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Nicolas Sarkozy ou la fusion inédite entre style psychique et style politique

Le style politique de Nicolas Sarkozy et sa personnalité provoquent des réactions contrastées. Selon les opinions politiques de chacun, il séduit, enthousiasme, fascine ou à l’inverse déplaît, irrite, insupporte. Ces cinq prédécesseurs avaient tous, à des titres divers, une personnalité hors du commun, mais elle ne suscitait pas de commentaires particuliers relatifs au caractère pathologique ou non de leur personnalité. Ce qui est nouveau avec Nicolas Sarkozy, c’est l’inquiétude qu’il génère par son comportement désinhibé. Cette inquiétude porte sur deux particularités sarkoziennes. La première concerne l’étroite intrication entre son style politique et son style névrotique qui entraîne un mélange entre les registres publique/politique et privé/intime (cette continuité est un facteur de confusion symbolique car elle rend indiscernable dans l’action politique ce qui a trait soit à la personnalité soit aux conceptions politiques). La seconde renvoie à une personnalité jugée fragile voire limite et constamment mise sous tension par une dépense énergétique incessante, une impulsivité motrice et émotionnelle constante et une surexposition médiatique permanente. Parmi les traits de vulnérabilité psychologique de Nicolas Sarkozy fortement mis à l’ épreuve par l’exercice du pouvoir suprême, je me propose d’en discuter cinq : la lutte contre l’angoisse, l’identification directe, la tendance à la transgression, la pensée magique et la dimension narcissique.

Plus d’un an après l’élection présidentielle le style politique volcanique de Nicolas Sarkozy est désormais bien rodé : omniprésidence, monocratie, conception managériale du pouvoir et concentration des instances de décisions (« l’Etat c’est moi ! ») , pensée de l’ordre, de l’autorité et de la simplification, activisme compulsif, volonté de puissance prométhéenne (tout savoir, tout décider, tout contrôler), techniques de la conflictualisation, de l’affrontement, du rapport de force et du populisme anti-intellectuel (« je ne suis pas un intellectuel mais un homme d’action » et la ministre de l’Economie en écho : « La France est un pays qui pense. J’aimerais vous dire : assez pensé maintenant, retroussons nos manches »), communication politique basée sur l’émotion, la propagande, la provocation, l’exhibitionnisme des turpitudes de la vie privée, valorisation de la performance, de la réussite et de la gagne (pouvoir, argent, amour) et scénarisation de l’action politique conçue comme un feuilleton à épisodes et à rebondissements (fonctionnement par séquences d’histoires).

Au-delà du style politique et d’une personnalité contrastée, il faut aussi se résoudre à admettre que N. Sarkozy correspond aussi tout simplement à l’esprit du temps. A ce titre et après d’illustres spécialistes en packaging politique (B. Clinton et T. Blair notamment), il est le représentant le plus abouti (excepté S. Berlusconi hors concours !) de la "modernité" en politique : « performer » remarquable, manager efficace, politique pragmatique, utilisateur habile de la télévision et liquidateur de la confrontation démocratique (dépolitisation des enjeux sociaux).

Que Sarkozy étonne par sa désinvolture et son manque d’éthique n’est pas une première sous la Ve République, que Sarkozy soit contesté dans ses réformes rien de plus normal en politique ; que ses résultats post-électoraux soient des échecs, c’est la règle sous la Ve République depuis… Charles de Gaulle ; que son style politique surprenne, séduise, révolte ou scandalise n’est pas non plus une première - déjà Valéry Giscard d’Estaing en 1974 avec sa « décrispation » heurtait les conformismes et les habitudes - en revanche ce qui est nouveau c’est d’une part l’inquiétude que suscite la personnalité du chef de l’Etat en ce qu’elle est jugée inconséquente, imprévisible, incertaine et d’autre part un style politique excessivement contaminé par une personnalité limite.

