Cette parade de Nicolas Sarkozy samedi matin au Salon de l’Agriculture est une parodie. Alors qu’il tente de montrer compassion aux agriculteurs en détresse, d’envisager des aides palliatives, rappelons-nous que le gouvernement a été complice des cause de cette détresse, a approuvé la suppression des quotas, la libéralisation excessive qui conduit à casser les prix, en dessous des prix de revient. Et au-delà de ces paroles quels actes ? Le texte présentant la position du gouvernement français sur la stratégie de l’Union européenne à horizon 2020, pour préparer le Conseil européen des 19-20 mars prochains, ne parle pas du tout de l’agriculture !
Le président de la République a annoncé samedi matin ses mesures pour aider le secteur à sortir de la crise. « Je ferai pour l’agriculture française et européenne ce que nous avons déjà fait pour sauver la finance, a martelé Nicolas Sarkozy. Voir l’article du Figaro.
Ces mesures annoncées pour soutenir les agriculteurs sont : 800 millions d’euros supplémentaires de prêts bonifiés, et 50 millions en plus d’allègements de frais financiers pour les emprunts anciens. Sans oublier l’exonération des charges patronales pour les saisonniers et un probable allègement des contraintes écologiques qui pèsent sur l’agriculture (fi du Grenelle de l’environnement !).
C’est le pansement sur la jambe de bois ! Songez que les agriculteurs français ont perdu 20% de leur revenus en 2008 et 30% en 2009. 1/3 des exploitations menacées de disparition à très court terme. Les agriculteurs ne peuvent même plus vivre de leur travail.
Les causes profondes viennent de ce modèle de société dérégulé dans la mondialisation, de la dictature des prix du marché et de la loi du plus fort, où les prix font la voltige au gré des déséquilibre de l’offre et de la demande marginale, imposant un prix à tous, d’un marché dominé par des centrales d’achat puissantes face à des milliers de producteurs sans pouvoir. Ce monde nous conduit vers l’éradication de l’agriculture familiale, des petites exploitations, favorisant les grandes industries agricoles inhumaines. la concentration des moyens de production pour une agriculture intensive et loin des lieux de consommation, donc coûteuse en carbone. "L’Europe doit rééquilibrer le marché en permettant l’organisation des producteurs", comme l’a préconisé François Bayrou.
Or, c’est bien notre gouvernement actuel qui a favorisé cette politique de dérégulation, qui a approuvé la suppression des quotas européens de production, notamment les quotas laitiers, qui permettait de réguler les prix. Enfin, dans le débat sur l’avenir de la PAC, qui doit être revue avant 2013, Nicolas Sarkozy s’est dit prêt à diminuer le budget de plus de 50 milliards d’euros mais à condition que les agriculteurs vivent avec des prix décents et que l’on applique la préférence communautaire. Il s’est aussi engagé à défendre l’agriculture française à Bruxelles.
Alors, que propose le gouvernement à l’Europe en matière de politique agricole ?
RIEN.
Je vous invite à lire le document remis le 13 janvier 2010 par le gouvernement français à la Commission européenne, rédigé sous la responsabilité de Pierre Lelouche, donnant la position de la France sur la stratégie de l’Union Européenne à horizon 2020. Voir aussi l’article de Euractiv.fr.
Vous serez étonnés de lire que le sujet de l’agriculture et de la PAC n’y est absolument pas abordé, de même que d’autres sujets tout aussi importants tels que la lutte contre les paradis fiscaux et la corruption, une taxe carbone européenne ou une taxe carbone aux frontières, le renforcement de l’Europe dans les instances internationales pour parler d’une voix, la mise en place d’une véritable force d’intervention européenne en cas de conflit ou de catastrophe (cf Haïti), l’action européenne envers les PVD et le problème de la crise alimentaire, la lutte contre la faim dans le monde, même si on évoque au moins une volonté de lutter contre la pauvreté.
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Quant aux agriculteurs, non seulement il ne les aide pas, mais il les enfonce dans de nouveaux endettements vers une logique de production absurde alors qu’il fallait tout faire pour muter vers le qualitatif et le biologique. Vous avez employé le mot de "palliatif" et il est juste concernant cette profession car nous en sommes là avec la politique qui est conduite.
La voix de Sarkozy, et malheureusement celle de la France dont il est le monarque, n’est plus que la plainte grinçante d’une girouette ballottée par les vents !
