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Accueil du site > Tribune Libre > Moi, gaulliste de gauche, je vote Jean-Luc Mélenchon

Moi, gaulliste de gauche, je vote Jean-Luc Mélenchon

 

Contexte : 

 

Combien sommes-nous dans cette situation ? Profondément républicain, jacobin, gaulliste de gauche ou simplement attaché à la souveraineté nationale, nous nous sentons tiraillés. Marre de cette politique spectacle qui nous horripile, marre de ces candidats défendant la conservation du système (que ce soit B. Hamon, F. Fillon ou E. Macron). Des candidats qui n'ont que pour principal programme, la surenchère de promesses, bien - trop ? - souvent démagogiques... Leurs propos tournoient dans le vide. Après plus de trente ans de duperie, nous sommes cette catégorie de citoyens qui n'accepte pas l'éternelle moquerie qui nous est faite. Le discours "gauchiste" du Bourget, de 2012, du candidat François Hollande fut ce dernier coup d'épée de trahison. Personnellement et comme beaucoup d'entre vous, je n'étais point dupe. Je n'avais d'ailleurs pas voté François Hollande au premier tour...

Je suis un grand partisan d'un gouvernement de salut public. Ce rêve qui verrait les défenseurs de la souveraineté populaire à gauche et à droite se joindre autour d'un tronc commun : la défense d'une France souveraine, forte et fière de son modèle social. La défense d'une France où la démocratie, pour plagier Abraham Lincoln, serait réellement le gouvernement du peuple, par le peuple, pour le peuple.

Après avoir dit cela, quelle option me reste-t-il ?

 

Et pourquoi pas l'idée N. Dupont-Aignan (Debout la France) ?

 

En 2012, j'ai fait le choix Nicolas Dupont-Aignan. Je salue son courage. Celui de s'être extirpé d'un parti (l'UMP) pour développer ses idées gaullistes, conformément à ses engagements passés et assumés (exemple : le "non" au traité constitutionnel européen de 2005).

Si, en 2017, je ne choisis pas Nicolas Dupont-Aignan, ce n'est point par rejet de l'homme. J'ai plus la désillusion de constater que son mouvement, Debout La France, s'est enterré, parfois, dans des stratégies gênantes (celle du soutien à Robert Ménard à Béziers, ou encore celle d'imposer une journée de travail gratuite pour tout allocataire du RSA). Avec ces positionnements, je regrette que l'union des deux rives ne puisse être possible. Elle est encore faisable - j'y crois - mais l'enracinement de DLF sur des terrains glissants et droitiers complique la tâche... Toutefois, je ne jette pas la pierre à Nicolas Dupont-Aignan. Le candidat a le mérite d'incarner des convictions profondes et sincères. Le non rapprochement avec l'autre rive du pôle des républicains n'est pas de sa seule faute, bien au contraire...

Ma décision a donc été prise. Et je constate que certains de mes amis ont également cette préférence : soutenir, au moins par le bulletin, si ce n'est sur le terrain, la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

 

Ce sera bien Jean-Luc Mélenchon ! Malgré quelques divergences...

 

Pourquoi ? Comme nombre de mes camarades, je ne partage pas sa vision sur la VIe République, pourtant centrale dans son projet. Alors oui, en tant que Républicain convaincu, rassembler une constituante ne me parait pas stupide. Simplement, je crois concrètement qu'une VIe République, parlementariste, calquée sur la IVe, serait une illusion. La Ve République a eu tout de même le don de préserver une stabilité politique, et ce, malgré les périodes de cohabitation. Car, finalement, les institutions sont ce que les élites en font. Une VIe, parasitée par les partis et les mêmes dinosaures politiques, pourrait aboutir à une instabilité et à une paralysie de l'action gouvernementale.

Autre point de divergence : l'énergie nucléaire. Aujourd'hui, la France est influente par son génie et sa force nucléaire. Nous pouvons encore la développer et rechercher à la faire évoluer, tout en développant les autres formes d'énergie décarbonée. J'y crois. Et rien n'empêche, en parallèle, de développer de nouvelles solutions énergétiques décarbonées, à travers l'investissement massif dans la recherche et développement.

 

Les convergences : recréer une nouvelle force dans le paysage politique.

 

Mais alors qu'est-ce qui me pousse tant, avec d'autres citoyens, à soutenir Jean-Luc Mélenchon ? Clairement, la gauche n'a plus de vie. Face à un Parti Socialiste qui a choisi le suicide politique depuis 2012, "la France insoumise" (nouveau mouvement de Jean-Luc Mélenchon) paraît le mieux incarner l'espérance et le rassemblement.

 

La nation, au coeur du discours mélenchoniste

 

Son discours a changé depuis sa première présidentielle, il y a cinq ans. Comparez les meetings, comparez avec ceux de l'autre gauche Benoit Hamon, les drapeaux français sont désormais de sortie ! Les couleurs des partis ? réduction au minimum. Comme si le candidat n'était plus au service d'un parti et de ses cadres - contrairement à la plupart des autres candidatures (illustration parfaite avec les rassemblements B. Hamon où les quelques "bleu blanc rouge" sont noyés par les drapeaux du PS, des écologistes, du PRG, d'associations). Comme si parler de la France et de la nation française ne serait pas simplement réservé à la droite et à l'extrême droite. Dans la voix, Jean-Luc Mélenchon se réfère donc à la nation, à sa force, à sa protection. Pour lui, le peuple ce n'est plus simplement la base ouvrière, c'est toute la composante de la société. On nait Français, que l'on soit riche ou pauvre et on fait tous partie de ce corps unique. Rien d'étonnant, on pourrait voir en lui quelques postures gaulliennes. Quitte, d'ailleurs, à embarrasser son allié, le Parti Communiste. Qu'à cela ne tienne, Jean-Luc Mélenchon ne veut pas simplement retrouver l'électorat populaire, il veut représenter la nation ! 

