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Accueil du site > Tribune Libre > Mon chat est mort ; la culture de l’arnaque

Mon chat est mort ; la culture de l’arnaque

Aujourd’hui je vais vous parler de ce qui est le plus important au monde. De ce qui nous intéresse plus que tout. Hélas, je vais devoir vous dire que ça ne va pas très bien sur ce front. Mais reprenons au commencement...

Quand les Romains flânaient aux bains, testant de l’orteil la température du tépidarium, ils philosophaient… Les BHL de l’époque jasaient sans doute des mêmes platitudes qui, 2 000 auparavant, avaient passionné les Sumériens. «  Les femmes ont-elles une âme, et si oui, dites pourquoi ? » Ou encore : « Quelle est la plus cruciale, la plus captivante la plus accaparante des relations dans lesquelles s’investit l’être humain, faire l’amour ou faire la guerre ?  » Qu’est-ce qui est le plus important ?

Pour l’âme des femmes, rien n’a changé. Le débat fait rage, plus féroce que jamais depuis qu’elles en ont elles-mêmes pris charge. Pour ce qui passionne le plus l’être humain, cependant, j’ai réfléchi. Je crois que le plus important ce n’est pas de se faire l’amour ou la guerre. C’est plus bête que ça. Je crois qu’on fait tout pour ne pas l’avouer, mais que, ce qui nous fascine le plus, c’est de rouler le voisin dans la farine, pour se dire que même si le destin nous traite comme des minus, on n’est pas si sot puis qu’il y a plus sot que soi. Comme la fourmi de Lafontaine qui « trouvait le ciron trop petit ».

Tant qu’il y a eu des gros pour se moquer grossièrement des petits à leur face même – et des petits pour en faire autant des gros dans leur dos, non sans une certaine petitesse – ce grand désir de blouser son prochain est demeuré un divertissement. Mais la démocratie est venue…

En démocratie, on s’est retrouvé entre sociétaires présumés égaux qui avions besoin les uns des autres et devions nous compléter. Alors on a cessé de seulement s’amuser à s’arnaquer : chercher à profiter les uns des autres est devenu un mode de vie.

Dans une société tertiaire, où presque tout le travail ne consiste plus en production, mais en échanges, tirer plus de chaque échange en donnant moins est devenu le BUT de la vie. On a créé une société mercantile. On fait du commerce. La guerre est au service du business et l’amour est sa récompense. On se passe la vie à tenter d’abuser du voisin. C’est le jeu.

Ça peut être une joute de l’esprit, comme acheter un tapis au Bazar à Istanbul ou un Van Gogh chez Sotheby. Ça peut être une forme de passe-temps pour les gens simples, pour la ménagère qui, promos en main, va de Wal-mart à Carrefour en cherchant « le meilleur prix » comme on chercherait le Graal. Ça peut aussi être l’obsession du mec qui va rouler une heure pour économiser un euro sur un plein d’essence. Un jeu.

Ça peut être tout ça, mais ça peut être plus grave. Ça peut être l’omniprésente mise en boîte dont est victime le consommateur qui ne sait vraiment plus comment se défendre, dans un monde ou produire et consommer sont les deux faces du seul jeu qui compte et auquel où nous sommes tous devenus incompétents.

Vivre en société, c’est avant tout pouvoir jouir de la compétence de l’autre en lui offrant la sienne… Mais qui va déterminer les termes d’échange, quand on ne connaît rien de la valeur de ce qu’offre l’autre, sauf le besoin qu’on en a, et que TOUT LE MONDE ne cherche qu’à en abuser ?

Des économistes parlent d’une « main invisible » qui, d’essais en erreurs, mène aux ajustements du lit à Procuste ou de Procuste au lit, mais le processus est long et n’est pas sans coût ni douleur…

Il y a d’abord les ajustements qui déterminent finalement le prix de vente de tout « sur le marché », en optimisant le rendement pour le vendeur qui est fonction de ce prix et du volume de la demande rendue effective a ce prix. Vraiment ? Mais il faut se demander à quel jeu lubrique se livre parfois la « main invisible »…

Est-ce qu’elle ne triche pas quand, pour tirer un max de tous, elle segmente le sacro saint « marché » en mini-marchés, de sorte qu’un médicament puisse se vendre 5 ou 10 fois plus cher aux USA ou en France qu’au Mexique ou au Congo par exemple ? Ou que le type qui occupe le siège à côté du vôtre dans l’avion puisse l’avoir payé trois fois moins cher que vous ? Le marché triche

Le marché triche, mais ce n’est pas le plus grave. Le plus grave, c’est l’inconscience et l’irresponsabilité nonchalamment revendiquée de quidam lambda qui a accepté, comme un acte de foi, que le but de la vie dans une société mercantile est de blouser tout le monde.