Sarkozy se voulait Karajan, il n’est qu’un joueur de pipeau tout juste capable de charmer les quelques brebis bêlantes qui sont frileusement restées à son côté !
Qui dirige la France en matière d’environnement dans le désordre : - la FNSEA - le lobby chimique - le lobby agro-alimentaire - les grands constructeurs d’infrastructures et le lobby des aménageurs de tout poil - la grande distribution - les constructeurs automobiles
De temps en temps des politiques mais on a vite fait de perdre son secrétariat d’état si on a des idées écologistes…
<<Je ferai pour l’agriculture française et européenne ce que nous avons déjà fait pour sauver la finance>> Ha !Ha !Ha !Ha !Ha !...Qu’est-ce qu’on se marre...
Ce qu’il oublie de dire c’est que :
1) La finance n’avait pas à "être sauvée"...On l’a juste protégée, temporairement, des retombées désastreuses de ses propres bétises (et elles continuent de plus belle !).
2) La finance, c’est pas 800 millions d’Euros qu’on lui a donnés, mais plutôt 800 milliards (à vue de pif, mais c’est dans ces ordres de grandeur.)
3) La finance n’est pas sauvée du tout...Elle aura, tôt ou tard, à faire face à ses pertes, et alors, le plus marrant, c’est que c’est nous qui allons en souffrir...
L’amalgame entre la situation de la Finance et celle des agriculteurs montre que, au choix : -soit Sarkozy n’a rien compris à la crise des subprimes (fort possible...) -soit il prend les gens, et notamment les agriculteurs, pour des cons (mais ça c’est carrément probable.
La voix de Sarkozy, et malheureusement celle de la France dont il est le monarque, n’est plus que la plainte grinçante d’une girouette ballottée par les vents !
Sarkozy se voulait Karajan, il n’est qu’un joueur de pipeau tout juste capable de charmer les quelques brebis bêlantes qui sont frileusement restées à son côté !
Quant aux agriculteurs, non seulement il ne les aide pas, mais il les enfonce dans de nouveaux endettements vers une logique de production absurde alors qu’il fallait tout faire pour muter vers le qualitatif et le biologique. Vous avez employé le mot de "palliatif" et il est juste concernant cette profession car nous en sommes là avec la politique qui est conduite.
Foufouille , vous avez raison mais il y a plusieurs sortesd’agriculteurs ou eleveurs, au moins trois sortes, ceux qui en local vont bien avec des mutlis rapports ( elevage lapin poules porcs etc et un peu de culture) et restent locaux, ceux qui cultivent et suivent les instructions de la "cop" et les Industriels comme en Beauce, Brie et Somme , eux sont des industries rien d’autre chez eux il y a effectivement des quad et meme des avions.....
Le chef de l’UMP est en campagne et comme toujours sa parole n’est d’aucune valeur. Pour les banques et les traders, sa décision d’aide massive fut immédiate, fulgurante.
Mais le chef de l’UMP n’a jamais eu faim dans sa vie. Alors...
Je crois que tout à été dit a propos du petit monarque. Il doit avoir lu Candide ou il est dit "que tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes" De quoi nous plaignons nous. Lui aussi travaille plus que 35heures par semaine. Lui aussi a des soucis. Bon lui touche un peu plus de salaire(s) et surtout un peu plus de retraite(s) mais n’est pas président qui veut. Il a tellement d’amis qu’il doit faire un tri et ma foi il ne peut pas contenter tout le monde il doit faire des choix. Nous petit peuple, ceux d’en bas, nous nous n’avons pas de bateaux de luxe, pas de propriétés digne de ce nom pour l’héberger quelques temps. Bref nous n’avons pas les mêmes valeurs.
ben oui , la préférence communautaire est essentielle , le prix du lait au plus bas quand les industriels préférent acheter du lait en poudre neo zélandais encore moins cher et les produits laitiers qui flambent dans le même temps , ça devient n’importe quoi !
Et pour cause : naguère ils étaient de grands pourvoyeurs d’élus de droite dans les assemblées, et notamment au Sénat par le biais du mode de scrutin. Les (modestes) rééquilibrages de la carte sénatoriale et la diminution spectaculaire du nombre des paysans rendent les lobbies agricoles de moins en moins puissants.
Tu aurais aussi pu insister plus lourdement sur le fait que sous couvert de défendre les agriculteurs, Le Sarko n’a pas oublié de faire plaisir à ses potes des industries chimiques en remettant en cause les objectifs du Grenelle de l’Environnement en matière de diminution de l’utilisation des pesticides : y avait là une belle occasion de remettre sur les rails l’agriculture productiviste, polluante, et discriminatoire pour les petites exploitations, il ne l’a pas ratée !