 

Combattre la fracture sociale dans un pays qui s'enrichit

 

Les lois Macron et El Khomri, du quinquennat Hollande, ont confirmé la politique sarkozyste : la France se mettant au service de l'enrichissement des plus hauts revenus, afin d'attendre d'eux un retour sur investissement. Conséquence : jamais les millionnaires et milliardaires se sont autant enrichis. Jamais les classes les plus faibles n'ont été aussi pauvres. Jamais la classe moyenne n'a autant financé les politiques publiques. Nous vivons dans une violence sociale telle que les emplois se précarisent. Pour que la pilule passe, les gouvernants (du PS aux ex-UMP/LR, en passant par E. Macron) n'emploient pratiquement plus les mots de précarité ou de licenciements. Ils utilisent principalement un vocabulaire bien choisi et guidé par le monde du grand patronat : flexibilité, souplesse, plans sociaux, restructuration... Pendant ce temps, les inégalités entre classes sociales ne font qu'empirer. Et dans les classes d'âge, qui paient ce lourd tribu ? Les jeunes ! Eux qui doivent être le poumon et l'avenir de notre République ! Et qui de mieux, dans les paroles, que J-L. Mélenchon pour affirmer une nouvelle voie. Pourquoi pas la troisième ? Celle d'une France capable de cultiver son propre modèle, sans faire dans le filet d'eau tiède. Quoi de plus juste que d'assurer un plafonnement des très hauts salaires (1 à 20). E. Macron et F. Fillon menacent : les riches partiront, et changeront de nationalité. Quelle tristesse de penser qu'un riche pense d'abord à sa fortune avant de penser à sa citoyenneté. Pour citer Jean-Luc Mélenchon : "Je fais le pari de penser (...) qu'on n'emmène pas la patrie à la semelle de ses souliers." La France a des droits et des devoirs vis-à-vis de son peuple, riche ou pauvre, celui-ci a également des droits et des devoirs vis-à-vis de son pays.

 

Pour une France forte, dans une Europe faible

 

Rien d'étonnant, dès lors, que Jean-Luc Mélenchon ait évolué dans son idée européenne. Oui, l'Union Européenne doit être transformée ! Aller au bras de fer avec l'ordolibéralisme allemand ? Jean-Luc Mélenchon peut le faire. Il n'est ni le président faible, incarné par François Hollande, ni le fusible grec, Alexis Tsipras. La France est encore forte et il entend bien tout renégocier. L'Allemagne ne veut pas d'une refondation de la BCE et de l'Euro ? A bon entendeur, salut l'Euro ! Qui peut aujourd'hui dire que J-L. Mélenchon n'ira pas jusqu'au bout de cet engagement ? Vous conviendrez qu'il n'est pas homme de compromis quant à la violence sociale exercée par les lobbies, les multinationales, les délocalisations, le marché économique déloyal de la zone, les directives sur les travailleurs détachés, la concurrence des bas salaires des pays de l'est, etc.

Pour l'OTAN, là aussi, sa vision est clairement gaulliste et il ne s'en cache pas. Il veut sortir du commandement intégré. Cette politique de défense qui lie la France (et l'Union Européenne) avec la ligne américaine. Encore une fois, qui peut argüer que les Etats-Unis ont joué le gendarme de la justice sur la scène internationale ? Il n'y a qu'à voir le bourbier au Moyen et Proche-Orient. Et que dire de la coalition en Libye, où la France de Nicolas Sarkozy et de François Fillon a été complice d'une boucherie, laissant le pays aux mains de tribus, souvent islamistes. 

 

La culture, l'école : qui en parle avec force, si ce n'est Jean-Luc Mélenchon ?

 

Cela peut paraître annexe dans un projet politique mais l'école est détruite. Détruite par les réformes "pédagogistes", en accord avec la stratégie de Lisbonne de 2000. Elles ont été mises en application une première fois par François Fillon en 2004 (avec la loi d'orientation) et confirmées brutalement par la réforme collège 2016. Cette école qui ne vise plus à éduquer des citoyens éclairés mais de laisser le soin aux parents, les plus fortunés, de payer des cours particuliers à leurs enfants, pour que ceux-ci puissent acquérir les savoirs fondamentaux. En effet, la réforme collège 2016 a entraîné la réduction d'heures pour l'histoire, les mathématiques et le français. Des matières fondamentales en partie remplacées par des cours d'animation, encore peu compris par la majorité des enseignants, les EPI. Ceci n'est qu'un aperçu de la destruction progressive de l'école. Ainsi, Jean-Luc Mélenchon propose logiquement d'abroger la réforme collège 2016.

Enfin, qui, de nos candidats, parle réellement de culture ?

Et bien, Jean-Luc Mélenchon est peut-être le seul à avoir compris l'enjeu d'une nouvelle forme de culture, de plus en plus convoitée, source de futurs emplois : les jeux vidéo. La France peut-être l'un des leaders dans le domaine. Aujourd'hui, elle subit encore les attaques de conservateurs qui voient, dans les jeux vidéo, un simple joujou. Je vous laisse apprécier les réalisations de certains studios : Half-Life, Mass Effect, Bioshock, Max Payne ou encore, pour prendre deux exemples français, Assassin's Creed et Another World. Ces jeux, dignes de films, sont loin de la caricature généralement faite. A la Renaissance, le théâtre était moqué, au XXe siècle l'arrivée du cinéma parlant subissait les réticences de salles parisiennes et des intellectuels. Les jeux vidéo font partie d'une nouvelle forme de culture, à ne pas négliger.

 

Article disponible sur le blog de Jonas : http://leblogdejonas.kazeo.com/moi-gaulliste-de-gauche-je-vote-jean-luc-melenchon-a129788260


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115 réactions à cet article    


  • Olivier Perriet Olivier Perriet 11 avril 13:56

    Bonjour,

    la candidature de JLM n’est pas encore assez mûre, à mon sens smiley smiley ; après avoir adopté une posture tribunicienne (gaullienne : légitimité charismatique) au dessus des partis (ce que lui ont assez reproché les cadres du PCF), il persiste à brasser du vent avec sa 6e république.

    Dans 5 ans, il aura enfin compris que la 5e république c’est pas si mal que ça, et que de toutes façons, la 5e république des Primaires et du quinquennat n’a plus rien à voir avec celle de 1965.

    D’ici là...


    • Alren Alren 11 avril 17:01

      @Olivier Perriet

      S’il est élu vous verrez si NOUS brassons du vent !

      Des milliers ont contribué à la rédaction du programme L’Avenir en Commun dont des économistes de l’envergure de Jacques Généreux devant lesquels vous ne pesez pas grand-chose avec vos fates affirmations de « Café du commerce ».

      Quant à comparer votre intelligence avec celle de JLM avec une phrase comprenant « il aura enfin compris » ...