Car il n’y a pas que le prix des choses, il y a leur qualité sur laquelle on triche. Et c’est plus facile, surtout quand on parle de services plutôt que de biens. Plus facile, mais aussi plus grave s’il y a des dangers liés à l’utilisation d’un bien ou d’un service et que le vendeur, tout occupé à vous soutirer tout ce qu’il peut, néglige de vous en faire part.

Exemple récent, qui a fait du bruit sur Internet.  FULGATOR un fabricant de pesticides, a vendu un produit réputé anodin pour se débarrasser des puces à une acheteuse de bonne foi … dont les deux chats sont morts dans les deux jours suivants ! Émoi, protestation… Réponse du fabricant qu’on interpelle : “à vous de vous renseigner sur les effets du produit que vous achetez…”

Les Romains avaient déjà ce principe que c’est à l’acheteur de se protéger. CAVEAT EMPTOR ! L’admission brutale que chacun est là pour abuser de vous, et que c’est à vous de prendre garde. Mais cette attitude est bien dangereuse.

Dangereuse ici pour les chats, mais dangereuse aussi pour les irresponsables qui vendent ce genre de choses et donnent ce genre de réponses, car seul un long investissement dans la prière et le yoga peuvent faire que le propriétaire des chats n’ait pas à lutter contre la pulsion de rendre immédiatement indispensable l’usage d’une double prothèse dentaire à celui qui lui a fait cette réponse.

Dangereuse pour tout le monde, car l’irresponsabilité et l’absence de toute conscience professionelle sont les fléaux de notre société de consommatiom. Le consommateur est continuellement arnaqué à l’extrême limite de ce qu’il peut l’être.

Se protéger soi-même… Mais dans le monde complexe où nous vivons, cela n’est plus possible. Puis-je surveiller les relations de mon médecin avec toutes les compagnies pharmaceutiques ? Celles de mon avocat avec toutes les entreprises avec lesquelles je pourrais faire des affaires ? Est-ce que je puis vérifier ce qu’ont mis dans mes aliments tous ceux qui y ont eu accès ?

La main invisible ne nous protège pas du désir universel de tous d’abuser de nous… Alors on demande à l’État de le faire. J’ai expliqué déjà en détail, comment ce serait possible. On le fera sans doute. Mais ça ne règlera pas tout. On ne sera jamais à l’abri du psychopathe qui ne voit pas comment vous pouvez éprouver un sentiment pour un chat, ni pourquoi ce sentiment pourrait interférer avec son désir, legitimé par notre société, de vous prendre tout l’argent qu’il peut.

Est-ce que nous voulons vraiment que l’ultime résultat de notre tradition judéo-chrétienne soit cet affrontement cauteleux, hypocrite, incessant entre tout le monde et chacun pour arracher à l’autre un dernier centime ?

Le pourrissement de la relation entre nous tous est exponentiel et cette question ne restera donc pas sans réponse bien longtemps. Si notre civilisation n’y apporte pas la bonne réponse notre civilisation disparaîtra. Et elle l’aura mérité.

Pierre JC Allard


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58 réactions à cet article    


  • Fergus Fergus 5 décembre 2011 11:05

    Bonjour, Pierre.

    Cette vision de la société ne correspond pas à ce que j’en connais. Non que cette « culture de l’arnaque » n’existe pas, mais elle n’est pas le fait de tous, loin de là.

    Même dans les activités commerciales ou artisanales, pourtant au coeur de la culture du profit, aussi modeste soit-il, on trouve des cas de comportements non dictés par cette « loi » non écrite qui, dans la mythologie, se traduit par un Dieu unique pour le commerce et les voleurs.

    Un exemple me concernant : un jour, arrivant de Paris dans ma maison du Finistère, en pleine campagne, je n’ai pu refermer la porte au moment de ressortir vers 19 h 30 : serrure bloquée. J’ai appelé un serrurier qui est venu de Morlaix (à 7 km de là). L’affaire étant bénigne, la réparation a pris moins d’une minute. Le serrurier a refusé tout paiement (pas même le prix du déplacement), au motif que cela relevait du type de service que chacun doit rendre à un voisin en fonction de ses compétences. Un cuisiniste m’a également rendu service un jour de manière gratuite en m’envoyant un ouvrier pour un dépannage hors de tout contrat de maintenance.

    Les margoulins, les profiteurs, les escrocs, les voraces de tout poil existent bien sûr, mais nous aurions tort de croire qu’ils sont le reflet de toute la société.

    Cordialement.