La question de la santé mentale du président Sarkozy a déjà été abordée par la presse. Dès 2007, l’hebdomadaire Marianne avec sa nuance et sa retenue coutumières a tiré le premier avec son provocateur et excessif « Sarkozy est-il fou ? » insinuant alors le doute sur la personnalité et l’équilibre psychologique de Sarkozy alors candidat à la présidentielle. Au fil des mois, cette interrogation sur la personnalité pathologique ou non du président s’est faite plus insistante au point que pour D. Schneidermann l’affaire était entendue : « notre président est braque » et que pour l’imprécateur F. Léotard le quinquennat va finir dans un psychodrame apocalyptique ! Pour d’autres, comme P. Lembeye, Nicolas Sarkozy est carrément un psychopathe dangereux…

N’en déplaise à ces contempteurs, Sarkozy n’est ni fou ni mentalement malade ni psychopathe ni dictateur ni tyran. Affirmer cela n’est cependant pas l’exonérer de traits psychologiques rédhibitoires qui peuvent lui porter préjudice ou au moins le fragiliser sur la durée compte tenu des exigences et du poids de la fonction présidentielle. Venons-en maintenant à l’examen clinique de ces traits de personnalité.


1- L’hyperactivité ou la lutte contre l’angoisse

Nicolas Sarkozy est dans l’activisme, l’accélération et la compression du temps ou l’action politique est conçue comme un combat, une succession de courtes séquences, une guerre de mouvement ou l’offensive, la vitesse et l’effet de surprise en constituent les armes. Au point où pour lui l’avenir se conjugue au présent.

Sarkozy cultive la symbolique du mouvement, la survalorisation de l’action, la puissance phallique et la métaphore sportive à coup de formules fétiches (« aujourd’hui je suis à fond et demain j’accélère », « je serai inépuisable ! »). Ce qui fait dire à J.-F. Roubeau, le patron de la CGPME que « Sarkozy, c’est une formule 1 ! » et au communicant T. Saussez délégué interministériel à l’information gouvernementale que « le jour où Sarkozy s’arrêtera de bouger, il ne sera plus dans sa promesse électorale : c’est la raison pour laquelle il ne s’arrêtera jamais ».

Certes on pourrait sourire de ces rodomontades qui ne prêteraient pas à conséquences si elles ne concernaient pas le plus haut personnage de l’Etat qui se met dans la posture infantile de défier la résistance et les limites humaines et dans la position adolescente des conduites à risques quand elles ne sont pas tout bonnement transgressives. Cette fuite en avant est aussi une façon de lutter contre une pulsion d’autodestruction.

Cette hyperactivité compulsive s’apparente en fait à une défense maniaque de lutte contre l’angoisse (N. Sarkozy « l’immobilité c’est la mort »). Elle provoque aussi un évitement de la pensée, de la réflexion et de la mentalisation - conditions psychologiques indispensables pour procéder à un retour sur soi et analyser les effets de son comportement. N. Sarkozy donne l’impression de lui-même se tendre le piège de la fuite par le mouvement et de toujours en faire plus pour échapper à son histoire et aux limites du « réel ». Ainsi il ne prend pas le temps de se poser comme si sa suractivité était vitale pour son équilibre psychique.

Ce besoin de saturation et d’excitation le conduit à occuper toutes les places, à se saisir de tous les dossiers, à avoir un avis définitif quel que soit le sujet, essentiel ou secondaire (rien ne doit échapper à son jugement), à décider de tout comme s’il n’existait que lui, comme s’il était un monde à lui tout seul : « mon domaine c’est tout ». Cette position de toute-puissance mégalomaniaque révèle le désir inextinguible d’être admiré, adulé et au fond aimé. De plus, ce fantasme d’être à l’origine de tout le conduit sans cesse à repousser les limites de son pouvoir tel un boulimique jamais rassasié.

Cette gestion fébrile du temps se retrouve aussi dans son obsession à traiter tous les problèmes de façon concomitante sous couvert de rapidité, de cohérence et d’efficacité. Même si on comprend bien que le quinquennat accélère le temps politique, cette fuite par le mouvement révèle un rapport angoissé au temps comme s’il était minuté. Ce temps qu’il lui faut aussi maîtriser pour avoir toujours un coup d’avance comme en témoigne sa communication politique basée sur la théâtralisation de coups médiatiques ou dans le flux ininterrompu des informations une image en chasse une autre, un lieu efface un autre dans une succession sans fin comme si l’important était soit de créer l’événement ou mieux de l’anticiper, à tout le moins de rester dans l’immédiateté médiatique en collant à l’opinion, en captant l’attention et en obnubilant la réflexion.

