la découverte d'un peuple gaulois
Renvoi 2 : http://crohn.superforum.fr/t2285-college-de-france-qui-sommes-nous-enseigner-la-recherche-en-train-de-se-faire-dans-la-science-telle-qu-elle-se-vit-aujourd-hui
 

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13 réactions à cet article    


  • Montagnais Montagnais 1er juillet 2013 13:40

    Ave Emile,


    La dernière réaction de notre Ministre est un aveu à peine dissimulé en votre faveur ..

    Elle dit « vous avez raison » Mourey

    Mais d’ici à faire la révolution pour une petite question de vérité historique !.. Nilsia !

    L’histoire est un tissus de mensonge .. Mais chuttt ! le grand nombre ne le sait pas ..

    Attention Emile, attention !.. avec votre entêtement à en corriger un - de mensonge - c’est tout le tissus en entier que vous aller nous faire détricoter 

    On sera dans de beaux draps !

    Quant à Beaumont, Voisin, Bazin .. et les autres .. découvreriez - vous que leur seule préoccupation c’est de se pourlécher avec notre pognon ?

    • Emile Mourey Emile Mourey 1er juillet 2013 16:16

      Bonjour,

      Cette affaire est absolument incroyable. Pour faire une réponse pareille, à savoir que la localisation de Bibracte est un sujet accessoire, cela signifie que dans la chaîne de commandement qui a proposé cette réponse, personne ne s’est rendu compte qu’on faisait dire à la ministre actuelle l’absolu contraire de ce qu’avait dit l’ancien président de la République dans l’un de ses plus importants discours publics.
      Nous avons là un cas d’école. La difficulté, c’est d’arriver jusqu’à la ministre pour qu’elle se rende compte de la situation. Le plus tôt étant le mieux.

    • Richard Schneider Richard Schneider 1er juillet 2013 17:27

      Bonjour, Emile Mourey.

      Votre démarche et la réponse officielle de la ministre démontrent une fois de plus que le Pouvoir est très loin du commun des mortels. Non seulement ceux qui occupent des postes à responsabilité le plus souvent ne sont pas qualifiés pour les prendre, mais en plus ça ne les intéresse pas vraiment ...
      Faire bouger les lignes est une entreprise titanesque (j’en sais quelque chose). On ne peut qu’être admiratif face à votre force de conviction - personnellement, ça fait un bail que j’y ai renoncé.
      Bonne après-midi,
      RS

      • Emile Mourey Emile Mourey 1er juillet 2013 17:45

        @Richard Schneider

        Bonjour et merci pour votre commentaire. Cette réponse est très étonnante et dénote un certain manque de courage pour ne pas dire les choses en face. C’est une réponse typiquement bureaucratique et je n’arrive pas à croire que la ministre ne se soit pas rendu compte de l’énorme bévue qu’on lui a fait dire.

      • Antenor Antenor 1er juillet 2013 18:10

        Si la question de la localisation de Bibracte est accessoire, on se demande bien ce qui est important aux yeux des chercheurs.

        Maintenant qu’on sait à peu près à quoi ressemblait le paysage rural gaulois, on fait quoi ? On reste dans le descriptif et alors on est parti pour des décennies à radoter les mêmes platitudes. Ou bien on cherche un sens à tout ça et on s’interroge sur la véritable fonction des sites et sur la façon dont ils s’articulent et se hiérarchisent.


        • Emile Mourey Emile Mourey 1er juillet 2013 20:35

          @ Antenor

          Exactement. Vous avez dit l’essentiel. Mais que fait donc notre jeune et apparemment intelligente ministre du tourisme ? Elle n’a pas compris que notre principale richesse, c’est le patrimoine que nos anciens nous ont laissé, que cette richesse est non localisable, qu’il faut soutenir ceux qui le sauvegardent, au moins moralement, qu’il faut l’expliquer bien mieux qu’on ne le fait aux touristes étrangers.