    • foufouille foufouille 5 décembre 2011 13:08

      solution
      acheter ses pneus sur le net
      et pas a la derniere minute


    • kéké02360 5 décembre 2011 14:30

      déjà appeler à voter Hollandaréva c’est une arnaque !!! smiley

      le fucky-schéma c’est ici :

      http://www.greenpeace.org/france/fr/campagnes/nucleaire/Nucleaire—au-coeur-du-reacteur—liveblog/ 


    • platon613 5 décembre 2011 14:34

      ALERTE ! GROUPAMA EST EN FAILLITE ! RETIREZ VOS AVOIRS AVANT QU’ILS NE DISPARAISSENT !!!

      Le 1er assureur des collectivités GROUPAMA est en faillite. Solution in extremis : la Caisse des Dépôts envoie un chèque de plusieurs millions d’euros pour lui permettre de tenir jusqu’à la fin de l’année. Attention à vos avoirs dans cet établissement !...

      http://www.news-26.com/econmie/1411-groupama-est-en-faillite.html


    • Fergus Fergus 5 décembre 2011 15:28

      Bonjour, Ekaterina.

      Rassurez-vous (si je puis dire), je me suis également fait arnaquer... à Paris, par un artisan plombier et un artisan serrurier. Sauf à bénéficier d’une recommandation, on ne sait jamais sur qui on l’on va tomber dans la capitale. Mais, en 15 ans en Bretagne, je n’ai jamais eu le moindre problème.


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 15:50

      Merci Fergus


      Ce commentaire était indispensable. Oui, il y a toujours un pont blanc dans un monde noir, comme dans ces représentations taoïstes des deux spirales qui évoluent sans cesse. Le bien reprendra du mieux. Je passe mes hivers au sein de cultures, en Inde, aux Philippines, etc., où, comme au Finistère peut-être, il n’est pas si mal en point.

      Je constate seulement que l’on va vers un solstice et j’ai hâte que ça remonte. C’est sans doute le total cynisme de l’affaire en Libye qui m’a donné le coup de grâce, mais c’est le désintérêt presque universel pour un travail bien fait, le manque de conscience professionelle dans le systeme de santé au Québec dont TROIS (3) de mes amies ont vécu récemment des conséquences dramatiques et cette tendance que je perçois autour de moi à se faire justice soi-meme qui me minent peu à peu.

      Je vais essayer de ne PAS voir - au moins pour un temps - la mesquinerie de celui qui arnaque, mais le potentiel de solidarité chez ceux dont on abuse. Je vais réserver mon jugement avant de dire trop haut que ce sont les psychopathes qui gagnent.


      PJCA




    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:04

      @ ekaterina


       Nous savons que la nature humaine est égoïste et veule ; ce sont des facteurs ’darwiniens’ de survie, si on peut dire. Mais l’arme secrète de l’humanité a toujours été que même si en groupes on fait souvent des bêtises, parce qu’on se sent plus fort, on peut aussi rendre l’« hommage du vice à la vertu » et au moins PRENDRE PARTI pour le bien. C’est ce qui nous protège du pire - pas toujours, mais la plupart du temps - et en société on avance un peu. Dans la solidarité

      C’est cette solidarité que je vois se désagréger, comme si un virus mortel d’individualisme nous avait été inoculé. Il faudrait trouver la cure miracle...  Quand vous soulignez que tout se passe mieux si on fait 1’90 m et 120 kg, vous résumez en une seule image POURQUOI tout va au diable. Nous n’avons plus la solidarité qui est nécessaire pour étayer un État de droit. Or chacun pour soi, les psychos gagnent.



    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:09

      @ Foufouille


      C’est sauter dans la chaloupe de sauvetage. Ce qui n’est pas bête, au contraire, mais signifie qu’on a déjà fait son deuil du paquebot...

      PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:19

      @ Platon 616


      Passer le tuyau est déjà un commencement d’altruism. mais reste un peu au niveau du sauve-qui-peut dont je parlais à Foufouille . Si vous ameutez les assurés, faites un proposition de rachat du groupe pour en faire une mutuelle, demandez un soutien financier IMMEDIAT de l’État et convergez vers la préfecture avec des tracteur et chate fermir un fourche... vous devenez une partie de la solution.



      PJCA

    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 17:04

      @ Fergus


      Les caprices de la mise en page créent l’illusion que ma première réponse est a votre deuxième commentaire, ce qui peut rendre le lecteur perplexe.... 

      Pour ce deuxième, « Connaître quelqu’un » est en effet à devenir indispensable, remplaçant la société républicaine de solidarité qu’on avait en tête par une mosaïque d’appartenances croisées. Il faudra peut-être s’y faire, mais il serait bon alors qu’on en tienne compte et qu’on adapte la structure sociale à cette nouvelle donne...


