Rappelons que le texte ci-dessous est écrit par un auteur qui s’est fait traiter de « gauchiste » par des militants de droite radicale du fait de son mépris du libéralisme et du darwinisme social qu’il entraine, et qui se fait régulièrement incendier, moralement, comme fââchiiiste par des militants de gauche fondamentalistes, pro-palestinien et islamophile pour les pro-sionistes et suppôt des Rothschild voire du Mossad pour les antisionistes affichés.
Cela me met toujours en joie dois-je avouer ces militants qui ne veulent surtout pas réfléchir par eux-mêmes préférant énoncer deux ou trois slogans ronflants qui donnent de leurs personnes une image flatteuse.
En ce moment, il est de bon ton de se dire ni de droite ni de gauche, que c’est obsolète. Certes, au départ, ça ne voulait pas dire grand-chose, les plus révolutionnaires de l’Assemblée Nationale s’asseyaient à gauche de l’hémicycle tandis que les réformistes s’installaient à droite, et ceux qui ne savaient pas trop où ils en étaient au centre, qui choisissaient toujours le bon côté du manche ensuite, et qu’on appelait le « marais ».
Mais finalement, tout le monde était d’accord sur les mêmes principes à appliquer dans la société pour que l’être humain enfin libéré de ses chaînes, du moins le croyait-on, connaisse un bonheur sans fin.
L’on pensait aussi qu’il suffisait d’écrire de grandes et belles intentions pour que celles-ci se réalisent, de rédiger des lois d’une grande générosité pour qu’elles deviennent effectives le lendemain même. Du moins quant à ceux parmi les révolutionnaires qui étaient sincères dans leurs idéaux.
Pour les autres, qui étaient en majorité des bourgeois, il s’agissait surtout de prendre le pouvoir et de justifier le nouveau pouvoir de la classe dominante émergente. Les bourgeois nous jouent encore la comédie de leur apitoiement dame patronnesse, de bons apôtres, de l’engagement de gôche sincère et qualifié (note personnelle : c’est quand même effarant le nombre de propriétaires de biens mobiliers de grande valeur parmi les bourgeois de gôche concernés et tout).
Des révolutionnaires, la classe politique française de droite comme de gauche mais aussi les citoyens, les électeurs, ont gardé cette idée que les choses peuvent changer d’un trait de plume sans se soucier plus que ça du réel qui n’a aucune importance au bout du compte.
Les choses changent parce qu’on le décide même si cela ne tient absolument pas compte de la nature humaine qui ne se distingue pas comme chacun sait par sa générosité, son altruisme, excepté un bon saint Bernard, mon beau-frère Jean-Claude, le Dalaï Lama ou Saint Stéphane Hessel, le saint patron de l’humanitarisme mollasson des années 2000.
Depuis « l’Affaire Dreyfus », l’histoire officielle retient que les intellectuels dignes de ce nom ne peuvent être que des intellectuels, des artistes, des écrivains, engagés à gauche. Ils oublient en passant tout un pan de la littérature politique française, dont Jacques Bainville, Maurice Barrès, qui n’avait rien d’un purotin, Barbey lui-même, Léon Bloy avant et après « les Grands Cimetières sous la lune ».
Desproges rappelait que Raymond Aron qui se disait « ni de droite, ni de gauche » était en finalement de droite. Tout comme on sait que le mouvement des « indignés » qui se déclare apolitique au départ et hors de toute influence partisane quelle qu’elle soit est une émanation des anciens groupuscules d’extrême gauche qui ont vu là de nouveaux débouchés et de nouveaux adeptes recrutés sur la base de slogans bien saignants qui ne mangent pas de pain...
On a parlé de slogans, ceux qui croient avoir besoin de déclarer droite et gauche obsolète se trompent, il y a longtemps qu’il n’est plus question d’idées, mais que tout cela est lié au culte de l’apparence, de l’image renvoyé, toutes choses communes dans la société spectaculaire marchande, il ne s’agit même pas d’être sincère, cela ne choque pas grand-monde qu’une bonne âme qui joue les Saint Vincent de Paul laïcs bouffe finalement à tous les râteliers sans aucune cohérence d’opinions, par exemple.
Il ne s’agit que de donner le change et danser au-dessus du volcan en attendant l’éruption. Cependant, les idées ont un sens, être de gauche ou de droite en a un, ce n’est pas du tout la même vision de la société même si c’est toujours complexe et qu’une personne de droite peut au fond avoir des idées plus à gauche qu’une personne de gauche elle-même qui peut parfois penser à droite. D’ailleurs à gauche, quand il s’agit du porte-monnaie, on pense toujours à droite, on est toujours conservateur.

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La gauche, enfin le PS, aussi favorise le libéralisme, mais par aveuglement.. (...)
16/01 12:41 - Amaury WatremezMerci pour cette analyse ^^ Je ne suis tout de meme pas tout a fait d’accord avec vous, (...)
16/01 12:05 - Commando PernodJe ne suis pas là pour dire si tu as tort ou raison, ou pas tout à fait tort, ni tout à fait (...)
12/01 08:56 - Amaury WatremezC’est un peu facile de couper Staline de ses racines idéologiques. le "Capital", que (...)
12/01 08:51 - Amaury Watremez@ Amaury Non ce que tu dis est faux, puisque les idées généreuses dont tu parle sont basées (...)
11/01 20:16 - epicure@amaury tu le fais exprès de me faire dire le contraire de ce que je dis ? Apparemment oui, (...)
11/01 18:23 - epicure
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