           Quand on constate que beaucoup de ces touristes ne viennent en France que pour voir la tour Eiffel, qu’ils ne font que traverser la Bourgogne alors que notre province est un pays de merveilles, c’est à désespérer de ceux qui nous gouvernent. La Bourgogne qu’on leur montre, c’est quoi ? Un musée d’Alésia où l’on est incapable de leur expliquer le déroulement de la bataille ; une reconstitution minable des retranchements césariens ; un dénigrement de Vercingétorix. En Châtillonais, un fantastique vase de Vix dont on est incapable de comprendre le symbolisme que les Arvernes de Gergovie y ont mis. Au mont Beuvray, des trous de poteaux, des vestiges de masures, rien qui peut évoquer la fabuleuse aventure des Celtes aux parures d’or. 

          Nos églises s’effondrent, nos châteaux prennent l’eau (sauf celui de Taisey), ou sont cambriolés par des bandes de jeunes, voire de gamins dont il est facile de prévoir qu’ils seront les grands délinquants de demain (je le crains et le regrette). 

          Bref, le désastre.

          • Emile Mourey Emile Mourey 2 juillet 2013 07:24

            lire que cette richesse est non délocalisable


          • Emile Mourey Emile Mourey 2 juillet 2013 02:27

            @Morvandiau

            C’est assez sidérant de constater comment des gens soi disant instruits, sortant de l’ENA et autres, arrivent à s’emmêler les pinceaux dans leurs tentatives d’explication alors qu’il aurait été naturellement si simple - et honnête - de reconnaître une simple erreur de localisation. Il est vrai que si l’on fait le décompte de toutes les sommes dépensées pour arriver à dire que la Gaule, c’était ça, cela donne le vertige et une bien mauvaise image de l’utilisation des deniers publics. Et il y a aussi notre prestige à l’étranger qui en prend un sacré coup. Ce que les médias ne disent pas, ce sont tous ces jeunes universitaires qui viennent sur le site, de Paris et d’Europe, et auxquels on donne un secteur à ratisser à la petite cuillère et qui rentrent chez eux, très déçus car n’ayant, évidemment, rien trouvé, ou tout au moins, rien de comparable à ce qu’on trouve ailleurs ou à ce qu’ils voient à la télévision. Et ce ne sont pas les beaux discours qu’on leur fait pour leur expliquer que l’archéologie, c’est surtout un simple éclat de poterie, qui va les faire changer d’avis ou que rien trouver, c’est déjà un enseignement. On est en pleine folie. A la limite, on peut parler d’escroquerie. Un jour, c’est un professeur qui me fait part de sa colère parce qu’on avait donné à ses élèves un coin à fouiller où il n’y avait strictement rien à trouver. Un autre jour, c’est une visite organisée avec des démonstrations de fouilles, mais en temps ordinaire, allez-y à l’improviste, vous verrez plus de jeunes faire la sieste au soleil dans une clairière voisine qu’en train de remuer la terre.
            On est à la limite de l’escroquerie avec l’opération « l’objet du mois » où l’on met en exergue certains objets en entretenant la confusion entre ceux trouvés sur le site et ceux venant d’ailleurs, et je ne parle pas des reproductions exposées au musée et que le visiteur négligent croit qu’ils ont été trouvés sur place.
            Et en plus, le système ne dure qu’à force d’aides et de subventions.

          • COVADONGA722 COVADONGA722 2 juillet 2013 07:27

            yep gordon  !intéressant mais aussi amusant une revue royaliste qui reprend le slogan républicain des irlandais en lutte contre la royauté britannique !


            Asinus : ne varietur 


            sinon merci pour les liens !

          • Emile Mourey Emile Mourey 2 juillet 2013 07:34

            Je crois encore à la République mais il faut qu’elle soit digne.


          • COVADONGA722 COVADONGA722 2 juillet 2013 07:35




            yep mr Mourey

            condemmant quod non intellegunt !


            vale 

            Asinus : ne varietur

            • COVADONGA722 COVADONGA722 2 juillet 2013 08:00

              aney lea meḏever ivit !  




              de mémoire ils condamnent ce qu’ils ne peuvent comprendre !

              j’ai du le copier en pensum un bon millier de fois  smiley

              @+ je taff

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