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Monstre sacré au coffre de béton pour les chorégies du monde

Pour l’instant, je m’incline devant la douleur, la souffrance de tous ceux qui ont su t’aimer. Je laisse quelques instants ma souffrance aux siens avant de vous faire part de la joie, que j’ai eu l’honneur de partager dans notre complicité. Que cette dernière se soit passée en Europe ou sur un autre continent. Merci Luciano pour tout ce que tu as su nous apporter, tout du moins à ma personne, par ta simplicité. Souviens-toi, où que tu te trouves, notre première rencontre eut lieu dans le cadre des Chorégies d’Orange. S’ensuivit un repas à Beaux-Manières en Camargue, la suite nous appartient. Volontairement je laisse « le présent » dans le texte, comme nos souvenirs en ma mémoire. Il tire sa gamme ce 6 septembre 2007. Sans connaître le solfège, il est l’un des plus grands, un souvenir en sa compagnie avec Placido Domingo aux jeux Olympiques de Barcelone en 1992, un secret et plus, merci.

Luciano Pavarotti (1935-2007)

Dans un habit qui lui colle à la peau comme ses interprétations, il apparaît sous l’Empire de la Nèfle de l’homme au regard de « marbre ». Comme pour mieux communier, communiquer avec son « public ».

Que sa venue soit d’ordre privé ou inscrite sans l’être dans les fastes Chorégies d’Orange, on ne peut, on ne doit en aucun cas faire de passe-droit pour « certains »... et un « veto »... pour d’autres...

Chacun, de l’élu au spectateur, à l’acteur, a son rôle dans une définition que tout académicien ne saurait trahir.

La valeur des Chorégies d’Orange ne peut une « seconde » être mise doigt au sol, tant par la qualité représentative que par son organisation.

Le seul point obscur, cela se conçoit lorsque les clameurs se sont tues dans un faste qui ne laisse subsister aucun doute.

Mais, il faut rendre hommage aux « mécènes » et aux « bonnes volontés » sans qui les Chorégies perdraient de leurs couleurs ; tous ne peuvent être cités, mais la « Fondation France Telecom » reste en tête, la preuve est faite que le monde de la « culture » passe par le monde de la « communication » donc par un sens de liberté.

On ne peut en dissocier les élus du peuple tant leur engouement pour les Chorégies sont flagrantes qu’il s’agisse :

  • du Conseil général de Vaucluse,
  • du Conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Comme les douze coups de minuit, Luciano Pavarotti apparaît dans la défiance de la nuit pour mieux sentir et tenir son public. Le ton ne s’est pas mesuré et l’osmose s’est faite. En guise de grand ténor, sa renommée internationale passe par le faste de sa prestance.

Un engouement retient tous les souffles quand, à 21 h 30, sous la direction de Léone Magiera, l’orchestre lyrique d’Avignon entame l’entrée du spectacle.

Les Chorégies d’Orange ont su emmener pour la première fois ce ténor au coffre de béton dit Pavarotti.

De l’Est à l’Oural, de l’Espagne à la cité des Vassaux, le répertoire de la bête sacrée nous fait rêver en jonglant avec « Verdi », « Massenay », « Puccini », et tant d’autres sans oublier l’opéra le plus joué dans le monde, Carmen de Bizet, même s’il n’en a effleuré que la fantaisie.

« Don Pasquale » de Donizetti ne coupe rien. Les souffles restent suspendus et une seule ombre éventuelle subsiste au tableau. Pour cela Pavarotti est incomparable comme peut l’être tout homme d’art au summum de son savoir.

Mais, l’ombre citée plus haut a semblé gêner Auguste cet empereur, la totalité des interprétations ne différenciait pas les livrets de leurs auteurs et restaient dans la langue si chère à la Squadra.

C’est le seul regret de l’Européen mélomane où le rôle et la fonction de l’impresario se confondent.

Quoi qu’il en soit les dés ont été jetés, les rappels multiples et il fallait l’étoffe d’un véritable monstre sacré pour oser affronter le théâtre antique et ses mélomanes.

M. Luciano Pavarotti, vous avez fait passer une onde, puisse le chemin ouvert être suivi. Les mains rougies des présents n’avaient pas besoin d’éclair dans la nuit. Faites-nous encore rêver...

Une remarque sortie de son cadre dans laquelle quel que soit le talent de Michel Fugain ou de la Compagnie créole, il y a lieu de s’interroger si le lieu correspond à ce type de spectacle qui fait que les tubes tombent en poussière et que des Créoles aux salles d’opération on a envie de passer à table de façon moyenne pour ne pas être déçu.

On peut donc légitimement se poser la question, le théâtre antique d’Orange correspond-il réellement à ce type de spectacle ?

Messieurs les organisateurs et vous les saltimbanques, les réponses vous appartiennent. Merci pour les Chorégies du peuple et ses divers spectacles dont certains nécessitent une lente maturation.

La présente édition spéciale fut écrite par Le Panda en 1996, dans « L’essor 84 » le plus simple il me semble reste de me souvenir que Luciano Pavarotti a réuni à lui seul, les différentes classes sociales, les peuples des continents. Ils sont venus, ils ont entendu, et Aïda retrouve à la sortie comme tout un chacun, le chant de gloire de la paix. Dans le sens des chœurs de Nabucco de Verdi. Tempo sur lequel le maestro ferma le théâtre antique, laissant les colombes planer, comme son empereur en ce lieu mythique. Merci Monsieur l’artiste, vous êtes en nos cœurs comme l’eau source de vie et de culture.

Le Panda

Patrick Juan

Mots-clés

Musique

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  • vote :
    Par Léon (xxx.xxx.xxx.77) 7 septembre 2007 17:45
    Trolléon

    Quelle est cette daube ?

  • vote :
    Par Manuel Atreide (xxx.xxx.xxx.204) 8 septembre 2007 18:56
    Manuel Atreide

    Mon cher Panda ...

    Voila longtemps que je n’avais pas lu un de vos articles. J’apprécie, une fois de temps en temps, pendant quelques minutes votre plume si particulière.

    C’est sans doute un problème cérébral chez moi, mais j’avoue ne pas comprendre un traitre mot de ce que vous écrivez. A tel point que je ne peux, cette fois ci, résister à la tentation de vous demander un élcaircissement. Oh rassurez vous, pas sur tout le texte, ce serait trop long. Allez, juste une phrase. Pour le plaisir.

    "Le seul point obscur, cela se conçoit lorsque les clameurs se sont tues dans un faste qui ne laisse subsister aucun doute."

    Allez, faites moi plaisir, qu’entendez vous par cette phrase qui revêt, à mes yeux, tous les signes du propos le plus absons ?

    Respectueusement,

    Manuel Atreide.

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    Par bozz (xxx.xxx.xxx.118) 7 septembre 2007 20:27
    bozz

    moi je me fous de vos guegerres mais voilà j’ai eu un coups quand j’ai entendu cette nouvelle, vous voyez Pavarotti m’a aidé à me construire et ce sentiment de manque, de vide est là, et bien même si je ne le connaissais pas personnellement ni ne m’interessais au côté people (je ne savais pas qu’il était remarié) j’ai eu le sentiment de perdre un proche, un ami. Pour paraphraser Druond, c’est une amputation ! heureusement il nous reste ses enregistrements, ses DVD.

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