      Des centaines de milliers soutiennent nos propositions. Mais ils seront des dizaines de millions à approuver leur mise en œuvre quand ils en constateront les effets.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 11 avril 17:23

      @Alren
      c’est pas des affirmations de café du commerce :

      on a réellement autre chose à faire que s’embourber dans une réforme institutionnelle.

      Et quant au train de retard persistant de JLM, il est patent aussi (pro Maastricht en 1992, démissionne du PS en 2008 et pas en 2005, appel à voter Hollande en 2012, « croisade pas de calésienne » en 2012, etc...)


    • Le421 Le421 12 avril 09:10

      @Olivier Perriet
      il persiste à brasser du vent avec sa 6e république.

      Heu, joker !!

      Nous y sommes un peu pour quelque chose, nous, « les gens », comme il nous appelle...
      Ce que personne n’arrive à avaler, c’est qu’il se considère non pas comme un chef, mais comme un porte parole.
      Et ça, c’est dur à comprendre pour les groupies des autres partis !!

      Z’avez vu à Marseille ? Sans note et sans prompteur.
      Il dit ce qu’il pense.
      Lui.


    • Henrique Diaz Henrique Diaz 12 avril 13:54

      @Olivier Perriet
      On a urgemment besoin d’une réforme institutionnelle, car nous avons une classe politique qui est de plus en plus rejetée par les français, parce que jugée coupée de la réalité du pays et centrée sur ses intérêts, et ce rejet est en grande partie justifié par les affaires qui du PS au FN montrent que l’organisation du système politique est défaillante. Or sans classe politique reconnue comme légitime, un peuple tend à se dissoudre, plus rien n’empêche les guerres civiles comme on a pu le voir dans certains pays de l’Est ou en Afrique. Il y a des pays, comme la Norvège, où la classe politique est beaucoup moins rejetée tout simplement parce qu’il y existe des mécanismes législatifs quand ce n’est pas constitutionnels pour pousser les élus à représenter les intérêts de leurs électeurs plutôt que leurs propres intérêts.

      C’est loin d’être le cas en France où par la grâce de la quasi-toute puissance présidentielle, « pour assurer la stabilité du pays » on aboutit à une irresponsabilité généralisée du président et de toute la chaine politique qui en découle. Il nous faut entre autres le référendum d’initiative populaire, la reconnaissance du vote blanc, le référendum révocatoire, l’interdiction réelle du cumul des mandats etc. que n’accepteront jamais les élus dans le cadre de la constitution actuelle puisque cela redonnerait au peuple un contrôle sur leurs activités une fois élus. Il faut faire fuir les carriéristes et remettre les autres au service de leur peuple en convoquant une constituante dont les membres ne pourront faire des lois pour leurs avantages personnels par la suite, en étant inéligibles à d’autres assemblées, comme le préconise Mélenchon.


    • Olivier Perriet Olivier Perriet 12 avril 14:04

      @Henrique Diaz

      vous pouvez bien changer les institution, la situation que vous évoquez tient à des évolutions de la société moderne (ou post moderne) et dépasse largement cette question.

      La question des guerres civiles dans les pays « neufs » en est encore une autre : vous mélangez trop de choses


    • Verdi Verdi 11 avril 13:58

      Bonjour Jonas,


      Je partage votre analyse. Je trouve rassurant qu’un gaulliste authentique, heureusement il en reste, ait la lucidité de discerner une vraie démarche gaullienne chez Mélenchon. Ce qui m’est apparu clairement également. 



      • Le421 Le421 12 avril 09:14

        @Verdi
        Suite à République, j’avais fait un article avec cette remarque. L’intonation de son discours avait des accents de De Gaulle. La taille en moins, bien sûr !! Hein ? Le pif aussi ? Ouais, ouais...  smiley

        Lorsqu’il a expliqué la nécessité de changer la Constitution actuellement en vigueur, aussi étonnant que ce soit, ses mots avait l’intonation, pas moins, de l’un de ses illustres prédécesseurs, le Général De Gaulle !!

        Article « Dieu, mais que Marianne était jolie !! »


      • jmdest62 jmdest62 12 avril 12:06

        @Le421

        Salut
         La taille en moins, bien sûr !! Hein ? Le pif aussi ? Ouais, ouais...  
        °
        Le képi ..vous avez oublié le képi !
        @+


      • Papybom Papybom 11 avril 14:15

        Bonjour Monsieur Jonas.

        Le Venezuela est-il toujours « une source d’inspiration » pour Monsieur Mélenchon ? Le pays connaît actuellement une pénurie de nourriture. En clair, on n’est pas loin d’y mourir de faim.

         A Caracas, le pouvoir Chaviste rejette l’accusation de coup d’Etat et se dit victime d’une « campagne hystérique », une attaque « des gouvernements de la droite intolérante et pro-impérialiste de la région, dirigée par le département d’Etat et les centres de pouvoir américains ».

        Sept juges nommés par le pouvoir se substituent à 167 députés élus...

        Voulons nous ce style de démocratie en France ? Ce n’est qu’une petite divergence...

         » Les peuples du Maghreb sont nos frères et nos sœurs. Il n’y a pas d’avenir pour la France sans les Arabes et les Berbères du Maghreb" Autre divergence...

        Cordialement.


        • Jonas Jonas 11 avril 14:32

          @Papybom
          Bonjour,

          Pensez-vous réellement que l’arrivée au pouvoir de J-L. Mélenchon est similaire à l’arrivée des chavistes au Venezuela, fin des années 90 ? La situation n’a rien de comparable ! N’oublions pas que le Venezuela d’avant Chavez était au bord de la guerre civile. Le pays, malgré le pétrole (effet anti Midas), sous la coupe des Etats-Unis, subissait une politique ultra-libérale, où la pauvreté et les inégalités étaient colossales, les bidonvilles s’étendaient...
          On ne peut caricaturer à ce point l’éventuelle victoire de J-L. Mélenchon. Cela revient à la même caricature qui avait été faite lors de l’arrivée de F. Mitterrand au pouvoir, en 1981 (soutenu, au second tour, par le Parti Communiste et Lutte Ouvrière). La droite conservatrice pensait que les chars soviétiques débarqueraient à Paris...


        • jakem jakem 11 avril 18:12

          @Papybom
           Cher Monsieur Papybom, je partage votre avis sur le Vénézuela et votre divergence .