      PJCA

    • foufouille foufouille 5 décembre 2011 17:50

      @ pierre
       plutot de l’economie
      le garagiste vends ses pneus 300 les deux
      60 sur le net sans la pote
      20 a 30 en plus


    • foufouille foufouille 5 décembre 2011 17:51

      60 sur le net sans la pose


    • 8119 6 décembre 2011 18:45

      Tout le commerce repose sur le principe qui consiste à acheter le moins cher et revendre le plus cher possible.
      Ensuite, peut-être que certains sont plus scrupuleux, car ils misent sur le long terme, mais le deuxième adage du commerce est qu’il faut tout penser à court terme : il vaut mieux dix arnaques différentes qu’un produit fiable. Et celui qui n’opère pas de cette manière, se fait racheter par les autres. C’est la loi du plus fort.


    • Jason Jason 5 décembre 2011 11:23


      Très bon article, merci. Tout cela est bien triste.

      « En démocratie, on s’est retrouvé entre sociétaires présumés égaux... » Mais il ne s’agit là que de l’égalité devant la loi. Et les gens bien intentionnés se sont bien gardés de parler d’égalité de condition, qui n’existera jamais

      Il suffit de faire des lois tordues, de faire en sorte que l’Etat arbitre d’une certaine façon en faveur de qui l’on sait, et hop, la roublardise est légalisée.

      « Mais qui va déterminer les termes d’échange, quand on ne connaît rien de la valeur de ce qu’offre l’autre, » et ajoutez à cela la désormais célèbre notion d’asymétrie de l’information économique, et le tour est re-joué.

      En plus, une bonne louche de psychologie de bazar qui constitue la base des théories économiques dominantes. L’économie de marché, la fameuse loi de l’échange équilibré, n’est qu’une vaste foutaise.

      Comme le dit Fergus, il y a des exceptions, mais elles sont rares.


      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:22

        @ Jason


         Bien d’accord sur tout, y compris la « psychologie de bazar qui constitue la base des théories économiques dominantes ».


        PJCA



      • ddacoudre ddacoudre 5 décembre 2011 11:54

        bonjour j’en claude

        notre civilisation est devenu une œuvre close, donc faute de se réformer elle implosera.
        à un ami pasteur je disais souvent que la bible de texte fondateur est passé à texte destructeur pour deux raisons, une celle de vouloir détenir une vérité absolu qui rend ses œuvres closes et transforme un saut « civilisationnel » en cercueil .
        l’autre souvent imager par un dicton asiatique, le sage montre la lune le saut regarde le doigt.
        c’est ainsi que la bible, est tous les systèmes clos ne sont que le doigt du « sage » qui nous habite (la vie émotionnelle) un jalon qui ouvre la route jusqu’à la compréhension de la vie que nous portons.
        si les croyants atteignent dieu en n’ayant plus besoin d’intercesseur, nous nous faisons exactement l’inverse nous construisons sans cesse des intercesseurs, des jalons que nous transformons en autoroute verrouillé pour aller beaucoup plus vite et en sécurité vers la dictature d’un monde ’marchandisé" comme tu l’expliques.

        je te colle un texte que j’avais écris en 99.

        54 - Le poids des mots et la dialectique qui enserre la pensée et la « ghettoïse » mais pour combien de temps.

         

        Le poids des mots…

         

        Je viens d’utiliser l’expression « valeurs sociales codifiées », et comme cette codification organise aussi les échanges, nous avons qualifié cette activité « d’économie ». Mais je considère que le terme activité socio-économique convient mieux pour définir ce que nous appelons simplement l’économie. En effet, les termes, social et économique, sont indissociables à partir de l’instant, où la quasi-totalité de nos émotions passe par une représentation instrumentale les illustrant (l’amour, la mort, la joie, l’amitié etc.). 

        Je m’en explique dans l’exemple ci-dessous.

        Le jour où l’homme a pratiqué le culte des morts, où l’émotion est devenue rite, sans rentrer dans les explications, cette ritualisation s’est concrétisée en occident par l’usage de produits, exemple le cercueil.

        Ensuite, ce cercueil est devenu la représentation de l’expression du degré d’affliction et de la conception de la vie qu’avait le défunt (testament) ou ses proches (il voulait être enterré simplement, sa famille lui a offert ce qu’il y avait de plus beau).

        Ainsi, le cercueil, un simple produit, a acquis du seul fait de l’expression d’une émotion humble ou ostentatoire, une valeur marchande différente, incluant cette émotion.

        Valeur marchande d’ailleurs perceptible par les personnes extérieures à l’événement ou satisfaisant à l’idée de l’hommage qu’avaient les personnes liées à l’événement.

        De manière que l’usage culturel d’un enterrement (le cercueil), au-delà des mots, s’évalue au montant de la dépense inutile ou superflue que justifie la nécessaire communication de son affliction tournée vers l’extérieur, tournée vers la communauté, organisée, réglementée, et codifiée par elle.

        De cette façon, nous pouvons quantifier, en valeur de marché, l’expression de chacune de nos émotions.