Attention toutefois à l’hyperactivité qui peut vite se transformer en activisme désordonné et dégénérer en agitation confuse. Attention aussi à la multiplication d’initiatives journalières brouillonnes donnant le sentiment d’une absence de hiérarchie et de sens dans les projets renvoyant à une certaine improvisation politique, un opportunisme stratégique et une confusion intellectuelle.


2- L’identification directe ou l’hystérisation de la relation

Par style politique et tempérament, Sarkozy établit la relation sur la séduction, la décontraction surjouée, la complicité factice, le toucher compulsif, la relation directe, empathique et faussement personnalisée plutôt que sur le contrôle, la retenue ou la sobriété. Il veut nouer un lien affectif d’égalité, de face-à-face, de familiarité, de connivence sur un mode émotionnel ou compassionnel dans une identification affective adhésive et d’abolition de la distance sociale (sous-entendu : « je suis comme vous, je vous ressemble »).

Ce face-à-face permanent et quasi physique peut se révéler en cas de conflit politique majeur très destructeur pour le président puisque, à être toujours en première ligne, il sera le premier exposé aux reproches et rendu directement responsable des échecs.

Cette identification directe majore la personnalisation de la relation et renforce un transfert trop basé sur les affects, l’intime et le subjectif. Ce mode identificatoire tend ainsi à désymboliser le président comme le représentant de références collectives (Etat, République, nation) au profit d’une relation directe entre lui et l’individu : on est ainsi davantage convié à s’identifier à un homme proche (qui est comme nous) plutôt qu’à un président inaccessible et distant.

Sarkozy met en scène une réactivité sélective à l’opinion (les victimes sont cependant soigneusement choisies, ainsi le sort des sans-papiers ne l’émeut guère, pas plus que les laissés-pour-compte du capitalisme) et aux faits d’actualité à forte charge émotionnelle cyniquement instrumentalisés. Cette psychologisation de la relation individuelle a un double but : d’abord, nouer un lien transférentiel intense entre lui et les Français et, ensuite, effacer le collectif. Cette individualisation vise à dissoudre le social pour mettre l’accent sur la responsabilité individuelle et ainsi établir une relation de proximité avec le politique pour que, (par exemple) sur les questions économiques, le problème du chômage devienne celui du chômeur, celui de l’assurance maladie du malade, celui de la réussite scolaire de l’élève, celui de l’immigration de l’immigré, l’augmentation du pouvoir d’achat celui du salarié. Dans l’imaginaire sarkozien, la société n’existe pas. C’est à l’individu seul, livré à lui-même qu’il incombe de s’en sortir, d’où la promotion logique de la réussite individuelle, de la performance et du gagnant.

Ce besoin d’identification indifférenciée (nous sommes tous pareils) souligne chez Sarkozy une difficulté d’identification et surtout révèle une faiblesse de l’identification à une figure paternelle, comme s’il avait besoin pour exister de se raccrocher à des modèles identificatoires forts et puissants (grands patrons, signes de réussite, argent). Ainsi, l’identification à des figures masculines est vécue comme difficile et souvent conflictuelle ; à l’inverse les relations avec les femmes, qui sont ressenties inconsciemment comme moins menaçantes (du moins dans l’exercice du pouvoir), ne nécessitent pas des rapports basés sur la brutalité ou la démonstration de force.

Ce lien individuel avec le politique qui tend à se confondre avec un seul individu qui décide de tout majore les phénomènes d’identification, renforce la dépendance à l’autorité et provoque une idéalisation du chef avec le risque, quand les nuages noirs des mauvaises nouvelles s’amoncelleront, de favoriser la désidéalisation qui entraînera désillusion, déception et désenchantement.


3- La transgression ou le coup d’éclat permanent

Pensée « décomplexée », affranchissements des codes et des rites de la fonction présidentielle jugés désuets, levée maniaque des tabous (argent, sexe, pouvoir, conventions sociales), comportements sociaux régis par un sur-moi faible, contournement des décisions du Conseil constitutionnel (par exemple, sur la rétention de sûreté), provocations langagières érigées en stratégie de communication, désinvolture intellectuelle, caprices décisionnels, désacralisations en tout genre : autant d’attitudes qui montrent que le président s’affranchit allègrement d’une symbolique qu’il est pourtant censé incarner, représenter et garantir.

Abandonner la componction du style "Ve République" est certes salutaire, mais se livrer, sous couvert de modernité apparente et de rupture factice, à un chamboule tout symbolique permanent n’est pas nécessairement un gage de progrès dans l’exercice du pouvoir et des pratiques démocratiques.