          Cher Monsieur Jonas, votre article me plaît car vous me semblez exprimer sincèrement votre pensée et votre sentiment. Je me sens gaulliste et ai perçu des accents gaulliens, voire une détermination gaullienne, dans les propos de Mélenchon. J’aime l’écouter car il parle à la raison et au coeur ; il a un projet ambitieux, une vision d’avenir et propose de relever des défis pour le bien de la société et des gens et des citoyens. Ce qui représente une rupture totale avec l’eurokratur qui nous maintiens dans une ornière où l’on tourne en rond sans aucune perspective d’amélioration.

          Mais J.L. Mélenchon me semble, il l’est véritablement, laxiste en matière d’immigration, et ça, ça me déplaît.

          1 - Il veut régulariser tous les clandestins ( et pas : les sans-papiers) qui travaillent. Mesure humanitaire et humaniste, dira-t-on. C’est aussi une mesure qui fera venir des milliers de personnes, des « ayant-droit » car apparentés aux néo-Français. Où les logera-t-on ? Où vivront-ils ? en région parisienne ou dispersés ds tte la France ? Créera-t-on des postes d’instits spécialisés en FLE ? quand ? combien ? Est-on sûr que ces jeunes gens ne feront venir que leur épouse et leurs enfants ( j’utilise le singulier bien que certains d’entre eux ont certainement plusieurs femmes ) et pas leurs parents, leurs frères et soeurs, leurs cousins ? Comment faire confiance aux papiers « officiels » de certains pays exotiques, en sachant que même NOS papiers sont falsifiés.

          2 - Des clandestins de « chez Merkel », déboutés du droit d’asile en Allemagne ( dont certains font déjà le tapin au Tiergarten à Berlin et rêvent de s’installer en France - lire @ politically incorrect, en allemand) se sont déjà regroupés en France, et ce mouvement va s’amplifier puisqu’ils fuient les centres d’hébergement, n’ont pas de papiers, ne veulent pas être identifiés et enregistrés, et refusent de retourner ds leurs contrées d’origine.
          Selon la philosophie de MÉLENCHON et de l’eurokratur et du droit-de-l’hommisme, il FAUDRA les accueillir et les entretenir.

          Ils seront non seulement naturalisés mais aussi nationnalisés, car c’est l’Etat qui pourvoira à tous leurs besoins. Pendant des années. Et ça ne cessera pas.

          Car malgré la volonté exprimée de Mélenchon ( je le crois sincère sur ce point) de discuter diplomatiquement avec tout le monde afin de trouver des solutions au mal-vivre ailleurs puis de mettre un terme aux guerres, il ne réalisera pas facilement cet objectif car des puissances étrangères sont tout à fait satisfaites de voir une partie de leur population s’en aller.

          Ces nouveaux entrants ( d’Allemagne et d’ailleurs) sont comme les autres : déboussolés, sans leurs repères habituels et familiers ; ils n’ont pas appris notre civilisation ni notre société. Et ils sont trop nombreux pour être dignement accueillis et intégrés.
           D’où les innombrables problèmes de comportement en Allemagne, en Suède, au Danemark...
          qui surgiront aussi chez nous.

          3- Ces deux points sont importants pour moi et je ne donnerai pas ma voix à quelqu’un qui prévoit un tel laxisme ; malgré ma sympathie pour le personnage par ailleurs.

          Et je ne pense pas que le Général aurait accepté un déferlement d’exilés clandestins bénéficiant de tous les droits dès lors qu’ils auraient posé le pied en France.


        • Sparker Sparker 11 avril 18:23

          @jakem
          Ok, et que préconisez vous face aux problèmes d’immigration ? Ou quel programme attirerait votre vote en matière d’immigration ?


        • jakem jakem 11 avril 23:13

          @jakem
          Bonsoir Sparker ! je vous donne une avant-réponse parce que je suis fatigué ( j’ai joué au foot pendant 20 min ! avec mon chien, Kim , sans compter la 1ère partie de la promenade).

          Mélenchon donne la réponse à votre question :

          - il parle du progrès social qui n’est pas la suite ou la conséquence systématique du progrès matériel ; donc, Messieurs les Migrants : il n’est pas nécessaire de venir en France, en Europe pour y trouver de l’aisance matérielle. C’est chez vous que vous pouvez et devez l’obtenir.

          - il parle du pouvoir du Peuple ! celui qui permet de changer le monde ; il suffit d’avoir la volonté et de s’impliquer, de se donner les moyens politiques de réaliser la révolution citoyenne.

          - Il ne peut qu’approuver une révolte citoyenne dans le but d’améliorer les conditions de vie ; et ensuite une révolution politique permettra de planifier des productions et des services dans le respect de la préservation écologique et selon les besoins des populations.

          Ceci est un résumé. Je n’écrirai peut-être pas plus ; après tout je ne vais pas paraphraser Mélenchon ( il faudrait que je recopie des passages entier de ses discours, déclarations, remarques, etc... puis que je les transcrive sur l’écran via le clavier ) qui a très bien développé ces points lors d’interviews et de discours.

          C’est ce qu’il faut dire aux migrants/immigrés/exilés pour leur faire comprendre que leur avenir n’est pas ici, mais chez eux.

          Pour mon vote, je doute encore et ça m’agace ! j’aimerais avoir une certitude ou au moins une forte inclinaison ; là c’est plutôt une déclinaison.

          Good night !


        • Sparker Sparker 11 avril 23:29

          @jakem
          L’internationalisme est là, l’entraide entre les peuples pour le développement mutuel et non plus la compétition, ça c’est dans les gènes de la FI, après le réaliser, il va falloir remonter pas mal de manches, mais que pouvons nous espérer d’autre actuellement que d’aller dans cette direction et de montrer que beaucoup de gens peuvent la soutenir.
          Et bien sur que l’avenir des migrants ne peut être que chez eux, c’est dans les discours si ça vous a échappé, c’est même l’axe principal de la politique migratoire, cesser le déménagement du monde tant matériel que humain, avec en passant, des conditions écologiques qui ne vont pas tarder à nous revenir dans la poire pour passer notre temps à vivre, créer et réaliser.


        • Onecinikiou 12 avril 02:26

          @Jonas


          Vous qui vous dites gaulliste, voilà ce que disait de Gaulle, mais évidemment, comme beaucoup de gaulliste de chambre, ou plus sûrement faux gaulliste, vous ne l’avez jamais lu et encore moins compris !