        Ainsi, quelqu’un regardant la société peut à juste titre penser que c’est l’économie (la production de biens) qui tire le marché, puisqu’il existe des produits pour valoriser chacune de nos émotions (parce que les hommes ont utilisé cet usage culturel, le cercueil) pour en faire une source de revenu, puisqu’il nécessite une activité constante.

        Si bien que nous considérons en conséquence, que la valeur marchande du produit que nous utilisons est le déterminant de la valeur de l’émotion déclarée, et ce, même s’il est difficile de quantifier la valeur de la représentation sociale (la surjection qualitative), le signe social, par des paramètres autres que financiers (dépenses sécurité sociale, maladie retraite, les divers budgets de l’État par exemple).

        En conséquence, l’homme a donc par l’invention de règles et de structures élaborées à l’aide de mots et de concepts, quantifiées et appliquées une valeur à toute chose, pour pouvoir lire son activité sociale, ce que personnellement j’appelle- la qualification mesurable de notre activité sociale – et que nous nommons, « l’économie ».

        De ce fait, la lisibilité de notre activité sociale a fini par délimiter deux secteurs distincts dans cette activité sociale, le social et l’économique, que nous opposons en permanence.

        Cette qualification fait l’objet, de ce que j’appellerai une manipulation linguistique selon les mots que nous utilisons pour définir ou désigner ses aspects.

         

        Cela se caractérise par l’approche que nous faisons de terme qualifiant nos besoins « sociaux ». Ainsi, depuis quelques années, les contributions à l’activité sociale, cotisations sociales ou impôts de toutes sortes (prélèvements obligatoires), sont qualifiées de charges, et perçues comme telles par de plus en plus de citoyens.

        Ces derniers en viennent alors à réclamer leurs réductions, en pensant qu’en disposant de la plus grande part de leur revenu économique, ils éviteront le coût de l’organisation sociale, tout en pouvant en espérer les mêmes services, pourtant nous le retrouverons dans le prix de chacun de nos produits, seulement il sera caché à notre regard, et pour le retrouver il faudrait se livrer à une analyse comptable, ce que nous ne ferons pas. Analyse que nous ne ferons pas par ignorance ou simplement parce que nous en avons ni le temps ni les moyens, tandis que lorsqu’on nous les prélève, là nous le voyons. Alors voulons-nous être des autruches ?

        Culturellement, le mot impôt nous rappelle toujours qu’il pénalise les plus faibles, et que les plus riches y échappent, ce qui est certainement vrai dans l’appréciation du revenu (déclaration du revenu). Il nous renvoie à des images d’Épinal de notre histoire. L’impôt de Philippe le Bel, en passant par Colbert et bien d’autres, a forgé l’identité nationale et a toujours mécontenté l’opinion.

        Les contributions - elles - revêtent ce caractère de participation à quelque chose dont nous ne serons pas nécessairement bénéficiaires.

        Les cotisations – elles
        - sont mieux perçues, car en cotisant, nous nous ouvrons l’accès à un droit.

        Les charges – elles
        - sont des horreurs ; C’est le fardeau, le poids, la douleur, la gêne. Il ne manque pas de qualificatifs qui rappellent la pénibilité de toute chose, dont nous essayons de nous séparer.

        Toutefois, quand nous regardons de plus près ces prestations que nous qualifions de charges, nous nous rendons compte qu’elles sont la couverture financière de nos vicissitudes humaines, et celles de tous les besoins, collectif et individuelle, que nous exprimons.

         

        Ainsi, tout ce qui représente les ressources obligatoires de l’État ou des collectivités territoriales, ou encore des organismes de protection sociale, légiférées et organisées par lui, se qualifient de plus en plus, de charge (à la charge de l’État).

        De fait, elles perdent leur caractère de régulation des inégalités (type, taux et tranches d’impositions), tandis que leurs corollaires, les dépenses à usage collectif, perdent leur caractère « redistributif ».

        Cela, au bénéfice d’organismes privés à but lucratif qui paraissent concurrentiels, offrant l’illusion que nous ne payons que pour nous-mêmes. Pourtant, quand l’on remonte le circuit économique, l’on s’aperçoit que l’on paie tout de même pour les autres, sous toutes les formes, avec en plus les dividendes des actionnaires. Mais voilà, nous les adultes, nous sommes comme les enfants, nous aimons les contes merveilleux qui nous disent que nous serons roi ou reine pour nous cacher que nous ne sommes que des serfs, et nous sommes contents, pourvu que nous ne voyions pas de quelle manière nous réglons l’addition, même si elle est plus chère.

        je termine ce long commentaire par celui que j’ai adressé à joël.

        dans ton article tu fais référence à la mécanique quantique qui est exactement l’ouverture de l’esprit vers l’infini des possibilités, alors que la physique traditionnelle, et fondatrice, comme le langage, mais comme lui restrictive, car les mathématiques ne sont que cela un langage.