En fait je pense que la devise de son quinquennat restera : "pour le Pognon, tout est bon".
Par bonnes idées(xxx.xxx.xxx.248)8 mars 2010 13:06
Maintenant que les sols Français ont été pollués à outrance pendant 50 ans, la survie de notre agriculture est dû principalement à ses subventions. Que d’engrais et de pesticides à acheter très chèrs tout les ans pour suivre cette cadence infernale. Que de semences extrèmement coûteuses les agriculteurs payent également chaque année. La course à la production montre dés aujourd’hui ses limites et ceci peut-être bénéfique pour nos sols Français.
Dans cette débacle générale beaucoup de petites stations fermières vont y laisser des plumes (sans mauvais jeu de mot). Les moissons extraordinaires sont du passé et les paysans les plus tenaces doivent à cet instant prendre le choix d’une agriculture raisonnée. La terre ne donne plus sans cet arrosage permanent de produits toxiques et cette méthode est la pire de toute. L’avenir me donnera raison. Désolé pour les futures générations.
On peut aussi voir les choses autrement et considérer que les subventions ont détruit notre agriculture, les subventions allant en priorité aux grosses exploitations utilisant un maximum d’engrais et de pesticides. Pendant ce temps là, la petite exploitation familiale est jugée non rentable et ne touche aucune subvention.
Par bonnes idées(xxx.xxx.xxx.248)8 mars 2010 14:52
@Cassino vous touchez le jackpot. Vous sortez votre Black jack et remportez la mise. Après le 21 c’est le 22 v’là les flics pour calmer toutes les revendications et les mécontentements. Les petits fermiers pris à la gorge n’ont plus la force de serrer le garrot pour stopper l’hémorragie artérielle. C’est dans la terrible agonie silencieuse que beaucoup de petits exploitants vont mourrir.
Votre analyse est beaucoup plus directe et cruelle que la mienne et pourtant c’est vous qui avez raison. N’y aller pas si fort car la population n’est pas prête à accepter si brutalement le terrible constat.
Vous êtes pour une thérapie de choc ! Cela est parfois nécessaire pour sauver le grand mourrant.
Qui dirige la France en matière d’environnement dans le désordre : - la FNSEA - le lobby chimique - le lobby agro-alimentaire - les grands constructeurs d’infrastructures et le lobby des aménageurs de tout poil - la grande distribution - les constructeurs automobiles
De temps en temps des politiques mais on a vite fait de perdre son secrétariat d’état si on a des idées écologistes…
Les agriculteurs exploités sont déjà sur la paille, si l’on me permet cette mauvaise comparaison. La politique de l’Europe, c’est de faire de Gibraltar à Vilnius, de Dublin à Istanbul des centres énormes de production intensive, gérés par les plus grosse multinationales de l’alimentaire (Monsanto, Nestlé et compagnie). Ces méga trusts transnationaux imposent alors en prime leurs politique commerciale aux "agriculteurs capitalistes" gavés de subventions, impliquent la culture de l’OGM, et pour couronner le tout, stérilisent les sols. En matière de souveraineté alimentaire et d’agriculture on a connu meilleur développement.
Je ne dis pas que le mieux serait de retourner aux méthodes féodales, mais j’aimerais voir dans ce pays fleurir des "néo" agriculteurs s’écartant de ce schéma productif, en installant de réelles fermes autonomes, bio et écologiques en respect avec la nature. Heureusement il y en a, mais ce n’est encore pas assez.
rappel : pendant les 30 dernières années, la FNSEA a mis en place les unes après les autres les techniques les plus sophistiquées __ dont celle, révolutionnaire, de faire bouffer de la viande à des herbivores..._ pour optimiser les profits, pour se faire le plus de blé possible, au détriment de la sécurité des consommateurs, transformé en victime expiatoire de la cupidité _ des hommes et des femmes meurent de la maladie de Creuzfeldt-Jacob _ , mais personne à la FNSEA pour se plaindre !