          «  Pour moi, l’histoire de France commence avec Clovis, choisi comme roi de France par la tribu des Francs, qui donnèrent leur nom à la France. Avant Clovis, nous avons la préhistoire gallo-romaine et gauloise. L’élément décisif pour moi, c’est que Clovis fut le premier roi à être baptisé chrétien. Mon pays est un pays chrétien et je commence à compter l’histoire de France à partir de l’accession d’un roi chrétien qui porte le nom des Francs.  » - C. de Gaulle (David Schoenbrun, Les trois vies de Charles de Gaulle, Ed Julliard,1965)

          Sur ce document on peut voir les contradictions manifestes qui jaillissent du discours mélenchonniste,ou plus exactement ce ne sont pas des contradictions : c’est une position clairement assumée et follement sectaire, je dirai même totalitaire, selon laquelle la France - et partant son peuple - n’existaient pas avant 1789, selon les préjugés et antiennes franc-maçons. A cette occasion vous pourrez voir le fils de Rabin Peillon, dont la propre fille à émigré en Israël, qui dodeline du chef quand parle son compère Mélenchon. Pour l’occasion il avait retiré sa kipa. 


          Et c’est à ce type que vous comptez apporter votre voix ? Vous êtes un dingo. 

        • jakem jakem 12 avril 09:02

          @Sparker
           Hello ! Non, non, faire « cesser le déménagement du monde » ne m’a pas échappé, surtout venant de Mélenchon et compte tenu des « frissonnements de gazelles » que cette déclaration a provoqué chez les prétendus bien-pensants.

          Mais en attendant que cessent les allers-sans-retours, les frontières resteraient toujours ouvertes, chacun, tout le monde et n’importe qui serait accueilli en tant que réfugié, bénéficiant de droits permettant la naturalisation/nationalisation ...

          Je pense, je vois, que la plupart des exilés sont des hommes jeunes et vigoureux, certains très vindicatifs, qui ne viennent en Europe que pour profiter d’allocations puis faire leur trou d’une manière ou d’une autre. ( en Belgique on a même constaté que des « réfugiés Syriens » retournaient dans leur pays en vacances ; et certains d’entre eux vont prendre l’avion en Hollande afin d’éviter d’éventuels contrôles). Certains poursuivent chez nous des conflits ethniques-politiques-religieux-claniques en profitant d’une impunité de fait. Et ça me révolte !

          Moi je veux bien, je suis tout à fait d’accord, pour que mon pays soit accueillant et vienne en aide humanitaire à des tas de gens. Mais pas n’importe qui. Une sélection doit être faite et des règles précises énoncées. Libre aux exilés de les accepter, ou de les refuser et d’aller ailleurs.
          La responsabilité individuelle existe, on permet aux gens des choix personnels, et ce n’est pas à l’Etat de les inciter à accepter une providence à crédit ( que les autochtones payent ) et à proposer des accommodements incompatibles avec notre culture (au sens large).

          Ce n’est pas à nous de réorganiser le monde entier et de faire le bonheur des peuples malgré la volonté de certains.  Ca ça relève de l’idéologie habituelle des socio-trotskocos qui permet de brasser des kilomètres de tonnes de vent en culpabilisant : nous ! car nous sommes les possédants.

          Mais avant d’être des possédants jouissant de la paix chez nous, nos aïeux ont dû se battre, quotidiennement, pour survivre, contre des catastrophes naturelles, contre de vrais possédants exploiteurs, contre des injustices, contre les maladies, contre les instincts belliqueux-communautaires, faire évoluer leur mentalité, accepter des règles, etc...

          Il est grand temps que ces jeunes gens vigoureux prennent leurs destins en mains et qu’ils fassent qqchose pour leurs pays au lieu de s’exiler en Europe.
           


        • carnac carnac 12 avril 10:25

          @jakem



          1/ nous n’en sommes pas au déferlement d’exilés pour la bonne raison que des pays proches de la malheureuse Syrie hébergent des millions de syriens en ce moment : nous sommes TRES TRES loins de ces chiffres...


          2/ ensuite on reste dans le pays où l’on nait en priorité. on le quiite UNIQUEMENT si le seul choix qui vous reste est d’y mourir ; en ce moment c’est la guerre civile syrienne la grande faucheuse (en d’autres temps la FAIM pour les très catholiques Irlandais) : on est toujours le « pauvre profiteur » d’un autre ... 


          3/ Monsieur MELENCHON est le seul qui veut tarir le flux des réfugiés A SA SOURCE c’est à dire :

          — en traitant les demandes DANS LES PAYS où réside le demandeur 
          — en invitant tous les pays européens à en faire autant (éviter les départs inconsidérés et les noyades en Méditerranée) 
          — travailler à la PAIX au sein des instances internationales - 
          — participer au financement international du développement des pays pauvres

          4/ Monsieur MELENCHON est le seul qui a un programme rationalisé pour : 
          — traiter les besoins fondamentaux des populations pauvres en France quelles que soient leurs origines leur âge (pensez aux personnes âgées ayant des petites retraite)
          sensibiliser à la prise en charge des plus démunis par la formation citoyenne obligatoire des jeunes.

        • jakem jakem 12 avril 11:58

          @carnac
           Bonjour Carnac ! 1- le déferlement ne s’est pas encore produit chez nous mais il aura lieu dès lors que les conditions administratives seront devenues plus favorables : maintien de l’ouverture des frontières et naturalisation des exilés ayant un travail, droit qui sera certainement étendu aux autres sous la pression des sans-frontiéristes et (pseudo)humanistes de tout poil.

          A partir de combien d’individus peut-on parler de déferlement ? Dès que les autorités ne maîtrisent plus les vérifications d’identité, les conditions d’installation, la vie quotidienne tout simplement.
          Se référer aux campements en Calaisis.
          Quand un grand nombre d’exilés sont hébergés ds des hôtels et que la facture est très supérieure à celle du logement social d’une façon générale.
          Quand apparaissent des maladies qui étaient éradiquées chez nous ; quand on ne sait pas qui les transmet, quand on ne sait pas à qui on a affaire parce que des exilés malfaiteurs refusent de donner leur identité ; quand des camions et des trains sont pris d’assaut ; etc...

          2- Faux ! mensonge ! on peut AUSSI quitter son pays d’origine parce qu’on en a envie et sans encourir le moindre risque d’emprisonnement arbitraire et moins encore l’assassinat politique. Je déteste, je HAIS ce genre d’affirmation, d’où qu’elle vienne. Mon père s’est échappé de Hongrie parce qu’il ne voulait pas vivre ds une prison à ciel ouvert et que sa famille avait été décimée. Mais il aurait pu y rester et vivre ds un paradis communiste.
          J’ai évoqué la Syrie, mais il ne faut pas oublier tous ceux qui viennent d’Afrique. 