4- La pensée magique ou la résistance du réel

On sait que le discours politique obéit à une rhétorique classique (argumenter, persuader et principe d’équivalence entre les paroles et les actes). Avec N. Sarkozy, celui-ci prend une dimension essentiellement volontariste avec le recours systématique à la pensée magique comme s’il croyait « naïvement » que la pensée à force d’action peut transformer le réel (« je veux 3 % de croissance », « j’irai chercher la croissance avec les dents ») et autres promesses économiques incantatoires style équilibre des déficits des comptes sociaux et de la dette publique à l’horizon 2012… On sait maintenant ce qu’il en est de ces chimères avec une croissance en 2008 qui attendra péniblement 1 %, un déficit budgétaire qui augmente et les prévisions économiques revues à la baisse !

Cet arrangement avec la réalité économique (un classique du pouvoir politique) vise à forger dans les esprits le mythe de l’homme providentiel qui à lui seul va sauver une France fantasmée déclinante, vieillissante et assoupie. Ainsi, N. Sarkozy n’a-t-il pas affirmé le plus sérieusement du monde que les réformes sociales entreprises étaient les plus importantes depuis la Libération ("ma réforme sur l’intéressement des salariés aux bénéfices de l’entreprise sera aussi importante que celle du général de Gaulle, il y a cinquante ans"). Frappée d’amnésie historique et revêtue d’habits virginaux, l’Histoire débuterait avec lui. Comme si le progrès social commençait sous l’ère Sarkozy ! Comme s’il était l’inventeur de l’économie politique !


5- Le narcissisme exacerbé ou l’obsession de soi

Nicolas Sarkozy présente un grand nombre des traits de la personnalité narcissique : ego surdimensionné, enivrement de lui-même, haute idée de sa valeur (et, par contrecoup, piètre idée des autres), besoin d’admiration, manipulation d’autrui, tendance à la mégalomanie, souci de soi, besoin irrépressible d’être dans la lumière, pensée égocentrique. Il donne l’impression qu’il agit pour lui, pour éprouver sa puissance, afficher sa réussite, savourer son succès, admirer son pouvoir et surtout en jouir sans complexe. La limite avec cette organisation de personnalité c’est qu’elle rend très conflictuel le rapport à autrui et qu’elle laisse une place réduite à l’échange, à la confrontation et à la contradiction d’où fermeture du débat politique, attitude de suffisance intellectuelle et d’arrogance idéologique (« j’ai gagné la bataille des idées »).


Conclusion provisoire...


N. Sarkozy est élu depuis seize mois, va-t-il tenir la distance ? On aura la réponse en 2012... Mais ce qui est désormais acquis c’est que sa difficulté à durer (je note cependant que le style est moins tapageur depuis fin 2007 et que l’évolution est à la maîtrise des pulsions. Est-ce l’effet Carla ?), à la différence de ses prédécesseurs, dépendra plus de raisons psychologiques que politiques (même s’il sera bien sûr aussi jugé sur ses résultats économiques). C’est dans cet esprit qu’il faut comprendre la remontée de sa cote de popularité après l’été et ce malgré une période frappée par la hausse des prix, une baisse du pouvoir d’achat et une économie proche de la récession.

Mais ce regain de popularité reste faible et surtout fragile car le style politique de Sarkozy reste toujours infiltré par une psychologie instable, mal maîtrisée, structurée sur un mode archaïque. Viendra ce jour où les Français ne lui pardonneront aucune faiblesse, ne lui accorderont aucune excuse et ce d’autant plus que la réalisation des promesses électorales notamment l’amélioration du pouvoir d’achat des classes moyennes et la garantie de sécurité physique pour tous ne seront pas au rendez-vous.

C’est alors que les traits de personnalité les plus marquants (tension permanente, susceptibilité colérique, fétichisme de l’action, transparence maladive, exhibitionnisme narcissique, toute-puissance mégalomaniaque, pulsions transgressives, hypertrophie du moi, compulsivité frénétique, autosatisfaction, faiblesse du refoulement et du sur-moi), qui en période d’image positive jouaient en sa faveur, se retourneront contre lui dès lors que sa cote de confiance deviendra trop négative et que tout naturellement le processus de désidéalisation s’enclenchera.

