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Notes sur le processus de décivilisation

La déconstruction des valeurs traditionnelles par la modernité a ôté à l’Homme la conscience de son âme (et de la transcendance qu’elle implique), le rabaissant au niveau du bestiau, qui se contente maintenant – tel le pervers polymorphe de Freud – de tirer satisfaction de tout et immédiatement (dormir, manger, baiser, selon des codes standardisés).

Le “jouir-sans-entrave” soixante-huitard faisant alors le lit du consumérisme qui se caractérise précisément par un conditionnement des masses afin de les pousser à l’acte d’achat en générant un désir artificiel et sans cesse renouvelé.

Ce contexte n’est évidemment pas favorable à tout ce qui implique le long-terme, la durée, bref, ce qui implique une maturité psychologique adulte et responsable. De ce point de vue, le mariage est une institution qui est confrontée à l’offensive moderne totalitaire et libérale-libertaire, et y résiste tant bien que mal.

La reconnaissance prochaine du “mariage entre personnes du même sexe” portera un grand coup à ce qui reste de cette institution, puisqu’il s’agira d’abaisser juridiquement son statut, le faisant passer d’un cadre fondamental, symbolique et filiatoire, permettant la fondation d’une famille reconnue par la communauté, à un simple engagement contractuel entre deux personnes liées par une pratique sexuelle commune.

Pour en revenir à Freud, cette perversion polymorphique et systématique conduit nécessairement à une chute du processus de sublimation libidinale, ce même processus impliqué dans les réalisations culturelles et l’effort de civilisation.
On en déduit donc que derrière cette décadence des institutions traditionnelles se révèle non seulement l’effondrement du niveau moral général, mais également l’effondrement du niveau intellectuel et culturel d’humains dont l’activité psychique se trouve totalement absorbée par la satisfaction, dans le réel, de désirs conditionnés plutôt que dans la création ou l’apprentissage (activités dont la source est uniquement celle de la sublimation des pulsions).

En clair, non seulement ce système conditionne des personnalités immatures totalement inféodés et disponibles aux injonctions politico-publicitaires, mais en plus, par ricochet, ces mêmes individus standardisés n’ont même plus la capacité pulsionnelle pour une élaboration intellectuelle qui leur permettrait de comprendre ce que l’on fait d’eux, et pourquoi on le fait.

 

Vincent Vauclin, http://la-dissidence.org




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  • Par Anaxandre (---.---.---.164) 22 août 2012 14:22
    Anaxandre

      « Et si chacun pouvait faire comme il veut ? »


      Une telle question-affirmation démontre, s’il en était besoin, l’état de déliquescence avancé de notre société. Point de Virtus chez l’européen moderne pour qui ce n’est plus le Particulier qui doit se soumettre au Général, mais l’inverse. Un renoncement de soi constant et sans conscience dans une société devenue débile, sans âme, ni liens. Cet agglomérat qu’on appelle encore société implosera dans la violence dès que l’économie ne permettra plus à l’individu-consommateur-jouisseur de combler son propre vide et le fossé qui le sépare de ses concitoyens.
  • Par al.terre.natif (---.---.---.178) 22 août 2012 09:36

    nimporte quoi ....

    « La reconnaissance prochaine du “mariage entre personnes du même sexe” portera un grand coup à ce qui reste de cette institution, puisqu’il s’agira d’abaisser juridiquement son statut, le faisant passer d’un cadre fondamental, symbolique et filiatoire, permettant la fondation d’une famille reconnue par la communauté, à un simple engagement contractuel entre deux personnes liées par une pratique sexuelle commune. »

    Ce n’est pas la pratique sexuelle commune qui pousse deux personne à se demander en mariage. C’est avant tout l’envie de formaliser, concrétiser devant les familles, les amis, la société, l’engagement avec l’autre ... pour la vie. La fondation d’une famille est déjà le cas au moment du mariage, car 2 personnes suffisent pour une famille. L’adoption d’enfants permettrait ce cadre fondamental filiatoire qui vous parait si essentiel.

    Quand à « l’abaissement » du statut marital ... si c’est de la version religieuse du mariage dont vous parlez, n’ayez crainte, d’ici à ce que les prêtres marient des homos, il y un encore un grand cap a franchir.

    Pour en revenir à freud, tout ne tourne pas autour du sexe et de la jouissance immédiate, même chez les homos.

    Et enfin, comme vous le dites si bien au début, le mariage est déjà dans un sale état, si l’on regarde le taux de divorce aujourd’hui. Les familles monoparentales pullulent, les familles recomposées également. Alors pourquoi continuer de refuser à deux personnes qui s’aiment et ont envie de s’engager durablement, cette reconnaissance de la société ?

    et entre nous, l’accumulation de mots compliqués ne fait pas les grandes phrases...

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