          3- Mélenchon n’est pas le seul à afficher la volonté de tarir les flux à leurs sources. Asselineau y a pensé lui-aussi ; et je suis sûr de pouvoir trouver la même volonté ds d’autres programmes ou déclarations.
          Pour éviter un grand nombre de noyades en Méditerranée, il faut commencer par supprimer toutes les subventions aux ONG qui vont chercher les exilés et les amènent en Italie. Eventuellement arraisonner et séquestrer les bateaux. Envoyer des militaires-espions buter les passeurs sur place.
          Et le faire savoir, sans gêne et sans vantardise.

          Qui donc peut s’opposer à la paix ??? et faire son possible au sein des orga intern. pour la préserver ? Vous connaissez un candidat qui exprime la volonté de faire le contraire ?

          Ca fait des décennies qu’on participe au financement du développement des pays pauvres !
          Toujours les mêmes pays et qqs autres en plus.
          Où sont les améliorations ?
          Celles qu’on peut constater ( je me réfère à des reportages TV) sont les résultats modestes mais réels de petites ONG , d’associations qui évitent de s’impliquer avec les appareils d’Etat.( juste le minimum pour obtenir les autorisations nécessaires de séjour et de circulation)
          Et qui n’ambitionnent pas la révolution mondiale !

          4- Ca c’est bien ! ma pension sera augmentée ! suis même d’accord pour travailler un peu ( UN PEU ! et je veux avoir le choix ! la France doit m’aider ! suis immigré deuxième génération, alors RESPECT !) en échange de 200 balles par mois.
          Mais ça m’étonnerait que M. Mélenchon soit LE SEUL à vouloir améliorer le sort des vieux pauvres et des indigents.

          En cas de service citoyen c’est une bonne idée de « sensibiliser » à la solidarité envers les plus démunis. Mais cette prise en charge ne se décrète pas ; c’est un métier, c’est une volonté et un engagement professionnel altruiste.
          Et si de vrais clochards ( à l’ancienne) ne veulent pas ? on les forcera ?
          Sera-ce le seul objectif de ce Service ? 


        • Croa Croa 12 avril 12:09

          À Onecinikiou,
          Derrière la vision que nous avons de l’Histoire se révèlent des choix idéologiques. Personne n’a une vision neutre des faits du passé. C’est justement pour ça qu’il faut écouter tout le monde et se réserver ses doutes, non pas sur les faits, généralement incontestables, mais sur leur signification, bien plus subjective.
          *
          De Gaulle n’est pas Mélenchon et inversement mais en quoi ce serait important ? L’important c’est que ces personnages soient de leur époque. Justement c’est le cas (enfin je crois.)


        • Onecinikiou 13 avril 02:30

          @Croa


          Oui Mélenchon n’est pas de Gaulle (dans cet ordre c’est mieux) ça j’avais remarqué. 

          J’ai d’ailleurs remarqué que sur l’histoire de France Marine Le Pen est plus raccord avec l’héritage gaulliste que ne le sera jamais le tartuffe Mélenchon à ce sujet, qui décompte l’histoire de France à partir de 1789, et qui l’assimile pendant l’occupation au régime de Vichy !

        • eric 11 avril 14:31

          Je ne partage pas votre analyse. Gaulliste de droite je considère que seul Fillon est un candidat du système, dans le système et pour le système.

          Le « système », comme il disent, c’est notre société, notre pays dans son contexte national et international.

          Fillon est le seul à partir de cette réalité et à envisager de se mettre au boulot pour l’améliorer.

          Mélenchon ? Guignol ! Il est « contre le système » : contre le réel quoi. Alors on va changer de république ? celle de de Gaulle ne fonctionne pas  ? On va passer 5 ans, 10 ans à faire de la réforme institutionnelle ? Et quand cela n’aura pas marché, on nous expliquera que c’est la faute des pesanteurs, du capital que sais je ? Comment il va voter ses 100 milliards d’impôts, avec l’actuel majorité ? Avec une assemblée 5 ème république ? ou on va attendre qu’il ait rassemblé sa constituante préparé une constit. et organisé un référendum. ?

          Le Pen, « contre le système ! » : on va passer pas mal de mois à changer les institutions, à négocier avec l’Europe, a faire des référendums,. Et si cela ne marche pas, cela sera la faute à l’Europe, aux pesanteurs du « système », etc... Pour rénover un collège, on va attendre que la région ait été dissoute et qu’ l’on ait transféré ses compétences à la région ?

          Macron ? Il est bien sur, « contre le système...il va donc renouveler profondément les...visages...Le Drian, Cohn Bendit, Bayrou, BHL, que du neuf...

          Hamon ? Qui cela intéresse-t-il encore depuis que le PS a adoubé l’anti système macron ? Mais je suis sur que si j’écoutai ce qu’il dit, je découvrirait avec surprise qu’il est » contre le système".

          Et on peut dire sensiblement la même chose des autres.

          Votons pour Fillon, le seul qui envisage de faire avec le système, avec le réel et de s’attaquer tout de suite au chômage, à la dette et à la réforme de l’état, à l’évolution des rapports en Europe et au fonctionnement de celle-ci.

          je ne veux pas d’un Président qui ne pourra se mettre à bosser qu’après qu’il ait changé le monde.


          • Jonas Jonas 11 avril 14:47

            @eric
            Bonjour,
            Ce qui fait mal dans votre réponse, c’est d’assumer de voter pour un candidat qui assume ne pas être moral et qui approuve le moins d’Etat (baisse massive de « fonctionnaires »). En cela, c’est déjà anti-gaulliste, si je puis me permettre.
            Notre société souffre du manque d’exemplarité des femmes et hommes politiques dans leur pratique. Notre pays souffre de voir nos élites, en toute légalité, pouvant se servir sur les deniers publics, pour employer toute leur famille, leur entourage. Tout cela alimente le vote extrême.
            Aujourd’hui accepter que tout cela puisse se répéter continuellement, en votant pour des candidats qui assument ces positions, menace les fondements de notre République.