Le jugement des Français pour l’instant intrigué par le « phénomène », dans l’expectative et l’indulgence accordée aux enfants effrontés sera alors sans appel et la disgrâce sans retour. Par un retournement vengeur, le citoyen/électeur se transformera alors en spectateur/voyeur pour se repaître avec délectation et sadisme du spectacle ou enfin l’équilibriste chute et le roi est nu. L’Histoire nous apprend en effet que, dans les jeux du cirque politique, le peuple brûle un jour ce qu’il a adulé la veille.


Ce style politique névrotique, outre qu’il risque à la longue de lasser et de frustrer, pourrait ne pas s’inscrire dans la durée, le temps long de la politique et faire que notre président, pour reprendre le mot de D. Macshame (ancien ministre aux Affaires européennes de T. Blair) ne soit « que l’homme du présent ». Certes, le devenir de Nicolas Sarkozy n’est pas encore écrit, mais tout porte à croire que son destin politique sera davantage de rester dans l’actualité plutôt que d’entrer dans l’Histoire.

Allonneau Patrick. Rouen. Septembre 2008.


Bibliographie :


Joffrin (laurent), Le Roi est nu, R. Laffont, 2008.
La France de Sarkozy vue par la presse étrangère, Scali, 2008.
Léotard (François), Ça va mal finir, Grasset, 2008.
Lembeye (Pierre), Sarkozy, un président chez le psy, Scali, 2008.
Mongin (Olivier), Vigarello (Georges), Corps et âme d’un président, Perrin, 2008.
Moscovitz (Jean-Jacques), de L’Ecotais (Yann), Psychanalyse d’un président, L’archipel, 2008.
Rambaud (Patrick), Chronique du règne de Nicolas Ier, Seuil, 2008.
Reza (Yasmina), L’Aube de soir ou la Nuit, Flammarion, 2007.
Richard (Michel), L’Homme qui ne savait pas faire semblant, Larousse, 2008.




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6 réactions à cet article    


  • Vilain petit canard Vilain petit canard 16 septembre 2008 11:59

    J’adore votre "rester dans l’actualité plutôt que d’entrer dans l’Histoire". Bien envoyé, mais une analyse psychologique du personnage parfois un peu hasardeuse ("faiblesse du surmoi") et uniquement basée sur ses démonstrations publiques, quoiqu’assez bien vue, a ses limites tout de même.


    • Francis, agnotologue JL 16 septembre 2008 12:34

      Très fine analyse psychologique du personnage, même s’il pas fait référence à son manque évident d’intériorité. Comment pourrait-il en être autrement..

      Nicolas Sarkozy c’est la synergie entre deux principes et une stratégie :

      - Le chef a toujours raison

      - Quand on s’est trompé il faut persister, ça finit par donner raison

      - La stratégie du choc

      En fait, c’est le prototype même de la fuite en avant.

      Votre conclusion : l’homme du présent, qui n’entrera pas dans l’histoire ? il y a hélas, plusieurs manières d’entrer dans l’histoire.


      • La Taverne des Poètes 16 septembre 2008 14:38

        Un homme qui prétend avoir "gagné la bataille des idées" mais qui place sa pensée sous la tutelle de la religion et subit l’aliénation de l’argent, me fait doucement rigoler. Un cancre reste un cancre et ne pourra jamais remporter une victoire des idées ; c’est au-dessus de ses capacités intellectuelles.



          • Battement d’elle 16 septembre 2008 18:24

            .............HUM !

            La police judiciaire cite le nom de Sarkozy dans une affaire de corruptionVENTES D’ARMES

            / vendredi 12 septembre par Laurent Léger

            http://www.bakchich.info/article4994.html
             


            • PUCK 16 septembre 2008 23:34

              Analyse très fouillée ,super intéressante ,pas trop manichéenne car assez équilibrée .

              Il est certain que l’hyper-présence de N.S. dans les médias peut donner des crises d’urticaire à certains ,mais ,d’un autre coté ,il exerce une telle fascination ,même sur ses détracteurs ,qu’ils ne peuvent s’empecher de parler de lui et qu’il leur manquerait gravement s’il disparaissait .

              Mais ,je crains ,comme l’auteur de l’article ,qu’il ne puisse pas tenir la distance .

              ( dernier sondage aujourd’hui :+ 15% )

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