         produit de notre cerveau il n’y a pas plus de raison que la mécanique quantique décrive une réalité autre que psychique, qui également devient fondatrice, et donc à son tour castratrice, jusqu’à un nouveau rebond, elle entre dans les espaces infini qui enveloppent les langages.

        comprendre cela évite d’imaginer que l’on peut détenir une solution systémique durable, sans avoir à s’interroger sur nos relations humaines dont elles ne sont qu’une émanation.
        nous sommes là devant un gigantesque paradoxe que les scientifique connaissent bien que chaque réalisation entraine plus de questions que la réponse formulé.
        Einstein avait écrit, à peu prés nous tenons un bout de la queue du lion, mais vu sa taille celui-ci doit être énorme.
        Socrate lui avait dit en apprenant nos souvenirs nous croirons être savant, mais nous ferons qu’un commerce incommode de nos souvenirs en oubliant de nous interroger de l’intérieur, et nous deviendrons des savant sans l’être.
        notre ignorance nous impose d’arrêter les choses pour édifier des réalisation que la vie bouscule sans cesse, sinon nous serions « dieu » et serions une valeur nulle car il n’y aurait plus d’entropie qui est l’essence de notre existence.
        se dispenser de philosophie est une grande erreur de notre époque.

        cordialement tout interessant de te lire.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:30

          @Ddacoudre


          « La bible de texte fondateur est passé à texte destructeur pour deux raisons, une celle de vouloir détenir une vérité absolu qui rend ses œuvres closes et transforme un saut »civilisationnel" en cercueil 

          OUI. Faire disparaitre les dogmes qui sont autant de ramassis de stupidités et concentrer sur une éthique. Tout pourrait commencer là.



          PJCA

           (Merci pour le texte. Si vous l’envoyez à Centpapiers il sera re-publié)

        • Ariane Walter Ariane Walter 5 décembre 2011 16:45

          JC,

          Oui, il faut expurger les livres saints (bible, torah et Coran) qui sont en fait des livres malsains. On y verra alors plus clair.

          Sinon, excellent article. Un brin pessimiste pour une Confucéenne comme moi.
          Mais très profond, pragmatique et bien réel, hélas.

          Mais il y a aussi ceux qui veulent vendre ou offrir le meilleur d’eux-mêmes. Et je pense , nonobstant votre article, qu’ils sont la majorité.


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 17:57

          @ Ekaterina


          Merci. Vous faites aussi le pont vers plus que cet article.. .ce qui vous impose l’obligation morale d’en écrire un. J’irai aussi vous commenter. 

          PJCA

        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 18:04

          @ Ariane Walter


          Il y a aussi ceux qui veulent vendre ou offrir le meilleur d’eux-mêmes. Et je pense , nonobstant votre article, qu’ils sont la majorité...

           Merci, mais je croirai qu’ils sont la majorité quand ils auront fait élire l’un des leurs... smiley


           PJCA

        • Ariane Walter Ariane Walter 5 décembre 2011 18:57

          JC

          Bonne réponse


        • Taverne Taverne 5 décembre 2011 13:21

          De l’absurdité du sens. Enfin du sens tel qu’on l’entend communément. Mais c’est ici le poète qui parle...


          • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:32

            @ Taverne


             Le poete devrait parler plus souvent... smiley

             PJCA

          • Vipère Vipère 5 décembre 2011 18:59

            Le poète a toujours raison  !



            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:36

              @ Le renard


              Je n’ai pas l’habileté de mettre votre montage en ligne, mais je serais heureux que vous le fassiez. Vous pouvez aussi l’envoyer à Centpapiers où je pense qu’on pourra le faire


               PJCA

            • mortelune mortelune 5 décembre 2011 14:23

              Joli article très bien écrit qui montre que BHL a du soucis à se faire en prenant les français pour des ’imbéciles’. 

              je veux juste ajouter que notre tradition judéo-chrétienne est forcement malade dès le départ puisqu’elle s’appuie sur deux religions qui s’opposent au plus haut point. Comment cette alliance a pu voir le jour quand on sait que les juifs ne reconnaissent pas Jésus comme le messie. Cette association « impossible » est une arnaque qui justifie toutes les autres arnaques puisqu’elle s’appuie sur le mensonge et la tromperie.

              On va me faire remarquer qu’il n’y a rien d’immorale à avoir une culture judéo-chrétienne et que les temps sont révolus pour ces « gueguerres ». Certe ! mais n’empêche que nous sommes aujourd’hui la somme de tous ceux qui nous ont précédés et qu’ainsi la mémoire collective est pour le moins contradictoire. 

              Cordialement,

              PS. les pauvres chats quand même...