          • Sparker Sparker 11 avril 14:59

            @eric

            « contre le réel quoi »

            Ben oui monsieur Eric, un jour ou l’autre il faudra bien que vous reveniez à la réalité.
            Et la réalité est que nous sommes humains et qu’une société humaine fait en sorte que les humains qui la composent puissent en vivre et s’y exprimer dans tous les domaines sans épée de damocles.
            C’est pour cela que votre « réel » du ruissellement n’est que pur fantasme et projections d’individu qui ont tout misés sur l’accumulation de richesses pour donner un peu de sens à leur existence et à leur action, en en retirant le sens pour beaucoup d’autres qui n’ont pas ce cynisme mortifère.
            L’économisme dont vous vous réclamez est une atteinte à l’humanité, tenez le vous pour dit.


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 11 avril 15:05

            @eric

             Bonjour éric,

            Je suis d’accord avec vous : si l’on suit votre raisonnement, Macron a toutes ses chances.

            Réponse le 7 mai.


          • eric 11 avril 15:15

            @Jonas
            Absolument pas. Fillon revendique son honnêteté et la légalité de tous ses actes.

            Et je le crois.

            Si il avait plus de fric que ce qu’il a déclaré, planqué quelque part, on l’aurait trouvé vu comment on cherche.

            Même Cahuzac en Chine n’a pas été à l’abri.

            Après une vie de travail avec 5 gosses et aux plus hautes responsabilités, il a un patrimoine normal, voir modeste.

            Une baisse du nombre d’agents publics au niveau de l’époque Jospin n’est pas une réduction massive et nous laissera encore pas mal au dessus de pas mal de pays comparables.

            Vous ne pouvez pas nier qu’il y avait beaucoup plus d’État sous De Gaulle alors qu’on devait avoir moitié moins de fonctionnaires et beaucoup plus de problèmes sociaux à résoudre. Que la dépense en euro constant par élève dans l’EN a doublé en trente ans pour un effondrement de l’ascenseur social pour les plus défavorisés

            L’Etat, ce n’est pas que des quantités, des crédits et des employés, c’est surtout une volonté politique.

            Tous le monde sait que des gens un peu malins peuvent faire dans le privé et en particulier à l’international, beaucoup plus d’argent que dans la politique.

            Peu de gens sont vraiment choqués qu’on emploi sa famille parce que dans tous les milieux , quand on peut embaucher un proche qui à le niveau, aider un cousin, on le fait.

            Ce sont les journalistes qui veulent faire croire cela. Comme ils « sanglotisent » sur le thème, « comprenez vous que 3600 euros net par mois, cela puisse choquer les français », quand ces vrais cumulards sont à des 15, 20 ou 30 000 euros par mois ? Dites, il y en a combien des fils et filles de dans ce milieux ?

            Quant au « vote extrême », c’est à dire le vote pour des gens qui pensent que la politique cela se décide dans la rue, par la violence, et non par les urnes, il est très bas. si on ajoute un frange de mélenchoniens aux NPA et LO, cela ne fait pas 15 % de l’électorat à tous casser ; Tous les autres votes sont républicains et démocratiques. Ils respectent toutes les règles de la république. Les prétendre « extrémiste » c’est des goûts et des couleurs. Pas un constat juridique objectif.

            Je dirai même plus : les votes pour des partis extrêmes antiré publicains, LO, NPA, n’ont même jamais été aussi bas. Cela tient du prodige compte tenu de la situation. Je crois qu’on peut en être redevable à l’action du FN auprès des nouvelles couches d’électeurs.


          • Jonas Jonas 11 avril 15:28

            @eric
            Je vais essayer de répondre brièvement car vous ne m’avez pas bien lu. D’abord, j’ai dit que possiblement ce qu’a fait F. Fillon était légal (contrairement à ce que vous dites). Pour autant et c’est cela qui est grave : est-ce exemplaire et moral d’embaucher toute sa famille, parfois en stage, parfois à ne faire qu’une note, pour des sommes colossales, financées par l’argent du contribuable ? A cette question, vous allez me répondre que tout le monde ferait cela... Et bien moi je vous dis non. On a le droit d’être supporter d’un candidat. Quant à essayer de l’excuser de tout... D’autant plus, que vous prenez l’exemple fascinant des médias qui seraient tous gauchistes à vouloir la peau de F. Fillon. Il est certain que lorsque ceux-ci attaquèrent Cahuzac ou Thévenoud (tous deux proches de F. Hollande), là, les médias ne sont plus la cibles mais vos alliés. Un cas similaire à l’affaire Fillon a été rapporté par le « Petit journal » (que les supporters extrêmistes de F. Fillon taxent généralement d’affreux gauchistes) sur un ministre de F. Hollande, B. Le Roux (employant ses filles). 
            Pour conclure : il est vrai que Bouygues (détenant TF1), A. Weill, P. Drahi, V. Bolloré (grand ami de . Sarkozy) ou A. Lagardère (lui aussi très proche de N. Sarkozy), tous patrons de médias, sont bien connus pour être des gauchistes...
            Enfin, ne comparons pas ce qui n’est pas comparable : simplement sur une base démographique, la France des années 60 n’est pas celle d’aujourd’hui...


          • Onecinikiou 12 avril 02:37

            @Jonas


            Mais arrête ton cirque d’une naïveté sans borne : Mélenchon le franc-maçon du Grand-Oirent et ses ouailles sont mouillés jusqu’au coup eux-aussi dans les affaires et les passe-droits !



            Sauf que le système médiatique et les grandes publications, tenus par 90% de « journalistes » de gauche, le préserve étonnamment et fait preuve d’une infinie indulgence à son égard, inversement proportionnelle aux persécutions et diabolisation que le même sytème s’évertue à opérer à l’encontre de ses véritables ennemis et adversaires.

          • Le421 Le421 12 avril 09:18

            @eric
            Fillon revendique son honnêteté et la légalité de tous ses actes.

            Et je le crois.

            Plus grand chose à dire.

            Dernière trouvaille.

            Pas radié des listes électorales à son ancienne adresse, il n’aurait même pas du pouvoir se présenter aux élections...

            Une de plus.

            Les règles, c’est pour les autres !!

            Vous ne trouvez rien à redire ?

            Pas grave, il va être servi dans peur de temps...


          • Olivier Perriet Olivier Perriet 12 avril 09:32

            @Onecinikiou

            bonjour,
            donc je cherche vraiment à la loupe les traces de votre éventuel report au 2e tour sur JLM (dans le cas d’un duel Macron Mélenchon) dans cette diatribe.