mars 2004 : Luc Guyau, ex-président de la FNSEA, ex-RPR, était mis en examen pour avoir indûment détourné des subventions destinées aux agriculteurs pour financer la FNSEA ; l’argumentation de sa défense se résumait à " Mais puisque je vous dis que ces opérations financières ont été effectuées avec l’aval des différents ministres de l’Agriculture successifs (sous-entendu, c’est pas illégal puisque c’est ministériel) ; tout le monde était au courant " Relaxé en 2008, Luc Guyau avait été renvoyé en correctionnelle le 29 novembre 2007 pour « abus de biens sociaux, complicité et recel » avec sept autres personnes du ministère de l’Agriculture et du monde agricole. Luc Guyau et ses sept co-prévenus, qui étaient soupçonnés d’avoir détourné 16 millions d’euros au profit de la FNSEA entre 1991 et 1999, ont été relaxés le 5 décembre 2008 par le tribunal correctionnel de Paris http://fr.wikipedia.org/wiki/Luc_Guyau#cite_note-4
La Forteresse agricole. Une histoire de la FNSEA, de Gilles Luneau. Fayard 800 pages que le journaliste consacre à l’histoire agitée de cette « forteresse agricole », depuis sa naissance en 1946 ; les liens financiers et politiques patiemment tissés depuis des décennies entre les responsables successifs de la FNSEA et les pouvoirs publics
Il est indispensable de tourner le dos à l’orientation suivie par l’Union Européenne qui aboutit à l’effondrement du revenu de tous les paysans aujourd’hui, et au déménagement massif des campagnes européennes. http://www.confederationpaysanne.fr/
Autre exemple de cautère sur la jambe de bois du mond agricole : les mesures envisagées pour apporter une solution au problème de la pollution par les nitrates et les "marées vertes" qui en découlent : panser quelques plaies, sans s’attaquer aux causes du mal. Depuis combien d’années n’a-t-on rien fait - même pire parfois, en encourageant la pratique- au niveau de l’élevage intensif du porc, racine du problème de la prolifération des algues vertes ?
Exact, Srobyl, aucune réelle restriction de l’emploi des nitrates, mais le renforcement du ramassage des algues vertes sur les plages et la création, ici et là, d’installations de conversion de ces déchets en méthane.
Conclusion : aucune baisse de la pollution, et des mesures curatives là où l’on aurait dû imposer des mesures préventives en exigeant une baisse drastique du recours aux nitrates dans les milieux agricoles.
<<Je ferai pour l’agriculture française et européenne ce que nous avons déjà fait pour sauver la finance>> Ha !Ha !Ha !Ha !Ha !...Qu’est-ce qu’on se marre...
Ce qu’il oublie de dire c’est que :
1) La finance n’avait pas à "être sauvée"...On l’a juste protégée, temporairement, des retombées désastreuses de ses propres bétises (et elles continuent de plus belle !).
2) La finance, c’est pas 800 millions d’Euros qu’on lui a donnés, mais plutôt 800 milliards (à vue de pif, mais c’est dans ces ordres de grandeur.)
3) La finance n’est pas sauvée du tout...Elle aura, tôt ou tard, à faire face à ses pertes, et alors, le plus marrant, c’est que c’est nous qui allons en souffrir...
L’amalgame entre la situation de la Finance et celle des agriculteurs montre que, au choix : -soit Sarkozy n’a rien compris à la crise des subprimes (fort possible...) -soit il prend les gens, et notamment les agriculteurs, pour des cons (mais ça c’est carrément probable.
Non mais y’en a marre d’eux et tous ces mecs qui se prennent pour les princes de France.
Et vas y qu’on annonce des "enveloppes" et des "aides" alors que ce sont des prêts à interêts contractés par l’Etat auprès des banques privées (tout est dans la sémantique pour faire avaler la pillule)
C’est pas en se foutant de la gueule du monde qu’on résoudra les problemes de la France face à l’idéologie mortifaire de l’économie de marché.
Quel intérêt Sarkozy aurait-il à défendre les agriculteurs ? Ces gens-là ne pourraient même pas entrer au Fouquet’s, ils se feraient refouler à cause de leurs sabots crottés. Et puis ils n’ont pas de Rolex, ils possèdent juste des vaches et des terres. Ils ont raté leur vie.
Pour être défendu par Sarkozy il faut être banquier, évadé fiscal, bien né, patron de chaîne, ou élu UMP dans les Hauts-de-Seine.
A la lumière des derniers rebondissements, le nain pervers avait des histoires de coeur ou plutôt de cul qui l’ont empêché d’être à l’ouverture du salon. Il a sûrement préféré une autre ouverture plus écologique avec Chantal. Qu’est ce qu’il travaille ! si on peut appeler ça un travail