              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:43

                @ Mortelune


                 Dire « judéo-chretien » est faire allusion a une culture ; il est indéniable qu’ii y a eu des transferts qui justifient cet amalgame dans certains contextes. Cela dit, pour les Juifs le christianisme est une hérésie et, pour les Chretiens, le judaisme une ébauche dépassée. Juifs et Chrétiens ne partagent pas toutes les même valeurs morales, ça va de soi...

                 PJCA

              • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:49

                @Alchimie


                « Le monde n’est pas plus complexe qu’hier, on est juste plus conscient de sa complexité. » 

                 Bien sûr.

                « l’homme n’est pas le maitre de l’Univers et ne peut pas construire une société parfaite, (Bien d’accord) c’est plutôt une bonne nouvelle.(un constat..)

                 »De là à dire que le consommateur est une victime et que tout le monde « triche », il y a un pas"

                 Il y a plus qu’un pas... c’est un énoncé qui ne prétend pas découler de ces prémisses.

                 PJCA



              • Marc JUTIER Marc JUTIER 5 décembre 2011 14:50

                Merci Mr Allard pour cet article !

                c’est exactement ce que je pense et ce que j’écris depuis des années !
                d’ailleurs pour ceux qui ont fait des études supérieures 
                on nous a tenu à peu près ce discours dans notre cours de marketing :
                « la bêtise humaine est la seule mine inépuisable et le but du marketing c’est de trouver les moyens d’exploiter ce filon »

                merci également pour la pointe d’humour ! ce qui ne gâche rien !


                • Fergus Fergus 5 décembre 2011 15:35

                  Bonjour, Marc.

                  Ancien responsable de formation ayant eu en charge des responsables de marché et des responsables de produit, je confirme ce discours tenu dans la plupart des écoles et organismes de formation au marketing et à la vente.

                  Par chance, les cahiers des charges que j’ai été amené à élaborer durant mes années passées dans ce métier ne portaient pas sur les aspects cyniques du marketing mais plutôt sur des domaines comme « l’analyse de la valeur » ou « l’intelligence marketing ».


                • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 16:52

                  @ Marc Jutier


                   Je ne suis pas convaincu que vous allez entrer l’Élysée,,, mais bonne chance, Comme vous le dites, une pointe d’humour ne gâte rien. smiley

                  PJCA

                • restezgroupir44 restezgroupir44 5 décembre 2011 16:56
                  Bonjour,

                  -délitement des valeurs, mondialisation sans éthique,macdonalisation de la culture,guerres de tous contre tous.

                  « Les vices des gouvernants et l’imbécillité des gouvernés dominent. Je pense que l’espèce d’oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l’a précédée dans le monde. »
                  Alexis de Tocqueville

                  A voir absolument

                   



                  • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 18:51

                    @ Restezgroupir44


                    « Je pense que l’espèce d’oppression dont les peuples démocratiques sont menacés ne ressemblera à rien de ce qui l’a précédée dans le monde. »

                    On peut compter sur les oppresseurs pour se renouveler, demain comme au temps de Tocqueville. Ce qui est ’stimulant« , aujourd’hui, c’est de voir que ce qu’on appelle la démocratie permet une oppression plus diffuse, mais encore plus complète que toute dictature. On a compris comment ça se passe entre les deux oreilles du sujet et je ne vois pas comment on pourrait éviter que ceux qui disposent du contrôle de l’information et des moyens de la corruption puissent obtenir l’adhésion d’une majorité numérique de la population.

                     Ceux qui me lisent m’ont fait remarque que je parlais de plus en plus d’éthique et de comportements individuels. C’est que je crois que j’ai dit tout ce que j’avais à dire sur les MÉCANISMES d’un Nouvelle Société, dont l’élément crucial que ces mécanismes doivent »’inviter le changement’ pour s’adapter qui circonstances qui ne manqueront pas de se transformer, ce qui doit désormais être pris en compte AVANT toute révolution..

                    Ce qui fait défaut, ce n’est pas un projet ni un plan de transformation sociale t : j’ai 1 200 articles en ligne et vous pouvez commencer ici smiley  Ce qui manque, c’est un désir de changement. Ce désir de changement n’existe pas chez ceux qui, même s’ils sont une toute petite minorité en nombre, sont néanmoins une « majorité effective » de la population en ce qu’ils ont le pouvoir d’imposer leur volonté à aux autres.

                    Cette majorité effective est satisfaite. Rien ne changera donc que si elle modifie sa façon de pensée... ou si elle perd ce pouvoir. L’une ou l’autre de ces conditions ne se réalisera que par un travail sur l’esprit. L’esprit de ceux qui dominent... ou de ceux qui peuvent les renverser.

                    PJCA

                     



                  • Vipère Vipère 5 décembre 2011 17:49

                    Bonjour à tous et à JC ALLARD

                    Votre chat est superbe ! Enfin si c’est le vôtre.
                     