            Je ne les ai pas encore discernées, pouvez-vous m’aider ??

             smiley smiley


          • Croa Croa 12 avril 12:15

            À eric
            Il ne faudra pas autant de temps que ça pour refonder la République. Deux ans au maximum (En raison des palabres incontournables au sein de l’assemblée constituante populaire ; La constitutions de 58 rédigée en petit comité s’est faite en peu de temps.)


          • eric 12 avril 13:49

            @Croa
            Essayez d’être sérieux et de justifier vos choix par de vrais arguments.

            Travailler avec des proches et de la famille est le lot commun, encore aujourd’hui, d’une très large partie de notre population.
            Et je ne vous parle même pas de ceux qui bossent avec leur amant ou maîtresse. En particulier à l’assemblée nationale.
            Ce n’est pas un problème moral. C’est plutôt une question de couple.... Il y a des gens, quand ils ont le choix, qui préfèrent retrouver leur conjoint le soir, d’autres qui trouve sympa de faire un job ensemble.

            D’après la CdC, le nombre de fonctionnaire à augmenté de 38% depuis 81. Pas la population française.

            Et qui plus est c’est faux !

            Les emplois précaires, les emplois sans avenir, les intermittents, les sous traitant qui ont eux même recours aux précédent, le secteurs associatif sanitaire et social para public mais financé sur argent public ( 1,6 millions d’équivalent temps plein de mémoire).

            Aujourd’hui, si vous faites le compte, votent à gauche ceux qui sont directement salariés ainsi et leurs clientèles dépendantes. Leur programme c’est des impôts et des dépenses publiques.
            De l’argent pour eux.

            On a le droit. Cela me parait difficile de considérer que c’est du gaullisme....


          • Onecinikiou 13 avril 02:27

            @Olivier Perriet


            Moi j’ai dit ce que je ferai. Ce n’est pas contradictoire avec le fait d’être lucide sur le système et les hommes. Mélenchon sa vertu il peut se la carrer au cul : il n’est pas plus propre que ceux qu’il agonit de son mépris. 

            Mais moi, contrairement à vous visiblement, je fais le distinguo entre les hommes, leur réalité, et leur programme. 

            Ce faisant j’ai bien vu et bien compris votre ralliement en rase campagne pour le front des pourris au second tour, un vote Fillon/Macron pour faire barrage à la souverainiste Le Pen ne vous dérangeant nullement. 
            Mais dites-le au moins, ayez le courage de vos opinions !

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 avril 09:33

            @Onecinikiou

            Donc vous dites que vous iriez voter sans hésitation pour quelqu’un sur lequel vous déversez des tombereaux de merde à chaque message ?

            C’est vachement crédible tout ça : vous ne trouvez pas que le « racolage bleu marine » est un peu gros ? smiley smiley 

            Quant à mon propre vote au 2e tour, déjà on y est pas, donc contrairement à vous (rires) je ne peux pas m’engager à 100% maintenant. Ensuite il me semble avoir été assez clair aussi, ou alors relisez : et si vous arrivez à voter Mélenchon, je crois que j’arriverais sans problème à voter bleu marine, vu que je ne passe pas tous mes coms’ à l’insulter smiley

            PS : si Mélenchon était au 2e tour (situation improbable, mais admettons), en l’état je ne pense pas que je voterais pour lui


          • Onecinikiou 13 avril 12:51
            Qui aime bien châtie bien cher Olivier Perriet,

            Je suis très critique vis à vis de Mélenchon en effet, mais je luis reconnais au moins une chose : une différence non pas de degré mais me semble-t-il de nature entre lui et les médiocres satrapes que sont Fillon/Macron/Hamon. J’espère ne pas me tromper, le cas échéant. 

            Encore une fois Mélenchon n’est pas la panacée, mais entre lui et les trois autres, sans hésitation je voterais Mélenchon. 

            Evidemment mon choix premier demeure plus que jamais Le Pen, jugeant la cohérence d’ensemble de son projet politique, géopolitique et macro-économique bien meilleure que celle de son ersatz de gauche.

            Voilà pour ma justification.

          • Olivier Perriet Olivier Perriet 13 avril 21:55

            @Onecinikiou

            au moins j’aurai appris quelque chose que j’aurais pas imaginé avant


          • michel-angelo michel-angelo 11 avril 14:51

            Merci pour cet article.

            Je suis un gaulliste de gauche refoulé et vous m’avez libéré.

            Je suis un gauchiste mais j’aime De Gaulle !?!?!?

            Gaulliste car c’est le plus grand chef d’Etat dans l’histoire de France. Indépendance de la France, mission universelle du génie français...

            Gauchiste car le peuple est la raison du combat et la solution au problème. C’est le peuple qui était dans la résistance, chacun à son niveau, chacun apportant son savoir-faire, cheminot, fonctionnaire, gendarme... vous me comprenez...

            Aussi car même si mes parents ne sont pas nés en France, j’admire ce pays, son intelligence. Je suis français et fier de l’être. Car la France n’est pas repliée sur elle-même comme le croient les Le Pen. La France est plus grande qu’elle-même. Elle est un phare et montre le chemin. Cela à toujours été ainsi dans l’histoire.

            A votre article je rajouterais ceci : ça suffit !

            Des mis en examen (Fillon, Le Pen), des marionnettes du MEDEF (Macron), une nostalgique de Pétain (Le Pen), ça suffit !


            • Harry Stotte Harry Stotte 11 avril 15:19

              @michel-angelo



              « Des mis en examen (Fillon, Le Pen)... »


              Là, il y a erreur. Marine Le Pen n’est pas mise en examen


              « ...une nostalgique de Pétain (Le Pen), »


              Et là encore ! Décidément. Il y en a qui sont comme maudits... 


              Marine Le Pen a, sur le fond, repris rigoreusement ce que disait Mitterrand, alors président de la République, en 1992 


              "En 1940, il y eut un État français, c’était le régime de Vichy, ce n’était pas la République. Et c’est à cet État français, qu’on doit demander des comptes. Ne demandez pas de comptes à cette République, elle a fait ce qu’elle devait !« Source


               »ça suffit !"


              On est au moins d’accord sur quelque chose

            • michel-angelo michel-angelo 11 avril 15:30

              @Harry Stotte

              Le Pen n’est pas mise en examen car elle a refusée de se présenter devant la police (courage ?....).

              Pas d’immunité ouvrière contrairement à elle...

              Et 5 ans de présidence c’est 5 ans à l’abri de la prison...

              Quand on fraude, on paye... mais pas pour elle...

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