                    Une réclame réussie pour illustrer votre article sur les us et coutumes de nos félin, pas ceux de la politique tout de même ?

                    Le mieux est de lire pour voir de quoi que ça cause vraiment !


                    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 18:54

                      Ce chat n’est pas à moi et j’ai pris sa photos parce qu’il me semble clair qu’il ne peut être a personne sauf à lui-même : appelez-le Liberté.


                       PJCA

                    • Vipère Vipère 5 décembre 2011 19:03

                      Liberté, chat alors quel joli nom pour un chat !


                    • velosolex velosolex 5 décembre 2011 17:56

                      Je suis pour ma part pour les verres progressifs, attendue que toute vérité est relative, et que les êtres humains sont tous aussi différents les uns des autres, et même chacun différents selon l’âge de la vie et même l’heure du jour.

                      Moi-même je ne suis pas trop sûr de me connaitre, et m’étonne parfois dans le bon sens, mais parfois aussi il faut le reconnaitre dans le mauvais.
                      Je serais assez capable de me foutre des pneus pourris à l’arrière de ma bagnole en me mentant affreusement.

                      Au moment on l’on désespère de l’humanité, arrive parfois un moment de grâce, un peu comme nos cieux de Bretagne, si changeant.
                       Voilà que vous aviez mis votre ciré et que tout à coup le soleil perce à travers les nuages.
                      Bon, j’arrête, je crois que je commence à devenir gonflant, voir pompier, et que les pneus risquent d’éclater si j’abuse sur la pression.


                      • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 5 décembre 2011 19:01

                        Breton ? Fergus nous dit beaucoup de bien de vous. Alors si c’est par vous que le soleil perce, vous pouvez abuser un bon coup smiley 


                         PJCA

                      • velosolex velosolex 5 décembre 2011 21:35

                        Pierre et ЕкатеринаSelenaOndirignee

                         

                        Hyperbole, est-ce une bonne marque de pneus ?
                        Bon, je voulais simplement dire que par paresse d’esprit ou par souci d’économie stupide, il peut m’arriver de faire des mauvais choix.
                        Mais c’est vrai qu’on a alors qu’à s’en prendre qu’à soi même. Responsable et coupable. On peut toujours se maudire et se botter le cul.
                        Plus difficile de dénoncer et de punir les professionnel cyniques, que le lapsus ministériel « responsable mais non coupable » entérinera dans les mœurs comme désormais pratique courante, de même que dans un autre domaine, la fameuse sortie du Richard Virenque,ne trouvant pour affirmer son innocence dans une affaire de dopage, qu’on l’avait chargé " en dépit de mon plein grès".

                        L’arnaque a toujours fait partie du jeu des hommes.

                        Les faux monnayeurs ne datent pas d’hier, mais reconnaissons que notre époque les a légitimés. Si l’on peut rire de la vanité exploitée, comme dans la fable du corbeau et du renard, l’intolérable est patent quand il s’exerce envers quelqu’un se trouvant dans une position de faiblesse, de maladie, d’accident, de vulnérabilité, et qui n’a pas le choix, sinon de faire confiance et de s’en remettre alors totalement à l’autre.

                        Une telle position crée parfois une empathie, et suscite une générosité qui vous réconforte avec l’humanité. La mythologie grecque fait l’apologie de l’accueil des gens vulnérables, des mendiants que l’on accueille pour la nuit dans son logement misérable, et qui se révèlent au matin deux dieux déguisés…Ainsi la morale nous dit qu’on récolte ce que l’on sème, et que nous serons jugé au poids de nos actions.

                         Mais ce ne sont plus ce genre d’actions qui sont maintenant cotés en bourse.

                        Les prédateurs du sang contaminés, les responsables des labos Servier, ayant vendu le Mediator, ce fameux poison distribué sous ordonnance, et remboursé à cent pour cent par la sécu, voilà des exemples d’affaires atterrantes, nous montrant qu’on est passé dans ce domaine là aussi du bricolage à la grande industrie, et dans des domaines qu’on pourrait croire sacrés.

                        Ce sont devenus eux aussi des vendeurs, cette nouvelle valeur sociétale

                        Etre un bon vendeur, cela demande certaines qualités.

                        La plus grande, en terme d’intérêts sonnants et trébuchants, je précise, en prenant le parti du diable, c’est de faire totale abstraction de ses sentiments moraux.

                        Il en est même encore une plus grande, qui dans certaines entreprises, fera qu’on vous montrera en exemple : C’est de tirer une satisfaction d’arnaquer l’autre.

                        « Ah ah ! Je  l’ai bien baisé ! »

                        Source d’une marge encore accrue

                        Tout le champ du psychopathe et du pervers.

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